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PATROLOGIA ORIENTAUS
TOMUS VICES1MUS TERTIUS
R. GR AFFIN - F. NAU
PATKOLOGIA ORIENTALIS
TOMUS VICESIMUS TERTIUS
I. — M. BRIEKE. ■
Les Homiliae Gathedrales de Severe d'Antioche. Home-
lies L XXX IV ä XC.
II. _ F. NAU.
Histoire de Babhadbesabba 'Abbaia. Premiere Partie.
III. — I. KRATCHKOVSKY ET A. VASILIEV.
Histoire de YAHYA-IßN-SA'in d'Antioche. Fascicule II.
IV. — S. GREBAUT.
Les Pabai.ipomenes. Livres I et IL Version Ethiopienne.
PARIS
FIRMIN-DIDOT ET Cle, 1MPRIMEURS-EDITEURS
LIBRAIRIE DE PARIS, 56, RUE JACOB
1932
LES HOMILIAE CATHEDRALES
DE
SEVERE DANTIOCHE
TRADUCTION SYRIAQUE DE JACQUES D'EDESSE
(HOMELIES LXXXIV A XC)
PATR. OH. — T. XXIII. — F. 1.
LES H0MIL1AE CATHEDRALES
DE
SEVERE D ANTIOCHE
TRADUCTION SYRIAQUE DE JACQUES D'fiDESSE
(suite)
HOMELIES LXXXIV A XG
EDITEES ET TRAÜUITES EN FRANCAIS
PAH
MAURICE BRIERE
AVERTISSEMENT
Nous publions dans ce fascicule les homelies LXXXIV ä XG de Severe
d'Antioche d'apres la traduction syriaque de Jacques d'Edesse. Comme le
second volume du manuscrit du British Museum Add. 12 159 qui a servi de
base ä I'edition des homelies precedentes ä partir de l'homelie LH se termine
par Thomelie XC', il n'est pas etonnant qu'il presente pour les home-
lies LXXXVII, LXXXVIII et XC des lacunes importantes dues ä la perte de
quelques folios, en realite de huit folios (recto et verso). Aussi nous avons
du emprunter le texte de ces parties manquantes au manuscrit du Vatican
Sir. nn 141, auquel jusqu'ici nous n'avions demandc que des variantes; en
effet, etant tombe dans le Nil lors de son transport du monastere de Notre-
Dame dans le desert de Scete ä la Bibliotheque Vaticane, il est toujours
d'une lecture difhcile.
Les homelies qui sont contenues dans ce fascicule sont toutes inedites.
On trouve seulement deux passages de l'homelie LXXXIV, qui contiennent
des citations de saint Ignace d'Antioche, publies par W. Cureton, Corpus
Ignatianum, Londres, 1849, pp. 217 et 248, et ä sa suite, par J.-B. Lightfoot,
The Apostolic Fathers, 2d edition, Londres, 1889, Part II, p. 187, une traduction
latine de l'homelie LXXXVI sur saint Antonie dans A. Mai', Scriptorum
veterüm nova collectio, t. IX, pp. 742-749, et un emprunt libre ä la meme
homelie par Moise bar Repha, voir O. Braun, Moses bar Kepha und sein Buch
von der Seele, Fribourg-en-Brisgau, 1891, pp. 112-114. Pour les fragments
grecs de ces homelies, voir A. Mai, op. dt., t. IX, pp. 725, 726,737,748, et
F. Nau, Quelques nöuveaux te.vtes grecs de Severe d'Antioche, ä l'occasion d'une
recente publication, Revue de l'Orient chretien, t. XXVII, pp. 3-30.
N. B. — La pagination entre crochets de ce fascicule continue celle de P. 0., t. XX, läse. 2.
1. Les homelies qui sont conservees dans le second volume du ms. Add. 12 159 du British
Museum ont 616 editees et traduites eu franoais dans la Patrologia Orientalis .'
par R. Duval, Homelies LII-LVII, tome IV, l'asc. 1 ;
par M. Briere, Homelies LVIII-LXIX, tome VIII, fasc. 2;
par M. Briere, Homelies LXX-LXXVI, tome XII, fasc. I ;
par A. Kugener et E. Triffaux, Homelie LXXVII, tome XVI, fasc. 5;
parM. Briere, Homelies LXXVIII-LXXXIII, tome XX, fasc. 2;
par M. Briere, Homelies LXXXIV-XC, tome XXIII, fasc. 1.
L = British Museum Add. 12 150.
V = Valican n" 141.
5
Ji^/o '^JttU-bol*
J^-.,- J^OO-, JKjLJl ),— '^^ÄiJ -.Jjtl&iCL^ K*l j^» Jj>:>/ — TVS
:\j-2)i Uoo^-s ypKio ^Pxa_s oot P ooto :voo»\ K*l )oc+J Jjo—fcooo
p (_J^.ä-\ yOOiS. . »,nq^ )K\n°>\ )-=>V-o? J'*-00 ^^\? >-/ o»-5! °<*
IV-^~Jo-_d p i^^oixic J-aj-O; jffn ^; J_»^>oio USc>\o :t^.(.^>^o ^ . i i\ \S
1. V ^Um'-v — 2. V in margine : BairO.sio;. — 3. V in margine : OsoXoyo;. — 4. V in margine :
rpYiyopio;. — 5. V in margine : Iyvatto;.
HOMELIE LXXXIV*
SuR BASILE LE GRAND ET SUR GreGOIRE LE THEOLOGIEN. (CETTE HOMELIE) FHT
PRONONCEE SELON LA COLTUME A l'iNTERIEUR DE l'oRATOIRE DU MARTYR
Ignace revetu de Dieu (Öeoipopo;).
* De meme que les rois ont coutume d'avoir chaque annee un jour fixe *vf°117s
et determine et revenant toujours le meme dans le cours du temps, oü,
comme s'il s'agissait d'une bataiüe rangee, ils fönt sortir dans une plaine les
soldats en leur faisant prendre la tenue de campagne et rappellent la theorie
et l'etude des regles (t^h;) du combat, en brandissant correctement le javelot
10 (xovt«p'.ov), en tendant l'arc artistement («VtlrvoK), en retournant et redressant
le bouclier avec elegance afin d'amortir et de detourner gräce ä lui le coup
1. Les homelies LXXXIV ä XC ont ete prononcees, pendant la quatrieme annöe du pontificat de
Severe, du 1°' janvier 516 au niercredi de la semaine sainte de la meme annee.
*L fol. 183
v° a.
5
♦V fol. 173
vb.
8 SEVERE D'ANTIOCHE. [276]
Uh* ous »jj ou> ..KJLj^s jijo^LS sflciaJl.K^oo jV^.J^o p 'k-o Uxub
■ •>n "i^öo ^aJi. ^*oi^o JKyin,.,-s; ooi p,^o ^a)»j ^a— ^oacuotao .« -f
^-/o .-J^a/ V^oj_io joou ' \coa^^ufla)-5 Jj»» )acu^.S ^s^=ß oöi Jjt^oj»
y~\i -6i J^jlaj |-O»o^> 2j-4-; Ui<ix ya\ -ojoK-./ JKS^iooo J^jK-sj oöi
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yCL^iOojoVauS 0|_aj JjLi-/ .,^001^.; jjLiJS, ^-/ ).>.;1 jjLaJ^OO 4jojJ-; J^*3
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^-./ JKjL* J,_m> ^SVS yJS Jj_',Jl J.l*^jQ.SLbOO C*bwO )l.^.»JL^O »£»/ *J_3JO| ^>0
yVio; ^L\oi JLlo Kxü ..^s. y^lsüco joi^kioj ^L\oi ,—_> ylo-s )l'\ Ipo'/?
1 V «jon.N.ma. v in margine : Ba<n).eio;. — 2. LV in margine : *i~l ^&- — S. V in mar-
gine : Iovouapio;. — i. V in margine : Iavova. — 5. V «cu*>ol?aä3- v in margine : npoointov.
de l'arme) de guerre, en aigu illonaant et retenant le cheval avec les renes
d'une maniere digne d'un cavalier; de raeme, nous (aussi), nous croyons que
le Seigneur qui fait et produit tout avec sagesse a dispose ([ue la comme-
moraison tres chere du grand Basile coi'ncide et qu'elle se trouve comme
ä la porte et ä l'entree, avec le comraencement du premier mois de l'annee 5
L fol. 183 (calculee) selon * l'usage (v6(x,og) des Romains — (mois) qui pour cette raison
sappelle januarius, parce que en verite dans leur langue janua designe
la porte — en sorte que, au wpooijjuov c'est-ä-dire au commencement meme
'Vfoi.173 du cycle annuel, alors que par sa commemoraison nous avons ä notre tete
* le pontife spirituel et divin et qui n'a pas fait mentir la force de la sainte 1»
onction, mais (qui) la possede brillante comme il convient et (qui) en a recu
lui-meme son lustre et sa splendeur, eile apporte et fait venir unc benedic-
lion pour ceux qui la celebrent et aussi pour l'empire romain lui-meme
que le Verbe de J)ieu Jesus-Christ avait beni, puisque c'est aux temps
de cet (empire) qu'il est venu dans la chair. (II suit) de lä que son serviteur i&
et son ministre veritablc, venant chaque annee vers nous, comme je Tai
dit, par le fait de sa commemoraison et de ses benedictions, dit egalement
les paroles de Notre-Seigneur qu'Isaie avait criees d'avance : V Esprit du
[277| HOMELIE LXXXIV. 9
,JL.,..« V)
Vfol.174
r a.
10
jjjV 'jK-J-iöo |_*OjJ^ )i°>\vm OMVao; p» .--ex )k^>^ JJ Q^» .^^°
• J-io}— So JK-aio-Sj J-S»ijo .JkjLA; J-00,-0 «oioK-/; Jjot jioojiq JboK^iO
) . >^ <^\ .-joöi Jlo_a_.l ^-SOj oö( Jüa—o )jj'a3 .-jK*^-. ^So oooi )■»*»;*;
oCSwS; (Liau./ .•JJUjuSwjoK.jlSo; oöt jjoi.ojo )JLoV*^ .^jJ*^00 ^3QjL— ? )oW;ö
.)ya:*;o JU—iöto jK-^iV.-iloJ^o ,<_-.; ojoi .j-V^e; jtCb» Vr>v> Jootl JKjlji
♦ Jjls»o-oo )Lo; Lq3o^5
«öj JfcoaaL ,...=> )^a^a*. oöt 000^*^0^3 K*3 ^^so '^001 JKl./
Jjoi J^oo^j» J.ol^s6 lo^Ot-3 .-j-oeui; ^.ot llonN,^; Jjä*. ^^j> oöt .-Jo^j
l./V l^i»o. — 2. V "•8^'«5v V in margine : Baui/stn;.
Seigneur est sur moi, c'esl pourquoi le Seigneur m'a oint; il m'a envoye pour
annoncer la bonne nouvelle aux pauvres, pour guerir ceux qui ont le casur brise,
pour proclamer aux captifs la delivrance et aux aveugles (le recouvrement) de la
vue, pour appeler l'annee agreee du Seigneur' .
5 II est donc certain que, puisque la commemoraison du docteur qui est
divin et initie aux mysteres ([tuffTaytoyo';) est celebree en ce jour qui est le
premier de l'annee et qu'une semence de benediction (y) est jetee, eile finira
l'annee tout entiere remplie de benedictions, laquelle portera des fruits pour
ceux qui celebrent cette commemoraison d'une maniere intelligente, des gu6-
10 risons * de toutgeure (ye'vo;) soitpour le coeur * brise, soit pour le corps, pour *vfoi. 174
ceux qui ont ete faits prisonniers par le peche le retour et la liberation qui
(vient) du repentir, pour ceux qui sont aveugles et pour ceux qui fönt les
ceuvres des tenebres le reveil et la lumiere de la connaissance, en sorte que
l'annee tout entiere sera (l'annee) agreee du Seigneur, c'est-ä-dire agreable,
15 joyeuse et qui plait corarae un sacrifice et une offrande.
Je continuerai donc, parce que en verite Basile qui est sage de la
sagesse de Dieu (et) qui est homonyme de « royaume des cieux », nous
1. Isaie, i.xi, 1-2.
* v toi. 1:
r b.
10 SEVERE D'ANTIOCHE. [278]
Jto-V^iOO ).iOO; lo^ ^» OJO| .^ viJ.AJ.i6 JKiöi ^o^io JN^a=> 1q.\ ^e^s;
♦Lfol. 183 Jjq^:/ o/ Jjuj * louw\os ioio»-5 li-sojjo J--2«! )ia— vijo.-oC^-j 'jlcuÄ^Oo;
oiA sSloJ^jLioj 'vajo-^oAoJl ^oq-Jcl^.,-^ .°>ft,\.>oo >« . n\ .-)-.JtS>o
JjLiaji ^-.o .Jooi , -»vv» vQOuVko J— oi V-^ t— -)ini°>NN9; Jloj-.;K^o '
1^A.\; ycuöj \JJ^S °>; .io^au Ji9u* }o+X> j) .Jooi »ou-io yooi^ Jlaa->j;
,_a J-jou^ -.U-o» Jjl.j ov\ K-/j U*> ooi ^-oo »— "^io JJ/ .^...A.^ v>
, -.■,^\ ^ ouS. ^ojJ-*ioo .»,V\ )-2^'aN lo»»^» ?io :«\ uaV^o K_J--.-jj
)•, ea-ao j^o» lo^. oX; -öt .-j^ScS} J-la-Vo J.ü.:^ ) m\^ ^> « «V ^ -oio-.a-yJ
| ^ . -; ),v>\n «^ lo^. .-JJl^öa lo^ .-JlauL-V io^ )J/ .Jj-jpo io
»jjojut^ai (~"oV Lcl\ .*Jjot Ucl^^i
plasia*; oC^sl^o Jla^^w-. .JJo :JaJL^fcoo jla\ok«2. ^-iö ju/ y/o
■ """»'■« ..^oKvij 'Jl»a^.J^ • Jy.a^a yjo \-oioJ^#/ J.iLL» ^^~o yj :|^>oj;
1. i, Uaia\*>o- — 2. V in margine : rpriyopio;. — 3. V in mnrgine : H:o>o-p;. — 4. V UaSLa».
i'ait monter au jour present ä l'exemple dun roi jusqu'a une plaine elevee
c'est-ä-dire jusqu'a la hautenr et ä l'elevation de sa doctrine, de sa vie
♦Lfol. is.! remarquable et de sa couduite, revetu et recouvert, comme d'une * panoplie
(Travo7rXta) ou d'une pourpre royale, de Gregoire le Theologien qui lui est
associe daus la commemoraison, parce qu'il lui a ete associe egalement dans s
la ineine edueation, dans les etudes, dans les combats (iy«v) et dans l'ortho-
doxie de la doctrine; car un seul Esprit agissait en eux deux et un seul
soleil de justice les eclairait. N'agissons pas avec plus de paresse que les
soldals qui foul leur Service comme subordonnes; mais quo chacun de nous
montre aux bons commandants de troupes (Tacjtapy/j;) et chcfs de phalange 10
Kpa'Aayyzp/Tio oe qu'il possede en t'ait d'armure spirituelle, en la neltoyant
* v roi. i", ' dune planiere brillante, en la revetaut d'une facon elegante et en la ceignanl
sur soi, (selon cetto parole) : Ce n'est pas contre le ■•>»«.'/ ei In chair qu'on
s'arme, mais contre les principautes, contre les puissances, contre les princes du
monde </'■ tenebres <!<■ ce siecle, contre les esprits taauvais'. ^
Si qnelqu'un s'appitqne ä la virginite et repoussc totalement l'union du
inariage, que ce soit un lioinnn' ou que ce soit une fcinmc, qu'il continue
cette observancc et qu'il relranclie les desirs voluplueux et furieux de la
I. ßph., vi. 12.
10
[279] HOMEL1E LXXXLV. H
♦JL» o^ »s/o )v^3-=> »s/o .)k.**..«\» JJLaaJ.po 7-/ ''J'^"'
..Jjoi\ ^oiq-^l^j ^-.i;» t-k~; -.t-»^o/ J— s?0 1*>* O l^00)-3 "**'! V' V*
|uOiXL3 ^iO; U°^t? ) I ■ <^>0 .|i.OiOt^Aj )->^> V>\ J^S*- JJLÜJ V^^JO *3
ouk-/ )ooil (fcoaiu la*o_Jio )1q^cl^.ii ^io; J-ia^lß -.J-ooi; -01» U^-/ J0-^?
.-U-S la-ajM ) J^JLS^aüoo )k-u^a^.*> JlojoX^ 0^0 J^Sl3lJ Jla^opo;
tjloikp» JoiSx la^ U^l a,V^Vi\ JLu »s/; JJL3L-/ :Uroai&J oöt Jx£^ci~
J.W -....-M ,jJ/ -.^iCL^OO J-Oj OÖI J-SLÄiLiOO Jt-O-OO OOl J^OOj V*^ U*-'/ "V^11
sJLS-iot '^sö ^, . mn Sa i; ^«^.oi ^o vs/j .-oiiJL-)J; 7-./1 -01 jo^JJ ~ot
Joojj jlo .-K-Jju^, JJ/ 'J-fiüuJ.^ ^*f^ P °^ .'•«-•'»Kj yjL^M ^*-A-=>; V^*?
.Jloik— -ioo JK.~i} V--^ ^^ *^° •)^^fc^^ ^D K1-* ^**" Va^(^'
I. LV in mnrgine : l«a^|=- — -2. V in margine : '.„ ".. ;jo-j(7». — 3. LV in margine : l**»°-
chair au moyen des renes de la contineuce, en sorte qu'il pratique la
saintete, selon l'avertissement de l'Apötre, soit dans le corps, soit dans
l'esprit1.
Si quelqu'un est lie par un mariage chaste et pur, qu'il le rende plus chaste,
s en assignant des epoques fixes au lit de la bonne enteute et ä l'exercice de
la priere par suite d'une decision commune, de maniere que ce qui arrive
soit une clause du mariage chaste qui vient d'une bonne entente et d'un con-
sentement unanime, et non pas une privation qui comporte une injustice et
un dommage pour la vie commune dont la ruine est la Separation forcee.
10 Nous disons cela, non pas comme si le commerce charnel legitime etait
capable de produire une souillure, au point d'empecher meme de lever les
mains vers Dieu dans les priores — * car comment un mariage honorable et * v rol.174
un lit pur produiraient-ils une souillure ? — mais parce qu'il est agreable ä Dieu
que pour l'honorer nous nous eloignions souvent meme de ce qui d'une part
15 est legitime et d'aulre part fait plaisir, sans que nous y soyons pousses par
la necessite (ivayavi), mais volonlairement, et que nous ne soyons pas nous-
memes tout entiers livres aux desirs ; car la perseverance dans la vie asce-
tique est plus sainte et plus * agreable (ä Dieu) que tout sacrifice et que «Lfoi.184
1. Cr. I Cur., vn. 34.
12 SEVERE D'ANTIÜCHE. [280]
J-Via\ ai>oj3o 'a^,» «öt y^\ JoC^jJ «ju/ JioKjlij J-;oa* >?^j\ »3/ ,JJ/
.•c***^*^ »— oKa! JJ .joi^JJ jla^., JJ \lj J^oo/ "^j -61 _^-./o -.^~? JoiSs
♦>ö»oVJal JJo 'jJ'il; -6t 0/ .-2JJ \l JJj w.61 -01 J-a^o
:J_»_Jot._D Jjoi JJj-.oC^ yoouxx^ jlJ-J -.]-«J-ä; J-=>/ -otofcs-./ *ju/ yjo JJ /
,— ^oC^> yo0*^ ki^ *coa^<x9; otkooo >■•/? :JJL~ °» JJ-^~ «.aV-^ \oL*lto
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1 ypou-ao^-o ^o')-floo :Jju/^a— "» JLÜ^Jt oc*L. *aj/ vj V»J ) « 1 m *>JJ ^/o
^n\ ,w2S^; J^»lj .oq-./ ^ai> p°^° JloiK^ia^ ou-ap »J«i^o«. jiofco
^a-ö'/ JJ .^*X_; J-icu^o J^im^ JLa^J JJ ^*» t-a^o .w-J^.fcvJ )!'/; ^-Sc
1. I-V in margine : oiof- — " &l Nw ^-ö-»- liji^e "-j^^ ^J10 V-Ä* j*»3 -.Uia^j U»^< 1^
^.i. .«..\-» a.-j. .-|LäS.i C^> 0/ ' l5oUoo;3< 001 l^an |a-n ^y« taSis. .. ^w |tv.al'.-&>3 li^i» »•»»:•• li
i»i/ ;,-j» |;^o U»oa» ^3 ^.v >3( U; .-l«o»V 1=^3 la^ M.ao c Ro^so |CvS»Sl.. _ a. V U=w- — |>. V ijj
margine : llpooeupi. — c. V add ('"•'"■ - 2. LV in margine .' 'o»ly.
toute vertu. Et le Livre divin a coutume d'appeler « priere »' non seulement
la supplication et la demande exprimee par des paroles, mais encore toute
promesse que Ton fait ä Dieu, selon cette (parole) : Faites des prieres au
Seigneur notre Dieu, et accomplissez-les2 ; et selon cette (autre parole) : Tonics
les fois que tu fais une priere ä Dieu, ne tarde pas ä l'accomplir; mieu.r vaut 5
pour toi ne pas faire de priere qu'en faire (une) et ne pas Vaccomplir*.
Mais si quelqu'im est pere d'enfants, qu'il vienne avec eux dans ce temple
sacre et qu'il montre aux generaux spirituels quil les elhve en les corrigeant
et en les instruisant selon le Seigneur*, conformöment ä la parole de Paul, et
qu'il leur menage une vie lieureuse (marquee) par la bönediction de toute 10
l'annee.
'viui. it'i * Et si quelqu'un ofTre egalement an toit charitable (^stvöpüMros) aux
Strangers (£evo«) et dresse devant eux une table ainie, qu'il lasse croitre la
vertu et qu'il dise avec Job : Ufa porte sera ouverte d toui räumt et Vetranger
:=v.i:i ne passera pas la nuii dehors,je ne mangeraipas seul monpain,je couvrirai 15
i. Note marginale» de LV : h'apri's rhahitmlr <le l.i laimvio Krcc-quo. "ii (lc'siyne par an seul mol
la priiTc cl le viru. c.v-i pourquol le maltre au>>i s"«>i servi de ccs cvciupIcK. aiin elf inuntrer que In
mol -yjoi-j/r,, c'est-ä-dlre • priere », est mis dans le Llvre diviu non seulemenl pour la supplication et
la demande, mais encore pour toute pr< isse el tout) voju qu'on peul faire. — 2, Ps. i.xw. 12. —
3, Eccl., v, 3-4. — '.. i:pli.. vi, k.
fol. 175
i° a.
roi. 184
r"b.
[281] HOMEUE LXXXIV. 13
5 ) y o>i Nrt • .>&.$'; )j a co ^«^; J-i-»/ y-»/ •. y*-~'po? °oi .oda^oa-^ß; ) j. « rrn o&.
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10 ♦IXQJQA
iJjoXjo; i_ioo ^io ;v-*io;o :Jao^k.io J-V-»> )*t-3°? *»*j/o ^-.J yj
Joou 1—3? -.) IV v<» J-»ö/ IdS. Jjljü; -6i J^oifcoo * p iVioJx J^^o-so * \
Jl o5i J_£_i-.;,_jJJ ouS. vßpoo ^.'...so *J-«-lpo H "«"■» ^ *■» :J-a^-3-Lio
•:-,..i»i Joi^sJJ jj.~Jt; J-»^-»/ •Q-^ v*3-0 (J->-^°°
1. V om »V
celui qui est nu et je ne me detoufnerai pas de relui qui court le risque (xtvSuvo?)
de perir ou peu s'en faut'.
Si quelqu'un est dans 1'administration, qu'il s'informe et s'enquiere avec
soin (<pi^oxovia) des veuves et des orphelins et qu'il ne permette que personne
s ne l'ait senti ou n'ait fait l'experience de son administration ; celui qui exerce
la misericorde, corame celui qui seme avec esperance- Tarne joyeuse et la
main pleine de dons, chassera toute la tristesse de l'avarice.
Si celui qui est proprietaire de beaucoup de biens a des debiteurs
incapables de payer leur dette, qu'il cultive pour eux la priere laquelle
10 crie : Remets-nous comme aussi nous-memes nous remettrons3 , (en s'adressant)
ä celui qui donnera alors en retour *la remission d'une maniere riche et
abondante.
Si quelqu'un s'applique ä la vie monastique, s'il est delivre du sejour
dans le monde et s'il habite dans le desert, en * meditant cette (parole) : * v fol. 175
15 « Passons aux demeures Celestes », qu'il soit pur dans son coeur en lavant et
en nettoyant des * pensees qui pourraient produire la souillure le modele 'Lfoi.iss
(xvSpizvTa) iavisible et iuterieur, en sorte qu'il puisse voir Dieu.
rb.
1. Job, xxxi, 17, 19, 32.-2. Gl'. I Cor., ix, 10. — 3. Cf. Mallh., vi, 12.
10
14 SEVERE D ANTIOCHE. [282]
Noa^u jJ %»Jo;» ')Ka.Äolo JK^jV*»-^ -.vö^cd jN~.uu.oV >_»J_.VoJI lc_^ y/o
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1. v IkSaeacoo ;.s('i). — ü. V j»».X»3v _ :{. |, ^i<*»-»- — i. I, in margine : ^^n'^to- V tu
V1
S'il monte jusqu'aux eontemplations (Ostopia;) spirituelles, qu'il ne s'arrcte
jiiis Jans la voie et (daus) l'accrois.sement de la purilication et qu'il ne sc
desisle, ni ne s'abstienne d'un progres meilleur, mais qu'il coure apres la
eouronne de la vacatiou superieure de Dieu, qu'il s'examine eil particulier
sur ses propres actions au moyen des traites de Basile sur la vie monastique 5
ei qu'il choisisse au point de vue de la purete ce qu'il y a de meilleur.
Ce sont ila)les armes spirituelles dont en verite je veux que vous soyez
armes aujourd'liui d'unc l'acou livs brillante, cn vous en parant ä l'occa-
sion de la commemoraison des sages docteurs, et coramc si vous montiez
ni armes sur une plaine, d'unc maniere qui 11c soit pas indigne de ceux 10
qui vous 011t clmisis ei places dans (cctte) armee; car tel est le terrain de la
perfection, difficile et rüde d'une pari a eause des sueurs des travaux, largc
comme uue plaine d'autre pari par la riebesse de la contemplation (Oecapi-) et
par le charme des (biens) Celestes.
Parce que vous vous etea aiasi armes, il laut donc <pie nous aussi nous 15
apportions a la solennite quelque chose qui soil utile et, qui convienne.
'Vfot i"5 'Que montrerai-je donc qui puisse rejouir les docteurs, alors que moi ega-
' '' lernent je passe pour tenir la place itzv.h de docteur, si ce u'est que j'expose
10
[283] HOMELIE LXXXIV. 15
K'tSX ,^*t^° *^> j^ei^-Qp; Jicx nflla . Bp)laftoot ^_io ^x\ N^.aJ ^_.i JJ .-J;'i
•r-^CH-j,^^ iogji ^'»j .» . Stt» f> ^oo^-coU/ )jlO)> . ..Not J^.-aJi JJ.ua
V m'il/ vKJ^.^s_ioi och )ouSx, oiK^^o |L— hfcao -.|L»^.j ^^^> ,_.».\ot
f3o :JL=>/ JV*V* )oC^s ^o '^.©toN.,/ )v-»i-A JojSx p> Jj_,/ ocx .po/ oj^l/o
Joot K— .)t >'t to K-») i°>\ M^Jtaa U ^> <2>l :Jooi ^caoK-./* w6t w^o ^i-n JJ
|L / ^itio^ ^i. t-jL_.^o L_~oi ^d .-jlcv»* J.~,,>.Vi-> i^ojLaaij ^a^. -,|jüp
^yjLapJVwaO As-.J t m °>Q ^ 'J^-X^JS V*^. \-^° J^-t"0 y^> •)JQ-»? U)-"*3 -OIOlS^. * L fol. 184
■ OOCX ^a»Kl< JjCH ^O jlojk^O* )°1-^ J laSlo.* ,.3 .JjOOO N.^3 LiSi^Ö OOOi
)i.Qfai— L-^aa öt-^o • Jlcv»« JjjochISoo J..».v> ■> •.>«)•,'•>!/ ytOs-^o? ^.» oög
^•r-3 t^) ^..^v sä/ .Ch\ a\o -.CX.X joot O..CCLJ ^S. l-JO».\ y.3 .w^Jl^oI/ ).~oi» «Vfol. 175
^ä V * v" a.
JLs/ -.l^flQ.^ ^--OOI ^.K*'/} ^*Öl ^^^° :^-s «-alö jJo J.~oi .IV) w>JLJkO joot
]. \* tfyi.ftfilaBooi.
devant vous quelque doctrine profitable pour Tarne qui coule de Ia source
doctrinale de ces (maitres) et qui ne tombe pas en dehors du sujet (wdös&V;)
que nous nous sommes propose? II faut donc que nous expliquions en leur
temps les paroles du prophete qui tout ä l'heure ont ete mises devant vous.
s L'Esprit du Seigmur est surmoi, c'est pourqiioi le Seit/ neu r m'a oiht'.
C'est le Christ, le Verbe de Dien, qui pour nous s'est hicarne et s'est fait
liomme, qui dit ces paroles par le prophete. En efTet, tandis qu'il est le vrai
Dieu du vrai Dieu le Pere et qu'il n'est pas dechu de ce qu'il etait, meine
quand il s'est- fait liomme sans changement et eu verite, il a ete oint avec
10 nous de l'huile de la joie'", lorsque le Saint-Esprit est venu sur lui sous
l'aspect dune colombe au bord du Jourdain. * Car c'etait avec de l'huile * |lu|- ls'1
, . , . . . v" a.
qu autrefois les rois et les pretres etaient oints d'une maniere symbolique,
en retirant de cette (huile) une certaine partieipation ä la saiutete ; inais c'est
avec l'huile intellectuelle de la joie et avec l'habitation nie me de l'Esprit qu'a
ls ete oint celui qui s'est fait liomme pour nous, en recevant celui-ci pour nous
"et non pas pour lui-meme. En effet, apres que l'Esprit s'etait envole et'Vfoi.irs
i . • ,i • . i , , , • v* ;|-
s etait eloigne de nous et n etait pas reste eu nous, parce que nous etions
1. Isafe, lxi, I. — 2. Cf. Ps. xliv, 8.
■V l'ol. 175
v°b
16 SEVERE D ANT10CHR. [284]
Jj^N ^ oys, ^o jot ^> .);oi looi j,J^ JJ v-^i-J^-'/ M *°oi )»\>o
^>J-s w-U; oö» &l o/ )■>■>! v»o^s »o^.N -> »— o .-Joi^; Jloslaji ^o lo«
jIaJ>o»JL*J; jjoowa Js^Ao jJUa^j ^o»^o JAoo^X; .-jooj *-*akj^o ,_aj
)■■» v t»^» -.o« JJ-^JJ «-«-vjio :)l./ Lsu^oi^a ^^ '^opo JK^Jl-» ^x>» 5
.-)K^jou^ jla^Uo o»ja o£^ K-/ Jlsuü/ Aoeu»» p .•etto'K»/ Jlo^jo );oi»
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JoCSs t^9 .-... >V>Jt'/; w.« u^. ioot o^-.K— . / (I^tJQJ ^s^J» -.JjlJ,_s joot'/;
75 ) 1 -n ivs Nn\ * ~<V, -s'rftNrtN. . j.„^iO >■» JL*,., * >Q ÖttC^OO; ^.Öf .WhS»A L»pO? Ot-wOJ
1. L om l=N- — 2. Mai. Scriptorum velernm novo collectio, I. IX, p. 737 : 'Aitb toü tjt.ü >öyou.
Eua-fY'''««^«' ic«*X°'5 in£iTa).x£ jj--" Toi? Y*P T1iv T0'' ö6*" yviäuiv tctid^euousi, xai tt/outoü«''. =v ajiaptiai?
iy.rfcvi-i liyw jjeravoeiTE. r,YYix£ ■)*? *i ßairiXsio tiiv crjjavüv TXJTr, xal to'j; 7UVTETß'.{jL{iivau; trjv xapSiav ia<rocTO.
chair1, la terre aussi etait reniplie de tristesse. Car comraent ne devait-i]
pas en etre ainsi, puisqu'elle etait dejä privee de la societe de üieu et que par
hasard un prophete seulement — ou meme un second — se trouvait pari'ois
avoir part ä une petite goutte et ä un rayon confus de lumiere ? Parce que
l'Esprit qui est venu sur le Christ est venu en quelque sorte des premices sur b
toute la race (ye'vo;) et qu'il a dissipe cette tristesse, c'est donc justement qu'il
a ete nomine l'huile de l'allegresse et de la joie, attendu qu'il possede en lui-
meme la charite" ((pt>.xv9pü)T7ia), la paix generale, la bienfaisance («uepysixj et
l'aide et qu'il est repandu sur tout le monde.
Voilä donc ce qu'il dit : « L'Esprit du Seigneur qui procede du Pore est lo
en moi par essence (oīa), car je suis le Verbe et le Fils du Pere; il a ete
sur moi parce que je me suis incarne, et c'est conformement ä l'economie que
j'ai aeeepte l'onction; car, si je n'avais pas condescendu a me faire nomine,
il m'aurait 6te bien etranger d'etre oint, puisque je suis üieu par nature. »
L'Eiprit du Seigneur est sur moi, c'est pourquoi le Seigneur m'a oint; ilm'a te
'Vfol. 17". fiirm/r annoncer la Imune nouvelle ' aux pauvres*. En eilet, ä ceux qui etaient
V" II.
1 Cf. Gen.. vi. :i. — -J. Isule, i.\i, 1.
• Lfol. 184
Vb.
10
[285] HOMELIE I. XXXIV. 17
;^_a_iö jot^Ji^ ^-.v-^'O :« « nmv> Jou^j )^t->? t-*-^ \OJOCS. .y^j»^
) ->\ *.^»ts^ &l JjJOi .J-^iOAj )lol\>P Öi\ MsV-O .Q-Sol -.i-iÖ/ +3 'JoOt
jfco*,_ jJ; )-3a* .. -»; yOJÖk. — -J* *3 >^-j± J->— .r^? J-'^mX ^/° -J-.-3
ott-a-X ,_*-^öa_ JKju=. ,j>; >?!ü>^^o .^3; JoC^v yx~ 'l ^^ü^J^ca-/; J-JLa^
), ** •* la^, ;|_».j ^Ot^> o^=> yn«..'\<*i 5JJjo -.<*^ -otoaJOi'AJj ,-o_3 )joj\o
1. Mai, Oj). eil., I. IX, p. 737 : 'Ano xoü aüxoü Xöyou. 'Exr,puE£ äs xal aiy.p.aAtiioi<; äpETiv r,v xai evinpY15£v.
öriaa; xbv lu^upov, xöv xupavvixw; xoö xwv ävöpäntwv yevou? xaxaouvaaxEÜ'Tavxa (jxxaväv, xai xa <jxeu7] auxoü
5iap7iacra; ^(iä;. — 2. Mai, op. ctt., t. IX, p. 737 : 'Aitb toü avxoü Xöyou. Kai rjjp).oi; äviSXs'lvv i^apinaxo,
toi; ev uxötei Trj; aYv'''a? xai axiä 6avaxoy eTtipaveij- xai &n/ü; e'iheTv, sxä).s<jE'' evioutöv Kupio-j oext'ov, Öäe^
i-avTa (JuXat^otiv e/ei xa äyaöä xat yjp-qom. — 3. V Ho.
pauvres de Ia science de Dieu et riches en peehes, il prechait en disant :
Faites penitence, le royaume des cieux s'est approcfie*. De meine, il a aussi gueri
ceux qui avaient le cceur brise. 11 a egalement proclame la delivrance aux
eaptifs; ee qu'il a encore fait, lorsqu'il a enchaiae le fort, Satan, lequel avait
•r> opprime le genre (ys'vos) liuniain d'une fayon tyrannique et s'etait prevalu
(contre lui), et lorsqu'il a pille ses armes pour nous2. II a aussi donne la vue
aux aveugles, lorsqu'il a lui ä ceux qui etaieut assis dans les tenebres
de rignorauce et ä l'ombre de la mort'. Et pour tout dire en un mot, il
a appele l'annee agreee du Seigaeur laquelle en verite possede en bloc tout
to ee qui est bon et beau.
Comment est-il necessaire "de (le) dire? Le Dieu de l'univers a decretä M.ioi. 184
que la semaine serait en honneur parmi les enfants d'Israäl, parce que,
apres qu'il eut fait en six jours ce monde visible, il s'est repose le septieme
jour, comme il est ecrit, et il l'a sanctifie '; il leur a commande de le lui
15 consacrer5 et de n'y rien accomplir qui regarde la chair, mais d'y faire et
pratiquer toutes les (ceuvres) divines et spirituelles, parce que en verite ils ne
1. Mallli., in, 2. — 2. Cf. Lue, XI, 22. — 3. Cr. Luc, i, 79.-4. Cf. Gen., n, 2-3. — 5. Cf. Ex.,
xx, 11.
PATR. Ol!. — T. XXIII. — P. 1. 2
i a
18 SEVERE D'ANTIOCME. [2861
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Jk^JJ JJo JK^-ij JJ CH^ OOOI ^O.^ J^ijlo loOl JjL,-otoO Jh.»*,- Si h
^i -^epo Jj^>; Ua-./ .J^l*? J^oüa JLx^a ä/ J^-o/ v; ooo« ^^LioKio
. )K r ->?) **-=> r^- XLv> ^*Jl3oi;o ') lV»fflV> voouK-./ i-k-J J_i*J-iö
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och ) ^^»* )K-V-/ «JM )jch V*^ v2>/ .loot »JitloU ^IaIo ^_*^js»/j
«ot^> t^.j 0001 vJ,»,n>o .0001 ^»^^ JJ .^ J?°« JW >U2±l )■»>■.■> ^» 10
jjas.ct^j -.looi ov..k-./ )K-JL*ioi -.J— Ä*? ) »No» 001 J-^«"^?? -ö< .^*^o— ?
•-, V^ ),'»; )joi j, i-.j; J-V— /o J-J-.*>1 -choK-/; 001 |^oa-j Ioch J**~/
JJ;o .\Aoji JJ;o t— -oiolS^./; K-O och .-,-k^! och J^cC^iw; ^-; J-^e*-o
pouvaient, etant donne qu'ils presentaient une certaine radesse et une cer-
'vrol. i76taine difiiculte ä s'elevcr jusqu'ä la perfection, s'y appliquer * chaque jour;
car ce scrait encore (plus) agreable ä Dieu.
Or, cette (Obligation) d'honorer la « septaine » 011 semaine nc residait
pas dans les jours seulement, mais passait aussi au nombre des anne.es ' ;
car meme la septieme annee etait cgalement sanctifiee et (les enfants d'Israel)
laissaient la terre elle-mcme saus qu'elle füt cultivee et sans qu'ellc tut
labouree. En plus, ils comptaient encore sept sertiaincs d'annees, de teile
sorte que d'une certainc maniere ce (caractere) honorifique scmblc encore
s'accroitre au moyen de (ces) nombres qui sont tres limites et qui repro-
duisent 1111 certain cycle en se multipliant. Mais il en resultait que la quarante-
neuvieme ann6e aurait du etre sanctifiee; car eile dtait aussi la derniere de
la septieme semaine d'annees. Cependant ils ne faisaient pas cela et ils
sanctifiaient la cinquantieme (annee), c'est-ä-dire la huitieme annee de la
septieme semaine d'annees, laquelle symbolisait le jour qui est le huitieme 15
,1 dernier de ce temps qui avance et passe et qui est le premier du siecle
qui vient, lequel en vrritc est un et saus lin et ne connait pas la succession
de la Quit.
10
I. C.f. I ..' \ .. XXV, 2-13.
b.
185
10
[2871 IIOMELTE LXXXIV. 19
O« y^l -.~OtoK-./ V-»^* 2Vi(J- .j^OV^- _)"/ io°» ÖuK-/o .i.OO| JjOjjliOO * V lol. 176
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.•«Ol JKjlIjl OU.K-/ ^?ÖtO JLO^il; -.vS^Jl )»oi ^J JJL3L./ .J-V-*^ ^^ i«*^
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Iq^, ^ i-^oö ,-.; JjLJLio :7^co.^ ^o'|-oj )jo» ^ö JjäS^X ys :)!,/ J-^~/
jloj&oo öuK-./ ous; oöi :»J*0>} oöt j^a^ IciS. ^-.; ojoi :j^o*iol oöt )j>oa-.
» *
1. V fn margine : lu6T,).aio;. — 2. LV in margine : o-e« t-*n. ..WoMi Ua^» ^«>( l^s;»
■'^.^5a»i. _ a. V /n margine : \u6r\l. — 3. V ('» margine : Ixw. — 4. V inmargine : EXxa. — 5. L U^-*»»-
- 6. L low {sie). — '■ LV in margine. : k*U^ß ;»:.*>.
Cette cinquantieme annee s'appelait twßr^xw;, parce qu'elle etait con-
sacree ä Dieu et qu'elle etait comme une chose promise par un voeu; wo&iV,
* en effet, est comme si on redoublait le nom de Dieu et disait « Dieu-Dieu » — * v foi. L76
car chez les Ilebreux Dieu s'appelle 'law et "EXax — afm que tu apprennes
8 par lä qu'elle est tres sainte, cette annee oü il y avait la liberation et la
remission de toute servitude et de (toute)dette, l'abolition du joug de l'escla-
vage, la restitution ä ses anciens proprietaires d'une terre qui avait ete
vendue et la reintegration sans violence et saus entrave dans leur propre
place * pour ceux qui en etaient dechus. • \ao\. 185
io Lors donc que cette cinquantieme annee devait approcher, ils la pro-
clamaient le septieme mois de la quarante-neuvieme annee, au jour de
l'expiation, et ils l'annongaient d'avance (au son) de la trompette. Parce que
le Christ est venu dans les derniers jours en mettant un terme ä ce siecle
present et en nous faisant repasser au huitieme jour, c'est-ä-dire au siecle
15 futur qui comprend le royaume des cieux, lorsqu'il reunit a ce (siecle) le
temps de sa propre inhumanation, il l'a donc appele l'annee agreee du Sei-
a.
1. Note marginale de LV : Le niaitre croit que le mot iwor,). est (un mot) compose.
v° a.
20 SEVERE D'ANTIOCHE. [288]
^01 .-)ts^»v... -« )Kjla icoo^ vojjtoo^o ..-o»-V-d '^po; JiC^.Laio
y; );;a^o ..J-J-ojxul oou )1^£- ^o; +a .2Voa. looi Jpojtoo?
* • * • •
) - /-^ ... och )-^on . ^io >ai.°>^ts-^o Joe* yo^lo p -.^-; )<*£—? ^-floo-,
,_3 .J^,oNjLiO loOl |-äOHO Jk^JL.. »vi.. -« JK-iJ* <x-a; oot ••>>— ^> ^
•>)jgg> » * a looi ))V-3^oo
JuJsj .ojvaio^ o^o .-j-po! :!)kN Vnvi JKjla Ji-cui«^ p?J ^-? V*^a
• J-^o -ot )^ ■ *>\ 4c*A -.^; )...»v .06. ^Ai>po 0001 x^V> *~^
j?ot J^ ■ '«\; och :)ooi -oioK_/ ^.j 001; -ött-a-^ 1 *> ■»*«< )-an-'n Jooilio
JjJ£> ^ 6*JLjSom 3/ -.J-^o )1U^Ö> jKü^j ~6i :^ JM^ )k^»v...
:^> M ^^>t^ jJ i-UL* ^.»v».. ..otlo_^ oooj ^po/ 0001 ^f» Jl
1. i, U^. — 2. V in margine : loSr-.).. - :i. V om l^=^»o- — 4. L ok [sie). — 5. V 1^-»- —
6. V Uioov^»^'
J 10
gneur et l'a consacre ä l'exemple de la cinquantieme annee qu'on appelait
m?shl; et il aecorde la remission de tout peche, la liberation des fautes
vfii 176 anciennes, la delivrance du joug du peche * qui est plus lourd que tout et 1c
v:'' retour au Paradis qui est la premiere place (t^ic) et la ville de l'homme,
atteudu qu'/7 etait lui-meme l'expiation de nos peches', puisqu'il etait symbolise &
d'avance autrefois par le jour de l'expiation dans lequel la cinquantieme annee
etait annoncee d'avance et proclamee (au son) de la trompette.
II a bien dit : Pour appeler l'annde agreee du Seigneur, et non pas : « Pour
la proclamer ». En elFet, les prophetes proclamaient cette annee depuis long-
trmps et ils l'annoncaient d'avance (au son) de la trompette prophetique; lp
mais le Christ a appcle cette annee meme et il a l'ait qu'elle fut presente et
actuelle. Or que c'6tait lui-mßme qui nous ainenait cette cinquantieme anuöe
pleine d'uu grand nombre de biens, les Juifs eux-mömes, qui ne connaissaient
pas le mystere, le lui disaienl : Tu uns pas encore cinquante ans et in as
ru Abraham2? Car qu'est-ce qui les emprehait de dire : « (Tu n'as pas encore) 15
quarante (ans) > . parce que le Christ etait jeune au point de vue de l'age
1. 1 Jean, 11, -. — -■ Jean, vm, •'■"■
10
[289] HOMELIE LXXX1V. 21
i^^v p Joch ^o\oK*l ).___j JJj Jo£_lx -.oto-s-./; -.ou» ^3/ .')oo| JJ_£ •t__a-a»3?
t_so 'wj ooot y_-w.a.jL-o .jl^io-o-v-o la.». JL / .-_.oiofcv_./ > «*i,< ^bOxi V-3
) » I i J)vi*vi .. J._cl_m» -.yopojj« ooot .,.».»'.,. N3ot^i/? oda.a_.fcOk la_\. * V fol. 176
v. • x • v b.
ouk-/ K_)i__s- v->--v )?«* •,K»>r_. ^oo»v-=)jJj -^t^J- \j )--~^ °/ :t^ ^*l
^_^_>o -.ojot-JL/ ^>-J-fc y*iL-a-J-K, JJ/ ■> » n «\Sv>o ^.f_it_w« 'v^öl? loot * L fol. 185
-.otj )ooi -.otofcs^/ jjöo «jl_» ,_3 J-3-.j-o i----v J-isoi .V___o/ ^Q_.^_0; OOI Jjjj
| .. -tv>; -ot (L___aJ3r . ou.IS.5 V*?/? -'Joot Väo/j L*3 °öi_\ jooi >*.»._, JJo )Kjl__
OOOt . »» »K--M yO-JÖl J-_-_. Ot__v OOOl . -\'^ f_) .jjSCO», o£_v._- .°i\. .. lo__OJ
♦ J._cl_s_>. oC-OlS. och JIcl-O > v> >_.n I v>\
ya..xiK.s . »iw n}j .|....t o (__o; »__m tv.JoC-X; *.^->! >■*■-'• j *,__>, N.____o
.-jla-_-.._OC-_CLJ )1>, J-»-£ö.O .JU-.wJ» J._0---V OU» K^l-, JLL./ OCX .'OÖ! jiO-OpO
io__ov._5 ^->j yO-C-xJ-ic .•)K,^_x,___>C-- -.öl JKxin la-tOf.-» .jK_-~£y— ; )-*-)o;o
:>_oc_.ta^.^o vflDa-J-K-w-DJ-a ,J_v ^.iotl__oo . > n*'°iv> |!s~j.L_ )iot-x ,._
1. L V<"W* ;s;>)- — 2. L »*i-!Ol [sie). — 3. V -»aN.ma.
selon la chair, bien qu'il tut independant du temps parce qu'il etait Dieu?
— car c'est lorsqu'il etait äge de trente ans qu'il est venu au bapteme'. — Et
meme, en considerant l'anciennete d'Abraham, ils auraient pu dire : « N'as-tu
pas cinq cents * ans — ou mille, le cas echeant — toi qui as vu Abraham? » *v rol.176
v° h
& Car c'etait surtout la parole de ceux qui se moquent et tournent en derision.
* Mais ils ont fait mention de « cinquante ans » ä cause du mystere qui a ete * LfoLiss
cite plus haut. C'est ainsi, en etTet, qu'il est ecrit que Caiphe, lorsqu'il etait
le grand pretre de cette atinee-lä et qu'il ne savait pas ce qu'il disait, a dit :
II est utile que le Christ meure pour tout le peuple'2, ignorant que de cette mort
w la vie allait germer pour tout le monde.
C'est divinement, nie semble-t-il, que le Saint-Esprit a dispose qu'on notät
le cinquantieme le psaume dans lequel il y a une grande misericorde, la
destruetion de l'iniquite (avojxta) et la puritication du peche1, ä la ressem-
blance de l'annee jubilaire ou plutot (ßöHOiov <k') ä la ressemblance de l'incarna-
15 tiou de notre Sauveur.
Puisque Basile et Gregoire, les theologiens (9äo7,dyoc) qui (nous) initient
1. Cf. Luc, in, 23.-2. Jean, xi, 50. — 3. Cf. I's. l, 3-4.
22 SEVERE D'ANTIOCHE. [290]
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j't-fia~> »_io y^lVo . »—.v-t-io ^oojl^v jJ« |K~o* ya^so .-. . iv>)tooo ^.iJ^-a^o
I. L ft°.» (sie). — 2. Ce passage est 6ditö et traduit dans \V. Cureton : Corpus Ignatianum*
Londres, 1849, pp. 217 et 248, et reproduit par J.-B. Lightfoot, The Apostolic Fathers, 2'1 edition.
Londres, 1889, Part II, p. 187.
aux mysteres ((jwuTXYwyö;) et les preeepteurs autorises des ämes, nous inter-
pretent et nousexpliquent cette annee, c'est bien convenablement qu'ils ont leur
eommemoraison au debut de l'annee, lorsqu'ils vont (encore) benir tout le
cours de l'annee. Car c'est sur les traces du Christ, Üieu et grand pretre
pour nous, qu'ils marchaient, en annoncant la bonne nouvellc aux pauvres, :>
en guerissant ceux qui ont le cceur brise, en proclamant la delivrance
aux captifs et (le recouvrenient) de la vue aux aveugles et en faisant par lä
de chaque annee (l'annöe) agreee du Seigneur. Comme Moi'se ils ont eHe
vfoi.177 instruits de toute * la sagesse des Egyptiens et ils ne se sont pas eloignes
du sommet de la montague du Sinai; mais, apres qu'ils eurent tres bien t»
compris les dix paroles qui de ce lieu avaient ete donnees dans le livre des
lables ecrit ä l'exterieur et ä rintericur, ils les ont elevöes jusqu'ä la
perfection des commandements evangeliques, ils ont aecorde en vue d'un
seul chant et d'une (seulc) doctrine les cordes qui se trouvaient des deux
cötea et ils ont döchire' comme une toile d'araignäe toute la sottise des dogmes 15
l^o'Y[/.aTx) paiens et vides; ils ont ainsi regarde et fixe" leurs yeux vers les cieux
ä l'exemple d'Ignace revetu de Dieu (öeo<popo«), ils restent et demeurent cons-
tamment dans les beautes superieures, ils habitent avec les esprits incor-
[291] HOM&LIE LXXXIV. 23
.•)j/ v*»/? ^£^0 o^ -.p©/ VI i-^ &l -)o«^jJ >*-^ jiiJ-a; ^-/;
|_2>oä_oo J-sJLiö; JloVljJo .•JKjdLfcaoJt w.^06, Q^oKLcaia^ Jj/ ...tüVio ' Hol. 185
^ v a.
Jot *j;ot ^.io .-Jk-JL)— Äoo jJJ^o K_o )K*JL.j.-.ÄoclS. .•ji.oJLiu.Vj ^-«Xot
- joöfc. ^-io; Ua-/ . -^ yj^-flOLl— i-^ m*^o .«-K».'/ j^j^eCM vs/ op ^xj
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«_./» ^O^iO Vw,vÖtl/ JäJL-. J-SQ-ODO-^S JjL.'/ ..JlXüoi. vOOM^-»/ :]J^.a.A *\ ful. 177
labs.V.^0^0 ia_\o .•Q^oi\toeuS, J1cmIx>.#__oo ■•a\3K.'mvi\ 0/ i^oj^xi-x ^soi
10 .'J^fJu — Öt )K^.)K.>>^»-)lf>l I .Aba\; ,-j % V>^0; _öi 0/ .•ua.£Q..ia^ JLoot-^v
K-O 0/ l usoJKjUJOdJl 0ÜS0 jooi JJ .jlt.>otj o«\ öuK../ )ooiL ^o; "^o ^so
JlaiÖio jLoV-.^.— -SO :yOOÜS. *$lX Jla_V.-U.»L_0 ^0 )_^.icL^OM \ V'«o .. ^.2001
1. V in margine : X^j-y-tfia;. — 2. V in margine : -vovfiaTa. — :{. V in margine : Aiys*»"'-110"-
porels et ils sont ä la fois en dehors de la chair et dans la chair. Prends-
moi, en effet, pour preuve de ces (dispositions) les paroles de celui qui etait
veritablement revetu de Dieu (Osocpöpo?) : « Car moi aussi, dit-il, ce n'est pas
parce que je suis enchaine et que je peux * comprendre les (;hoses Celestes, * Lfoi. 185
5 les places des anges, les etats des principautes, les choses visibles et les
choses invisibles, (ce n'est pas) pour cela que je suis dejä un disciple;
beaucoup de choses nous manquent, en effet, pour que nous ne manquions
pas Dieu '. »
As-tu vu que la hauteur de la contemplation (Bewpia) et la profondeur
10 d'une pensee bumble * sont etonnantes en meme temps et au meme degre? *vioi. 177
Quel philosophe pai'en a songe ä dire ou ä concevoir quelque chose de
semblable et (en meme temps) ä s'appliquer ä la perfection et ä monter vers .
la theologie ou, ce qui est plus modeste, ä posseder dans les autres sciences
une intelligence qui se tient en garde de tous cötes? Pour eux tout le
15 laß'jpivfjo;, ou examen des opinions, n'a-t-il pas debute par l'orgueil et ne
s'est-il pas termine par l'arrogance et par la hauteur, parce que pour eux
Dieu n'etait pas le chef de ceux qui discutaient, quand ils se refutaient les
1. /*. G.A. V. e..l (!7y-S80.
24 SEVERE D'ANTIOCHE. [292]
\OfH i v> +~ "%*s v3o :oooi » »t*» );V-"j )lQJj'im>n\ p :ooot ^..., V\
^_^> k-^/ JLm.^.sl^o ,.s *^-.9oi '^„l*. .Jjl..» Joog; Joot j_s\ )l^-x. V^>o;
JJ JoC^. ^-io; Jjlsl./ .•vtdq-^^Jjl^./ );owo; oC^xj lyi ^_./ .-J^so*.} jlaaiS^o
*|.VJ3*/0 ^*JLioLj ]^0^0 )cCX.A
1. Ce passage est eililo et Iraduil par Cureion; op. eil.., pp. 217 et 248, cl reprosluit par Light foot,
op. cit., p. 187.
opinions les uns des autres et que chaeun d'eux voulait etre le chef de quelque
nouveaute? Quant ä nous, puisque c'est le Christ que nous avons pour chef
et pour maitre ' et non pas un homme, comrae il le dit lui-meme dans les
Evangiles (EüayyeXia), preparons-nous donc au rovaume des cieux selon la
parole du martyr Ignace, « pour que nous ne manquions pas completement 5
Dieu ». C'est ä lui que sied la louange dans les siecles des siecles. Äinsi
soit-il !
FiN DE LIIOUKLIK I.XXXIY.
l. er. Matth., xxm, 10:
U*~o ^iiioU l^bo
:• |Voi QJ ^^
k_.jl,_~ JJ/ • . f^_.l_a_.k_^ a\ -.,—^iokJLiO; ^-«2^./* JLw-^s . «, n '.stoo
s ^a ..|_ioi J;J-*J^ oil^^ JU-s^ä> jk^J ^ ^/ 'M V*^ l°> Vt^T00
♦ JJOJJ?
Vfol. 177
v" a.
L fol. 185
Vb.
HOMELIE LXXXV
Sur l'Epiphanie.
Ceux qui celebrent les fetes dune facon spirituelle, en considerant
toujours avec les yeux nouveaux de leur esprit la puissance de ce qui s'ac-
5 complit, celebrent les fetes d'une facon non pas ancienne, mais nouvelle.
* En effet, voici que moi-meme, apres avoir aussi celebre cette fete biea des * vfoi.n:
fois, en m'y presentant en ce moment comme un etranger, je suis frappe
d'^tonnement dans mon esprit, je suis transporte au bord du Jourdain et je
crois voir que Jesus lui-meme se tient debout au milieu du ileuve.
io Et pour le sens de ce nom (de Jesus) j'ai l'enseignement propre de la
realite qui est plus complet ' que tout; en effet, si Jesus est le salut et le * l fol. lSs
rcmede de Dieu, il n'a lui-meme retire des eaux absolument aucun avantage
vb.
2G SEVERE D'ANTIOCHE. [294]
jj» oöi t v t n- p sa.aj...J <°\copl ^opo jLs/o -.J-OÖ ^io ;K_. oot ^e>t^o
^0V-^> j-JL-it-*3 .J~*äoJ-s -oioK-./ joiSsj ooj V-*^ U**'l -«^ )°°« -010K-./
•)-•>■ ^jl^^X; wöt jLo lj-a^ ^\)l J¥-^-=> vooi-i ^> •.JLiö.X ^ yQ.«/
looi ÖU.N-/ joi-Sxo j-^ JLpo» .^Aoi )-^äX b^so'l .-JL-po P*/ ^-^°« '
♦^.\oi J^oäJS. K*ä'/? -o« ''poJj? |k-^--? J'V*-^ )?°i
J.m3a-^ oO>, Joch K-./; .-^am_j ^of,J Jk.-^!? chIo^; •.^-*; -01 Jv-s.*
JKjl.,^0 :o— ^/ Icl^ ssju^Ss k~J V-<^ f=> Joot ,-.Ki>; oöi Jjj>; J»^^
-.) vi - ^ ^&Xajo/ ^o K.~KA;o :)Ka*Oioo )N^n.*ia^ J;oi öi-A.../ ^-.;
♦viui. 177 Iv^eooo K~o )oi -.w-Vio/ »J *ooo« ^-V^cu^ Jioujs» vQ-joi oilaA o— ^Vr0 '"
v"b. x . • ^
,_*> ^_,>^>00 ,^Jl*.-3 J.*iöo .Ao/ jjJ-, -po Kj/; )jx.| ..Ol^ j;oi Jkjupo;
^*>1 a-ioi/o -JV- )Km.\nn >^oot oJi. 'aa.fl> .>*jl-^ V-io/o .J-Jüs
j\v\ ^iol öi^ao -.J^iöj v00Hn°>V) IcLb» säSl—io -.oCS> a>m io .J.*^_io
.IJ^so; ^ol ^>o ooi Joow jlo .^Aot j^iäA K*ä>'/ .J-m^o Viö/ ^-^ot /po/o
1. L
et, Iorsqu'il a ete baptise, il n'a recu en plus absolument rieu qu'il n'eüt(aupa-
ravant). Car comment (aurait-il regu quelque chose), celui qui est Dieu par
essence (oüci'a), et cependant s'est fait homme saus changement et sans con-
naitre le peche? Mais c'est pour aous qu'il a donne aux eaux le plein pouvoir
de guerir et de sauver, Iorsqu'il a crie par les faits meines la parole du ■>
propluHe Elisee : Voici ce qu'a dit le Seigneur: J'ai assaini ces eaux '. C'etait,
.il effet, vraimeatle propre du Seigneur et Dieu de dire : J'ai assaini res eaux.
II est bon quo nous remontions en courant jusqu'ä l'liistoire qui sym-
bolisait clairement le mystere qui devait (avoir licu). En efTet, apres qu'Elisee
l'ut dcscendu a Jericho — c'est une ville situee dans une vallee, basse et io
v toi. 177 placee au-dessous de Jerusalem — les habitants de ce (lieu) s'approcherent * de
lui, en disant : Voici, le sejo'ur dans cette ville est bon, comme tu k rois toi-meme,
mon seigneur; mais les eaux sont mauvaises et rendeni stirile. El Elisde dit :
Prenez-moi donc unplat (wix^oj) neuf et mettez-ydu sei. lls le prirent ; et {Elisie)
sortit vers la source des eaux, y jeta le sei et dit : Ainsi dit le Seigneur : J'ai lä
assaini ces eaux, ei dordnavant il n'y aura plus ni mourant, ni femme sterile a
cause d'elles ~.
% b.
I. IV Roie, II, 21. — 2. IV RoiS, ii. 19-21.
L'foL 186
r" a.
178
[295] HOMELIE LXXXV. 27
JN_L.po ^.iC» OOt y^\\ -.y0\\ Ux>y.£> OCH j-JLj/ ^ Jo« -«OK-/ J-IOt y-\\
och ) v f'^ ^"" loo« J~~a.'-ofcoo ,_.; Jlo-io ^ .'vj^a* ^»° vj^^*
J^L-, -oi )lofÄ*/ oiJ^au^ ^o "^A >a^Kjüo J^rnJjo .'Jfc^-^-* &öttft
J»^o> ^io; och :jl^— ~öj Jk.m„«^.o_o och )—■■■« » v> Jl /; ^-j «too( ■) a . ffi
).c Av, * jJo omti Jl^l— * ooi Jv^ JJ^ao^Oo jl ^.ch JfcC^oK-s ^>oo K-^>
; - V ch-3 :J~-^.ioA o^ 06. )ooi M? och :JK^K>. -öt J*^£~ ^'™;
10 :-fciö/ ^oo^Q.9; )'•*-/ JfcooJu«; JI^»Jl^o jJ^ocL^o ^cnbo -001 ^ouK-|
Jla-io ^o —™i -.yoou^j odK.~*> t^j» J-oeL=> yOOt-S K^CS^J./ »s/j <-CH
lo^a_io? J^iö »3/ ßl ..joAa JJLo-Ud/; oJ^ -.J— * ^.j vOJO« -.^0.00
Jö|_^~} )..~-» Xao och JJojl-^oj» ^o-t-o ^o? vf-JÖ« t-*^ &l -o0« J-^
^J*jcu; )ju^o J_ocL» p .Jicuioj J-JLs 0001 yOOuN-Zo :oooi ^jul» fcoo
1 *J— oi; -oj 4u-»j ^*>; jlo^.^a .-^.och jo£$M J-JLs ..^^oK^io
Tel etait le premier homme, Adam, qui comme d'une ville tres haute et
(tres) elevee — je veux dire du Paradis — laquelle possede la paix de Dieu et
n'est pas troublee par les passions — car c'est Jerusalem — est descendu sur
cette terre basse et tres eloignee de Dieu, qui d'une part est bonne — car tout
5 ce qui est venu de (Dieu) est beau et tres beau ' — et qui d'autre part etait
frappee et affligee par la mort que le peche a fait naitre et que le deborde-
ment d'une vie humide a fait nager et ee repandre par-dessus tout. Mais,
lorsqu'est venu le Christ, le plat (kux>.oc) neuf, lui qui du Saint-Esprit et
de la Vierge immaculee a pris un corps * nouveau que le peche ancien ne *L™-186
io pouvait * pas toucher, lui qui possedait en lui le sei — car en lui il y avait tous * vfoi.ns
les tresors Caches de la sagesse -, ainsi que dit Paul — lequel a ete egalement
melange avec les eaux lorsque (le Christ) y est descendu, la mort d'une part a
cesse et s'est arretee, et les eaux d'autre part sont devenues elles-memes non
seulement des eaux qui guerisseut, mais encore des eaux qui donnent nais-
15 sance ädes enfants. En eilet, ceux qui autrefois etaient noyes par le flot sale
des peches et etaient les enfants de la mort, lorsqu'ils sont rendus parfaits
par les eaux vivifiantes du Jourdain, deviennent aussi les enfants de Dieu
par la seconde naissance de l'Esprit.
1. Cf. Gen., 1.31. —2. Col.,11,3. . •
Vfol. 178
rb.
10
28 SEVERE D'ANTIOCHE. [296]
^ol ^o» ^.\oi LvoCSs (.inäxo )K_»jl~oV ^\oi ^—.ot^o^o :JoC$Si )K«< joo/
) » tirtövu ^-iö J-^_ä,io . Jou^n wi« »« ■" »°> i )J>Ao -.ool ,_.al*^o ,_.!S^Jj
^^ .•...\.V>U ) ..\ >a^ )K^r>,; ^3 .-K-.|j^_^ ^y>ö/o ^..^ n,^6 J;c*S.
^■«t n '°> )Kjo -v\o ).-jN^.io flaio^s öu> J.^s/ ^>o»-ß» ^..«.\oj ^.j )..^o. ■.U.X
^öfloo — ooi . yii 'i K_.LT^o .--ocx . .\v^jl^o L^asä^-si ^-«.\oi &1
.),.,. \^o; )jpj .Jloou^ öuk-../ V-"-^ ^^ 7-/? J'i-*^ — °°l y m^^o
Ludoio \i\--l )k^.^_~ 1 JJoiio jlomvd. öCio 50 .jjcxaj 0010 )Lia~o 'Jl^'OU
^■» V.xvt; J-»W -.)-^'/? 6i.-w^J>o yaiA// \oKj/ '0001 ^fcXaflUA :E»^SCj
jöu^\; i-'r-^o'l \->l ."voot-a \ ya\i yoot^ Joot K-/ joCVJJ* vOJÖt *s/ ooot
JlM'°U? -Öl )Q^ -Jfroo *>\ ^2/ JjLSOI yQ.2^0 )j>eui^gj )„. '1 ->o ,-yai.LI
Que le corps de l'liomme soit 1111 vase d'argile, Paul l'a atteste en ecrivant
aux Corintliiens : Nous avons ce tresor dans des vases d'argile ' ; et que le
sei symbolise la sagesse essentielle de Dieu ainsi que tous les (biens)
spirituels et (tous) les dons divins qui en descendent, les Livres inspires par
Dieu le montrent encore, puisque dune part ils l'unissent aux sacrifices :<
legaux et disent clairement : Tonte victime sera salee avec le sei3, et que
d'autre part ils ordonnent de mettre pareillement du sei et de l'encens aur
les pains de proposition :l ; ils moutraieut (]ue meme les choses qui sc faisaient
sous des symboles n'ctaient pas des choses commune* et videa de Dieu, ei
•vfoi. 178 * qu'elles representaient d'une facon figurative et symbolisaient d'avance la
vrrite. En eilet, la divinile est teile que le sei, (ä savoir) brillante, blanche.
m
la lumiere meine, chassant toute la gangrene et (toute) la pourriture du
peebe, ei de cette maniere fortifiant et eclairant ceux en qui eile est vraiment.
Apres que les Apötres eurent part a ce sei, ils entendaient : Vous, vous Stes le
sei de la terre* ; de meine que ceux qui poss6daient Dieu qui habitait en ir>
eux entendaient egalement : Ifot, j'ai dit : Vous Stes des dieueo et les (ils du Tres-
lliiiit, vous tous*. De möme l'encens, outre qu'il est brillant et blanc, est aussi
1. II Cm-., iv. 7. — 2. I.rv.. ii, IS; c-f. Marc, ix. 48. — :t. er. L6v., xxiv, 7. — 4. MalHi., v. 13. —
5. Ps. I.XXXI, 6 . i'l. .Iran, x. 3k.
Kl
[297J IIOMEL1E LXXXV. 20
|_X_~ ooilo K~S.j I^ax ^ v>i oöt J^cl^.^^ •.j^toJL^o looi l^v-o ..loof *Lfol. 186
^ ' • i° b.
)oi^ö ).^oüS\ \^.»'i v*io .-oüS. ^_*.2>lofcv.jLio» yQJot.ii j'otoj ,-a.;^o .-J-ia^^S.
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Li^aj» y~~ jooi ^<»'ao jj ytO^^-io vjaaj^tf jK^J^o^ofcoo JJ jlcu^aülSoo
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JlJ_^,flD )fcs_J^/ ^i» v3/o JkjOjJS. >*5s>w ^/ Jl/ •.JO-J^S f^u^iO "^N ♦ V ful. 178
^^ v° a.
.|k..O_.fco. s^Ot J£vJLiOjJ^..=> JJLOJOXD jooi - J,~.fco.i ^ö(, ) k.^i_,a~io JÄOU Ljis
..^O oixo .^_LV_. ^-.Ql l Ci,°t V) jKi 00 -.J ..TIV); y-.\ ^oC^—1 lbä.\» » .^Ot*
^io» )lo-a_^ ,_..=> .-)»ai.j U*V^ cl-oÄs-ä./ Q-^'jl/ p» yOjö« voot^a ,)J/
yloa/ jooi *.aiok^+l J_«.flDo/; oCS.** ^d ^io öCS*..; • ,)L<.,»,*'V>; ^*t ooi .ox>a^as
^/ :jL=.'cu*o Jooi K^li "^a^x 1/ J-L^ ^°? °°* ^°?^ *"*"^ ^° :JjUL3r— °
la marque de la bonne odeur (eüw^ta) divinc et intellectuelle ; en verite, lorsqu'il
etait mis avecle sei sur les pains de proposition, il indiquait d'avance lepain
tjui descend du ciel * et donne la vie au monde ' et produit la lumiere dans ceux qui
y participent et par l'odeur divine les delivre de l'odeur püante des passions.
5 En effet, parmi les choses qui par la contemplation (Öewpi'a) paraissent
iHre en rapport avec la divinite ou parmi les choses qui ont ete disposees
pour nous par le moyen de l'incarnation inelTable, un seul objet, füt-il
envisage d'une facon symbolique, ne suflisait pas ä montrer toute chose.
De lä (il suit) quo dans l'ancien service il a ete besohl non seulement du
io * sei, mais encore de l'encens et aussi de beaucoup d'autrcs choses svmbo- * v |o1- 178
v° a.
liques qui pouvaient montrer ce qui devait (avoir lieu), choses dont nous
avons connu les significations propres, autant qu'il est possible, apres leur
realisation, et non (seulement) nous tous, mais tous ceux qui, apres avoir ete ,
purines, en ont obtenu une petite revelation, par la gräce d'en haut.
15 Nos corps sont donc des objets et des vases d'argile\ comme dit Paul;
mais celui du Christ d'une part etait de la meme essence (ou<jta) que le nötre,
et par consequent d'argile; — car c'est d'Adam qui a ete faconne avec de la
I- lol. 186
i- b.
1. Jean, vi. 33. — 2. Cf. II Cor., iv, 7.
J-3lL->0
♦V.fol. 178
v
, 10
30 SEVERE D'ANTIOCHE. [298]
^ioo Jooi **otoK_/ J-Jl-^-o J_~oi ^_o> K*3 ^io :Joot w.otoK_/ J^o£s
J *.yj> JL_-_ *_.; JK-xl-J-xq-o ..JK_^__ *-io V^ooo JK-xoK_2> Jot-^ l-^.l_
)K^A^a ) » °i i^ tJ K_.J-**_jlo V-^s^ °^ 0001 ^r*-"*^ ^°01 -°»°^-/
oöt .L-—; w.o» Jjl»_v-*> .JoC^j oöi JK-Kic .J-i__ vQJÖi Uj& -Jooi
Jouj jJ .otA ^1/ J-i/; v^öl J-5^» ^o J^ju? °öl? -J-* ^s^°U )o« »-*>/
■ fv •* ''; J-JCaO; Jjl*_O0 ou_< yooou .-C%_\ ^l/; ^-Aot Jj»_o JJ/ . ^)ol_o2_\
♦ Vl-x-C-v; J^-__\
>>• l7S -.oioK../ V*^ )'°-^J .JK-Vau o_*o po/ JK m .\o_o K_J»_^ ^.-; ^^_D
^öt JlooiSx; J-_<L--n °> *> .-ia^j ^^° 1^"! poJ-*^ K-./ JW<> -J»-^
oi.-^Di K___> oöt; .J_.al-._c J_oi'a._o^ oda_>V^ •.^■»; J;°i • -A taot )
OU^3 K_.JjL3L.KjQQ.iO jJ .-Jj-CO LA Otlc__>*il \--~^l OtK_00 y_./; OOIJO .-JjOt
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*Jlo__o; J;ot ^_./^_so )l»a_\j JK^a.___o__»
♦Lfol. 186 Jj__o -.w» yO_-C_\J_io ,^<iaA JL'K_*-J -.JU-io; -.öl Jtv m .\o_o >^.*JO| _.ot
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boue qu'il descondait pur göneration, quoiqu'il füt divin, parce qu'il etait en
verite du Samt-Esprit et de la Vierge Mere de Dieu et en dehors du peche —
et d'autre part il etait un plat (jmJkXo;) aeuf (rempli) des eaux; car, puisqu'il,
etait anime par une ame intellectuelle, les eaux vives lui etaient nnies hypos-
tatiquement (ä savoir) le Verbe de Dieu, la source de vie, celui qui disait 5
dans les Evangiles (EuayyeXia) : Celui qui boira des eaux que moije lui donnerai,
n'aura plus jamais soif; mais les eaux que je lui donnerai deviendroni en lui mir
saurer d'eaux qui jaillisseni pour la vie eternelle*.
»V fal.178 C'est tres * bien qu'(Elisec) a dit : Un plat, et non pas : 8 Une urne ». En
v°b" effet, le corps (du Christ) estpetit — et menie onne peut pas dire combien il 10
est tres petit — en comparaison de la divinite qui lui etait unie. Ce (mot)
montre la gfandeur de l'äneantissement, puisque en verite celui qui est si
grand et dont la grahdeur n'a pas de limite-, selon la parole du pro-
phete, etait toul entier d'one maniere illimitee dans (ce) corps qui etait
trea petil et qu'il 6tait limite par (cette) petite taille et par nur teile forme. 15
Le plat i/.j/.'/'.:i des eaux descendit donc au Jourdain, ou plutöt (pcX^ov fti)
• Lfoi.186 ' les eaux vivrs d'iii'i decoulr tont ce qui esl beau >'t bon, en vi'iite ce (]"''
V* .1.
I. Jean, iv, IM4. — 2. I'-. csliv, :t.
♦ Vfol. 179
t" a.
[299] HOMELIE LXXXV. 31
o£s._: Jt~*-3-* ysy^o y/o .Of^..; ,J.^ yo+X) yj; -.t-iö/ 'J-^JJ oöt i-t-Sj vS/;
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I. L Oll) .3-
dit aussi le prophetc Zacharie : S'il y a quelque chose de bon, c'est ä lui; et,
s'il }j a quelque eho.se de beau, c'est ä lui*. * C'est pourquoi (le Seigneur) disait :
J'ai assaini ees eaux, et dorenavant la mort n'escistera plus qu (personne) he
mourra2. En effet, lorsque les eaux vivcs ont ete melangees avec le Jourdain,
s rlles ont brise la tete du dragon3, comme dit David, ou, comme (dit) Isai'e, du
serpent tortueux qui s'enfuit ', lequel par im conseil perfide a occasionne" la mort
ä Adam, et clles ont rompu toute la puissance des demons qui sontplaces sous
lui; car quelle autre chose pouvait arriver, si cc n'cst de s'enfuir, ä celui qui
* avait recu sur la tete une blessure mortelle? En effet, parce quc les eaux du »vfol. 179
1CI Jourdain eteignent toute fieche diabolique et (tout) incendic, David chantait
en disant : C'est toi qui as brise les tetes des dragons sur les eaux" ; puis, repre-
nant de nouveau la parole, il dit : « Pourquoi dire : (Tu as brise la tete) des
dragons? (Tu as brise la tete) du dragon principal qui est le Calomniateur ;
tu as ecrase le cräne qui est la tete du mal. » C'est ä cause de cela qu'il
15 n'y a plus de mort dans les eaux, parce quc en verite la sourcc des eaux est
desccndue vers elles. Car de meme que les racines et les pousses qui (sortent)
de terre, une fois qu'elles sc repandent et qu'ellcs macerent dans les eaux,
transforment celles-ci en leur propre couleur, (de teile Sorte qu'ellcs soient)
1. Cl'. Zach., ix, 17. — 2. IV Rois. n, 21. — 3. CT. Ps. i.xxiii. 14. — 'i. Isale, xxvn. 1. - 5. Ps.
lxxxii, 14..
* Lfol. L8fi
v° b.
32 SEVERE D'ANTIOCHE. [300]
jlo_iL-^oo )lo_a— ;jo .-J-i-.; ).i/\vw jiotojo .-J^/o JotSs; jL*~o )feoaa^
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och Jjlä-7 .)la^~ »k-=> ^ Ui3; )laJ-;K.i ) — ^>v> ^<u- ^00,30 v«H^°
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)lj/ :-^i6/ v n . L-CQ; ^~^U -^.W ^7 ^JLioj W .n.im W? -«
l. V l*^-»v V in margine : U-U*»?-
ou rouges ou ecarlates, de merae, parce que Jesus est la sagesse et la force
de Dieu et Pere, la lumiere et la source de la vie, la justice, la saintete et le
salut, le Fils de celui qui vivifie l'uuivers, une fois qu'il a ete baptise dans
les Hots du Jourdain, il a mis eu elles et leur a donne saus restriction de
toutes ces choses qu'il possede par essence et il eu a fait des eaux qui ■>
eclairent, «jui enfantent, qui vivifieut, qui dounent la sagesse, la force, la
saintete, le salut et la justice.
»vrol. 179 Que les fds de Nestorius qui diviseut * l'unique notre Seigneur et notre
Dien Jesus-Christ par la dualite des natures apres l'union, uous expliqucut
donc comment celui qui a mis daus le Jourdain la richesse de tous ces 10
biens a ete complete par suitc du baptßme, Selon leur expression? C'est
necessairemenl parce que le fait d'attribuer le bapteme a 1'homnie eu parli-
• l roi. i8ß culier et uon pas a Dieu le Verbe qui s'esl incarne 9'applique ' et convienl
de toute necessite ä (cctte) division impie.
Sil (vous) platt, passons aussi ä Jean et uous allons trouver qu'il reprend is
clairemeat la meme impiete*. En eilet, lorsqu'il voyait egalement avec des
yeux spirituels que Jesus est plein, qu'il ue manque de rien, qu'il est com-
plet en tOUt <mi taut que Dieu qu'il est par nature cl qu'il n'a besoin de
rien, (Jean) a crie rette (parole) : C'est moi qui ai besoin d'6tre baptise pur
V fol. ll'J
v° a.
[0
[301] IIOMELIE LXXXV. 33
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^--.,—ia-^l ^-*^-*/ "^^O J.JLDCH ».3 -.vXOQ^a3 joüflo '.)-3't^O )Ö|.£v_~ ^.iOi OOI
1. V \*^*>- — 2. V ^ Iß-
toi. « Moi, dit-il, je suis ä mettre au nombre de ceux qui ont besoin, mais
non pas toi, bien.que tu te sois i'ait homme eomme nous. » Si (le Christ) avait
eu besoin lui aussi de cctte perfection qui vient du bapteme, eomme le veut la
parole de (ces) impies, le Baptiste aurait menti, en disant : C'est moi qui ai
r, besoin d'4tre baptise par toi, et c'est toi qui virus d moi'. Gar Jesus aussi serait
egalement dans le besoin, si en verite du fait du bapteme il devait avoir
part ä un pcrfectionnement.
Mais celui qui ne ment pas porte sur les paroles du Baptiste une deei-
sion concordante * ainsi que sur des (paroles) vraies. En efTet, il n'a pas dit : • vröl. 179
10 « Moi aussi j'ai besoin de ton bapteme » ; mais : Laisse (faire) maintenant; v H'
car il est convenable que nous r.emplissions ainsi tonte justice'2. « Je suis venu,
dit-il, pour remplir, et non pas pour etre rempli; car je nai besoin d'absolu-
ment rien, puisque je suis plein, ainsi que tu l'as atteste toi aussi. » 11 me
semble qu'il appelle encore « toute justice » la perfection de notre bapteme
15 qu'il devait etablir dans les eaux par le fait de sa propre descente. En efTet,
' que le bapteme soit la justice parfaite qui purifie pour ainsi dire de toute
trace de la tacbe (causee) par les peches, Paul Tatteste, lorsqu'il s'exprime
1. Matth., 111, 14.— 2. Matth., in, 15.
PATR. OR. — T. XXIII. — F. 1.
v°b
' Lfol. ist
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10
34 ' SEVERE D'ANTIOCHE. [302]
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*Vfol.i79:>wJI ) m .;V£jl^> *-./? * V*^ o« -^ 1^ J-3lä> * jJ» )Ia*j/ Kia~.»
j_X~j JJ^.-/; J— >o/ V^oa\ ^3ot*oo; JJ^ao&t*; J.ulj\o Jbov&. ^a*x>,/o
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..K-j-^s.^ Jol-^o p .v—1^3 J-ocu^. ..Ja« J.ä-.;V3 .aiiv— -.^o>/ ~<^~ <*^
.)K*_«o Jl^ JLoof ^. !,.:-» .vroQ^aa )coi v*>/ J— »o/ )?« ^^*> .^^»
1. V oni IW ■**-"«>■
au sujet des baptises en ces termes • i'Junl justifies gratuiterrient par sa gräce
par le moyen du salut qui est dans le Christ Jesus*.
Puisque donc votre culte de l'homme (ävflpw^o'XaTpia) qui est plus impie
que tout, 6 tels, a ete repudic par le Jourdaiu lorsqu'il a recu les eaux vives,
qu'il a ete jete dehors par Jean lorsqu'il a crie cette (parole) : C'est m»i qui 5
ai besoin d'Ure baptise" par toi-, et qu'il a ete repousse ögalement par Jesus
lorsqu'il a l'ait la rdponse : (Luisse faire maintenant), et qu'il a montre que
lui-meme remplit et non pas qu'il est rempli, des lors mettoiis-nous en roule
aussi vers le temoignagc du Pere.
Mais d'abord L'ouverture des cieux m'attire ä eile et une grande admira- '"
'Vfoi. i/9tion pour une charite ((p&avOpwrcia) ' infinie ine remplit. En eilet, celui ' qui
i V,]' in: avaitfermöle Paradis ä Adam etavail place le cherubin ei l'epee flamboyante
1 :| (toujours) agilee pour garder le chemin de l'arbre de vie, cehii-lä, une foia
qu'il eu1 oettoye et lavö Adam el l'eul montre nouveau en lui-meme. ou
plutöl ( ii.vX/.>jv Äe) qu'il sc Tut lui-meme montre Adam, ouvre en ce moment le i.-,
cicl au Heu du Paradis, en montranl clairemenl que le baptßme est pour noua
l'ouverture des cieux et la mise en route toute pröte vers les (rägions) d'cn
haut, (l'est de cette routeque Paul disail : // nousa inaugure une route nouvelle
I. Rom., in, 24. — 2. Matlh., m. 14.
V fol. 180
i° a.
[303] HOMELIE LXXXV. 35
jj -.j-^o-*? J-^Vl O)-— 'J-s/o joi^i JAo^a; )t-so jt-t-* ) nN V>\; t— -*^ JJ °^
•JjoCi^wio .f/— ^B^> )ocx och.1. oCiwi J,_ä_x\ 3/ w^ön ^>^oi -.Ni.ajLj vmK3
vjoot V^Ö/ l?Öt-CD; J-fc^O^X) OCX v£DO_lJ-a.£o» .'^AM^S; j^^OJl Jj/ )j.L~ )oi
^a \s>a^2> ^_ie« wl../ 'jLo L^ä s^oi p .|~.}-2 Jju^oJLm Jfco^o .•jLa-.KJ^l;
^.; la\ .)-=>/; ot^..; och ) W> l f>\ ^S. ioot )_a^ioo -.loci J„.fc^J.too J-s/;
Jj'^ico ,)La*-2uM oät ^Jü«_o j^-s y-^A ^W -.ioot jv.iö/o loa L~k>-iokoo Jv-s
<' 6(la.i.sw^>.sK.io jL\ ^/o .JlooiSs» J^ucoo/ io_.a.A.\o ')t~~s/ )lo^v*^ '^oc"
)£C^io )ocm .^oioK-./; oöi :)j-»,Kio; oöi V-^^ ^°^ •)t-'flQ7^ la\i _öi jla .»....;
vaJl^^o; oöi ^o V-=^ Uy-*l Q^° :o°t i-3 °9i° -oioN.j/ f.»« »m'iY; joj^S;
•vAt! )\.SS% <-Ö|0 ,£o/; «-.CM •.K^|x^ol..V> rX>l : Ji-S LVcaiO .mn .ir> \ <¥> i\« ~./
i. l «s;-
ei rivatite'. En effet, si les portes des cieux n'avaient pas vu lc roi veritable2
et le Fils de Dieu et Pere par nature, elles ne se seraient pas ouvertes; car
c'est pour les rois que s'ouvrent les dcmeures royales. Et donc, maintenant
que Jesus a ouvert les cieux, il 'donnait egalement ä ses propres serviteurs
s de voir des choses semblables. C'est pourquoi Etienne, le premier des
martyrs, disait : Vota, je vois les cieux ouverts*.
II me semble que l'ouverturc des cieux est (ä la fois) quelque cbose de
sensible, comme si les cieux s'etaicnt coupes', ainsi qu'a dit Marc, et une
revelation parfaite de la Trinite et une connaissance qui convient ä des
10 (etres) Celestes, puisque d'un cöte la * voix venait ainsi que de la part (icpö- "vroi.iso
tutcov) du Pere et nous montrait la propre hypostase du Pere, et puisque '° a'
d'un autre cöte eile etait adressee au Fils et disait : Tu es mon Fils bien-
(liine', et proclamait en meme temps la verite et l'egalite d'essence (oüsc'a)
de la divinite et aussi l'indivisibilite de l'union avec la chair. En effet, c'est
16 (en s'adressant) ä celui qui est vu, ä celui qui etait le Verbe de Dieu incarne
lequel est un et le meme et non pas un autre en dehors de celui qui est
cache, ainsi qu'il semble ä Nestorius, qu'il a dit d'une maniere significative
ce (mot) : Tu, et ce (mot) : Mon Fils, (ce mot) : Tu es, et non pas (ce mot) :
1. Jlebr.. x. 20. — 2. Gl'. Ps. xxm. '.. 9. —3. Act., vir, 55. — 'i. Cf. Marc, i. 10, —5. Gl'. Matth., in. 17.
10
30 SEVERE DANTIOCHE. L3041
..K.« »ooij ^_*j -ö| .-oi j-JLtS? .^.-.k.-./; V-*^ -öi .^_ooij oJ^o ,^-.K~./j
-.J-s/; Jlojow» ^bo >3/ V*pO; k»*-» U3--/ .)Ao.a*^jo -Ol J^lü loioo^Äj
*Jx*J»; yo-ioi J.ioacL. K*3 o/ ' ).^.ietib.-.Saxo ^N."^! J»V* ^T*5 ^^
.ytCS^io -oio^ ^.j ^a.* -.)jo_; )l>-^> ^iö *~~J 'J-»--t-ß ^? 1—°'
♦Lfol.i87..«owJSA -ola; '^x-o-. ^-*> l'poj.l/; ^-; «öl .J-oöx )»^ö^s ^^.äoN^yj
r° b.
M-foi. wy.A^ J'p/ -l-poJ cua.oJ-.oi oot jooi -oioK-/ oC^-m • . k-Jj^^ Ja.;aao
r" b. ^
>*fc^-ao .-jv-ä-ao J-a)-a I-Ju.^ jl-. oi .£>/ J.iaoi -.J-aJ-a j,-ao tt-" La/»
•:-U-flDo/i jla-oi^a-ot
j^aö^N Jbo JIqjl-^50 J^-So Jioioj *a :)...»>o pcu* ^; "^ü^doi 'S^^oo
)lr> .. ,. «Nn-> ^s ..^^iOjäoo ots »oJLia*ögj ^.»-fco.; v°-J®<? -.^'CLio p .)-.oi
1. V in margine : Iojisijiocti.
« Tu es devenu ». Gar co (mot) : r« es, appartient ä la nature, tandis
que ce (mot) : « Tu es devenu »,, (appartient) ä Tadoption et ä la gräce,
de teile sorte en verite que d'apres le temoignage du Pere egalement les
ffoq>tG|/.aTac ou raisonnements de (ces) impies sont donc tombes en dehors
de la verite. r>
Le Saint-Esprit d'une part descendit sous Taspect d'une colombe et
d'autre part il reposa sur Uli' pour nous, afin que, venant ainsi que
sur les premices de (notre) race (ye'vo;), il passe aussi sur eeux qui sont
de la meme raec (6[/.oyevvfe), lorsqu'ils sont rendus parf'aits par le bapteme
i,f„i. is: * divin. Or ce qui a 6te dit par Jean : // resta sur lui'\ fait connaitre lo
' "'' clairement que l'Esprit lui apparteuait en propre et qu'il n'etait pas * ä un
r"b. autre. Gar de möme que le Pere est daus le Fils et le Pils dans le Pere,
de möme le Saint-Esprit est aussi daus le Pere et dans le Fils a cause
ili' ridcntili'' dVsseiirc (oO-rial.
I'arceque c'cst pour nous que le Christ a ötö baptise, lorsqu'il a rempli i.\
untre bapteme de lumiere, de vie et de saintete, et qu'il s'est fait la route
de la venue de l'Esprit vers nous, c'est donc pour nous eucore qu'il a ete
conduit au deserl par l'Esprit; ei il fait connaitre que ceux qui doivenl
i. Cf. Marc, i, io. — 2. Jean, i, 82
v" a.
[305] HOMELIE LXXXV. 37
J £■ •- N. > / ^.-.üj/ laio^^o : y, « «,., I V)Eoo J~uO** jl^aJU^ ^^coo jlj~öj — ch
Jjci . m M Ji-^-w^-S us^lflDO j-iöi \q_.i)^j» Iq^. •. ^-.. »vMSoo )lo '»■»^ ),.. * Vi •>
y, «q|\ ..» ^öi Ja.o£ol laaeu^lo ,-a_=> . oC^— ^,ib^.xl ^o»-o» ^>6t^ J-^?^? ^--»?
. .. 1 % V> .•>« IY(*ll/ ,.3 OCX **t*»? 1""-Ns. ^Öt-3? '"V^?/? vfiOCL^OS ^j.-^-^
1(1 v3/i J-JJ-O/ .^-O^ ^°t-9 V^m'l^->? ^**-»k-^? vCUÖCS. OU.2i.Ji chS.*; J.X^j3U * V toi. 180
*Jj^O^ ^^.^OQ^ J-IOlS. ^ CH..30U JM — -— "» J-JL-»J -^^.J» J_i^X y.5
1 V in mdrgine : Xjioiievoc. — 2. V in margine : ^£^eb*e. A).eti}/on£voi. — 3. V in margine : ItaStov.
croire en lui et etre baptises, une fois qu'ils sont oints par cette onction
forte et tres vaillante de l'Esprit et qu'ils sont oints comme des athletes
par Fhuile de la gräce, doivent etre conduits au Stade eleve et tres eprouve
des tentations; d'une part ils (doivent) lutter avec l'ennemi cruel qui
5 devait Ieur porter envie ä cause de l'adoption et ä cause de la parente avec
Dieu; Le mechant, en effet, le verra et se mettra en colere, il grincera des dents
et il se consumera ' , dit David; et d'autre part il devait etre vaincu, parce que
sa puissance a ete brisee d'avance par le combat preliminaire que pour nous
le Christ a soutenu d'avance avec lui. Car que c'etait pour nous secourir qu'il
10 a endure la tentation, Paul l'a t'ait connaitre clairement, lorsqu'il dit : En
effet, parce qu'il a souffert lui-meme dans sa tentation, il peut secourir ceux i/ui
sont lentis2. « C'est comme un secours puissant, dit— il, qu'il a predispose, ä
l'exemple d'un excellent medecin, sa propre tentation en faveur de ceux qui
doivent * etre tentes; de meme encore que, lorsqu'il a endure la croix, c'est * v ioi. iso
15 comme une arme puissante qu'il nous a donne celle-ci contre l'ennemi. »
Pourquoi donc aurions-nous nous-memes honte de ces eaux qui purifient?
Ne tombons pas dans la fange des desirs (honteux). Tremblons ä l'ouverture
des cieux et ne nous l'interdisons pas ä nous-memes, ne pensant ä rien de ce
I. Ps. cxi. 10. — 2. Hebr.. n. IS.
38 SEVERE D'ANTIOCHE. [306]
• .^otS.a t^^» JJ/ ,^3^ l,,.tv >.m'd| K^) a .', <m» |a— jo .•LynNiaJJ
♦^-Oo/
qui appartient aux cieux, mais (pensant) ä tout ce qui appartient ä la terre.
Ne tournons pas le dos au Calomniateur et ne montroas pas que le Christ
a cte tente pour nous en vain. Mais en tout honorons celui qui volontaire-
ment a tout supportc pour uous. A lui soit la gloire pour les siecles! Aiosi
soit-il ! 5
Fin de l'homelie sur l'Epiphanie.
[. lol. 187
v" a.
5
V I..I. 180
lc
och UDO . mil/ • ,K~.jLaliL )L>oi3s. ooi ^toa,. lo^a/; ^o Jv»so,X — cv3
No).*o»i .-^ocLboi ch_s cx\ Jooi As-./ ) ,««.,» i vno )-^>^Sjl )»~^~nx °öj .\j-si
)i.o»y.^o ot-a woi )_.K.^ioi JK.o»jJ. ..-chcJ^_/o .ou>K.a/ K^IjKa^aIo j,~~o/
»/ JJ/ • •loot c*J^->/ *""-Ns, QJLr°? •J-«-3Q-fioa^-»-3; )i no.o J_*x*oj 1cocl>^1oo
J^uJ-ö,jJJ* .-)-Ofta; jloa\sfl->» ^6\ )loia*io JJ; JiqXv) och >jdq . m il/»
JK^io» ötloJ^po jjo chIci»iv>o/ JJ-=> ^ .-^_\ »o«j Jlo^^o JJ OCH JlVJ^oo;
|bö t-fc^j wen >.Jba ..'\ )io\ 'J.jp<Q-cDi V— nv J'V*^ .»oij-äoo <.n .y.x? 'Jk-Joajj
i, v e-ua*i.
* HOMELIE LXXXVI »Ltons?
v° a.
SLR SAINT AxTOINE QUI FUT LK PREMIER IMTIATEUR DE LA VIE SOLITAIRE ET
EREMITIQUE EM EgYPTE ET (en) DEVINT LE CHEF.
Le grand Athanase, l'liomme apostolique et qui avait le Christ qui parlait
5 en lui ', a ecrit !a vie du divin Antoine comme il faut d'une maniere ä la fois
instructive et historique; c'est une histoire qui presente en elle-meme
l'enseignement, la premiere regle et l'image (ewmov) de la philosophie (<p0.o<7o-
<pt'a). A qui, en efTet, appartenait-il, si ce n'est ä Athanase, le docteur de
l'immortalite * dans le royaume des cieux, de nous depeindre le modele *v foi.iso
v° b.
io (ivSpiivT«) immortel des vertus, (en sorte qu'il soit) veritablement et vraiment
net et brillant dans la forme exempte dartifice et d'ornement de la parole
evangelique et dans le recit pur et veridique des pensees , comme dans
1. Cf. II Cor., xin, 3.
' V fol
r° a.
10
40 SEVERE D'ANTIOCHE. [308]
vQ-jch; JKjLsulso .'jpAu ) N. . i «^ •■• a n^ Jl.\,y>v> o»oi-s yKJipo JJ »o Uv-*-*
ya^O . • h^,\ .U^OPO wr> -n » i Jj;lo_; . «Not K_)i»fc^S-D JJo k_»JjU£ y, xN^'l ;
.'OtK^^iJLo jA^;-a> joou; J.joo»\ >*oiQu.tl-\.N.i ^-iltoö; \^°i? )^>.ioo;o }JLo » l ./
^_a_oL/; oöi ^\ »; f 1 ««iS .'jjü/ K.lia— '»o JK^oCSis. Pilo 1 1 i^boo t-^3? °°<
La^. .-^.^'po ^iO ^.io r-.K_.to )j «*>- vQJCX J-Il_-,:_> )ocn r.*.±a..J)o |_-\iju-i
.•yYi ;•«> J^uöto va;öi J__!_v^öj.._» ^.\oi JJLlo Kv a\o .->eu__o / )«,.»v\ . j^ooi
]M v-o».._> a_-.3otl/i ^--^-•/ t---3 »V* ••yO-»t-o «-^o -<=oi . iViVottoo JJ K_.jjj_0i
iooi Jt-Oo/ .V^oJ^Cl^. v*oi j£v_.^S J._.a_7;o .^-*j/ aaV^o o_o_l_iJ./o K-.J^_0;
•Jit-M JK^io Iol_\ w-^öö ^3»^» vr^0? vaJ^' ^°^ \OOU»-Vj--»o tJ^wSLi Ia\
jjCL-ä-^OI J.O-V -S/o .jüjj £o.O)CL3 J-S^ y^\ ..yOlN Jj / i,.'ü.V> Jj / joi»
^-.j yi\t i _s/o .J_*l_Ä-C_\o CvOotS. Jlojoi_a\ .^l^\^s 'yoKJL'Ul .JjL^iOO
un miroir? Car il convient ä la verite des faits d'elre prechee au moyen
de paroles vraies, depourvues des ornements de la.grandiloquence et capables
de persuader, de fixer par Fimitation dans les Arnes des auditeurs naturelle-
meut et sans violence ce qui est profitable et de faire que l'intelligence
se propose (uniquement) la nature et limitation de ce qui est raconte et
comme si eile en possedait l'ensemble et le detail.
Quant ä moi, je ne nie suis avanee en public que pour ceci, (ä savoir) pour
glorifier lc Verbe de Dieü qui, par son incarnation divinc et cliaritable
lot/.zvöpwTro?), a eleve jusqu'ä la bauteur des cieux notre nature attacliee ä la
terre et enfouie sous les passions lionteuses et plus meprisables que tout et qui
a confirme les paroles qui se trouvent dans les Evangiles (E'JxyyAia) sacres —
* v fol. is i (paroles) auxquclles autrefois on a'ajoutait pas bien foi — par ceux * qui
gräce ä elles ont vecu purement et pralique la vie ascetique et qui les ont
enseignees. Comment cst-il aecessaire de (les) cjter? II ctait dii aux Apötres
et par eux a ceux qui courent ensuite apres la parole de la verite : Voici, i ••
qitanl ä moi, je vorn envoie comme des brebis au milieu des loups' ; ctaussi : Vous
serez conduits ä cause de moi devant les gouvemeurs (^yepwöv) et {devant) les rois,
I. Matlh., \. 16.
in
[309 1 HOMELJE LXXXVI. 41
vok*iOJO .vOOV-öl^/ "^ LJLs vOiOaXUO * .«^ j.a/o .Jlo^O^ -OtO~JJ L~/ * I.J..I. 187
.•^oöwj L.00 JJ? )o« ^-£Q^3 JJ )i»mi )OyS> ,^-Aot jbö i~^ QJ-"5
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K^^lo iK-JjLJt^^o JJ 06. )o\jb p :ot^ "^ ^/ )™ V :J-*äJ JJ? ^?
w^^»;o J-«^-- J-ioi jioi.aj Ia\ :ju/ ^-*; I-L2».Kj )J -Jörn0» IS^^lo jlo-^o
1. 1, ^ ■
pour servir de temoignage ä eux et aux nations' ; et encore : Le frere livrera
son fn-re n la mort et le pere son enfant, * et les enfants se leveront cö.ntre *Lfol. 187
leurs parents et les mettront.ä mort'1; et : Ne eraignez point ceux qui tuent le
corps, mais ne peuvent.pas tuer l'ärne*.
i En effet, qui ne decretait pas avant l'evenement que ces paroles ne
pouvaient pas s'accomplir, ou au contraire qu'elles etaient incroyables, et
disait en verite dans son hesitation et dans son incredulite : « Tomberions-
nous donc comme des brebis au milieu des loups? Et que nous arriverait-il si
ce n'est d'etre manges et de perir? Car la brebis est une nourriture toute
10 prete pour le loup et un aliment qui s'ollre spontanement ä (ses) dents
cruelles. Les parents, dis-moi, oublieraient-ils l'amour qu'ils ont pour (leurs)
enfants et s'armeraient-ils contre * les etres qui leur sont chers? Et les*v'0J-1M
enfants, n'eussent-ils meme pitie de rien autre, n'auraient-ils pas pitie des
cheveux blancs de ceux qui leur ont donne naissance? Personne n'aurait-il
15 peur de la mort qui est la chose de beaucoup la plus terrible? Quelqu'un
mepriserait-il son corps ainsi qu'un sac inanime, en le soumettant d'une
maniere insensible aux blessures et auxcoupures? Quelqu'un ne se tournerait-
il pas vers cette lumiere douce et tres agreable aux yeux? » ,
1. Matlh.. x, 18. — 2. Matth., X,21. — 3. Matth., x, 28.
42 SEVERE D'ANTIOCHE. [310]
JK-jJLieuötfcooo -.^*j/ )o-^.l fSyl jl^o-o^; -06» -.^oi^a ^^oi^ JJ/
Jj-s^JO ooi ') i,iv> .-)& .nv>;oiK^o Jl ^t-o ^*>> ^*^«^ ^-W *^>
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.•Joe* JKJ.too Jk-ofc^» l^^rs^» i<^9t-s )1o»om» lo^ «^-? K*U~a~
)J^,..i.,.r>»po JJo jt^oös Jfcocu-.V^ .->s-uflj jLuo; ~c* ,-? 1^»-.' '^^ 5
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)ja^| l<^ vQJSOliKÄJ JjL~ la^? y~\ )U^X>? U**l '.«.M ^>;K^ ^
^j»j :3^.^ot jLLo AOLs sO+zoU vcdq^.03 ^a^o .-)laioo )K^~; lov^sn;
1. LV in margine : t»^- — 2. V i'n margine : Evexupov. — 3. V om r^w.
v° a.
*L fol. 188
r° a.
Mais la foule norabreuse et vaillante des martyrs au coiitraire a renverse
tout cela et eile a fait ajouter foi ä ce qui autrefois etait iucroyable, en
changeant im grand nombre de loups en de paisibles brebis, en se laissant
conduire joyeusement au martyre a la ressemblance d'un torrent d'ete. en
dressant en face de l'amour naturel Taraour divin et invincible du createur 5
de la nature et du Pere veritable, et en se souciant peu de la chair et de
la lumiere temporaire, attendu quelle avait fixe une bonne fois les yeux de
L'esprit sur la lumiere intellectuelle et saus liu de la splendeur de la rösur-
1 v fol 181 rection qui est annoncee et dont nous avons pour garant * les paroles de celui
(jiii a dit : Alors les justes brillemiit eomme le soleil da*s le mytame de latr Pbre. h
Que celui qui <i des oreilles peur entendre, erntende '.
Mais celui qui avait dit ces (paroles) et qui cliercliait les oreilles qui
(lcvaient los entendre, parce (pie la vertu etait rare et en petite quantite, a
■ L fol. iss par la suitc * tellement ouvert les oreilles de l'iutelligeuce de ceuxqui crurent
en lui que beaueoup se portcut avec empresaeaieot vers le combat (*yuv) pour «
la piete {tüaS&en) et (versi la nioii ainsi que vers la vie et diseut avec Paul les
paroles qui avaieut ete dites auparavant ]>ar David : 1 cause de toi UffUS mnii-
i. Matlh., xiii, vi.
Vl'ol. 181
[3H] IIOMKLIE LXXXVI. A3
Jj*>»? J^3"oao rlio^ÄSo JIo-jlao J;J^ Aioaio *J?J^*? jlcua^o o^D w^.*.
5 oi^ jJ? JjJVo jla^A; JL^ioajio -Jl^o Ja^ ~jj^ä> J^ooäo )|^
Jjl*-/ .JkX-^iä )Kä3ü? Jj^fo ^.vn'i Ji^o?» .•vcfc^oKi» v0"* ^?°
v«ffl,.e>Uoo» vQlJchj JLiooCS. o& joot ».^i. J.*x*^)o .J^cl£^j J^Jr0? ^t*^3
v.\oi L**l .v»n°>; V^°«? 1*^=^ Aa^ °^ i001 N'mv>0 ■*°^i °00'
1. V in marginc : ^^>et^e. — 2. L om IS° oök- — :i. V in margine : Xtihctpn (sie). — 4. V in
margtne : Aufavi|. — 5. V in margine : Tpircou;.. — ;g. V in marginc : ae).?oi. — 7. V in marginc :
AiroXla». — 8. L V in marginc : U&r>? ltlSl' /*'.
ro«s *0«* lejottr; nous avons ete regardes comme des brebis destinees ä Virnmola-
tion ' ; mai.s dans tout cela nous sommes minqueurs, et au delä, par celui qui nous
a aimes2.
Et lorsque ceux-ci eurent bien vaineu les tourraents de toute espece et de
5 (tout) genre, toute la magie des demons a aussi cesse tout ä coup avec la
celebration des fetes, la folie, la frenesie, l'effusion du sang impur, les pre-
sages honteux (tires) des intestina et des foies, les ceremonies insensees, les
mysteres athees et indignes d'etre mentionnes et qui respirent la mort et la
perte des Arnes raisonnables, ä tel point que les demons prirent la fuite et
10 que comme des chiens * ils" abandonnerent meme contre leur gre la puanteur - vfol.isi
des sacrifices et que les lieux de divinations qui, avant la venue du Verbe
de Dieu dans la chair, etaient doues de la parole et faisaient entendre des
inepties dans tout leur bavardage et qui ne s'etaient jamais tus, garderent
egalement le silence. Oü est, en effet, le ^aTaeibv ou chaudron d'airain qui se
15 trouvait ä Dodone et qui etait inepte et bavard? Ou bien oü est le trepied
d'Apollon ä Delphes qui etait gros d'oracles pervers et pervertissait Tintel-
1. Ps. XLIJI, 22.-2. Rom., VIII, 3C-37.
44 SEVERE D'ANTIOCHE. [312]
\y^A 1 1 yOJo« j-»V'a3o . -Jlo i «v^o 6£o oooi ^_*^_iÖ; )j£~ / )^°J^ k-*-3
.•^.yflli; vQJÖCS. -ooi ^Hl '^ JJJÖ^O; Jk— QJ^seL=>; „_^oi .JkJL^a\o
^^>j .-jjLiQ^ l|*^»o jKi*^» ^-Aoi jbö ^oot ,_.ow.K-/; ^-^-Z ^~.|
JK_aVo» ye^e JleLsj ^-/ .Jk^^! ^** Jlöl/ lo?a^o ).qi.. 1J-»-— ^
Oi^S yr\^;* J^l'pÖo )fim.\ J-0,£~ K*3 o/ 'vfl0V-^ß)VjjL3O .'^S^too 5
,^.jJo .J;J^o JIoj^; j— o^ K-Jjl*^£oo ^cl^h o/ v^»7 .JW,J~
♦yoo«^ y^ ),»i"»o ^w-'^iö ^...ot_=> ^>r**J !~Poo;
*vioi.iH2.|Jo ..)IJ_a_s ^-^.^olS. S I/o '^-^ülß JL^ieuLio J-oI^» *^-.o«J^> ^-»^oi
r° a.
j_J^_^iöj_3; ooi J-ieu. laio^a ,-S .JJ^wJ^iL^io. .Jlo ^.aüio JK-Vo^co
»T.r»i in« 'rX?»T ^ö| ^>»vi,ji . _^ajN.ioo Joot ys^K'so J— oV ^.ioo Joot "^.'.^K^o; w
|_o_öjLi vOAaaj; oooi ^-««.ia-»'» ^a-^o ^io; vOJot );|^*o .^-I^j/ V"""^
) i ft-N.rt» ya.± )ISoL.po feo> »aaaQ :J.jls'ojo Jjlsj; yO-IOl |jjqju»o 'jlS.V^-a.io
:J^.~^o 'JJ.ai-ouso J-iöt-so )J.ol^:*js oooi ^i-o-fcoeo :oooi ^V-0-3^2»0 JJ-^00
r° b
1. LV in margine : U&^»-». _ 2. \ in margine : Xapwrr.ps
ligencc de ceux qui lui obeissaient et l'aveuglait sur le clioix de ce qui etait
convenable? Oü sont ces autres lieux de divinations pleins de toute tromperie,
de ruses astucieus.es et d'incantations qui ravissaient les auditeurs par la
modulation des reponses, telles qu'etaient les paroles chaldeennes et tres
fameuses qui etaient colportees par uu orgueil pai'en et par im faux prestige
comme des affaires graves, qui entravaient 011 troublaient d'une maniere
trornpeuse les esprits mauvais et les demons par des y otpaucriipe« ou liens serres
et astucieux et remplis de toute (espece) de sortileges et qui repandaient la
terreur et la folie chez ceux qui s'en servaient?
'Vfol. 182 Tous ces (lieux) ont recu uu silcnce complet et ont ete fermes * avec 10
menace et ils restent inellicaces et inoperants, apres que, a l'exemple de la
•i,foi. ins mer des ßvangiles (Ei^yy^Kx) qui etait agitee par les vagues * et etait grossie
'"''' et enflec par les vents, ils out entendu ce (mot) : « Taiscz-vous, vous etes
fermes'. » Et les demons qui autrefois aimaient a sejourner dans les ruelles,
sur les places et sur les inarclies 011 Ton achete et Ton vend, qui exhalaient, 15
leur rage, au milieu des villes avec beaucoup d'autorite et qui etaient honores
par des sacrifices, par du saug, par des temples e1 par des offrandes, apres
1. Cf. Marc, i\
r" b.
[313; HOMELIE LXXXVI. 45
)«ni cyi \/o :JoC^s £0>^,i VmkA OJUj Jjcoa^cao ))>^,flo jjo'f£CS. +3
Lo\ 'JLlii laX~; j-.\ yOofc±~.i \hsZa J\o io-Kj; ~-/ ) in i m ,«.°>J.ts^o JJ *
..wm'itoo JJ; ^o* jfJLJLso JLfc^^kQ3t3ö )„cpo.vu -o :ojl_^_\ jJLo-.^p^3
jl.cn imv> ..>o ^.io 'Jlj-J^. -JIoaX^ ia-*)N ^ot ta^ :yoo£jv~.< ).\ »n m a ooo»
^^ «J3 .-^.^^aj i^.IS^.0 > ^j.^.,ji ^_.l\^i vOJÖ) ) », ,S ,\o . jla^Jaä-5 * rr**-^,1 V}?
*oooi ^-'3^ ^~»Ui— ^\«^>o.\ vocxia\ oop oiT, n .JJo .•aaCLtjJJ./ yooi'^o Jot^s
V^S > V Vio ^.oot ^^// ) t ^ >> •> vOOüo :^.oot ^.ouk-./ j-LSOt ^_*.\ot ^o
OCX iCOOaJO^j/ . -j^&bOt )_loC^ )!./ -.vQ..^iss_lo/l ^-J^-Ol Jilo fSjLi >0Q_. i V fol. 182
in JLs/o Joot jtö|K.^o ).-.o£^ L-om ch-L^o odo~^S.^ ^.io ,-3i ' oöt .J^si j't-»-3;
|ioi .jK^J.'ISo; j.-i.°>\a..^ sSi.oKa.Jto ^otai^w '^»aJ.o J^£>~co 1K,,« ->\ ^jjj»
)|_^om -»; y-A\ °ö< • 'Jod ^»--^ 1—^4 y0-^' 00i t*0-^0 )■* ■» «^ ^° t-3 y-^
J-^w^^m JJo JL^fcox OCH Jt-^O l-JJ »^-^ );°< ^OO .'^C*(oJ^>/ ) mt£.\n JJ
1. V U»'-a-^~v — 2. LV in margine : ,*^v — 3. L o».
avoir arme beaucoup de princes (rupawoc) et de gouverneurs (Äys^tüv) contre la
religion (Eücs'ßsta), avoir agi parmi les enfants de la rebellion', comme ü
est ecrit, avoir aiguise leur fureur jusqu'ä la ferocite ainsi que des betes
sauvages et avoir cherche leur bouheur dans les lois (vöjao;), dans les institu-
5 lions politiques (rcrAireia) et dans les tourments de toutes sortes pour leur
avantage, afm de faire dominer l'erreur, (les demons, dis-je) ont ete finale-
ment vaincus par la patience des martyrs et se sont eafuis dans les lieux deserts
et inhabitables comme des hommes accables de coups et des serviteurs tres
mauvais et tres mechants, une fois qu'ils se furent eleves au-dessus de Dieu
io leur maitre et qu'ils s'eiforcaient iinalement de s'attribuer ä eux-mumes la
gloire de celui-ci.
Comme il en etait ainsi et que les paroles * de l'Evangile (Eüay^iov) *Vfol. is2
allaient tous les jours en croissant par les faits eux-memes, Antoine qui est
vraiment grand vint en ee monde; dirige des sa jeunesse par l'Esprit
is de Dieu, il ne s'accorda pas meme d'aller ä l'eeole et de prendre part
ä l'etude de l'ecriture, d'une part parce qu'il fuyait la conversation
et la vie tranquille des enfants qui generalement ne sont pas reglees, et
parce qu'il courait des lors apres les manieres et les mceurs solitaires et
1. liph., ii, -2.
46 SEVERE D'ANTIOCHE. [314]
Jooi t-fco^ fc^*a "^-^0 .-)K-.oC^ JloJV-3»-ia-= &l ••^-*? J»°i Jo0« ^<ä»
Vi^,l| J-.io_». ^_ioi oöi ■•»nnn i ooi J-*-J»-s loX .*)lVK->^o; |Io_o,jl^ f*-a?
.'Ua^ffi JJ; )t-s^>? i*"s^.'t^>° •'J-'ooi; oiloj^üxia^ oi\ jooi K../ JK .N, V) üaoo
»Lfol. ixs)j^x>a3 la\ Jjl&j» |^ul*d )^.o>.js . 3^XL. JJ ^ao K_J^.fco jJ JJ / .jLojjl B
V a. •
..^£do_*jo^jJJ oilK-^jJ^» oi^ jooi K-/ Jjlsoi ^ 'yo^p Jooi )K-.lKio UoiSs
• • • ^k
joi^jJ; y-l JJ/ .^»V^o; jJüUxa^j y^\ jooi jJ -Jooi ^w^cua J_Xjoo JüJ^O;
'Vfol. 182 jl^CLH — oioN.../ Ljx*;— 10 >.jooi v*v>.'.«)Soo oöj^o .jooi ^.icus. Uoaiaj ^oj-coi
V° ;i
K-.J n »\ co J.^-»fio -.^-üo vO^iöKj JJ yj; -.V-iö/ *3 .Jooi J.iofioo J..CDaiä.j 10
♦^> JJ'o s^iajL.io.\ Jls/o .y.^m.^a^ a^ v*^. V^ >o^h^,ll
-.hswa\ oi\ jj/ «.vri'aso; :*t-^ö/; vflPo\oei\ oj^. Jooi s^^aJ» +S U>'iO[ > >o
. «i'-'j Uoopso :vL.,wtt> ^JLsj |iouA..=>o :Jlo]L=o ]iio.^oo 'Jj/ , ^'«n/^
1. LV ('// margine : ls'» ,>>v — 2. LV in margine : !»/■
privees, et d'autre part en vertu meme d'une disposition de Dieu parce que
en verite il devait monter par la pratique des vertus jusqu'ä l'homme qui
avait ete forme des le commencement, qui possedait les Operations de l'intel-
ligence dans leur plenitude et les sens du corps sans aucune atteinte, qui
habitait dans les prairies du Paradis, qui n'a pas eu besoin au point de vue B
de la conscience d'une loi (vofto;) ecrite, mais qui sans ecriture et sans
Lfol. ins Instruction se portait vors * le commandeinent divin par suite du mouvemenl
naturel de l'äme. G'est pourquoi, parce qu'Antoine etait anime de telles dis-
positions, meme apres la mort de son pere et de sa mere, il n'allait qu'a
l'eglisc. Lorsqu'il entendait la lecture des Livres sacres, c'est comme s'il '"
vibi.183* entendait non pas les hommes qui Lisaient, mais Dieu qui legiferait; c'est
celui-ci qu'il se rcpresentait et il estimait qu'il etait tenu d'en accomplir les
loi-. (vojaos), en disant : « Si elles ne sont pas accomplies par houn. c'esl
donc en vain qu' elles ont 6te ßcrites; car, s'il ne nous faut pas faire, il ne
nous laut pas non plus entendre. » 15
Aussi. lorsqu'il entendail Paul qui di1 : Je dompte mon corps, et je l'asservis '.•
ei : Dans le travaüetdans la peine, et dans les veilles souvent ei dans les jetines
sniivi-iii. dans lafaim el dans la soif, dans le froid et dans la nudite*, il s'exercaü
1. I Cor., ix. 27. — 2. II Cor., XI, 27.
10
[315] limiKIJÜ LXXXVI. '.7
ouV^o JV^V*! i^ä^ i--^ •JlcuC^t^Jso Uiaüjs :J.*otvJ>o JjLa.3_i lyj-^»
) ^»w<. .J^oo/ Jooi >aiJ^o .)_ioa-. <xbo jooi jo'o^o j-ia>\ ».s .oCS. ocx jooi
.•Jlo-aiO, JJ .-)oO| (aJUS-boc )l<^i . milN.\n JJ ^3o ,)oO| «-~j'; )«>Y) oöt
JjLaiöioS. ooio ,^ JSs_./; ^o»^>o ^^o ^«0 ..j..^Joot -^.^a!* .)i,oo»mv> ,looi
•:-)^^o,*,t> )K.>o *.eo ^.\ jootlo
J^o> laS. Jjj* ^ «cxok-./ JJ» .-pö/; J— .-^a; ^-^ot jJ.iä; JJ.— ooj JjLio»
Jjojl-.; Jja^ -*£-./ la\ * .Jjl^öa io^ .'JJ^ula-V la^ JJ/ .•|^Ä-ao »vtoi. im
) i X^cs ^o» -,.j^_3o öULaai v»»;/o .Jlaju«_.a} J^.oV loJb» .'Jjoi J-so\ v
.-'^j^Jiw ^-*>-=^- JVO-a; JiL. ya.^1 .o£s. J^-./ JjJ» «^*.3 J;JLjl • JloiJ^io»
Jlo^—wJ^o .'Jvso-^ ^-.ooto ,~»^~ J-^AieCS^. |j^öJ_so J-fcj\öot JVoläJ^o
^iojj »ju/j y-\ a^o JK-S.v.j.bo ^)o,.io JJ.ö.3, ,-^.s JJ/ .^S'i-io J.Jl2lJ; jlv^JU^
v°b.
I. V ^
lui-meme par les travaux de la chair ä rester ä jeun toute la journee et ä
ne manger que lorsque se levait l'astre du soir et ä s'appliquer ä ne pas
prendre de nourriture, ä ne pas se laver, ä coucher sur la terre et ä veiller
dans les priores, dans les hymnes et dans les psaumes. A cela s'ajoutait la
5 pauvrete ; car il entendait : Vends tout ce que tu as et donne-le aux pauvres, et
tu auras un tresor dans les cieux * .
Apres qu'il eut soigaeusement ecoute toutes (ces) paroles, il voulail
apprendre par l'experience meme quelle est la puissance de ces mots de
l'Apötre qui dit : Nous n'avons pas ä lütter contre le sang et la chair, mais
io contre les prineipautes, contre les puissances, * contre les princes du ntonde de*\to\. 182
teneb'res de ce siede, contre les esprits mechants2. II comprit par lui-meme
et il discerna que tout le travail de la pe-rfection a pour adversaires les
demons qui penetrent en rangs serres avec les passions de la chair, qui
dressent subrepticemeiit des embüches par les liens de la matiere et par les
15 necessites du monde et qui affaiblissent l'energje virile de l'äme; mais (il's
s'attaquent ä nous) en se servant de quelques intermediaires, et non pas eu
se faisant voir eux-iuemes pour ainsi dire et en etant depouillcs dos enve-
I. Matlh., xix, 21; Marc, x. 21; Luc, xvm, 22. — 2. Kph., vi. 1-'.
'Lfol. ins
v° b.
♦ V rol. 183
r a.
48 SEVERE D'ANTIOCHE. [316]
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10
loppes exterieures. En eilet, la lutte du martyre aussi etait dure et penible
et c'etait avec le Calomniateur lui-meme que se livrait le combat (äyw<). Mais
»Lfoi.i88 il n'v avait pas que ce (martyre) purement et simplement; * car il avait les
v°b" princes (rupawo;) qui le servaient par les differentes especes de tourments.
Cependant, gräce ä i'attitude energique et eourageuse de (ces) athletes
(iOV/iTVi?), les villes fureat delivrees du (Calomniateur) et de la domination
• des demons, apres que les temples eurent ete detruits de fond en eomble
et que les idoles eurent ete renversees, et (les demons) s'enfuirent vers les
lieux deserts et inabordables. a Quant a moi, dit (Antnine), je vois que
l'Apötre nie represente que le combat que j'ai ä soutenir avec eux n'est l(>
pas corporel, et je veux sortir (de la ville) contre ces adversaireä et ces
» \ i,,i. is.i l'uyards. *.)'ai un bei exemple (tj-o?) de cette lutte dans mon Seigneur et
Dieu Jesus-Christ, qui pour m'instruire a etö volontairement couduit dans
le desert et humainement d'une part a acoeptö pour lui la tentation du
Calomniateur et diviuement d'autre part l'a vaincue. C'esi en celui-ci que je '
mets nia confiance, en lui <jui a <-i e tente ä ma place; «'est lui, et nun pas
moi, qui renversera l'adversaire qui (me) cpmbat. »
Apres c< - reflexions ei d'(autres) semblabl'es, Antoine) priait un vieillard
•qui avait une grande expörience parce qu'il avait vicilli dans les travaux de
la patience (et) qui demeurail en dehors du village — car personne n'osait 20
10
317 HOMELIE I.XXXVI. 49
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• * y • r b.
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Ji.j__-__ ,-_o •.*-»; )i»-—^ .otlcv2^_,,__i-^-»> ooo« ^-~^-» J»~-S--o Jl jj-i____o
_>otc_-v->. ooot ^-l'/o c__a__*-v_»/ J_l._.V;o Jjl*. J.g_-_; JK._.____/o JJ.J__^»*L fol.189
r° a.
J_j/j X--C oöto .ooot ^-»-^ _.ot__Q_x_K.__t ; jJ / _oc~Jotv_J< a_s v_ .(_.).___
15 ^_; oöt Jooi t— -°-^Nf »3l^__.:_c__\ joot v^'J»» oöt y_7 -.-»oioN-./; ^_>,K_-_-o
s'eloigner eneore davantage — de l'assister dans cet empressement. II recher-
chait, en efl'et, (son) avantage et sa propre purification, et non pas la vaine
gloire en sorte qu'il eüt en verite la reputation de s'engager seul dans le
desert sur nne route que personne n'avait foulee. Mais celui-ci renonca paree
.-, qu'il etait im vieillard, et le courageux (Antoine) qui possedait en lui-meme le
Seigneur de la force ne se relächa pas.
Mais, apres s'etre enferme lui-möme dans un vieux tombeau qui etait
situe au loin ä une tres grande distance et etait desert et completement vide,
il y habitait seul, en ramassant les fleurs variees de la contemplation (Oewpia)
in et en construisant comme les sages abeilles les rayons du travail spirituel ;
en merae temps il chassait ainsi que * des guepes furieuses les demons qui »vfol.183
cherchaient ä gäter ses travaux. Peut-etre cela eüt-il ete facilo, s'ils avaient
combattu comme des guepes ; mais en ce moincnt ils ne firent aucune treve,
. paraissant tantöt ebranler (sa) cabane au-dessus de lui, essayant tantöt avee
L5 audace de le terrifier par des bruits et par des chocs inaccoutumes, faisant
semblant enfin de s'elaneer sur lui avec violence sous les aspects multiples
et etranges * de betes sauvages et de serpents, tout en desirant non pas le • l rol. 189
mordre, mais le blesser ; l'une semblait etre un lion qui voulait le prendre ' a"
et qui poussait des rugissements, l'autre (paraissait) un loup ou un ours ou
PATR. Oft. — T. XXIII. — F. 1. 'l
10
50 SEVERE D'ANTIOCHE. [318
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s^J—^-^lfiO yOOU-.-coVa.aL^ K...J 90,^0 ]lo K*Jv-ol JJ loot );.:» ••),t-«^ J-^acx.«
1. L «^ (Sic).
un tigre ou un dragon qui s'elancaient sur lui avec violence et avec le
muuvement que chacun d'eux possedait naturellement qui etait cruel et qui
etait approprie.
(Antoine) supportait tout cela heroiquement eu restaut inebranlable, eu
chantant des psaumes coutre les (demons) et eu disant : Toutes les nations ■'■
m'environneront et je les exterminerai au nom du Seigneur1 ; et : Si une armde
se rangeait en bataille contre moi, mon coeur ne craindrait pas2. En plus, il sc
riait et se moquait de leur faiblesse : « Si vous etiez forts, disait-il, eu effet,
vfoi.i8se1 si vos (attaques) ne regardaient pas seulement * I'imagination («pavTacstfa),
meme une seule bete suffirait ä me faire perdre le souffle, ä me faire sicher 10
de frayeur par sa simple vuc et ä me tuer eu s'elancant sur moi. Mais le
grand nombre de l'antömes est pour moi une preuve tres süffisante de votre
faiblesse et les moyeus de terreur que vous employez coutre moi sunt pour
moi des provisions de rßconfort. »
Mais ce qui Stupefiait et etonuait surtout le Calomniateur et ice qui) suf- is
foquait les demons, c'est qu' Antoine fut enrichi de la gräce du discernement
des esprits et que par une pensee vive il dventait saus stupeur et saus trouble
leurs ruses les plus embrouillees el les plus Pines; il les sentail de Ioiu et
I. Cf. \'~. CXVII, I". — 2. I'-. XXVI 8
5
[319] HOMRLIK LXXXVI. 51
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K-o J^.jjv.^ »s/; .'looi ^.iCL^öiU ;o-J^ V!"*01 ^ -.^-A-lÄOO jjLjÜÜLS
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JjotA )-*>,-i>> ^/; K1o.jl.» »s/; -ot :Klaa.»,V3 joC^; jiaS— ^-a p JJ/
J-iO-kiO J^JLJSj Jj^w ^JiOJ ODI Ollo^ JOOI )!/ ..J^«M/ w-jjkjO )-0_3,Kj
V-^ );oi vS/ :—.. K.3; Jb>;K\ ou*A*/ t^>o .J^icuA ov^ jooi )K*.i6 )^.»,y>>oo
oöi jooi j^Ö» )-ta-'/j -ouj— -.looi ö|J^-./ )Iou^w^s«a; öi^-.; p ojS.-; )^i.
. -|_iK.2S .. — « o Jj-ij J^a^a^J oot .-t-^o'/ k-J.£-Jo3 ^V*>> k-.J.iioj J-s»
la-ia-J; l»-^^ -'U^* Aaiwj J-ÄV-° loi-jJ&S. °l 'r^l s&^U* °«V-^^!
• JK.00 laieysi ']jo^ oux^ K— a *3o .'yO^J^flo ^_bo söoV^J; o/ .JtJLJLa
Ol. 18!»
r» b.
l. V in marsine
il disait avec Paul : En effet, nous n'ignorons pas ses desseins*. C'est pourquoi,
oomme en presence de cette experience ils ne pouvaient en aucune facon
l'entortiller et le faire mettre ä genoux et qu'ils en etaient durement peines
etpiques, ils porterent sur son corps des blessures si cruelles qu'il fut laisse.
5 a demi mort (•ÄjuGavYfe) et peu s'en fallait qu'il füt suppose mort. Sans que
* sa douleur put etre comparee aux tourments qui sont inventes par les*vfol.i88
homraes, aurait-on seulement cru meme alors que les domons sont capables
* de causer de telles blessures meme corporellement? »Lfol. isa
... r° b.
Mais par une disposition de la providence de Dieu qui avait egalement
Jo permis que l'athlete (äöto-rfo) füt eprouve jusqu'ä ce point et qu'il triomphat,
celui qui lui apportait du pain ä un moment determine et regle etait venu
chez lui. Avant trouve la porte ouverte — car ceci etait anssi l'oeuvre de la
providence — il vit comment le grand Antoinc etait etendu dans toute sa gran-
deur, pour parier poetiquement, ce lutteur (äycoviffW;) courageux et fort qui
>■• avait oublie son corps plutöt que (ii.äXXov vi] la bataille avec les demons et qui
avait, clioisi de mourir dans les tourments (plutöt) que de fuir le Stade. Apres
1. II Cor., ii, 11.
10
52 SEVERE D'ANTIOCHE. [320J
)V^ lo_^J y.*l Otla^ OOOI ^L*V ■*.■!> ))-^^£D +ÜO .ouk—./ )K~.Vt°! Ut-^
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^>.a^o «jlSlj.I/ vo •>vooC^s ^j>3*io; «.so .jfco,paj» joot J_^C\ -.^.^.aijjo
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^> jooi (.iöi -J*-«-^ y-l J^'i t—M/ p -.|la^o_Li.i yO-iöi Uötv^L« J i,n » m vj
Jooi ».. •> « vi jJ "V*^x V» n v>N :Jooi jl'poo '\i\Zx ^ inn\ )ooi po'po
yfll »V^. ool J-i/ ^l/o .-^.IS.^7 jbiott .'joot sA^pÖ tSwJ-aio« fj>0 ,\*3,A
-'►^> oC^j\ Jf^L=> \zb\ i^^^.3/ .k^x-*'»!/ jJ J»°U-> ^ .^£OQ.*ia^j/ jj/
jJ/ .l_J3o._^ y»»/ ^.*— ^^w K-bJ^la jJ -.IK-oo^ jLa^io ),— •.voK**»io
1. v W-*>°-
l'avoir pris aiusi qu'un raort, il l'emmena ä l'eglise du village; et, tandis que
beaueoup de persoanes, et en particulier celles qui lui etaient proches aupoint
de vue de ia parente- (ysvos), se tenaient aupres de lui comme aupres dun
eorps inanime et versaient des larmes et plcuraient, la nuit arriva; pen-
dant que tous dormaient, Antoine qui par hasard avait an peu repris con- 5
aaissance vers minuil e1 qui s'etait leve, priait celui qui faisait son service
* v i.ii. is', pour le pain dont il avait besoin * de Ie prendre en cachette de la memo
maniere et de l'emporter au tombeau dgserl et plein de terreur et de l'y
deposer.
Quand ce ful fait — car ce serviteur aussi etail ä sa disposition et 6tai1 10
d'aecord (avec lui) a ce sujet, parce qu'il n'etail pas surtout ((ueWiov) le
serviteur de son corps, mais il etail l'auxiliaire Ar (ses) lüttes dans la vie
ascetique — apres que la porte eut 6t6 fermee selon l'habitude, (Antoim)
it.iit etendu ä terre, chantant des psaumes contre les d6mons et priant —
car il oe pouvail pas encorese tenir debout — el crianl tres fort : a Je suis r,
ici el 'y suis revenu pres de vous, moi Antoine, saus m'6tre eloigne par
l'ame. En effet, dtt-il, quoiqur dans (vos) tourments vous ayez blesse* tont
uinii corps, je n'ai pas regu une scule blessure de fuite dans le dos con •
1 a.
189
v" a.
fX l'ol. 184
i" b.
[321] MoMKUR LXXXVI. 53
•K-jLJ^^ ^ä_iKpo? .^.-oC^ Jj/ ^-«^ U*~ ^^ 7-/0 J1^^-:-^^-0^3
^» p .J^m-Ol^O; ot-so-w. ^_io >■« li^l jo+iß JJ; ..^.o-^io J K-a^fco ^2l^.~o
<*&Ol9oi7 JJ .v*3o,V3 \^Km.a\ -.yOivxN. fcvXjp^-'/ ^=>J Jr—
^ v" a.
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J-iV-00 1^1^*» v N/'" -'It-Ä*0 v^0* U0»^^0 ^° ^-») » *." y3 -.-JSa& . Joiofcoo
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10 „>,o p Jj^^iofcoo JJ licx.Qj; J-a^j ..y^sl/ 061 jLCS^l; 001 ^-/ \^*
JJ/ y 1 v K_o^l3 JJ-3/0 &>.n ,.;'/ JJ; -.V^ö/; ss^o.*. JJ-o ..«.jli,^ JJ J-oo*
♦ y^-j JjiöKal; Jj^.o-a^ ..Jj-w^o^ J^.001 »JS^aio
1. L low&ae-
un fuyard; mais toutes sont apparentes et je les porte comme (ecrites) sur
la poitrine, alors qu'elles crient clairement et qu'ellcs montrent ä la place
d'une ecriture que rien ne me separera de l'amour du Christ'; ear, une fois
que j'ai ete aux prises avec vous, je ne rae suis pas retourne (pour regarder)
s derriere moi. »
Parce que (les demons) entendaient ces (paroles) en etant cruels et
en haissant les hommes, alors ils dresserent donc contre lui l'imagination
((pavraffia) * des betes sauvages qui a ete mentionnee plus haut. Au lieu de »Lfoi. 189
s'en effrayer, Antoine s'en amusa joyeusement, en sc moquant et en se riant
10 * du grand nombre de ceux qui l'avaicnt attaque, ce qu'il considerait comme * v toi. 184
une marque de faiblesse et une Imagination (tpavTaaca) qui sefl'raie des ombres,
et cela en souffrant et en etant torture par la douleur cruellement du fait de
ces blessures et de (ces) tourments et du fait des attaques et des combats qui
etaient si grands et si divers. Mais, comme si le toit se füt partage, un rayon
15 de lumiere ineffable qui entra par lä et qui resplendit sur lui rendit tout
ä coup les demons invisibles et produisit immediatement en lui une indicible
joie et un puissant reconfort. Apres qu'il eut pose cette question : « Pourquoi
ne m'as-tu pas secouru des le commencement? » il entendit une voix qui
disait : « Je ne me suis pas eloigne et je ne me suis pas ecarte de toi; mais
2n j'attendais pour voir l'epreuve de tes lüttes. »
1. Cl'. Rom., viii, 30.
vfoi. is'
v a.
54 SEVERE DANTI0CI1E. [322]
• .c*^ JLn ^«_sio> j-A-»; JVJj; JKieu«» • .^o^..« i. /o ^.»U./ p 'J^joi ^.io
otlo^o -Jooi w )i )t>'> V) jJo J.jsi..~ «oioIS^./ uk^co;o )->ol<v ocx )yapQ^>q
-.01 JJf .)_K-\j£0;o )ta->.^o— 1 .'Joch K~>.^ .)°+^> \-»^>$oo . )oo< )K_.l.£oo
♦ loot öt..k~./ j^-aJi» -.öü^. k«./ J^.J_a.^; tsl» n ->.!./;
po/; ocx .. vu,»K.iO} JLbo 001 Lo\ joot oort rr> v> ^k*_^. Jjlsoi K*3 ^do 5
i |j_flo)^JL3 «.«kS» lO^-Col ^^l ,J3 y/ ^fcj/ ^1/ ^> ^»OJ^D ^*^°<? ^00^3^
otSK-m -%\ *J4°iV^ L>°&- oti--i-> t-3o .Jbo/ "^^ | ,.:».» c*\ ^qL» J.ioJ_coi )*>» »°»;
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laV), -> •.) n .;j; ot^~a.Jt-*ioo . |t>— ; öilo 1 »\,^OcCS, ö(.^t-*o .jl'^.So -.flaiio^i 1»
^o<oK_>/ oo< ) 1 1 »°io . (_».i»).^i2L\ öily-x Jjlsoi -.Jlsp* ^n N^aüi; )_».ia_*
♦Jx.j— fcoo, ,JJ Jooi
^..^.^.^6 JiU* ,.:> 0/ :cx_^ )och ) n'ra |oC^ ^3 0/ :v^.^xcLici 0/ '^.oioK../
Une fois qu'il fut ainsi reconforte et rendu ä la sante, 1'amour de combats
plus grands entre en lui; il aspirait apres le desert interieur qui etait tres
vide et depourvu de tranquillite et il se portait vers lui. Ce n'etait pas que
l'empressement, ni la hardiesse intervint, mais c'etait le fait que (ce genre de
vie) avait ete eprouve etre le meilleur. 5
Lorsque cn verite il se liätait avec une teile energie vers (l'objet) de son
amour, celui qui a dit ä notre Sauveur : Je te donnerai toui cela, si tu te pros-
vfoi. is', fernes et si tu m'adores', lui niontra ' l'imagination (<pavTaci'ai dun plat (-iva;)
d'argent jete par terre. Apres l'avoir depasse dans sa course, (Antoinc) le
laissa derriere lui, en criant par le fait memo la parulc de Notre-Sergneur : 10
Va-t'en derriere moi, Satan3. En eilet, pour parier brievement, c'esl avant(de
voir) avec ses yeux qu'il vi l avec l'ceil vif du discemement et qu'il reconnut
distinetement l'illusion de (cette) vision; et, commc le soleil qui tombe sur
un nuage, la pensee du juste dissipa de la meine maniere l'imagination
(<pavTo«r!oc), et le plat (irival;) etait invisible. i.%
Mais, une autre fois encore, comme beaueoup d'or etait apparu dans le
däsert, soit que ce fiit en realitö, soit que er lut en apparence, soit que Dieu
le mit ä l'6preuve, soil que les dämons le trompassent et le seduiBissent,
l. Matlb., iv. 9. — 2. Malth., :\ 10.
v a.
[323 HOMELIE LXXXVI. 55
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(cet or) ne trompa pas sa vue, bien loin qu'il trompät son esprit. * Mais, *Lfol.i89
comme s'il se tut agi d'un feu ardent, il vola avec des ailes rapides et v° '
passa par-dessus cet (or); car il criait par le fait meme ä notre Sauveur
le Christ : Miau- vautpour moi la h>i (vo'jaos) de ta bouche que mille (tqlents) d'or
5 et d'argent'.
C'etaient lä les combats de peu d'iinportance qu'il livrait en chemin,
lorsqu'il courait vers le desert. Une fois qu'il eut trouve un endroit qui d'uue
part lui convenait et qui d'autre part etait rempli de beaucoup de serpents
venimeux, il mit un terme ä sa course. Et, apres avoir fixe en cet endroit la
10 demeure * philosophique, il rendit (d'abord) les serpents invisibles en les*vfol.i84
chassant avec la plante de son pied comme s'il les eüt frappes, et (ensuite) il '
se tenait cache tont seul ä l'interieur.
Apres avoir sejourne longtemps dans ce lieu, avoir fait son bonheur de la
contemplation (Öewatoc) et avoir remporte une grande victoire dans le combat
is contre les esprits mechants, des hommes furent de nouveau suscites aupres
de lui par celui qui a dit aux Apötres : Que votre lumiere brille deuant les hommes,
u/in qu'ils voient ms bonnes oeuvres et qu'ils glorißent votre Pere qui est dans les
cieux - ! car il faut que celui qui allume le flambeau des vertus eclaire les
1. Ps. cxvm. 72. — 2. Malth., v. 16.
10
56 SEVERE D'ANTIOCHE. [3421
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>^3; J-ioiVao ^io -.ouoK-fci; J^jJS^» ia-J^.s 0001 > » vt'oJ^o +üo .\^u~oi
_y—/o v.\./ y^\ -.^-U/ PO"/ \r~ )r- jJ» J-l3u./o .OOOI ^Oi^iO ^Q->^
0001 ^^-t-^Jb ,_.« t£ .0001 yoou^-*/ ) .... »N » aia^. /» )K^^a1 JV^ö/> U>o
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'Vfol. 185 JK^~ <, ,.., ^.I^OÖ; J--L-3~./ -.--^Ol y^/» JLäO» Jj^— /o -JlisX^O \% Ö'lO
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iü^.v-s +So .^\oi yooübo ta\ jLKistS-io w.oio;a.-w^3 +2 .loijo J~~>*J 001
yooi . i > \ \ Jj^— / J.^.ü.ü 0/ :oooi ^^o-.'^ JJ""-^00 ^^f K^"1- ^'^?
^_>/ Q-^>>; yajöi^ yoj.—j? 0001 ^-^.aolSviöo 0001 y- " - ; -.oooi ^_»K n v>
vron . -la.^jJJ v/ JJ / •. oooi ,_.*j~~ o».^3 ^3 vjuji JJo JJ / .0001 . »y ■v.coi
1. L\' in margine : It-.k-»- -- 2. V l-»so- — 3. V 0111 oooi- — 4, Ici commence une lacune
dans L.
autres et qu'il ne (s'eclaire) pas Iui seul. C'est pourquoi 1111 grand nombre
couraient apres la lumiere de ses preceptes; d'une part il se tenait Cache, et
d'autre part il eclairait meme ceux qui etaient au loin. En s'approchant seule-
inent de la porte de sa cabane, ils etaient dölivrös des maladies de tout genre
(yevo?),et, pour ne pas direces choses une ä une, ils etaient tels queceux queles 5
Apötres rendirent ä la sante et selon ce que raconte l'histoire. Lorsqu'ils
s£journaient et restaient aupres de Iui, il les priait de ne pas l'importuner,
saus accepter aucunement que personne enträt dans sa cellule. Et les
(visiteurs) entendaient nuit etjour, comme s'il y avait une scission dans ceite.
v fol. 185 grahde foule d'adversaires, ud grand tumulte, des bruits, * des coups, des to
geinissements et d'aulres terreurs de ce genre, en sorte qu'ils etaient remplis
de peuret qu'ils tremblaient et redoutaient querillustre ei courageux (athl
n'endurat quelque souffrance crnelle etiucurable en luttanl seul contre tous
ces (ennemis). En fixant leurs yeux sur les assemblages de la porte disjoints
par la longueur du temps ou sur d'autres trous, ils regardaient ei observaient '"■
pour voir ceux qu'ils croyaient 6tre a l'intörieur; mais ils De voyaient abso-
luraenl personne ' si ce n'esl Antoinc seul qui luttail contre les ennemis invi-
1. Ici commi nee une lacune dans 1.
[325] HOMELIE LXXXV1. 5?
Joot -^-<*v .Jjl^Aoo JJ j^Li^bOfe^ la^ ^-iö Jooi jiN-bKio; .^oioja-*.^.^
och yQ-^J!^ lo_io^ jVjjt vQJot oo« ^*-°^>rl0 i--^ ^f *v?^JJ t"4-"^-*
^io üi-»/ .Jj-s^X ^cH-.noi^to Jjljl .J-^joKj/ ^Xo ^ J-Lio; .J-X^ö|i;
5 JLiey-^ K-j/ ^°»'^ JJ .yl.ajL.ovfc> oy-a. . nn vi\ fco/ .-.n»v JJ .^»ot» Jv-°!
«JL~>ooo Jil^j oi^ y^\ yoc+fc. Joot Jo-Lxio )ooi ^ecocwio ^> JJ/ .J^ofc>ajfc>
:oooi ^-.17 jafc>A JJ;o JV^iofc. JkjL^iofc*; ^-/ ^üx^aso ))-^a> ^-? *3
:oooi ^-»XJLio * ,^6 ^_*fc>oto :oooi ^^^ctio jLso^s; y..\ Jj^~JJ Jj£~/e *Vfol.
JL^ö;; Jjll^ lafc. J-^;j jj^o-oo 3/ *op ^*> ,_-; )ot :oooi ^Ä\ ^-; ^-*.^oi
,0 7—/ :oooi ^J/fo JK-ai^ JA^-aJtvo 0001 ^^.fcooo 0001 ^*aoi»Kjaao
..U-peUoo Jlo JL>~5 j^j JLil*»o j^Jtv^ao |) Jb*/j Jj^icuooo JiSifc^o lafc>?
joou CH.fc>...j -6« afc>; .-t-Q^? )—~^X» Jjoaiajfc> vfitt*3lKj»o ..usoaj; J^W
^o^so Jjjbo laio^a •.->— .1/ Uooio .Jjt— /; -CH «3/ JJ / .»a~fc>-s ]}.L~ «J»j/
; 061 J-Jli-,.^ ^alio i~afc> ^*>; oö« J^ojxco/ ^o .J-oa* ^.io JJ.'/?
.185
-2>0>
sibles, et (qüi) leur demandait de ne pas s'occuper de lui, de regagner en paix
leurs domiciles et de prier seulement le Seigneur (pour lui). Les demons, en
effet, criaient egalement comme la « Iegion » qui (est mentionne» dans les
Evangiles (EOayyeXi*) ■ : Qu ij a-t-il entre nous et toi *, Antoine? Pars et laisse le
s desert, cesse d'habiter ici, tu ne peux pas supporter nos ruses, tu n'en seras
pas capable jusqu'ä la fin. » Mais par sa patience il leur montrait selon son
habitude qu'ils etaient menteurs et faibles.
Alors, comme beaucoup venaient au desert ainsi que dans une ville, et
(cela) sans treve, qu'ils se recevaient les uns les autres comme dans un ordre
h determine, que les uns * partaient et que les autres arrivaient, et que dejä*VfoL
un grand nombre de moines se precipitaient egalement dans un zele
semblable, etaient cntraines par (ce) bon exemple et venaient (vers lui) comme
vers le docteur, l'habitant dun pays inhabite et le chef d'une vie effroyablc
et qui defiait toute hardiesse, (Antoine) fut force de sortir et d'obtemperer ä
15 la loi (vope) del'Apötre laquelle commande : Que personne ne voie seulement son
propre (avantage), mais (qu'il voie) eneore celui d'autrui2! G'est ainsi qu'il
apparut comme un ange qui vient des cieux, en presentant par l'aspect (sxüpO
1. Gl'. Marc, v, 7,9. — 2. I Cor., x. 24.
185
58 SEVERE D'ANTIOCHE. [326]
»3/ V>*io )jpo .•Jla.JL-jLio ^iy_io;o ) <■ V \; JJ JJ^^V ©J^ ^-/o -'^^
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ySii )■•*-/ .JojSx lo^j «-61 Jioa^ÄJLso .-J^o)^ oi^o oj^Jl/j .-Jjl.o j-\
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•:-xs,^£oo J1.J.-*; oiJ^o
* Vfol. 185 :J_301 Jv~^>. »tl.'lVlO yOOÜS JoOt 1~^^° t"30 •\00«-<^^> OL^-aulDO o-^-^
v°a.
oö»... -.Jooi ^i^iäio j-.»oJl; ^>^o(o Jloia^oo; ^^011 001 'oooa.3 Joot ^*^^3o
^.^o» ».3 -.JJ— o» oöu; ^^ot Jl^VoSo J.^^flo/o J^13^*> J^äs Jooi 10
.^.^.^a ^-io J.ai9a^ y^\ .»S^iöo jooi J;'i ^. ""^fc^D; JJ^AÖlia^ ^_äeu£>>>
vooi_A~./ ^3 JJo ..^-^äI-^o yooou J-^i./; )»-3^ Jlaio^s ou» yOOvSj;
^j '.oj'jj Jj-ooi; -.voV^oJ-J ]K*.äöl la^V-3 'vfloo^as y.*\ JJ / .vo^sj-» JJ-^--^
K._^_3 yOV-o'jJ^Jj .x--^.— >-io; vQJÖt^ >$^£0J ■,. 1. ..V-iSo ^-Ju* ^^.ia_b.
^öj yoXiö o«_k-./ JJ^*jJS^=>a^; -.'rX?l 001; ^.^>o -.^q.jl> ypo; -oiOL^ää.V 15
exterieur l'image (ei/.üv) de l'homme interieur, en possedant des scns exempts
de trouble et remplis de calme, en se comportant meme dans le mouvement
du corps en quelque sorte d'une maniere immaterielle et semblant etre eu
dehors de la chair, en montrant par son corps ainsi que par 1111 temple
saint que l'esprit qui presidait en lui comme un chef avait ete tont entier 5
divinise par la coutemplation (Qeupte) et par la compagnie de Dieu, en sorte
que, se trouvant au milieu de moines nombreux, il se faisait reconnaitre
par son seul aspect, Sans que personne le montrat ä eeux qui ne le con-
naissaient pas.
Souvcni, en effet, il visitait 6galemen1 eeux; qui avaient choisi et embrasse ici
»vfol. 185 lavie philosophique et eremitique. Lorsqu'il les rassemblait ' el les reunissait
en im seul lieu ei qu'il ouvrail la bouche qui trailait le poiul de vue pratique
ei le point de vue theorique, il donnail des commandements capables
d'instruire et de guerif el des prescriptions (telles) qu'en donne un general,
■ ■il enseignant et eu apprenanl ce qui etait approprie aux forces de chaeun : i(
» Que inus. a l'exemple (ruico«) de l'Apötre, ae Livrent pareillernenl au travail
des m.iiiis el qu'ijs ue mangenl pas saus rien faire; mais que comme Paul ils
disent avec grandeur d'ame ([«yaXovoix) : C'est en peinant el en travaillant qu'it
faul ainsi venir en aide au.t faibles (et) se souoenir en odrite1 desparoles de Notre-
V toi. 185
v°b.
[327] HOMELIE LXXXVI. 59
y"l - - * ' **.» ^^SJO ..yOOJJLiO vQ.üJ.p JLo^£o>o JJj J.Jl»cLJ^O ..JL.»o)1^-s
J— o» jo£Sfc> ,^ oou jJ; .'t^ö/? vcoa^aa-V. yOjoiiAjo yOO^JC^. yfii f>.i
jKJLjLiaS. * v^^io^so anpStia^ ^o'jj Vyio )Iöl).i .s/j ^.; )ooi *2Lfloaio
K^»j. °>\...jl^o ^»aajJLc&Sbo V-*-^ * *,°iN>.»Ajlso» .jbJLbö* ^.öC^o Jyj.*.; ~.6t
10 ) f - «M o^.£LJti yOJoÜS/kS/o ^jJ^Jl^ 3/o -.JjotQJ; jbjl^ä^ 'jjLttX^^Ö yOJÖt
J^';Kj )J^i .-JoK-Jü ^.-^<*\ v/ Jls/o .Jiöi/j Jlajua— K.*> 0/ jla^J 0/
Seigneur Jesus, parce qu'il a du lui-meme : II ij a plus (aaAlov) de bonheur d
donner qua recevoir1 ; et : Ce sont mes besoins et eeux des personnes qui etaient
avec moique ees mains ont serris'2. Qu'ils meditent en meme temps les Livres
divins et qu'ils nourrissent leur esprit par la contemplation (9ej>oia); qu'ils
5 rejettent loin d'eux les pensees malpropres et anciennes, qu'ils se lavent ä
toute heure Jans les eaux de la renovation; que par certaines pensees ils
renversent et detruisent la mollesse et la dissolution de la concupiscence, et
que par d'autres ils affrontent les demons qui produisent la peur; qu'ils
acquierent la confianee contre eux et qu'ils se souviennent que Paul a dit :
10 Dieu nous a donne un esprit non pas de orainte, mais de force3. »
II ajoutait : « II faut aussi connaitre distinetement par certains signes
* entre l'arrivee des demons et celle des anges ; car que ces seducteurs se * v ioi. L85
changent et apparaissent differemment en anges de lumiere, c'est une
chose sue et reconnue soit par l'Apötre, soit par ceux qui en ont fait l'expe-
10 rience. » Et il disait : ■ « II taut que nous ne demandions ni revelation, ni
prophetie, ni manifestation de signes et que, si nous obtenons ces (faveurs),
nous ne concevions pas une grande estime ou que nous ne nous enorgueil-
lissions pas. Ces choses appartiennent ä celui qui les a donnees et non pas
ä nous-memes ; et elles sont disposees pour l'utilite des autres et non pas pour
1. Act., XX, 35. — 2. Act., XX, 3'i. — :{. II Tim., I, 7.
10
60 SEVERE D'ANTIOCHE. [328]
^w»; j£oLJL^.o ^Oi_.K_/; ^2^j)^; y-*( .'^N .» JLk-m ^io ^l^j ^.Aot-i;
^joi JK Vt ..V>; sin . ff»JL^>j)^u\o .-j^^o jot^s. *3 jjoio .•jbö.-^.s yax.cQ.ia.~j«
,_:>6 "^..U-o)..^ voX^J jJ;o -.yC^ -vM )-äi-.Vo_cco/ JK^jk^ ö(.\ ^» . m>öi
^coa\a2i.\ .-J^l^_,Ki»/ öiK^iJLy^o ^oJ^vSls; .-^ö/ )e^».io/ ^^io; J - " ' °öt 5
J>3l£.cL*9 s^öi &l JJ/ .'yQ^t-^^ )oi\ji o ... i % i ^.öt jo-Ai a\ .-ofcö; ^_.»
1 Vjfol. 186 OUJLiO fOO :K^^o L»),L>,Ax s£DO-<UoKj/ )oo) ^Sl^^Ö v^\ot v^O
• .«Sl^Öo |ooi Uv^O JJ,V)Vs-»^0; ) .joJU )lc> fl >>^ »s/ U—iO -Joof ,<=■» »\l. ) 1 - «m;
^.010^/ jouSx ^o >£v.^s.L. ^o Jooi jal^io )vi V> .. LcoV'oao 'JLxjj p
yO-Jc» J^Ypo* oo» JV-^t-^o loJS. yjs vs/ ^o^p .}.■■. «\jl v^ö/» —©• -'Jo°l
:U.2>o»/j otfcCisoo ^./ JLi^la )N>^i— / lt-*;o :vO-flQ.J — W^-M Jo©l !-=>'{ j-^-=>.U
wOto;o_-J^_.3 jLo 'Jooi v^öö JLu/ ^.i.ü^ J-i^.»-. JJ *~co; jfcoo; »K^o
alimenter notre orgueil ; car c'est de L'orgueil que de se parer et de se vanter
de ce qui est au-dessus de notre force comme si cela nous etait propre. II
appartient a ceux qui s'appliquent ä la vie monastique de se montrer
patients dans Ies tr'avaux, et cela avec l'aide de Dieu, de bannir les pensees
imaginatives (^avTact'a;) qui souillent l'esprit et de ae pas oublierque le pro- r>
phete Ezechiel d'une part dit au sujet de Jerusalem : Elle s'est souillee dans
toutes ses pensees '; et que Paul d'autre part eerit non seulement : Glorißez Dieu
dans votre corps*; mais aussi : Les pensees s'accusent et se defendent au jour oü
Dien juge les actions secretes des hommes3 ; et : Quant ä nous, nous dvons
l'esprit du Christ '. » 1()
»Vfol.i86 Lorsqu'Antoine enseignail ces (principes) ' avec unesse ei nettete, parer
qu'il etait instruit par l'experience mßme, aussitot il apprenait et enseignait
ggalement la facilite de l'exercice des vertus,, eu montrant les mäthodes et
les sages procedes, parce qu'il ötait aussi instruit par Dieu ', comme dit
l'Apötre. C'esl pourquoi, comme il voulait encore monti-r en volant jusqu'au 15
di isi ri des Egyptiens de la Thebai'de, qu'il cherchail la derniere demeure ',
selon la parole de Jörömie, ei qu'il courait apres un lieu completeujent
inconnu des hommes, la seule voix de la providence de Dieu le retint;
l. i/'-'i'- LX: l. — 2. ] Cor., vi, 20. 3, Rom., 11, IB-lß. —4. [Cor., 11, 18. -6. er. £ph.,
iv, 21. — I I.W . i\. 2.
[329 MOMELIE LXXXV1. 61
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«_/o .Jjooi Joot oC^s *a • 'w-j-S jxiiÖJi )jö/ Ici^o •.JJ.VJ^Oe; J-^oi£s
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) t -N. - laao^s faaXwJ^ >ä/o U*-»V^ &l° • *oooi ^-»J-7 otla!>>» ycuöi Iol^j
♦^-.oj-=) Jooi h^l Jjl« vooi^js; Jjl2^ö_.o JIojlJ^soo Jooi ^oäao yo+x>
\±o) oi^aa Jjju'/; '.po/ ^JÖ| 'k~o_aJA ^Aoi ^oi.\oo\ ^d J;oi N55>^o>o
io J i.y\ , );oi y^li JK*jj^a^o .jooi JjlIs. oMuatJj J»oo» JLa\. ot^—^^»l;
^isojjxx^ ^J-= J°°« t-»^ t— ^ f9 ■/■■■ * '^ °^ J°°* A^ ^*Jo»^o ^oa-L\;
>clo p -Jooi ,-a^KJLäo l't^>? J-ojljJJo jooi Jbäio JJUvä_M Jj-./ ^-/ J»oio
^ V-=^ <*^ J°°«? ^°l0 .ouajls «3l^—.1/ ..JJLai^j\ -oio,^/ ^.xaiaav
oooi ^Aj7 ^*Jü/ ^ -Ja« Jk-.lAoo ^iXo 'Jooi ^;'/ »17 la^jo Jt-^
V l'ol. 186
rb.
1. V »( maritim- : k»l.«"o.
et, ainsi qu'il en avait l'habitudc, lorsqu'il fut appele, il obeit rapidement.
Apres avoir ete conduit vers une montagne qui lui etait chere et qui lui
convenait, il y termina la course des vertus et il s'envola vers les habitations
Celestes, une fois qu'il fut tout entier devenu esprit et qu'il se fut servi de la
5 chair commc d'une aile desormais rapide et nc-u comme d'une entrave. Qui
racontera comme il faut ses exploits et ses lüttes courageuses contre les
demons ainsi que ses victoires sur cette montagne, ou les guerisons des
malades, ou les propheties, et tout ce qu'il (a fait) en faveur de ceux qui
venaientle trouver ? Et soit aux grands, soit aux petits il adressait comme une
in revelation et des avertissements et des Instructions * oü il y avait toute la vie. *v fol. isi,
G'est pourquoi, laissant tout cela de cöte, je dirai comment tout lc mouve-
ment de sa pensee se rapportait ä |a purification de sou äme et comment le >
Christ lui faisait en vue d'une semblable preoecupation des revelations conve-
nables et utiles. En effet, une fois qu'il etait sur le point de manger — et cela
15 comme s'il aecomplissait la tache d'un esclave et qu'il etait soumis ä la necessite
(ivay/.vi) du corps — tandis qu'il s'etait leve afin d'etendre ses mains pour la
priere, il fut ravi en esprit et il lui sembla etre en dehors de (son) corps, s'en
aller en l'air et etre porte en haut, precedc et aecompagne qu'il etait par des
r b.
* Vfol. If
v° a.
l"
62 SEVERE DANTIOCHE. [330]
)>.-> -.w^ioli jK.«v^bo . v* "^t-ie )!^J_io ~-.; yS> .oi\ oooi ^.aV.ioo woidio^o
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^.o^.^/< com ^-»/ :-öoi yV-»-^-20 odo,..«^.. ^o» ^\oi\i -.oi-io/ <Joa*ja^jJl
•r»m . o»H [ ^^«JtiO yQ-JOl ,JO JoC^JJ JJ.Q..2L..1 ^ioh^xl ^D ^.^00 •.Jlo_.^M )jL^.
:K^).A^eo oooi ^js-üi^io J^iiab^. Jt-so; ^o; ch^j o.a >1k..s ^io» ^\ot.\o
••x-*? oooi ^..cco^o jJ :^^c oooi ,_».\^toc Jv-P° (-j^w^xm JjoJu^ao
Olly JlN-NI )K.^JL-^oK.^O JJo )V).— i»-S JJLOOIO • . ÄvL.)-,, i. / ^0^0 Ji/t-^.J»
■ .ojot^sl/ )ju1 ^-./ 0&. oooi ^-^Jso oooi > »>*.»/; \QJOi *3 .^oo^joKj/»
Ij^^l-, fcoo JjJ^o "^.as .Ji^ö/; -ot k-L^iol./ ^.oia^s. >s/ J-«^*/; oiIow>.^lJ +30 >■"•
1. V in margine : U—
hoinmes. Or, apres qu'il eutfait une partie de laroute, il vit (d'autres) hommes
mechants, implacables, doues d'un regard vif et terrible, se tenir en quelque
sorte en l'air, lui creer des obstacles et l'empecher de monter. Comme ceux
qui montaient avec luiluttaient contre ceux qui le retenaientetqu'ilsessa)"aient
de les chasser, (ces derniers) le poursuivaient avec plus d'audace et disaient : r>
« Saisissons-le comme celui qui est responsable de ce qui nous (arrivei. o
v fbl. 186 Lorsque en verite ils voulaient blämer le temps qui (s'etait ecoule) depuis * sa
uaissance, ceux qui accompagnaient Antoiue dirent : « Ce qui a ete fait
depuis sa naissaneo, de quelque facon que ee soit, le Seigneur la pardonne.
Mais il est permis de considerer et d'examiner ce qui (s'est passei depuis La i»
vie monastique et depuis qu'il a promis ä Dieu (de pratiquer) ta peoitence. »
Apres que (les deraons) eurent alors consenti, comme ils scrutaient avec
grand soin ce qui s'etait passe depuis son depart de la vie du monde et qu'ils
blamaient dans ce röle (t«£i?) d'aecusateurs cruels sans pouvoir pien reprocher,
il apparul quelque chose d'excellent; ei ainsi le passage d'Antoine futlibre et ia
drliairasse de toirf obstacle, une f'ois que ceux qui le Iciiaient et l'arretaient se
furenl disperses comme de la fumäe el que la prophötie d'lsaie se ful röalisöe
aussi ä siiii sujet, laquollc ilii : Toute arme corruptible [divige'e) conlre Im ne
■o
331 HOMELIE LXXXVI. 63
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^^ot, JK^io ^l.kj; jLC^iö ^.-/ ^-tJio. JJo :^ K-/ Jp>a~; 0/ JmJ.-*;
serapas heureuseel, toutes les paroles qui »eleveront contr'e toi pour lejugement, tu
les vaincras toutes'. Alors il lui sembla de nouveau qu'il etait revenu ä (son)
corps et qu'il etait tout entier chez lui. Tandis qu'il etait (occupe) par la
peasee de ce prodige, qu'il etait stupefait de ce qui lui etait apparu, qu'il
■r' reflechissait par quels et par combien d'adversaires l'äme doit etre enveloppee
au moraent 011 eile se separe du corps et (quelle) haine cruelle * et (quelle) *
iuimitie implacable les deraous out coutre uous, il eu oublia la nourriture,
parce que l'aiguillou de la faim avait ete emousse et que l'appetit naturel
s'etait evauoui.
1» Ce qui est dit par le Livre diviu s'accorde aussi avec cette contemplation
(9ea>ptx). En effet, que l'äme soit couduite par les anges, au momeut oü eile se
separe du corps, la parabole de Lazare l'a fait connaitre, quaud uotre
Sauveur a parle eu ces termes : Et il arriva que ce pauure mourul et qu il fut
porte par les anges dans le sein (['Abraham -; et que ceux qui n'out pas accompli
15 les commandements soieut saisis par les demons et qu'ils partagent leur sort,
le meme Notre-Seigneur l'a montre en disant : Ällez, maudits, au feu eternel
qui est prepare pour le Calomniateur et pour ses anges :1. Et nous, comme si nous
avions des ämes de porcs ou d'änes et si uous ne devions pas rendre compte
1. Isai'e, i.iv. 17. — 2. Lue. XVI, 22. — :(. Mfillli., XXV, 'i I .
V l'ol. 186
V b.
V lol. 183
v b-
64. SEVERE D'ANTIOCHE. [332]
Jüj; ^o^ jj, ^-/ y~l -.^JL-Jl- hU> i)?o K-Ux^po JJ •.^J^?l/?
vÖJi JKw^öJJ cl^ )jl^/o .Jjioi ^*>! JK-.o^;Kj> ^>o vX~J; ^— „-^-Ki.
•>j\ -n ^ p JJ/ .vfiOO^JoKj/ J-ij OOI JjLSOt O^ *JJ/ .JK<Sj)K^O ^-Aoi
JK^ijootKio -6t J.-»A-i 06. K1.oK.jl/; 061 :Ji-a-/ K*3 0/ 'j^oo.rmJJ
»Vfel.i87oö» J001 * vö^oe JK-Jpai Joch oj^fcoo Kl^.i/ J<*^? N^j^jo s
. /^w. Joot ^ «Vv. ]ba5. Kbo— .v^o .jiKbl/ )i.o_ca^so oj-co; 061 Jt-^2^
♦JV^ rr*>? U*»'<^ »k-» ^° .^--oön Jjl2J; ^--^oi J;/ y\ .J-3;
,>ö jooi >toaa. 'oj^ jooi )\lo K-.j,-^oo; oöt ^k> JlcL^-^ ,_*> ^—so
JL^iö; .J.a-»/ ju/ )>.- -Jooi V^ ,JJo .->-, o usoS '^01 ..^joKj/ ,v^\
)ochj JJ; Ua-/ Ji-f— s j}^jL*>o ^? JJ-^; -.J-ü^ J^A J^oJjs ^6 Jooi 10
jV^jlKv» Jä^s; .^--JLiJJo .odoj-jot Jlo <nln » 1 m^> Jt~=»-^; JK-a*_io K-,/
J^i/; Jj»-»/ OOI J— K^O ^.iO p; \_*> vOOULiO^O .»)'/ Icl^ cwKJ.Kia^ 0001
^; ^oovlio^ :K—K^ ooot ^~;Kio :oooi ^~~io,Kio JK^*.~; Jlol/ -6t;
-otoK-./ ^^ä>j oöt J-^>.o-=^ ^o °°°i v'^"30 OUi° "^^ 000, V:'"M»'*2
1. V in margine : Miup-i.
de notre conduite en tant qu'(ßtres) raisonnables, nous vivons dune maniere
insensible et exempte de douleur, tout eomme si nous ne devions souffrir
aucun mal, apres nous etre echappös d'ici; et comment cela ne merite-t-il
pas des lamentations et des gemissements? Ce n'est pas ainsi, cepeiulant,
que (faisait) le grand Antoine. Mais, comme il avait en tout temps dans s
lVsprit ri;t'&)ULÄ ou gloire qu'a obtenue l'äme intellectuelle et creee ä l'image
• v toi. in: de Dieu, il consumait par les meditations * le corps lui-meme qui avait vieilli
r "• et avait lutte dans la vie ascötique et il reclierchait et cxaminail aveo sohl
(o.Ao-ovia) <]uel serait donc l'etat de l'äme apres (sa) Separation d'avec le corps.
Une certame nuit, c'6tail de la part de cclui qui L'appelait habituellement 10
qu'il entendail d'en haut : « Antoine, va, sors et vois. » Et, lorsqu'il Pul
dehors, il vit un liommc immense qui par sa grandeur pacvenait jusqu'aux
nnes et qui par sdii aspect elait terrible et liideux, de teile smte que sa laille
ne pouvait döpasser son aspect horrible et dösagröable; et (il vil aussi)
des homme's qui s'edevaient avec des ailes pour se porter en l'air, dont les is
uns qui etaienl frappes par la grande portee des mains de ce signe terri-
liant etaient lancös en bas ei dont les autres qui volaient au-dessus de
lni echappaienl a sa prise tres hoatile el tres ennemie et montaienl alors
Vfol. 187
r b.
10
IIOMELIE LXXXVI. 65
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M->->'ft yQ— ich J_Joot; )_^öj.\ > . rnVl JI^JlSlUÖ )AocL..o..a; Jjj ^-./ ;^.t t>\
sans le moindre souci. Et c'est ainsi que ce chasseur jaloux eprouvait de la
joie et du plaisir ä l'occasion de ceux qui tombaient en bas et qu'il grincait
des dents et se dechirait lui-meme ä cause de ceux qui passaieut au-dessus
de lui en volant. Apres cette vision, le Christ, le docteur * de l'athletisme, »vfol. 187
5 l'auteur du combat (iywv) dans la lutte intellectuelle, dit immediatement
ä Anto-ine : « Goraprends la vision », et il lui revelait le sens de la
vision. Et aussitöt(le bienheureux) comprit qu'il s'agissait lä du passage des
ämes : r(homme) immense etait le Galomniateur, le prince de la puissance de
l'air, le chef (•flysj/xov) des esprits aeriens ' , ainsi que dit Paul; ceux qui etaient
io entraines vers le bas et descendaient, c'etaient ceux qui ont commence par
etre entortilles dans le filet des peches et ont ete pris; et ceux qui etaient
rapides et qui volaient, c'etaient ceux qui par I'epreuve des vertus ont rejete
loin d'eux le poids et le terre-ä-terre des passions2.
Lorsque ceux qui pratiquent d'une manierephilosophique lavie monastique
15 en Egypte contemplent ces enseignements pleins de doctrine ou ces lüttes
d'Antoine ou, pour parier plus proprement, ces initiations divines, ainsi que
des cölonnes animees, ils repriment les mouvements de l'esprit qui menent
t. Cf. Eph., n, 2. — 2. Ce passage est cite par Möi'se bar Kepha, voir O. Braun, Moses bar
Kepha uiul sein liuch von der Seele, Fribourg-en-Brisgau, 1891. pp. 112-114.
pato. Ott. — t. xxiii. — f. 1. 5
66 SEVERE D'ANTIOCHE. [334 1
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♦Vfol. i87^joiaio; vOL^io yOV^N^" voop^x.- yoo^^u»; J^au/ ..JLa_.oi; JK*jJL.;Uo©
JJLoio^Ä ^J^ ä/j Ja-/ ^o .^J-^ M ^»> ^« ^? o/ Joi^jJ
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♦^OflbU; vOJÖ» ) n .T»l; ^O^qji JJ;;
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'■mii -~.^»)x^ ^> ..Jju>ja3; j;öj oC^ K.-/ ^io JJ; Jjl./ _y.-/ -.Jjl-j Jooi
Jooi Oi fS .K--J ^oo;,jJ^aJtSsj otKjupo lat^ JoC^ K^-».^ Jooi »3»'»
, - '-v^ :J_»oÄs^aA JLaS» J^-X_MJJ Joe* ■ .. i V>o :Jjl^> JjÖmil^ osIo^jl^olS 15
1. V in margine : Ma?i(iivo;.
paitre dans la matiere (öXti) et ils les fönt passer dans le pre des pensees
Celestes, en eloiguant (d'eux) tout ce qui est vieux et souille ainsi que des
parties d'un temple qui sont sacrecs et qui ne peuvent etre foulees aux pieds,
♦Vfol. 187 en sorte que par toute leur vie ils semblent plutöt * servir Dieu que (panov -r,)
v°a' vivrede la vie de la terre. 11 en(resulte) qu'ils cachent egalement toute action 0
parfaite dans une pensee humble et qu'ils pensent avoir subi un dommage et
l'avoir perdue, une fois quelle a ete connue par les hommes; car ils sautent
hardiment en dehors de la vaine gloire comme en dehors d'un lilet. Et comme
condamnation et comme bläme de leurs pensees ils ont devant les yeux le
bläme cruel des demons, la bataille de l'adversaire pour la marche vers le 10
haut, lo dcrnicr jour du jugement du Christ, le tribunal (jä^a) qu'on ne peut
ni tromper, ai fuir, la dur£e sans ün des tourments dont nous sommes
menaces. .
Mais cependant Antoine qui est devenu le chef de la vie incorporelle,
evangelique et vraie, comme s'il n'cut posstfde aucune provision de Salut, 15
desccndit vers la villc d'Alexandrie, ä l'epoque oü Maximin persöcutait la
religion (6eo<rf6eia), parce qu'il desirait fetre associö aux martyrs dans (leurs)
soullrances. II oignail les athletes (z'Ar.xv;:) pour les lüttes et il fortifiait avec
Vlol. 187
v"b.
10
[335] IIOMELIE LXXXVI. 67
Lx»ov P^*! )°^ )lBLO- ^'f J"'S J-3^"3 r30 -.o00« v^»3/? \OJot^ )lo-w^.o^ Jooi
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». .01 1 v>
empressement ceüx qui s'etaient reläches; et il se tint (lui-meme) devant les
juges iniques avec un cceur inebranlable. Mais le Seigneur le gardait, et,
apres qu'il eut ete martyr par le desir, il le fit retourner de nouveau dans * le *Vfol.l87
desert, parce que en verite il y avait de nombreux modeles parmi les martyrs,
tandis qu'il n'y en avait aucun de la philosopliie (tpikoGofix) et de la vie
angelique d'Antoine, lequel dans tous les combats contre les demons avait
remporte un grand nombre de martyres signales par la force et d'autantplus
durs et (plus) cruels que les demons sont plus durs et plus mechants que les
hommes.
Lorsque les Ariens inventaient de dire ä son sujet qu'il approuvait leur
impiete athee, mü par une colere juste et excitee par l'amour de Dieu, il
s'eleva encore avec l'aile du zele (et) de nouveau il descendit en volant
jusqu'ä la ville d'Alexandrie. Apres s etre avance en public, il rendit infame et
abominable l'heresie (a"pe<hs) quilutte contre le Christ, en meprisant sa pensee
15 blasphematoire et en enseignant non seulement ä fuir de semblales pensees,
mais encore ä ne pas entrer en communion avec ceux qui pensent en dehors
de ce qui convient ou plutöt (jji.aM.ov Ss) qui deraisonnent dans leur pensee ;
car l'une et l'autre (expression) se valent sous le rapport de l'impiöte.
Vb.
lo
Vfol.188
r° a.
68 SEVERE DANTIOCHE. [336J
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r b. ^ 0
oooi ^po?^° ^> -Jt-^^0 J1! -« ^ J001 ^A*^0 °l J°°« ^^N^0 V! '
I. V in margine : K*»5/- — ü. V in margine : An-como;. — :*. Ms. Mi
Alors aussi une l'oule nombreuse de paiens affluaient pour voir Antoine
♦Vfol. 18» comme (pour voir) un spectacle * extraordinaire (lU'vo?), en disant : « Courons
r° a" voir l'homme de Dieu » ; et en verite ils envisageaient cette vue comme uae
contemplatio» (ÖEwpi'a) en faveur de la religion {HcoaiZua), cn voyant que son
visage, sa demarche et tous ses membres etaient remplis d'une paix b
profonde et comme s'il y avait en eux quelque mouvement intellectuel et
bien ordonne\ en sorte que par la ils croyaient se faire une preuve que 1'esprit
(comme) le cocher (riviop;) ätait tres sagement assis sur les membres et que
Dieu babitait de nouveau en lui. Et, cn voyant encore que les demons etaient
maltraites et cbasses par lui et en apprenant par leurs cris memes qu'ils i
etaient honteusement cbasses, ainsi que sont maltraitös et frappes de
meebants serviteurs, par les chretiens meines qui les avaient honores par
dea sacrilices terribles et (par) des libation9, ils se moquaient de leur trom-
perie, et de leur propre volonte ils revenaient eux-memes a la religion et
se convertissaient Qpn pas un ou deux, mais par familles (yfvo«) entieres et i
par maisons. El en voyant qu'Antoine etait cerase et pousse" de cote et
* v fui. ins d'autre par la foule nombreuse de ceux " qui se rassemblaient pres de lui, saus
'*''' fttre tti troubl'', ni ''inu eu egard ä cette isilnatinn) iuaecoutumee, ils s',6toa-
[337] HOMKLIE LXXXVI. (19
OOOt > . Vt »Lp; yO-JO) jJkj/ wJLä )) *^<P yOOuN-i/ jl» •.Q«IV> OOOt ^-^.^xljL
•:-Jio_£^=> ooeO» > « v, n V; \OJCH JVt* ^-io ",_»K_. .-^oto;,-«
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5 )K^>oC^v )ln i u ^oo ijLüLOA jLaLftcL. ^o 'yOOt^aN ^&^o p» yOJÖi .ooot
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OOi_\ vo .. SuJ M J-LX»/ -.vQj/ mO^. jLo JJl JjLOOJ .stf> «\^a^flo^.i/; ) ->tci ..
Jl.\.viso ^->^o^ Jjot ^s^^o .oto )ooi '^ocl^o; oöj ) .. »>v>\ • Jooi J^lo;
ot^-i Jv^a*^; )j/ |_s\ |J^s «.o_.V-o; J-icx jpoJ^a.s KsaLco JJ 'yootla^ 1 -v\»
lo och .-^.oioio ,,.\.a i~^x <coo « m ii\ .^^.; (kioo ^^s ^a\j .-Jjlo ^-So; ocm
yQüÖiC) ) I lfflVt...V>Q ) I^Nvi 5 )J«,>ffl OOi .-joOt ,_£o. J— 0^.\ Oi^. yS) o&>;
I. V in margine : Atioösixtixck; esoöoi:. — 2. V in margine .' U»»ä-- U- — :i. V ('« margine :
low ^J ;V!Ss 1^. . Is&vij U*i& ^m U; ..w'-^W l^^ß ,*> low U low l»i .Isim |.->a«üDi .m.mn\ Uw
Ua»i -.USüwo i-tel li« ^£>» C^laj ^,.1 o« ^ uowOmsu o^»:.*:, }Co ,» |a£A=> |^o^ 001^.7
low \'{D* ooC^
V l'ol. 18«
V a.
naient de l'entendre dire queleshommes qui se tenaienl autour de lui n'etaieut
pas plus nombreux que les demons qui combattaient avec lui sur la montagne.
Je tais comment, lorsqu'il demeurait sur cette montagne, mme les philo-
sophes pai'ens desiraient le voir, sans etre rebutes en raison de la longueur
5 du chemin. Quand il s'entreteaait avec eux des pensees naturelles et de
Thabitation divine du Saint-Esprit et non pas des enigmes de la geometrie
(yscofASTO'a) ou des modes de demonstration de la dialectique d'Aristote, il les
reduisait si bien au silence qu'ils felicitaient celui qui lisait' le Christ lequel
parlait en lui2. C'est pourquoi je n'ai pas cite dans la presente homelie les
10 discours qu'il leur a faits, parce que je ne veux pas en ternir par ma parole
la propre beaute naturelle. Car seid Athanase, * enrichi du meine Esprit, le "Vfol.m
plus abondant des docteurs et le plus patient de ceux qui ont lutte pour la
religion (EÜors^sia), les a livres ä la memoire, de teile sorte qu'ils sont cites
d'une maniere correcte et fidele (i^eu^öj?). Pour cette raison, je vous renvoie
15 ä sön livre rempli de beaucoup de bonnes choses.
1. Note marginale de V : Cette expression (Ubs), qui est placee ici. (a savoir) low |po « \\ iisait »,
s entend non pas de !^«'^o « l'invocation » mais de U->° <i la lecture » d'un livre. G'ötait, en effet, l'ha-
bilude de feliciter celui qui lisait dans un livre, apres qu'il avait fini, s'il savait bien (lire). G'esl
pourquoi le maitre a dit : <c en sorte qu'ils felicitaient celui qui lisait ». — 2. Cf. II Cor., xm, 3.
10
70 SEVERE D'ANTIOCHE. [338]
J;J-*.J | VI CO ... QJLiÖj .JO-J^S llO^S» v-^LiO t^ojl/j ^--».\oi ,^3 *^_; Jj/
y-U v^Joi it^^?0 .\001b— j J^»tl° i-Of-»»-» -« JjLiojo ..Jjl»/ «jlS» ) nr> i ^ la\
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•.^-.j lv_ 5^_io .,—so/ )ln l . \ A^o ,_^s Jjt-t^° f-*^*p° t— 5k -.^^ I m '^o
M fol. 188 »V—Ji/o -.^^.Iß ^DO-^JQ^j/; OtlotlfflVl ,.V> ^^^ jj'^t^O J-ULiyiO )) . ^JoS
K\ ~,,JS. •*>,!. JJ ^x QJLM .OLS OOOI ^»pfr^» jjjl*. ^_iOO ) M clV ">' / ^iO
•,-.&- •— ^»? ^jö^ vs/i Jjlsl./ .-loot j^.~/ ^cl-»-o ^-^o; -61 ^•♦p0! J;J^*
v°*-^m '! v°— '/ y ">>*• I m « °> )-Jl— ,Vj ^poo ,_£**!* ^)opo ^o ^io
1. Ici finit la lacune de I-. — 'i. V ;'« margine : llwtaou (sie).
Quant ä moi, par ce que j'ai dit, j'ai seulement rappele quelle est la
Jalousie des demons ä l'egard du genre (ys'vo?) humain et quelle est leur tactique
et (montre) que les hommes qui se sont conduits d'apres l'Evangile (EüayyeXiov)
ont prouve par l'experience meme comment la puissance de la croix a rendu
faibles les demons, ä qui les pai'ens offraient de l'encens et faisaient des ■>
»Lfol. i»o libations ainsi qu'a Dieu. Car le Calomniateur ' * qui en un temps (tres) court
r" a.
a trompe Adam par le seul goüt et en a fait un etranger (£evo?) au Paradis n'a
pas pu faire descendre de la montagne de la philosopliie ((pAoco^ia) Antoine
qui etait devenu moine des Tage de I'eufance et qui a vecu cent ciuq ans, apres
avoir mis en hranlc tous (ses) moyens astucieux et s'etre dispose au combat lo
contre lui avec toutes ses armes. Et le Paradis d'une part a perdu par (cette)
• \ foj. iss tromperie le seul citoyen qui y babitait, et le desert d'autre part ' a recu par
la patience d' Antoine un grand nombre de citoyens qui l'ont babite et il a eHe"
delivre du Calomniateur et des dömonsqui y demeuraient. Quinesait pas, en
eilet, que l'idol&trie egyptienne dominait tellement autrefois qu'elle demandait 15
que parmi les reptiles memo ceux qui sont beaueoup plus vils et plus mepri-
sables ipic tout l'ussent adorös? Et (qui ne sait) que la religion (Ösous'gsia) y a
dnmine apres le Christ et qu'elle y domine encore en v6ritG par l'ortliodoxie
1 , 1 « - i limi 1 lacune de L.
fol. 189
r* a.
[339] HOMKLIE LXXXVI. 71
^O) Jfra^ao .•jÄOCLfcS»- )i.oiV>.ot; )K_ioN^o J^OcL,xO;; Ka3 Jto^.iK_s
5 JjL3-/ .)..nitv<; ^_,/ Li^-oä3 ö'Kjo •.')— Jj K-JäSJ» •.U^.^rü.^p yO<*S*a\
jojL^ö ^ K_./ joou ..jjba^. jjcx ^o > i . n°>Jo '^uoi^-^o )r^ ^° *3»
.•jJS.»,» r> l-^^ ^ ino\ ^°ii\ .. w»-s» n,v>jO . ^.*^o^ ,— ^j'/ ^Oo»lo;
^. i^j^saao (iotaji JloVJ./ la\;o . • (jujJLuJV^o jJo \Ji\.\ vqjöi ) ->^,N\-.a^
10 )otv_Ju .'JLl^X^IK^o JJ oöi JJL.';; JjJj !■»«>:■=>-) »oKjü |_^«^Lbo jj ^.j p *V
Jlo i > ft. -> -JoK >. i Asi JootLi ^.oC^ .)i.oia^j» ,_ioo (~^-o4 ^° ^-»/
15
1. V Uj.
des dogmes (^o'y^aTa) et par la confession de la saine f'oi, et (cela)chez des hommes
qui par la vie monastique accomplissentl'Evangile (Eüayyilwv) dans la realite et
montrent les (prescriptions) des Apötres dans la gräce abondante de l'Esprit?
Nous aussi qui savons que tous les chretiens ont ä soutenir un combat
5 contre le Calomniateur et les demons, nous devons donc vivre chastement et
observer correctement les commandements, autantqu'il est possible, afin que,
lorsque nous serons delivres du corps et que nous sortirons de cc monde,
nous ayons les anges pour marcher devant nous et pour combattre ä notre
place contre la phalange mechante des ennemis aeriens et invisibles et pour
10 nous conduire vers les regions de la hindere jusqu'au jour de la resurrection,
oü, apres avoir recouvre (notre) corps, nous ressusciterons pour le jugement
(et), apres avoir ete trouves innocents par la juste sentence du juge
* infaillible, nous obtiendronsle royaume des cieux et les demeures eternelles * vt'oi. 189
et diverses qui s'y trouvent, chacun selon sa preparation et selon son action.
15 Puissions-nous tous obtenir qu'il en soit ainsi par la gräce et par la charite
(<ptXav8pwm'a) du Dieu grand et notre Sauveur Jesus-Christ! G'est ä lui que sied
la gloire avec le Pere et le Saint-Esprit, maintenant et toujours et dans les
siecles des siecles. Ainsi soit-il!
Fin de l'homelie sur s.unt Antoine.
r° a.
'Lfol. 190
r»b.
l\^AO y.üoU tabo*
;-^i.ji/» _— OioN*/t '.^}eo. ^.i.
♦Vfol. 18
r b
i-LSOI ^-.; jjLiO .jc*\Jl vO>-J \OJOt» vOO»J^.Ä ^-*3.?? ^*^-JJ f^o( V-"<^
'olLto .JK_a..to* _öi jisp> wio y .....v^o )joo( w.otoK_/ Joou |_a_>*poo
1. V *\**It
»Lfoi.ioü MIOMELIE LXXXVII
r°b.
SüR LE OAHEMK, QUI EST LA QUATRIEME (SUB CE SUJET).
(Voici) que le jeüne se prcseute devaht nous en ce moment (comme) une
pcirte glorieuse et tres royale (et) grAce a lui il estpermisä oelui qui entre par
eile de voir le roi de gloire ', notre Seigneur et notre Dien Jesus-Christ, 5
Rutant qu'il est possible aux homnies de le voir; et c'est tres juste. Heureuoo,
ilit-il, en effet, ceuso qui ont le cosur pur, parce qu'ils verront Dien -. Or qu'y a-t-il
qui puisse ainsi purifier comme le jeüne, qui d'une part refroidit et engourdit
les ddsirs ardents de la cliair et d'autre part lave Fhommc intcrieur de toute
♦vroi is.i tache, en sorte que rintelligence ' devienne brillante et nette, qu'elle soit 10
delivree des anciennes tenebres, qu'elle se tienne au-dessus de la matiere
1. Cf. I1-. xxin, 7, 9. - 2. Mallh . v. B,
10
[341] HOMELIE LXXXV1I. 73
^io ftaal^O .-)oCS.|J ovlo^-i; -öi j-.oöt öuio; >-6t .-JN-^J^'Nato ""^X»
.•J-»»r^j yooi-so xr-^°« JLmUb ^ po^.^Jo .-ot'.Ajo yin'mi -oioV-ä^
-^o;q ... \ » Jou^JJ v/ )lt VW-/ ^ jLs/o .^omjo K^a 'J-Jj
:. ^-.j wJb. .-yiJ^s 4v>t°>i :'K'a.,oj .vö^jj V*>P°? oöi J^aJ )oxo .-v^öikj
,_*> vjpo ,_*> ool JLs/ -.tAjfcoo 7jJ N— K\ w^JJ »a .Jk-JLAoo ^..^v> o«;
]Jo ^J -.j-to jjaoA >£>/- JJ/ -J?« ;o-^-a a\o .^ -<xo ., ^>l bJjUu.;Uoo
1. V U>. — 2. 3, i, 5, 6, 7. Dans L ces mots ontdisparu totalement ou partiellement par suite d'une
decliirure. — 8. V in margine : Ui^wk».
(vkti) qui attire vers le bas et qu'elle soit preparee pour comprendre les choses
superieures et Celestes? Ii en resulte que nous nous approcherons de Dien,
que nous mesurerons et apprecierons le createur d'apres ses oeuvres,
que nous serons completes et nourris par ces pensees qui en verite entre-
5 tiendront notre vie et uotre respiration, que nous ne nous imaginerons
absolument rieu autre chose que Dieu seul et que nous nous ecrierons avec
le prophete des Psaumes : Mon dme s'est attachee d toi et ta drohe m'a sou-
tenu'. En effet, lorsque quelqu'un s'attache par la purete k celui qui est pur,
c'cst par la rnain de celui-ci qu'il est des lors conduit, en ne se laissant pas
io aller vers le bas et en netant plus mene par aucune des choses qui se
trainent sur la terre.
Courons donc vers cette porte, et par tout moyen et par (tout) artifice de
reflexion rendons-nous-la accessible — et non seulement cette (porte), mais
encore une large place — en ne tolerant absolument rien de tout ce qui pourrait
15 l'obstruer, et plutot ((iäXlov) au contraire en balayant (ces ordures) et en les
jetant dehors quelque part et (meme) tres loin. Combien n'est-il pas absurde,
en effet, que, lorsqu'un roivavenir dans une ville, on nettoie avec soin aussi les
1. Ps. lxii, 9.
1"
74 SEVERE D'ANTIOCHE. [3421
»Vfoi. 189 j-uuia vooi^oo .•NeLDaikj J-lx^ ^ n t •> \äül yo+£x> )o^ö>/o )-oä*o
v1 a.
Jl JLs/j JjLÄ-/ .JL~- OU^ ^-/ ,-...N->\; J.20 y^l ^jLJ^kiO M— jJ
*Lfol.l9oJL./ Jjilo- »— Jlo »J J»o<o .yOtfin »J otl>~ jts/o \-o»_^Ja^iJj K-.J-.aA
v a. •
)_^S-^ ^-/; ?o..N^ Jjl^j Jlai^-v^oo v/ Jl/ .-J^ U^ k^? °U>
)l^\>n a\; ^-,5 ^-J— -li-^ »3* M.J—.1/ ^/ A^*3 Jt~*>/° -Uf^- *>
oda\ ^.ju^fco. 'JI^Kjm JW .'^- ^aJaio Jj\öoo J^*/ "^»o Jk^oo
la^o Ud\3 la^o .Ua^j Ipo'/; _y-/ .'|^oo,j J_*üoö \±d ^s J^ä*? J-*^»?
Jl . ..o J^./ ch^3lj» Joo» JJo .-^m ^-JlS Joow U \^ M^ Jkäx- JK^^V
))f rr -s <-»\ ^3 -.r^mc» i ^Slfl Jfts ""^ ^iOO )K.» iyiVV> ^-»ÖO«? X^*"^"*)'
)l^o> . «'in jlaslajo ch-3 jJ/ .'^cua-sKj; ^-i— y., Vit>v> ;a- i^-s Jf^oa^-^».
]l c*\ k-./ -oto;a~^; 061 .-JJ^tt; Jv^oo )l\v; Jj^OÖ och; jla-k-^ao
♦Vfoi. is'.' j^jyjoKio * ow,— 0/0 oij-o_/ vs/» 0011 .-Jjusv-ßk-*» JJ JtaA'-s •pa^o Jlola^o
v* b. .
1. L U».to».
vfoi. 189 rues, les places, * les portiques (gtoxi) et les devants de porte et que tous les
V°:|' hommes d'une maniere generale (sans distinction) de sexe, ni d'äge accourent
en foule ä son entree, tres splendidement vetus chacun sclon ses moyens,
■Lfol. 190 afin de ne pas le rencontrer contrairement aux oonvenances * et de ne pas
manquer de le voir, et cela alors qu'il n'y a absolument aucun avantage qui 5
passe dans l'äme, si ce n'est seulement un trompe-l'oeil qui cause de la joie
comme un songe et qui en verite passe en meine temps qu'il a paru, et
que nous qui n'attendons pas un passage de roi qui s'avance sur la terre,
inais qui devons nous elever vers le roi des cieux par la porte royale du
jeüne, ainsi que je Tai dit, nous apportions du dedain et nous soyons 10
tournes vers le ventre et vers les appetits de la gourmandisc qui conviennent
aux esclaves, sans couperde toute (notre) force et de ^toute notre) puissance
ce qui nous embarrasse et nous empeche de montrr, ä la pensee que nous
allonsjouir 11011 seulement de la vue pure et simple, mais de la societe memo,
de la compagnie et de la familiarite de ce r<*i des roü et de ce seigneur <lcs 15
seigneurs, qui seul possede l'immortalite et habite dans nur lumiere inac-
* Vfoi. 139 cessible', dont la gloire et la puissance egalement sont ' eternelles et secu-
V°ll.
I. I Tim., vi. 15-1«.
[343] HOMELFE LXXXVIi. '5
.•jJLOkUj Jk-i3? p!*aO ^.CHQ-.)— J» ^-L— ^-.,-k^ v3/; oÖÜ^ .^OL^S^IO OOI
%iL>*io?o J_3<M;?^Ot^o Jjo^jo^^o .• ok-4JJLVa~ )1q.jjÖ.D; J.^oj ^i. p ck
JjoJ-ocu» ioi^o Jjo^J/? )J^-oot^> .°i^n.v>; ool Jls/o .)l.y„tv.v> Jlsjj ous
.•J^iotoo c*A3 "^ J-iäts Ju.1; J,~a_s. ^o; JW .'i^-k^o Jy.£ja-o ^aJLi^o
«öj^o Ot^^o« ^.äo v^» 7)jo» oj^oatJjLJV^ ^*! QJo« 'Joci k-JjjäL^Nj.io
y~.l j»ot-=>o :^*ous jooi -oioK-./» ^-*^oii JM'V*^0 L^.^n -alo JJ/
^. ^ Jlo^, * JiL~ K~J. Mj^ 4^SÄJ JldiO; OuCOJ OL,*OjM.lol
vb.
Fol. 190
r" a.
I. 2ys, '., r,, S. Dans L ces mots onl disparu tolalement ou parliellement par suite d'une dechirure.
— .',. LV iW {«(Vi.
laires, que nous devons voir par les yeux purs de l'esprit lorsque nous cele-
brerons la fete adorable et glorieuse de la passion et de la resurrection ?
II n'est pas assis sur une paire de mulets blancs, ni sur un char d'or et
5 incruste de pierres precieuses; il n'est pas non plus revetu d'une etoffe de
pourpre; il ne brille pas par sa chaussure ecarlate; il n'a pas la tete ceinte
d'or et de belles couleurs {vjyjoia.) variees; il n'est pas entoure d'un granJ
nombre d'hommes en armes et de porteurs de lances (ww/rapiotpopos). Mais il
est frappe sur la joue par le serviteur du grand pretre, afin de nous procurer
io la liberte par ce soufflet qu'il a volontairement recu, une fois qu'il a chasse
l'esclavage auquel nous avions ete soumis apres que nous avions ete vendus
au Malin par le peche. En eilet, lorsqu'il s'est fait chair, c'est-ä-dire homme,
sans changement, et cet (homme) tout entier ä l'exception du peche, qu'il
n'a nullement change sa condition d'etre le Verbe, le Fils et l'image
ir. invisible ' du Pere, mais qu'il est reste d'une maniere fixe et ferme dans ce
qu'il etait et que par lä, comme il est ecrit, ii a pris la forme d'esclavr-,
il est necessairement entre en se glissaut sous les souffrances * de mon " LfoL wo
esclavase, mais en verite toutefois sous * toutes celles qui sont exemptes du *vfol.i9e
& ' r.a.
prche.
1. Cl'. Ool., i, 15. — 2. Philipp., II, 7.
10
1
'Vfol. 11)0 •
r° K
70 SEVERE D'ANTIOCHE. [344]
joot \ t '^&Ooo J-.Q— ; )lo i .\^e ^_io J_^^v^ )°?t t-ö joot loila; wöi
.•J-cq-.jV3l3 fco/ y^övio ^ fcs^ia.ji y^o .-joCSs. l<ü». jooi •po/o ••j-aa-.;y3is
J^öL^S; jk-ULSo-,£*j JLo Kl S\ JJ/ .K*jl^1/o «K-7 J-^S.^p>» k^-,';o
•.'Si^jl yoyLo J_^jj t-^s-fc/ »-^-s *J ■>., * jlV) ooi -.ts^Jl *<f>n<Y) K^clX-cdo V^S.oi
tw>.,N ,.; )»— .Jjlsoi ,^-joC^ K-/j ".^W ^Oqjl Jt S\ ^ yooo '\ «>'->!/ ».so
^o KjlSoi'/ jJ .v-^.? ^-.j J^o^a^- .)^ldqjl\ .*^-»i ^»; Jus It-*^ k-=>oC
fcoeüöD JJ/ .li.oi.l3 JJ Jjot ^£*io .joot «^-; J-ii,^>o J-V^00 .JlooV; Jllou»
ooi si ./o» ^^io ..Jj/ loCs JJ» 'Ki.,1.0 •J»,-JL^ )^>o-* y-*\ .«^-? J-30j'f9
jooi ^,1, ji j.i«.aa; oö( "^io :jjfJLa; y_./ )ooi ^>'»; V^^ &i •W|JLD?J? °oi
.JK . i, H\Vtt JJo xr^l y • "V JK-'Vo.iu», JJ; JÜLX./ •.^JS.oi w^IJj ')^-^-
lot-s jJ -.f^jl/ ^/ .^otääj_s N~o oüS. ^o-o.iL/ :^.otäi3 oSloKIh/ V-^x t-3
Jls/o >.t*a^ )K-fc-^-* V--^ JJo -Oi^ lo»-a-iö; ooi .'^0*^0 Jooi K-./ ^-.^^Jis/
-JtV^-^0 Ia°-* y-'l .°^-! iaoiVS J>o_flo jl/ .<o_t£o9 Lld.^/ ot>oo.a^ -j^i| JJLaj
I. LV in margine ■jsa-**'-'-
C'est pourquoi il a regu aussi des crachats ä la face et il a ete fiagelle,
enlevant la honte qu'Ailam avait cprouvee, lorsqu'il se trouva nu apres la
tromperie du serpent, qu'il se cachait dans le Paradis et qu'il disait ä Dien :
J'ai entendu tu mix, quand tu te prömenes dans le Paradis, et j'ai eu petir
paree que je suis nu et je nie suis eache'. Mais le Christ lui-meme a cri<* r>
d'avance par le prophete Isaie des paroles qui sont la negation de ces
reponses et les contredisent et, lorsqu'il s'est fait chair, il les a accomplies
par les faits menies; elles sont ainsi exprimees : J'ai presente mon dos tiu.r
coups et mes joues au.r soufflets; je n'ai pas detmirne ma face (wpöcwirov) de la
honte des crachats. ]j> Seigneur a die mon au.riliaire ; c'est pourquoi je n'ai p&S 10
eu honte; mais j'ai place ma face (upocwxov) coninie un rocher ferme et je suis
que je n'ai pas honte parce que celui qui m'a justiße est proche*. Car il fallait
ainsi qu'cn n'-alite que ces chosos arrivassent aussi ä celui qui par nature ne
connaissait pas le pechc, afm qu'il les rendit sans eilet et Sans action. En
. v fui. i«o effet, lorsqu'il * a et(^ frappö sur les joues et qu'il a recu des crachats ä la ir>
face et qu'il ;i 6tö flagelle, il n'a pas eu honte; car il n'y avait rieft qui lui
fit lionle, puisqu'il n'a pas comniis de pechc et qu'il ne s'est pas troiice de ruse
dans su houchc', ainsi qu'il est derit. Mais il a place sa face (irpo'«ö>i;ov) comnie
i. Gen., m, 10. — :;. [säte, i, 8-8. — :t. I Pierre, n, -J2; Isaie, i.m. ').
[34öj HOMELIE LXXXVII. 77
00 QjL^° -.o;«*^sl/o oSji/o Q-^-aL.- vOotAÄJ Iql^o "^-.j q^Sua/ nA
061 001 o-m^o* «010 :Joot «.V.; Jj»*Xio J-V-io; ^,; v-61 .jUfcUaa ji../ » n\o<
Jbä» JLö.iö y^o JJo -JoiSsv Joot v-oioK-./ \t.-y.-i ^s/ ..vt\^o -)ooi Jjl'V-^
..io« ö^K-./ ^V*»f ^po JJ° -.J?oi 'JJ ^♦j/o.^&s.ieu Jju^ ^4^? ^-^01
10 k^jo ^J.l/ UlliI ^o y^^^o v/ .»oaaj Jlaj^^io "ifio^j * v/ JJ/
V fol. 190
v a.
1. L\' in margine : ok ^A^a» Uo : | \.i^o Uja» \*.a*.a ^i^,* U^., l.^».o lU».^ i.a.»,a
11 ^jo «i^o .• ol-ova-. ä.\ »^j.:a-»j v\oio IL«^j.o liw-ii |.i".!> ^aioi U^~ !-•■* ~"* o!J,i Uä^» ;-»•{
.•xoj( uomj »,;o o.on -•<* ^§00 .U^VLa a^a\o,, sai-« <x> Ik^oo la^ -3/ Ij,^=v» U 00.01 \>-2jco
if±ae ool ,3o. — a. y ,i£»v — 2. L ov^aa».
an rocher ferme, pour montrcr qu'il est impassible et que les souffrances et
ce qui peut faire honte sont entrees en lutte, mais se sont lassees, se sont,
brisees les unes contre les autres, se sont repandues cä et lä et se sont dis-
persees, sans lui porter absolument aucune atteinte ' ; car celui qui heurte le
5 rochö'r se figure (le) frapper et en realite c'est lui-mßme qui est ä sontour
frappe par lui 2.
Cette (parole) : J'ai presente man dos, et (cette parole) : Je n'ai pas detourne
ma face, montrent, que c'est volontairement qu'il est venu ä ces (humiliations).
Cette (parole) : Le Seigneur a ete mon auxiliaire, et cette (parole) : Celui qui
10 7n'a justifie est proche, sont des paroles qui conviennent ä l'economie selon
la chair. * En etFet, lorsqu'il s'est fait homme pour nous, quoique par nature *Ltoi.i9i
il füt Dieu, il ne dedaigne nullement de prononcer des paroles qui conviennent r° a'
äl'homme. S'il n'en etait pas ainsi, il n'y aurait rien autre chose (ä faire), si
ce n'est * renoncer ä toute l'economie. Gar, si c'est par necessite qu'il a eU *Vfol. 190
v° a.
1. Note marginale de LV : De meme que les flots impetueux de la mer qui l'rappent un rocher ferme
et fixe ne lui portent aucune atteinte ou ne le döplacent pas, mais, en se frappant eux-memes contre
lui et en l'arrosant, sont brises, s'evanouissent el meurent completement, de meme le maitre dit que les
souffrances naturelles de la chair conime Celles qui sont repnihensibles et Celles qui peuvent l'aire honte
ont frappe le Christ et ne lui ont porte aucune atteinte, parce qu'en lui elles ne se sont pas trouve de
place; mais ce sont elles qui se sont frappees, se sont evanouies et sont mortes a la ressemblance
de ces Hots, et desormais elles n'ont plus cause de perte meme chez la plupart de ceux qui ont cru
dans le Christ, parce qu'il les a emoussees d'avance et qu'il donne encore son secours.
78 SEVERE D'ANTIOCHE. [346]
vs/ ^^clj ..v^;#l/ )\.^.^a^> ,j>o :K-»)iq>\ «.Kjl^o JJ J, m •> Joojj» -ä IolS.
JIol^^^O) >ä/ JIq-q-.;) ^50.0 jjija^ ^^. ) n » l rt> v»~./o :j) . ^rn ^o »— ^-./
p c*^ OCH osV^d Ja^a.2» J-*X^o OCH K~»).1.«^>1 ^-»i->/ -jJ-iö ^--Xot ^öchj
.wuJul^K^o jJ^Jü/ \LÖls> .K-U^.^, ooi yfcCi^oo >JfjL^.j jlo^o; vi m j
._och ^uOjjpoo KxS ^.OCH ^i^too OiJS? yOJCH . -^ocx ^.K-.'/ t->~^ > I .. 5
Ja..'/ o/ -.J-s/o joÜ^M jL^~ OCH |^*>^0 .-Jjjjai» N5$o. )oCX sf> . 1 fO t-^x ^ '/
.•|_^^a/ oK_3 ^.CHO^O«? OCH .'jju. y-t-S Joot ^.otoK-./ hOjSjJ* ^.oo jininnfii
• JU * . ^\ vm^slfco jJo )>^Kj .-jK*. »a o/ jK.a^ J--^, -*>»J; ^<Vß;
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1. V oni low.
fl agelle" et qu'il a condescendu ä se faire ehair sans changement et si c'est
par force qu'il s'est conduit, il parlera aussi comme tout le monde; et,
puisqu'il a besoin d'aide et de justice, ces paroles releveront egalement
de la faiblesse. Si au cöntraire c'est volontairement que celui qui par natura
est plein s'est inde lui-möme en prenant la forme de serviteur', c'est encore volon- 5
tairement qu'il s'est servi des paroles humaines a cause de nous; car c'est
nous qui 6tions ceux qui en verite etaient aides et etaient justifies en lui.
En effet, oü le Christ, la force de Dieu et Pere, avait-il besoin d'aide? (hi
bien oü par le fait de la souffrance se trouvait-il dans le besoin d'etre justiiie,
celui au sujet de qui Isai'e a ecrit : Avant i/itc l'enfant sacke le bien ou le 10
mal, il resistera et n'obeira pas <ut mal, pour choisir le bien'POr n'avoir dös
les langes aueun pencliant pour le mal et ctre solidement affermi dana le
bien, c'est le propre de celui qui par essence (oüeta) est juste, el c'est Dien;
car les hommes, ä l'Age de diserötion, choisissent volontairement le bien au
Vfol. 100 Heu du mal. Que c'etait nous qui sommes justilies dans le Clnisl " par la 15
volonte" de Dien et Pere, le sage Paul l'a clairement montre, lorsqu'il a ecril
1. Philipp., 11. 7. — 2. Isale (LXX), vn, 16.
10
Lfol. 191
r° b.
Vfol. 191
r° a.
[347] HOMELIE LXXXVI1. 79
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«H^S— JJ} OCX U-.< ^^w VI » floltoo; . J.J5ÖD» OCH |nO- 3/ .i^-S jjCH
1. Oii altendraft "»^l- L- — 2. V in margine ': «*t»^3i JO.ctviSiv. — 3. V in margine : Ixr,7tTprjV.
aux Corinthiens en ces termes : Celui qui ne connaissait pas le peche, il l'a
fait peche pour nous, afin que noussoyons en lui la justice de Dien'.
Par la porte du jeüne tu verras que le Christ est encore revetu d'im
manteau rouge que le Livre sacre qualiiie d'pcarlate, qu'il est egalement
s couronne d'une couronne d'epines et qu'il recoit uu roseau en place de
<7/.v)7TTpov ou sceptre royal, toutes choses en verite qui d'une part renferment
le mepris aupremier abord (-pö<7£Yi[/.a) et qui d'autre part (contiennent) le
remede ä nos propres maux et la charite (<pi).av9fcaTCi'a) divine et digne de celui
qui a aussi cree l'homme.
io En effet, parce que nous avons ete sous l'empire du peche qui est de la
couleur du sang et est rouge * et (sous l'empire) de la mort qui a pris naissance * L foi. i»i
de celui-ci, le Christ, le soleil de justice, se revet de tout ce (peche), accorn-
plissant et disant par les faits memes les paroles prononcees encore par
Isaie : Si vos peches soiit ramme la pourpre, je vous rendrai blancs comme la
15 neige; et, s'ils sont comme l'ecarlate, je vous rendrai blancs comme la laine'1.
C'est ce que demaude aussi le cercle d'epines place sur cette tete sans
peche. En effet, que l'epine symbolise le peche, * le prophete des Psaumes le * vfol. l'.n
i" a.
1. II Cor., v. 21. — 2. Isaie. I. 18.
10
SO SEVERE DANTIOCHE. [348]
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JJLqSju» oa^~ jK-^s» Ui^^ö ^>? '.JoiSfc. ^*> a^ot-J./ Uaio ^s; vOJc*
J-^oJAoot wöljo 'JjLS»a.O; )tt>t->o J-Jls'oa; ]K..soiaieu> K.-J-J,—/ o/ :^»po
) % iv i •> p; J-j-io v*^ ]J :)ot^i vS^— '^-» v«><*3 ^s ^ :J'J-2> laj>tlcoo
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jaiio-o v>choK-/ Jc*£»~s; ,_^\ot JloVco^flO ^^sJso; ..vAi»pö J-*i'/; J^a-^flD
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1. LV in margine : ß-U»£-*>o- — 2. L in margine : <^t\ ■*-»»»• — 3. V l«^»v — 4. LV in
margine : ^-J,- — 5. LV in margine : <ja:*> •.^^^» [l'V r"'' l*£SM' : Uw sj^^k»? Uv>^ >3/
fait egalement connaitre en disant : J ai ete ramene a Ja misere, quand l'epine
s'est enfoncee en moi; je t'ai fait connattre man peche et je ne t'ai pas Cache"
mon iniquite (ävojitoc) ' . Et il ctait dit dans les commandements de la Loi que
Dieu a donnes par Moise que, lorsqu'on olFre un sacrifice pour une faute ou
autrement par un dem gratuit et sous pretexte d'une offrande et de ce qu'on
appelle l'ofl'rande des fruits — et de toute faijon pour les peches, car il n'est
pas possible que (les horames), puisqu'ils sontdes hommes, ne pechent pas,
meme sans le savoir la plupart du temps — celui qui offrait (le sacrifice) devait
poser ses mains sur l'offrande et la victime, sur le taureau ou la brebis
ou tout autre (animal) ; et l'imposition des mains dit hautement par elle-
meme que c'est ä cause des actions qui aecompagnent les peches qu'a lieu
l'otrrande ou l'expiation qui se fait par la victime; personne ne conteste que
les mains soient la marque d'une Operation reelle.
Puisque donc le Christ est l'agneau de Dieu qui enleve le piche du Monde"
et que le cercle est le monde, lorsqu'il a cnferme et pris les epines et 15
en generaltous les peches dans le cercle de (sa) couronne, il les a amenessur
sa tete comme une victime de9tinee a rimmolation1, aiin qu'il füt la puri-
1. Ps. xxxi. 4-ü. — 2. Jean, i. 29. — S. Note marginale deLV :On a au>si coutumeüp niettre une cou-
ronnesurles brebU qu'on Iraniolemaintenant, toutes I. - i..i^ i|u \Ues sonl oirt-it«-- '[i.niia.-coniplinuiivieu.
10
191
V" SL
10
[349] HOMELIE LXXXVI1. 81
_ioo l'Lioll/ *a>o\o2 *_io» -oi öuk-./ ]»oio -.Joowi v00^°» J— ao»» J-L3-./ »vioi. 191
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Jjua-s» 001 JoiSsSj ^-1 oul,? .-sjULlsKio JLicL^; jlasKaLio ,_io ^o .JK^LV^vi
,3/ •.J-3Ö3; ooi JLTSjls 'J^_o JLlooi JK_^oy3o jlyn .'so ^j»Jx .-oV^'paVo
&l .)jm/ ^ J^ol Ji»V;o J~aÖDj i^o/j oöt .-Jv-* ^o;/ ^5.» 061 Jjl-.; if^
1. y ^.u-00. __ 2. V V-1-
fication de tous; et c'est ce * qui a ete dit par Paul et a ete cite plus haut : «vfoi.wi
Celui qui na pas connu le peche, Dieu et Pere l'a fait peche pour nous, afin que
nous soyons en lui la justice de Dieu'. Eu effet, lorsqu'il a attire sur lui nos
peches, il a souflert dans la chair comme s'il füt lui-meme coupable et par
s son sang il nous a montres justes et innocents; c'est ä son sujet que Pierre,
l'elu et le chef de la phalange (tiy^a) des Apötres,. a dit aussi : Celui qui
dans son corps a fait lui-meme monier nos peches sur le bois, * afin que, morts * l fol. 191
aux peches, nous vivions pour la justice'2. Car c'e9t l'ornement (fait) de
matieres (uXas) superieures qui est (tout) exterieur et qui peut s'acquerir
10 qui montre par la reunion de couleurs variees que la tete d'un roi qui n'est
qu'un homme est glorieuse; mais c'est la tete de Dieu qui par nature
possede la gloire et la louange, quoiqu'il sc soitfait homme, qui a rendu glorieux
et salutaire merae ce qui peut causer de la honte et du deshonneur. C'est ainsi
en verite" que par la couronne d'epines il a aussi aboli la sentence (portee)
15 contre Adam, laquelle avait dit : La terre te pToduira des epines et des ronces3;
car ceux qui se sont veritablement attaches ä l'Evangile (Eüayye>.iov) ont egale-
ment regu la bonne semence de la doctrine non pas dans des epines, je veux
dire dans les preoccupations du monde, mais dans une bonne terre, de teile
1. II Cor., v, 21. — 2. I Pierre. 11. 2'i. — 3. Gen., in, l.
PATR. OR. — T. XXIII. — F. 1. 6
10
82 SEVERE D'ANTIOCHE. [350]
♦Vfol.191 li[ä ßl -.^aot y-/;j w^oi ^*> >o^ o/ *jk_l jm» "^«-W) jlj J-lA*/
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Jit-i-^o • .y.il.X )jc*X »J; Ua.-/ .|» t.fi\ ^—x-«; jiaa^io? p°)~' JU/ 7-/
Jal»; och ) 't m -i a V^x ^ 'i-*^° ^3? >-ö< )»—.)-» .'-»ota.^ -».M )-)KX.^.o
jLw— lo_\ JLj&^ö J.:mX^o -.^-.wIa.o dui; ^_io k*a*j y\i\ ^ -.looi
.yooib«. »» ->\ Y> oi\t\ oC^v 0010 jK_oo.^o^a.3 oiio.^ ^,.,to_ofcoo} vqjc*^
1. L «**•
■ v foi. im sorte * qu'elle ne produise plus desormais des ronces ou quelqu'une des choses
semblables, mais un fruit nourrissant par cent, soixante et trente ' .
Le sceptre de roseau n'estpas non plus eu dehors du mystere. Eu eilet, tandis
que nous etions deveuus raisonuables par l'image de Dieu et que nous avions
recu en mains les renes de notre propre vie avec la possession de nous-memes et 5
avec le libre arbitre, nous nous sommes inclines vers les passions honteuses,
ayant perdu l'effigie (er/.u>v) royale et depuis lors ne nous guidant plus nous-
memes, mais etant menes par le peche; pour cette raison, le Christ recoit le
sceptre faible, facileä rompre et fragile, commeon peutdire, de notre royaute,
(ä savoir) le roseau, afin que, lorsqu'il le prend, il le rende ferme et fort par 10
sa main toute-puissante. En effet, quand il a partieipe ä la chair qui est de la
meme essence (ouoia) que la nötre et ä l'äme raisonnable, apres que le peclie
eutetc enleve du milieu, il nous a tous purines et fortifiös de nouveau ei il a
fait remontcr l'image royale jusqu'ä sa propre force personnelle, ou plutöl
(jjialXov 8i) il l'a rendue tres forte, une fois qu'il s'est fait les secondes premiecs L5
de notre race (ye'voc) et qu'il a donne de ses propres (qualites) ä ccux qui
sont ensevelis avec lui par le bapteme et qu'il a revßtus de tout lui-
1. Cf. M.-ittli.. XIII, 8.
Vfol 191
v« b.
Uni. 191
v° I).
[351] HOMELIE LXXXVI1. 83
♦ stocC^aS »a-xpo yofc<-»_3u\ )-».«■<■ vi\ <vol,~-Q.-\ ) tvi ^>> yOJÖi t-"-^ v^'^'1
)k ->vV j&oa_\_J ^vinQ\; jf-JL JL~;o JJ.ipo? JAo>ai^-\ * -.^--^ot »k-»
-en .-oöij )It-oij Jl -öi )»-../ \^nn\ . „-bJLotoo ) m . n s; J^/o -.^o;/;
vj_.ii.too ).-^>>, x^_x; -.poi-A-v K_.)_^_-Jt3o .Jooi ]Lo; oöt J»^3-_> fcsJsvj-^j "
>_>/; s-Öl .-Ia»/ <3i_\-3L_> Joo« v-JOalo ').oAj-\ '^iö ),»v.* W^ )t-~^° — lo^
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"^iö )-*.N, ^ÜOsw .fts_jL*<>f-~/* looi J-j-^o JJ t--^ &l '\mf> jjoio .a.'J_~io
JloojSs. *J.Vl ^o ».oioK.-/ ,-« p .jm'iV; JJ / • .Jaojl-. JJ ooi vü^._oo V-_^
■ * ,--'; -ojüv vA-oa-\ ^io» J-*o oöt-s p ooi ^s oot; J-L_w/ -Jlcuu/o ks_o
■«i-'A ■■•'"v JJ; .Jlal-Cjo )ju.; ou^-oJJ Jla*aJu-> JL=> )oi-iJ . -^ a n V)
♦ o,.-3,/ Jjoi )q>v J-^Oo Ji-eo-s t-^> ^3/ .J-to-*— ]Ls
^^SOt... )J-^» .t— °°» »-5^.-0 -.OOOI »-^J-SlL-O JJK-OÖA )^3-D J-3JOI -00
meme; vous lous, en effet, qui avez ete baptises dans fr Christ, s'ecri'e Paul, vous
avez revötu le Christ '.
Apres cela * tu verras le goüt du iiel et du vinaigre oppose au gout intern- »vfol. 19t
perant d'Adam et los mains attachees au bois opposees ä la main imprudente de
5 celui-ci laquelle a touche au fruit * defendu, et, pour le dire simplement, (tu * l foi. im
verras) Jesus eleve sur la croix, lui qui a dit aux disciples : Et rnoi, lorsque je
serai eleve de terre, j'attirerai tout2 ä moi*. Aussitöt, en eilet, le soleil retenait
son eelat sur toute la terre qui tremblait ä son tour; les rochers etaient
fendus, et tout ce qui se voit etait eouvert de tenebres, parce que la creature
10 elle-meme ne pouvait pas supporter la vue du createur qui en verite est
crucifie et qui souffre, et cela dans lachair; il etait impossible, en effet, qu'il
(souffrit) autrement; car c'est l'impassible, mais (l'impassible) qui s'est
incarne, qui est monte sur la croix, puisque (le Christ) est un de deux, ä
savoirde la divinite et de l'humanite, ahn que le meme, aeeeptant la soulTrance
15 dans ce qui est capable de soufTrir, emoussät par l'impassibilite le pouvoir
de la soull'rance et de la mort qui ne peut toucher l'impassible, bien que par
Tintermediaire de la chair il soit entre en lutte avec ce (pouvoir).
(II suit) de la quo les tombeaux rendaient les morts et qu'ils en don-
1. Gal.. in, 27. — 2. Litt. : « tout homme ». — •'!. Jean, xn. :i2.
♦ V toi. 19
r» a.
in
84 SEVERE D'ANTIOCIIK. [352]
j_5^/; J_K.UL JloVl/ loJ^ .."^-bJ^ ^Jbo jooi k~~J; och jj^ >s/ .ooch
j Joch ^e,'nv po -.^.o*»; Jjlö^IK^o jJ JVoäJJ )och j^ln t-3 Joch ^j'/
^_boo .J_^icvo J~~»o/ c*\ Ji*i;o •'^^•; JJ*oa*-oj Jbtij ^.oj "^ü L^i-.io
) -■ -<^». t£OQJoil ^i»o .-«^l^Icd L-^aiXo ^o'J-o J^ocL. K^t^_«^l )lia^..£ j^a
♦ JojS^ _y-/o J^Jjj^ JJ Jiio "^a^ ,J .-oui-aLjA. ', mM| p JJb/j 006. .oK:>
..^X vAjcaiö J.ioo> Jju'/ la^o :J^oo,; «.*»! ^.\ iyL*äo J^-'jJ 'Kj/ JjL*.
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JJ JJ^..o CH.-K-/ Jjldch; JACbooaX "^SuJ po "^alta J;ch-s JJ; J-ta-./
.J_^iü; oifcOvio J-*-='? ~CHCt-.»fla.i} v3/ ,JJ / .cw^aViOL^ Jj/ j.io/ ^_»; J-Lio ..JoJ^jü
.J.-.ÜJ Vä^'J. ^0 ,— ^^.Jo-. %aiwj/ .-)Iq^.£dI of+sj .^.iö/ J^oo, p- a»,j
:3o»;l JjJj; v-ch »J^> ^-J-»JLs; -r^l t^ J°^X J-»ai«>J )°^> \J»J ©ch^j Jjp/
JJ/ :bo' yli Lcoarxaj y»./; J.^aa.£o/ K-j/ JclL^c K<Jj_;pot^ a\ '^-.; cuot
:Kj/ ^i^iö JLia..s» ^3 po :uil ^-W-20? J-*-*J° JjJ-3 ^-W-00! Jk— -^'1 ^Q-^-
och /-/ .t-o-:9 Li°Oi o>t'nv\ <3>l Jjldch -.JjJj; -.0^ JJ^-iJ-3 )o~~ L; Ui-/
1. Ici commence unc lacune dans L.
naieiit un grand nombre ä la place de ce seul (mort). En eilet, celui qui etait
descendu d'eu haut, allait aussi dans les regions inferieures de la terre \
'Vfol. 192 brisant les Kens * ineluctables du Scheol, repandant d'avance en tout lieu la
semence de notre resurrection, frayant le premier la voie, ressuscitant apres
(Hre demeure trois jours dans le tombeau, montant au ciel, s'asseyant sur le 5
tröne (Opdvo;) de gloire qu'il n'avait pas quitte, nieme lorsqu'il s'est incarne,
puisqu'il remplit l'univers dune maniere incorporelle et en tant que Dieu.
Vois-tu oü te fait aller la porte du jeüne et ä quelle hauteur eile tc fait
monter? Ne nous faut-il donc pas purifier ce (jeüne) et en eloigner toute
pierre inondainc, de peur quo nous ne heurtions celle-ci et que par notre chute 10
nous n'obtenions pas une aussi triumphale entr^e? Que dis-je qu'il laut purifier
(le jeüne)? Mais la parole du prophete veut meme que nous le sanctiiiions :
Sanctifiez le jeüne, dit-il, en eilet, publiez la guirison*, s'est ecrie Joel, Tun des
dmize prophetes. De meme quo Dieu a pose la loi (vojtoe) pour le juge, en
disant : Tu poursuivras justemeni ce qui fst juste*, c'est-ä-dirc « 11011 pas en 15
faisant semblant (r/r^x) d'une maniere hypocrite dejnger selon la Loi (v6y.s;i.
mais (en agissant) avec un esprit tres juste et une intention tres droile,
et en mettant en jeu toute (ta) peine pour montrer ' juste ce qui est juste » ; de
1. Cf. Kpli.. iv. 9. —2. Jofll, [, 14; ii, 16. 3. Deut., x vi, 20. — 4. Ici commence une lacune dans L.
10
[353] HOMEL1E LXXXVII. 85
*.oioK_/ Joou I^J^.,.*, J-LX./ •. k-"/ Ji^ja.io jl^Loi )o^o.\» ocx ■*■•*/ .J^-.Jju.^jd * V toi. 102
• * * • ■' • 1"' b.
jl^^flD JJ;o ';o<^o ^i « n ..jK^o jfrs^osj^o ^.io yi öS. .Jootl u) )iot .J-ioo«
^■»» >Afl Jboo^ ^.oia^A^iUM Kj/ ns,1» jJ •.otlaS. ^.io/ •. >»-^-J J-»^ö; l?0*-^?
JLx.ot^ p; vJlj/ ...TV> j^abt? -.^K^'/ oiS^j )», »yr> J'i'ojl ^o Q-<^° :« l ■»»
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•:-jj.a^/< 001 )jLDia2L\ »s/ -*y^-.; oö« >a>» Kj/ jJLjlo -.J^oil Ji— ,t-3
Ji.cuL~*£L^o la^o ^jjl )m°inn la^; :^\ yxx'i |l(_^_oo »A-*»-*? ^-^01 JbJLS.o
meme il a commande de sanctifier aussi le jeüne comme s'il disait : « Le jetine
est saint, puisque eu verite il purifie et sanctifie; mais approche-toi (de lui)
saintement comme pour sanctifier ee qui est saint, * alin que ce soit veritable- * Vljjl- I9-
ment un jeüne. » II en sera ainsi, 11011 pas seulenient en nous tenant loin de la
5 nourriture et en restant sans prendre d'aliments, mais en (nous abstenant)
encore de toute impurete et de (toute) coneupiscence ; car ii taut que nous
jeünions du mal et que nous en arrivions ä ne gouler nullement la mechancete.
(II suit) de lä que, si pendant les jours du jeüne quelqu'un t'entraine au
spoctacle des chevaux ou ä un autre (spectacle) qui lui ressemble, dis ä
10 (celui-lä) : « Ne sais-tu pas qu'il nous est commande de sanelifier le jeüne et
qne nous sommes dans ses saints murs ? Peut-on entrer dans le temple sacre
et dans le Saint des Saints, et en meme temps voir les spectacles bonteux et
deshoniu'tes de Satan? Queljugement n'encourra-t-ilpas et dequel blaspheme
ne se rendra-t-il pas coupable celui qui melera ä ce qui est sacre et saint
15 ce qui est profane et n'est pas sacre ? » Et en disant cela, tu inspireras de la
crainte ä celui-lä aussi et avec ton propre salut tu gagneras encore celui de
ton frere.
S'il surgit secretement en toi, lorsque tu regardes la longueur du jour et
que tu notes pour toi les nombreuses heures qui te reslent, la pensee daller
86 SEVERE D'ANTIOCHE. [354]
v" a.
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^.oj V»^. p • •jljj w-y^oj^oj \Q-»öt ^°^ Jt— ^■■•/ po>J? ~°i ^°^ &l U^oto
vers les des et vers la distraction et le divertissement pernicieux qu'ils (procu-
Vfol.192 rent), * pour ne pas tomber dans l'ennui jusqu'au soir sous pretexte qu'il tarde
ä arriver, mais pour t'oublier toi-meme lorsque tu arriveras au coucher du
soleil, dis encore ä (cette pensee) : « II m'est cotnmande de sanetifier le
jeüne; et le fruit des des n'est pas la sanetification, mais l'eloignement de 5
Dieu. » En eilet, en meine temps qu'ou agite et retourue avec la main ces os
ornes de points, il y circule et tourne une certaine Operation des demons qui
engendre l'amertume, la fureur, la colere, le cri, le blaspheme et tout ce que
Paul a enumere, ce qui alllige et cöntriste l'Esprit-Saint '. Car je passe sous
silence que de ces (des) quelques-uns en sont veuus encore aux blessures et aux >"
meurtres et meme ä la perte de leurs biens ainsi qu'aux malefices et aux
incantations pai'ennes et pernicieuses et ä tout ce qui est la doctrine des
demons.
II laut donc que nous sanctiliious le jeüne; afiu ile ne pas tomber dans le
degoüt en raison de la longueur du jour, courous ä l'eglise, imlinons nos 15
oreilles vers la psalmodie, prenons plaisir ä nous laisser aller aux larmes, et
de la sortc nous en viendrons aussi ä cliantcr en meine temps que ceux qui
chantent, disant avec David : Seigneur, in ouvriras mes levres ei ma bauche fera
1. Cf. Gel., v. 20.
v°b.
10
[355] HOMELIE LXXXVII. 87
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.•JloSwil JJ; Jlopo ^_so v-^-«o •"Ij'p^o J^a-.^lo;o .-JK-^^. Jlo-ü^o^a
^.JLi/ (KT^ju .-yo©^.» Jjljl^ ^.oioK^/ JA>-ai jK^aS. -.V^ö/ J-*-=J )-*^0'/
■ )J.o i >\\-> c*\ K-./ otoo -.1 Kl*, >. so "^säso oj -i .', r i\ -.yooi^.; |^oo3i JLsö
.yocx K.«.\äs ^.so J q ..o»-5o •,yOo£S..o j^oas* J.-»V^° ^-W y--^~*l J^sJojOls .oolo
^^Ji-s jL^i^S.^ JJo J.*_.,_0o i-.D» |a!~ / J^ooiX; J-Li.»/ •.Kaj'1 ^>; ^-^oi
connaitre ta louange'. Prions avec ceux qui prient, ' assistons aux oflices des * v t'oi. 192
v° b.
mysteres, et nous estimerons court le jour, une fois que nous l'aurons mis
ä part et consacre a Dien.
Ce sont lä des (pratiques) bonnes, utiles et vraies; elles engendrent la
5 douceur, une conscience moderee et humble, l'aversion de la hauteur et de
l'orgueil, une maniere vraie, pure et qui ne dissimule pas la perfidie que Ton
(trouve) dans une douceur feinte et dans des paroles douces et trompeuses,
attendu que la charite qui n'existe pas revele par la persuasion une charite
abominable, maudite, hai'e de üieu, bien plus agressive que toute inimitie
10 manifeste et declaree et que (toute) rivalite irreconciliable, plus cruelle et
(plus) violente que toutes les bßtes sauvages. C'est a cause de choses
semblables que le prophete Jeremietlit : Leur langue est un trait uuiperce et les
paroles de leur bouche sont pleihes de perfidie; il parle de paix ä son prochain et ei>
lui-meme il y a de V inimitie - ; et encore : Seigneur, tu es pres de leur bouche et
15 loin de leurs reins 3. C'est pourquoi Tun de ceux qui sont sages dans les choses
divines (Oeocooo;) a dit egalement : Chez eux toute charite disparaltra*.
■Tai cite ces paroles, afin de montrer que le jeüne est pur, saint, n'admet-
1. Ps. l. 17. — 2. Jei-., ix, 8. — 3. Jer., xn, 2. — 4. Cf. Eccl., ix, fi.
10
88 SEVERE D'ANTIOCHE. [356]
♦Vfol. 193 oot .JKü^ ,_*o£xo.3* voJI^lo ^o<oK_/> oöi * ^öioo j-sa.».s;o :JKju^s
\y^> )<&**,l ^S>1 :«^> K-/j ^-Xoi ^.oC^.^ ^üoo/ ^s/; Jooi pö/ MBO^OS
♦ »!'/ ^o^o JJ ..uwa K-/ joou JJ ^_*; J^a-, : ^7? U*-/ .«^—J
oot y/ ;n ....X .s -.>t CS.0 1o\ Jqjl^Kj Jla.^.»jo )lai»aio *s/; ^.j oj'jj
o£x ^vpo» ^-^ot ^_io ysf^o o/ .-y m ..j joi^JJ jloi»>vt->o ) lo .. . t •> a^;
jlo JLu; w6i ouK-./ ^oaJo^JL— o» j-«-^ jjoto .>a~^K'fflV>; ^otoK-./ Joou
Jfcoo».io .U^iiio |oc*J .J-~-» -Jk-^-^J )K^io \i0^s i-^. Jviö/ .^jIKj
..voj/ o—-ioo UjLiVio^ ).">>\\". oooi ..^^j^jo../ „iHN jo«Ss ^3 *Jlv-/
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Jtctvi M'n -> K^JLsl.wi (oöi )l"^o )i-o^j; ^o auop> ,scoo^>aa >a/ 'K.*a Jjldcx
'Vfol.i93 tant le melange d'aucune mechancete et couronne par la charite * qui est la
töte (xs<piX7.iov) de tous les biens, (ä tel point) que, quand le jeüne manque de
la (charite), il parait etre quelque chose de vide et de vain. De lä (il suit) que
Paul disait aussi : Quoiqueje dornte en nourriture tout ce quefai, quoiqueje livre
mon rorps pour le faire brüler, sans avoir d'autre part la charite en inoi-meme, s
je neu tirerai aucunproßt '.
11 faut que nous nous appliquions aussi ä l'humilite et ii la douceur envers
lout le monde, pourvu pourtant que nous ne privions pas Dieu au nom de
la douceur et de la mansuetude ou que nous ne portions atteinte ä rien de ce
qui lui est agreable; avec cette (douceur), en eilet, il y a danger (xivJuvo?) que i»
nous nous tenions bien tranquilles sans remuer ; et une parole de prophete dit
quelque part : Que l'homme doux soit belliqueux2; et dans un aulre cndroit Dieu
commande aux enfants d'Israel : Soyez ennemis <les Madianites et frappex-les
parce tju'ils sont eux-mimes ms ennemis avec perfidie3. C'cst en vue de la
fornication et de lidolätrie, en effet, qu'ils les avaient ravis par un amour i&
qui n'en avait que l'apparence.
Paul aussi donnait avec soin le nierne avertissement par maniere de pr6-
caution et de prudence, (en disant) : Fuijez la fornication '. G'est ce que
doivent observer non pas seulement ceux qui sont dans (la plenitude) de l'age,
1. [Cor., xiii. 3. —2. .Tori LXX), in. II. —3. Nombres, xxv. 17-18. — i. I Cor., vi. 18.
[357] HOMELIE LXXXVII. 89
,j Ux&v -l~*** V k>U^ io^>)->o y^OLi U£.^a~, * -oi 'jlÄL-^'VtoLW
)'~ \ j^op. ä/ Jj^s J,^^ :vo^^Kj JKä>j Jlo ^ooioj jJ? )ba-^
)Ui .^t)>oN Kaju^o v*^ JK^jl-o .-oi-^JO-tocu )K^i i ..ftooo Jk-V— /
J_*_£Oo_icu oöi J-aA*.2>o ^_io »3/ Jjusj jbcus .^ n'.v> K-J^V* ^°°J^
jKiwio )-pö/; jJLa-/ ..-oioJM ok~; 'U/ J^ooj» P°K Jk^ol^ .^a~v*>
Jjli^*> -.No? c*^ -oioK-./ joow ')v-J K*-JL» -öl .)K^3QJoo.^*3 )laa-»jo
10 jj-a-^ <*^ oo«L.;o .-JL&3J J^ooj; jjLio-ooo J»a£Jo Jk-^> "^j J-^
. - -KaSt/ Jju/ «jlS; JjKJäo )-».^) )L^iaio ^io Jlaio^a öw» \_*j ^.dX*)
l. v Ua-*»£v. — 2. V in margine : 1«w ^» ■ 1«°]' V-v» I »<>>*> ^Ij'=^' U"** U»^=' ^v»>> *>y
uo,iuj)1 |u> fc~.U --wo .e^a* IC^m |.yi-.Ä>? UM l*°T:k l^e&o ;_»|U lom >o>l 1^- \Ul &>>-
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C^toßi I;öj» ovN >&^* -.U^>» ^-» ^3 Um ~^» •U"*' IiaN^ uw ^J 1j*u.«i U^W-
mais aussi ceux qui sont encore dans l'adolescence et dans la jeunessc — un ma-
nage honorable, en effet, peut mettre un terrae äun commerce * impur et en- * v foi.m
chainer des mouvements non refrenes — de peur que, empörtes par des amours
iniques (avopo;) et impures, vous ne fassiez durer la mauvaise habitude meme
5 jusqu'ä une vieillesse avancee et bien digne de pitie; car c'est une chose
dure et c'est d'une victoire difficile que de chasser et de detruire l'habitude
affermie par le temps. Sans parier de ceux qui, honorant vraiment le jeüne,
s'eloignent pour un temps meme du lit legal, que la vierge dise que le
jeüne est son frere1, ainsi que s'exprime laparole des Proverbes ; car l'une
10 est la condi^ciple et la compagne de l'autre, ä savoir : la purete et la pauvrete
philosophique; et que la femme mariee ait le jeüne en qualite de bon
surveillant de la maison et de gardien fidele de Tunion chaste et d'inspirateur
de la coniiance pour (son) mari.
De meme detournez-vous toutes de la mauvaise conversation et de la
1. Ct'. Prov., vu, 4. — Note marginale de V : II laut savoir que dans la langue grecque le mot
« jeüne . se. dit au feminin. C'est pourquoi, au lieu de « frere », il fallait que la vierge dise le jeüne
« (sa) soeur », comme le mot se trouve en grec, et que la femme mariee possede le jeune comme une
jeune fille qui est surveillante de la maison et gardienne de l'union chaste et inspiratrice dune süre
conflance pour (son) mari, comme cela aussi se trouve en grec. C'est pourquoi quiconque veut peut
lire au feminin.
Vfol. l'.i:
V a
90 SEVERE D'ANTIÖCHE. [358]
J oci . * •>•> j—.-i.ä^jL ^__o .)K_.paj ^s.3'^!-o > ,-> ö'-Jt; «-.ex ^-ioo >.^*^,^3/
)JlV— *>J-=o .\_vKj/ ^Ok-i )^---d/ yot^ia-x JVc-iopoo .*JW y. » \toö J_Q_OjO
jjL-.; J-cq.jVo,°>N >s/ ^-.fco/ v^-3 l^-1^0 •'^*^J/ ^eLceuaJkl» JK_ul~oV 5
. \ n /t co )jl*jlN o£o »-io ^2^ot ,_«._» )t;-^_-ioo JVj— fcüLa ^_uK_|o .a^i
^--uöt JK-^cuLiA So-JSa .-.ojoNw/ JKjlJLs ^o»_vco< JL_o/ j-»_^ Jjl-\-£v_-
^.-.j/ , <■» ^ «) JJo ..^_.Voa-co . . -\ . \Vl 'jJ^aa-tt-Ooo J£vJ_\a_^so Jk-uLas
.w_^._v2_v_i )tv^s.-a-iL-ö.-> w>^op 1»»^ i-oio._5,o }U_\^o.io loitv^*.* \ i « m\;
JjV—/ Jöl-^-v, w_^\oio jjo-^v J Jjp/ -JiK.----»; j-JL^-a jl__Kiaioo V---^ J-""-0! 10
.. » "i »y i ^ yeüs ),—--/ ,_*.\oi ^»._5o :^.K.j/ *At_ö.io Jjyooi-V. ^^.ooi )jl_oi p
J_3i.äjL_v J_=v-£ )t--^^ ^^ 1<-^ *_»/o .« *>icq-<>; vQJÖt-v *-^-i/ ^-S-*> J-*--«V
I. V in marsine: \L&*Un Ic^o&vii-fov
calomnie des liommes et interdisez-vous de vous enquerir sur les alFaires
d'autrui et de les entourer d'obscurite. Vous avez ete delivrees du tumulte
des places publiques et vous en etes exemptes ; vous pouvez demeurer ä
v foi. m la maison et (y) vivre comme * daus uu sauetuaire philosophique, eu vous
v°a' appliquant en particulier aux travaux domestiques et aux quenouilles, en y ■">
inelant les psaumes, en vous delectant dans les cantiques spirituels et en faisant
aussi une place aux ceuvres de la vie interieure. Vous etes libres et par lä
exemptes de toute conversation vaine ; car l'oisivete est la mere de tous les
maux. Seulement fermez vos portes ä ces femmelettcs qui caquettent,
bavardent et s'enquetent de (tout) et ne les laissez pas jeter dans vos lo
propres oreilles la boue d'une conversation sötte et d'uue langue stupide;
car la diflamation et la mauvaise conversation qui (sc rencontrent) dans la
calomnie ferment le royaume des cieux, tout comme l'adultere et les autres
gros pechös.
En sanetifiant donc lejeüne de cette maniere, meme par ces (pratiques) vous 15
introduisez de concert avec vos maris la misericorde k l'egard des pauvres el
vous poussez ceux qui sont vos compagnons dans cette vie vers toutes les
bonucs actions. Et s'il y a des gens qui onl une dette envers vous et qui n'ont
pas le iHoycn de paver, pressez-les d'une maniere tres charitablei^'.XavÖscö-w;),
10
Vfol.193
vb.
[359] ' HOMELIE LXXXVII. '»1
>nqj/ o-Xi.l K-.J-JU/ kJio-,,» ^.K- • .JjLäooS JLa^ s^»- :vk> :JK»sq—
^s; ■•) «im v-^^ U*> -voKj/ ^. •>»:.. >o ]+*, y-l jK^a'^ ,js K-Jv-k—
^-a.\oC^; 'JKdjo^o -.JoCSx ^o; oöt Jjla^o ^^ ,_*>; <_-^oi Jk-ä^» Ut-k-^
ogu; ^iw i^.,v jfcojcü .^01^ )^-^ j^a\aA»o y^K^j ,_*^ot J-joN-jl^oo
yojj vfla.jLiJ jjKJia^ -Jlnn .ij„a >oaio JJ; ^3Ö|ÄOo; oö»o .'00(L»j 061;
o»A .—.^.ot? Jjl»»o j-coaioj ^o*|^o oöt .-J— ^jl^o ) i>o Vot-So JJ ^io <3>\ ^.;
♦^so/ .^a^o> ^olS.^o *^_3>^a..so 'Jjioi .Jju.t-o J— ojo Jo/ ya.^ *Jkw-Q_2L*l
surtout lorsque vous comptez les interets en merae temps. Pourquoi serait-il
odieux, eneflet, que, tandis que votre ventre jeüne, la course aux interets jeünät
egalement ainsi que les petits billets d'iutenMs? G'est cela encore qui donne
au jeüne un lustre particulier et e'est cela qui s'accompagne * necessairement » vfol.193
b du don abondant des biens qui descendeut d'en haut, de la richesse qui (vient)
de Dieu et de la benediction qui en verite accroit ce qui est et ajoute ce qui
n'est pas, s'etend jusqu'aux enfants et a la promesse des (biens) futurs et sans
fin ; car la benediction estsur la tete de celui qui donne ' ; et : Celuiqui va et vient
dans la justice d'une facon irreprochable laissera ses enfants heureux'2, dit le
10 Livre sacre.
C'est quand vous faites cela que le jeüne est sanctifie d'une maniere
parfaite et que la guerison de Dieu est publice ', alors que pour ainsi dire les
actes eux-memes emettent une voix, et que le Christ, le legislateur et le chef
en ces (matieres), sera glorifie meine par les incroyants. G'est ä lui que sied
15 la louange avec le Pere et le Saint- Esprit maintenant et toujours et dans les
siecles des siecles. Ainsi soit-il !
1. Cf. Prov., XI, 26. —2. Prov., xx, 7. — 3. Cf.Joel, I, 14; 11, 15.
Uix>Lo ^Uv>U l'poiio
|N_.;aiojJc N^i.; |N\>^o; 1^3. ^-/; liLa* Laia^jjj "\i
"Vfol. 19
r° a
10
loiOr-s oilo^j jt^i^io^ j;oi ^£^0 J-Xjo )t— 7?o -Jjkiioo )Kaa-^.o;
5 Joog y/; JLio oöjj Lia-/K^o ^3 o/ .-L^oa.^ j^JL.; yO-tviv jjjJ&ao t-3 <^°
,_io Jjotajj J-JLs JJ/ -.voKj/ VQ3U.K-./ J*-^/ t-^^OL^ .-yOStS. ^1'/ ^?J?
Jjla-S* ou-\o-tl\ JJ/ .JV^? JLo$J9lSo jJ ,Ux>l ^-»» JLfcJL=> la\ >voJ^oot o^a
. • K_.La_. ^ ■- -*^> j'i-£Oo .J/w« 'mo ) 1 La v> oC^-^i j-oop? )^^.\ -.0i.jLjJ.j31
vJjLaljLio vooC-^. ^ot^-3 'tv_).^L,jLioo K^ilx*3Jto
1. V in margine : ».-»■
HOME LI E LXXXVIII
StJR LA PREPARATION HABITUELLE A l'eNTREE DANS LE BAPTISTERE.
Eii cc momcnt, mc semble-t-il, la sourco du Jourdain se preparo pour le
jour adorable de la resurrection et ä cause de cela olle forme et barre l'en-
tree dans le (baptistere), ä l'exemple d'uue mere. Vraiment, en elfet, eile est 5
bien une mere spirituelle, qui vous enverra, (vaus) qui etos ses veritables
cnfants, ä la vigne du jeüne, en imitant le maitre de la vigne et en disant :
« Allez et travaillez », et 11011 pas en convenant avec vuus dun denier (8-nyi-
»Vfol. 194 piov) * par jour 011 en fixant : Je miis donnerai ce i/iti conviendra*. Cur vous
iiYtos pas des mercenaires, mais dejä vous etes devenus des enfants de 10
lumiere; et, quand il s'agit de (ses) enfants, une mere ne convienl pas d'un
salaire, mais pour los petits do son sein eile amasso, met de cöte" et garde
tres soigneusement toute la richesse de ses bicns et eile leur fait cadeau de
tont avec abondaiice et largesse.
1. Cf. Matth., n\. •-', '1.
V l'ul. 194
r b.
[3(31] H0MEL1E LXXXVIII. 93
l&s-o^»; ov-.^-/ t-"-^ J?°l -Q^J Jjl,..\q,°> lai\ yQJL^.*, o£io^o •Jla-^-.a—
p .'vOj/ t-^/j o®1-3 V^t^H0 i0-"^-3 yOlt-Vii; w.ot -.^-; J^*^/; .) « i^>
.'l'y^Ji It-ama yaN'WM |..ajuL=>o Ji_«.^_cüo . ■ > .«.^N '°>» L^ojxjCd/ ^alwJso
\o.'.xi >o«.^o jJo -.yood^.»; —öit L^..o laä\ yo» i\i ^-.o^o ^/; '» -»-N^«
)N.20«2; y--h .öjJQ.\y.P>i; . »..T* V> . • jLscu^V o/ JLauK. .^, o/ 6jJL^.^\
^..O^o [im. "il&oö JJ .JLiooi JJ; .^-»-— &l ^»f-s t-»--^ ^-»cöt ^.-K-'/ •P*/
1-1. Ce passage qui est elfaee en grande pai'tie dans V est einprunte' ä la traduction de Paul de
Callinice conservße dans Ie ms. du Vatican n" 142, l'ol. 66 v°, col. c.
Souvenez-vous donc que c'est par votre mere que vous avez ete envoyes
pour travailler Jans la vigne, et allez au travail avec une entiere allegresse
et avec toute votre force. Gar c'est lä le propre des enfants; et c'est le (propre)
des mercenaires de ne se montrer que negligents, de se moquer de celui qui
5 les a loues en faisant semblant (<7£vi|Aa) de travailler, de peiner par force et
par necessite (äva'-p.-/)) dans l'espoir du salaire et de desirer que la journee soit
passee. Mais des enfants bienveillants (eüvoo?), qui conservent encore la noblesse
(süyEvsix) de leur mere dans sa purete et saus alteration, savent donc clairement
que, quoiqu'ils fassent tout pour faire plaisir ä leur mere, ils ne peuvent rien
i" lui rendre qui egale sa gestation ou (son) enfantement ou (ses) peines; et le
plaisir qu'on fait ä une mere est comme une dette, plutöt de beaucoup la plus
juste de toutes les dettes, et non pas une gräce. Et vous-memes, demandez-
vous qui (vous etes devenus) au lieu de qui (vous etiez). (Le jour) oü la mere
spirituelle vous a recus, le meine jour eile a congu, eile a enfante et eile a
13 mis au monde.
Mais, s'il (vous) plait, " apprenons par l'Apötre la vertu de ces enfante- 'vibl.194
ments divins el le changement soudain qui (s'opere) chez ceux qui en meme
temps ont ete concus, se sont developpes dans le sein (maternel) et ont ete
f
r U.
(i4 SEVERE D'ANTIOCHE. [362]
,_s .-jK °y,\ .„,*, ^o IIqjJcü^o JK^^^JJ )lo,..=i_i> ^-.oöi ^^-J^Jsi -.^-.oöt
^.; ^ts^al .\\fJ^ ^.. i'm» ■•)) .'im .,_>oöi ^.V3'?^0 |v<m'^..so jlcm «,^> ->
jt_2u^ ^.io ai\ :^*S>^> K.LwU.;l/ ^ooV3 1°^? oiIqjlj/ fcOiOwio odo v> . m -■;
jfrs^lro »^a v0'»:"* '.o^-*! j.*\.«y y^\ jJ/ :« it a \ ^-i— jlo_a_.i)-s> vOJÖt
K^j'^Ao» ^i^ ,*>äa/; oöt ■) » .» fi J— oi; jl*m ^io» JJU'o^o ijUij ^io} I^Xo-bo; 5
joop jl^ll* -.^_ld;'»;/ oöi; otlo i . ^.a ^aj ) n ./ .^oo'^S )„.ivi >&oju. ^o
i-*^ »-3 -jJ^ö; ^-.oiüo jiaoj» ^_äoi ^6 ^. K-./ '.l-yO); üujj ^o; JLi'a~
)K„.'m; .1'^.-. 3/ jJ l ■ . ;q^k. -> K'.«. .. m/ jJ .L^~. tS^^,_ioo (.io/ K',. m/
o/; -61 •.w; li^r*? \' ' ' )J,a* *;a! W^! .-ow.K-./ JK_^.j ^-^ V* 10
JKjCSLo y.*\ .-^^^fcoo« yQjoi^ v> »mio ^«ojüo >ooj^j )lo i.|; ) 1 nö «\
V fol. 194 J-»»**"* o*"3? yQJoC^ •J;oij öilo 1 .0 ..Eoo IclX &\ j;ot "^£o>o .)K.-..i...3
v a.
)K,flmvi öi^a^; .^-1— > » ..->*^o L,ou^ jpä^> )^A't ^o oJS^oKjl/
L»Ot_io/ ll^T»; I^JÖOAJO .-OOOI ^jJjÄOOO LlxSLs OOOI y^X^CL^C L^^ä ^io;
mis au monde. Que dit-il Jone? Nous aussi, en effet, autrefois nous etions
insenses, desobeissants, egares, asservis ä tonte espece de convoitises et de voluptes,
vivant dans la mechancete et dans l'envie, ha'issables et nous haissant les uns les
untres. Mais, lorsque In honte et la charite ((pi^avOocu-ivta) de Dien notre Sauveur sc
sont levees sur nous, il nous a saures, non a cause des oeuvres que nous aurions •">
faites dans la justice, muis selon su misericorde, pur le liain de In regene-
ration et pur le renouvellement du Saint-Esprit iju'il n repandu sur nous avec
abondance par Jesus-Christ notre Sauveur, afin que, justi/ies par sa grace, nous
devenions en esperance heritiers de la vie etemelle'. Comprends-tu : « Le bain
do la regeneration » ? Compirnds-tu : « Le renouvellement de l'Esprit » ? Tu i<
en as lä la signification par les paroles memes. Ln (dfet, apres iju'elle a lave
et aettoye, la mere a mis au monde; eile n'a pas seulement lave, mais eneore
»die a mis an monde. Gar le propre du bain est de laver la salete de la
mechancete, et (celui) de la naissance est d'imprimer, demarquer et de mettre
encore les caracteres (eixwv) de la gri\cc comme des proprirtes naturelles en is
\ • r..i. r.1'4 ceux qui sont venus au monde. (Test * pourquoi, afiu de montrer egalement
cela, nous trouvons que ceux qui des le eomincneement meme avaient ete
rendus parl'aits par les Apötres au moyen du divin bapteme, au momenl
mrine oü ils sortaient de L'eau, parlaient en langues et proplietisarent* et
1. TilP, 111, 3-7. — 2. fif. Act, xix. 6.
V fol. 194
v* b.
[303] HOMELIK LXXXVlII. 95
^otoK_/ ]löJ./j )_Li; ^2>l t-«-^v ^-t-»°i -ooo( ^JO<^o ^*.\ouso .-ooot ^»K_«.iÖ
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^.» ,. ,a\ ),..«»ft\ ,-D .0001 ^.9-2^.^6 JLjLnO jlöl/ 3/ 0001 ^.^iaJM yo-jcn -xoo^
10 (.j^c-co ^3; ^^s )JL3^ -jl v » "öo t '»W» ^«oi\a3? 061 . \oo£\ ^—/ 01— oio
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:)jlM.^o0o Jlo « m »°>lK^o JJ ^o :J_a.i(So. .qi\ M ^o«^o )1^ .yiia«; )K^uj)i
1. V in margine AnoXXu;.
qu'ils presentaient les marques de leur naissance maternelle et que par
tout cela ils resplendissaient. Alors, en effet, c'etait cncore le temps des
signes, aün que la predication de l'Evangile (E'jayy£\iov) s'etendit, se develop-
pät et englobät toutes les nations qui, penchees vers l'idolätrie ancestrale,
5 etaient diiliciles ä sauver et qui demeuraient inebraulables, pour dire ce qui
est plus vrai; mais c'est de telles pierres que les signes et les prodiges ont
merveilleusement suscite des enfants ä Abraham'. Gar les signes et les dons
qui (viennent) de l'Esprit-Saint ont lieu en vue d'un besoin et non pas en vue
d'une (simple) manifestation, parce que memo maintenant il y a la meme
10 gräce qui est entiere, sans diminution et sans aucun changeinent; et, si
l'oceasion le demandait, ceux qui seraient baptises feraient necessairement
encore des signes et des miracles, une f'ois qu'ils sont revetus du Christ et
qu'ils possedent son Esprit qui fait et parfait tout; Selon la parole de l'Eccle-
siaste, en effet, toutes choses ont leur temps-; car ce n'est ni Paul, ni Apollos
15 qui baptise, mais c'est Dieu lui-meme1.
Puisque, du fait de cette naissance spirituelle que vous a donnee Ia*Vfol. 194
source mystique du Jourdain, vous etes devenus nouveaux au lieu d'anciens,
croyants ä partir de l'incredulite, enfants et serviteurs de Dieu ä partir de
1 Cf. Maüli.. in, 9. — 2. Eccl.. in. 1. — 3. Cl'. I Cor , in, G.
vb.
*Vfol. 195
r° a.
96 SEVERE D'ANTIOCHE. [364]
ot-K-./ v-^x ^/ 'J-^ J^^° &1 af!> aoaxiN ^-.j )t-^L* .'j-JLi JL'i-A*
♦ju/ -«n>vs y^ ]Ls>l 'Joa; "^oo« ^iö Jjl^os .)f-^o/ r--oi-.iVl.
o/ .-K_.J^K-. wJ^l2> o< t qn \ .•— Xl3 0O0JJ; ooi; '-pe)jaeLS. V-^ Ul «a-a.*
)lolV-«! )'"'\ ^»n«\ )Vmv) p '-rr^ ^-|^o»-o .V^.Kjftio ""^cl^ ~.c*\?
•>|po/; s^^a*. Jk.„o£Ss jfcCS*ia^ -.J-«Jl=>; jKäu^ Ja:*).'.« \^o\\
10
l'esclavage du peche, vrais ä partir de l'erreur, adorateurs du createur au
Heu d'adorateurs des creatures, heritiers du Pere Celeste et coheritiers du
Christ ä partir d'etrangers, par quels paiements convenables pourrez-vous
donc vous acquitter envers uue mere qui a aiusi de beaux entants (eutexvos) —
et il est bon de l'ajouter — qui a aussi de nombreux enfants (iroMtexvos) ? Car =>
eile a egalement les deux(qualites) ä la fois. Un paiement couvenable, on n'en
trouve douc pas.
Or eile se rejouit beaucoup de ce quo vous couriez vers la vigne du
jeüne non pas avec tristesse ou par necessite (ävscyxYi), mais avec un visage
(-pocrwTOv) joveux et riant et avec un esprit serein; car Dieu aime la joie W
non seulement chez celui qui donne1, mais encore chez le serviteur ou
l'ouvrier. Je passe sous silence, en eilet, que celui qui travaille pour sa
mere, ou qui, semble-t-il, peine pour eile, travaille surtout pour lui-meme,
d'abord parce quil s'attend ä reccvoir l'heritage maternel, et ensuite parce
qu'immediatement il rocueille en particulier sa benediction; ecoute, en eilet, la i">
parole divine qui dit : La benidietion de In mere soutient les maisons des enfants*.
Lors donc que vous avez ete dans la vigne du jeüne — car je ne m'eloi-
Vfol.195 gnerai pas de ce mot (de jeüne) cn lui donnant le nom de vigne en haut ' el
p° a.
1. Cf. II Cor.. IX. :. — ■-'. Cf. Eccli., in, II.
10
[365] HOMELIE LXXXVIII. 97
JjUoioo Jj^aio -choK-/; yoio '^a^ *a -.x*-i/ o,..^ Jk-flo» 6f,-ä>>. ^o i^
KJjlS^oM u^xo ^oC^ .j^o JJj JjlAÖ—o J^-^jljL- jk^Vl :iia->^; -«
.-JKsl^v -oiok-/ ^-.; ) ... » * >o .JKä^ )^.)v-.K^ o».r> »i )f\m>o kia-,;»
♦ wUüoK « n«/o .t^~.oi\
Ji^O; Jv*>'oj? Hi-^ jKj^ajJL * &l ..jbäi. AsJia~» lab, ^--; ys^joll
V toi. 195
r b.
en Las, aiin que vous n'oubliiez pas le travail — d'une part, en defoncant les
preoccupations terrestres avec le hoyau (XUeXkx) de la palience, separez-les
des racines du cep, en vous appropriaut seulement tout ce qui peut produire
et profiter, mais en enlevant et en rejetant loin de lui tout ce qui ne peut pas
5 donner de fruit et qui produit des epines ou des ronces; d'autre part, en
aiguisant bien (votre) faux, je veux dire le jugement de l'esprit, coupez tres
sa^ement parmi tous les sarments ceux qui sont capables de brüler
servent ä entretenir le feu de l'enfer dont nous avons ete menaces — les
sentiments des passions et les pensees obscenes et honteuses — et en laissant
io seulement ceux qui peuvent rapporter des l'ruits, et cela c'est le zele ardent
pour les vertus. Puis, il nous faut encore arroser abondamment la vigne
avec l'eau de l'araour des pauvres (^lo^noyU) . Or la vigne, c'est le Christ
qui s'approprie les sarments des vertus et qui dit : Je suis la vigne, et vous
les sarments'; c'est pourquoi, lorsqu'on lui donne abondamment ä boire, il dit
15 encore ä ceux qui lui donnent ä boire : J'ai eu soif, et vous m'avez dornte
ä boire2.
A cöte de l'amour du travail (ipiXoiuovia) mettez egalement * l'oflice vigilant ♦ vt'ol.195
de la psalmodie qui monte la garde pendant la nuit, de peur que le Calomnia-
1. Jean, xv, 5. — 2. Matth., xxv, 35.
PATR. OR. — T. XXIII. — F. 1. 7
98 SEVERE D'ANTIOCHE. [366]
,-cs j.mJü .•jiyvm'.. );Jjlo Jjl^» J-aJ^ oöi J»-o N5io7 Lio-V; .J-CS^a
,_..,_. oto 'l^aü A-^"^ oo0< ^*.ia*-'.o J^-cai.,— ; -öjo •*>»!.; «öto JIx~.K_A.ji 5
vOJÖü-s. ••|^o'?? -otoJL./ ^3/; .Ja.^ jJ J..floa_AJ ^o').jä_\ ..^x'^iVao *a ,-aJi.
JjJj yoou-.;; v^ö«? -'J^-^ ^-^A x^^l U^-/ -JKaX-s t«=^; ^»V^/?
jl.Ov*.~ Vl_\0 •.yOOl^ O.T>Q,*.» Ji_0-~x,.~» .-Öl )y.~ JJ^-Jt *»»/ k»©>? Jfcoäo..
' fol. 195 JjlOw-O j^ojJ ot.JOj.-L •Jl^cux; Uoo... laS. yfiMVil \oJxj/ ^.ÜOÖo J-m/?
.J-~oi ■)Oi. ILJJUJ^K^S JJ ^.£^-w«9 U^ö Jn-^V); -.^Uh— UtiM -Öl
v°a.
L fol. 192 "
r° a.
1. Ici finit la lacune de L.
teur, le voleur meehant et le demon jaloux, n'essaie par des moyens insi-
dieux et Caches de piller le vignoble.
Prenez garde — (prenohs garde) nous aussi qui veillons et qui montons la
garde avec vous — de vous tromper eu egard seuletnent ä l'exemple de ceux
qui se tenaient oisifs sur la place a la troisieme, ä la sixieme, a la neuvieme
et ä la onzieme heure et qui allerent alors ä lavigne', et d'attendre que deux,
trois ou meme plusieurs semaines s'ecouleut sur le jeune et de vous raettre
aiusi au travail ou a la patience; car celui qui fait cela avec fourberie et artifice
ne trompe pas le legislateur (voixoOs'tti;), et il est encore semblable a ceux qui
diseut : Faisons le mal, afin qu'ü nous en arrive du bien; la condamnation de ees
gens est juste2, ainsi que dit Paul. Voici, en eilet, je vous le dis d'avance,
regardez tous les jours du jeüne comme une seule heure, (a savoir) la onzieme,
agissez avec allegresse et ne vous relachezpas des travaux utiles. Car, si c'est
älteres et ruisselants de sueur du fait des travaux de la terrc que vous
vrol.195 arrivez au jour de la resurrection, " vous aurez la joic de voir que la mere,
i , |,,'| .'(.,;. la source du Jourdain, fera jaillir des eaux iiivisiblement melangees3 * a
r" a- L'Esprit. Vous tournant vers eile et la saluant, vous serez rafraichis et vous
1. er. M.iiili., x\. 3, 5, 6. — •-'. Rom., m, 8. — 3. i.-i flnll la lacune de L.
10
IS
[3137J HOMHLIE LXXXVIII. 99
^o; J£oVoj> ,_io j-^OÖ yoKj/ ^.oöt ^3 .yfllN.; JJ&i<0.; JK^-J yO..^ ffllo
J ■ - * S. ^J> ^jo t-k-»J JIa-ö>; 061 J^o»; Jxqjxs v3/ %^.j yooji. .^Jbol
"\iAi\o -J?)^*© Jit "^W ^^-^-DQ^ .JLJ~;o JltoV; -.U— o» )« n.t; ^.; -6t
Jo£S^; jlaJLj/ Äoa— ,i-so lloi»^ -J^sKj »3/; vQJÖi ^io J'Aj? \QJoi Jjl~
.U-,_o J-«oi >ax -JK— aojtl 2j-J^ J..3JJ ooax; .)„.,..^j^o <*>oju. ^ooV^o J..3»
<*^o| .^eu^ ^o^x^o (^sp».xao JLjloi
1. V in margine : ±vix\i.s.w;. — 2. V add ^s-
vous reposerez de vos peines, corables des benedictions qui cn (decouleront),
vous serez aussi enivres du calice de sang qui produit une ivresse plus puie-
sante et plus forte que tout, ainsi que chante David; le calice, en effet, est
fort'; car l'ivresse que produit un vin uon melange est de la langueur et
5 de la mollesse, tandis que celle que produit une boisson spirituelle est de la
puissance et de la force contre le Calomniateur et les demons et contre les
passions deshonorantes. Puissions-nous aussi en etre delivres par la gräce et
par la charite (cpi'XavöpwTCia) du Üieu grand et notre Sauveur Jesus-Christ, ä qui
sied la louange avec le Pere (et) avec le Saint-Esprit, maintenaut et toujours
10 et dans les siecles des siecles! Ainsi-soit-il!
1. Ps. xxii, 5.
*Vfol. IU5 .-ILaa,.;/» | i..^. -. ^.wV|Doo» v<uöi» " |Lct*m/ LcuV J\jl*ot U>V3 ori \i -'l-iooj ^J-*1-3 l*-*3" /-*'? v^JCM L=^o -.|rfi .'^
v° b.
*Jo»io I»— Mi— 1> o/
.• . g.kni ^-^Ol* JL..A ^Oi^UolV^^ )Kv>«..;» jjVj-SO .-yofto^CL* K^J-viV»
~*ß.l/j ^Aot^ ^ '^o^dq^ JtCi^a^ öu»_ü>7 J^^-Q- :J-»/ i^J^o J-Va*
HOMELIE LXXXIX
SUR LA PARABOLE (RAPPORTEe) DANS LE SAINT EvANGILE (EüayyeXlOv) DE LlJC,
DONT VOICI LE BIT : Un HOMME DESCENDAIT DE JERUSALEM A JeRICHÜ ET
TOMBA PARM1 DES BRIGANDS1. Et (iL Y A UN REPROCHe) A l'aDRESSE DE CEUX
QUI, COMME c'EST l'hABITUDE AU MILIEU DU JEUNE, NE JETERENT PAS DES MOR- 5
»Vfol. 195 CEAUX DE TOILE POUR SOIGNKR * CEUX QUI SONT TOURMENTES PAR LES ULCERES
v b.
DK LA LEPRE OU DE Ql'ELQUE AUTRE AFFECTION.
J'ai beaucoup soufTert on mon ame, j'ai ete profondcment blosse, j'ai ete
plonge dans la douleur, vous ayant vus, le dimanche qui a precede cclui-ci,
ecouter avec indiffercnce la sainte et divine lecture de l'Evaugile (Eüxyys"Xiov) et to
passer par-dessus la puissance de ce qui est 6crit (que vous avez entendu) pure-
ment et simplement avec les oreilles, sans avoir applique en meine temps votre
coeur aux parolcs meines. Mais, afin de ne point rendre penible ma parole en
insistanl des le debutsur les reproches,je vous rappellerai d'abord ce qui a etö
i. Luc, x. 30.
I, l'ol. 192
i" I..
.106
[3691 IIOMEL1E LXXX1X. 101
..Jj/ ww^llLiO» y-.\ K-J-wJuiÖiO J.j/ »OVJLiO ^-^Ot^O :yQ.aA Ul JOCOÖ
*\-\ *..**> "^»j ^-./ K-Jjl.'? Jj/
r' ^.cnoK^I Jjl^oo .J>-~J ,)-^.^o/; y-^OI jJL^ö ^.oot ^.oi-.)S^./ *^s_oo« ^^7?
oix '^.j ojoi :«jü/ Lo..^ioaj .^^.oNJj ^^sot-s )ooi ^a^_co» ooi Jjooi jooi
JJ; — ^\ov\ a2^ia\ ^J^o^o :Jooi J^^tlS^o JLia^o; J-floaicuj JLi»JSaa.S} •
^Jx jLlio ,J; .^q.jl_«.\ Jjl^£Q.JL^; y.*\ Joot ^JJxio -Jooi J*oKjOo ^..O^!.,
'v^lcso/o :J_a_fco j_coa^aJLa J;ot; V^l ^ß°V3 y^° .Xl^^; )-^— li/ Jj/ »-V.fol.
'" o».^ ooi :)vlo ^-iö Jj^~J1; rJjSotajLS. >-.oio_.o_~j ; ) »•>./ :^j/ Jj.lo J i i .'/;
oixjl\ y^s> 'Li^oas.^ ..^a.oU/ J&s^jl. la..s'j ^io ,.3 'ooi ooi -.^icün jj '^_,j
*s.~ ,;IU Jooi V^/o l°°* JJ^-'aio o^o.2l\ J^^a^is VÄ^--flD t-3 .J00« 'j^—Lvi
^.iOO , >*-2lJ ÖCiO y-iOO w^^o o£bo ^OO V-2^ 0&.3 ^.iO N.oC^v , jL^aS.
..J^o» )Üu^i ^as. JjJL ,_*\ot ,.so «^„iiftjX» ^_/ , ■y. -» .t n\o -.^K^jl 6&o
15 *.^*j J^~»|tmniV ,-io ^-.^.»j ■>ai.> ^^•*! joü^so jbo.«.n.^ Jj-£i^oo ooi
i. v I&-»-
lu et, autant queje le peux, je vous l'expliquerai avec mesure; ensuite, j'enarri-
verai |aussi ä ce que mon accusation [(xanfiyopia) vous reproche, en vous ame-
nant par persuasion ä ce qui est parfait comme des f'reres, mais non pas en me
jetant ou en foncant sur vous comme sur des coupables ä la maniere d'un juge.
•r> Voyons donc quelles etaient les paroles des Evangiles (Eüayy&ia) et com-
prcnons quelle etait la signification qui s'y trouvait placee. Un vorwog, c'est-
ä-dire celui qni meditait les commandements de la Loi (vo[/.o;) * de Moi'se et'Lfoi. u>2
• . . r° b.
prumettait de les enseigner ä ceux qui ne (les) savaient pas, interrogeait
Jesus, afin de Teprouver : Que dois-je faire pour heriter la vie eternelle'? Apres
i" que notre Sauveur eut dit : « Ceci est ecrit dans la Loi (vdjjwj) », * et qu'il eut * v toi. 196
ajoute : Qu'y lis-tu'2? afin de montrer (sa) vanite, puisque d'une part il lisait
pour les autres et que d'autre part il ne comprenait pas pour lui-meme,
celni-ci, s'elevant encore par fierte (f*eva>.o'voia), önongait les commandements
avec sa langue, en ouvrant toute grande sa bouche d'une maniere tres grave
15 et en disant : Tu aimeras le Seigneur ton Dien de tout ton coeur, de toutes tes
forces, de toute ton äme et de tout ton esprit, et ton prochaih comme toi-meme*.
Apres qu'il eut repete ces (commandements) avec un esprit hautain, Jesus, le
1. Luc, x, 25. — 2. Luc, x. 2(i. — 3. Luc. x, 27; Deut, vi, :. : xi, 13; L6v., xix, 18.
Vfol.196
r b.
10
102 SEVERE D'ANTIOCHE. [370]
••.•'j—Jlo .f~2L^ j;ot .K^jls K_)^;l. ;po/ ^ .oC^ Jooi ,-oi2> i-io/; ^-.^oi , i\i;
),i?>\q-. Aoow»?* J£s^_N* oöi ^./o ;) n .vkxj oot 'ool Jooi ^Jjuio ^-.; p
'^a^; ocx ■•) i .y'r» ^.oioK-./? o.jü*,Kj; vjd'ij aj.io.\» Jooi J^la -Jocx ^i.
y^./ +o '^.novs ocx ^*ai«o .oi^giN; ^-»/ >q.~/,_m JLaoaaai )och ,_oi£> ju/
,_*> jui/ Jooi ^j'/ -.t-*?/ j;« S!fc-£^0? jJ^^aS. öC^ Jooi ^o*J-» JJfcocLs;
^io ,jo ,y.*>\J./ ..v*oioJ^iw ol/ 'J m > '.^ ^ao .Jli— / JAa...t,*v.\ JKjl.,^0
.Jooi l^ö'y JK.^^0, a.,^^3 .J^-w^ö^o Jocxo k-o v^_5o :w«^JKJ*/ v^oioK^J
.JJ fä .oi\.b>xo ^-»; Jl :^o tfou^ 'JLol^o .^..^o w^ot/o 'J>^. Jjoo Lioi.\
loOl CH-^tv-./ ""^O w^O V-*^*? ^ Uj— -^ Ölt-Ä.;^ *OU^ O'b ]i t-3° J^-»)» » » <>.
-.jjU^-s ol^o .^.otQ^^. )Q_o Jooi ^j'/ J-~>oJ_i ,-D J-'P0-* ^-*? «*"•/ Jk . H ..too
.ou 1/ ^oo .Jooi J.iö»; och-js >» nSl/ IX—J^-A-. o»-a^; JLacu»jlao J.itö,..a JJ /
^j'ivi *J_^j_^oo (v-ia.— »J .odcLw^o^ o>Lo looi jL^a^.',\; Jlo>~flo/ •.^otaiS^
'oui^i/ )i-^o— ^^ t^o .^—Jä^L. ^—.oCS. Jooi >^J~io JL^VXjs po -.^©C^. Jooi
♦ 01-.0-J1/ ^iol J1J ».&» Jla3u.»i-^o ..oC^a.o/ J^>la3 JLo^
1. V \~t-°- — 2. L oiii low !■*:=.
docteur sage et notre Dieu, usant et de douceur et de reproche, lui commaiidait
de faire c5 qu'il avait dit, en disant : Tu as bien repöndu, fais cela et tu vivras' .
Mais, lorsque le docteur de la Loi (vov.f/.öc) interrogeait de nouveau, comme
s'il eütpris pour pretextele desir de s'instruire ((piXojAxQeix), il demandait : « Qui
faut-il regarder comme le prochaia - que la Loi (vo(*p?) commande ä tout homme h
d'aimer comme soi-meme? » Et alors notre Sauveur, mettant sous forme de
parabole la reponse merne ä cette (questionK dit : « Un homme allait d'unc
ville ä une autre ville ; ayant ete attaque par des brigands, il fut pris ; et, apres
avoir ete depouille de ses vetements et couvert de blessures et en verite a'ßtre
devenu qu'une plaie, il gisait ä demi mort (7)fu8avi!)s). Un pretre vit cet (homme) 10
V fbl. 196 et s'etant detourne passa outre. Un levite le vit, * mais ne lui donna aucun
r° b' soin; et, demeurant impassible et n'eprouvant aucune douleur, il alla au delä
de ce spectaclequidevait exciter une pitie plus grande que tout. Or un Samari-
tain qui etait en route se trouva en face de lui; et c'est non pas avec les yeux,
mais c'est surtout avec les pensöes et la misericorde de son cceur qu'il regarda i •
altentivement celui qui etait etendu ä terre. S'etant mis ä genoux pres de lui,
il appliqua ä ses plaies des soins convenables, y versant du vin et de l'huile et
les serrant soigneusement avec des bandelettes. Et l'ayant mis sur un anc, il
le conduisit ä une hötellerie et il lui fit temoigner lä beaucoup de sollicitude '.
1. Luc, X, 28. — 2. Cf. Luc, X, 29. 8. Cf. Luc, x. 30 35.
192
a.
V loi. 196
v° a.
[371 1 HOMELIE LXXXIX. 103
^,<noK^l ojL.ioi :} n,.«,vxaj ö/ ' l^-j^a^o K4 i -> n v^o o>.\ ia~l JJ -.'^o/ pioi
),,.V\1 vooi_3 . ■ Jl^J ^.SlLiH -.6) ^^ joot ^iJJD; Oi%^ O-LiOl ,jj / -.L^--0 ~.\ ' ' '"'
..Kj/ ', im vi 'jlaSL^J.. JLs 'yj.-.^o > .»iHj V-«-^ \^ö Äo/ .Lol^J-o Joe*
)j/ . y^^V-° ^-oiok---'/ '7-^ ^Lo-iL.io y.ia^J5 0/ v.tO^— ^ 01.-5 p o».j5i oöt»
6 vu/Aooo Li/ pö/ .-JjLJi-Js — otoK_./o »aldJuSo Ji .-n o»»s ^ ot_i» oöi\ .^_.»
JIqjois» J^o«^ la*£Oyj$i 001 -.Äo/ J>--*j *-•/ 't-"">^ »®i •J-aL-«V^D ~otoN-/» Jj/
-AaSi JN> vi«lo :Joot »o»_sNjcio L»ai.\» (.jj'o.131 oöto :)i » i^v Joot ^cu^o
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oöiS> :J_cqjl^> ja~». oöj^. -.^.j/ 3/; Lip/ 0001 x-»»ch..3Kjl5o J-öC^s )j^öla\
in )^m, V); oövb«. :)ooi po»» oö(\ :|ooi ss..^..'.» fr^J.» »flpjikao Jj» oö£ss :(..^^p.
^.\; y_/ JJ/ .^.010^/1 ^.ota-s...»— Lu^_a^» >■•/ ]W •.Aa.iaj» jooi ^K^w
Jj,JSa3.\i 001 :L.pa.* ^.j oöt .^.ota^N oi-^co J^i K..JLa_.j..flD» )m »-o 0/ J.sp
3/ r-o-^v )~LSOt :v^^;m.io yOoloL^. L,»» jJo P-i-».» oöt :Joot •*.»!. JJ J.»„noo,>n'j
Uul.jl ).^a^o :pK.jiJbv£> ^^iaai J»a.^3 ^.slS^L.» yO-iöt :po/ \.sa.*.3-~ jü|
15 •.) 1 »'t'f> «otoISw/ a.A.io» ^oKJro/o -.Jjl».^ oO.;oN.a/ • .Na^3LjL^> V^^? °ot
1. V in margine : *Xuotpti>; (sir).
« Dis maintenant, sans nie regarder avec desyeux scrutateurs et mauvais,
6 docteur de la Loi (voaixos), qui * pour toi est le prochain, mais qui pour • t.fol.iöa
celui qui aväit besoin d'etre bien traite (siraxQüv) est par les faits meraes
devenu le prochain? Toi, en efFet, souvent tu penses par ignorance que celui
5 qui participe ä la meme religion 011 a la meine nationalite que toi est ton
prochain; et moi, je dis et je definis que celui qui participe ä la meme nature
et est homme est le prochain. Comme tu le vois, en effet, celui qui levait * le * vibi.196
front par suite de la ressemblauce (qu'il avait) avec une personne (rrposwirov)
frevetue) du sacerdoce et celui qui tirait vanite de son appellation de levite et
i° remplissait les fonctions du ministere sacerdotal en exercant le sacerdoce selon
la Loi (vops), lesquels se vantaient egalement, comme tu le fais aussi, de con-
naitre les coinmandements divins, 11 e penserent pas meme que celui qui etait
de la meme race (ys'vo;) (qu'eux), qui etait nu, qui etait couvert de blessures
incurables, qui etait etendu ä terre, qui allait mourir aussitot, etait homme;
15 mais ils le mepriserent ainsi qu'une pierre ou un morceau de bois jete en
vain. Et le Samaritain, lui qui ne connaissait pas les commandements de
la Loi, lui qui aupres de vous a la reputation de fou et d'ignorant — car c'est
■ainsi qu'a parle meme un sage : Ceu.v qui sont etablis dann la montagne de
* L fol. 1'.
10
104 SEVERE D'ANTIOCHE. [372J
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.-JlscLccus iKlcojo L*.^0 ^1 JLJ^^ccm • .. ,o>^al*; yOJÖüS. . ^ü ^.oiA^o
Samarie (et) les Philistins et le peuple fou qui habite a Sichern' — reconnut la
nature (humaine) et comprit qui est le prochain, et celui qui pour vous, juges,
est tres eloigne est devenu tout proche pour celui qui avait besoin d'un
remede. Ne renferme donc pas dans une petitesse judaique et dans des mesures
etroites la de finition du prochain, en pensant que lesparents de ta race, comme 5
dit le prophete Isai'e, sont seuls tout proches2; car toute personne ä laquelle
011 etend l'esprit de charite (qiiXavOpwrcoj) est le prochain. »
vini. 190 * C'est selon ce sens simple et qui est sous la main que les (paroles) de la
parabole placee devant nous ont donc cette signification et (cette) Interpretation
qui s'adapte et convicnt aux paroles memes a ne voir que l'exterieur et la sur- io
l'ace; mais il y a en elles une contemplation (8ewp(a) profonde et tres mystiqüe
1 l fol. i'.i2 * pour ceux qui peuvent considerer spirituellemenl les expressions (>i£i«)
intimes, autant qu'il est possible de la saisir; car chacune d'elles est pleine,
et comme grosse de sens, parce que tel esl aussi le genre (eTÄos) des paraboles
d'une pari de manifester et de montier un petit nombrc de choses qui sont 15
claires pour toul le monde ei par la comprehensibles et qui attirent a elles les
auditeurs et d'autre pari den cacher et d'en dissimilier selon des sens (divers)
un grand nombre qui aiguillonnenl le desir de les rechercher. C'esl pourquoi
I. Eccli., 1.. 28, 2. Cf. Isale (LXX), lviii, 7.
V fol. 197
r ' a.
[373 HOMELIE LXXX1X. 105
sßjoi^s oolo .J_flDJa^/>o jjpjj och jJfcoo ^. joü •.^oo^s la\ ^ioJ.ia^
rc^jji )k"w\1 vooj^a p :]iv~/ JKjoj oolo .Jjoi jJK^o ^ >ä*-I3 -.t-*?/
^oa^; .Joo« Ji'ftN» ^aju. ooi -.Jiih\ Au/ 'S&oaio jJJ^oöo Jjl*> "^u^ao;
J..*-Jo; Jjoi JJfcoc ^^ v3/ ^«po .)^oa.*; Jlaa±>oo; jjJV <*.^>o\ o-ou
..v^ottJ JJjölasj )K.-ui.ftooo * JK-ujJV v^oi IctS. ..'j-cuaa^ ^X ^o-^co ^cu.^05
jfcs>.KjL=>o JKJLX^.; .JLJ^>.a\ ^^3Lbo; 061 J-oi^ J— o> ^>o ^_L~ ^-^1^ t3
.•—.iLio» ^..Aoi ^ i^^r1 vio^^-.jio; Jk.~ojL.2c loa^; "^J? ^° 7"*^
♦^oilo-^Iioao ^Sl^ccoo JJ ».3 . -^oüS. ^^isij; yojoi^ jK-jVla.20 ^-,öouo
♦ JJk^o; oüS*-» -01 Jk.*2udL "^-ooi -01 JjlIö
io .-..■*•. 11 )mi^; J^jojo V*^a .cw-^JJ j^j^o/ ^o jooi fc^-Jj s*-i/ Uj}-=
c*-M )iojLj/ c*^3 v*^^^° •JLJ/ J-^*»-* !•/ «'»Hl J001 k-^! *^/ )Jo
LV \v»o j^oi 001 )v-o; ^_io .-^o;/; Jj^oS V^:^ *■**» ^-^> *-°« ••)^^° i°°«
ouo>-=. K-J.:>o-,.L\ o^ y*S.xioli .-J..CO...JV3; J-oi^o |jl~ JJ;o - jxi^fcvj.io jlo
oUW? -61 a— v*/. i°-^> .|_i>;ojLio joCSx; j-A-*; K*s -01 .oj^oK-a/
1. y l*o ;a>» (sie) au lieu de l»**aax — 2. L om U».^»» Wo.
les disciples eux-memes avaient cöutume de dire ä notre Sauveur : Eocplique-
nous la parabole de l'ivraie et du champ (iy?oc) ' ; Pierre a dit de meine : Com-
mente-nous cette parabole2; une autre fois encore, comme tous les disciples
avaient pose la quesfion : Poarquoi parles-tu enparaboles aux foules? Jesus lui-
5 meme repondait : C'est ä raus qu'ila ete donne de connaitre les mysteresdu royaurne
des cieux3. Par consequent, ä l'occasion de cette parabole qui est sous la maiu
et que nous nous proposons de commenter, courons aussi vers le (cöte) mys-
tique * et cache de (ces) sens, en demandant ä 1' Esprit divin, qui distribae ä * vroi. 197
ckaeun les (dons) particuliers et propres comme il veut ', qu'il nous revele selon la
10 mesure de notre l'aiblesse (les pensees) qui peuvent (l'ötre) et qu'elles soient
profitables pour ceux qui les recevront, sans les Messer par leur elevatum.
Ouelle est donc l'histoire propre de la parabole?
Un komme descendaü de Jerusalem ä Jericho*. C'est avec raison que (notre
Sauveur) s'est servi de la designation du genre (yevo;) et qu'il n'a pas dit :
15 « On descendait », mais : in komme [descendaü). En effet, il etait question <Je
rhumanite tout entiere; en verite, par le fait de la transgression du corn-
mandement par Adam, eile est tombee de la demeure du Paradis laquelle est
haute, elevee, calme, exempte de passionet divine et laquelle en cette occasiou
a cte nommee tres justement Jerusalem — ce qui signifie la paix de Dieu —
1. Matth., xin, 30. — 2. Matth., xv. 15.— 3. Cf.Malth.,xin, 10-11.— 4. Gl' ICor., xu.lt. — 5. Luc.x, 30.
r I)
• Lfol. IM
r" a.
106 SEVERE D'ANTIOCHE. [374]
) . t ü .. jji^ .^; J^joio .Kl^t-A J^oa-^» JIX^a±~o JtCi^Aioo JKii^ia*
JJS^^V; )K*io6»JLao .-^N^io K-J^o JojSs ^>o y.f,'«»»; .JjxxS.* Jjoi,
»Vfol .197 *^j^^i0O ^.-.ÄA-ä^OO .-^*» -i\ )-■ PQ '" ) J-V » *> »
j^too K—tO^o fcsJsu-k-oo/o * o£>> K'-^jN-*/ ^»j )t— ^> ötla^> -.6«
looi JJk-JLAoo K—K^ O^JJo ^fc^-l fc^^ j^.U )»-.U ^-Aioo :loot
)-.V-V-^> JjJ-J" k^r> -.U^io^? Jfco^co laiOt-s JIojj/ ~oi l-po*/? ^-/
..UaSiaj; jJo ''JIoqi ^; JJo ^o .öta-^* Jloil^io; JK-SJ ^o .6(J^ '^oä
^..^ot ^.io ^o^io; JL£>/o ..)Kja_ai> öj^s o_o_=l.ji )Ksa?i.„> JJo Jla.a_}j; JJo
oto_ca_3ü •jjj^gv) Jöi^— j JJ^cq.JL3lJ» JlcL*iCL3 "JjLSOto .J-otSs J-^J*^ v^"»^?
K-jj jiot .3/ JlK*-io, ,a^^ v*>j^a^ JKn»maL.s otaba-co +ä ..6»a^£-ßo
J^ül^o v-^ J^iaS^ .J*C^io o£o )^~ j-*oJl lo^j .-U*-'-** Mi-k-
..^-^^Ji» jl*-^ Aii) OC*S. *3} JjL3-/ .yok-.J ^O^JOS Jlä-JiOj -.K_/ J*_0>
I. LV in margine ^owto^n ^oj-oi. — . |;ok» lS.li&>:»ßJo k»U»~ -l^~.» l-*i» :U>a* U*>oi <i.^. j>j
. U»^.> pon U^-a.1 U^- l>.<u»i ;.»■( ,3 .a^;./ |!X>>.au.>o Isaijwj iö»n9 ^ tiSioo ov-vw»* ooCi.
^owlaii s&j-o, ;.»•/ ,3o ..wttt^; i.-cn ;-»'( _^o .ItOi l-=ji 1-13..I, UoJßX vg^»U "*..i>oi \is*i —
2. LV in margine : ^a;'- — :). V How^.
jusqu'ä Jericho qui est (une ville) situee dans une vallee, hasse et etouffee
par la chaleur et qui fait connaitre que la vie des passions de ce monde separe
de Dieu, entraine vers le bas, cause de retoutTement par I'ardeur des desirs
♦vfol. 197 honteux, * produit de l'angoisse et determine la mort.
♦l7o? 193 Une f°is °,ue l'humanitee s'est laisse tomber jusqu'ä cette (vie)', 'qu'elle a
r° n.
10
ete renversee et entrainee en bas et que peu ä peu eile a ete menee ensuite jus-
qu'aux parties les plus inferieures, ainsi que je Tai dit, une reunion de demons
barbares l'a attaquee ä la l'acond'un partide brigands (^mi{); (ees demons) la
depouillerent des vetements de la perfection, sans lui laisser aucun vestige ni
de la force, ni de la cbastete, ni de la justice, ni de la sagesse, ni de rien de io
ce qui represente 1'imagedivine; et ainsi, par les blessures repetees des divers
peches, ils l'egorgerent et la tuerent, ponr le dire brievemeut, la laissant ä
demi morte (^(tiöxv/is). Et ceci en verite montre bienque toute lhistoire regarde
la conlemplation (öetop£a); car les brigands (Xvicrvi«) et les voleurs out 1'habitude
de causer d'abord des blessures afin de depouiller ensuite de ses vötements le ir>
i. Nole marginale de LV : II faul Bavolf que dans le langue grecque le mol <> vie so dil au
Bingulier et au förninln. Le tnaitru l'n mi- ;i rinvisicin du i-miii iiahr de ■< la ville basse de Jericho i>,
lorsqu'il dit qn'elle fall connaitre la vie miserable de e< ide, » Jericho » ätant ^m singulier el au
i < - 1 1 1 1 1 1 i 1 1 el h la vie » etanl pareillemenl au singulier el au feminin. Puis il n ajoutd w'to^.» "■» au
singulier el au feminin, '■" Borte que le lecteur peul des lors lire ■' son grö, Boil qu'il <\i^<' wtaN l.-»,
soll qu'il dise vpwta^» ^».
♦ V fol. 197
v" a.
10
OOd
[375] HOMliLIE LXXXIX. 107
.,^oöt JK-^J; Jjö—/? Ji— ^o *)?o« ^^^ö .-oiolK-sj ^>o ^k^s -ot-oo-^ju
yj .yO,^ V>M -01; JJ.on«,»ft ^flo voo6. K*l JJ -.Jj-ioöifcoo J^vxclS^ t^-.;
N-.JjK^oq-^-» JJ ^-w-^o Jjoi ;k-=> ^ioo .JlVJ^ioj )jiö_a^0S. yoC^-j yOio^loj jJ
.^^>fl.\o .^-; K^D Jj^JJ .JJ/ -.^-^» jK-^i^ V*^ öS. .JlaicC^ J^oA°
♦-oioj^.^o .^aifc^o -oio-J^ji/j .yP0 P?/ J^-iicu^-, Jjoj^s^o
..JK_^*ico öutSJ looj ).^3abo ^^-^.g V-fr3 J010 JioAj/^^-Joi loot l^oo» ^
o/ ,K.*d Jjoo ^--.iOA*» i~«^v boi^ .oo^J./ biOio ,^»; oöt J-aoaxi i öi)-~
-.,-iö öl).— JJ/ .)ts_.a^ -öl JlaJoo; b»aicu -010K-./ i-'^ )«°>\>ft .J-o2S.
A^ n p / jls/o ..taa-flD jJ 'jlK— X^aj,^o jJ-a^co/ la^o .^w^ol/o ,^.j \ai|
V-^ J-~ü» .jUa^xo JJ JL^s -.v^JLJi Mj^ '^silJl/ i-*> -ioo« U*?> t3
. ..>>« vs JJ, ..pö/ «xdq^oS; U-2.-1 'ooot ^^.^k-^0 -oiö,_.J_s LusVo-oo
JJ »s/; ^^io .0001 ^jlXlLoo* vQ-JÖC^ JljJlK-s yCLj/ a-^oo..».:*^
JJ Jjoj^^io .Jot.^~ ^^V-r1 J^-«J->^iCLJLio JLJL.I90 JVoJLj J^ojj .-looi öuA-»/
Messe qu'ils ont all'aibli; c'est pourquoi, des qu'ils sont en possession des
vetements, ils n'ont plus la plupart du temps aucun motu' de blesser ensuite.
* .Mais les demons, les brigands (l^otr,;) iutellectuels, n'ont pas du tout la «v fol. 197
i'acilite de blesser, s'ils n'enlevent d'abord les vetements des vertus, et apres
5 cela ilsblessent sans pitieetjusqu'älamort; carce nesont pas (nos) vetements,
mais en verite c'est notre perte et notre mise ä mort qu'ils desirent; c'est
pourquoi Notre-Seigueur a dit avec sagesse : Ils le depouillerent ; et ensuite :
Ils le blesser eiit '.
Quand donc l'humanite etait etendue ä terre — et voici il s'en fallait de
in peu qu'elle n'eüt perdu connaissance et qu'elle ne tut mourante — la Loi
(vou.0?) donnee par l'intermediairede Moi'se la vit; celle-ci, en effet, est marquee
ensuite par le pretre ainsi que par le levite; car la Loi (vdps) est le docteur
du sacerdoce levitique. Mais d'une part eile la vit, et d'autre part eile manqua
d'energie et de force, eile ne tut pas capable d'amener une guerison complete
15 et eile ne releva pas (l'humanite) qui etait etendue ä terre; et, ayant manque
d'energie, eile partit necessairementä la suitc de (cette)demarclie sansresultat.
Car c'est par son intermediaire, ainsi que dit Paul, qu onpresentait des sacrifices
et des offrandes qui ne pouvaient pas reiulre parfaits sous le rapport de la conscience
ccax qui falsa ie n t ee mini sthre - , parce qu'il etait egalement impossible que le sang
20 des taureaux et des boucs eulevät completement les peclies. C'est pourquoi
"1. ('.!'. Luc, k. »1. — 2. Hebe, ix, 9.
V" a.
108 SEVERE D'ANTIOCHE. [376]
*Lfol.i93 yÄot; JJ/ -t-^ J-^9'? 1^-*^°. .a*^^ v^i_.j— *s> L.o^o JjoW; .'y^0 V^o/
♦ vfoi. 19: •J>7<- o .^o-o jJ/ .Jju)_J^oo JJ cx-a-a-A ♦■» pö/ «V-s^ ji .oi^aoÄ^ ^io jjui»
v" b. ' '
jlcw^o; Jim . m ...so :^oo,l/ jJ )J.ci.» «>/ lob* t-oo .AJu^o o.tl«!/ LaoLtto
^3om w.öi j-.al^'y) ^«.,» j;oi .^oh >^>oi ool )jkm ->\ ..«*3;j/ JJL» *; K^s o/
•:-c*is._=.a.a.\ ,_io }_acjS»
,uOU)~»o .jooi ^otok-./» Jb_.JJ Ji / -.L«»oJ-s Joot ^>j7; \ju/ Uv^o-a Jl^-J^o
wS»_^o J«.».>oo ); v> .. ou^s \vJo .ort„\,ooo ,oi_ßo .^ojti\ \ >cu~'»l/o
V^v^^^o .) ...ivi ch\ ooi j»-o K_.J^cu~J^ -.Ltmoi ^-*; ).-.'» ^>r>.A ,^oioY..o»\
«cx-sKjl^o J^.L=>jo> ) movii \^; oöt :)KS.2>o ot\ Looi öt..K_/ Lq^oqj Lo^«
:J_o\ JJo J.jch.0 JJ» '.^m ^.ooi y^pojJ^oo; ^-^oi h^ jo_~.ii -.oulSüls )ooi
ooot ,_v,„__;.co ) *n v>; _,otoj',:.oo_3 y-/; ,._o|._o~\ As-J..,ft> »t°i ycuöi JLs/o
.Ja-^j j,.___x._. yooi^jo .J__oa_oji ou~<-_>, Jl_ö_m jl/ oot JJ/ -.^.^i'jKio;
.oul£\j «j/ ju/ ouJ j-ioCS.; -»öi -oi Jjl-oo .'L-l-^Io ^.oio-v.../ K^s a.__«<
•y_\ ~v»_7 Jo_.io ^._£\_./ L.^_aa. ..oooi ^*i--o/ '|_.;öoi- cx_v oooj ^^'via ,_3j oö»_\
♦ JoO| jjj. Kiojj [flOOXVI; ,_iÖ y^\ -.CH-S OOOI ^"-X^K-O t^-.)._Q.._.___»* 'oc*_5
Notre-Seigneur n'a pas dit : « Lo pretre — et : Le levite — ayant vu l'hommo ä
* L fol. 193 demi mort (7)f~i6avvfe) qui etait etendu ä terre, (le) depassa »; * mais : // se
retourna ä l'oppose '. e II ne le depassa pas, dit-il, en le laissant de cöte sans le
- vfol. 19/ voir; mais il se tint debout (pres de lui) * et le vit, il pensa ä le guerir et le
toucha, et, s'etant trouve impuissant pour la guerison et ayant ete vaincu
par la gravite des blessures, c'est-a-dire des passions, il revint en arriere en
courant; » car c'est cc que montre la (paröle) : // se retourna ä l'oppose.
Enfin un Samaritain qui etait en route vinl lä ou il itait et, l'ayant vu, eut pitie
de hu.- s'etant approche, il le soigna en versant du uin et de l'huile et en bandant
sesplaies2. Et ici c'est justement que le Christ s'est lui-meme appele « Sama-
ritain ». Parce qu'il s'adressait, en effet, ä un docteur de la Loi (vopwcde) qui
se glorifiait en lui-möme grandement de la Loi (vo'jaos), il s'appliqua ä montrcr
par ce qui etait dit que ce n'est ni le pivtrc, ni le levite, ni, pour parier
en general, ceux qui crcyaient se conduire d'apres les commandemenls de
Moi'se, mais que c'est lui-möme i|iii es1 venu accomplir la volonte de la Loi
(v6(ao?) et montrer par les faits memes qui en verite* est le prochain et quelle
esi la(parole) : •• On aimera ce (prochain) comme soi-meme », lui a qui les Juifs
disaieni en rinjuriant : Tu es un Samaritain et tu as un demon3, lui t'u'ils
accusaient frequemmenl de vidier la Loi (vou.o;).
I Cf. Luc, x. 31, 32.-2. ('.f. LUC, X, 33-34. — 3. .lern. \in. 18.
10
10
193
a.
[377] HOMELIE LXXXIX. 109
JJ; ^ " ■.) »VI ^O, J-P"? U"^ :JIt— / ^ jk^iK-S, ^-./o 'V 101.198
yOJÖi JJLoVou lo\ oj-.a^.^o :)~öo!./ och j m\ i>m\n. oj^so/ ) » ■> t "^.Jt~CQ_.jJ
^io fS 'Jl^»/j JVoiCLäw ..ou.Ao jlaj^iöj ,*^V/j -öt-a; U^~»l =]-»•*> k-«-»»
B ^^JM .yO-j/ olo/ ^_«.\o< jKjL^CLS ■,d*Aji/j vQJCH 3^— i^Ji N;iv_ü
) - ^ « yQJoti ^oou^o .0001 . »y ViK^o )_».o_boi ) fflovil ->; vOJOi» ooot >.)'..
.3lXv> J,Ji^ ^->.\o^; och :)joi Joch ^cxoK-./ ^»j J-föw ^o :ju/ ,~~ i^i
.'OOOi ^.^° )-M^O-* P .-wJ^Ot jKjL.jJxLS. y^j/ CV*/ J-LOOIO • .yOOi^ loOl i
••U^sa* > »y, o.K-^o; v^-iu/ ^*t^ö/ Uv-W |k^io *>-•/ .s/j «.»e'jj ^-.j ^^>a\
1. V ^»M*1- — 2. V in margine : lu>\i.ap. — 3. V Koia£io.
Et dans un autre sens * il n 'est personne qui ne trouve que cette designa- , yfol.m
tion de Samaritain appliquee au Christ ne convienne pas, bien que n'importe r" a
comment eile paraisse etre injurieuse. En eilet, quand 1' Assyrien Salmanasar
eut emmene Israel en captivite et l'eut deporte sur le bord des lleuves de
•r> Medie, ainsi qu'il est ecrit au IVe (livre) des Rois, il envoya de Babylone des
habitants du pays ä la place des captifs et il les etablit dans ces villes. Et
parce que les lions les faisaient mourir sous pretexte qu'ils ne vivaient pas
dans les habitudes ancestrales de ceux qui se conduisaient selon la Loi
(vo'[ao?) de Moi'se, il envoya un homme pris parmi ces captifs — celui-ci etait
i" du nombre des pretres — qui leur apprenait ces habitudes, et de la sorte
(les Babyloniens) occuperent ces villes, en s'appelant « Samaritains » * en tant »Lfoi. 193
qu'ils etaient les gardiens du pays, parce que en verite « garde » et « gardien »
se nomment egaleraent « schomer » ("icu?) dans la langue hebraique ' . Et qui
contesterait que le Christ ne soit le vrai gardien de toute la terre et qu'il ne
15 possede l'univers, lui en qui nous anssi nous vivons, nous nous mouvöns et nous
sommes2 ?
Mais il laut savoir que quelques-uns disent qu'on appelle « Samaritains »
I. Cf. IV Rois, xvil, 6, 25-28. — 2. Act., XVII, 28.
HO SEVERE D'ANTIOCHE. [378]
•Vfol.198— taojij J'°t£-^ x-t— ./? -« >^s-i0 •.NM'i-fl0-W? P-'P> v't^'0^' ^^
f° *>• * . «Kl
OUL3J P*ÄL3; jyjO ^.lVJ-V-3 yä '^w.JVXQ-./; )jlS.iÖ ^.'p0^ **°l « *.n? °°- -'«^OP
looi öuioj «ch jk^-i. JL*s o/ ')a^...* v> |^;oqa ,<^o>o ..^jl- ^a> Pöa s
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• Jooi , -n'n- t-^-^-M o\o .K-Jt-V* l°°» -U J-~'°P> V--^ &l J001 P?»! 0<*^
yOOjKis^OO; vCLiö. .iovmi ^; v.« .J— jo/; JJ^^ jooi -^»-b. jioC^ öfS. +s 10
vs/ JJ/ -.»o-J^s *-j~l/ V-^ ck. .voojlo^ JVJ. vs/; vQJcn .-J^mJJ K-*J &l
.Jjjv-s Joe* 2P-ßi^JL2o J.3lV~oa ^.io »^.xoo |»VJls ^D .-p-i/ v^jb^ob. ^oil/
yaaÄÖjKj J,..-^/; -6« .-\i\r\ ..yvre Jt-.*^ \OJ« Uo.io/; ouK-./ JK-^o .r--^ )?oi
♦ yOioL^.Jivj; >0,>O yOOULiO vQ-O-m'H jlo .'^«QU*f9j vO-lÖt )&*.
1. V in margine : Iw(i.Y]p. — 2. V U«»1£j3o.
ceux qui habitent le pays d'lsrael pour un autre motif encore, ä savoir
»Vfoi.198 parce qu'ils occupent la montagne * de Samarie qu'avait acquise Amri, roi
'" b' d'lsrael, apres l'avoir achetee pour dcux talents d'argent de Somer, le pro-
prietaire de la montagne, ainsi qu'il est ecrit1.
Nous cependant qui (voulons) tirer de ce mot un sens qui convienne ä er
que nous nous sommes propose de commenter, ne discutons pas au sujet de la
signification variable ou de la raison en vertu de laquelle cette appellation
a ete donnee; car il y adans chacune de ces (signiücations) quelque chose qui
puisse convaincre et qui soit vrai en meme temps.
Ce Samaritain qui etait en route — c'est le Christ — vit donc celui qui 10
etait etendu a terre. Car il s'etait vraiment mis en route, et il ne passait pas
outre, parce qu'il prenait pour pretexte de la route le fait mrme de nous
visiter-, nous et pour qui il est descendu sur la terre et aupres de qui il a
sejourne. En effet, il n'a pas seulement ete vu, mais il a egalement vecu avec
les hommes3, lorsqu'il s'est fait liomme en verite et en deliors de (tout) is
cliangement et de (toute) Imagination (^avraci'a). Car c'est le propre des
medecins vrais et charitables de vivre en compagnie de (leurs) malades et
de ne pas s'en eloigner avant leur retour ä la sante".
1. i:r III RWs, xvt. 24. — ■_>. Luc, i, C8, "8. — 3. Cf. Bar., m. 88.
Vtbl. 1!«
v° a.
I.l'ul. 193
v« 1).
37!)] HOMELIE LXXX1X. 111
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I. L add »S. — 2. V ^v — 3. LV in margine : ovaSi= w»a«o.
II suit de lä qu'il versait egalement, du vin, (ä savoir) la parole * qui
instruit et reprend sur les plaies; il nous a aussi, en eilet, donne d boire * v i'oi. 198
V° S
(/» in« de penitence', comme dit le prophete des Psaumes. Parce que nous
ne pouvions pas en verite le supporter sans melange — car la gravite, la
& malignite et l'etat incurable des blessures ne supportaient pas une (si) grande
äcrete — il y mela de l'huile. C'est pourquoi il se mettait ä table aussi avec
les pecheurs et avec les publicains, et aux pharisiens * qui aimaient les»Lfol. 193
blämes (fiXdvttxoj), qui l'accusaient et qui lui faisaient un reproche de sa
eharite (<pi>av0pwiu'a) il disait : Alle:, dpprenez ce que signifie : Je veu.r la mise-
10 ricorde et non les sacrißces''.
Celui donc qui avait ete l'objet d'une teile sollicitude au point de vue des
soins, il le chargea encore, est-il dit, sur une bete de somme. Parce que en
verite, ainsi qu'il est ecrit, V komme, lorsqu'il etait en honneur, ne s'est pas montre
intelligent, mais qu'il s'est assimile d la bete insensee et lui est devenu semblable3
15 et qu'il s'est rendu malade de toute la concupiscence bestiale et impure,
apres s'etre fait les premices de notre race (yevo;), le Christ, qui ne connait
pas le peche, a d'abord montre en lui-meme que nous sommes montes et
que nous nous sommes eleves au-dessus de ces passions bestiales, une fois
1. Ol'. PS. LIX, 5. — 2. Malth., IX, 13. — 3. 1\~. NLVIII. 13. 21.
112 SEVERE DANTIOCHE. [380]
j»oi "^^«io -^^ ^-*JOiVaa\o ,>?!S>-a.:* yloiOL.wLSaA ^.^ ooi .y»,«^bJ./o
t-^x o»-s ooi .ou»-a»/ oib^.; jpä-~ "^s-i. •.)la*xo]J «o!\-*./; oöt_\< -.V^o/
*^A-7 oi^-; )v^; )-*>?oi? ^£^0 .^ Jooi ^-^
*Vfol.l98 00| l—CL-^OS fcv*3 o/ ^_.» VQ.--J30tj)3 .oj^So/ \ C> lo°\ ^ö/ ooi jj /
vb. v
yoo^a^ Lv^mo 1^» » i\ ilnvi loot» «6t .'jt^o )1^\ •,>^3 ^^laio »ÄjüsKioj »
061 JjlJ^o3;o jK^icaicu -oi )K«i\ ^; JlowA y^l i-<^v ooi ]1 .Jjuüüls
JJ/ .Upo» )lt-^ U^sjo-ioo j^ja^o^. ^a^j JJ; .-^JU. > »\*x'ji Jjöa3,o_£<js;
J_s/i I^^xjls voc*\ yoto/ ^-.^a^oö ,j> ..j_*xiä^ yooüüva^ o,^a\l a\j;
•Jl.o_o_.ij oj_>. uy\!3o ci_\ '^w«';; ooi -.J-sa->. ^^-X-sjo .j-iL-t-o j-_.o»>o )w-_^o
♦ oC_\ _,OtO_\_/ JjL_^__LoK_K5 l«
JK.'jüLai./ ,_> t-*"^, 3/ •««-•0-^/ I»5' t-A-»} jlc___.,_*\ •.) n^n°>\ oj_x__o/ ,jo
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♦ ^V» V> )K.» i„„,oi )lo ->»^ V);o .-o.jto; ^_./ v__xc*_o»o V-*__v; Öt_> )oot
jjoi ^_j "^jk^caj :)ooi ^o'J-o JLo__£c__ Jt-t-a» o«.\ »_>/ *J-_>io| ,__ö;
l. LV in margine : opo----. — 2. V in margine : [IavSo^cov (sie). — 3. V lot-S.
que nous lesavons foulees auxpieds; lui-mime, en eilet, // a prw wos inßrmites
et il a parte nos maladies*. G'est pourquoi il a dit : « Celui qui avait obtenu ces
soins, il l'a fait monter sur son äne » ; car c'est en lui-meme qu'il nous
portait, parce que nous sommes les membres de son corps*.
•vfoi. 198 Mais de plus * il l'a egalement conduit ä V hdtellerie3 . Et il appelle reavSo^stov 5
N ' c'est-ä-dire hötellerie — ce qui se traduit par « (lieu) recevant tout » —
l'Eglise qui est devenue capable de recevoir et qui heberge tous les liommes.
En effet, nous n'entendons plus selon l'etroitesse de l'ombre legale et du
culte figuratif : L'Ammonite et le Moabite n'entreront pas dans l'Eglise <lu
Seigneur* ; mais (nous entendons) : Alles, enseignez toutes les nations, en les ">
baptisant au nom du Pere et du Fils et du Saint-Esprit* ; et : En tonte nation, celui
qui craint (Dieu) et pratique la justier est capable d'&tre recu par lui" .
Et, une fois qu'il I'eut conduit ä rhötellerie, il lui ßt temoigrier une solli-
cüude plus grande1 . En eilet, apres quo l'Eglise eut ct6 formöe de la reunion
des nations qui mouraient dans le polytbeisme (iroXuBefa), c'etait le Cbrisf 15
lui-meme qui liabite en eile et qui s'v jtromöne", comme il est ccrit, et qui
accorde toute grace spirituelle.
II suit de la qu'// avait donne aussi deux deniers (Ibivipiov) d celui qui se tenait
1. Isale, uii. i. — 2. Kpli.. v. SO. — ::. Luc, x. 34. — i. Deut., xxm, S; cf. II Esdr., \ui. I. —
.-.. M.illh.. XXVIII, 19. — 6. Art., x, 35. 7. Cf. Luc, \. 34. 8. Cf. II Cor., vi. 16.
• Lfol. 194
p" a.
' V l'ol. 199
r° a.
[381] HOMELIE LXXXIX. 113
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:oas| oaucoo/ yooi^..; ^-ioo :sQj/ o—kJs jJLcüLS^eL» 'Jfco»ö;o jlieo. ^ai.o
1. L om Io«.
ä la tele de VhöteUeriet — comprenonsquecelui-ci symbolisait les Apötres, ainsi
que les pasteurs et les docteurs qui leur succöderent lorsqu'il montait au ciel
— en lui ayant enjoint l'ordre d'avoir une sollicitude toute particuliere pour
le malade, et qu'il ajouta : Si tu depenses quelque chose de plus, je te paierai,
5 * quand je reviendrai2. II appelle « deux deniers (Svivsfcpiov) » les deux Testa- * l foi. u
ments (AiaÖvfxa;), l'Ancien et le Nouveau, * celui-lä donne par l'intermediaire *vfoi.i99
de la Loi (vou,oe) de Morse et des Prophetes et celui-ci donne par l'intermediaire
des Evangiles (Eüayye'Xia) et des commandements des Apötres, qui tous les
deux appartiennent ä un seul Dieu, qui comme les deniers (Snvapiov) portent
10 une seule image de ce seul roi d'en haut et qui par les paroles saintes
impriment et marquent dans nos coeurs la meine efligie (eixwv) royale, parce
que en verite c'est egalement un seul et meine Esprit qui les a prononces.
Perisse Manes et, avant lui, (perisse) Marcion, les athees, qui partagent
ces (Testaments) entre des dieuxdifferents! En effet, ces deux deniers '(&ovapiov)
ls appartenaient ä un seul roi et ils ont ete donnes par le Christ au meme
moment et avec le meme honneur ä celui qui se tenait ä la tete de l'hötel-
lerie. Apres que les pasteurs des saintes Eglises les ont recus, qu'ils les
ont augmentes par leurs enseignements au prix de travaux et de sueurs,
1. Luc, x, 35. — 2. Luc, x, 35.
PATR. OR. — T. XXIII. — F. 1. s
i" a.
♦Vfol. 199
r b.
10
114 SEVERE D'ANTIOCHE. [382]
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Öl^oa; 'r •* «\ / vaaLLio jü/ JJo ..^ioJ^C^. jKoXcaqiao • .^...Vofroo U'r~l
♦Lfoi.194 :LJS-äo ) f>^N-\. )kju ^_io +s :)K-.jö1jlj yo^s ^JLVl 0/ J»— JJ/ .Jlojova^
r b. ^ y • ^
qu'ils (les) ont depenses d'eux-memes et que par la depense ils les ont plutöt
accrus — car tel est l'argent intellectuel, qui est la parole de l'enseigne-
ment, qu'il ne diminue pas par les depenses, raais qu'il se multiplie et s'ac-
croit — lorsque Notre-Seigneur reviendra au dernier jour, chacun d'eux lui
Vfol. 199 dira : « Seigneur, tu m'as donne deu.v deniers (Smvipiov) ; voici, ' apres (les) avoir 5
depenses de moi-meme, fen ai gagnd deux autres par lesquels j'ai accru
et multiplie le troupeau » ; et comme reponse (le Christ) lui dira : C'est bien,
serviteur hon et fidble, tu as ete fidele en peu de choses, je t'elablirai sur beaucoup;
entredans la joie de ton Seigneur*.
Apres avoir donc lu cela autrefois- selon la tradition des Peres — car j'en 10
arrive maintenant au sujet du reproche — le predicateur sacre vous a lance
un appel, en vous pressant de payer par de petits morceaux de toile la venue
du Christ qui est si grande, en faveur des soins et du soulagcment de ceux
qui souffrent du mal de la lepre et dont le corps est enveloppe par la pour-
riture et par la mauvaise odeur ainsi qu'uirtombeau en marche ou de ceux 15
qui sont adliges de quelque autre maladie. Pour le dire hrievement, personne
parmi vous n'a semble avoir entendu cet appel, si ce n'est que par hasard
Lfol. 194 une ou deux ' bonnes femmes, ayant jete des pieccs et des restes sales et
r L).
1. Mallh., xxv. t>-2.\. — 2. C'est-ä-dlre dimanche dernier.
Vfol. 109
v° a.
10
[38;j] IIOMELIE LXXXIX. 115
^.o^ l't-*^0/ '.-^» ^A'^» *^»!° v^ \-u>'i±o Fr*0 J-2*^
B -**?c»/ jJ ..^K.— ^ö; vQJo« )a± ^ ^-oot ^-äJl.-!/ o»o ,_*> Joio -j^-z-co
^io V-^-o» vSloK*/ ^ L^iooLa c*^ ^3 c*.a »Jo ..K~-J Jj»o> ,_*> JJ/ .^J-io
»s/, Jjlo-/ .-»j^I^jl/ Jjui-s J^.UaV«KjLio jJ joow» «ex K^lo .Jk*^-.
«^oiol^«./ ^ Jio«o .-J.JU-CQ.J vr».£QJ \a*»ü>; JlK^io;o Ji.»<a_a-o>o J-a»*^j?
yojoi; .-^-.ooi ^^sui ylo n m vxS. Joo« ^oj'; ^-.ou^o* ^.Aoi .-)!/ ^oi^a
JJ, ^.\^>8 .^o; J-wSJ po{» U3-/ "^o-a Icl^ ^^^oooi ^»»laio»
.•po/ va>a^a3; Jjlo-/ oot -.U*l±? <xi<^ U*^ ;Q-^s ^o_iJj .^ooäj; Jj/
Ji-a-Ä> ^ jis/; vQJc*^ yOj/ r^J ^ol ^ rh^i J^/j J-Kuil JloVlJJ *a
tres dechires (pris) ä des vetements vieux et uses, ont juge avoir satisfait ä la
loi (vdps) et que, faisant semblant (^(/.a) dune maniere hypocrite seulement
de jeter des morceaux, elles accomplissent l'( Obligation) habituelle.
Et pourtant, apres * la Loi (vöjao;) et les Prophetes, le Christ ne nous a pas * v'fol. L99
5 laisses de cöte, alors que nous n'avions plus d'espoir et que dejä nous avions
ete comptes parmi les mourants. Mais il est descendu de la hauteur, lorsqu'il
a participe ä la meme essence (oüci'a) que nous ä l'exception du peche et qu'il
s'est soumis ä se faire homme sans changement, ahn qu'il acceptät egalement
l'epreuve de la croix, de la sepulture et de la descente au Scheol, et cela
lo alors que par nature il est Dieu — tandis que, par lä meme qu'il s'est fait
homme, il a endure tout cela — et qu'il a passe d'une maniere impassible
par tous ces (etats) d'oü il fallait nous faire monter, nous quietions tombes,
nous dont les os etaient disperses pres du Scheol' > ainsi que le dit le prophete
David. En effet, parce que nous ne pouvions pas nous tenir debout, enterres
13 que nous etions par hasard en bas — et pourquoi dire : nous tenir debout?
— parce que nous ne pouvions pas seulement lever im ceil vers le ciel, c'est
lui-meme qui, comme dit Paul, apres etre descendu dans les regions infe-
rieures de la terre2, en a tire ceux qui n'avaient absolument aucun espoir de
1. Ps. CXL, 7. — 2. Cf. Epta , iv, 9.
116 SEVERE D'ANTIOCHE. [384]
J-a-»Oj_3 va^£D? vOJÖC^ 'JoC* J-OJCL-Q-S. wk^OO y~> . yOoi\ joOl K*/ (.JLOiOJä*
culo i •v .K-cq.^o }L^s p :o6i ) n «vmi\ oC^^JJjLio 'Jjot^.^oo .0001 yOot-K-./
jfcO^l ,^-.^01 ^io Ol Vi; -JoOl )ol«^0 '^.a-^ J»Jl^} ^öt JIoJlj/ KiO--,»;
»Vfol. 199 *Jm «■■^."| <^-3lH? °oi? »*J i»'t'f> joot» y^ i^ an ^
v"b. ^ ' ♦ • y •
.yj.>oK..ji/ ^^ci\i vQJÖi ^--? ya^Xj^o :> 1 . \vT> ^^>of; \QJot ^ju» JJ/ 3
^Ljl* och 'jooi w»oioK»»/ t-*">x °°i °*^ VJL3?1-' )^-»^-~=>o )j^oi jk^oo» jLä/o
l-sa.^ y» « ^oü. ^6 .°> maA .'w^t i-io/ ,^-ln^ .yoi^jx.^ ^s .(Vcl^j uJLw/
CH.3Q v»\ oj\ säuu* -.-joa^JL^S ^_bo "^.J^a; .J^a^cus ooC^ .-Jfcoöj ^o; oöC^
♦Lfoi. 194 ^-.; ^S. JL^J^ .01» mi jjko» j^a^sa-a Jjlsoio .^qju.» \s~~ ».in^ö oc^^äS. '°
odoa/ jcA-xj )lo i . ^ \saAo )t-a~>]J o£S. +s 0&1 ^s ^/ 001 t£o^.& ».:>»
J-^jLiO^ wOKl...«-. Jü; ^ CH-.t^-/ U^O^CULi jjLOtJ J^CLO .'OUL^O 0»^> o/
.^-i— . »^^'frivi JK .«■».'«'»' . «Noo ^-\ ^JL*. .' >Ö^0O )l .iÖ I JJL^O ,.3
■.v!-a\ JV-* 'J^.^6 a.j/ '^6 aS\o .^üo > jl... >.,,'> bot ot^o; LmIo_*\o
1. L um low "^l^ o"w. _ 2. V add "Oiai^vo.
salut, lorsqu'il est devcnu tout proche de ceux qui etaient tres eloignes.
C'est pourquoi il interroge ce docteur de la Loi (vojaixöc), en lui montrant
l'immensite de cette charite ((piXavQpwma) qui depasse tout : Lequel de ces
* v loi. 199 trois * te semble avoir et6 leprochain de cehti qui etait tornbe parmi les brigands* ?
Mais nous qui entendons ces (paroles), ou plutöt (y.yXkM 8i) nous qui avons 5
ete juges dignes de ces (paroles), nous ne lui avons donne aucun morceau de
toile memo use. Car celui qui demandait etait celui-lä meine qui disait : En
verite, je vous le dis, toutes les fois que vous avez fait (ces choses) d l'un de ces plus
petits de nies [irres, c'est ä moi que vous (les) avez fiiites". Eneffet, dis-moi, comme
nous proclamons heureux Joseph, (l'homme) d'Arimathie, le conseiller
(ßouXeur^;), qui demanda ä Pilate de lui permettre d'enscvelir le corps vivifiaut
•i.iui 194 f^coonrotos) de Jesus et qui l'a ainsi recouvert * d'un manteau de toile! Et nous
\ " i 1
oublions qu ayant, nous aussi, la possibilite d'obtenir le meine lionneur et les
(memes) remerciements que lui ou de plus grands que lui, toutes les fois qu'il
est raaintenant en notre pouvoir de soulager le Christ rempli d'ulceres et 1
blesse, nous nous privons nous-memes de ces faveurs insignes et nous repous-
sons loin de nous un aussi grand avantage. Mais, si un roi faisait 1111 sejour
chez nous, nous lui donnerions tous les vetements que nous aurions ä la
I. Luc, x, 36. — 2. Malth., \\v. 10.
In
[385] HOMELIE LXXXIX. 117
jl^',_mo 'vooi^ "'^vlJ^fcwj; oub. ^-..oot ^.sotl. -.^ooi ^-. n^^o p jloiLo
)•, a -/; Jj ajftj -\<^l ws.£Cl!m *£>(o JAww^Vo . V> ,..a.\ y°on _~JlU^Jio :vQj/
Ja.£C^ä.Ä.;o "^^A; y-^oi ' J JSw-oV* )l\vi oöi ^-.; )«...* V> .JJLSJ Jiiö; ^«>t^o
Jlio^j |N.i^ooi A^o :0|t-^ o>\^a wo ^.^o +3 ^jw^o^ ^c*_co» :Jloi^i— 10
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v/ .oi\ \ ■* v JLo^S it-^? J001 *°>'j °<"3! °°< l-^00-»? -«w\ r^°U w«j/ jJo
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10 l~ V— ii 001 w^ww^wJi :J;J^> „_äo vit3 Jjjjo J.^o.^.'\; JJ^jS- ^^io wiu/ y/o
(laxsln« v>^< .-w»oi (fcO-s-io JJi a\ j-ia..'/ ■Jimfl; w.öt )N->. ?i; w-o_s^j ^-ol; 061
boc.« oilt-^Wt •■> .--CMotw-/ yOt^0 ^a-*^? ^-•/? U~2) v^o; Jjl./ .-j^a.-«»;
^x:>a.\ JLd.U jJ; .'»^0/ J-*J<*3 jJsKa k3 .-J-o\'oj v-öi ^o jls.Kjo .t i..fto
Lusl Jjls v>; ^>ojl jJ .• v»^)_^ ch^» k-./; w.K^o/ o;^io.\ .-) n,. im\ V-^-^-»
1. Ici commence une lacune dans V.
maison ainsi que les habits de soie que nous sortirions des coflYes (/.'.Surösi ä
l'occasion, alin qu'il s'y enveloppät, qu'il marchät dessus, qu'il s'en servit
contrairement ä la bienseance et meme qu'il les emportät, (et cela) dans
l'espoir de quelque honneur temporaire. Et le Christ, le roi des esprits'
5 superieurs, des puissances et des armees (Celestes), qui sc presente ä nous
blosse dans tout son corps et (qui) pour un petit morceau (de toile) promet
de donner le royaume des cieux, s'en va sans qu'on lui ait rien fait. Voyez la
grandeur et la nature de votre folie, et penchez-vous vers celui qui est de
notre race (ys'vos) et qui souffre d'un mal.
10 Oue personne ne me dise que le jour 011 il fallait jeter les morceaux (de
toile) est passe! En efl'et, si'dans la Loi (vops) il y avait le commandement de
faire la Päque le premier mois (en usage) chez les Hebreux et si quelqu'un,
s'etant abstenu de la solennite pour un motif convenable et juste, pouvait
oil'rir le sacriiice de la Päque au second mois2, comment n'est-il pas deraison-
15 nable que, lorsqu'il s'agit de la commiseration oü n'importe quel temps est
convenable et opportun, nous soyons retenus et empeches de (faire) ce qui
convient parce quele jour est passe, quand les Livres sacres disent : N'empeche
pas de faire le bien (eüefyeTeiv) « celui qui est dans le besoin, (ni) de lui venir en aide
1. Ici commence une lacune dans V. — 2. CT. Nombres, ix, 10-11.
v° b.
HS SEVERE DANTIOCHE. [386]
^j/ voodl ^»k-aj )Kjlj.\ ""^o« J) .^JjKi )17? oö« N«- AJ-J U*>
,J**~j ot°>i>n\ J,-^ K-/ e*z>» oöi .-oi^^Q-s JIli oöi Jl »n°>\ )^*J .vQ.aLV>
• • * •
♦ L fol. in-. *v*^^oi .JLw^JLio^ di| JKJ/kio j^../ * >^; oöt J-oVSua *J1Kj/ -Kj|o
yOonisiciS;» ^.-^oi; .yOT.'iSX vs/o yort^ vs/o .-yVv—kSo Jla^ioo Jjoijaa
^\.ot JjK.5 ^bo V^-^1? 0<*W V*-^ ^J .voKj/ ^■^L-^-• wfc^fl0! ^ ^t"* **3A
^J^> j,.~a/; NoaS. k-./ JootJ J.ajbö; Jjla^> -.voaüiK^ vaa3oil opoji./*
o^; U>]Lzoi vooiVio |-.*JLio o£s.2l^ ^-; o^ »s/o -.i»£o Jk*^o yoaio.^
♦ ^oioK-./
q_ju;;/; jL2^acuLjl K-J> o| )-..J.«VvA ,J ..^..Jvä-./; Jjoi ^otok-./ ^_*;
lorsque r'est en ton pouvoir; nedis pas : Va et reviens deftiain et je te donnerai,
lorsque tu peux faire le bien (euEpyeT«*) ( ? Gar tu ne sais pas ee que produira le jour
qui suit. Ne renvoyez donc pas mes paroles ä l'annee suivante, mais iniagi-
nez-vous que c'est aujourd'hui que tombe le dimanche qui est passe. Et que
chaeun de vous jette la serviette («paxtoXiov) suspendue ä sou cou avec laquelle
ou a coutume de se moucher; et toi, femme, fais plaisir au Christ en
♦L fol. 194 donnant le linge que tu ramenes sur * la main. Ces objets, en efTet, ne valent
que peu d'oboles; mais ils procurent une recompense Celeste et ils deli-
vrent de toute maladie et de (toute) blessure et vous-memes et vos enfants
dont le salut, je le sais bien, vous preoecupe beaueoup. Car, si vous retouruez
dans vos maisons sans ces (morceaux) de toile dont il a ete question, vous
aurez une foule d'anges qui entrera avec vous et qui gardera votre matson
et aussi le Christ lui-meme tout entier, le Seignrur des anges, qui sera ä l'in-
terieur (de vos demeures).
Apres avoir l'ait ccla, ne croyez pas avoir fait quelque chose de grand.
En effet, Gedeon — c'est [un juge d'Israäl — ayant vaineu les Madianites ou
Ismaelites qui avaient marche en armes contre lui, dit aussi apres la victoire
ä ceux qui avaient ete sauves par lui et qui sYtaient ranges avec lui en ordre
1. Prov. iLXXj, in. 27-28; xwn, l.
10
10
15
[387] MOMELIE LXXXIX. 119
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•:-^.^ie/ .^.scl^o» ^e\^o ,^-sj "^üo 'Jjioi .U>,_o J—o>o )-s/ yas.
de bataille : J'oi une demande ä vous faire : Donnez-moi chaeun un anneau
de ootre butin; les ennemis avaient beaueoup d'anneaux, car ils etaient Ismae-
lites. Ils lui dirent : Nous (les) donnerons. Et chaeun etendit son manteau et y
jeta un anneau d'or de son butin'. Si donc ceux-ci donnerent une teile quantite
s d'or au chef du combat, et cela lorsqu'ils s'etaient ranges avec lui en ordre
de bataille, parce qu'ils avaient cchappe ä une servitude temporaire, est-ce
grand'chose pour nous de donner un petit nombre de (morceaux) de toile au
Christ, ä celui qui a delivre toute notre race (ye'vo?) du Calomniateur et des
demons, (ces) ennemis irreconciliables et implacables, et a gagne le combat
10 que nous ne pouvions remporter, ä celui que les armees qui sont dans les
cieux ont aussi reconnu revenir du combat et avoir remporte la victoire, lors-
qu'apres la passion salutaire et la resurrection il est parti vers les hauteurs,
en disant : Le Seigneur est puissanl et fort, le Seigneur est, fort dans le combat2.
En effet, il a perce avec (sa) croix le prince des tenebres et de la mechancete
15 ainsi que sa milice mechante et il les a egalement donnes en speetacle, ainsi
que dit Paul, lorsque par Iui-meme il les a couverts de mepris en toute liberte
(irxpp-/)(jca)3. C'est ä lui que sied la louange et la puissance avec le Pere et le
Saint-Esprit, maintenant et toujours et dans les siecles des siecles. Ainsi soit-il !
1. Juges, VIII, 24-25. — 2. PS. XXUI, 8. — 3. Cf. Col., II, 14-15.
* L fol. 195
U Ubo*
yasKjLfc^O ^^-~ K_.)_)-.).~KiO jjj . • JjLJLiäji J-jCaa..^ JJÜL.3 <3>( JJ / • . |j / )>M
Ux> OCX ^30 .'jlopO .JjL^C^äjl .|.Djiio' wtJLO -U|bÖ .•^■j^bOCtSO Jl^i
0/ OUoKl»./ j^.O|t 0/ .-J-*j\oOI jJo J.UOCH^iO JLiOJl 0/ L~ oi . • sÜDQ.\a3 )-tiO;
l toi. p.r, "HOMELIE XC
i° a.
CaTECHESE QUI FUT PRONONCEE SELON LA COUTUME PÖUR CEUX QU DEVAIENT
ETRE BAPTISES LE JOL'H TRES GLORIEUX (tcoXu^O^O?) DE PaQUES ET DE LA
KESUBRECTION, ALORS Qü'lLS ETAJENT REUNIS EN TRES GRAND NOMBRE. C'eST
LA QUATR1EME (CATECHESE).
En voyant cette assemblee spirituelle, j'ai cru voir non pas seulement des
liommes, mais äussi une reunion des ordres (tocc\?) Celestes qui, apres s'etre
melee et etre entree parnii vous d'une maniere invisible, est präsente, vous
entoure exterieurement, complete le troupeau unique et parle ä l'assemblee
de l'Eglise, (ä savoir) : des anges, des arcbanges, des puissances, des domi-
nations et tout ce qu'a enumcre Paul, (tout) esprit ou (tout) nom intellectuel
et immateriel, soit qu'il ait ete nomine ä prescnt, soit qu'il doive etre connu
dans le siecle futur'; et c'est tres justemeiit que (j'ai cru cela).
I. Cl'. K|ih.. I. 21. •
10
[389] HOMELIE XC. 121
j_iiof ,_.» JjLoioS :Jjld»o3 liJ^eC^ ^-.kio vOJc* ^^^o :^_.;;K*.io
oot
10
Vfol. 200
r' a.
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V-K^o :,_,jjjAoo} yQJÖi ya± );|V lai, yoKj/ ^.s^k-*» Jt— 3/? '«*^ ^-/
ais» w.6i .'j^CL^aji JJ; yoy^e )1o).^joio Jlo^« yoot^. 6j-A-/ V-"^ l?0*
j—^^-i. ooi jta.aj» J-.;,io Jlaslojio .JojSX; jJ^t-» ^oo-ol ;a^S».=> yOCHi
V^IsU JK^^OO JjlSJ Ho ^o .-JjjJl JU^» ^^? JJ/ .'"Vo ^ "W^;o
1. .Ms. \-oi- — i. L in margine : <a*'i vpoov". — 3. Ici (init la lacune de V.
Si, en eilet, selon ce qui est ecrit, ce sont des esprüs faisant fonetion de
ministres qui sont envoyes pour (exercer) leur ministere en faveur de ceux qui doi-
vent recevoir l'heritage du salut' — or en ce raoment le salut le plus important
de tous et le plus parfait de tous et est (tout) proche et est present et se
5 tient ä la porte, je veux parier (du salut) de ceux qui doivent obtenir le divin
baptüme, ( salut) qui en verite fournit egalement la matiere et le sujet de
cette presente homelie, et (du salut) que vous possedez, fideles, vous qui
vous approchez des mysteres en merae temps que ceux qui sont inities et (qui)
avec les yeux de Tesprit vous approchez tres largement et tres vaillamment de
10 ce qui se dit — comment resteraient-ils ä l'ecart? Et comment ces ministres
du salut n'alllueraient-ils pas et ne viendraient-ils pas avec joie, et non pas
par 1111 ou par deux, mais pour ainsi dire avec tous les ordres (Ttfcy[z.cc) et
(tous) les cheeurs?
*C'est" pour eux, en eilet, une joie et im plaisir sans fin que ce ne soit "Vfol. 200
15 pas en eux seulement que s'etablisse la connaissance de Dieu, ainsi que la
communication et le flot de la lumiere elevee et (placee) au-dessus de tout,
mais qu'elle s'ecoule sur un grand nombre et qu'elle se repartisse et se
repande sur toute äme raisonnable et sur toute nature capable d'avoir part
1. Ilebr., 1. 14. — 2. Ici finit la lacune de V
10
122 SEVERE D'ANTIOCHE. . [390]
oieuos./ );ä^v » oot y~l +ä -.ooool yNX^oo; )laau.wo )K ,.,jlN Nviboo
» L fol. 195 JjJJ_*L^o •} ^7 JoCSsi )tv-,^x> :jts . i\5cn jJo Ifcv-^jjoöifcoo J— o¥-^> v"^?
r° b.
U-sxa.«. -.^-iö/ ^3 ©od y. ... i.'tvw 'oooi ^*>J *r^"? JjU5»a3 .Juviüv» "'
'J?<X^£oo ,J_L— =>, 1o^.9la )tlXl^> -.h^x 1^5/ ^^0.0 Jo^jJ J^eo£io_3
bjiiö ye+a Uoöi )lo»— ; -.vQJ^ Jj/ W*>/ -.^/ J-X^o(-s ^ßoV^ ooi «s/o
♦ o'jl; )-^— ,— ^^ --JoC^;
)fcs-;aiaS^o J^_iio; : \% Vi % K^~ 1* -öl öt\l*» )— fcotoo ti«.VV) ^.» ^3
r b.
,j ^ vOO«\ Jj^lso :J^1. )t»^o U,^ J^cLS.o J.JJL3 :ts-.U>i.-> -^* ^ioo
^-. » o«js :JIoL*Vio»o )la> . ->< Jli-io . -OaJuli :|j-^/» Jt^-i'o jloö— yoot-k«-./
1. V add ooo1 ^"'o- — ä. V Uo«
a un tel bient'ait »spyaa . C'est pourquoi. aussi ä l'occasion de la naissauee
de lEmmanuel selon la chatr, apres qu'ils furerit frappes d'etonnemeol par
la eharite pduwOpwria ineffable et l'attention dont nous avoas ete Tobjet .
lorsque comme des choeurs ils entonnerent le chant qui sied aux esprils
♦L fol. 195 intelleetuels et immuteriels qui sout les ereatures du bon ' Dieu et aux angea •
qui sont ses ministres. ils chantaient egalement notre propre salut et le
gloriüaieut en disaut : Gloire a Dien dans les hauteurs et sut la terrepaix, parmi
Ifs hommes bonne volonte (riöWa)'. C'est pourquoi uotre Sauveur loi-mdme
dit aussi dans les Evangiles Evarfftki* : h' vous du : II >j aura de la j»ii>
devant les angt - Dieu d cause ,/'«/; seul pecheur qui faxt penitence*.
Or, lorsque en toui lieu qui est sous le soleil la source qui fait jaillir
le bapteme de la penitenee et la reinission des p6cb.es s'oovre avec une gräee
*v fol. 2oo liberale, debordant.'. riebe et aboadante, que le ligament <-t le foetus * spirituel
''" sont mysterieäsemeDt rompus et separes et que simultaneinent et subitement
la foule et le peuple saint et l'Eglise enfantent en masse, June part en con- 13
eevant ces enfants) tandis qu'ils sont des serpents et des petits de viperes qui
laissent echapper un venin de mechancete et d'amertume et d'autre part en
les chaiiixeant par eette conception meine et en en faisani des enfants de
1.1 \. — 2. Lac, w. '
391 H0MEL1E XC. 123
.» »\ Vit V>1 vOJÖl ia\ .^AV)')i VQJ01 ioi\ .. «°>\ V>» yQJÖt lo^s , . N« .'r>
N*5>oOOt JJ .j^o/ ÖU^—/ jood )!'»—/ )-«.^0,>; J-J-3L-/ -.^..^■boEvt V); VQJÖ| laS.
l_IOU=> \ »VI I a Oi_ii OÖ| y.*l JJ / . -Otl^^jK^ Jü / VS_»_flD joou ^J-^J'v— /
*J^-~io ],— 5/ ^^\, ji.a^_~ ^a^o .-jojboo J-sJbä ^a^o .• v>'j_o Jj^
vOJoi^ );ot'm v>o Jv^ö/ i-»^v 1 vt'f) :»oi'po ys^-oi J_i,_oa-3;o :^o^ie J;oTa_co
Uicx y. 1 ,\'n •. yOQtik.fr> -*i\ vai3,otJ ool JJi ^ ->; "too JK_»o£äs \h. ,.'m\;
^io ,J)^^>a.\ J»ot )n«>^ ■> ..at^-^o \_.»aiö yOJoi |L>jJ^0 loX; ^-.-JÖt
J-ta_/ • . ) » "> . «^ JaIL^Ö v>,-oo :^a_i_. (^«.i^o JoC55v yo+£> y^. jj / sot'rn Vi
JJ JJ/ .Jlsj-s o.m_iai k_i/ ,^* ysy^o JJ ^» -.J-Avi. ^jso i-^-<» i-£J- ^•°1?
JoXJJ c*\ &l JJ/ .-£jba^ »a-X^ a\ .-JJ^oo Uli * U^7 W ^
\' fol
V h.
!. \' .nocb-«^.
lumiere, c'e-t de toute nee- - - i t-> que les anges sc tienncnt pres de ceux qui
seigneni ei pres »Je ceux qui ecoutent, pres de ceux qui rendent parfaits
et) prfts de ceux qui -out rendus parfaits, en sorte que la terre est devi 1
'J untres cieux. Ce n'est donc pas d'une mattiere diflerente qu'on doit etre
5 dispose dans bod esprit; matfi 1 -t comrae si on se tenait en ce rnoment-ci
dans les cieux mdnie's, qu'on ge trouvait reuni avec les anges et qu'on faisait
la solermite avec les armees superieures.
Et parce que l'homeiie catech^tique elle-meme tient en quelque sorte la
place tz;.: d'un ternoignage qui est fait d'avance et d'un commandement
lo qui avertit d'avance — car d'avance eile dit et temoigne ä ceux qui s'appro-
chent du bain divin de ne plus retourner en arriere — les anges sunt iei
presents, attestant ce que nons disonset mettant parecrit lesparoles des enya-
gements que ceux-ci contractent envers le Christ. Et il est facile de voir cela
par ce que Paul a fait dans un cas semblable, lorsqu'il a ecrit a Timothee en
1-, ces termes : ' Je t'atteste devant Dieu et le Christ Jesus et devant les anges elus, • vfoi. 200
afin que tu gardes ces choses d'une maniere irreprochable, en ne faisant rien par
hypocrisie'. .Mais je ne sais cornment en avancant la parole nons a rnontre que
non seulement les anges. rnais que Dien et Pere lui-meme et que le Pils aussi
1. I lim., v. 21.
10
124 SEVERE D'ANTIOCHE. [392]
»Lfol. l'.ir. ^JlS. JJLSOI* -''^ K.I-Q-— JjL-»-ß }— o^ ^/; ^-J J^-t~« -'JV^ ^/° W°
v'a. X
vs/o JJ/ .--oioJLii ^jls ^./o jtO^io V*^ h«*-3 •'■M» N5^3^o v^-V^ 7°?
)KJ^1 o/ ^...jl K-./» Jji-/; .Jpo/; ^-ooV3 # )— Jcio; o£^.o l^a Jk-i>^
^-^oj^ 'k~kXj ,^oC\ ^/ 001 .yOOjKju^s ~k-7 x^- .«^o>-s ^-^*-J-3;
• PO/ |oOt olö ).^.0oJJcLQ^ ,J> L~v^A? J-LO-/ .LoOJlS; ^^o^ yjo
^ J-^clju=> ^» .oj^ ts^l joon J4j; JjlSU ^.3/ "^V-J JJ; >?fc*_^>oi a±.io
jjoia ,iN ou^o .Lojbä; )i<".^o J.-3-Slj-a ^-.i >^~*oo .^o'Lo; \ *>m v>
061 J-s» V-^^ )j)> .»omI^oo oUioo o^lß ^.ioJ^ «^.^VJs» )Kjl-^o )1q^K_.Mj
*Vfol.20oJI»o Jjuoöikio )i.CL^.i-J^ >»~«t-o *~>°? °o< :Jk-^JLS.^>ofcoo )J jl<x.k-M;
v° b.
:)_S£flDo |j/ t^ö/ J-=°P :)^V*! ^-*^o« J— °» ^° ^VVw ^--.^oi :^oqj-^
Jf -l ,_*>, JIoSlÖls .L*ot ..^-.j J001 J^ojk-io :)ooi jal-fcoo ^_äö Mio«*-3
1. LV in margine •■ *j.
* Lfol. 195 et que le Saint-Esprit encore — * ß'est certain — sont ainsi presents en tout
v° a' Heu et remplissent l'univers; car pour ce motif ils sont egalement et dans
l'univers, mais egalement et dans la charite et dans la bonne volonte (eüoWa)
et dansl'action et dans la parente. La preuve evidente en est la parole du Christ
notre Sauveur, laquelle dit : La oü deux ou trois sunt reunis en mon nom, je suis s
au milieu d'eux* ; il a lui-meme reuni aussi ce qui est en bas ä ce qui est en
haut, lorsqu'// a pacifie par le sang de sa croioo soit ce qui est sur la terre, soit ce
qui est dans les cieux\ comme l'Apdtre le disait en ecrivant aux Colossiens.
Qui donc ne tromblerait pas, eüt-il meme une äme de pierre, en pensant
que dune part il se tient dans les cieux et que d'autre part il est entoure par 10
des milliers et par des myriades d'anges, qu'il s'approche lä de la lumiere
meme de la sainte Trinite qui est presente et qu'il est cclairc par bette
(lumiere)? Car le grand mystere de l'ineffable Trinite, qui autrefoia d'une part
etait montre d'une maniere confuse (et) d'autre part restait cache aux armöes
♦ v fol. 200 * intellectuelles et incorporelles plus elevees que les autres csprits, je veux 15
v°b' parier des cherubins et des serapliins, est confesse en ce moment par nous au
moyen de levres (formees) avec de la boue, est connu dans la incsure 011 il
peut etre saisi par les hommes et est prechö en (toute) libertö (wapp/iota). En
1. Matth., xviii. 20. - 2. Col., 1, 20.
:;ii:s H0MEL1E XC. 125
:J_i.»/;o L^>cu»i |;o ->\ "^a ^*~/ U>\-=> V1— ^-,?ai<' ^^ y» »»v> «oU>o;
-*.oju> J-.*t^° i— «-30 - .y-J ** - ^ x" jJ; » »\oi;o '^-.oC^a ^»)Jl«too; K..O * «Not;
»Nn« OCH U.,.,-0 J_~O^SO •.j-3JJ J^COoJ..S Jol*.lO Ot^.» J^_flOo/ ^0 ^-.J OJO<
5 *J*,_a^wo |_=>JJ ).^£Do)l=> Jaln ocx ••vn°i'i N^j^ooK^oo Jjlsj ]l;o J.-.ia_ii Ji; J_s/
■ .jjL^>Q,iL\o )loJJ .yJS. )-noi Ki.^.,1/; .-)ooi pö/ vflDO^O.3 OOt )»/ K-»j-Ä^
:J*£a>.j och )i.*^k )aL-.io V---«^ )?°< :]^o^ \Oo£i» Joot 'j£o^? jj^Qj»; vQJot
:JL»oJJU ötJLoV-.N^> ^.Oocoo ^.J\oi ^io :^.^et>itoo )J-^g> l^io.^a.^ ,-o
10 ^.jou^oo ^.^aooo :|^^3 ^*> a^o '^Jj.^oo yoojbo JJLJ^^o 'JjJiXao* Vfol.201
)Lo_^v>.^s_oo |laau>^ 'JLsioi ^00 :^_*.~v^° ^*.^cl.U^oo Läu^» v)Lnca ->o
1. Mai', Scriptorum velerum novo. COllectio, t. IX, p. 737 : 'Ä7tb Xö-yo-j Z'. Kai ö:s8a>.|j.oi<; TtoXXoT; öXa xai
oOx i\ ^(ii<j£ü);, xaSäitEp öcaTpot; javüitärot; Jtepir)vOt<j|AEva- xai tojto to EYP?lY°PEvai xal itEcpwrifföai Seixvüovtx.
— 2. Mai, o/>. eil., t. IX, p. 738 : 'Anö Xöyov IpQ '. Kai ttXiiOei TttEpuYwv |i£Tetop^öii.Eva, xävTE08sv to ö?0
ör,Xo\JvTa xai eXaypöv xai ävto^Epe; xai eüxivyitov 6tä yäp twv awjxaTtxiöv totjtwv ö^ewv ^ £(i;pä*Te(i>v( tl); 5i
aivtY[iäTuv 2pe7trJ|j.E6a xaTavorjcjiv, xai outm; EjfOvTa yjasw; te xai Ta|E<o;.
effet, nous confessons que nous croyons au Pere tout-puissant, createur du
ciel et de la terre, en verite de tout ce qui est vu et de (tout) ce qui n'est pas vu ;
et au seul Seigneur Jesus-Christ, son Fils unique, qui a ete engendre de lui
c'est-ä-dire de sa propre essence (oüaix) avant tous les siecles et eternellement
» et qui est de la meme essence (oicfa) que le Pere; et au Saint-Esprit qui
procede du Pere sans comniencement et independamment du temps et eternel-
lement (et) qui est de la meme essence (quijta) que le Pere et que le Fils.
Paul lui-meme certes disait justement : C'est maintenant (jue les principautes
et les puissances dans les cieux ont connu par VEglise la sayesse infiniment variee
10 (-c/Xutco{x0.o<;) de üieu1. En effet, les cherubins qui ont eu pour nom « la multi-
tude de la science » 2 — car c'est lä ce que montre la langue hebraique — parce
qu'ils sont representes avec des faces (icpocwjröv) nombreuses et par celles-ci
ils fönt connaitre la richesse de la contemplation (Öewpi'a), parce qu'ils resplen-
dissent tout entiers completement et non pas * partiellement d'yeux nombreux "VfoLäoi
15 " et qu'ils brillent comme des etoiles tres brillantes et par lä ils montrent ♦Lfol.'iw
qu'ils sont vigilants et eclaires, parce qu'ils s'elevent et volent au moyen
d'ailes nombreuses et par lä ils fönt connaitre la rapidite, la legerete, l'ele-
l.Kph., in, 10. — 1. Gf. Payne Smith, Thesaurus syriaeas,, col. 1809-1810.
10
126 SEVERE D'ANTIOCHE. [394]
Jipi . r\"< t-^^ »-*s :^.-^;oio )1ojl3»..jUoo 1oX*\;o Jlcui^i.tooo
^oojl^ jJj ^Aoij Jl«UL^ats,mv>N )lJJ^3o jpoV ^jsj yJ( rJfc^Loo )I^*j^
l^o o\ 'jfcow,-. ..J-Äia^so K*3 )j^i yoenA K-./ )jldoi;o :yi,°>^.Lo
öu>o ivooilo^ yooi.^ yO-ioi oooi <^-»t-.^J J-»t^o? ch~^>cl»» JAo-^oj? |-^coJ^i3
• J .. -s«« -s o«-3 oJ^o :oooi ^_>.y\ m i^K^o ^m ..mS\ )i.oJLdloKjL^a^ ;aJ^2
JJo .'U^'l y^o .«jojSs; J-o»o).ij K*s ^ajuA -.J-.V^o; c*-^ojl; J~ooo,^s JJ/
l^tlao .x.-_cl*~;o ^p^Juio JloJ_^o-s ^-.; vOl^Jj» .yjo JJo oC^a ^s
.\oouS. K-./ J-JL-aoi; )yr. ^J^a^i och; oi^-O JL»_a\ °i^ &l • .^v> l >n^
Ji.a-.i05; Jlj.~ .ÖW.K-./ t-iö/ );oi .Jjoi joot -otot^/ J-*jj ooi ^-.; ^^J^ua^
•:-Ui.io< o) .. -vn;
J^-^^O ^.Ö.JL3fcO0 U^SX J.JLX^ ^J k-O yQJOI :loDOI OOI ^»J j-3'^» v£l/
viui. L-ni ^^K^o :yOO»_.K.>/ o/; K*D J_io y-./ i^opoKlnSs yVi*.'o ^^^j J—oV
:)j^/ JJ.ois.i~ ^-#^oi ^jjo ^i^io M^-° ^ia-lo ^i^j ooi ^-./; -öl
1. Mai, vp. eil., t. IX, p. 738 : 'Azo Xöyou - • rvütriv rjo-jv ?a'-Tor;:xv e'Xxsv sc; ta-jtä, xsi ta-jTr;; T?j:
[AETouaia; (jiöXt; äiriiXa-je, xai oüx aixrfi 8'JCr,;, äXV 6(jLoiiijiato; 8d?n; Kupiou. mitt ye o-jai'a; Oeoü noOsv, BoXXou
Y£ xau 5:1.
vation et la mobilite — car c'est par ces apparences corporelies et ces appel-
lations ainsi que par des signes et des symboles que nous obtenons peu ä peu
la comprehension de ces (etres) incorporels et que (nous savons) qu'ils sont
tels au point de vue de la nature et au point de vue de la condition (Ta£ts) —
(les cherubins, dis-je) s'atüraient eux-memes pour leur part la connaissance s
ou rimagination (<pavTa<7ia) de la ressemblance de la gloire du Seigneur et
dans cette seule partieipation meme ä peine jouissaient-ils non pas de la
gloire elle-meme, mais de la ressemblance de la gloire du Seigueur, ä plus
forte raison (ne jouissent-ils) d'aucune maniere et d'aucune faeon de l'essence
(oiffia) de Dieu — comment (en jouiraient-ils)? — ou plutöt ([/äXXov §i) ils io
en sont eloignes ä une grande distance. Et il est facile d'eutendre encore la
parole meme de celui qui a vu qu'il en etait ainsi pour les (cherubins), et
eclui-ci etait le prophete Ezechiel : C'est, dit-il, la vue de la ressemblance de In
gloire du Seigneur*.
De meme en est-il aussi pour les seraphins, eux en verite qui, traduits i.,
pour passer en langue grecque, se nomment « les esprits qui se tieiinent en
»Vfol 2oi haut», ainsi qu'ils sont egalemeut, * parce quo, commc s'ils se tenaieut en
' '' baut et qu'ils etaient plüa cleves que les autres armees, ils s'appliquaient
1. K/rHl.. II, I.
10
3951 IIOMELIE XC. 127
:^_*-J*oofcoo v3/ ^acuJ.o •Sil ;)«,.i>vm ).ioo jK-oC^ M°U? J-**» io^o
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Ot^O» -Ol . ^ tyO^QJ yOok. J.OOI jK— Jjl >-0! JJ.OJ »OiJLiO; )io-*jLiOiCL^ vS/
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:Uo— .io J^^po J^o-*»-^ tr*^*!° H'0-^ J'0».0-1? ^i^0 Ji>-oo-» <^*? )?°« :J3-^-3
3/ J-o^r» ^J? '^^»t^0 :io,J.{ °J l^>-^ vQ^iö ^j,/ :o„.>~fcoaS. ^.Kj?
1. Mai', op. «7., t. IX, p. 725 : 'Ann Xoyou 4. M*> 7tü,; °).i] ^a JipociXaoövTa tw OnEpSaXXovri, xii |u|
ivöY*o''Ta, xai to [lETpiov änoXEa-fl tjj: ei; a-j-ri xauoüav]; IXXa|u|)6ü>«, r,; toso-jtov a-jtoü iaii 6e«tov, öijov iv
i&iv 8'jvr,e=iT] itpöotoirov xataxa>U7CTO(i6vov irrepuSw- toOto 8e xi^pov ii tptorb?, |iixpc;v ünojaivei xai ä(iuopöraTcv.
— 2. Ici commence une grande lacune dans L.
avec iusistance ä la hauteur de la contemplation (Öewp-Ia) divine, autant qu'il
est possible, aspirant et se plaisant ä tirer quelque chose de plus de la beaute
et de la hindere qu'on ne peut concevoir et dont on ne peut se rassasier; eux
aussi, en eilet, ils sont pourvus d'ailes nombreüses pour le motif precedem-
r> ment dit; — c'est le prophete Isafe qui (les) a vus ' — avec les unes dune
part ils s'elevent en volant, ils se hätent dans leur desir (de se porter) vers
celui qui est aime et, pour ainsi dire, ils osent passer par-dessus celui qui ne
peut etre depasse; et avec les autres d'autre part ils retiennent le desir du
mouvement qui court en avant et ils se cachent la face (irpocorcov), de peur
h que, s'approchant avec tout le visage de ce qui est tres eleve sans pouvoir le
supporter, ils ne perdent raeme le degre d'illumination qui serait descendu
jusqu'ä eux, parce que pour eux quelque cliose n'est visible que dans la
mesure oü leur face2 qui est cachee par les ailes a la possibilite de voir,
et cela ne montre comme par une fente qu'un point lumineux qui est petit
15 et tres confus. En effet, ce qui depasse la puissance visuelle, le verrait-on
pendant un temps tres court — et il serait mieux de dire : chercherail-on
1. Cf. Isaie, vi, 2. — 2. Ici commence une grande lacune dans L.
10
128 SEVERE D'ANTIOCHE. [396]
Vfol.201^ ,KJn^o )-U^> yZo^lU :Jj—,fcoo» ^K.jqj» ;>o,-o :^6ti «s/ ioJ*. p J;oi
V a. • ' o •
♦ |_.jJ-*\ ö£S. >m°i'fl jJ^^wf.3
o_\ -JKXio öt-K-/ yoojfcs.2^00; ,_*^oi JloJ^JL« sä/ J;oi >^O0
;. omla^o ^.*^m.io v*^cd» JW :J^-k^ yOOi^SojVS 'k-.J-^*x3 ^.m'iV);
-oi l'H :J.Maio jiio-floo )J^>— .♦» ^-^ 3-öt :M^i1^ J-3'**! )-äu^ ^-2^o^o
*v£Q£lo,A>.j <X^o J'J-m Joou jlj/ oo ooi; —öl .-Ijoi )tOb>— 11 t-*^
jjLio ..J^S^ioo J.-Jj^äo oöi |La»ica\ oooi ^m-*^0 J-^i100 J-U ^-^ Jj«*-3 t3
J^o^ojl -ex );oi .loJL=>j J-'^io o-^o \jl.^ö vJl.^o s^o? ^*>-»! !•***/ '»^ö/
,_io ,-iö wt-o«? :Jlo-A-M; JloouSs JLoJS^iaio K->J> o/ .JJ^^OcÜjl^o
..|po;poo looi jv^)^00 iP0.^? y^l •y0'**-^ ^?° .^-^ v*"®1 J^^^—
\si\^ ^-lo-io axio-.oiiOL^o ^.^^i vOJÖC^ K-l^oÄCco/o .Jaoi ^-.i M^w^.J./
JK^l^ :Jj-o-.]^s K-o-ao JJ^A-M JLo l^xa i-».^ A^> -U-*** J— o^so JV-a-ao
1. V in margine : li»»«^. — 2. V in mtirgine : xaxaic<xXuicT6tv. — :<. Mai', op. eil., t. IX, p. 725 : 'Airb
toö aOfoü Xöyou. "OTtcp TÖ Seo; xai rnv aywvi'av Svi'/.tK- xsx|j.T|piov yap »öS™ tb eis sauxbv Tiva auWE-jeiv. xai
lata <r-j<TO».e<78ai. — 4. Mai, op. cit., t. IX, p. 725 : 'Anö toü aütoO Xöyovi. Tpiaog yap xa't 6|«m'u.w ptüv^j.
tai; Tpei? ünoaTasie; IlaTpci; xai VioO xai xpov Hv£ii|AaTo; Siaxpiva»a, xai tb äoüy/.UTOv aütwv xata toCto
Tpaviiaaaa. tii siirsTv ayio; ä'vio; ayio:' oötm ta; tpei; p.iav CTUvqYaYEv xupibmTa xai 6cÖT>iTa, :»i Eitsväyxstv,
Küpio; «jaßawO- [ita yap x-jpibiii; xai Beöt»); tüv rpiüv ünooTäsEwv.
k le voir — eteint la vue plutöt ([aSLXXov vi) qu'il ne l'eclaire; pour cette raison,
Vfol.201 coiöme ce qui (precede), l'eclair * qui passe en courant, avant qu'on ait pense
v° a' ä le voir, fait egalement que l'oeil se ferme, eil lui interdisant le regard par
la peur.
C'est pourquoi il est encore ecrit, au sujet des armees dont il est question, 5
non pas qu'elles se eachaient la face (7spo'<rc«)7rov) simplemcMit, mais qu'elles se
cachaient de la facon la plus complete meme les pieds avec les autres ailes ',
ce qui en verite fait connaitre la peur et la frayeur; car c'est un signe de
peur que de regarder en soi-meme et de se retirer au-dedans (de soi-meme) .
Tandis que de cette facon en verite les seraphins entouraient le tröne 10
royal et eleve, que dit IsaTe? — Qu'il les a entendus crier : Saint,
saint, saint est le Seigneur des armees'. Cette Oeo^oyta ou theologie parfaite de
la Trinke, qui alors d'une part etait enoncee et chantee par les armees
superieures et incorporelles ainsi ipie dans une enigme, en ce moment d'autre
part a ete dt'couverte et comprisc par ceux qui sont baplises et qui confessent 1.,
qu'ils croient au Pere et au Fils et au Saint-Esprit. En i-ITct , quand par ce
mot qui est röpete trois ibis et qui suppose l'6galite d'honneur, ollr a
1. Gl. tsale, vi, 2. - 2. Isale, vi, 3.
V fol. 201
Vb.
10
[397] HOMELIE XC. 129
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b.i/ oi^o J_^_O>0> w»öi la^ ■ .loj.üj, U\^o _--*.._> '.*._,.._. ^»-»t-o? ->c*-v V^oJW
1. Mai, op. C(7., L. IX, p. 725 : 'Atto toü otJToü /.öyou. -agaioft ci tnpituv 6r,).oi, toutetu tm» Jnoupiviuiv
-ihwv T£ xai SuvapLEüjv eitel xai ö KOpio; £<jti xai 0eb; ov (xdvov Tyj; öpa7*i;, ä).).a xai xyj; äopaTO'j xitaeco:.
6 ev (xovioi xxl ipiäot xai Tpia^ia vooü[A;vo:. a>; ÖTj|xioSpyo; xai xt:<ttt,; xai notyjT/j;.
distingue les trois hyposlases du Pere et du Fils et du Saint-Esprit et qu' eile a
mis en lumiere Ieur « nou-confusion » par cela ineme qu'elle a dit : Saint,
saint, saint, eile les a pareillement reunies toutes les trois en une seule * sei- *v toi. 201
gtieurie et divinite par ee qu'elle a ajoute ensuite : Le Seigneur des armees; car
s une est la seigneurie et divinite des trois hypostases. Et ce (Seigneur) des
« Sabaoth » fait connaitre (le Seigneur) des milices, c'est-ä-dire en verite
des ordres (tzck) et des armees Celestes, parce que celui qui est compris dans
l'unite et dans la triuite coinrae fondateur et createur et auteur est et le
Seigneur et le Dieu nou pas seulement de la creation visible, mais encore de
1 la (creation) invisible. C'est de cette maniere, en elTet, que le prophete des
Psaumes dit aussi quelque part : Celui </ui fait des esprils ses anges et du feu
ardent ses in in ist res ' .
Et lorsque je considere toute la gloire ioNo;o'Xoy;a), des seraphins c'est
sur moi que s'etend et se repand le prodige de la cbarite (<pi>.«vöpa7r(a) de
iR Dieu. En effet, aux paroles qui ont ete dites precedemment, (ä savoir) ä cette
(phrase) : Saint, saint, saint est le Seigneur des armees, (I^a'ie) a encore ajoute
cette (phrase) : Toute la terre est pleine de sa gloire'2. Et bien qu'il fallüt e.i
1. P.s. cm, 4. — 2. Isai'e, vi, 3.
PATR. OB. — T. XXIII. — F. 1. 11
vb.
130 SEVERE D'ANTIOCHE. [398J
K-.j>ooi_>o K-.J^JS_^ JJ; ~.ö£_m k-»-> "^-£-^0 -'r^l V N :otJ^--o____l. ,__«
♦Vfol.202 K-*J ^3 'J-.£~/ JJS^OQJLS * ..J.OOI J_.oL.KiO \ I. « V> t \ ^Jj-So/» J-"-*/ *r-t-»°l
(bo^.^ v_Sö|l/ ) * I V . "> ^clXo \»rt'-»l/o i~co..'._>J./i v^ch._>o :)tC_s.ico Jv_> Uf-^-—
bojL_\ ^5 -.JL-io J_\i/ oC_xoi\ )1q_K-C_\K._»j J.~»_5ajt lo->2-oeo»o ^_oo .6t,_--V 5
yo^o oo( loci wOioK-./ oU-*>; ^-ö oc*_\ ^Do -Jp./ J-Qxbo Jocx ,>tl^oo; oöi
J_~oio .)tO ^-.; o£_\ ocx .'V^oj^-ioo -oiofcs-./; ^o/ |._»/ .'»■■«->>.« p UaS^
• Joo« \^6l J_~.-^s.jLJ_vo es/ K_»_5 Jjlsoi .wotaj J-s/ ^io; oc*_v :Jju.,-oo J»V>;
Jt-SjO 'J__»/; )>fl> -. yOoC-s v°Kj/ ^.t-^CL-OÖ ,J5 -.).-A-Ä\ vOOJ-i--C-\ 0*._<L_\l o_\j
pö/ .Jlj-M )ooi ,_)\_>. )i»\t lo_\ t_> 'J-s/ lo_\ es/ J;oi ^^-io .U-t-o j_*,o>;o lo
.*__.; )j/ V^»-. JJ ,)i-tt_-OtO ■UU> \-=>l oolo .Jjlj/ . . Y ^\ n--c-> l\»»_\_^ •Jooi
•:-Ss;o'/ 3/ ,y^*; J-tt-t. yOOi-X Ksoo'/o .^jii^A i\j/j d_v»_. **!_xOt ,s/o .^K-Sf-.
jL-UL-J-a vooCbo\ V-^oJ--^? n_-/ Joch «.cxol^-/ U-.,-. JJ a_v ,^--3 c^ ,.00
verite dire que ce sont surtout les cieux qui sont pleius de sa gloire, cepen-
dant il ne l'a pas dit, parce que en verite cette (gloire) qui etait alors
montree d'une maniere couverte et confuse aux (etres) Celestes, ainsi que
►Vfol.202 nous l'avons dit, le Fils unique et Verbe a fait qu'elle soit connue * dans les
derniers ji>urs, lorsqu'il est descendu et en ce qu'il s'est incarne, s'est fait
homme et a vecu avec nous qui sommes hommes et il a rempli toute la terre
de la gloire (So^oloyta) qui est dans la Trinite, lorsqu'il a preebe (ce) nomqui
etait cache et tenu secret et lorsqu'il a fait connaitre que d'une part celui
de qui il etait lui-meme avaut les siecles comme engendre est et s'appelle le
Pere, que d'autre part lui-meme (est et s'appelle) le Fils et que celui qui pro-
cede du Pere (est et s'appelle) l'Esprit de verite et (l'Esprit) saint. C'est ainsi
en verite qu'il disait egalement meme aux Apötres : AUez, enseignez toutes les
nations, en les baptisant <iu nom du Pere et du Fils et du Saint-Esprit' . C'est
pourquoi, quand il etait sur le point de venir ä la croix, il disait aussi au
Pere : J'ai rerele ton mim aux hommes*; et encore : Pere juste, meine le mdnde ]:>
ne t'a pas connu; quant ü moi, je t'ai connu, et eeu.v-ci igalement mit connu que
c'est tni qui m'as envoyi; et je lern- ai fait connaitre ton nom et je [le leür)
frriii connaitre".
Et quoique en vörite le nom de Dieu ne füt pas inconnu ä tous les
in
1. Mallh.. xxvm, 19. — -J. Jean, xvn, C. — :). Jean, xvn, 25-26,
r» b.
10 .;
[399] HOMELIE XC. 131
J^jlI^Oö Joot -oioK-/ J-s/; JJ/ -.»«>••>••); ottK-iJ^o ^cyo «s/ -Joi^j ow*xa
.•^p6/ p o£ä. oocm ^;a^o J_s/ JV».. «3/» i-aJ ^»; V^°U *^oi ) . m *x> .loot
•JjL-aL:a;o J^.a>oJ-3 Jalio Jt-m ooi Jt-a *a JJ/ .K_o Jöi^! k-*3 J-*^^? J-=>/ "vioi.soa
JK*,- .\.2>l Jooi J;oJioo J^-JJ^» .vtdoVS ^s3 x^o -.^,- JJo 'Joch v-Jl^OO
B ÖW.K-/ Jj-V— ow»^^ K-^;o Jk.^^» JJo |li-»V* jlftl.A ^too -Ji-s; t~^
JJ .j-*£io>o JjJj> Jb/ -.p©/ 'J;ot \^io .^ao/ Jj-~ J_aJJ »*J>--; V^ °<=« -U/?
.^S. ^t-^*; W^ Jooi V'klta; y^\ a\ (^»j qjoi .^to^ ,^_»» Jj/ ^tr*
J&u/; ÄOw»-.!.'/; ^.V.| t-^> .'yLXkX ÄOwjo'/ ..Jj/ ^,JL. ~;aJS_s 'Jj/; ^./ ,JJ /
K.O J-L3-»/ .^jU^jl JSo/j aa,_ ^.\oi s3/ ..^3*K_3 ^_io i-*-x -»k-»./ .uuli^lft
•:• ) oiSiv joot -.cxob^-/ Jt-'V* \->l ^/? "-»öl? ^°9I J^0»»- -Jt-3 ^M^/? -°i »»»>»<
K-.Jjü/ ^ .'Ks^l, y^>> ^.» Jj/ -.L.s,' la\ )^ *p?/? -«^ -Jui' ^-*? JJ
o*.-\ Loch jAotf JJ ^o? -oi -oti>. loot J-s/< Jtos^.» » -^ m i ö».^. omj
• .o»_=> OJ..A-»/ J^J.iooJS>^oo J^Jjl*d;o 'Jot\JJ K-Js JJ/ .K'. tnl/ fcs-.Jl,_«»o
hommes, pour ainsi dire, meme avant la venue (du Fils) dans la chair,
cependant c'etait une chose cachee et tenue secrete que (Dieu) etait le Pere.
Tu diras peut-etre que les paieus egalement le reconnaissaient pour le Pere,
en disant : « le Pere et des hummes * et des dieux ». Mais, puisque le Fils *vfol.202
5 veritable et de la meme essence (oücia) et selon la nature etait cache et
inconnu, c'est d'une facon fausse necessairement qu'etait confesse le Pere;
car la connaissance du Fils est la (seule) revelation du Pere qui soit veritable
et exempte de faussete et au sujet de laquelle il n'y ait point de discussion.
Celui qui iria vu, dit-il, en effet, a vu le Pere'. C'est pourquoi il a dit : Pere
10 juste, meme le monde ne t'a pas connu; quant ä moi, je t'ai connu-; c'est-ä-dire
« non pas ainsi que le monde se figurait te connaitre, mais ainsi que je suis
moi seul ä te connaitre; j'ai fait connaitre ton nom, ce par quoi on a connu
ä mon sujet que c'est toi qui m'as envoye ». En effet, il a ajoute : Ceuoc-ci egale-
ment ont connu que c'est toi qui m'as envoye2, en sorte en veritc que ce (fait)
15 que le Fils a ete connu a donc.ete la connaissance de cet (autre fait) que
Dieu etait egalement le vrai Pere.
Que personne, en prenant au point de vue humain la (parole) que le Fils
a dite au Pere : Quant ä moi, je t'ai connu2, ne pense qu'il a eu une con-
naissance du Pere qu'il a (ainsi) eue par suite de l'ignorance et qu'il a
so acquise recemment; mais (qu'il considere cette parole) d'une maniere digne
1. Jean, xiv, 9. — 2. Jean, xvn, 25.
* V fol. 202
v a.
132 SEVERE D'ANTIOCHE. [400]
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•Jbijtoo ^j J^o.3 JJ/ ..wOtolL*/; J.iaD ^3/ ^«jsp» JJ 'Jjoi^o .jlaJk«JbJU ooi io
Ju.,..0 Ol>^Di _Öl ^ ;)K^-^000 |K » I «iO? -.CX )Lm.2; ^^ 3/ 'jjOt ^ijoo
\}i zK^I-^^v o^g'^ae^K > 1 » a' ^o :>!,.■ ^J^cl^o J^^Lcd* -^ J ^— »cl-3l*.K^o
«oiojq— ^-s )*»-3 J-»-«— vj JJ/ :J-io> J^ajij Jk-.;olj )K^».^ ^ ^Ss ju/
de Dieu (Öeo7rosTCco;) et (quil estime) que cette (connaissance) est en lui
naturellement et eternellement, selon ce que Matthieu a dit du Pere :
Personne ne connätt le Fils si ce n'est le Pere, et personne ne connait le Pere si
»v foi. 2112 ce n'est le Fils et celui a qui le Fils * voudra le reveler'.
C'etait (lä) ce que criaieut en verite les seraphius : Tonte la terre est pleine -
de sii gloire2. En eilet, apres que la gloire out ete repandue sur la terre par le
(Fils) unique, eile est egalement moutee jusqu'aux cieux meines, en sorte que
la charite (cpiXavOpcoTi'a) pour l'Kglise fut cause pour les esprits d'en haut
dune connaissance et d'une comprehension plus claire; de lä (vient) (jue
l'Evangeliste Jean disait : C'est le Fils unique qui est dans le sein du Pere qui (/') </ lq
lui-nii'inr racontd3. Gar il u'appartenait encore ä personne parmi les liommes,
mais ä lui seul lorsqu'il est descendu sur la terre, de montrer et de reveler le
nom adorable de la Trinite, ei celui-ci (toutefois), 11011 pas encore comme il est
aussi, mais eonime il est saisi par nous. C'est pourquoi, quand il s'agil egale-
ment de la victime spirituelle et raisonnable, lorsque nous crions ce (chant) : ir.
Saint, saint, saint est le Seigneur des armees, que nous confessons que la
scigneurie est une dans les trois hypostases, que nous nous acquittons de la
gloire des seraphins et que nous voulona montrer clairement que personne ne
nous a appris la connaissaiicc de la confession de ce nom si ce n'est seulenienl
1. M.'iiiii . xi, -: Luc, x, 22. 2. [sale, vi, s. 3. Jean, 1. 18.
[401] IIOMELIE XC. i:t.1
•, galaJ l £>l* 001 :JlSo_^o Jlo-A-^l ^_so y~ oco :L=>/? j-ao^a **oioN-./i 0« * \' fol. 202
.-JLs/i otaa> > JJL|^>clS. ,_.N^. ool 3/; 06t :Jl / 001 JJ aSs» -.*->— ^\;a.iö
•:-)po)!S^oo JL001
10 |^\Ik^ :»'JL« pojj Ju»/j ^.-/ ^.otoja— \ ot3o^ ta\o J_s/ laS. p ju/
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^Ototv-/ t-^^ )-<ULS-.; .L«.\o* t*6( ^.1 *£Lil jj -.C*\o Oi-LiO ).JL>t-Q J.~ c>\
)«;<•> Q a v3/o Jlopoo K-<o JlooiiSN voou^->/ )«— o : ) ;»^N 1 > CPo)-3 ^sAq > ?>Q;
1. V in margine : vow&-^§-*> (?) ~u-.
le Fils unique qui est dans le .sein du Pere, qui est im de la sainte * Trinite, qui <■ v toi. 202
s'est egalement incarne pour nous sans changement et s'est fait homme,
aux paroles du Trisagion nous ajoutons immödiatement l'action de gräces :
«. Beni est celui qui est venu et vient au 110m du Seigneur » , en faisant
5 connaitre que, si celui qui va encore revenir au nom du Pere n'etait pas
venu lui-meme, nous ne serions pas dignes nous-memes d'exprimer par notre
bouche ce cantique de gloire (oxo?o'Xoy{x) que les armees Celestes chantaient et
disaient ä grand'peine et avec crainte et d'une maniere ineffable.
Et (cette phrase : Saint, saint, saint est le Seigneur des armees) convenait et
10 montait ä la sainte Trinite d'une maniere generale, et de plus d'une maniere
particuliere ä chacune des hypostases, soit qu'on dise le mot « saint » trois
fois, soit qu'on (le dise) une fois. En effet, si quelqu'un, portant son regard,
pour ainsi dire, sur le Pere et sur sa seule personne (tc^oWttov), glorifiait celui-
ci par le mot « saint » repete trois fois ou s'il le nommait « trois fois saint »,
15 ou (s'il traitait ainsi) le Fils ä part ou le Saint-Esprit isolement, il ne s'ecar-
terait pas de ce qui est convenable; car le Trisagion est propre ä chacune des
hypostases, tout en convenant aux (deux) autres. Les hypostases, en effet,
qui participent ä la memo essence (oüsia) les unes comme les autres et qui en
Vi).
10
134 SEVERE D'ANTIOGHE. [402]
»Vfol. 203 ^ ö, ) m\ "o.o» | .. ->o» JLqlS^sclscis 3/0 ■.vJooysC^o ,_io ^alotv» ),..,,->g.i,.so
r» a. V V
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• JchSsj »mi -mo jl't"*V-*- JtO.).ia.\ Kl\-ilo V-«-^ t-3 .otK...o •>>! ^_bo J_\»/
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1-1. Ce passage est partieilement efface dans le ms.
* v foi. 203 verite sont une seule divinite et seigneurie, participent * necessairement et
au Trisagion et ä la louauge etä la gloire de l'eloge (-aKIoc) qui monte jusqu'ä
eux. Et de plus si quelquun, enembrassant par l'intelligence, autant qu'il est
possible, la sainte Trinite en bloc et en meme temps, faisait tendre vers eile
et (sa) parole et (sa) pensee et s'il embrassait en meme temps cette gloire trois 5
f'ois sainte, en l'appliquant ä part ä chacune des hypostases, ä l'une le mot
« saint », ä l'autre l'autre mot « saint » et ä l'autre l'autre mot « saint »,
il ne dechoirait pas de ce qui est orthodoxe; car l'unite et l'identite d'essence
(o-isia) rendent commune cette meme gloire (^o^oyia), et la « non-confusion 0
et la propriete des hypostases la rendent speciale. 10
(Test, parce que cette connaissance devait descendre jusqu'ä nous que les
seraphins disaient : Toute la terre est remplie de sa (/lein-'. En efTet, apres
que (la terre) a re<;u la venue de Dieu laquelle est verkable et dans la cbair,
comment ne devait-elle pas tHre remplie de gloire et etre comparee aux cieux
smis le rapport de la magnanimite en meme temps que changer de röle (ts&s) 15
et faire monter la gloire (8o£o>oyia) et la connaissance tres complete qui aurail
du descendre d'en haut?
Teile est la richesse qu'a repandue sur nous celui qui s'est vide lui-mime* —
r a.
1 [gaVe, v 1. 3. — 2. Philipp
[403] HOM-ELIE XC. 135
«t m \A) l K_) 1« *>.; ^Öü jj/ :|_^_iO -Olok«-./ JoOU» -Ol ^O ua_„i/i
.°>\ ..o >'|-a*J3üäb ^l^wm U-^^ö > i .. Joou* )jl2l>/ •.sSloKjt./ x^-? jloja^j-so
:^^°J ^/ k— Lw)* ^ö oooi ^poj* — ö£>- :)K-^s.'aa,iLbc j^aoj la^^oa^oo
| Lo_ tS^Jlx l %-.[ n » m °> jJo K_.jL^^ jJo K^j^^o* öt-^J-i» -ex ijL.,..— ^-» oex
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V>-^ ^JL~ ^_-_^v.;* f.3 Q_\o -.^JLfc ■■■-=» 'iL^O K..O ÖuS. ^Jl— ^äl\!A^O
V l'ol. 203
r° 1).
l. V in marsine
non pas en ce qu il ,a cesse * d'etre [dein, mais en ce quo volontairement • \ rol.203
il s'est fait pauvre et a partieipe ä notre indigence — que nous sommes
nous-memes pleins au lieu de vrdes et riches au Heu de pauvres.
En proclamant d'avance cette richesse et (cette) gräce complete et abon-
5 dante, le prophete Isai'e disait : Tonte la terre a ete remplie de la connaissance
du Seigneurcomme des eaux assez abondantes pour couvrir les mers'. Ne nousecar-
1ons pas de cette louange qui est bien plus complete et de (cette) gloire (§oi;&-
Vjyta) parfaite, qui d'une part etait chantee mystiquement et est chantee encore
par les seraphins avec les armecs qui leur sont proches (et) qui d'autre part
1» a ete revelee ä ceux qui sont sur la terre par le (Fils) unique, au moyen de
laquelle c'est d'une maniere semblable et sans confusion et sans division (jue
la Trinite qui est sainte et presente l'egalite d'essence (oüffta) est en verite
confessee et gloriliee; mais prenons-la dans son integrite et dans toute sa
teneur, en ne deposant rien de la sainte Trinite, mais en verite en la louant
15 et en la glorifiant avec les armees superieures par l'egalite d'honneur en
tant qu'elle presente l'egalite d'essence (oOe(a), saus deraisonner avec les stu-
pidites d'Arius, lesquelles combattent et luttent egalement contre la gloire
1. Isafe, xi. 9.
b.
136 SEVERE ÜANTIOCHE. [404]
*V fol. 203 ♦ »-•O; |.M^ jt^o/* -Öt y>*l 'J^OOpCLS JJoli* yNXviVio ,-J^CD« ).— iOi
v° a.
j».-o/? och :Jt^io ^f^^-A yoot-.;)', ,-io; y^\ oj^ ^...tv-oo t-«-^ t3
--Xch ^io; )ju/ ^.-/ •.j^.^o.ü^; ^*!^oi )K-»,u,>njL^o J—oV ^a^o -.OiS. ^_*
L2C
10
yjac^gS; '^.p°/° -W y^ It-^3/ — otoK-/ K_.J_ioofcoo c^o .-Joöt ^.ou.)^-./ jJ;
• .jK»fpi J—/ y.-/ • .^.j.^ö/ S!!*>-fc3oi La-"/ .^ouV^ J^—t-r5 o^0-3? JP0-3 Jt-3^
JJ/ .-CH-.K-./ J-i£~/; a^ -.vOV^0)^ r^*-b,'0,! •)WDO-s o^o'^jü jk— V-a ötSj;;
«s/ ) ly^rt «r>. |_ccLi.^o Jjl^.3 Vüia\ KjJI -in n flf> . «vi «'oo > « » i'm \Oj6ii
:JLiä< ^ot i n °> v>o »miimiX; ^«otlo . I ./; ötJL^o 3^< :yOC*\ )ooi so'i) V-^x
ycuofjo -.y,...ao,,n ^.^.^a^-oD; ^,.«.\ot )-jp>ci m\ wj-3; Jla'cu» La\ voioi£vi
jlot. ...N «\ .Jpa_=>» ^iö t v\a; • .k.-.J-A-.^v yai.tJo yoou^^; l^iN ..ä>\
OCH J't-3^ **■■</ oC^s ^1* t-<^x t^l-r0 'I-La^JO L*_COo/i )Io_.0(^3-.oC^O -.NMCUl^O
.^;qjl^o )JLot « ->.\S, Jtv_.i_-=" och w~.i j^CLk. .chX t-^J^ y i.\v> a^o -.cM.bc
1. Ms. ^»a^ta (sie).
V fol. 203 (So;oAoy!a) " des seraphins et saus professer liniquite dans les hauteurs ' , comme
a dit le prophete David.
(Les Ariens), en eilet, en faisant, autant quil est en eux, descendre du
tröne (Opövo?) royal l'unique Verbe, qui' regne et est assis avec le Pere, le
mettent au nombre des creatures et au nombre des esprits faisant fonetion 5
de ministres qui sont dans les cieux, comme s'il etait venu a faire partie
des choses qui ne sont pas et (comme) s'il n'etait pas avec le Pere eternel-
lement, et ils disent que Paul a appele le Fils le premier-ne de taute In
creation2; « il y a donc necessite (oLviyxYi), disent-ils, en tant que frere des
creatures, quil soit nomme le premier-ne de toute la creation. » Or le fait de 10
dire cela n'est pas le propre d'autres (hommes) si ce n'est de oeux qui sont
fous et sc posent en adversaires de la nature et de l'ordre (t*£i;) des faits. II
leur faudrait, en effet, et ctre condnits par la qualite des locutions (>i$i?) ei
par la prononciation des mots aux sens qui conviennenf anx faits places
devant nous, et juger de leurs differences et savoir clairement que d'une 15
part le mot « premier-ne » indique la generation et l'identite dessence (oüst'a)
et de nature — car quelqu'uu engendre le fils qui (vient) de lui-meme et ne le
fait pas — et que d'autre part le mot « creation d indique l'etat de ce qui est
I. Cf. ls. i.xxii. s. — 2. Col., i, 15.
[4ii5; HOMELIE XC. L37
Jk... i ,).~K±o ^öi 3/0 J_j^(oo JJj ^6t »s/ .ö£Sj> j^—V-i c*-K_./ V-«.^ J»--3^
»S/o .-w.O|ok-./ joOW jpH3 JVi ■»-./ «S/ Od +3 OOt» .'OtJ^/ ^*00| LiS-'/ * V fol .203
J • . • • v" b.
jooi La", )joi v*^ «»-^ •Jk-.r-* J*^ UioK.Jo J^~^^/ >£oa^kj J^jlX ^-/
jpo-s 'palaeuSi )oot »...K-X • J£s^'r_ä rr^° co* «^*t-ß» ^.oiooI^j; :^oJ^.o3
(-•oLw^o JK—^ c*\ooi ^1 ^01 .l^'t-*? \^— V;-3 — ö); °/ -.U't— / )k— "t—5 **°t!
Li-./ ^.-/ -.w.OIO^/ )tS->^.i Öi^S ^o ', V\o Vp^ >-»-»VÄ? °°i ^f^0? '.°^>
öi^os wio yo^^c V--^ 1— .t«*>>> f^.\S>0 OL^O t-^v-. L^clS^ ^00 }o+bi
\K^j-^l ^\oi ya.± ^oto^'jLa; yOüöu^ .LiaSL^ vOJoi »3/ voo»-.K-./ JI^-.t--=>
jji '.JLa/j oOoqjlo; )LiQ\,o :|K^o-ajJL; [**.>c, V-^sv ^>i°k-«/ •J--2/ vp->/ r*A
^.OIoK-./ L.J...3 .^-*? oS^ .OÜ^-J L--flDo/ ^iO «-~i?{ K„.LiOoKiOO K-.) I fl ..^V)
)Kt!vi-» .-Lajlj/ ÖC^S ^-iO Jk— j£-,/ JK-.V-a ^«Xot ^O^O -Jt » -v\ 0/ jooi
.-Jjlsjj jiaiwj Lsl3'» -t.->m j ju/j y_/o 'J^c&^t L>jl.sj 'jioJ^s.» ^-»/o ^Oi-io
.•jj-s 00t J;f> ~\\ ^.oto!^-./ )oow JJ -JKj^o ^.öt; 61S..0 ^*r--*> -)»-™50 J°°l t « S^>
•:-obouio :LiaSLi.i ooi I «o^m .•(?) Li-»-~j 001
fait — car toute la creation soit celle qui n'est pas vue, soit celle qui est
visible, est ce qui est fait. — Gomment donc * se peut-il que le meme comme *v fol. 203
Fils soit premier-ne et comme ce qui est fait soit ränge et compte avec les
creatures? Si Paul voulait cela, cn effet, (s'il voulait) montrer qu'il est le pre-
r. mier-ne de la creation, il aurait du dire : « Le premier-ne de l'autre creation »
ou « du reste de la creation ». Or ce mot : « Toute la creation » montre ceci,
(ä savoir) qu'il est quelque chose qui est distinct, qui est mis ä part, qui est
en dehors de toute la creation, en tant qu'il est engendre avant tous les siecles
et non pas fait ; car les siecles eux-memes, que le Pere a faits par son interme-
10 diaire ' avec les autres choses, sont egalement une (partie) de toute la crea-
tion. 11 est, en effet, Ja splendeur de la gloire et Vimage de V Hypostase - du Pere,
laquellea resplendi ä partir de sa propre essence (o-Wa) saus s'en ecarter et de
toute eternite. Or s'il etait cree ou fait, de toute necessite (ävzyxri) il aurait ete
fait et cree avant les autres creatures dans une portion et ainsi que dans uti
15 espace de temps (qui fait partie) des siecles et, comme on peut bien le penser,
(dans) un court mornent de temps; par consequent le Fils lui-meme, le (Fils)
unique(?), dont il est ecrit qu'il est l'auteur des siecles3 ne serait pas l'au-
teur de cette partie.
1. Cf. Ilebr., 1, 2. — ■>. H6br., i, 3. — 3. Cf. HObr., r, 2.
»» 5
138 SEVERE D'ANTIOCIIE. [406]
'vioi.aiv. ooi jjLau.7 -t— ^- J^oS^ ^-3 yv°? U-/ y~*l °^° !)^-tr* °^3? I»50^
r° a. •
jk-*-Js ^.Aot ^ot-K.-/ ou^.» )lö~/» OCH y^l .Jjjoi ^io ool ^1 jJ
loia-^lo .oi^ . i .-, ft'.v< ^i . vylno oÜS. . i «mil^o yt «vv° .-jK—j^/
'Uio_3o )J.oin ..,v>; .JJ^-a öv^3? J'f*»-3? V--^ «-«• ■«•^ JJ? -« J,-Q_/
^iöv ^\oi V>»-o; K*3 !>•>./ .•)la-.:ioj;o )la3lo*; a\o ..öi-k.../ )lo i n ..^Vio 10
^X vsIoKa/ ^ 'JlcuuLii-s^o? ötJ^o^oo; K^ -öi .saia^Kj ^oo^cu oC^
^o ,_£ux> yL«^? <-°* )lcu^o; woict^i» "^^^alo ^...oC^D-so :J_^x>oJ_3 «i p öp
r° a.
Tout au eontraire, si on pense de lui qu'il a ete dit le premier-ne de
toute la creation en tant que frere des creatures et non pas en taut qu'il
'Vfoi. 204 est engendre * avant tous les siecles, commeut celui qui a beaucoup de freres
et qui est ränge avec les autres creatures serait-il vraimeut appele (Pils)
unique; car le meme est dit et (Fils) unique et premier-ne, afm que par •">
le mot « (Fils) unique » nous chassions la folle pensee qui (dcrive) du mot
« premier-ne » et qui ne convient pas ä Dieu, en ne considerant que ceci,
(ä savoir) qu'il est engendre avant tous les siecles, (et) par consequent en
ne le mettant plus ä la premiere place et en ne l'lionorant plus d'une preseance
athee, comme si les autres creatures etaient ses propres soeurs. En eilet, io
cette (expression) : Le premier-ne de toute la creation, comporte la repudia-
tion, la Separation et l'eloignement, et non pas la partieipation et la res-
semblance, ä tel point en verite que nous le mettons en töte des choses qui
lui ressemldent. ()r, c'est ä cause de L'inhumaaation, parce qu'il a partieipe
ä la meine essence (oüfft'a) (pie nous et qu'en tout il a aeeepte pour lui la 15
ressemblance avec nous a l'e»ception du poche, qu'il a etö dit convenablement
s'ötre [<iit !<■ premier-ne entre beaucoup de freres' en tant que le second Adam
de untre race (y£vo?) et s'ätre fait le premier-nS d'entre les morts1 en tant qu il
l. Rom., viii, 29. — •-' Col . i. i1^.
V fol. 204
rb.
10
',ii7 IIOMBLIR XC. 139
ju«; ^-io; ^»»; )la\.» ,i >v ; JK-^jl-V y-\ .-\K+Jiä ^so> J^so-so ••^-»
«js'jj ]il .>.. 1V> oot oi .w^.; J-s/; -.i-io/ K-J-*^.^ ).^^iö).^ oo» jJ/
.*po/< ^ota^X-^CLA.! Kw.Lojl^o oJ^ -.)_*^^iö/i yOoi-jLio o yoou-^o* .-Jooi
5 3-^v.— .iaS. >.«•>* so jü| jJo . -^.oiok.../ N^o „_:>o oi •t_.^s— ? '«^ °°*-? °öt W?
ylS^^io Joo» jjJVa *3; V-fc^>^^0 -^fk— 7 ♦— »*-»/o M • "Hkä/j oit-»./ ^o
^•j ix-.»- -.o-jl^.I/ ,_.c*booo :jooi ^_-.o£io ^_io ^ • .J^.Jo£l^J^jlSo jJ
-Jk^OlSs )lQU>^JSoe^> OUSO ),_*. JJ y.2 :^.j»fcoo Joi^ jN-S w^OI ,_*.\oi:5l
-.^otoK-./ oi \-*k**l -.^--.oC^o ^.So 3/; ^.oto -.J.-=>JJ oCS. po'/ ciJLio oi; j;ou>
:o£S. ^oöi N.../» Ik_o ^_-\ot .*pe*i \-=>l ^o o&. ^iOiJ.1/; *3/ Jiiot ^se»
..J_*j»o/> ^oj t-3 "0(9 ,^*j -oi^> .jot^s ^.j./ Jooi t*otoJ^_»/ ^oü^>; jpo» ^^010
»31 )i.O I', ->, V>; «.O»» wiö w6( J-JL-SOI .„_,b^-.7 t— .L^/ ^/ t-^°7 W
J;ot ^^^o .jloot^jL^ Jv»o-»/ lo_.a*» •.♦—•? ^»j »61 .öuK-./ )lo 1 1 rt ">J>oa.3;
oöi Joi^s ya\ J üo Jviml«« J-iai. :i.'p°U/? ^.61 loix jooi »ii.cttiiJSoo ^ ^3/
1. v Uttia^jo [sie).
est les premices de notre seconde formation et de la resurrection qui (mene)
ä l'incorruptibilite. Assurement, est-il dit.
« Mais lui-meme a dit clairement dans les Evangiles (Eüscyye'Xia) * : Mon *v fol. 204
Pere est plus t/rand que moi\ » (repliqueras-tu). — Mais il faudrak que ce
5 ne soit pas en passant que tu l'entendes dire d'apres les raeraes Evangiles
(EüocyyeXia) : Le Pere qui m'a donne est plus grand que taut, et personne ne
peiit ravir de la main de mon Pere. Mol et mon Pere, nous sommes uns'2. En
eilet, parce que, lorsqu'il s'est fait nomine pour nous sans changemeut,
il est devenu l'une d'entre toutes les choses et qu'il a cte recense parrai
10 toutes les choses — et certainement parmi les choses qui sont considerees
(etre) apres Dieu — sans avoir rejete loin de lui l'elevation divine, ä cause de
ce (mot) : « (II est) plus grand que lui », je dirai qu'il (s'agit) du Pere, et ä
cause de ce (mot) : « II est meme plus grand que tout », je dirai qu'il suit de
lä egalement que (toutes choses) lui ont ete donnees par le Pere, (choses) en
15 verite qui lui appartenaient et dont il etait le proprietaire en tant que Dieu,
et ä cause de l'identite d'essence je dirai : Moi et le Pere nous sommes uns.
Ainsi d'une part le (mot) « grand » releve de l'economie qui a lieu par
l'inliumanation.et d'autre partle (mot) « un » releve de l'egalite d'honneur qui
1. Jean, xiv, 2S. — 2. Jean, x, 211-30.
140 SEVERE D'ANTIOCHE. [408]
U-iV^ Kj/ ^o; -Joe* *pö/ *a Joot oo«>Kxaio J^JiLa v^sta-^a^ jj; -.J_;oöu;
»V fol. 204 J^J'qjjöj ^ jtC^iCUS ÖU> ^3 V^v OU> ,^Jl2U kj/ ^^ JotSs • . fK+l
10
K-~_io :_oioN_/ (oi^Ssi )la:*vs ^; \a.— ^.^i.^1. JJ/ .chjlsj la^s, ^o yo^o
.-pö/ )J.o iv>oK-iLaQ,-\o Ji.Of.jä-^S. ^.-J-2> JLiö -.o.äi1) j«-^; Uo-^?» ^o«_\
jK^ot^. (.^xdo/i Loch t-ä-^J. li-ao 'JK^jy^AO Jliö; ) lo i«-> vo jlcuN— jfcoo
oiJa^.£CLj K.-.L-j.ia^a.io JlooCSs ^3w » / ..«jLio ocn oj «-s/j V-^^ —o*
oii\ o£>> ooi^euJaj} )coi ,-fco. . '^choK^/ JL\_i...si och Jjlsu'/ -,JL..;V JJ yQJot
. -U-*-3-=> yö '\'°> \-a-~o\S. o»^.3 ^3?? w^ot a\o -.^Oo» i~^v ^\ot .J-.*t_=> JJ
ou^*.~o ot^i )Kw-> .. ^_io ^.k_; .'w.01 )tC^io LU q_^. Ljls_7 -Jo^S.»
1. Ms. LiüiaS.
est dans la divinite. C'est pourquoi le peuple juif qui est jaloux et qui combat
contre Dieu (0eojA«^os), s'indignant aussi de ce qui avait ete" dit, se pressait
de le lapider, en disant : Alors que tu es komme, tu te fais Dieu toi-me'me'. Car
Vfoi. 204 c'est pour le meme motif * de l'aneantissement volontaire qu'il dit et qu'il
v° a..
a ote envoye par le Pere'- et qu'il a recu le commandement:l et qu'il ue 5
peut rien faire par lui-meme4. Mais nous savons que, lorsqu'il etait dans la
forme de Dieu et qu'il a condescendu ä prendre la forme de serviteur5, il a
prononce des paroles qui conviennent ä la servitude et ä l'obeissance (et) qui
n'amoindrissent ou ne rapetissent en rien l'elevation et la hauteur de sa
divinite; car comment la condescendance et l'liumilitö des paroles conformes 10
ä l'economie auraient-elles produit un amoindrissement de l'esseace (4i*ia)
divine ou de la puissance (de Dieu)?
Si res ignorants, en effet, prenaient la (parole) : Le Pere est plus grand
que moi*, par comparaison au point de vue de la divinite, comment celui qui
est une creature irait-il se comparer lui-meme a celui qui estincreä? Car ce 15
sont les choses qui se ressemblent, et non pas celles qui par nature sont
completement eloignees, qui se comparent les unes avec les autres. Et puis,
si le Christ est la forcede Dieu et la sagesse de Dieu"1, comment ue serait-il pas
l. Jean, x, 33. — 2. Jean, v, 37 el passlm. — :t Jean, x, 18. — 4. Jean, v, 19,30. 5. Cf. Philipp.
II. 7. — li. Jean. \i\ , 'Jh. — 7. I Cor.. [. 24.
I. 204
Vi).
[409 1 HOME LI K XC. 141
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5 U-Lioo/ a.\ ^*j j^a..\t -|^>a\, ^otoK-./ Joou J&s-.J-ipo; J-JJu./ .K./ )inl;
J-Ul../ JJ ^/o :vlo\< Uä_\» ^\©t y.*\ ^-ofcoo )laJLiooU>? ) > Sg^O JJo ^opo
)JLo a-n^sS ^J-~ ^sIoKjl^o ,-d :^ocx» ^.ypo)J^.^o jot^j jlo^o^o )^o2b>^a '»**..;
^.otcA-/ v3/i ocx ••J.s/j cH.boo.JU); oC^^i f^ojioto Jlo.^0» ) i no . JJ/ -.ou^o; -ex
jX^a. )»o(cu ^o; (iotcu .)JLm ^o; J-Ooöxo JjL-* -oioIX~»/ Jochji )-L3l*/ .L^a\,
io (-3iot 6) » vi . iyi i ^^och Jjs...-/ .|.ib&MliV.^o JJo Jjm^J^m.^o JJ JJ..«.- . ^c -.Jjli» JJ;
v/ flt '.yo,y\\'\-)> «-ot JLa^.a*. ^_s )-V^3 )-^Of^> vkOf^a.^ ,.:> /oii -öCS.
_0|oN~./ J^i/ ^iO; — Öi-Sl •'i^ojj CSjÄOOC» j't_*^0_3 JU / ».^Sl &O0 — Öi.5 p t^-O
JIS. ..<*> •> »JU J— . io, y-,1 :mOOi oil^o )k_J^>ootooo k^J_i.sj JJ ^.3/ • ')*-»
a\ ,,_•• j;ot .c*\ wMb^Oi.^ och.\ ^otok.../ jlo~».^ooJSoao Jo.1».» .-J^oi_s/
deraisonnable de dire que c'est par suite de sa sagesse et de (sa) force que le
Pere est plus fort ou plus sage? Eil rien, en effet, le Fils n'est inferieur au
Pere, puisqu'il possede la meme gloire que lui, la (merae) royaute, la (meme)
eternite, la (meme) force. Paul, eu effet, * dit qu'il est l'image du Dieu * v fol. 204
5 invisible', la splendeur de sa gloire et l'image de son Hypostase* — or dans
l'image il y a tous les (traits) du modele — en sorte qu'il est ä propremeut
parier une image, non pas une image artificielle et inanimee faite artificiel-
lement comme les images qui (se rencontrent) chez nous, ni (une image)
au sens oü nous sommes dits nous-memes etre ä l'image et ä la ressemblance
i" de Dieu3, en ayant part ä la grace qui (vient) de lui, mais l'effigie (ehkov) de la
ressemblance et l'empreinte propre de l'hypostase du Pere, ce qu'est aussi
l'image, de maniere qu'il soit la vie hypostatique de la vie, la lumiere de
la lumiere, la force sans fin de la force infinie et illimitee. Oü donc placerons-
nous ici le (mot) « grand », attendu que partout nous rencontrons en premier
is lieu l'egalite en tout, ä moins qu'on ne soit entmine de force et contraint ä
dire que, par cela que le Fils est du Pere, bien qu'il ait resplendi de lui inde-
pendamment du temps et cternellement en tant que la splendeur de la gloire
du Pore, il n'est pas'' au point de vue de l'cternite Togal de celui qui le fait
1. Oil.. l, 15. — 2. Hein-., i. 3. — :s. den., i, 26. — 4. Litt. : « il est ».
* V fol. 205
r° a.
1« SEVERE D'ANTIOCHE. |410j
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V fol. 205 OCH -.^-J ' yQ^iO ,po/ )l<»*iÖl Jl'pOjlo jlöJL/} J-SOJl^S^ OOl .-J-S» OCH
r b.
Vfoi.205 resplendir. Or cela' meme ne cause aucune iaferiorite au Fils. * En effet, de
r a' mrme qu'il est grand pour le Fils d'etre engendro par le Pere (en etant) öternel
et sans commencement, de meme pour le Pere aussi il est grand et marque
d'une gloire qui est digne de Dieu (ÖEoirpeir/i«) d'avoir un Fils qui est son egal
au point de vue de l'eternite et qui n'a pu etre acquis, ni ajoute. Car, si le Fils .-,
ctait regarde comme inferieur au Pere, par cela meme qu'il n'est pas Pere,
est-ce donc que le Pere aussi presenterait lui-meme un defaut, parce qu'il
n'est pas Fils? Mais cela appartient ä ceux qui plaisantent, et non pas ä ceux
qui fönt de la theologie. En effet, « Pere », « Fils » et « Saint-Esprit » sont
des designations qui caracterisent et fönt connaitre clairement la « non- n
confusion » des hypostases; car elles ne definissent pas la Trinke par ce qui
est superieur, ni par ce qui est inferieur. En eilet, tout ce qui se trouve dans
le Pere et dans le Fils, cela apparait aussi dans le Saint-Esprit. En le procla-
uiant d'avance, en effet, le prophete David disait au Pere : Dans tu lumiere
nun* verrons la lumibre', c'est-ä-dire dans le Fils (nous vcrrons) le Saint- 15
Esprit. Car, lorsqu'il a paru par l'intermediaire de la chair, (le Fils) lui-
me"me nous a revöle (le Saint-Esprit) et c'est par (l'Esprit) quo (le Fils)
lui-meme a Ate revele tres brillamment. C'est lä, en effet, ce qu'a dit egale-
ment le grand Gregoire, le synonyme des signes et des prodiges etonnants,
■ vfoi. 205 ou plutöt ([Aänov Äe) * celui «pai lui a decouvert la foi : « Un scul Saint-Esprit «
r li.
1. Ps. XXXV, I".
[4111 H0MEL1K XC. L43
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V fol. 205
v" a.
qui tient du Pere l'existence et qui a 6te montre par le Fils — aux hommes,
c'est certain — le parfait du parfait, de la meme maniere que le Fils est
aussi l'image du Pere, en disant : Celui qui me voit voit celui qui m'a envoye.
Moi la lumiere, je suis venu dans le monde'. » Car les hypostases se montrent
r> elles-memes les unes les autres, parce que la divinite qui (se trouve) dans les
trois (hypostases) possede im seul et meme honneur.
L'auditeur dira peut-etre ou bien avec le desir d'apprendre (fiko^dBaa.) par
suite de l'ignorance ou bien par maniere de discussion par suite de ruse : « Si
le Saint-Esprit egalement tient du Pere (son) existence eternelle, pourquoi
111 lui aussi n'est-il pas considere et n'est-il pas dit Fils? » — Parce qu'il n'est
pas ccrit qu'il a ete engendre, mais que. c'est de la theologie qu'il procede. Car
ces (appellations) qui (sont renfermees) dans des limites bien definies, dis-je ä
mon tour, tout en se ressemblant, fönt connaitre des faits et elles ne sont
pas, bien au contraire, des paroles vides et des mots. De meme, en effet,
15 que je ne'dis jamais que le Fils est le Saint-Esprit, parce qu'il ne procede pas,
mais qu'il est engendre, de meme c'est une impiete de dire que le Saint-
Esprit est le Fils, parce qu'il n'a pas procede par generation.
En effet, si cela etait, il y aurait cette (autre) faute que le Fils ferait
egalement mentir * la designation de (Fils) unique. Car, lorsqu'il y a deux * v fol. 20s
v° a.
1. Nous n'avons pas pu idenlifier cetle cilalion de Grögoire de Nazianze,
Vfol. 2or
v°b.
144 SEVERE D'ANTIOCHE. [412|
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10
lils, comment Tun de ceux-ci serait-il le (Fils) unique? Mais il faut garder
attachee au Fils la generation et (attachee) ä l'Esprit la processioii, de raeme
qu'au Pere aussi le l'ait de n'etre ui d'une maniere engendrec, ni de quelque
eliose. En efl'ct, lorsque les proprietes de chacune des hypostases demeurent
immuables et que nous croyons que l'essence (oücria) ou diviuitc est unique dans ■
les trois (hypostases) ä la fois saus confusion et saus division, (alors) nous
confesserons la sainte Trinite teile qu'elle est en verite, sans rechercher en
quoi consiste la generation divine et la procession et quelle diflerence existe
entre elles, et la sainte Trinite se connaitra elle-meme teile qu'elle est.
()r il est important pour nous de confesser sans alterat ion ce que le Fils i
unique qui est dans le sein <ln Pere nous << raconte* et explique et de ne pas avoir
par maniere de discussion l'audace de regarder ä L'interieur de ces (questiuns)
mysterieuses et cachees. En eiTet, ce que (le Fils) a dit lui-meme sullit ä celul
qui est inodestc en place de toute demonstration. D'oü toi-meme, en eilet,
dis-tii ces choses, sans qu'clles soient de celui-ci? Par consequent, aie pour is
regle (ju'il te laut ni dire eela, ni deiuander ce iju'il ne l'a pas dit lui-
Vfol.205 ni^me; car il a passe sous sileuce ce < j n'il savait niauifesteraent ' depasser
v la [irofondc ignorance.
1 Jean, 1, 18.
10
V toi. 206
r° a.
[413] HOMKLIE XC. 145
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,'l^s )ab.o JLs/ ^on scaa^>äoo JjLiö J,—J>/ ^-.1 J-ia-7 Ji-s *-*-» Ji4=> Ua*7
I. Ms. »'w (sie)-
Quant ä ce qui doit nous etre dit par ceux qui luttent eontre le Saitit-
Esprit — ce qui s'est rencontre d'une part avec mechancete et iniquite
et d'autre part avec igaorance et manque d'intelligenee — il faut egalement
nous en garder et nous enpreserver. E11 effet, ils disent : « liest ecrit au sujet
5 du Fils : Toutes choses ont existe par lui, et saus lui absolument rien na existe*.
Or le Saint-Esprit est egalement reuferme en quelque sorte parmi toutes les
choses. Par consequent il est cree par le Fils, lorsqu'il a existe avec les autres
choses. » — C'est lä une controverse qui tronipe et qui releve d'un sophiste,
laquelle est plus fragile qu'une toile d'araignee. En effet, que l'essence (oü<?£a)
10 divine n'est pas comptee et mise avec toutes les choses, ni renfermee avec
elles, parce qu'elle est au-dessus de tout, quel est celui dont les pensees sont
saines qui ne le confesse pas en meme temps? Comment le Fils devait-il donc
creer l'Esprit de verite qui procede du Pere comme Fune des autres choses
qui fönt partie des choses qui ont existe? En effet, de meme que celui qui a
15 ete engendre par le Pere eternellemeut n'est nullement considere etre l'auteur
de sa propre generation, pourlemememotifneces'sairementil n'est pas non plus
(l'auteur) de la procession de [l'Esprit. * Car, si (celui-ci) procede du Pere au »vfol. 206
point de vue de l'essence (oüuia), comment est-il cree par le Fils? Comment celui r° a'
1. Jean, 1. :i.
patr. on. — r. xxiii. — f. 1. |(l
*Vfo].206
r b
146 SEVERE D'ANTJOCHE. [414]
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'Jju-^ä J— o^ o/ Jt-2^ vpcH.\ ^i-Viö/ J^-.i^ JJ •^•'t^ö/ ^a^-*«»v> J>o»^o JJo
.yooj-.)^»/» ^x— ^«'OJso l^-».^5 ^«otSj t"*^s> ^°'-D *W J-^äoJ.js «..ajt ooi. JJo
ö/ .-JJk-.Vr3 -ö«!0 J^-Vr5 V ***• J-*-000/' :l-»^>i0 -otok-/> k-« / >^-^oi Joio io
^oicca^jo/ ^-iol; ).ia-./ .-w^ <o.*^s •.ovjlSj \ *m~o \n.\eo JJ^-.ö»Ss. ^.iaio
, ^.oj^s tv^oj.:*»^ yb. ts^.1 V-^JJ 9©**> JJo ^-? vj "-^r0 J—0"»^0 J»-^
yo+a ^3/ :Jfc>>_^o ^-ot-A-./ Jlt ÖN :JK.-oCSx J-^ödo/ jK-s ^-io; ^-\ot t-^x
*l^_J^fcia^> V*-^ J.Ä-*o-,^ .^-.ouJ^-./ — öoi; -01 ^öi^. h^l )K^y±~l y^\cn
qui est cree est-il aussi compte et ränge" avec le Pere et avec le Fils? Alles,
dit-il, en effet, enseignez toutes les nations, en les baptisant au nom du Pere et du
Fils et du Saint-Esprit' . Et l'Evangeliste lui-memc s'est egalement servi avec
unc grande precaution de la (parole) qui suit, lorsqu'il dit : Et saus lui abso-
lument rien n'a e.viste de ce qui a existe2, en sorte en verite que la parole 5
renferme par consequent toutes les choses qui ont ete faites, saus toucher a
l'essence (ouate) qui n'est ni faite, ni creee et qui est divine.
Parfois pourtant les Ariens et ceux qui se sont separes ä leur suite rou-
gisseat de (ces) blasphemes manifestes, ils combattent contre le Saint-Esprit
seul et, ne dilferant en rien de ceux qui n'ont qu'un oeil, ils diseut : s Nous 10
disons que le Fils ou le Saint-Esprit ne sont ni des creatures. ni nonplus
de la merae essence (ousfat) que le Pere. Nous professons, en elTet, qu'ils
existent avant toutes les creatures. » — Qu'est-ce donc qui se tient entre l'es-
sence (oüffioc) increöe et (ressence) creee, ö theologien vain et insense?
vioi. 206 Explique-le-moi, afin que j'y place le Fils et le Saint-Esprit. ä moins * qu'il is
1 n'y ait rien; car il t'est impossilde de le dire. En effet, toutes les choses qui
(viennent) apres l'essence (o«<ria) divine sont faites et creees, eussent-elles möme
(le privilege) d'avoir existe avant les autres choses. En elTel. que la matiere
I, Mallh., xwin. 19. — 2. Jean, 1. :t.
v a.
[415] HOMELIE XC. 147
^o; ocx JL3o-i_~o rJ^UL^JL^ö; Jl»» i\ JJ v.6t jJooi tO^llo janU \±-±x ^_ioo
^-.; y/ .k_i/ j.io.LAj>o -.vQj/ j^ojl Jk-.^; J^-O yj :J-»-m»o U.0^0 )t i\
•.U-^l ^-±0 ^-w>V— /;o yOouK.-/; v©5*^ kj/ V-^ö/ )k— ■■»^-»/ ^-^01 >o,»o
^-.-^Z? :Äo/ o^u-io )-oöo J^sJiCa "^jxdo^; Kj/ <».jL. JJo >vaj/ K-oi^v /
JJ; Jbc 061 V*^^» .j-paj joC^jJ jo^ool JJ.3/ .-jl^— JotSSv y^> Joou JJ;
la^; y**l .J-ioa |^od «010k.../ Jl^. :J.aA^>o oot j.^jü.9 ^3/ :J_oooKio «oioK-i/
♦Jj^^Äiio JJo JJ^.o£^ J-^äo/; 001 ppoJ '^-; jJ.,— .JöfSs» '^^ioj JlS^io
10 j-^OU» K-./ -J-^-M OlJ-.;oJl lo^O -.jj/ ^O^.J» )j/ JjL3 J.3£flß lüL^ JJ/ * 'V Inl. 206
ji.axD;»fcocL^ viija.Xo jJL^oKm'o JJ jt^o'o; ^3/0 .jlooiSi» laS^oaio >o^
"^^ Jv>. «>; jlio-ia^o Jj^-; p*/ V-^ J~>** .yK^^io; -01 jicu^spo;
JJo .yOOUSoji^sA, ^3.1^.^0 )~3^s J.*oif vQJÖi JLs^Ä ^.io ^o -.otaio
(vtoi) des Manicheens qui u'est pas faite soit deracinee et jetee au loin et
completement, ainsi que les tenebres qui cn sont sorties ! II est certain que tu
fais monter le Fils et le Saint-Esprit jusqu'ä l'essence (oücfa) de Dieu et Pere, si
en verite tu rougis de les dire crees ; et si tu dis qu'ils existent avant les autres
5 choses et qu'ils sont posterieurs au Pere, tu leur as fait l'honneur de l'ancien-
nete d'un laps de temps seulement, sans les avoir delivres du fait de la crea-
tion ' et sans savoir que tu entres en lutte avec les Livres sacres qui disent :
// n'ij aura pas chez toi de dieu nouveau, et tu n'adoreras pas un dieu etranger2;
car tout ce qui n'est pas eternel, soit-il meme initial et ancien, est nouveau
10 en quelque facon, ainsi qu'il ressort de la parole relative aux dieux,
et ce qui est nouveau est etranger ä l'essence (oueta) divine et n'est pas
adorable.
* Mais je remonte vers les seraphins et vers la contemplation (öewai'a) du
prophete; car, en plus de la theologie (öso^oyia), il y a encore en eile la
io merveille de l'economie qui (a eu lieu) pour nous, laquelle est insaisissable
et dillicile ä comprendre. (Isafe) dit, en effet, avoir vu un autel et un charbon
place au-dessus de lui ainsi que Fun des seraphins quien cemoment cachaient
v fol. 20«
v° a.
I. Note marginale de V : II faut que celui qui rencontre ce mot ecrit ici sache qu'il n'est pas sem-
blable ;i ceiui que nous disons l^^=. — 2. Ps. lxxx, 10.
V fol. 20ii
v b.
[0
148 SEVERE DANTIOCHE. [416]
Jk^oo JJUaio^v *-aXo :vo>-*J )N-.ow^» Jk-w,a_ajJU jlo^ijj^; ^p.mv
jlg^aocoa.» Jux ^o-Uo ..^laa-öLa j;ot ^J^, )°* '.P?/0 oW*>a2u=> »^it^o
j^.lioo [äyJO ^io; oot )^N\v>o Jlio» ^oaJo»! ^^i» p; oöt .J-^pv v*j/ "^o\
K-K^M -6t j^at JloLiXiaio; J^o y~.\ :oK.L. )^-jj/ J.*-^o |—oio Jjs/ ^ai»
o£^ K-J JJ 9 k~o -« :vUi )Kso^ jJSoo; ^>o jJ ^/; ""^ .Jlk-J*
. K .)iilwv< JJ '^so ^io ^o^o .-^a_a «otok-./ 060 ^s JJ/ -.j.co.ictS
jlaslajLäCLsj _*-./ a^ ijj^juoojlioo o& K-./ JLxaj* .-Jv^ls »3/ Joch 060
JK_^i*3 «-öl Jla-.,— jso J^oculoä ^-.; OJ-3 ■,ötJ;<i^\3 Jicu^iXicuso '^opo
:wm11; J.^a_».io JJ ^so Jk^ia-s; :öuk~./ Jjoi 'JLicoojLj »-^ ö|loou»_iol
1. Mai, Scriptorum reterum nova colleciio, t. IX, p. 726 : Aitö xoü Xöyou / • Töv £e ävöpaxa tOttov
ejie'-/eiv toü 'E[i(iavouyi>., raevri trä acafU, 8? ejic ioO 0^y)).oü x»l E7ir,p|i£vou Opövou toü imo tö>v aEpayi|A xux).o\j[iE'vou,
Tii) üatpi xai x$ aY'1? Hveuaaxi auvxaÖr,|JEvo;, (.'>; ^| Tpiffayioc 8o?o>.OYia OiSr,),wxev xai o\J8e Ceo/tiuto; wv xai Tat«
avw ouvä|iE<7iv, eOeioudiw; xaTa6e6r,xe 7tpo; ^|iä«, xai äva).) oiutw; YEyovsv ävÖpwTioi;' toüto vap xaiä6affi;- ette!
\ir\Si äm> tötou |/.£Ta6£6r)XEv et? tötiov, onep apir(xav6v ä).).' o).o; üv ev nöai, xai imEp to itäv äitEporpaitw;.
.ö>o; xai ev oü[i.aTt ye'yovev, <j/i>xriv Exo-jcr) voEpav oü/ w; ev (ietox»! Ttvi xai evepysia |iövr;, Tjj CmouTä^:'. 81
avTij, xai evüxjei tij yusix^. — 2. V ta^M-Mj (sie).
leur face (xpöcwreov) avec leurs ailes et qui ne pouvaient voir l'eclat de la gloire
divine; (ce seraphin) prit le charbon avec une pincette, en toucha la bouche
(du prophete) et dit : Voici, ce (charbon) a ttmche tes levres, il enlevera tes
iniquitds (ävo(A(a) et il effaeera tespeches*. Or il est clair pour tout le monde que
le charbon symbolise l'Emmanuel, qui, ctant assis sur le tröne (6p6vo?) haut 5
et eleve qu'eutourent les seraphins avec le Pere et le Saint-Esprit, selon que
l'a fait connaitre la gloire (äo^oyta) trois fois sainte, sans pouvoir 6tre saisi
du regard memo par les armees d'eu haut, est descendu volontairement
jus([u';i nous et s'est fait homme sans changement. Gar teile est (sa) desceule,
i\ savoir : «lu'il n'est i>as parti d'un lieu pour un (autre) lieu — ce qui en verite 10
. \- i,,i. 206 est impossiblc — mais que, tandis qu'il est tout entier * en tout et au-dessus
* " ''• de tout saus connaitre de limites, il a existe tout entier egalement dans un
corps qui possedc une anie infcllec.tuelle, non pas ainsi que par une asso-
ciation quelconque et au poinl de vue de l'activite seule, mais sous le rapport
de l'hypostase et par suite d'unc union naturelle. Getto mcrvcille a ceci ia
d'etonnant (|uo d'unc part eile nc peut pas etre saisic par la parole, ensorte
I. I>;im-. VI, 7.
[417] HOMELIE XC. 149
•"' |V£Q..^\ U-2U KJaloKa./ jjj JJL»'J_3; .hio)jJQ\ . I « ■■•>« V) JJ »^ -; OCH U-l,-=>
JjlSlI ^0 UcaJ_00 JJL^.3 ^O ^KaJU«) )la..,.~ '^Xoi\ )v*.^io (jl3_,'/o : J^o^o
^^-J./ ouioo L*-i-o I— o» ^.ioo .-JK^oKo ""^i» vW t-3 )°^» oiK^iOLS.
U£._a.\ * >ä/; JJLSu./ .-JKb«^.io w.61 ot\ ls.*l )jl9J; )ym.^\ ^).iOQLXX)
K-»JL^> sailSoo jmSv; U^.3 ,.— .(.ioaJLX) v-^ .-)_£>o^£> ,.— . -J1o.jlj/ ^_ioo K^3
OuK../ jLlL)/ J^-3 )l.11 ,J >=--»t-^> »— "^ ^ — ot )i^.^o (ot^Si oC^—1 -JU^Jal/
qu'elle reste encore etonnante, et que d'autre part eile est scellee par la foi au
Livre inspire par Dieu, lequel dit tantöt : Le Verbe s'.est fait chairet ila habite
parmi nous' ,- et tantöt encore : Parce que les enfants ont participe au sang et ä
la chair, c'est doncdela mime maniere qu'il apart icipe lui aussi aua •meines choses2 .
5 Par consequent, de meme que, quand il s'agit du petit enfant et de l'homme
que nous sommes, nous ne pouvons pas dire de quelle maniere l'äme a parti-
cipe ä la chair et au sang, comment une union excellente les unit et (com-
ment) ä partir de l'äme et du corps l'etre vivant tout entier est sans confu-
sion une seule nature et une (seule) hypostase, de meme nous disons que la
m force du Pere Tres-Haut, lc Verbe de Dieu, lorsqu'il a habite dans la Vierge
et qu'ä partir du Saint-Esprit et de celle-ci il s'est uni hypostatiquement ä
une chair qui possede une äme raisonnable, en sorte qu'il a ete" sujet * ä la * Vfoi.207
conception et qu'il a ete enfante selon la chair d'une maniere ä la fois digne
de Dieu (Oeowpe-ös) et naturelle, tandis que le lien de la virginite est demeure
15 sans se rompre, (nous disons qu'il) est un de deux, ä savoir de la divinite et
de l'humanite, la seule personne (-irpoacoTOv), la seule hypostase, la seule nature
de Dieu le Verbe qui s'est incarnee et qui s'est faite homme parfaitement.
En effet, d'une part, parce que par nature Marie etait un etre humain (resul-
tant) d'une formation humaine, eile faisait un don selon la nature, ou plutöt
1. Jean, 1, 14. — 2. Hebr., n, 14.
r°b.
150 SEVERE D'ANTIOCHE. [418]
^; yoJ^iö .looi (tiOiL. jK^oia^a^ K^|ju.3 :)KaJü/ jkX.>..a..^ ^o Locx
• Jl^v .; ^soo J-«.Jlj/ U*i) ^e V-^v iooi l-a-»-~i .)ju^ ^_io ^J>^ J;o£^ &l
oöi jo£Sx* ^-»; oik^io .^.sJ^o )ooi ^j^iö K_.Jio_s^ J.*--»^ J— O) oot »J
J^jslo» Jjlsj; | » n m °ik^o jj oöt J^^'so J-«^>ä,-o j-öa&t yOot-Lio Jj>ä^\ y°y°!
OÖ| )»m.l\ JOOI y^l^Kia K-.JjL^OofN^O jj •,)jO,t^LS; oöt |^CUO-D Jk*3 o/ 5
• Jv^lS. o,-»-*K.ia^ )Ki«^io Jjl2ü l-iatjio; oöi J.J>o -.J^jL^io Jooi Jtaaic;
V— ^x j-^oi'f-3 k-^oji .K_jo£Sso J^-,J,_iJi i-A«» J;oi ^-*> ^^o ^.; vo^iö
St_.N.../ Jioio • •, <*% -s -s« oöi JU.a_co Ka3 o/ )j>CL^*Q-a\ :)La..,_~ ^oi loot 6\.*k^(
»Vfol.207 K,)ia\ -A >vs JJ, ooi .-Jji#Kj JojSfcv; JJV^io ooi; U^.-/ Jv>oi n ->; -öl )Lo-.^—
«öu^. -al*. J^-.Jo»-«2ol jou^is r^wlio :^w^l/o .A, •>.!/ >s/* oöi .•', m'-JL/ »
•o,^J&oa^o QJL^sttoot^ ^^o; J'»-^ °^ +*-~ ^ J*"**! ^^ .7"*^ •*°*^i^-»!
OOt t-^X J-L3..7 :^°-»P° ^° l-'O-A )-L-0 ,'w.OloK-./ jAC^iOj ^.Öi^ 1-"^ °-^
'•') f >\ -> Joot; s^öi^ JJ/ JoC^v w.otots-./ joou» -oi^ »°>\ ««» jJo :^.otots_>/ ^s£>o_3?
I. V in marsine : ll^oaio. t-»aio.
(jj.a>J.ov cJe) (eile faisait) meme ce (don) au-dessus de la natu're — car eile
etait eloignee de la semence virile et de la concupiscence, attendu que c'est
le Saint-Esprit lui-mcme qui agissait et formait en tant qu'agent — et 'autre
part le Verbe de Dieu qui existe avant les siecles, des les premiers commen-
cements et des le moment indivisible du temps de la fixation ou de L'eta- 5
blissement (de l'enfant) dans le sein (de Marie), etait uni d'une maniere
inell'able ä une chair douee d'une äme raisonnable de la (meine) maniere que
L'äme raisonnable peut etre unie au corps, ou plutöt (pü.'k'kw o*t) au-dessus de
cela d'une maniere plus verkable et divine; carl'union coi'ncidait avec l'etablis-
sement ou la fondation (de Penfant) dans la chair, et e'est lä l'union hypos- to
* Vfol.207 tatique, en sorte que le Verbe de Dieu lui-meme * qui s'est incarne sans
changement, qui a ete et concu et enfante et qui a d'une maniere elonnante
montre Mere de Dieu celle qui l'a enfante, soit considöre comme celui qui
döjä s'etait uni un eorps capable d'ötre congu et d'dtrc enfante. En effet, il a
acquis un coinmeneement de Marie, non pas en ce qu'il est le Verbe — car 15
commcnt (l'aurait-il pu) celui qui est en tont temps ei qui n'a pas change sa
condition d'iMre Dieu? — mais en ce ipi'il s'est fait lioinme.
Si <• est d'une maniere indivisible que l'Emmanuel est apparu un (au sortir)
[419] HOMELIE XC. 151
V-^-^, j;o< .>-»oto . nm Vi ^ju^iö/ . « ,1, V *> ,_.Vl *3 .)?o» ^-»/; )1q->^< i^v_s
»to yV> N_J.^.Vo -.)jL«.a,j fK-ia—io )N_<JL3a^ )lo°> «nn ;J oT^; ^~./
y^-j )lo°i»ni^ ^a^ö; . • K~.)-^-<x JW J Jj Jlp.j J_Laü^>ö; jLlo K'Ls ya±
.-v^oa^ja^ceu; odaSUL^i fiok*a.\ ^jlD^^o vqjch -*^j/ va.-*.a*J JL^oijo
V fol. 207
v" a.
1. V in mar sine : »-^r*-
de la Vierge, comment apres une union de ce genre le couperions-nous en
disant deux natures? Car c'est une coupure grossiere et une destruction de
l'union. Que si comme Nestorius tu formes d'avance l'enfant dans la Vierge
et cpie de la sorte tu introduises et fasses habiter Dieu en lui aiusi que dans
r, los prophetes par une adhesiou d'affection et d'amour volontaire, apres une
teile union fausse et trompeuse tu conl'esseras necessairement quil y a les deux
natures. En effet, tu ne dis pas comme Paul : C'est de la meme fnaniere que nous
que le Verbe a participe au sang et ä la chair1, et tu entres en Witte ouverte avec
les paroles des docteurs de l'Eglise, lesquelles rejetteat 'ton adhesion qui*Vfol.207
w (entraine) la division. Est-ce que tu n'entends pas Gregoire le Theologien qui
ecrit ä Cledonius : « Si qtielqu'uu dit que l'homme a ete forme, et qu'ensuite
Dieu est entre en se glissant, il sera coupable; car ce n'est pas lä la naissance
de Dieu, mais c'est la fuite de la naissance". » J'ai cite ces (paroles) presse par
la necessite, aiin que les ämes de ceux qui sont instruits ou de ceux qui sont
15 au contraire nouveaux et instables dans la foi soient trouvees inattaquables et
vigilantes par ceux qui flattent la table impure de Nestorius et qui, refusant
egalement d'entendre les dogmes (Ädy^aTot) orthodoxes, se trouvent en ce
1. Ct". Ilebr., n, 14. — 2. Gregoire de Nazianze. P. G., t. XXXVII. col. 177.
lVfol.2ll7
v°b.
152 SEVERE D'ANTIOCHE. 1420]
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ycuoi yommJÄoo 'vot_.vlKj t-fc3LJi; ^6\ ^e yO-o^-io* ^oC\o •.. » en «°> ^n
,_9 .jot\JJ J»«o> v£>a_3/ ')loJLia>ot "^.^io ^«v^/o .^, »».Vco Jj»ia_. J^ij
j— OJ-3 >r>o>Vs JjL./o ,. .^WO )loUL5CUOI Jk«JL-«*aLi© jj JioJt-JLAoO JLaiO_,.;.o\
o_^l~» oöi ^.io <*S. Kil o.äi1ii )♦— ^o ^>6 )i-i-^ t-3 ■•«^ V^o/ .y^ )°°«J
I. V in margine : v^o;.:.v.
moment en train de se glisser quelque part et de se caclier dans los troupeaux.
11 y aurait avantage ä ce que, uue fois qu'ils apparaissent, füt-ce memo
en secret, nous les frappions de nos fleches meurtrieres dans im combat en
regle. Car, comme leur propre perte ne lenr sulfit pas, tout en se croyant
sages, d'une part aupres de ceux qui sont faciles pour eux et qu'ils peuvent
tourner en derision et troraper aisement ils ouvreut leur bouche (pleine) de
blasphemes, et d'autre part aupres de ceux qui sont capables de les reluter
*Vfol.-207 * et de leur montrer la verite ils ferrnent leurs levres et en plus I<:nirs oreilles
' 6galement. Etaussitötquequelqu'un essaiedeleuroffrir simplementune parple
qui puisse leur profiter, parce qu'ils ne savenl pas saisir l'occasion et qu ils
sont saus experience, ils se recusent en s'inclinani, baisent les mains, serrenl
les genoux, supplient, demandent et se prosternent. En ciFet, pourquoi ne
parlent-ils pas simplement? Et pourquoi ne font-ils pas ee qui convient ä des
esclaves, en demandant d'obtenir leur pardon? (Pourquoi), en insensös qu'ils
sont, estiment-ils profitable d'e"viter d'ötre bien pris ei d'ötre r6fut6s? (Pour-
quoi) disent-ils au sujet de la foi : o Je ili'l'eudrai Dieu ". en considörant
comme l'oi un prejugö qui n'a pas r\r soumis a l'examen? Quelle deTense
auras-iu, dis-moi? Tandis cpie tu n'examines pas sculemenl ä l'aide de ton
15
10
[4211 HüMKLIE XC. 153
Ji.k_.K->. jljffl v.-> «_>/ jJ/ .-o£_\ Kj/ J-ala ja-N-s y^-»; U-.^-> *_\ -"^
.-JjlsJj KjJ-oy^/e Jj—.Kj yo+Xs J_ou-J; ooj yjo .-K-l/ >^-o'l yQ^^COO-CL.) ;
.•J-^flO-iO oÖj-\ )*.-»-"-> oÖ\ \-*> aff'^-^ *-*"~-lJLbO* vQJCX lcC_s Kj/ ^»j7 t-3
k_.JjL~_V_0 jj JJ/ .Kj/ -_S_i. jk!_O0 * J,_~, JJ &l )!,■*-*_> jJ __-; |10JL-OL.01J ♦ Vf. .1.208
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U^oiJJo .vao\ ,_.*_^^._ö Joa.^, vQ_i_\ ^_>oi.L>i vOJÖt -CS...; Uos* .'po/f k-W
s£oa\a_Cb>. »s/o .'J->V-tt vQj/ ~».V_cd/i N'iK^._o -.vOj/ o\-& )*^m^ J-3ucas .-ool
*Jlcu_ttuo|.-> )y- -■ •> JJ . -J-Joot__- ^- »\ 1 ... Vi; pu/ vJL-s . )lo._c__) öf._> __>»
■-ju. . « f>_»J^oo t-«^>v v-^fl0 -ouK-./ j L^-vl ) ouaJ; —öt» ""^001 ^^_o
.-fco/ J__>\ yj .JJL*-sil loi .°>t^ ,_JL;J.£oo; yOJcn yax )j» ')! -.-JUSmO y_\
Jjl-w>/ .Ji^i y_\ )a!~l Lo.:2Ha_£s._5< v.^/ t_»/; Jül*._vil-o? -»6t jlicoa,^-' io.~
1,-V— J nv^oN-ao oi-\ lpVSo *--* ot-_> ).^C-\K.jl-o :Jm « a •» |.—#7 t>3 J*aJ; V-*~>x
) ea - o w.o<oK_./ Joou; — 01 »_-o ♦_.» ov_\ ).a_K^..a.V) :oC-\ J«--~^ j'Q-i oi_\-C_\o
1. V in margine : [sie] \i&>l "R. — a. Aeupo.
propre jugement un denier (Äyivapiov), aussitöt que tu le recois de ton debiteur,
mais que tu le pesesaussi avec la balance juste du contröleur d'impöts ($7i|/.dffiov)
et que, s'il te semble etre un (objet) quelconque en cuivre ou (un denier) faux
pour un autre motif, tu vas trouver ceux qui peuvent distinguer entre celui
s qui est cprouve et celui qui est refuse, tu ne fais absolument aucun * cas de *vfol. 208
la foi qui n'est pas eprouvee, mais tu la retiens aupres de toi sans examen.
Peut-etre sera-ce par de petites femmes ou par de petits hommes mauvais
qui se frottent de la meme lepro que toi que tu seras declare bienheureux?
Et n'entends-tu ni le prophete Isai'e qui dit : Mon peuple, ceux qui te declarent
10 bienheureux te trompent' ; ni 11011 plus Jeremie : Nommes-les « argent refuse »,
parce que le Seigneur les a refuses2; ni Paul pareillement : Hommes corrofnpus
dans l'entendement, non eprouves darin la foi''.
Par consequent, parce qu'il est bon que nous examinions — car nous
sommes bieu l'objet de ton examen et de ta sollicitude — viens reflechir
15 en meme temps que ceux qui sont instruits avec bienveillance (eCvota). Si tu
veux, regarde le charbon qui peut etre saisi, Iequel te montrera la veritc,
encore que ce soit comme dans un Symbole. En eilet, de meme que le feu
qui preud dans du bois d'une part s'en empare, l'entöure, y penetre prol'on-
dement et en fait entierement du feu, et d'autre part ne le transforme pas du
1. Isa'1'0. in, 12, — 2. Jüi'., vi, 30. — M. II Tim., in, 8.
r
154 SKVERE D'ANTIOCIIE. [422]
-otok..,/» J^e oöi V-^x oC^-s :oi^- k—/ j'0-1? ji— o )Lyl~ yj v3/ :^.ä ooi JJo
' fol. 208 JjüLlaao ^»oixao» ~.^ot\< :J)—Aoo> [äo oöi -oioK-./ JJUaic^x J,-~ vOOj-K^/
1.196 juala^o Jl;aicL^j j^co ^»^.V ^^Uj jL..n*v> !jJ «s/o :)nm>Aoo ooi ]J
s£DJ-.VoJfcs^>; y^fo j^wJXJLiO» ^.-/ J.J>-=> OIO *3 OU» • J »OJO J^SOiOO 'j^^too JJo B
^1-1/j .-J.jljooiIno.o oöt )»ot,aA .joCSs.; JKN^-ico. A\oNjo| .JISol^o
.«ojo^/ ,_-c*J.Vl ,-io ),>oo > o ,_-; .-J)^*juooitoo ch\ k-./ Jj^aJ; )vm ^i\
JK^_L-ojLio jJ .J-.ojSx jJL^a^. wul* Jv^i Jis/o .-Ji-^a^ .a^U./ JK^oo JJo +3
^-•ou^! ^_^c*\ ju.»; ^_io jiKj^o J_^^üo ^« oöi ooi jJt3/o -'V--^ — °l
.•Jc*\JJ K*)b jloJ^SÖOO t^S JK—OO.A.1 j»ffl -\\ o£^ fcs_./ K_fc3 v3 jia..,— I
• * * *
JJo o,J> ^.bo jK^l^i y.+ \ .o£^ *-J— 1/; ooi JKioo; Jt-»o/; jia-w^a* *-^
JjlSl./ .^^io jiaj; ^.-\oi *a J.ro.^0 o/ .J^K... s^^fico .jK.« i nm°>too
x-^v v=»Jo^ >a/ • . yeL^a. j JK.OÖ «s/ -.v^cl-s!/; ooi jKSwio 'L»,*jLio; K*3
1. Ici finit la lacune de L. — 2. V Iß^LCv».
tont au point qu'il cesse d'etre du bois, bien qu'il ait l'aspect et la force du
feu — car tout ce qui est eu lui, (le feu) le fait totalement dans le (boi.s),
lequel, en eilet, fait brüler et fait briller — et qu'ä partir du feu et du bois qui
v i'ui. 2(i8 sont deux * ce qui apparait est uu seul charbou qui n'est plus divise eu les
ijui! im; Clements ä l'aide desquels il est forme et ue' *peut plus etre partage en deux, s
'" :1, aussi longtemps que le charbon subsiste sans etre consume ei reduit ä rien
par le feu, de meine comprends-moi, autant qu'il est possible et ainsi que par
des contemplations (Bswpfa;) ardues, que le Verbe de Uieu, la hindere intellec-
tuelle, qui s'est uni ä une chair douee d'uue äme intellectuelle, est une seule
hypostase de deux (elementsi, saus que le Verbe ail ete change au eorps, ni io
que le corps ail passe a la nature divine — car c'est impossible — ni non plus
que le seul Christ soit de nouveau resolu en les elements donl l'uniön a ete
faite, attendu (|ue en verite la chair, par le faii de la germination simultauee
<lu Vrerbe qui lui a ete uui, possede la gloire ei l'aclivite qui conviennenl a Dieu
(9eoirp£im's) comme les qualites qui lui appartiennenl dejä eu propre ei qui ne is
peuvent plus elre divisees, ei que (la chair) l'emporte beaueoup plus sur le
bois lorsqu'il produil les Operations du feu, en sorte en verite que le Christ,
le Verbe qui s'esl incarne, ressuscite les morts, qu'il faii viyre ceux qui sonl
l. Ici linii hi lacune de I..
r423] HOMELIE XC. '■"'■"'
)1q-ww.jJ ^io p ')»/ .a^* j.*x*JLiö; 'ooi j-t-00 )-t*«> ia^j ^-.j ^aS^io
JJ;> 061 .-^>;o Jv-V* °ö« J^;-3 j~-^**^ «*^ yC^Kj ..^J.o»la Jljaia^;
w Jjl^s .Jk^io la^; Jla-,~A .'^iö/; y.-/ )i)j ^£00 voouio ^jltoo jaia
1^ jJ^~ M° :vo!»Jb jJ Jo£s? JlaaVio J^o;o Jv^e» 'JV~W Jl/
fol. 208
v" a.
1»
1. V om o'w-
etendus ä terre, qu'il marche sur la mer, que, les portes etant fermees, il se
trouve ä l'interieur d'une maison et qu'il apparait aux disciples. Nous pouvons,
corame Tun des seraphins, le saisir avec la piacette de la science; car il a
ete eeralement touche, * en ce qu'il s'est fait homme; mais, ainsi que le-vfoi. 20s
° v° a.
charhcm, il est de meme insaisissable pour ceux qui ne s'approchent pas
avec (cette) pincette. Et tres charitablement (<piW)pü-w;) il touche les levres
de ceux qui par le cceur croient la justier et par Ja bauche confessent le salut',
comme dit Paul.
En enteniant ccla, oü sout ceux qui sont possedes par l'imagination («pavrac-
pi'a) d'Eutyches, ou plutöt (jjmcXXov U) qui sont tombös dans la boue infecte des
Manicheens? Est-ce que, rougissant de l'eclat du charbon, ils donneront au
Christ la chair qui est verkable et qui est la nötre, qu'ils jugent iudigne de
l'union avec le Verbe ä cause de sa malproprete, comme ils disent? A quelle
souillure, en effet, Dieu a-t-il part, lorsqu'il veut venir ä (notre) aide ? Et quelle
malproprete y a-t-il lä oü il n'y a pas de peche et (lä oü il y a) au contraire
la purete de la virginite et l'habitation de 1' Esprit? Assurement (aucune),
est-il dit.
« Mais il est dit : La chair et le sang n'herüerontpasdu royaume de' Dieu et
1. Rom., x. 10.
. 156 SEVERE D'ANTIüCHE. [424]
.J-c*Sx j^fcoj v«h^ U^^l .JK—io-o Jilo . 1\ ^O JJ.QÄ-.V-. .JJ ,_*> ^Ofi
*Vfol.208.«JKjLüo ^o Jjljv.^) ot^aV 0^0 .)^> )t^» J-^oojl |^>o;o ji-ccus ^-io ^J-=>
vi.
qjoi ,-^Oy.o ,-*>» vOJÖt jL^sJi lot\ ^c^ioJJ tC^j7 JLs/o .N?o J^*V^
tolcü». »-^ jJ-2»/ JjüLjl:» ^boo .-JoiSs* ^0» och U-^-^ -^ vaajö ^.j
,-oJ^w.j Jjl-,-o J.io*\ Jj-ä-s ^o y^jj .ool |lv-/ J*ocv=>° .Jljj Ivxdja
)•,<*% -s 0/ J.*>;o )•, ^ ^ .'JV-^- Ji-*0™» )loJL— joi Iql^; ~öi JK^fcO^ • >-»; ^J-s 10
vOJÖi . -f.X>l J.~~V.* oNJ3 U*>°'i^ +*. Jjl-/ _^/ .-),n>n\ ^L ;a~^s
voJlJ^/ jl ^.j yoKj/ .-^»anäo JJ Jo&JI ', °> * ,>n\ ^ot-A-/ )inr> -.->; ^-.;
..^^ot yoc*^ ok.b yoouK-./ Jj^s JJ P :V-^ )'/ -U^ JW Jv^r"
* Lfoi. 196 lacorruption n'hiritera pas de l'incorrwptibilite1 ; ' et je crams de dire quo le
'" b' Verbe de Dieu s'est uni ä la corruption. » — O manque de scicnce et stupidite
o-rossiere! Ils ignorent que parfois le Livre divin appelle « chair » et « sang j
* Wol. 208 l'essence (ob™«.) * du corps ou Fhomme lui-meme tout entier ä l'aide d'une
partie, comme dans le (passage) oü il dit : Tu es heureux, Simon, fils de Jonas;
cur re nest ni la chair, ni le sang qui t'ont revele cela, mais c'est mon Pere qui
est dans les cieux2 ; et Paul dans la lettre aux Galates : Je n'ai connu ni la
chair, ni le sunt/, et je ne suis pas alle ä Jerusalem trouver les apötres qui m'oni pre-
cede3; c'est-ä-dire : « La revelation que (j'ai recue) de Dieu m'a sufli, et parmi
les hommes je n'ai fait part ä personne du conseil relatif ä cette question 0 ;
et le psalmiste egalement : Dieu, ecoute ma priere; c'est vers toi que viendra töuj.e
chair*; et dans un autre passage cneorc : Que toute chair benisse son Saint
man 5 ; (et) que parfois il sail appeler « chair et saug -> ou scuIimuciiI e chair >>
l'espril qui considere le plaisir de la chair, comme dans le (passage) ou
l'Apötre dit en ecrivant aux Romains : 0r ceux qui sunt dam la chair ne peuvent 1
plaireä Dien; quani ä raus, vous Utes non pas dans la chair. mais dans l'esprit9;
car est-ce qu'il leur ecril cela lorsqu'ils sont sans corps, ou plutöt (|/,£Mov)
10
1. I Cor., xv, 50. — 2. Matth., xvi, 17. 3. Gal., I, 16-17. — 4. Ps. lxiv, 3. — 5. Ps. cxliv, 21. —
6. I viii, 8-9.
10
fol. 209
L fol. 19«
v* a.
[425| HOMELIE XC. 157
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yO-pK i» l\^ iK^j ooi y-*\ )IS-j;Ja Ua|^j|sj ^ :sofco/ ^» n°M
^•V-^ l't-*^0 :-^o-«/ :v0^°^ ^-»»aljLio ^o$; yOJÖi lo^o^ao :voKj/ ^-«.^öii
ai»; .j-i—j )ft^oa.\ a*aa^ J-*.ot} ^_-Xoi ycLZ» JJUoia,^ la^ o»a— ..vokj/
-ot-V* .-»JUkJj —ö» ) i\ Vnv> ooi *^-»? );m i-> .^ sSIoa. )&> «n ■>»! It-»')-3?
1. V o. — 2. Dans L ce mot est illisible.
lorsqu'ils sont purs et affranchis de l'esprit de la chair? Et c'est ce que
montre clairement celui-lä meme qui a dit ces (paroles); car plus haut il avait
dit : L'esprit de la chair, c'est la mort, et l'esprit de l'Esprit, c'est la vie et la
paix, parce que l'esprit * de la chair est l'inimitie avec Dien; car il ne sc soumct *Vfol.209
5 pas d la Loi (vojaos) de üieu et en effet il ne le peut pas'. C'est au sujet de ce
pareil esprit qu'il a dit : La chair et le sang ne peuvent heriter du royaume de
Dieu, et lacorruption h 'he rite pas de l'incorruptibilite2.
En effet, si nous disons aussi selon votre erreur, 6 parfaits, que l'essence
(o'joia) dela chair et egalement le corps lui-meme ne peuvent heriter du
10 royaume de Dieu et que la corruption ne (peut) heriter de l'incorruptibilite,
l'esperance de la resurrection de nos corps est perdue pour nous et Dieu lui-
meme qui des le commencement a forme l'homme se trouvera (etre) aussi * *Lfoi. 196
. ., v° a.
l'auteur de la corruption. Voyez-vous que vous poussez 1 epee meme contre
vous et que vous aboutissez ä des opinions blasphematoires, en courant apres
15 cette imagination («pavracia) diabolique ainsi qu'apres vos ombres, en sautant
sans raison (eixri) comme des hommes ivres et en allant au delä de la verite.
Considerez le charbon avec oeux qui en ce moment ont goüte la parole de vie,
(et) sachez ä quelle gloire il nous a f'ait participer. C'est par notre chair
1. Rom., vin. ii-7. — 2. I Cor., xv, 50.
158 SEVERE D'ANTIOCHE. [426]
ya-»o.l &l t— -^ x^ •)^a3J )°°< t-^^00 ^ +* •.J_-ojl__ )J ooi Jlo.__o; ou^— ojJ
*Vfol.209OÖI ^DOJoiti oCi>._i oii.a-_\o . • )_*..ia._s..\ J*----/ vA~ao./ ^/ •.cn.iai. )*-«-->/
r° b.
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J-L-Js-co; Ji-i-'P0 Uot-SLjix ^ioo ryoo-v-nl Ji_»»J- j»oiajL_\; \otvj/ ^-bo^o ^tvj/
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ot_.ou>,/ :|K.--_- K._._5 ^io; JK_<___oo ^o-______>; )liS-,s__oo jL_-_,\ » »-*--; JJ '"
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Jj___-__>; Jjl_uloo Jjj-_ä )oi; .•JK_Jt_o jlcuo^ ^-.-o va_.-_^_-._<--_\ jocx ) po
Jjl-_7; -Jooi i__6/ )-J_v^o|._5 t--->oV~- ooi ~-/o .V--%v j?«* •©!-* ^~>° voJ^-ooi
^Ot-oau-v yj JJ/ .-v_>a^>.__j _.ou_jJ.-<l^o )jl_-c-_!__; oiK_____x "^Ow-cC-s au/ ._-0.___o ls
l. L add low. — 2. V om oi=- — 3. L om \*-f>>-
capable de souffrir que I'impassible a brise l'empire de la mort, en achetant
«v ioi. 209 pour nous la victoire. En effet, c'est nous qu'il a ressuscites avec lui * et qu'il
'" b' a fait monter (avec lui) aux cieux et jusqu'ä soa träne (öpdvo;) royal et (place)
au-dessus de tout; car il est assis a la droite du Pere, tandis qu'il doit lui-
meme venir pour le jugement dans le meme corps, dans lequel maintenant ■
encore il est saus liraites (et) dans lequel il sera egalement vu par ceux qui
l'ontperce', selon la parole du prophete — cependant avec la gloire qui con-
vicnt ä Dieu (öeowpe— 7(5) .
Puisque vous avez ete appeles ä cette vie, vous qui etes inities et qui
allez recevoir la lumiere verkable et etre delivres du tcrrible esclavage de 10
Satan, reveillez-vous donc et levez-vous. C'est le Christ qui vousle commande,
et non pas moi; car, si par la croix, la descente au Scheol et La ivsurrection
d'entre les morls il n'avait pas emousse l'aiguillon de la mort, lequel en
vcrite etait un javelot (xovripwv) tres ennemi du Calomniateur, une citadellc
et une cellule de prison dans une ville forte (prepar.es) a cause de nous, qui 1.-.
aurait pu vous arraclier a (cette) dure tyrannic, puisque vous etiez devenus
de ja les biens et la possession du Malin? C'est, en effet, ce ijue notre Sauveur
lui-meme disail egalement dans les Kvangiles (EjayyÄia) : Cdmment quelqu'un
1. Cf. Apoc, 1. :.
10
r427J IIOMELIE XC. L59
^oTlfcoo ^^^SOI JjLiO .jOJJ 0|K^=> ^-.t-<*° .'jjk^.-A o£^ -OIO-.j-CdJ.J »Vfol.209
vT ^ • v a.
Jya«i\o .-)lajL*.i? J-iOSo/ JK^A^ yoKj/ ^w-^Jao * votsj/ ^.^ jbwü-f *Ltej.l96
^jl.3 t^; -61 .-j^joqa öu.k~./ v-^ )?°i? •v^^»>° vp^-1/ v*r* J-^0'^ V?J<',
5 i-^v Q^ .yO-^JL-JLl Jlo;jL,J JLlo KjJLs .'JK.*^P0>0 «-Öl j^-JLjS l«l\ voto/
>opo JKjl^o "^^ 001 ^jC^jh .-J^a-do ).jl^..j» oöi J;J~»^ — ot-ijoaü— 1; jj-a_>(
oöi V^ö/ ••ö£^-; J-«.\aio •£>{ JK^Ji^a^k-io ch-K-/ V-^ «^w..; • Jk—t-.-s ^°
'ot^> • - ^*n* +3 ss/; oöi .V^o'po; oöi J.....2LJ ^«.i -'h0!? J-»°t-=>© It-^0 — oioK-»/;
oocut ooi - ^«v ..-oia-s^iaS. )^op. j y vi * ; -oicL^i^io ^_io; -.Jooi J^lo
..voKj/ ,-j r*-r JjuiOJi y^':j,.^ lo^O lyO^U | ^J.3 K.iO ^3 Olla^J OOI .jLpO*
jlj^io yoKj/ ^fl.fflVJ ool JJ» -.oV^o/ k-J-^r^ •Q^^^ö J^ö_Io; jLä
^u\& j^^ai^o jK^aoä^aj JloVa^j» .vofcs—ooi jU^ao.* JjL^iö; ) i » i r> .)jl^™x\
|io-Q.-;j; )t-ä^j jioiQJLs * -.voli— )laix-;j; JjLia*. oöi J— ^xio IclS. .ojOXflO »Vfol. 209
• vJ; oöi M '*■*>! W^V3 *aA ••1a-=>»-^!-/ J~L*VO hH i«^ .a-yJjl/
I. LV in mnrgine : >j>M v*rulk's-x5.
pent-il entrer dans la maison d'un komme fort et piller ses biens, sans * avoir aupa- * v i,,i. 209
ravant lie cet (komme) fort) et c'est alors qü'il pillera sa maison ' P Pourquoi donc
tarclez-vous? Pourquoi n'est-ce pas rapidementque vous regardez le soleil cou-
chant, que vous renoncez aux actions de tenebres, * que vous quittez le vete- *Lfoi. 1%
. v" b.
5 ment noir de lamechancete et que vous rejetez loiu de vous ces entraves tyran-
niques ? Car c'est ce que signilie le fait que vous vous servirez des paroles de
liberte en vous touruaut vers l'occident. Ge n'est pas, en effet, pour montrer
que le demon mechant et cruel exerce son pouvoir sur une partie quelconque
de la creation; car c'est ä m&i qu'appartient la terre avec sa plenitude2, dit
10 celui qui en est le maitre et le createur par le prophete des Psaumes, lequel
criait egalement en le louant : Depuis le lever du soleil jusqu'äson coucher le noiu
du Seigneur est dujne de louange3. En vous tournant vers lui et en regardant
le soleil levant, prononcez les paroles des serments; dites clairement : «Nous
ne paierons plus de tribut au Malin, nous sommes devenus la possession du
15 roi des cieux. » Faites les actions conformes ä la loi et dignes des cieux.
Vous avez regarde vers le Christ, le soleii de justice; * soyez resplendissants *vfol.209
de la lumiere des ceuvres de justice. Hätez-vous vers le premier lieu, je veux
1. Matlh., xii. 29. — 2. Cf. Ps.xlix, 12. — 3. Ps. i:xn, 3.
160 SEVERE D'ANTIOCHE. [42«]
woiok-/; y~.\ .-yO^ivi.f»/ Ja«? °« J^oa-o? Jv>iflp/ joLv) ^^ Jjoi .),.. i,v>->
U>o» |A^o; -61 .^-MJo-; -6t Jjl-OOö Ick. ^/ .^.«J^o vo^jjl .J-oocLioj
p .-)— jLio ^OÄ. }r~-">l yOi-auflil öws; -61 .)K_.ciSs jjcuo |_oo;o L»-,-o
JN^iä^s ^/ 'V--^ J»ci^£»io .)-o_I^ oöt JjjV^ vfkj/ ^-V-^o ),.vi->
v>o; )N.n* . ft\<> . i .. . P \;ftv< |.iöo_ K..k-kl )JLjo a n\ -.Jk—N— ^J. —öi 5
wn*»'i ..asloK*./ JJLcol*^ J;ou>» vOJoi ') .^ « » yoc«..)^./ "^-ooi Liio» .Lajot
jk-»ooa\v» ,~^ j,.~3/ ooai. "^ooi ^j-^slä.1/ .Loch ,*a^2>ö} >«o\aa^
J.1301 .Ls/; )K-o_3JlI t-cs jK^iö ^>o J— jl*> ^lö; 'Jjp/; JJL3-./ Jlaia^
JloJ»^. ^JL.ooi )N-^co>o»=> — cLa. j— ^ yj .y^ou J-X-«; Jlol^s ,^1- 3/
Ln-fco* 001 ^-*JV^! 'v°to/ ^«-^ J;oi p -Joou oiK.icu*Jj; ^/ ,JJ/ -.oilabio;
♦Lioi . üc^ju. , ,.\°i 1 ool JJ; * .J^-^-j Jv^> ^^sKj; U**l -.coai. 3-o.?W
*Vfol.210 *Jfc^J^A Jlo^X-i»
i° a. '" • '
• JJ<i-*t-*0 0° )^-QJtJaaa; JLi/ V*>/ Jlajuiv^o .yoaLJJL Jioi.aj; J-Jls; ^-^o
dire vers le Paradis plante ä l'orient; car c'est ce que montre l'aspecl exte-
rieur (iiW*) de la position que nous vous avons fait prendre ä present, comme
en est la loi (vojao?). Ensuite vous irez aussi ä la source du Jourdain pleine
du Saint-Esprit, de la purification et du feu divin, dans laquelle vous serez
ensevelis avec le Christ en ensevelissant le vieil homme dans les eaux; ä cause 5
de cela, en eilet, c'est egalement par la triple Immersion que nous l'aisons
connaitre la sepulture qui a dure trois jours et la resurrection qui en (est
venue). A quoi sont donc tenus ceux qui ont eu part ä cette gräce? Ecoutons
Paul qui nous l'enseigne en ces termes : Nous avons donc ile ensevelis avec lui
par le bapteme pour la mort, aßn que, comme le Christ est ressuscite des mortspar 10
la gloire du Pere, de meine nous aussi nous marchions dans aar vie nouveüe; en
effet, si nous sommes devenus wie meine plante avec lui par la ressemblance de sa
mort, nous le serons aussi (par celle) de sa resurrection, sachant eeei que le vieil
* L loi. 197 homme a eü cruciß6* avec lui, aßn que le corps du pSchd füt detruit, ' en sorte
, v'ioi'-iu '/'"' nous '"' soyons plus les esclaves du pdche"*. '■"►
1 •' Oue vous dirons-nous donc a notre tour, ä vous qui allez vous montrer
immediatement, dans quelques instants, les enfants de la Lumiere? — La cate-
chese, dis-je, d'une part est courtc et vraie, d'autrc part cepcndanl eile
1. Rom., \ 1, 1-6.
Vfol. 210
r° b.
15
[4291 HOMELIE XC. 161
5 |;J^; y-l 'lly+is Jl'^ioj^o 'LAi^o 'jl.a_.oj} J^aa\ :\h^JL^jBO ,_--?
^-■«„ao » m jj^o^v Jjot-V^oo , - «»' |jop_ lo_\ J.iu ^/» U_^/ • .^j-^^ch*
j_jL9ot i-»_^ ^5 .Jj__-£__a_.y_.; j . im\ 06» yju^.^^0 tJ -.JäjL, ^)o,_o ^jl-,
. oo£_\ ^j_m . .» -v\ V»^ jJ ^.../o J n ty m •.^■i .y'n; ^_^oi_5 ^-J— . *"\ >\'et>
4 m.;V-3 wOioK-./ ^*aio J-»»™»; )K-».->oji Jfcoa.-»-o; )j'Mn\ yo^^-x^1?
10 ♦J-Ooa; JlaaiS^o JK..ÄO jloia^oi
o£_oo ;)JLiOJLa>JKao jl '^ouk-./ ts.j/ V^ö/? >-/ U3®» :JJ^-}a_>a-Oo >k~s <^*> '
J»oh «_./ .-J-ljl'/ Jjlooj >ool^io jJ .jood jJ -.^X Asj / vf>m'°> Jjlo>o_J; )L*aaflP
)1oä-.j; la_\ »')—» j-o» Jt-^x "^oj jl.aJL.a-». Kioo ,J^j^_^ J-dia^o 'jÄOkOjo
1. L Ulli r^.01.
semble penible ä beaucoup. — Ne nous imitez pas; car nous portons et nous
promenons un corps qui n'a pas ete detruit au point de vue du peche, mais
plutöt (pcX>.ov Se) qui agit beaucoup ; c'est vers l'occident que nous bätissons
toute notre maison; quant a l'orient, nous nous en soucions peu, ou plutöt
5 (fAäWiov Äe) nous nous accordons ä le compter pour rien; nous courons
aux pompes de Satan, aux festins cnivrants, aux reunions des buveurs et aux
chansons honteuses ainsi qu'ä des fetes, ä tel point que meme les femmes se
rendent aux spectacles. C'est pourquoi nous nous sommes faits la risee des
paiens, en faisant mentir (notre) designation meme de chretiens; car, en nous
10 attachant ainsi aux choses presentes, nous faisons que les esperances de la
resurrection paraissent vaines et comme rien; des lors le Paradis est une
histoire inventee (et) le royaume des cieux une vastebetise.
« Quoi donc?dira-t-on. Notre (condition) est-elle desesperee, lorsque nous
p^cberons apres le bapteme? Est-elle sans remede clans la mesure oü * tu le * V3ol. 210
r° Jb.
15 dis, et nous supprimes-tu toute attente de salut? » — Pas du tout. Jamais je
ne serai assez insense pour dire cela. En eilet, il y a la purification qui
(s'opere) par la penitence, mais qui est penible et pleinc de beaucoup de
larmes et de sueurs, ainsi que la mortification corporelle et la pratique
PATR. OR. — T. XXIir. — F. 1. 11
162 SEVERE D'ANTIOCHE. [430]
.•CLi-J J-»t-;o ) ."Kitvxa^a Ji-so-^o -.ei^oi; )i--v*> J.<_-\ 'JL-^° 'J?«^^^0
j^L-flo 001 K+l 'yo\^> .K-ioJ^l/} «61 Jj_»Ic-2l-\ J^t5! a-ol-i-sa-». --«.a »j-1-» *_>
L.}-»->--> Ll^C-\cL_->.? J-3-3J J-^OOj ^2> ••^JL- V^J v! }KX*P0L3 «s/ JjLO>C-3;
• . n . I mn . i<>mvs. yOJOl ^^Owl -.Öl Jto.a_.vL -j-_» .* »flffl'0! )K-^-_^-_\0
■}w_oö) v_*_Vot_\5 v^Jo« jlo»K_»_>0} J-i--*. ---_>o 5
♦Lfoi. 197 J-coa-o-i v_>/ -.1-00*0 )la__.^l» OOI J.-O..CO %-ö.N. »K__> --io v_i/ t-*-^, ^-"(J
i" b. ^
.•jjLJL-xVKio J-c--aä-£ vo ^)aA' ^"t*0 r^° ••^;cv_o och-.!/ J-icOo ,-«__>} oöi
ioiV^ls Jooi ov^-io; V*- ^ ^ °°*^ •J»tJ^ ^°t^° J-*1*.0' l<--o_*-£v_>} y**\
..\xxJS*~ jooto :oi_\ öi_A-wß,/ )i--a\ :Jj~*--> ),-->> ^o )ts.^.^,..\ yo^ Ljj._>o
*Vfoi.2io)««Jk-aoLäo j— . -a-i jj LoÄ-s? oow/ .-oi-v ^C_^!-o Jj._ö J-£->,-=> K-LaJ",--. / °^ 10
v° a.
jLw-A ..j-o_\po K-.J-^_x-_. '-_.» J;oi JK~-__s;i )-*>-__ j-5';K..lo ......,»,V>Kj jJ
vj» 'K_o -.öl .a*3pa\ ^vJL, JK— J; *-»; Ls,-,^ *a/o .JK._u.,-o J K_.>coa_s->o;
JlV-K-» )lojL_--a_s-vj -a/o ..J-.j_-.K-io )JLa----_-^ va/ .^oo-ol j-oaaa-JC-v J_-Ot__x
1. LV in margine : fc>-
publique de toute oeuvre pure qui regarde la justice. C'est pourquoi beau-
coup ont couru aux deserts et ont embrasse la vie pliilosophique et monas-
tique, en prenant soin de montrer pure la robe qui avait ete souillee. Cepen-
dant, il y a un espoir de salut meme en ville, si nous le voulous, par le
mariage chaste qui s'interdit les unions bestiales et les desirs (impurs), par 5
la sollicitude que (nous temoignons) pour les pauvres et les besogneux et par
les (jeuvres de perfection qui leur ressemblent.
* L fol. l'.c En eiret, qu'il y ait * meme apres le bapteme le remede de la penitence et
la purification, la Loi (wpo<;) qui fut donnee par Moise le fait connaitre ega-
lement, et (cela) lorsqu'ellc represente d'avance la vcrite par le moyen de "'
symboles sensibles ainsi (jue par une rcpresentation ilgurative. Gar celui qui
etait atteint de la lepre dans son corps d'une part — et qui par la mauvaise
babitude a d'une certaine maniere mis le pöclitS au-dessus de la nature —
•v fol. 2io et qui est revenu ä la sante n'est coinpte, ni mele par la (Loi) * avcc ceux
qui sont purs — bicn au contraire — s'il n'est lave avec l'eau, s'il n'est ü
oint avec l'buile et s'il n'est purifie avec le sang de la victime ' ; et cela
crie clairement la vertu du Saint bapteme. (La Loi) d'autre part sait egale-
ment purilier la lepre du vetement : ce qui en verite paraitrait ridicule et
une queslion d'ailleurs superflue, si tu t'en tenais au symbole (tiiwo«). ür,
l. ci. lAv., m\, 8 ^.
10
* Vfol. 210
v°b.
[431] HOMELIE XC. 163
y. . <tt. ooi jLscLflo; Jv^o-* taVo :ju/ ia-~J J»i-n Iol^ '^-» yj .k-J-^V-*/
OOIÜM .Jkis^O ^»OiO yS .,-OJj JjoXS JjOl ..^£1-/,J JJ V^*JllKj ^3 'jk-~ .J?
Lta-/ :JJLVK*io;o Jjuuls Itooj; :JlJj I^JloqjX jü/ v/ V-^> ^f — °> J-*13?
1, V •**&» (sie).
si quelqu'un regarde la verite, ainsi que la beaute des sens qui se trouve
dans le Livre, il sera ravi d'admiration par cette legislation (vo^oOecta) merae
et il glorifiera le legislateur. En effet, c'est parce que 7ious qui sommes baptises
dans le Christ revetons le Christ', ainsi qu'un vetement, qu'il nous donne, si
5 nous tachons cette belle robe (atoH) par une souillure, les travaux de la
penitence pour la purification, soit qu'il se trouve que nous ayons commis
des peches legers qui passeraient encore pour un vetement de lin, soit
(qu'il se trouve que nous ayons commis des peches) graves et presentant une
grossierete grande, charnelle et mortelle, qui seraient assimiles aux vete-
10 ments faits avec de la laine, lesquels sont en general le produil des peaux
mortes. Or (la Loi) commande que, si la lepre du vetement ne s'en va pas
lorsqu'on le lave, celui-ci soit brüle par le feu2; et la parole fait connailre
que celui qui apres le bapteme ne s'est pas purine de.tout son pouvoir * et*vfoi.2io
qui n'a pas lave les taches des peches est accueilli par une flamme qui ne
15 s'eteint pas.
La Loi (vo'[ao;) purifie encore la maison atteinte de la lepre, en montrant
quelle doit etre la grandeur de la penitence. En eilet, si quelqu'un arrive ä
-faire progresser une conduite honnete et vertueuse, au point d'obtenir l'habi-
1. Cf. Gal., III, 27. — 2. Gf. Lev., XIII, 57.
164 . SEVERE D'ANTIOCHE. [432]
^^l^j ojIol^ Jjo/o JIJj oda^o :«oia*io_«,VJ «^.j J-s/o :V^O «tC^io «^
* L fol. 197 jlo^ajLio ^io o/ :)~.^o jlioAj JJ* )o,^io J-S-, ,^3 :^Xoi >Kjs ^ioo
oö« .)c*^; o«po/? ö« l^>t^ &l .\LQJi^J>o l<&. o£s k_/ »3 .-ouio ;o^ 5
06t )K_^> Joo» JsSki© +3 'V*^ J;«^s^io .J_ieu^i>; oik-^-X ^a-.^*>;
•:-Looi j-^vlatoo
*Vfol.2li )K_.oC^X * JK-Jä; JK-scxaio^. a^o£ou^ci\ ^-.ÄO»» vQ-iöC^ >ä/o ..J.j/ w-fcoö
1" a.
jlja^j JloJ-uou» jJo •,vooml2J; -öt Jl»a-£o la^ ^.V-*-^!0 Jr-°U V-K* t-3^/
1. LV in margine : ^~ ff*- — 2. L »aa^'N- _ 3. L -wa^a-p.
tation de Dieu dont le Christ a dit aussi : Si quelqu'un m'aime, il gardera ma
parole, et mon Pere l'aimera, et nous viendrons ä lui ct. nous ferons chez lui
» L fol. 197 notre demeure ', et si apres cela * par une vie sans observance et relächee ou
par orgueil et par hauteur il court de nouveau apres la mechancete, il peut au
moyen de la penitence detacher.de lui une semblable lepre, puisque, pour lui 5
venir en aide, il a egalement le sang de Vagneau de Dien qui enleve le peehe du
iiniiide2; car c'est pour cela que, lorsque la maison atteinte de la lepre etait
puriliee, on ofTrait aussi le sacrifice legal et accompli ainsi qu'en figure
(tutco;)3.
J'ai cru necessaire de vous detacher et de vous remettre ces paroles, 10
afin de fermer aux fideles la fosse du dösespoir en leur presentant de doux
v fol. 211 espoirs et de rendre ceux qui vont recevoir le don du bain * divin plus
'° a' circonspeets et (plus) vigilants ä s'observer eux-memes, et afin de ne pas
vendre au peche pour un plaisir de peu de valeur le grand bim de la gräce
et de ne pas recevoir la corruption en echange du vetement de l'incorrupti- |:'
bilite. Et tous, sauvons-nous et conservons-nous en bonne sante dans nos
ames el dans nos corps par celui qui reut que tous les hommes soieni sauves et
1. Jean, xiv, 23. — 2. er. Jean, 1, 20. — S. er. Lev., kiv, v.1-53.
[433] HOMELIE XC. 165
♦ ,_**>/ .^oo^>\ JK^ajuil of^ .odaja/ Kicu,,;o )l)»^m
1. Gette conclusion ne se trouve que dans L.
parviennent ä la connaissance de la verite' ; car c'est par lui, et non pas plutöt
(jjuxXXov) par nous, que nous nous sauvons ä cause de sa grande misericorde
et de sa charite (cpt>.av9pcoTCta). A lui la louange dans les siecles! Ainsi soit-ill
fln du volume second des homelies sthöpovlol ou cathedrales
de saint Severe, archeveque et patriarche d'Antioche.
1, I Tim., ii, 4.
TABLE DES NOMS PROPRES SYRIAQUES
(Cette table et les suivantes renvoient ä la pagination placee entre crochets.)
/
W 284,11. 1 302,303,304** 310,.,,, 323,3
339,4 343m 359,3 ^ »»s ^s ^u
4Cß„.„, 407.
408, „ 409,
- keupo W 417,
)oo,^l 288,, 2893n( 331,, 868,
Kl 295, 297B 290. 3028.10.1, 338, 344,
849u 85ia 378ß
— M-!l^o.| 406,3
po^ol 523,
^\*io| 2948 2953 328g 3fix, B73,M3 (24,
■»^^| 276g 290u 292,
^°-l 280w
"Mi^l 285fl 3569 377., 378M 386,,
a^^l 294B 368j S7310.„ 874 n. 1
U^nvV-I 386,5 387s
Ijy. ^'| 299w 306s 310, „ B18u :ui,.,
388, :cH„ 3394 366, 867, 887, 426u.u
^ :i;i-,„
1°^ ™u 279^ 280M 2X1,, 282, 288,
":-,,-,., 300,-O 305, 818, 314,318,
— o^äs (dans l'expression |i>
ot*) 3115n. 2 3358 381,0 4069
- \1) . . . |s|& 283B
— k(o |ovSs 300, 303, 346^,3 3492
4152
— |t^:x> |oi^ 300,0 417,3
jcoy]itn\\ 834,,
-ipaymi^ 3:iT»
^oa^c^ol 307M 313,, 314, 318,, :«..,_,
324H 328s 330^, 332g 3335_,2 »34,
335, 386, 1:, 338w, 839)B
- kjo^ol 325, 332,,
U=a»^-J/ 433g
vo\aa| 311, ,
J»ii>a3| 368u
jso,«; (08,,
- -i ojU'I 335, U4,
■ m A^n frra.if :I37_
pjoJI 328„ 355,, »2t,
U>-»l 277, 299, 8S0)B 8446 846, 317,, 372.,
19 i 396,, 103, 121
4 a 4 Ü
U''°ll 377.,
um .\ . m ■> 275, 270 n. 1 277 n. 2
282 n. 2 289 n. 3.
^377,
\~>tSo t^-3 377,,
|p 3(10, 303, _t_a 3048 343,0 380„ 392,
3935 396^ 397, 398,_g ZW^^ 400,_2
401 404 405 409 410
IUI,, 1U10.)2 WJ,.|( '"-'a.,3 Hlu|-4-5-7-9-n
841M 844, 845, 848,, 347, 8483.,,! 19M
860, ;>..'„„ 854, 8 . ■■• ,
III
1-2-8-11-13
4153
284„
|p> 393,
ll^ol^. 2958 2982 417g 418,, 419., cf. 4I7„
423,,
^
Wk> «45
278g 289„ 419,
joa-ia^.^ leThaumaturge 4i»u
le Theologien 275.
jn..\>m)j 270., 277,., 282, 289,,
aik|i 311,,
Ljo-o. 311,,
roj 299,., 806, 3ii, 354,, 887, 888,, 404,
UV>I 289.
[435]
TABLE DES NOMS PROPRES SYRIAQUES.
X>
167
■>^t^oi_ 8284 3949
4.
— ,£do|^_xi^ 391 n. 1
^.oöw 288|2n. 6 376u 408
— IC^.oo^ 3722
^|o> 362,0
^l-o. Baptiste 300,,
302,
^.o, Evangeliste 304, 4oo7
Uja- aso n. 1
— ^aa. Si7n. 2 374 n. 1
— 0-po. 357 11. 2
i^iwl 384
,j>>o- 2838 293s 295,
3023 3603 863M 366,, 4282
^^^ 4005 403g 405,4 406,.5 411,4
— |ia Ut*-* 40OW4 412,
— |IÄ^oo |pi p 3984
— ItCs^o l...... 4042
|ovS, Ljü 2982 418,0
, 302
)
276,, 300, 31B„
Cf. 301,
<& 381M
[.»i.jjo 3569 380,.,
l^|o» 3807
Uoio 290B348a 86973758S76„37773815 430,
l»ioo 284g 343,0 4172 418|2 4
423
— |ov*>; |ISi^o :«3„_K
— |o^> oöi |XVso 276,, 2984 424,
— lovSv. o,ls^>o 2836 3UM 4178 418.,
I.iviao 415, 4238
*fJ*> :3072 a33,3 338,2
— ^V 2906 328,2
1^, (^^o 270.,,., 277,, „ 280,_, 288,
284la 285, 288,_8 n. 1 2908 294,H1 300,
313, 3168 3174 3184 322g 3252 326ffi 3309
331,, 3352 340, :«2|2 344, 345, 354,,
355^ 37ö6 .376, .380, 382.,.,., .386,,, 38710.„
\v
- U-~* 377,,
l-oaia». 3807
•"Moaxu. 390, 4163418u
^^u 37K,(
l£
i£oo\o9 280.
295,,
814«
J """Kl
327» 328«
3338 346,, 349, 351, 354, 3563_,2 363,,
366,,
388„ 391,,, 393,
893., 394
, 397, 401, 403s 42K 427,
412,
- |ot^ p^io 369,3
• |oiSto |-po 294.
■ loM.j U**> 3968 3973
■ LoPMj ppo 397,2 400,2
7"*» 41713 418,2
(Jo-po 296|4
wccoxipo 303,
340. 362a 367„ 393,
lüCAs 312,
^
^
^ 3708 371, 376l.,0
— |IS-o\ 3759
tooi. 3682
ipi.331.
_ 239, 290,
2922 295, 297,4 304,0 305, 3062 307E
321232a3323g329u333433410335103S7!
838,4 344s 34ön.l346W3 347^348,,
350, 351, 359,2 3630 364a 365,0 376f
380,2 381^ 382,0 3834
387, 891„ 392, lux,,
— ^a^ )..,.»aa 302, 391
-toc 400,
o
4045 4054 4094 4190 4218 428„ 4245 428,
«i{>3 349. 373,
.mcv&pus 3840
^Ni-V3 371|4
Ua\3 289,3 30Ö, 322, '^ 331,0 339,3
3623-a ^8 m% 3704 373, 390, 3924
— Uuo^s 3879
1^-^ 379,.
Ü5
M>uM> 2898
Um)läo 392,
|-.IW>io 296, 346,4
419"
4
Joa.ia^jaj 300„ 303,
*
-£ooj-.o^cD 4334
P^ro 2854 322n 353g 426
^Doj^a^m 3034
290,
337,, 339,
,., 3047.
366„ ;
425,
U. f* ^.oi 283„ 289,0 295,.s 298, 3044_,
3S7„ 339„
397, 393,
,lll^l01...<1V,.ll-,2-13<I3l-ö''lW,2
4153 4166 ^I7S «83 4282.3
— Uix». ov-oi 277 283 284
U^ooV 276.
5-
|6Cioi 384
424
168
-i=ai 371
Wotü 377,
TABLE DES NOMS PROPRES SYRIAQUEfS.
->"-" 371,5
jm'ivi\i 3773
Mo-' oijj vm>ii -,2',,
Pp« 37010 37]12 376^.„ 377,.^ 3788
-Woa 371 A 378,
L
[436]
M==|l 328,3
l^^l 303, 392I0.U 396g 397? 3985 400,(
401M 4023 403M1 4108 «2M
II
TABLE DES MOTS SYRIAQUES ETRANGERS
OU REMARQUABLES
/
i| / 329,4 3302 332,2 3338
— M./, |C~V|| 333g 339„
Pa^( 2784 310,3 3162
— po^( y^o 3335
— p>m^a^| 319,3
poio^/ 373,
t-fl 3?2„
^0^5.01, pi^S) 2923 2985 308g 312g
3139 3254 3W3 3392 349,3 3632 3682 369,.
3815 3907 4073.4 426„
— P^iol, It^^iol 290g 307,o a34]2
3686
- M^ä^jo! 4007 4142
Uax>l 2848 2942 297,4 304g 346,, 3836 393,.
4256
|£v~^SO| 296g
— IV-Pu»°| 3O03
(rO
— ^ j^i 393,
- hoio. w^| 278,0 3159
W^\ 425,2
Mp/ 390,3
^^>. [jäuJqxcio/ 328,
pco.m->| 3324
• ■ irrnf , |N * 1 mi/
— C^|-Lm3| 2936
|i.ooC*> 2969 2975 298g 303,0 351,0 3972.
401,4 407,3 408^ 4115 412. 417,,
W>jp.jj| 281,33078
M"J| 279u 329B 345,0 361, 3646 4046 405„
|a^Ä| 342,
(I^d/ 4314
^im| 325,4 352^ 3614 3832 428,
— ^aalS^o/, yzs, 1\.£oj>o 317|3 327g
o^joVr^^D/ 4334
|>( 314 n. 2 332, 3936 4105 4238 424,3
(ja^ü 2782 299,4 3434
(w)
— |j|V IC^Öo, |j|V ^DOLm 277 n. 1 290,
— |||» |IV^ 2775
p>-AL| 305, 3164 319,0 334,5
— |lnm.NL( 333.
Pop. 33410
H,ai.a^ 3849
|Nüo N^i 426,0
pXio k~j 3032
|t^.;oyiv^o N^j 3602
ILio^j IS^ 426,2
IV^m t^s 313,,
|Las>j f^j> 2753
päj-o C^= 31 18 312,
^&~l 6^> 3745
|iol^ uüls 3642
^„; La^o^mj 296,5
V*± \u 277,4 410,3
|i|> wojü 315,, 3314 Cf. 30&3.,,
f,V l(j, |V|~ S0L> 330,3 358s
|}-J l*= 3578
(Lo 1^, p^o Ms 276,3 283 292 294.
3918 3924 3948 396^ 419, 427.
^
l-^ao^ 3370
Mov^ 3656
M-! 'K,349|2
-mi^, Pni^ 2778 2846 2854 3045 3202 3243
336,2 3382 3422 ^la ^lo 37912 387,
406,3
— Jxqj^ Si 385,
M>Ä^o. 290,0 291^ 339, 420,
— ,a» Im^oo^oi 291,3-292,
lotSs. ISi-..; 313, 334,4 3363 338,4
\xi\± tC>-..; 3022
IVi^s COs—i 356lt
|;U £Cv_ . 338,, a 3633
■xopj-LP; 3814
vtl>mnan .; 4212
|pu. 360, 3812_4.,.,2 3824 420^
(1j^! 365,
|;j't<\ >>»>! 350,
|Lojls-.|USoo ln\^\; 394,
|lo.Ua^«yi\ y«.v«>j 4205
p)Oj^ In . in* 371ß
O)
poia^O) 308,, 313, 3338
)looi 334, 341, 415,
— ani.öo| 3498
— P-ii.boi 315,2
— P_L^°°l P, 1^-Ji.oo, p 3888 3904
— N-|ji,ooi p 3262
170 TABLE DES MOTS SYRIAQUES ETRANGERS OU REMARQUABLES. [438]
olLosoO) 2832
— , m . mlaaoo, 283 n. 1
(jq-jo, 336,
— U»ö- ^oo, 29112 3376_7 413Q
— |ü/ lois.ogo 3554
oio) 335,.
UM 373,
vlVt ^o r 417„ cf. 122,
M^r 3686 3863
llo-f- 300,303,, 416„ 117,. M8g_. m,
422,„ 423.„
— Ilajo^, 426,3
l.aauvi ;;ll„
o<M^ 2873
IojU 2766
i|cu|- 276c
— o/ ... va^, 320,. -327, 334^,
v! vqü.^o 2.S9,2
3947 4238 42?«
l„ 302)0 350,2 3845
soi^o 335,, 4111,., 418,
— ,^-io 298.
- j^-LI, ^N.30 4178 418^422^,424,
U» la— 313., n. 1 317,3 3188 321,. 3559
— Ui± la^. 3182
|k-oi\|j , .vT.-!,, 355,3
|ä^l_ ,336, 337, 338, 429,
14 4 7
-- Uax-, |ü^£u_ 290,, 812, 854,
(j^u ;.fn.. (14,,
poo, Loj^m- 413
Vso. 2872 n. 2 2882
— joolLoa. 287,
— II^i^jq^ 289,2
tujo. 307. 350» 362,, 381, 409o
.a-oo 325M 374B
(jxnüo 410,
(*») -
|o^ ^o^ib 311.
1-l-io 427,,
I Im. Sin 325.
r*
*
vo^i.p, 3U,0
.m^^jj|Vpi 312.
U*j lo^iu 278.
I^Lco 4302
|J-= 284u 3ii7.u 308, 304, 308a 310^.
:,l*2 *,7„, ;,''''„, 345, 34Ö3 349, 37lJ,
_ 404g.,. 408,, U7„
418., 419. . 422. 430.
418,
U^J M> 310, 3576 3854 387.
I1SX... , >.V.io 3248
I^ov*. ^Jcoo, |Mo(3\ ,.\,^v.
290, 41',,, 419,
— M01S. v.\\ my, 410.
- IL00Ä kiWvi» 291g.10 396g 415,,
— I— joj LnWvMa 397,,, 398. 40L
"'-,-7-,. «Ht-h-404, 416,
|_OOJI laNviVi 4 ig n. 2
^COJ N^ 8683
V
tms.cLi 286„ 294, 296M 816, 326,, 317,
380,381, M6, (21^ (80,.,, 482,
— IS^ljxasa^ 283g 297.
— ^coä^oo 296fl 381,
— >£ü3^^io 288.
•c^&oo 386g
^"^ T,:h -"-'im :t"'i2 :m:, 391e 394s897s
402^. 404,
— v.mV{oc 4068
«aii£_io 408g 413,,
— |.ma^o JJ 818„
— -miiW 406g 1i»;„
Moji.oi lo^iVj, (80g
IV&JO^. ..i'.v.j, 848.
|jo-^ 818, 816,
— - Ujo-4 4274
— D-Mo^ 285,
"6,,
vruio 347, H. 2
k»^ 302,, S92u 398,
M-^ä-P 33610 839, 429,
I^ooqj 3690 370, 371, 371!,, 381,
325,2-852,2 3573 369,_„ 870« 371, 875,
!5
Ueixu 276b 318, 314,,,, 323
'9-12-16 :'~t ■'■% »V« ^a 425, «28,
430„ 431
12
- | . ^ vi 1 üwoo^oj 279 996, 348„
ö-IO 4 2
357, 371,3 380» «27,2 «2,
- Hn.mnvit |l 289,, 3482 4I62
- ^COOiOJ ^111, |XD030J yo'\j& 314
852,, 359u 866, 431,
Ixdojoj vi „'m 431
^
^xsols^^jQop 291
I01MI ju^> 27.1, 29
v<^ 325g
■ m.m-iN 387 11. .'! 372
12
404,,
P^mi. 874
0-11
37:
x>
— \ä\s ,-,m3o 891„
k-o> ,nii 828, 420 .
— |~o;j ,n^v> (20,,
J*
^\*> 820, 841,. 129, (33,
— vq3ä 895w (24,,
0/ ... vo^tj0 319
(rs00)
— IjJii^ -^a 864. ,,
— |,Q^i.„r>s£> :«;;.
loCits ' "I - - "^ 390.«
IIjVoj. wp^oo 3IM,l-;ir.i|
U±> ll^joo 884,
pJj lu^cd 898,
M-oai Ip^jco 312.,
UK> 10^^ 319,. 834, „ 888.
[439] TABLE DES MOTS SYRIAQUES ETRANGERS OU REMARQUABLES. 171
[ n n -i fr "^ - Ql> *•** 413,
^oamiaoÄ 304.
|E^»o ..m 3473_,0
^.^ 3052 819,5
w
P^.p.ao nrp N v> '■' «) 344-
— l-is lnwi.'m 3042 3054
U^j^ ~^jx> 32l4
vo^1.nm 3474
|_i Lc^Vfl» 2974 382^
M>v*° 394. SSM.. 396. 397
400.
402
Vt
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IÄ
|oA|J IIa 4I02 4266
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— |o£.p t~M> 399,3 422l0
pip^ls 4335
^qj^co.j^ 3H04
U<^;^ 387la 392,,
t^l^-las 31913
K" 880^.,, 381,3
— I^Icls 370,, 380 n. 3
|^.M 313g
!M£.a3 371,
|^nron\.q 29l8 337,
— |La3orao\.q 358,
— |.lnmn\,q 307, 3354 3388
— |.gnmn\.q, |E.,.qrirooV>9 323, 326,
357g 430,
— ^ü, | m ■ qn rnnS . q 333,3 ..
^ 322,.,,
U^^ 309, 338,,
— [ -<~>.*~. 3786
- ~..o<n ^»m^sLCoo 311,., 325u S3010
346,
- limV^LCoe p 361,4
— |Lajjn^3ltoo p 3132 363,4
— |Lajow> ^Aq3 371,_8
|N^o .Q^s, |LC>-io .a^vs 3I95 370,
Usot^ia 318, 821g., 3226_„ 378 n. 2 3944
| . ™fr ia 378
— U«>1£43 322 n. 1-n. 2 423, 425,,
— .m.mlfr^M) 3283
liros 3859.u 3882
ll.nl 3864
u.;s 2884 2952 302g.„ 314, 3386.g 3443
873,3 427„ 429g
so^oo]o^3 276ß
— ^o^ioolios 276 n. 6
^aois, pcias 300g 3370 34lg 3485 3ü94
3639 390,4 3994 402, 413,3 416g
— Imi'aa 312, 31810_,4 328,, 338, 3662
— v.ffi^Doe 318„
|joUeov3 280 n. 1
— jojva 319g
— (xojVas 358.
— joj^3L(, ^äuvsSoo 2970 327, 4
^oj-^3 303, 3213 344, g_u 3455 364, 3930
395, 3964 401,,, 415,3 417,2
p»^9 290, 3025 3122 3444
J
lo(jj 3974
|i«\ Loiooj 3589
l^aj lojj 3098 4084
**, 3693 42010_u
— |Lnim.f<in 355.
uO
Ijoi'q^d lojö..,~o 3915.6
|*Lo_>. LfTm .yla 3(30,,
| v>tot Lo.v>.»lo 307,
l^otoL Lo^.^ 305-
C-i.o,o_o 363,,
^m.W 294)2 295, 2982..
|ji3i.'o^ 402,
■ v*mVnao 403!.
2n-i'i
|D^oj= 298g
|^<xo 275, 426„
ImgiLo 353„ 354g
- ^^~ 328, 379fl
— MV^* 3*112
■ lloj^^^fl 3692
.goajo, 1 . n 356,
,-aj. [.coojo^L^i> 281, _2
Ijoqjlä 3038 379 n. 3 380 11. 1
400,2 401g.,3 4024_8 4059 409„.8 410,
411, 4124 416,, 4170.l2 4189 n. 1 422,
— ^soaxß, |e».yioin 409g 41811. 1
— t^pttoxa 2983 417g
vo1L3lo 356,
w
— ]'i\s Ln->j'nyi 348P
U>o^> 343
|Laio 3852
(<*»»)
— ^o WVnvi 3805
— |Laju4 "\iiio 384,,
v. fü-o uio^x) 287, 353g
|i-£L./ loyi./n 4068o
|^ft*>rnf lnvi.,'n :347&
ILoj^-LCoo loyi,^ 420,.
397.
(U_ ^>i, |U- ^j'i 2806 326,0
(jn Loj » 402,,
It—iiL Laj'i 326,3869,,
^Nviio j!o> 308,
|ovS\ ^o-'i, |ovS\ NitL.') 335s 364s
Mlj| >=u-'!, MljI [OaJi 2809 308,. 372,..
— I^.|ju| Nvi...» 359, 4235
|^i.^>. .-sn,.,, Y 3796
|'°N". too_-i 3702 4110
| i^mv. DOOLwt 360,g
(Ljoj. too__> 28l3 102,. 365,4
t^rtrim «Q/
433B
pöp jl.; 276, 2896 2903 3436
^L --» 349M
(jnii -^Y 278g
(jjlLai ^.ju.» 388,
|L^>o
>>• 323,,
172 TABLE DES MOTS SYRIAQUES ETRANGERS OU REMARQUABLES. [440]
UäjoLj l°J, UrooLjs ICu 350^
3934_, 3993 mi<hl2 414g
— Ua>o| Lo-qj 303|0
U&^ |a> 3045 371g
|La*JooCooj |aji 409,4 4103
1 ; .. La^o-i 279fi
|Nioju La.o_ji 279&
|k.\oyij> w^öji 423g
|;o4a üOoji 396,2 411,.
— lia^l Lo-o-ji 38
L^o,'^ tOo_» 418,
Ill'lA w^osu 3114
|l\viv loio^» 358,,
•^ 362,, 383g.,, «*„,
|NL^s La^X» 3505
|kjoio-io CouLaa 2810
Mn^ V^aui 3365
po^ lo; .ii 348v
tmi^ Lo; «^« 36L
|CsX_> Lo-^aa 31014 336,, 337,2
Ix- Lo;^°.i 280,
ItoJ ovcd Lo-^^a» 284, 390,
La^'oa. Lo^-^a» 2788
Li^sj lov^a. 3906 392g
|N*»L lo; .°ii 421,,
IC^iil ~y.q« 3615
La l';.q» 3644
Li^, \ai 342, 3659
L
^oo^oAolL 27ö2 2783
U^oAo|L 3968
HolL 282,0 291, 297. 317, 323,0 3264_g 3273
3318 3363 3728 374,, 393g 395, 415,0
— *mpVo|l. 282, 422.
|j\ -h^sL 2852 2904
L£^L3899
\±,äs> wü^M, (j.iio tCI^\L 401„ 4024
4165-6
l^oö- C^C^M 3524 4285
LaiSL 4095
-idojo.L 352, 404, 416, 426.,
4 J 4 J
III
TABLE DES MOTS GRECS CITES DANS LES MSS.
'Avtojvio? 336n.2
ä;uo[ia S324.n.,
ctiroSeixxixaii; ItpoSot; 3S7n.,
'AttoXXwv 3lln.7
'AiroXXw; 3G3n,,
B
BauiXsiOi; 275n.2 276n., 277n.2
r
Tp-ziYÖpiOi; 276n.4 278n-2
A
AeX'foi 311n.6
Ssupo 421n.,
SoY|J-«Ta 291n„,
ooypiaTiiTai 291n.3
Xuvaij.£io; 3(57n
AcoSiivr) 311n.4
E
EXaa 2873.n.s
evsj^upov 310n.2
iiriöpövioi 438,
Oeolo^ia 396g
OsoXoyo? -'öii.3 278n . 3
I
iavoua (janua) 276n.4
iavouapto? (januarius) 276n.3
"law 2873 n.3
'IYVOTIO? 275n.6
iwSvi'X 2872.n.2 2382.n,2
koS^Xalo? 287 n..
x«TaxaXÜ7miv 396n.
A
Xa6upiv6o; 291M_n.1
M
Ma£i'puvo<; 334n>1
n
•navodytov (sie) 3804.n.2
irpooijjiiov 276^1!^
Ttpoaeir/vi 280h.,
ircinaat (sie) 338n-2
axvjirrpov 3474_n.3
<io!pt<r[A«Ta 804g_n.,
ataoiov 305n.3 319D.,
ütopiap 377n.2
2top]'p 378n>J
TplTCOU'« 311n.g
<l>
(fXuipio? (s/c) 37in
X
/aXxrjov («c) 3111(J.n.3
/apaxtvipe? 312. n.~
^XaviSiv 347n.2
/piopLEvoi SOSn.,
IV
TABLE DES CITATIONS DE LA BIBLE
ANCIEN TESTAMENT
Genese
I, 26 .
— 31 .
II, 2-3
III, 1
— 10
409
295
. 285
. . 349
344
VI, 3 . 284
Exode
XX, 11 285
Levitique
II, 13 296
XIII, 57 431
XIV. 8-32 430
— 49-53 432
XIX, 18 369
XXIV, 7 296
XXV. 2-13 286
NOMHHES
IX, 10-11 .
xxv, 17-18
Dectkronome
VI, 5
XI, 13
xvi, 20
xx Hl. 3
385
356
369
36
352
380
JOI!
xxxi, 17, 19, 32
281
PSAUMES
Ji DES
VIII, 24-25 387
III ROIS
x\i, 24 378
IV Rois
II, 19-21 294
_ 21 . . 29'.. 299
XVII, 6. 25-28 377
XXII, 5
XXIII, 7, 9 ...
— 8
XXVI, 3
XXXI. 4-5
XXXV, 10 .
XLIII, 22 ....
XLIV, 8
XLVIII, 13, 21
XLIX, 12
L, 3-4
— 17
LIX, 5
LXII, 9
LXIV, 3
LXXII, 8
I.XXIII, 13 . .
- 14
I.XXV, 12 . . . .
LXX.X, 10
I.XXXI. 6 .. .
cm, 4
CXI, 10
cxn, 3
CXV1I, 10
cxviii, 72 . . .
CXL, 7
CX1.IV, 3 ...
•JI
303,
II ESÜRAS
XIII, 1
380
Proverbes
III, 27-23
VII, 4 . .
XI, 26
XX, 7 ...
XXVII, 1
ECCI.ESIASTE
III, 1
V, 3-4
i\. 6
367
340
387
318
348
410
311
283
379
427
289
355
379
341
424
404
299
299
280
415
296
397
305
427
318
323
383
298
424
386
357
359
359
386
363
280
355
EcCLESIASTInl'E
III, 11
I., 28 .
364
372
ISA! E
I, 18 347
III, 12 421
VI, 2 395, 396
VI, 3 396, 397, 400, 402
— 7 Stl6
VII, 16 346
XI, 9 403
XXVII, 1 299
L, 6-8 344
Uli, 4 380
— 9 344
LIV, 17 331
LVIII, 7 372
LXI, 1 283, 284
— 1-2 277
Jekemie
VI, 30
. . . 421
IX, 2 ....
. . 328
— 8 . . .
355
XII, 2
Baricii
355
III, 38 .
378
ßZECHIEL
II, 1 ....
394
\ \. .;l
JOEL
i, 14
II, 15 ....
III, 11
328
352, 359
352, 359
356
Zacharie
IX, 17 299
NOUVEAU TESTAMENT
M \ i i' i i i i i
III. 2 .
— 9 . .
— 14 .
. . . . 285
. . . . 303
301, 302
175
[443]
III, 15 ...
— 17 ...
IV, 9
_ 10 . . . .
v, 8
— 13 ...
— IG ...
vi, 12 . ..
ix, 13 . . .
X, IG ... .
— 18 ...
— 21
— 28 . .
XI, 27 ...
XII, 29 . .
XIII, 8 ..
— 10-11
301
303
322
322
340
296
323
281
379
308
309
309
309
400
427
350
373
373
' 310
373
424
392
315
.- 300
366
" 292
382
365
384
331
XXVIII, 19 380,398, 414
Marc
TABLE DES CITAT10NS DE LA BIBLE.
7 296, 297
Jean
— 43
XV, 15 ....
XVI, 17
XVIII, 20 ..
XIX, 21
XX, 2, 4 ...
— 3, 5, 6 .
XXIII, 10 ••
XXV, 22-23
_ 35 ....
— 40 ....
— 41
1,3
— 14
IS
— 29
— 32
iv. 13-14 .
v. 19. 30 . . .
— 37 et passim
VI, 33
viii, 48
— 57
X, 18
— 29-30
— 33
— 34
XI, 50
XII, 32
XIV, 9
— 28
XV, 5 .
XVII, 6
— 25-26
Actes
10 303, 304
312
I,
IV, 39
V, 7, 9
IX, 48
X, 21 .
VII. 55 .,
X, 35 ..
XVII, 28
XIX, 6 .
XX, 34 .
— 35 ..
Romains
325
296
315
Luc
I, 68, 78
— 79 . . .
II, 14 ..
III, 23 .
X. 22 . .
— 26 ....
— 27
— 28
— 29
— 30
— 30-35 ..
— 31-32 .
— 33-34 .
— 34
—35 ....
— 36 ...
XI, 22 ...
XV, 10 ...
XVI, 22 ..
XVIII, 22
378
285
390
289
400
369
369
369
370
370
368, 373, 375
370
376
' 376
380
381
384
285
390
331
315
II, 15-16
III, 8 ...
— 24
VI, 4-6 ..
VIII, 6-7
— 8-9 . . .
— 29 ..
— 36-37
— 39 ..
X, 10 .-.
413, 414
. . -417
400, 412
348, 432
. . 304
•JOS
408
408
297
. 376
. 2S8
408
... 407
. . . . 408
. . 290
289
.... 351
399
.... 432
407, 408
365
398
399
398
IV,
v 21 347,349
vi, 16 380
IX, 7 364
XI, 27 314
XIII, 3 307. 33/
Gai.ates
I, 16-17
III, 27
V, 20 .
351
424
431
354
EpllES'.ENS
388
313, 333
• 393
9 352, 383
_21 328
V, 30 380
VI, 4 28°
L2 278, 315
I, 21 .
II, 2 .
III, 10
IV,
II,
Philippiens
343, 346, 402, 408
I CORINTHIENS
303
380
377
362
327
327
328
366
302
428
425
424
406
311
321
423
COLOSS1ENS
I; 15 343, 404, 409
1 18 407
_ 20 392
II, 3 295
— 14-15
387
I TlMOTHEE
II, 4 ....
v, 21 ...
VI, 15-16
I, 7 .
III, 8
11 TlMOTHEE
TlTE
III, 3-7
I, 24
II, 16
III, 6
VI, 18
— 20
VII, 34
IX, 10
— 27
X, 24
XII, 11
XIII, 3
XV, 50 • 424, 425
II CORINTHIENS
II, 11 319
408
328
363
356
328
279
281
314
325
373
356
Hebreux
433
391
342
327
421
362
405
3 405, 409
389
417,419
305
— 14
II, 14
— 18
IX, 9
X, 20
I Pierre
I Jean
Apocalypse
375
303
344
349
288
426
TABLE DES CITATIONS DES PERES DE L'EGLISE
l'ages.
Saint Gregoire de Nazianze P.G., t. XXXV11, col. 177 419
Saint Gregoire le Thaumaturge*. . P. G., t. X, col. 985 411
Saint Ignace d'Antioche P.G.,\. V, col. 079-680 291
1. C'est la citation que nous avions rapport^e faussement ä Gregoire de Nazianze.
TABLE DES MATIERES
Pages.
Homelie LXXXIV. — Sur Basile le Grand et Gregoire le Theologien 275
Homelie LXXXV. -- Sur TEpiphanie 293
Homelie LXXXVI. -- Sur saint Antoine 307
Homelie LXXXVII. -- Sur le careme 340
Homelie LXXXVIII. — Sur la preparation habituelle ä l'entree dans le baptistere. 3(50
Homelie LXXXIX. — Sur Lue, x, 30-36 368
Homelie XC. — Quatrieme catechese • . . 388
TABLES
I. — Table des noms propres syriaques 434
II. — Table des mots syriaques elrangers ou '-emarquables 437
III. - Table des mots grecs cites dans les manuserits 441
IV. - Table des citations de la Bible 'iV2
V. - Table des citations des Peres de l'Kglise 444
. PREMIERE PARTIE
DE
L'HISTOIRE DE BARHADBESABBA 'ARBAlA
PATR. OR. — T. XXIII. — F. 2. *2
DOCUMENTS
POUR SERVIR A L'HISTOIRE DE L'EGLISE NESTORIENNE
LA PREMIERE PARTIE
DB
L'HISTOIRE DE BARHADBESABBA 'ARBAIA
TEXTE SYRIAQÜE EDITE ET TRADUIT
PAR
F. NAU
PROFESSEUR A L'lNSTITUT CATHOLIQUE DE PARIS
NIHIL OBSTAT
Parisiis, die vicesima secunda septembris 1932.
R. GRAFFIN
PERMIS DIMPRIMER
Paris, le 23 septembre 1932.
V. DUPIN
Vio. gen.
AVANT-PROPOS
Dans la Patrologie Orientale, tome IX, fascicule 5 (1913), pp. 489-632,
nous avons edite et traduit l'introduction, los titres des chapitres et la
seconde partie du present ouvrage.
Nous avons dit que l'auteur a sans doute ecrit ä la fin du vi6 siecle, que
l'unique manuscrit qui nous a conserve son oeuvre (Or. 6* 714 du British
Museum) est du ix8 au xe siecle et que cet ouvrage semble etre la plus
ancienne histoire ecclesiastique nestorienne, qui a ete utilisee par les auteurs
posterieurs, ef. P. 0., t. IX, pp. 493-502.
La presente histoire ne suit pas la Chronologie (eile n'a merae aucune
date) ou I'ordre des pays, comme le fönt les nötres; c'est, comme chez les
anciens historiens, Socrate, Sozomene et Theodoret, une collection de
monographies, qui sout d'ailleurs choisies dans un but purement ecclesias-
tique, pour nous faire connaitre les defenseurs de I'Eglise avec mention des
heresies et des heretiques auxquels ils ont du s'opposer. Apres un cha-
pitre sur les anciennes heresies, qui est la source de la rcdaction attribuee
ä Marouta, nous suivons les lüttes contre les Ariens. les Eunomiens,
les Macedoniens ä travers les histoires de Nicee (IV a VII), d'Eustathe et
de Melece (VIII), d'Athanase (IX), de Gregoire le thaumaturge (XII), de
Basile (XV), de Flavien (XVI), de Diodore (XVII), de Jean Chrysostome(XVIlI),
et, pour leur servir de repoussoir et motitrer avec quelles difficultes ils se sont
trouves aux prises, les histoires d'Arius (III), de Georges d'Alexandrie (X),
d'Eudoxius (XI), d'Aetius (XIII), d'Euuomius (XIV).
Comme toutes les erreurs combattues ici n'ont plus d'adhereuts, le present
fascicule sera donc accepte par l'universalite des Eglises chretiennes. L'auteur
recherche les recits qui lui sont anterieurs, il nous avertit quand il n'a rien
trouve, il utilise Socrate et Theodoret, mais il donne toujours une redaction
personnelle; souvent, d'ailleurs, il semble utiliser des sources perdues, par
exemple sur Nicee, Gregoire le thaumaturge, Aetius, Basile, Diodore. En
somme, il corrobore et complete ce que nous savons dejä.
F. Nau.
Quelques jours apres avoir ecrit les lignes qui precedent, le 2 septembre
1931, M. le chanoine Francois Nau, pris d'un mal subit, quittait ce monde
laissant inachevee la preparation de la publication de l'histoire de Barhad-
besabba Arbai'a qui forme le deuxieme fascicule de ce volume. C'est M. le
professeur Briere qui a bien voulu se charger de revoir tout ce travail et de
le mettre au point : nous tenons ä lui adresser ici tous nos remerciements,
et aussi ä rendre, au nom de tous, un dernier hommage au pretre savant
et laborieux que fut M. le chanoine Frangois Nau.
B. Graffin
Paris, le 27 septembre 1932.
J
10
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Chapitre Premier. — Dans lequel il nous faut faire connaitre comment Satan
a pu des le commencement s'elever contre l'Eglise et quelles sonl les ruses qu'il
a enseignees aux siens.
Puisque nous nous proposons donc de dirc l'histoire des actions des
saints Peres et des docteurs de l'Eglise, quelle est la cause de leur calomnie, 5
qinjls sont (leurs) calomniateurs, quand ils commencerent et de quoi ils tirerent
(leur) puissance et quel est le glaive qui perdit et detruisit les mechants,
nous disons ceci : que les saints Apötres', soit les douze, soit les soixante-
douze, jusqu'ä ce qu'ils eussent reou la gräce de l'Esprit, ne sortirent pas
parmi les Genlils pour les instruire au nom de la Trinite et que, apres qu'ils 10
y furent sortis, ils commencerent d'abord par enseigner, a(in dnattirer ä la
familiarite" du Christ, par n'importe (pielle maniere, le peuple (juif) et les
Gentils. Mais ce n'esl pas des le commencement qu'ils se preoccupercnt <lr
l'exactitude et de la promulgation des lois, et cela ä cause de la faiblesse des
1. Ici commence l'extrail i 1 1 ~ ■ ■ !•«> dans l'histoire du i'nm'ik de Nicee traduite par 0. Braun, De
sancla Nicaena synodo, Münster i. ^\'., 1898, p. 44. On en Irouve aussi un extrail dans Kbedjcsu bous
le litrc : flistoriti oecumenicorum conetyorum ex recensione Mnrulhae Maiphercalae opi.icopi, rogatu
Isaaci catholici; cf. Mal', Scriptorum veterum novo collectio, l. X. Borne, 1838, p, 197 el ss.; reödite dans
Zlngerle, Chreslomathia syriaca, p. IßT <-i ss. Marouta <■>! morl vers 120. II csi donc anlerieur a
adbesabba el devrail fitre sasource; mais la compilaUon placee sous son n 'in lui est postärieure.
[7] I. — SATAN CONTRE L'EGLISE. 183
CHu.pt L_JJo JL't-.',-* j£C-\O-)Jj>0 0L-\O .vO.sK.AiXJk/ Jls^~ j.^v-iL-0-S jlOL-xi.'-X*
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sä/l y_./ .öu> oüki/o )Lu»jLao> oilo t ,_o .oC-s ötoi\ Vo JJJL^D -J-^^SCj^ * foi. 103
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•■ ■ -rj^ ^.^(7 f->o; K*^»o :od,m\v> K_»_3 j j_sK-io .«*V*o :|j'^am.^>
disciples; car (ceux-ci) ne pouvaient pas comprendre l'exactitude de la verite
des le commencement. Paul enseigne cela en bien des (endroits) : Comme
d de petits enfants dans le Christ, je vous ai donne du lait d hoire, et non de la
nourriture solide1 ; et : Quant ä celui qui est faible dans la foi, donnez-lui la main" ;
5 il dit encore : Celui qui est faible mange des legumes3; et : Soit avec pretexte,
soit en verite, que le Christ soit annonee'! Et pourquoi dire cela? Ce n'est pas
des le commencement que Dieu aussi a fait savoir aux hommes la plenitude de
la science; de meme, les Apötres egalement se sont d'abord preoccupes de
ceci : d'eloigner les Gentils del'idolatrie, des sacrifices et du sang5. Apres que
to l'Evangile de Notre-Seigneur eut vole en tout lieu, selon la parole du prophete
David „• Leur Evangile s'est repandu par tonte la terre et les paroles des Apötres
(sont allees) aux extremites de l'univers6, beaucoup recurent * la foi du Christ « f0i. ios
et y furent confirmes, au point d'en devenir pour les autres aussi les docteurs
et les predicateurs. Lorsque le Calomniateur vit qu'il y avait de nombreux
15 milliers en place des douze Apötres et des myriades sans nombre en place des
soixante-dix (disciples), que ce qu'avait dit Notre-Seigneur : // arrivera que
mon Evangile sera preche par tout le monde, et alors ce sera la ßn\ s'etait dejä
accompli en fait, que sa demeure royale avait commence ä etre pillee et que
v
1. I Cor., in, 1-2. — 2. Rom., xiv, 1. - 3. Rom., xiv, 2. — 4. Philipp., i, 18. — 5. Actes, xv, 20.
■6. Ps. xvm, 5. — 7. Matth., xxiv, 14.
184 BARHADBESABBA ARBAIA. — HISTOIRE. [8]
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1. U^w Ms.
ceux de David allaient en croissant et ceux de Said allaient en diminuant', il
excita contre eux d'abord les pretres des idoles et les devins d'iniquite, qui
penserent pouvoir peut-etre vaincre gräce au refuge (qu'ils trouvaient)
dans l'empire; quoiqu'ils eussent employe de nombreux genres de peines
contre les familiers, comme s'ils pouvaient peut-etre les dimiuuer, (ces s
derniers) se multipliaient encore et se fortiliaient; et son alTaire ressembla ä
celle de Pharaon et des Israelites2, oü ceux qui tuaient diminuaient et ceux
quietaient massacres se multipliaient et croissaient. Cetteguerre, engagee par
Satan contre les ßdeles, cessa par le moyen d'une faible creaturc', d'une
femme revetue de la gräce, (appartenant) ä l'huinble sexe feminin, nommee 10
Helene. Celle-ci etait de Mesopotamie*, avait ete convertie au christianisme par
Barsamya, l'eveque cYEdcsse, et eile avait ete tres excrcee ä la lecture des
Livres saints. Parce que, par la beaute de son visage, eile depassait la beaute
des fenimes, lorsqu'un homme de soucbe imperiale, nomine Valentinien
(Välentiyänös), descendit pour visiter les villes et les pays de la partie 15
Orientale, il arriva a celui-ci de voir la jeune fdle qui lui plut et, par uuc
disposition de la divine Providence, il desira se la prendre pour femme selon
1. II Iinis, in, 1. — 2. Cf. Ex., 1, 12. — 3. Litt. : « cöte ». — 4. M. Braun porte en plus: « du
\illage de Kephar-Pachar, sous la dependance d'Edesse », loc. eil. Ce nom Kafar-Fahär (igure
dans VHi&loire nestorienne, /'. <)., I. IV, p. 264.
5
10
[ol. 104
[9] I. - SATAN CONTRE L'EGLISE. 185
J) o -"- ^.zo KaKlx JJ^-Jl^cd Jl3p> "31^ -.L.oCS\ J-MjO^O J1o2l^6? L_£J\o_i.
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<voooui; «.-/ -JjLvi, .ot,^o oi»iI/ ^.so« )La;m°i "10 .-0^3/ qjl^o 0/ 'iflooNaft
>voo«jl^oo .Mu:ü,x a*\j»/ LäÄO; voouio; -.ol./ j;o&. im^-aDiot; Lo',laß
la Ioi. Peu de temps apres, il recut aussi le pouvoir imperial. Helene, confiante
donc dans le pouvoir imperial et le secours divin. iit disparaitre ce nuage
satauique du champ du Christ.
Lorsque ' Satan vit qu'il n'avait tire aueuu profit daus la premiere guerre,
5 il commenca ä engager une guerre plus rüde que la premiere. II suscita des
schismes et des divisions, iit des troubles et des disputes par le grand nombre
des heresies qu'il introduisit dans l'Eglise, poussa les chretieus et les fit tomber
les uns sur les autres. II arriva dans l'Eglise selon ce que Notre-Seigneur
a dit : Le ßls sera divise avec " son p'ere et la fille avec sa rnere, et les ennemis -m. 104
10 de l' komme (seront) les gens de sa maison'2. Les pretres furent divises les uns
avec les autres et les disciples avec les maitres ; les Eglises elles-memes
se separerent les unes d'avec les autres, lorsque la plupart etaient designees
par les noms des heresiarques:l : ce que Paul bläme, lorsqu'il dit : Quest-
ce que Paul ou qu'est-ce qu' Apollos *? En un mot, les fideles furent reduits, au
15 point d'etre comme le froment dans les sillons dune terre inculte qui
abonde en ivraie5; et, comme il arriva aux Juifs, qui abolirent la Loi
et oublierent la Päque, il c.u arriva de meme des chretiens, qui en vinrent
par les schismes de l'heresie au point que les uns rejeterent completement
1. M. Harnack reprotluit, ä parür d'ici, la traduetion de M. Braun, cf. p. [10], note 2. — 2. Matlh.,
x, 35-36. — 3. « Tous erraient et ils etaient les uns contre les autres; et, comme la dit le prophete,
tes dieux sonl aussi nombreux que tes villages, 6 Juda (Jer., ii, 28); il arriva aussi, dans l'Eglise
de Dieu, que le nombre des heresies etait egal au nombre des eveques. » Braun, loc. cit., p. 46. —
4. I Cor., in, 4. — 5. Cf. Eusebe, Hist. eccl., VIII, 1.
r°
186 BARHADBESABBA ARBAIA. — HISTOIRE. [10]
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)K n .Kj^A ^.^j»/ ^oul^o ^.^S.^'/° -U-f-o jJiKao ye^>o yc+±o £lS.~.±
les Livres, tandis que d'autres en corrompirent certaines paroles et que
d'autres introduisirent et melangerent dans les saintes paroles la pensee de
Satan qui etait dans des revelations et ne rougirent pas de la parole du
sedier qui dit : Quel accord y a-t-il entre le Christ et Satan ou entre le temple
de Dieu et celui des demons ' ? 11s en vinrent au point de brouilter et de cor- 5
rompre aussi les fetes de I'economie de notre Sauveur; ce n'est pas en tout
lieu qu'on trouvait les Livres corriges, et jusqu'ä aujourd'hui meine ils en
ont trompe beaucoup ä cause du dommage (qu'on leur a fait subir).
II. — Quelles sont les heresies qui se sont separees de l'Eglise; quelle est
Vopinion de chacune d'elles; i/uelles sunt edles qui <>nt corrompu les Livres (sainls) 10
et quelles sont Celles qui ne (les ont) pas (corrompus)* .
Maintenant donc que nous sommes parvenus ici par le secours de Dieu, il
nous faut montrer quelles sont les heresies qui se sont separees de L'Eglise,
quelles sont parmi elles Celles qui ont corrompu les Livres et quelles sont
Celles qui ont cliange certaines cliqses dans les saints Livres, quelles sont 15
1. II Cur., vi, 15-1(>. — 2. Ce deuxiei ibapitre a 616 inserä dans une compilalion neslorienne sur
le concile de Nicöe. La Version arabe de cette compilation a 616 traduite en latin, voir Mansl,
Conciles, II, 1055. Le texte syriaque, traduil en allemand par M. Braun, De sanetn .\irneim ai/nodo,
p. '18, a öl6 commentc par M. A. Harnack, Texte und Untersuchungen, Neue l-'oltco, I\', 1, Leipzig,
1899, el ensuile 6A\\A par M"r E. Rahraani, Documenta de antiquis haeresibus [Studio syriaca, IV),
Moni Liban, 1909, p. »-v Nous dcinnoiis l.> piiinipales diliv-reiices de cette ädition, a laquelle nous
renvoyona par la lettre H. Cf. aussi la Lampe den Tin&bres, P.O., t. XX, p, 682-696.
toi. 104
[11] II. — ABREGE DES ANCIENNES HERESIES. 187
3 . n.^v. ^_-\ot ♦ ^Lft.iihi «°^>. ^^.fo; ..6»_.N-/ |Jkj^o,..o >m . «>ioi ,T^
''JtlßU; 5s©'»J JN-io/ yOu^^io/ ,°i\ ..o .JK-w^li ^.<M -ot; "^-^o . 'j.*;o_o
.7^_.Vkju; jJö J-flDaicu; odVa^u JJo .^£^11; JJo JJ JJUoj^o .Liab» yo+a
«oi 9jL3Q_o_» q-^l Ji.»— J ^£^» •V^J^J 8J-*?°o«-.; I— >3; ^vA owasa^ ^/
.|_L_^._op >vo",_okoi ^*.xlj> l^ajua -.vQj/ }-.iöoi. (j^aai. +so . )K_a„.bot*
1. ^oo .3/ y3 1 " - 1*^ ^io |.a;<xo ^3t^A |p:^co ^io y00i\ |oO]» |p^m p— Varoo }.£v~aji ^oo ■ . m . roYo;, ^v*
P* ool 1,-Wo ..aj| t^...i, väi*£D»oi wO) (,-. /o . piPo o—ilSjß/ |^_.( ^ioj |C^ vi . vi i i JN_q^£cl3-3» f**l Dw^Oipo |»Oi
r- +~ p/ ; >^| n/»\ ooj |_i_3j Q^. .vovLio I,— |,~ ^o pTQ v> | n.f ,o . v'po / v^ojo ^.öoi ool |^co > . |^>toL=> >3t^O N-c>\ ..■
lila» oot^ pioia-x I001L» -».[' |NJL.Cd3 . i . vi ■ i voa— <a^ pCo» If^J .m -miO) I,.-. )*«* . ^.^cd ^o Vij) l-x>» 11.
— 2. In marg*. | ■ - fr '^ ^ ■-"; (?). i * v fr ■* ^ ™ , m.reioi R. — 3. | nt^^^oi R. — -r. u^'^ *^;^>kj» R. —
5. p-o R. — 6. R add. r^;-(. — 7. vo.nju> R. — 8. R om. — 9. lAvinm R. — 10. it^t^i. R;
on trouve jensuite :^> ^oiis-vfr.*: »op. *roo.\as i-uaj, *si< .i^jop voon=u ^.ua :v°^> v-^'j i^0*"0-1 r*°
voi^>> ,r>q |Lo^.O)^3> ^i.-| |k-uv~l> l^iJ» )** • M^> l1^3 \^°o .It^«" .nm'q ^o oio,;|| .|_=ii3 ^io o>Oi>|( : ^'/ R.
parmi elles celles qui ont rejete l'Ancien (Testament) et la resurrection de
nos corps, et ce qu'elles disent et confessent. Afin de les determiner et de
les distinguer les unes des autres, nous placons successivement un sommaire
de leur confession, pour ea instruire les lecteurs '.
5 1. La premiere heresie est celle des Simbätidniste (Sabbatiens)2, qui sont
Iraduits en syriaque par les Sabbetäye3. Ceux-ci disent qu'aulieu du dimanchc
c'cst le samedi qu'il faut sanctifier l'Eucharistie (R : faire Toffrande), parce que
c'est le (jour du) repos, qu'au lieu de l'Evangile il faut lire la Loi devant le
peuple, qu'il ne faut pas abolir la circoncision et qu'il ne fautpas abroger les
io observances de la Loi; « que le type * de la Päque des Juifs soit aussi con- »f0i. 104
serve, parce que le Nouveau (Testament) n'est pas l'oppose de l'Ancien! »
1. Ft(ahmani) porte l'exorde correspondant : « Chapitre des heresies. C'est ä clause de la cormp-
tion et des dommages nombreux qu'ont (subis) les Livres saints de la part du grand nombre des
heietiques — attendu que, ä cause de cela meine, nous notons rapidement en peu de mots la cause
pour laquelle les Livres subirent des dommages, quelle est l'heresie qui les corrompit et quelle est
aussi celle qui ne changea rien aux Livres — que ce n'est pas le moment de dire combien encoie
elles sont, ce qu'elles disent et quelle est la confession de chacune d'elles: Mais, pour chacune des
heresies dont il nous faut rapporter la malite, nous notons par ecrit un petit sommaire de beaucoup
de (choses), afin que ce soit un memorial pour le lecteur. » — 2. Gf. Sozomene, Hist. eccl., VII, 18. —
3. Jacques d'Edesse a raconte comment une femme, nommee °f°°, a ridiculise les Sabbatienst
d'Edesse, en se f'aisant passer pour un homme et en devenant leur evöque, cf. R.O.C., t. X (1905)
p. 277-8.
10
188 BARHADBESABBA ARBAIA. — UISTOIRE. [12]
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. )Lbooor,.,2> ,ot -» « .7. j ,.,., •«' \i; JLft.9 vcoo'^3 •.va^eul.^o ^; j-löCS. . "'Lpo_i
.^r> °>o ,>^s3uj oü^.? JJ^ocl=>o
1. yO.vi.m K»ii m.mio, H. 2. oii-> ojIS-V- > ^ls vnvi .m |_io, ^.; 001 K. 3. v^o/o R.
4. -o,ois-( R. — 5. «i. ^.u^o R. — 6. iu~ R. — 7. ^*> R. — 8. R. add. ©uo*. — 9. On
trouve dans R 1 addition : oii. clj» ^n>vn; oivus ovj^o «doXA* Hv-a i ~ -^ * v^<m . oiLa_Li.*>Nüo '*^
^fijn.fn, 10. vajo,o H. -- 1 I . R OU1. ^.; et add. oooi. 12. |;»oio |^.ia_j; ^o-o R. 13.»*{ I{.
— li. p:ao^o. R. — 15. .oov^v, R. — 16. R omet la suite. — 17. ysooo,^ Ms.
Quoiqu'ils soient Juifs en fait, ils demandent ä s'appeler chretiens cn aom.
Paul en fait mention en bien des (endroits), lorsqu'il dit' : Prenes gar de au.r
chiens, ä la circoncision et au.r mauvais ouvriers, etc2.
2. La deuxieme heresie est celle des Simonien«. Quant ä ce Simon, ses
parlisans l'appelaient Säm'oun et ils faisaient courir sur lui le bruit qu'il 5.
etait le Fils de Dieu et qu'il etait la puissancc cacliee du Createur3. G'est
paroe qu'il a obei (sema'l au Pere, qui la envoye pour notre salut, qu'il a
ete appele Sem'oan''. Ccs partisans de Simon se lireut un evangile Je quatre
lettres et ils l'appellent le Livre des regions (points cardinaux). Tons sont
des magiciens; ils nouaient a leur cou des fils roses et ecarlates, tressaient 10
la clievelure de leurtete comme les pretres des Qädisäyeet ctaient assidus aux
incantations et aux pratiques insolites. Pierre, le ebel' des Apötres, vainquit
ce Simon ä Home et, ä sa parole, (ce dernier) toniba et se brisa.
1. Philipp., im. 2. — 2. R porte la finale : « quoiqu'ils veulenl observer la Loi, ils s'appellent
chrellens. Le bienheureux Paul aussi en fait mention, lorsqu'il dit : Prenes garde nur chiens,
prenez garde a In circoncision et aux mauvais ouvriers, avec touies les autres choses au sujet
desquelles il a ordonne avec vigllance. » — 3. cf. Irenöe, Adversus haeretes, I. -j:t. — ft. H ajoule :
.1 cause de son obeissance. Alors les Apötres lui enleverenl a la Do le nom de äem'oun et l'appe-
i • 1 tut Simon. » Iji r^alile, Simon et Simeon sunt les transcriptions grecques du Sem'oun BömiUque.
[13] II. — ABREGE DES ANCIENNES IIERESIES. 189
^*\oi ^a^ vüS. oojo .JK.^,^aJ> ,J-iJ.3o .K-J^. J-jl^.jso .^v^ U^l . j^CL^
\cr\ (TI-3V-3; ^-.j LoAo .jl,^J> oi»J>o .aa^floo/o .K^J^-ia^ Jk_a_fco»Ji>»
>a^>«o .\ i co <h\ y *yf>; iJV— / o»_i..^ ^.cxaSL^s-^o .^.oia-^i»/ ^|^ia^
.(._*V,^>o JVaiopo .°> N ,»o .yQ-^oy.^0 .yOJoi aicuwü'/ L~_2Sl».i (.»i ^coo'^.2
1. R om. — 2. R om. — 3. ^.ji^xj ^o, R. — 4. ut^l R ; on lit ensuite : ^>|o . i_»^o uu>° l^&
v. v^'k l'^S; [t^vi,. flo . yOOiP. i >n>Ps\ 1-ji'^o vqjoi ^oovS o, -tv |Ya^*o R. 5. po^oi JMS.
3. La troisieme heresie est celle des Marcionites. Ceux-ci prechent trois
principes' : le bon en haut, le mauvais en bas et le juste au milieu2; « celui-ci
fit les formes avec la matiere et il versa dans ses replis lapuissauce (tiree) de
sa (propre) esseuce ». Ceux-ci rejeterent completement rAucien (Testament)
s et ils ajouterent et retrancherent dans le Nouveau. 11s rejeterent entierement
le livre des Actes et ä sa place en firent un autre qu'ils appellent le vieillard
(sabä)3. Au lieu de Pierre, le chef des Apötres, ils eleverent Marcion* et au
lieu des psaumes (ils se firent) des cantiques. Ils ne confessent pas la resur-
rection de nos corps5.
1. R : « etres ». Mansi : « Irois dieux ». A partir d'ici, R differe tellement qu'il nous faut le donner
en enlier : « Ils prechent trois etres : le bon, le juste et le mauvais. Ceux-ci aussi porterent atteinte aux
Livres, ils ajouterent et retrancherent dans I'Evangile et dans l'Apölre et ils firent disparailre tout le
livre des Actes et ä sa place en firent un autre qu'ils appellent säkq, pour qu'il fut selon leur
opinion. Au lieu de Pierre ils se mirent Mireiori piurchef des ApUres et au lieu des psaumes ils
se firent des hymnes pour leur office. Ils nient la resurrection des corps. » — 2. Hippolyte, Plulo-
sophumena, VII, in, 31, attribue ceci au marcionite Prepon l'Assyrien qui ecrivait Tcpö? ßa?Sy)Ttävriv tov
'Apixsviov (>i»a»iv)ioi Ur"t>-) au Bardesanite Harmonius (lils de Bardesane??). — 3. La lecture s/ibä n'est
pas douteuse; mais Braun, R et l'arabe (Mansi) portent sükd « somme ou fin »; illumque nuncnparunt
Librum proposili finis. — 4. Cf. Epiphane, Contra haereses, 42. « Pour toi, Marcion, ceux que
tu as trompes portent ton nom ». Meme idöe dans 3. Ephrem, Opera, t. II, Rome, 1740, 485 c, 489
f, 490 ef, 494 bf, 559 ad. Cito dans la Palrologla Syriaca, t. II, Paris, 1907, p. 497-9. — 5. L'ordre,
dans BraunHarnack, est : 1. Sabbaliens. 2. Simoniens. 3. Marcionites. 4. Paul de Samosate. 5. Mani-
cheens. 6. Audiens (Mansi : Photiniens). 7. Borboriens. 8. Qouq^ens. 9. Bardesanites. 10. Arimanites.
11. Montanisles. 12. Timotheens. 13. Cathares. L'arabe (Mansi, Conciles, II, transcrit par Harnack,
p. 14-17) ajoute, apres les Marcionites, « les Sophistes qui disent que les ämes ömigrent ou dans les
betes ou dans les hommes. Les hommes dans le monde sont comme le foin, dont une parlie est
moissonnee et une autre nait. Ils affirmaient qu'il n'y avait ni resurrection ni jugement apres la mort,
mais que les hommes recevraient dans ce monde la recompense et le prix de leurs actions. » II
porte ensuite : 5. Manicheens. 6. Pauliniens (Paul de Samosate;. 7. Photiniens (Audiens). 8. Borbo-
riens. 9. Phocalites (Qouqeens), etc.
(Ol. 10!
r°.
190 BARHADBESABBA 'ARBAIA. — HISTOIRE. [14]
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^ofo( p voo^; ^>o ^o^, ^ocü^jL ^o p/ ^.|t^yj :r>rJ ILqji;^, )li>, ^,0 R. 2. bis in Ms.
3. Avec •. sous ^. En marge ^»'o^. avec .• sur ^ (Bärds). — 4. l^j^^. Ms.
4. La quatrieme heresie, ce sont les Borboriens ' . Ceux-ci disent que le
monde a 6te fait par les anges. Ils preuaient leurs meres (pour femmes) et
mangeaient leurs enfants. En oulre, ils faisaient encore un mystere impur,
qu'il est difficile de supporter pour celui qui le dit et pour celui qui l'entend.
Lorsque les impies voulaient accomplir ce mystere, ils choisissaient dix vierges 5
et les faisaient entrer dans une maison d'impurete qu'ils appelaient le Saint
des Saints; au moment oü leurs pretres benissaient ce mystere, ils avaient
rapport avec elles; et, celle qui concevait, ils la mettaient ä la place de Marie
• ibl. los * et l'honoraient. Voici le mystere : ils percaient avec des aiguilles tout le
corps de celui qui naissait et ils petrissaient, avec de la fleur de farine, le io
sang qui en sortait et le donnaient au peuple"; sa chair devenait une nourri-
ture pour leurs prötres. Cela ne resta pas cache ä Btrös (Peröz), le roi de
Perse, et il commanda aussitöt que tous les chretiens fussent brtiles, en s'ex-
primant ainsi : « Allez, purilions le pays de l'impurete des chretiens; » et
desormais le glaive ne distinguait pas les justes d'avec les pecheurs. L'un ib
1. R ne reproduit que la premiere i<lco du present texle : « Heresie des Borboriens. A cause de
leur turpitude, de leur impurele, de leur grande lascivete, de leurs actions honteuses, de leurs
pratiques ignobles et du sang des enfants ■ju'ils vcrsent dans leur incantation, Je nie refuse ä rien
ecrire de leur histoire. » — 2. Cf. Barhebraeus, Chronicon ecclesiasticam, rd. Abbeloos et I.amy
Louvaln, 1872, I. I, col. 219-221. Volr aussl s. ßphrem, fiplphane, Phllastrlus, Priscillien, laVie de
Rabboula, Attlcus de Constantinople (lettre au patrlarche Bahak) et les acie> (!■■ Sniiim iiotlmann.
Auszüge aus syrischen Akten persUcher Märtyrer, Leipzig, l«so, p. I2i).
10
[15] II. — ABREGE DES ANCIENNES HERESIES. 191
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— 2. ,^><i. Ms.
des freres de Scete, renseignant sur cela im des eveques, son ami, ecrit
ainsi : « G'est peut-etre sur nous que s'est accompli ce qu'a dit Notre-
Seigneur : Une heure viendra oh quiconqne vous tuera croira faire une offrande
ä Dieu' . » Nous refusons (de rapporter) leur turpitude, leurs actions honteusos
5 et leurs pratiques impures.
5. La cinquieme heresie est Celle des Daisanites. Geux-ci disent beaueoup
d'etres2; « le chef et le maitre de tous n'a ete" connu de personne. » Ils donnent
aussi aux elements l'appellation d'etres. Ils s'expriment ainsi : « Le moncle
resultad'un hasard. » Comment? ((La lumiere etait d'abord ä l'orient, le vent
10 en face d'elle ä l'occident, le feu au sud, les eaux en face de lui au nord,
leur maitre en haut et leur ennemi, qui est l'obscurite, en bas. Par suite
d'un hasard, les etres se mirent en mouvement, (l'un) rampa et arriva sur
un autre et le principe commun des uns et des autres fit irruption; les
lourds descendirent et les legers monterent et, ils se melangerent entre
15 eux. Des lors, tous sautaient et fuyaient et ils se refugiaient dans les mise-
ricordes du Tres-Haut. Alors, au bruit repete du mouvement, il descen-
dit une grande voix; c'est le Verbe et la parole de la pensee. II retrancha
1. Jean, xvi, 2. — 2. Voir un extrait de Moise Bar Cepha dans F. Nau, Bardesane lastrologue. Le
Livre des lois des pays. Traduclion franraise, Paris, 1899, p. 59-60.
fol. 105
v°.
10
192 BARHADBESABBA 'ARBAIA. — HISTOIRE. [16]
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du milieu des etres purs I'obscurite, qui fut chassee (et) tomba ä sa place
inferieure, et il separa les (etres). Par le mystere de la croix, il etablit chacun
d'eux ä sa place. De leur melange, il fit ce moade, lui fixa le temps et
lui posa la limite dans laquelle il doit rester. Quant ä ce qui cesse d'etre
purilie, il viendra ä la fin, le purifiera et s'exprimera ainsi : L'etre, qui 5
fit irruption sur im autre, a ete agite et il l'a chasse en bas; I'obscurite
noire est montee et eile a noirci les etres resplondissants. » En plus
•fol. 105 de cela, ils amenent * le sort et le destin1, suppriment la liberte de l'homme
et nient la resurrection des corps. Tous sont babilles de blanc, dans la
pensee que quiconque s'habille de blanc est du cöte du bien et (quiconque 10
s'habille) de noir est du cöte du mal. Bien que ceux-ci ne rejettent pas les
Livres (saints), ils recoivent en plus de nombreuses revelations.
6. La sixieme berösie est celle des Manicheens. Ils disent deux principes.
Tun bon et l'autre mauvais. Tout ce qu'ils ont, ils le mettcnt en commun. Ils
donnent a la lune l'appellation de navire et disent qu'elle purilie et fait 15
1. H porte : « II(5rtsie des Daisaniles. Ceux-ci eonfessrnt le bien et le mal; ils disent les sorts, les
destins et les horoscopes, commfi les Manichöens; ils pr^ohent les sept (planeles) et les douze (signes
du zodiaque); ils enleventau Cr6ateur le pouvoir du gouvernement du monde; ils ne disent pas que
riiüiiime possede la liberle; ils nient la n'snirerlion des corps, c ne les Marcionites et les Mani-
cht'ens; ils s'liabillaient de blanc, parce qu'ils disent que quiconque s'habille de blanc est du cöte
du bien et quiconque s'habille de noir est du cole du mal. u
[17] II. - ABRINGE DES ANCIENNES HERESIES. 193
1. vj -o,oM: |CAvr> v;cxm (lo .psoaJjj ,_o )jl*j ,_ wO,oM; |o^ ,~o v;a-*> •<A0' •>las k^! ■^-CDi°i
)...| |..^\ yoo\£> |oou> ■— =N^Ll! oi1«1-^, ^^oo -1^! oviai |oo, ^o-',*> ^joo . vLa3| ~OioM k*"= rJ-*> r- ;-•(
vqj( aiaxt lILa^toAl; poä_LO ^.n.iloo |l_5> o,LooCSXo c^La^iootoo VJ^C*>; pkü l-ia^.3 a~a»/; ^| ^ ^Aoi ,ajO|
monter en haut l'animal1 qui a ete devore par Tarchonte des tenebres; c'est
pour cela quelle est tantöt incomplete et tantöt pleine2. Ils ont rejete entiere-
ment les Livres de l'Ancien (Testament). Parce que leur mechancete depasse
celle de tous les autres, Mänt, leur heresiarque, fut ecorche par le roi des
Perses3.
7. La septieme heresie est celle des partisans de Paul de Samosate*. Ceux-ci
sont malades de l'opmion des Juifs; comme eux, ils confessent une seule
nature divine et une seule hypostase; ils nient que le Verbe est consub-
1. Ou « l'animalite ». La Iune esl dite « le navire des eaux vitales », cf. Franz Cumont, La
cosmogonie manicheenne, Bruxelles, 1908, p. 30, note 2. — 2. D'apres S. Ephrero, « la lune recoit
la lumiere qui est puritlee et devient pleine en quinze jours, puis va s'en debarrasser durant quinze
autres jours >>. Cf. Journal asu/tit/ue, janv.-levr. 1913, p. 235. — 3. R : « Heresie des Manklteens.
Ceux-ci prechent encore deux etres : le bon et le mauvais ; ils nient la resurreclion des corps ; ils adorent
le soleil et la lune; ils rejetlent le mariage; ils regardent les aliments comme impurs; ils disent que
tout ce qui est dans le monde a une äme; ils possedent dans leur opinion une grande perversile;
ils prononcent le blaspheme et le bavardage contre Dieu ; ils prechent les sept (planetes) et les
douze (signes du zodiaque); ils affirment les sorts, les destins et les horoscopes et sont entiere-
ment assidus ä l'astrologie et ä la divination. » — 4. R : « Heresie des Pauliniens. Ceux-ci confessent
un seul Dieu, qui est une seule nature et une seule hypostase, et ils ne confessent pas que le Verbe
est consubstantiel au Pere, ni le Saint-Esprit; mais ils appellent cette meme nature une seule hypos-
tase avec trois noms et ils disent que Notre-Seigneur est un simple homme, comme l'un d'entre
nous, et qu'il est, par nature, comme nous ; c'est de Marie qu'est (venu) son commencement de Als;
mais, ä cause du choix dont il a ete l'objet pour etre le sauveur de la nature humaine, la gräce
divine s'attacha ä lui et habita en lui par la volonte et par l'amour et c'est pour cela qu'il a ete
appele Fils de Dieu, lorsqu'il etait un simple homme. Partout oü ceux-ci trouverent dans le Livre
(divin) des paroles qui proclament l'eternite et la divinite du Fils et annoncent les hypostases de la
Trinite, ils les ont enlevees et ä leur place en ont introduit d'autres. Car ils n'ont pas change les
trtres des Livres des prophetes et des Apötres, mais ils appellent chacun des Livres tel qu'il est. »
Cette derniere phrase, dit M. Harnack, peut deriver d'une mauvaise comprehension d'Eusebe, Hist.
ecet., VII 30, 9-10. On voit qu'elle ne figure pas dans l'original.
PATR. OR. — T. XXIII. — F.
13
194 BARHADBESABBA 'ARBAIA. -- HISTOIRE. [18]
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oila^^iookio ^-.jvaiö; JjbcL^Ks K-./» ja-/ "^a ,^-^ot ^-.; vOJch .Jc*^;
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JLjLÜa/; jLi'ojo *s/o .yootfcoocL. yooj^o ,J~o^»_s ^^JL^io/o .vQj/ k^-'f* J**JJ
ryoof^.; s£a-_flo»oi o.*i Loau )joi .'J„«_oä.o; öuk-»/ "^A; vm » coioi .^
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stantiel au Pere; ils ne confessent pas le Saiut-Esprit ; ils disent que le
Christ, est im simple homme, que c'est de Marie que (vient) son commence-
ment de fils, que c'est parce qu'il a ete choisi pour etre le sauveur de la nature
humaine que la volonte divine s'est attachee ä lui et a habite en lui et que c'est
par gräce qu'il a ete appele Fils de Dieu. Partout oü il y a des paroles qui
proclamcnt l'eternite et la divinite du Fils, (ceux-ci) les ont enlevees et mis
ä leur place des (paroles) humaines pour appuyer leur opinion'.
8. La huitiemeheresie est celle des Audiens2. Ceux-ci disent que la Trinite
consiste en une composition; ils imaginent trois cent soixante lirmaments
d'apres le nombre des jours de 1'annee ; ils sont tous ascetes et jeüneurs et
persöverent dans les pleurs tous leurs jours; ils ont aussi l'accueil des ötran-
gers ; ils chassent du milieu (d'eux) quiconque parmi eux peche et rit.
9. La neuvieme lieresie est celle des Qouqeens*. Apres que ce Qouq, leur
1. Certains critiques bibliques trouvent qu'un texte biblique est d'aulant plus imcien qu'il est plus
fauiif, parce qu'ils classent leurs textes suivant le processus de l'imparfait au parfalt. Notre auteur
nous apprend que de bons exemplaires ont etc^ modilies. — 2. R : « Höreste des .\u<lit'iis. Ceux-ci
disent que la Trinite consiste en une composition et que les hypostases composees subsistent siinul-
taiic-ment. II y a parmi eux des ascetes et des jeüneurs; ils ont l'accueil des etrangers et perseverent
dansles pleurs tous leurs jours. Ils cliassenl du milieu (d'eux) quiconque parmi eux peche et rit. » — X H :
« Heräsie des Qouqiens. Ceux-ci sont a peu pres comrae les Samarltaios; Ils n'enterrent pas les morls
10
[19] IL — ABREGE DES ANCIENNES HERESIES. 195
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1. ^iJ5 Ms. 2. «iOi. ^SLot^»|! ,^;.>o'(o . ö|.\ v.l'ivi |lov*. ya..;x> It^JjOL^i. ^Aoi . *n>ax£o<l}o; ^d^rDiO)
^5_L|o (.J^ianil N-l |j^>>| ).ioö,o .<i^_ ^OJO| .3/ pitoo . voOid.»v»^3 »-i-v^o (Jo P; |-pQJ |l\v»aoo. |o)Ä. ^ ö^lso
v yÖ, V-^-S'/ (N-LA-3 vOOl\ K,
heresiarque, eut ete trouve en faute avec la femme de son pere et chasse de
l'Eglise, il fonda cette heresie1. II melaogea l'opinion du chaldeisme (l'astro-
logie) ä la doctrine des Livres; tous croient aux sept (planetes) et aux douze
(signes du zodiaque); il fit un choix dans Marcion et Bardesane et trompa
sles partisans de sa doctrine. * Dans leurs actions ils sont comme les Sama- ■
ritains; ils n'enterrent pas un mort et, lorsqu'ils ont un defunt, ils paient
des etrangers pour l'enterrer; ils nient la resurrection ; ils rejettent ceux
qui ont la lepre, Telephantiasis et toutes les autres taches. Ils se sont
imagine douze evangiles avec le nom des douze Apötres; ils ont corrompu
10 tout le Nouveau (Testament) et n'ont pas porte atteinte ä l'Ancien.
10. La dixieme heresie est celle des Montanistes 2 . Ceux-ci, avec d'autres
turpitudes, disent encore ceci : que Marie est une deesse; ils disent qu'un
archonte eut commerce avec eile et quelle enfanta le fds des dieux. Eux aussi,
comme leurs compagnons, ils ont corrompu les Livres. Ils ont quatre jeünes,
äs chacun de quarante jours.
et, lorsqu'ils ont un defunt, ils paient d'autres (hommes) et (ceux-ci) l'enterrent; ils nient la resurrec-
tion; ils rejettent ceux qui ont la lepre, l'elöphantiasis et. toutes les autres taches. Ils se sont faii
douze evangelistes avec le nom des douze Apötres. Ceux-ci aussi ont porte atteinte ä tout le Nouveau
(Testament), et non ä l'Ancien. »
1. Jacques d'Edesse rattache Qouq ä Valentin, cf. R.O.C., t. X (1905), p. 278-9. — 2. R : « Heresie
de Montan. Ceux-ci designent la bienheureuse Marie sous le nom de deesse et disent qu'un archonte
eut commerce avec eile et que d'elle naquit le Fils de Dieu. Ils introduisent dans leur recit un langage
insolile qui neconvient pas. Eux aussi, ils ont corrompu les Livres. Ils ont dans l'annee qualre jeünes
•de quarante jours. »
■.'. 13S
I".
196 BARHADBESABBA 'ARBAIA. — HISTOIRE. [20]
ylos'/ ,yo+±o \i^ w^cx . ' JjutoxxJ^ ö^.K-./ Iv^Q-^».— ; vxa^Äiioi .rC..
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11. La onzieme heresie est celle des Timotheens' . Ceux-ci confessent
en tout comme nous et ils n'ont rien corrompu dans les Livres. Ils sont
malades de cette seule chose : qu'ils rejettent les riches et rejettent quiconque
possede des richesses et ne les donne pas ä la communaute. Les moines sont
plus nombreux chez eux que les seculiers. 5.
12. La douzieme heresie est celle des Pars'. Ceux-ci, tout en acceptant les
Livres comme les orthodoxes, ont tort en ce qu'ils rejettent celui qui peche;
ils ne donncnt une penitence absolument a personne et chassent du milieu
(d'eux) quiconque parmi eux peche par une faute grande et petite.
13. La treizieme höresie est celle des Arimanites ('ApsiopiavtTai) \ io
1. P. : ii Hcr6sie des Jimo.tian.ist6. Ceux-ci aussi sont partout comme nous et en ricn ils n'ont cor-
niuipu les I.ivi'i's, ni poitö atleinte i\ la foi ; mais ils rejettent quiconque a des richesses pour lui seul et
ne les donnc pas n la communnute; les nmines sont plus niiniliiciix chez eux que les seculiers. « —
•2. lt : « La derniere härösie est celle des Cathares, qui sont traduits en syriaque par les Pitrs. Ceux-
ci n'ont rien corrompu ni altere dans les Livres et dans la foi; mais ils rejotlent ceu\ qui pecln-nl el
n'aeeeptent pas de donner une pünitence a un In e qui peche par une faule ueuueuup ou peu; mais
ils le cbassent aussltöt du milieu (d'eux). » — :t. lt : « Herösie des Arimanites, des Eanomiens el des
Macidoniens. Ceux-ci pour certainea choses sont d'aecord et pour d'autres non. Arius et Eunomius
disent que le FÜS est une creature. Maci-dnnins dil que le I'ils est consuhslantiel (au l'erei, mais
que le Salut-Esprit est une creature. Arius et Bunomius n'ont (rien) corrompu dans les Livres. Man.
ilunius a change des paroles du Nouveau [Testament}. » Celle derniere pinaM- \ise peui eii-c, dit
M. Bamack, la ponclualion (pie Maci'-donius diumait de Jean, i. :!. Voir Tlieiqdiylacle, Inc. isla, el
Tischendorf, editio major.
10
fol. 106
v°.
[21] II. - ABREGE DES ANCIKNNKS HERESIES. 19V
J^o'^o ,v -.*'.. JLs/j )N-V^ Jc*$X; jt-^j •^-3t^° ^°^ ••°::^:~ V
^ fcooj_o? .JujJ ^so^io J-a-X^ N^o .^icoo ^ak\ \\-=> *^°> J-*!*-0?
v^*~ IJLsoJ K-J^o L_X ^; IsK+l v; J.äoVoX Jpal-x J_a^» .)^>J?
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oi. -\^\ yso, PI .^Ae» jsumi'0,1 vol.iv-.,vi ^o,; voo^öwä. v^oNio ,>o .l'lISjc/ voowi |U>TL(; |öv*l» vaj| ^*>o
PUP. |0l_J. H1» |Nfi-Ä30 v, ,l,Vni .^ Ii0i. l^U ,*> ^ V*»^ P! ^^O .VO0,rXuijL OÜJi>. -OOC^J. OO) M-=|
IISjj |.y..iv Jjj| /0r= .001 ^P| \joaZoiZai [$iB M>o>>o |~3a^o p^o/ p^/je |N^,j> |lji. IS^Oo poaioo (la*
Ceux-ci, tout en n'ayant rien corrompu dans les Livres, blasphement en ce
qu'ils regardent le Fils de Dieu corame une creature du Pere et confessent
que le Saint-Esprit a ete cree par le Fils. Ils baptisent les gens jusqu'au
coeur, comme si en verite l'äme habitait dans le coeur, (et) tiennent pour
s impurs les membres inferieurs, depuis le coeur et au-dessous.
14. La quatorzieme heresie (est) celle des Cyrilliens et des Severiens'.
Ceux-ci n'ont rien corrompu dans les Livres. Ils confessent grandement la
Trinite. Ils blaspbement contre l'economie du Christ ; car parfois ils disent que
le Fils eternel est devenu chair et, par lä, ils nient la prise de notre corps
10 et introduisent un changement dans la divinite ; et parfois ils disent que Dieu
le Verbe a souffert pour nous. Lorsqu'ils sont presses, ils ne disent pas
ces blaspbemes. Ils confessent certes l'union qui (est faite) des deux natures;
ils disent une nature et une hypostase apres l'union * et introduisent le * fol. 106
melange et la confusion.
15 Quant ä toutes2 ces heresies et ä beaucoup d'autres qui avaient recouvert
. 1. Ce paragraphe manque dans U. L'auteur elimine ce qui est posterieur ä Nicee, puisqu'il fait
seulement une compilation sur ce concile. — 2. Voici la (in de R : « Toutes ces heresies et
encore beaucoup d'autres avaient recouvert la sainte Eglise comme des nuages obscurs; car ce n'est
pas le moment de raconter la cause de chacune d'elles, quand et en quel lemps elles ont pris
198 BARHADBESABBA ARBAIA. — HISTOIRE. [22]
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p>|_j |«v-ii ^.^^oo |Kj,iLiai. pLL>. tso^ |«-m»; ^Oinn.V) ^j—too; ^( v^O| . UW>Vo>! I-1^ 1^°'° ' I ■•"■""i^-; \*-r
Oj\lo aco i . fr l {.maj : ^spiJj \^ ppOj\ |ajt |l^»3| |LajYio; poa-ouo ^L -M/ t-uoi -I; «aot l-Ja-o. a^s ov~>>t
-0^.0)1 OiiO uO)ON_./ pO) . P_3| K.
1. vooiI.oh»9 Ms. — 2. a>>ß;» Ms.
la sainle Eglise comme des nuages obscurs, c'est par le moyen d'hommes
saints que leur faussete a ete mise en evidencc et leur noirceur dissipee
— car leurs aiguillons cuisants furent dötruits par des interrogations
et des reponses. Ce n'est pas, en efTet, le moment que nous racontions
la cause de chacune d'entre elles, quand et comment elles ont commence &
ou quels ont ete leurs inventeurs, pour ne pas etre arretes (loin) de ce que
nous nous proposons. II nous faut ajouter cette seule (remarque) : bien
que tous ces flls de l'erreur fussent disciples de Satan, qui constam-
ment opere avec zele parmi les fils de la desobeissance, ce fut cependant
par deux groupes, plus que par tous (les autres), qu'il put montrer sa l»
puissance dans la sainte Eglise, Tun des Ariens et des Eunomiens, et l'autre
des Cyrilliens et des Severiens. C'est pourquoi, nous aussi, tournons
comnienceniiT.t dans le monde, dans quel pays chacune d'elles a commence ä prendre possession,
quels sont les noms des pays dans lcsquels chacune d'elles s'est aAermie et quels sont les noms des
inventeurs de ces hcresies. Mais ce n'est pas maintenant le moment d'eciire toute leur hisloire pour
ne pas etre arretes (loin) du sujet que nous nous proposons. Nous ilai Iraeons en peil de inots pour
montrer ä quels abaissement et humiliation (Hait parvenue la sainle Kglise et quelles oppression,
vexalion el perseeiilion etaienl anivees an\ lidelo de cette cpoque. En cerlains cndroils, c'ctait dans.
les maisons des söculiers que les Adeles etalent baptises et olTraient l'offrande en Beeret ä cause de la
cralnte de la perst'cution. Lorsque la droiluie elait opprimäe et la virile persecutöe et que la ItHe des-
fideles etait inclinee et la corne des he^retiques öleve'e, alors, de memo qüe les rayons du soleil
apparaissent parmi les nuages obscurs et que le soleil brille de la force de son eclat au milieu d'une
nnee noire, ainsi apparul la cou rönne Adele de l'empire victorieux, digne d'une bonne memoire i
Jamals: Constantin, l'empereur victorieux. Celui-ci est le Als d'iielene.
10
[23] III. — ARIUS. 199
il n« ,rsf & r^ ,u vciL r^ncnA ' rs^VsT ^n oocunr^ Ax
v>jc\ \coAncvjiA .»cnaH^jJci oocn:u£aAirC? r^ijai rs^iXecnT^
-^OO'^i OpS. O COuSO iK_=> Jl^ ^-iO tO^-CO )K,°li\ ..« V) ^3X».J0»O( ^1 O-^ yj>
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.vfn . io»nv> .v60 »^)/ .^m »viio/ .^coa-.»/ . ) i « ^o °>o ,jJa.3 Jl^-J^o -.K^xvo
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JjLA.» vOOOUi -'JJUVJJ loOl t-^x J-LSO< »fc. *1 ^ -*t-=»^/ ^3 ^t"0? fll •^-*?a.^O JJ
.po)j; <^ toSj J»oi JL001 ^-.j ^_2u, '/; .Jl^ s^^
1. t»»/ Ms. — 2. imiui^.^)o Ms. In marg. "»ax^^o. — ;j. monnN.m-» Ms. — 4. U^,«^o Ms.-
notre discours contre eux deux : d'abord contre les Ariens, (disant) quel est
leur heresiarque et d'oü il est venu ä cette erreur, et ensuite contre les autres.
(III). — Sur Arius ; d'oü il vint ä cette erreur; sur la liberte que poss/hlerent
Alexandre et ses compagnons envers lui et qu'est-ce qui fut la cause de la reunion
5 du concile.
Bien que des heresies varices se soient separees de l'Eglise apres l'ascen-
sion de notre Sauveur, communement cependant elles se divisent toutes en
deux (groupes). (Les partisans) de quelques-unes ont peche contre l'economie
de notre Sauveur, en disant qu'il n'a pas pris la chair, mais qu'il est apparu
10 par illusion — comme Simon, Menandre, Cerinthe, Valentin, Cerdon, Basilide,
Mdni, Marcion — (et) en niant aussi la resurrection de nos corps.
lies autres ont commis une grande erreur sur la nature divine — voiei les
plus connus : d'abord Tlieodote et Artemon, et ä la fin Paul et Photin, Arius,
Eunomins, Aetius, Mace'donius — en disant que le Verbe Fils est une crea-
15 ture et une ceuvre (du Pere), qui par gräce devint Dieu, et en ne confessant
pas qu'il est une essence (eternelle), mais en racontant sottement qu'il a
ete cree avant tout. Car c'est ainsi qu'il est arrive aux Ariens d'etre les
premiers dans l'Eglise. 11 nous faut dire comment cela eut lieu.
* l'ül. 107
r*
r°
10
200 BARHADBESABBA ABBAIA. — IIISTOIHE. [24]
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O-^xd Jjoi ^_ioo .,_a_\» Jloipo ^^io •.J_;,.JLaiaL^3 -öoij lpo'/; ^-»/
1. Les letlres U au bas de la page marquent la fin du onzieme cahier (11 x 10 = HO feuillels
dont 4 manquent au commencement). Au bas de la page suivante. les leltres »=* indiquent le cora-
mencement du douzieme cabier.
Depuis les temps anciens, il y eut ä Alexandrie la plus grande partie de
l'enseignement des (hommes) profanes, en sorte que c'est pour ce molif
* foi. 107 qü'on y venait de partout : les uns * pour ecouter les paroles des gram-
mairiens, d'autres pour apprendre les metres des rheteurs et des philosophes,
d'autres pour ecouter la conversation des poetes. Parce que 1'imitalion a 5
l'habitude de se produire parmi les hommes, il se trouva un homme, dans
ce zele de l'enseignement, qui avait pris les commandements messiani([ues
pour etablir dans la ville aussi un lieu d'enseignement des Ecritures diviues,
aiin qu'on ne considerät pas seulement l'enseignement de ces (hommes
profanes). En effet, on pensa ajouter encore une interpretation ä ce <pii etait i0
ecrit, pour orner les Livres divins, et, ä cette occasion, ces habiles intro-
duisirent dans les Livres divins quelque chose de pure Imagination. Eis
eurent pour guide Philon leJuif; et ces sagcs ne surent pas que ce ne sont
pas des choses vaincs seulement, mais hien l'enseignement de la verite qui
orne les Livres divins et ils aboutircnt ä la vaine gloriole et aimerent In ,-
gloire des hommes plus qüe In gloire de Bleu*; car ils cherchenmt a placer
les Livres vrais au rang de l'idole qui est l'aitc dien. La cause de tout ce
qui arriva a Alexandrie, comme je l'ai dit, est relative ä l'enseignement
1. Jean, Sil, 43.
fol. 107
v".
[25] 111. - ARIUS. 201
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ooot x-ti'l )).^...^,fl> ,J— CtAOS ^^io .^-^ot ^.»qj JJ;o .^l^i jKiO^lD
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.-joot ) m i v> N-»j « . ft>ao JJ/ .^J.f\j oi^oojlo; Pt-3/ • >^°t ^° Lia\<» .t-*--»v
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^.^oi «.£0.3 L/ ^_>; jJ .joot y^sa^o yooj-s oi^V^. K^JL^sl ..oooi ^A^o^
)^a> -<x-Xj/ ^ia-Ai wio JJ/ ,)Jtvj-.po; öt-3an m°>/ Lsi voso^j.ro.3.^ ^io
15 ojl_o; -.jjL^xo; ot,„--_<i\l\X oiX£>!S^^a\ «VAO .^-»li/ on^ )o£5s £C_x_>_;;
profane et, ä cause de cela, les (hommcs) profanes trouvaient beaucoup de
blasphemes contre nous et certains en vinrent jusqu'ä nier la resurrection
de nos corps. Pour ne pas allonger cela, (disons que) c'etait pour l'inter-
pretation (des Livres) que beaucoup venaient ä Alexandrie.
s Lorsque Philon fut parti de cette vie, ce fut, au temps de Constantin, ä
Alexandrie meme, im homme nomme Arius, lequel promettait un grand
exercice dans les Livres divins, qui fut appele pour entreprendre cette Inter-
pretation. Peu de temps apres, il fut egalement eleve au degre de la pretrise
de l'une des eglises de la ville. II promit d'interpreter aussi les Livres de la
io meme maniere qu'il avait recu la science des (hommes) profanes et c'est pour-
quoi ilaboutit äl'invention nouvelle d'une f'oi perverse. II dit, dans sonorgueil,
que le Fils est une creature et qu'il est alors qu'il n'etait pas (auparavant). Au
debut, il ne voulut pas produire cela en public, car il craignait de negocier
par lä sa propre perte; mais il essayait en secret de pervertir * toute la ville. *fol. 107
35 Ouant ä ceux qui de l'exterieur de la ville venaient pres de lui, il leur
transmettait sa lepre avec confiance. Ces choses ne resterent pas cacbees
ä Alexandre le grand, l'eveque de la ville; mais, des qu'il les eut entendues,
le feu de la piöte fit bouillonner son esprit et il commenca ä demander au
disciple de Satan : « Quels sont les blaspbemes que tu proferes? » L'impie
v°
202 BARHADBESABBA 'ARBAIA. — HISTOIRE. [20]
^ooKieLio JJ; -.Vio/o \&-p otk!^~; ^2>o j^ai ^-.; ooi .Kj/ sS^io» ^o\.
"^£0*0 :J.2öoi ,-io ^wi^j \±oi oöt ^^O. ^.OO) J-Lio <vo-s/ o'/ J;oi J^iol/
Ui.^0^ ■*-)'/ • .^-a.'^K^o 'J-sJa \.io\.2> jlf^» öt^eiAQ^ :J.^jJfroo jjot yjj )>.—»
voimslj w-i +s ^-^o( ^^- >.too-.»JJ ><ouiam^i v^Joi? *.J't-»** jjöVcoo JjJJj
yooou* •*-./ o.m.a>a\ £*&~U J->£~jJ &l ßl i-^mL/ ^•Xot ?o-J^_a ooi oXi ■
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Ll2Ui ..^.OU't-O t - *'' »J J^k^. J^A Ol^ ^ .^a\o| *^iw v^KjL^CL^ vö'jj Ool
..vm.qi^K-ii J.^«.*; J.i, JJ* >?^^ioo .JJ^jp0 IJ^viÖ^./ ..J^IJQ^JJOI ^*>
1. In marg. oow vifc».
nia par crainte et dit : « Jamais je n'ai pense cela, 6 notre pere. » Que
fit donc cet (homme) eleve au-dessus des contingences? Parce qu'il vit
que, si cela etait tenu secret, le Corps de l'Eglise serait corrompu par cette
maladie, il mit en mouvement des (hommes) justement zeles et des temoins
veridiques, qui reprendraient eux-memes Arius ä ce sujet. Lorsque (celui-ci) &
i'ut repris qu'il n'etait pas seid ä avoir ces opinions, mais encore qu'il
s'etait applique ä persuader les autres de devenir ses partisans, Alexandre
se souvint de la parole de l'Apötre : Enlevez le mechani du milieu de vous* ;
et de celle de Notre-Seigneur : Mime si ton ceil droit te scandalise, arrache-le
et jette-le (loin) de toi'1; et encore : Reprends devant Unit le monde ceux qui 1(>
pechent :' ,• et il revela et divulgua son impiete devant tont le monde. 11
ordonna egalement que personne n'eüt de relations avee lui, selon la parole
de l'Apötre*. Beancoup de ceux qui revenaient de cette seete racontaient
ce qu'(Arius) leur apprenait; parmi eux il y avait dejä des eveques et il leur
adressait ses lettres. Lorsque saint Alexandre eut appris cela, il pensa qu'il i*
ne <qnvenait plus de se taire sur ce sujet. Bien qu'il l'eüt convie jusqu'a
trois fois a revenir de ce blasplieme, selon la parole du Seigneur, et parce
l. I Cur., v. Kl. — '-'. Miitlli., v, L"J. — 8. 1 Tim., v, 20. — k. II Tliess.. m, 14.
' fol. 108
r°.
[27] III. - ARIUS. 203
voi,Juj yOCHJLbo J^-ao .^o'/j \^xoi aiiojo .Jio» «-*^o^» <Xfc» "^b. vQj/
V *
)l) - - ™ jloV-.oijA ^> ,-l3j .k^o..*; Jkj^-s ^^>© f°> '^s^k Jk_au.*Äo
5 :|*a*^u/j Jjv-'t-^S ^-? voi-l^-floo/ -Jju^-s J'»-0^ vf01"3 -*<>-*-' JJ -.vOoKjj
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1. IseooiV». Ms.
que Timpie ne voulut pas obeir, il voulutle compter comme un publicain et im
paien'. Aussitöt il ecrivit et informa le patriarche de Rome la grande, celui
d'Aiitioche et celui de Jerusalem, ainsi que tous les autres (eveques); il les
renseigna sur le chef de cette erreur et (leur fit savoir) quelle etait l'impiete
5 qu'il avait enfantee; et il leur demanda d'envoyer des lettres en tout lieu
au sujet du mal qui etait leve, afiu que peut-etre, en obtenant beaueoup de
vigilance, la mauvaise plante ne levät pas chez eux. Eustathe, le patriarche
d'Antioche, homnie qui etait instruit dans l'enseignement * profane (et) qui * fol. los
r°.
possedait vraiment la rectitude de la foi, et Alexandre de Jerusalem, en
io meme temps qu'ils s'appliquaient ä preserver leur troupeau, prirent soin
encore de renseigner l'empereur sur cela. Ilspenserent, en effet, qu'une maladie
grave, qui depuis lougtemps a possede des ulceres dansle corps, a besoin d'un
medecin habile et d'un fer trancliant, pour couper, ä l'aide du fer, la chair
morte et appliquer ä la maladie le remede utile. L'opinion (TArius etait
15 une maladie de ce genre dans le coeur des auditeurs. (IIs furent d'avis) de
demander ä (l'empereur) de reunir les eveques en concile, afin que, en luttant
tous contre cette opinion abominable, son heraut füt jete en exil. Quel est,
en effet, le medecin ä qui il serait aussi facile de guerir une maladie exterieure
comme Constantin, l'empereur victorieux, a gueri cette maladie du c eur?
1. Matlh., xviii, 15-17.
10
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y-./ .-s-oici^jjo oft -\ ..\ )^<^_o_3 V-^t-» JJ Ju/o .JJLJ^olV; ^_bo vO^dKj JJ
IV. — Lettre de l'empereur, qui ordonne qu'un concile se reunisse ä Nicee,
ville de Bithynie ' .
Lors donc que cet homme de Dieu eut entendu cela, ainsi qu'un pere com-
patissant, il regarda comme personnelles la tristesse et l'affliction de l'Eglise,
ä cause de son araour pour eile. Tout en pleurant sur cela, il dirigea ses pensees 5
vers Dieu, comme s'il pouvait apaiser de telles choses; car il peusa que,
s'il ne corrigeait cela, c'est a lui qu'il serait demande compte de la pcrte du
troupeau spirituel du Christ. Aide- par la gräce, il ecrivit une lettre ä tous
les pretres qui etaient sous les cieux, afin qu'ils se reunisseut pour rechercher
la veritr et pour gagner la paix au bercail de l'Eglise. Voici sa lettre : 10
Les pieux pretres3 victorieux a toute l'Eglise qui est sous les cieux, avec (les pretres)
soumis et non soumis, salut dans le Christ, notre Empereur. Levez-vous tous avec
empressement et diligence, pour venir ä un concile au pays de Bithynie, dans la ville
de, Nicee, cn vue d'cxaminer la vraie foi. Que ceux qui sont unis entre eux. comme ceux
qui ne sont pas unis, ne soient donc pas empeclies de venir et que personne n'amene 15
1. Sur uno lettre difförente de Constantln, voir Agaplus, /'. 0., t. VII, p. 5'iG-T. Syr le concile de
Nicee, volr /'. u., t. i\'. p. 276-280. — i. Lira empereur^ .
10
foi. 108
V".
[29] V. — SIMON LE PERSE ET CONCILE DE NICKE. 205
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1. In marg. v;ä3 ^a-^- ooov — 2. oa^ai9; Ms.
de force son compagnon et ne l'empeche de monter au concile et de se defendre sur la
profession de foi dans le concile devant tous les eveques, pour qu'il y ait un seul accord
et lien et une seule union sans distinction, * afin que, par la foi sans division, toute Mol. 108-
l'Eglise subsiste en un seul corps de volonte parfait (comprenant) le sacerdoce et l'em-
5 pire! Nous vous avons donne aussi un temps qui sulTira ä parcourir le chemin, (ä savoir)
un an et deux mois. Que tous les eveques se reunissent dans le premier Tisri (octobre"!
ä Nicee, ville de Bithynie, qui est dans le voisinage de notre empire (cour) fidele. Salut
en Notre-Seigneur.
V. — Excuse de Simon le Perse; combien d'ev^ques se reunirent et sur la
io liberte que possederent les orthodoxes.
Voilä le (conteau) de la lettre, qui comporte pitie et souci pour la vraie
foi. Parce que tous les eveques, soumis et non soumis, avaient ete demandes,
saint Mar Simon bar Sabba'e, qui etait le catholicos du pays des Perses
— sou siege (etait) Seleucie et Ctesip/wn — fut egalement demande. Pour la
13 raison que, ä celte epoqu'e, les eveques des Perses recevaient d'An-
tioche l'ordinatiön et, en outre, pour la raison que, ä cette epoque, il y avait
(quelque) trouble sur les frontieres, Mar Simon avait craint de monter (au
v°.
10
fol 109
206 BARHADBESABßA AHBAIA. -- I11STOIRE. [30]
J> -«« KjoojOiAjo :"^--s;/; j^cua.m.3/ ^x-*q-,; )^J.s Ut-^J otoo ...flfflSnS,
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^sJSs ^>JL ^-^ouso * —oto-aju. jLia^so .U-y/ oub> oxdvsJ./ -Ji-aa^iö
concile) et il ecrivit une lettre par rentremise de Jean, l'eveque d' Arbeies, et
de Sähdöst, son pretre1, et envoya (dire) ä l'empereur en ces termes :
Si ce n'etaient les paiens qui ont soif de notre sang, je voudrais venir et etre beni par
volre Empire et par nos Peres et nos maitres fideles ; mais, moi aussi, j'approuve avec
joie tout ce que fera tout l'ensemble de nos Peres, qui ont ete persecutes pour la vraie foi. 5
Lorsque tous les eveques se furent reunis selon l'ordre de l'empereur,
aiors l'empereur lut devant eux les chapitres qu'avait ecrits Alexandre de Jeru-
salem par l'intermediaire de Macaire'-. Quand ce saint eut voulu faire connaitre
hn-meme en personnc ä l'empereur l'opinion i'Arius et les maux que ses parti-
sans faisaient aux enfants de l'Eglise, les Arimanitcsimaginerent de le perdre. 10
Lorsque leur artitice ne lui fut pas reste cache, il ecrivit les chapitres veri-
tables de la foi et les envoya ä l'empereur victorieux par l'entremise du
pretre Macaire, pour enseigner la vraie foi. Le saint lui-meme rapporte qu'au
moment oü il se mit en route pour le palais imperial, les Ariens lui tendirent
fol. 109 des embüches et le noyerent dans la mer. ' Parmi ces deux mille quarante- ig
r°.
1. Diverses tradilions nestoriennes, relatives ä la pari prise par les Orientaux au concile de Nicee,
sunt resumees dans P. 0., I. IV, p. 276-280. La presente est tres vralsemblable ; car Simon bar Sabba'e
i'-lnit patriarche en :)25. liest nalnrcl qu'il aitenvoyä deux subalternes pour ne pas trop attlrer ('attention
du roi de Perse sur ce voyage en pays romain. On notera que Sahdöst, le suecesseur de Simon, a 616
mis ä mort apres un an de patriarcat el que Jean, l'eveque d'Arbeles, a «le däoapIU en novembre 343,
cf. /'. 0., t. X, p. 24. N'est-ce pas leur prösence a Nic6e qui a fait aecuser les ehretiens perses d'elre
les auxiliaires des Momains? — 2. La compilalion altribuee a Marouta remplace ce qui precede par
deux pages sur la famille de Constanlin et les conslructions de sainte Helene, Braun, loc. eil-,
p. 50-52. Le r61e d' Alexandre de Jerusalem et du pretre Macaire (lgure aussi dans fibedJÖSU, Ibid., p. 52.
[3i] V. - SIMON LR PERSE ET CONCILE DE NICKI'.. 207
r
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io oiK-D>~k M^^o ^5sjj_a "^ooi ^--.Vö« >fco .J^sJ-s ^a-*> A^o ^axo*/;
»aaS. sa-OM )o«? .^o»^ pofo Jjäso;1.V]J vpoj^ ö<*-o ..ojä^äo ch^ao
^o^o ^.iso .JlarfcJo ^.^o )1ojo«.d "^Ao .Jlp> efco ^> Uioa- ^«
1. oa^^Si Ms. — 2. IW»^ Ms. — 3. In marg. IU=9». — 4. U^ä.3, Ms. — 5. ja^aa.p; Ms. In
marg. <m^aa*N [sie) et "K— — 6. oow snpra lineam.
huit eveques qui se reunirent', il ne s'en trouva pas parmi eux qui recu-
rent ces chapitres, si ce n'est trois cent dix-huit seulement, encore que, merae
parmi eux, il se trouva neuf trompeurs, dont voici les noms : Theognis de Nicee,
Eusebe de Nicomedie, Patrophile de Palestine, Eusebe de Cesaree, Narcisse d'flte-
s rapolis de Cilicie, Flavien de Ti/r, Menophante d'Ephese, Secundus de Pentapolis
i'Egypte et Theonas de Marmarique. Tous ceux-ci cherchaient d'abord, par des
iuterrogations et des demandes, ädetruire la verite de la foi et c'estpar craintu
qu'ils approuverent de bouche et non de coeur. Tout le concile jeta Arius en
exil, en donnant son assentiment ä cette parole : Enlevez le median! du milieu
to de vom2; et : Ledelinquant sera puni selon ledelit qu'il aura commis et il n'y a
pas d'acception de personne3. Apres cela, Tempereur prit dono son anneau,
son sceptre et son epee et les donna aux orthodoxes et leur dit : « Voici que
le pouvoir vous est aujourd'hui donne sur toute l'Eglise, sur le sacerdoce et
sur l'empire, et sur tous les ordres qui sont soumis au sacerdoce et ä l'em-
15 pire; et c'est ä vous que le Seigneur demandera compte de tous les enfants
de l'Eglise perdus et retrouves*. »
1. Elia-Ali ben-Obeid. eveque nestorien de Damas, anterieur au x* siecle, evaluait ä 2 848 le nombre
des eveques de Nicee, P. 0., t. VI, p. 485 et 487. L'ethiopien a conserve la vraie legem : 2 048, Ibid. —
2. I Cor., V, 13. — 3. Col., III, 25. — 4. Gf. P. 0., t. IV, p. 278.
* fol. 109
v°.
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VI. — Que fit le concile, quand ü fut reuni; quels sont ceuxqui endurerent des
mau.r de la part des Ariens et quels sont ceux qui n'(en endurerent) pas.
II nous faut desormais considerer la vaillance des soldats courageux qui
portaient sur leur personne l'afniction de l'opprobre du Christ; car ils posse-
daient une grande confiance dans le Christ. C'est ä eux, en effet, que 5
l'Apötre Paul, ä mon avis, avait crie cette parole : Prenez le glaive de l'Esprit ' ;
et : Priez en toüt temps pur l'Esprit2. C'est donc par leurs priores assidues et
par le glaive du Saint-Esprit qu'ils subjuguaient les citadelles rebelies et
qu'ils attiraient tous les esprits ä l'audition de la foi.
Lors donc que le concile cecumenique eut reeu pouvoir du Roi terrestre et 10
Celeste, en sorte que tout ce qu'ils lieraient sur la terre serait lie dans los
cieux et que tout ce qu'(ils lieraient) dans les cieux serait lie aussi sur la
♦fol. 109 terre1, les Peres ordonnerent * que des trönes fussent disposes pour que
v°' chaeun d'eux siegeät sur son siege comme il convenait. On rapporte que Tun
de ces trois cent dix-huit etait le Saint-Esprit qui siögeait sur 1111 tröne au is
milieu des Peres4 et lui-möme condamnait et justifiait. Jusqu'ä aujour-
d'hui, en eilet, cette demeure est conservee, avec les trönes qui se trouvent ä
1. Eph., vi, 17. — 2 ßph., vi, 18. — 3. Maltli., \vi, 19. — 4. Cf. 1'. 0., t. IV, p. 280.
[33 VI. CONCILE DK NICKE ET VICTIMES DES ÄRIENS. 209
jlo£D»09 OJLoi.'; v^«.30t »fco ^-bo JlÖi^D K-i^S; (,J£l3l^.^ ,OU» « n\; jJtJLO
yOOt^aÄ^lS^ai J^cua^vo :Z;o» JJ J-.öC^ J-äko» >ja_«..a»iei >^3j •°V*°l .yp0^0^-
^^^JS.2 Jlo l-.**Sx JLütoL^ ^ici^.Aj ^.iö/o ^;oK.*.ieo :N.^-wJi.o JS^a^ jj
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• .q_cl*^Vo(i )jj^ö/ ^_ic yooi^so ^..j j-9't-A .JL»aaoo n «i; ^xxa.^l_£Do/o .J...» m f>;
^ota*p> 0/ ot^./» iNw/o .Loot )_a.A_m.3 oC^v*» .k~«/o -tooi )^-».a^ ogu^.; K*l
1. IV»^l Ms. — 2. In marg. luv». — 3. ' supra lineam.
l'interieur, et des cierges y brülent constamment ä la maniere dun marty-
rium. Apres donc qu'ils eurent dispose des trönes pour tous, ils dirent : « Tous
les heretiques" qui n'ont pas bouleverse les Livresdivins et n'ontpas corrompu
et detruit le corps de leurs paroles, et (qui) confessent et disent qu'ils
approuvent les Livres divins et ne doutent pas de leurs lectures, que ceux-lä
entrent au milieu et se defendent sur la profession (de foi) qu'ils tiennent,
sans que personne ne les empeche, et que les autres n'entrent pas au
concile, ä moins qu'ils ne se convertissent et ne veuillent recevoir une
penitenee! » Parmi ces trois cent dix-huit eveques, il n'y en avait que onze
10 en qui il ne se trouva pas de blessure sur leurs corps2; il nous faut aussi
faire connaitre leurs noms : 'AbSelamä, l'eveque d'Edesse, le fils de la soeur
de Mar Ephrem, Nonnus (Nouaä) de Circesium, Märä de Dourd, Georges de
Singar, Jacques de Nisibe, Märoutä de Maipherqat, Jean de Gousträ, Simon
dWmkl, Addai d'A?''e7, Eusebe de Cesaree et Eusebe de Nicomedie3. Parmi tous
15 les autres, par suite des afllictious des heretiques, il s'en trouvait un dont im
ceil etait creve, un autre dont un pied etait coupe, un autre dout une inain
ou des molaires ou des dents etaient enlevees, un autre dont les ougles des
mains et des pieds etaieut arraches; pour d'autres encore, les cötes presen-
1. Litt. : " tonte herösie. » — 2. Le manuscrit porte en marge : « onze eveques integres. » II laut
eomprendre « n'ayant pas endure de supplices ». — 3. Braun, loc. eil., p. ."i2, porte : « Jonas von
Cireassium. Mara von Uara... Addai' von Agal... Joseph von Nicomedien. » Mais il avertil qu'Ebedjesu
porte aussi Dwara et que Thomas de Marga, The Hook of Governors, I, 98, I[, 223, mentionne un
village Däre dans la province de Marga.
PATR. OU. — T. XXIII. — F. 2. 14
feil. 110
2lo BARHADBESABBA ARBAIA. — HISTOIRE. [34]
jlSwoJLrQÄ^o .^öoi yt^änvi )r-^>* )_^sq-d; J ?-»!-=> \OOifcÜL3;; ool U'i~~h
.^yOO^o&LtL ^.-^.fco» ^-Xöi JJ'/ .U»o^o ou> Joöt JJ» yoou» )o<m KJ^
lowJS— J-^iKiO OU*» .l—JO--^ ♦— )-"/>"'♦ '.Mt* "&=>\ Jj^jJ O^^D ouio;
-otoio^ ya.^ oi', m^ jJo >M.a.»;i J-Joüis; i-^ aJLäo .^coiö;!;/; vOOtK-^U 5
J-V^fiOO} :Jkip*J M>nnrW ^-; J^oojl .po|^o.\ ^>;j .^j^°f «JL-7 .^-'»k-J
■.■ot<?y.j nn ■<•> v---^ -oiojV/ .oil)— J> v3--*^00 Jooi N^-*r- ; -.l^-a^isov^ K-J-io--
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^—äa ^.lilo .^Väü«; "^^o — öoi yn» m°> -oia^^V ^a^ ^ota^V; yOOuUo
.JjL=>a£^ s-oiojj J.*u«V jJ; jju.jo .jL^oüLba>;)l J— <Jl*>; oi?oiÄ> jooi ^^^l-. 10
-^'°» J^OjOI ^ ,V-^v )Kil *%Si .OllpO 0|>..n\ .JjL^flO övA^ v*^ ~0»0^
)V. N^^ Jjpo; ^/ .aa-/j jooi >*-^ JJ .JjLiaioOo ^>o juJJo .ogu*> oooi
vOoC^o ,-^ov.a; —oi j^-ioo;; ^*oot o.£ .)a.iä-oi.io o& ooo» ^.^^ löffln".
.JJ-V-V* ot^-?°l ^*> J-J-~°' J-^-^-/ ~3'U JJo .-^iia- ^flu/ >-fÄ>o J^
I. ^powot»* Ms.
taient des nodosites par suite du serrage de la vis des charpentiers. En im
mot, il n'y avait parmi eux personne en qui il ne se trouva de cicatrice, si
ce n'est ceux dont les noms sont ecrits.
Pour (presenter) une marque du mauvais esprit des Ariens, les disciples
de Satan, et de la mauvaise doctrine qu'ils avaient recue de lui pour la perdi- 5
tion des enfants de l'Eglise, je noterai par ecrit une chose horrible qui fera
connaitre la fermetede l'esprit des orthodoxes; quelle est, en effet, cette chose
qu'on entendrait sans que la chair et les os ne se consument? 11 faut dire quelle
est (cette) allliction. Thomas, l'eveque de Mar'as, appelee Germanicie en grec,
«foi.no etait elTrayant * et hideux ä voir; car ses oreilles et son nez etaient coupes io
ainsi que ses deux levres; de plus, ses dents et ses molaires etaient arraohees;
ses deux bras avec ses pieds etaient coupes ' ; car, durant vingt-deux ans,
les Arimanites avaient teuu enferme le martyr du Christ et avaient innige" au
bienheureux une condamnation sans pitie; c'est sur lui, en eilet, que Satan
repandit tout son venin; car, chaque annee, ils lui coupaient un membre. 15
Aucun des fideles ne savait oü il etait; aussi, tous les ans, les lideles faisaient-
ils en secret möme sa mömoire. 11 est donc bien merveilleux (de voir) comnient
l. sur Thomas, l'eveque ile Germanicie ou Mar'as, voir che/, les Coptes, /'. <>., i. [II, p, 269-270 (au
9 Hatour, 5nov.); t. VI. p. v<o-',9i. Chez les Bjrlens, < retalt le 26 Juln, cf. P. 0., t. X, p. 150. On
trouve aussl son nistoire dans Braun, loc. eil., p. 52-53, el dans Mari, irad. Gismondl, Homo. 1899, p. 18;
voir au -i /'. 0., I. IV, p. 276.
[35] VI. - CONCILE DR NICKE ET VICTIMES DES ARIENS. 211
^o«, .-JLÄ-.J J^j ^ Jooi J^ö; jii— *> JfoJ y^\ • JK^*l J^~*>; ^/o
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5 j) .omlSu vOofS. ^;o'/ (jjjuJ-so ..^.oia— jia/ J»mJ5o;lV/ ,-io ^-.iu/o ^_.; >*^^
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l'athlete spirituel se montra fort dans tous ces tourments et dechirements, sans
se relächer de sa confession de la vraie foi. Ainsi que le recit le montre,
il etait serablable ä un tison brüle, par suite des tourments horribles de
toutes cesannees. L'un de ces jours, la gräce remua les fils du Mechant et,
5 comme s'il ne servait ä rien, ils le transporterent sur le furnier avec les ordures ;
ils penserent en verite que, s'il etait trouve par un de ses partisans, il serait
un grand objet de derision pour tous ses compagnons. II arriva que quel-
ques-uns des orthodoxes le trouverent et necessairement il se fit connaitre
ä eux; car sa langue n'avait pas ete coupee, et cela eut lieu providen-
10 tiellement. Lorsque les Peres monterent ä la reunion du concile, ils l'em-
menerent avec eux, premierement, pour la louange des fideles, secondement,
pour devoiler la cruaute des heretiques et, troisiemement, pour la fermete de
l'esprit du saint. Comme Paul, l'elu des Gentils, il disait : « G'est par les
Arimaniles que j'ai ete frappe de qaarante coups moins un ' ; et : J'ai de plus
15 ete j ete awx betes'1 k Germanicie »; et, pour reconforter les Peres, il disait :
Les souffrances de ce temps ne meritent pas la cßoire qui doit etre revelee pour
nous3; si, nous qui vivons, nous sommes liures ä la mort ä cause de Jesus, de
meme aussi la vie de Jesus se manifestem dans notre Corps qui meurt que voiri'1.
1. II Cor., xi, 24. — 2. Cf. I Gor., xv, 32. — 3. Rom., VIII, 18. — 4. II Cor., IV, 11.
212 BARHADBESABBA ARBAIA. — HISTOIRE. [30]
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.. fi°»'tt> |_oiot-_v (.-<>,->. )-vjl.».,o s£Oo;o|jQ_as;
10
Lorsque Constantin, l'empereur victorieux, eut vu l'elu du Glirist, il lui dit :
« Je te salue, elu du Christ et son martyr veritable, toi qui es orne de notn-
breuses couronnes; » et il prenait les parties (de son corps) dont les membres
foi. uo etaient coupes et il les baisait et les mettait * sur ses yeux. C'est ainsi que
l'empereur agissait egalement pour cbacun d'eux. Voilä donc ce qui (concerne) ■>
la perfection de l'elu (Thomas) et l'amour de l'empereur.
Les saints Peres siegerent ä Nicee, durant trois ans1, en controverse contre
toutes les heresies, surtout contre les (hommes) cruels du parti d' Artus; il
y eut entre eux beaucoup de discours et de nombreuses demandes et ils se
repondirent longuement les uns aux autres. La repouse de toutes les heresies |0
est ä eile seule de quarante prophetes'- et celle des Peres orthodoxes de
quinze prophetes, en dehors des canons et de leurs motifs qui sont de trois
prophetes. Ces (traits) du saint concile3 jusqu'ici suffisent.
1. Cf. /'. <)., t. IV, p. 27ii. — 2. C'est saus doule une maniere d'indiquer l'elendue d'un ouvrage,
cf. /'. 0-, t. IX, p. 612, ou l'on truuvera un texte analogue. — 3. Tout ce dernier paragraphe flgure
dans le resunie atlribue äMarouta, cf. Braun, Joe. eil., p. r>3. II ne menlionne ipie quin/r el Irois pro-
phetes; mais l'arabe a iraduit par quarante livres de disputes et de colloques avec les hörelvques,
quinze livres de professions de foi, de discours et de sentences que l'on nomme ecclesiastlques el
qui se trouvent dans les bibliotheques ecclesiastiques et trois livres de canons et constituUoiis. Ges
Irois livres d'apres le prelre egyptien Joseph (ordonne en 1390) comprennenl le « grand livre » prepard
])our les Orientaux, qui semble, d'apres sa desrripliini. compreiidre uns rannns syro-arabes, eiisuilc
les vingt canons grecs et enfin « le livre adresse aux empereurs ». cf. Braun, loc. <it., p. :>:!, qui
renvoie ä Beverlgius, Synodicon, I. 686. Marouta abandonne alors Barhadbesabba, en disant que tres
["■u de ces canons out eiö Iraduits en syriaque; c'est pourquoi il a pris la peine de faire cette traduetion.
r_f-k:v-_w, -Hcv__ "Hctxßaj-n oocu'Hrsf rt^a^ t<^V, Ja. ,rs_A__tx.:\
^_ln -^ ajra t^i_:i ^*A, J^-ci •,r__-__73,njo ca-7-TjJ nivri ^_73
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1, Ce mot est coupe en deux : »£>-o--> sur une ligne el. U^fiw ä la ligne suivante.
VII. — Sur la fraude qu'Arius voulut commettre envers l'Eglise apres sa
premiere condamnation et sur la punition qu'il recut de Dien ä lapriere d' Alexan-
dre de Consta ntinople.
Bien qu Arius eut donc ete jete une fois en exil, il demanda cependant
•r. s'il serait possible peut-etre qu'il füt recu (en communion) et qu'il trompät
en secret et il fit entendre des paroles insidieuses ä ses mauvais partisans, je
veux dire ä ceux du parti d'Eusebe et de Theögnis, dont j'ai mis les noms plus
haut. Car il pensa que, puisque ses partisans avaient ete regus, lui aussi,
il serait peut-etre regu. Qu'est-ce que firent, en effet, ses partisans? Au
10 bout de peu de temps, ils agirent sur l'empereur pour qu'il ranienät Arius
ä l'Eglise. C'est par les eloges de l'empereur et gräce ä l'or qui etait donne
aux grands que le parti des menteurs devint fort. Ils disaient, en effet, devant
l'empereur : « Arius pleure beaucoup sur sa premiere opinion et mainte-
nanttient justement la verite del'orthodoxie; l'Eglise ne rejettepasle repentir ;
15 ordonne, ö empereur, qu'il vienne confesser devant toi la verite de sa foi. »
Lorsque des paroles de ce genre eurerit ete dites ä Tempereur par Theögnis
♦ fol.111
r.
214 BARHADBESABBA ARBA1A. — I1IST0IRE. [38]
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.JojS^ vs^x» jjoto "^ ^-i-i/ vÄ>i-3o .JJa-o«\ ^i» ^oi»o ..JkjLS.Uo ^.-.Vo^
10
15
de Nicee et ses huit compagnons, aussitöt Constantin fut conquis et il ordonna
ä Alexandre, rayon brillant, l'eveque de Constantinople, de ramener l'impie
de son exil. Car il n'aurait pas importö beaacoup que meme les ministres
♦ foLiii de Satan imitent les ministres de la justice. * Bien que l'empereur eilt
r°' sollicite" Alexandre, tantöt par des (paroles) dures, tantöt par des flatteries, 5
le saint ne consentit pas; mais il imagina de soumettre 1'alTaire ä l'examen
de Dieu, (decidant) encore qu' Artus ecrivit l'approbation de la foi de Nicee,
qu'il ajoutät en outre aussi les serments que ce n'etait pas par ruse qu'il
approuvait et qu'il se repentit des premieres (opinions). L'empereur ordonna
qu'il en serait ainsi. Quand Artus fit cela, au sujet de l'addition des serments, io
il commit la fraude que voici, en presence de celui devant qui les fraudes
ne tiennent pas. Au moment des serments, il ecrivit deux professions de
foi : l'une vraie et l'autre selon l'ineptic de son opinion; il jeta celle-ci
dans son sein en face de son coeur et il saisit la vraie avec sa main; et,
quand il fut sur le point de jurer, il mit sa main sur son ventre, ou il avait 15
mis celle qui approuvait son opinion, et jura : « Je confesse cette foi. »
Oue (fit) dorn: Alexandre? II ne se laissa pas persuader par cela; mais, comme
Gzdchias, il prit ces ecrits, entra au temple en courant et les etendit sur
[39] VII. - ARTIFICE DARIOS ET SA PUNITION. 215
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1° otlci^, .J_^co K--3 Jjoi ,J>oi -.-ojopfco K*^ -otoJLs ^-*> sflaajJ./ ooi;
^_io jouSs. JLiooiio i-*^ JJ .J-*-o>-2? ^^o«^ .-o« ^äo| .vtoo^xäjjSs;
^^ > j; ^tVv a ^ J^>a-oJ voo»^ ,-aJi»o ..yoov^u.i **.sai JJ/ .^oia-Kü
1. In maig.
fol.111
v°.
la table devant Dieu'; et il demanda dans des prieres ardentes devant le
Maitre des mondes d'(obtenir) l'examen exact. Apres sa priere, il reprit
les ecrits et alla ä sa maison. Quand fut arrive le jour du dimanche oü
il avait ete propose qu'An'us monterait au bema (chaire) et presenterait la
s louange du sacerdoce, (celui-ci) se leva dans les tenebres de la nuit et
sortit pour aller (se promener), et un petit serviteur le suivait. Lorsqu'il
fut arrive pres d'un endroit qui, ä Constantinople, est appele Sigma (place
publique)2, il entra dans les latrines qui etaient en cet endroit, parce que
son ventre s'etait agite, et son serviteur s'endormit sur le siege du
lp demosion (bain public). Arius laissa ses entrailles s'ecouler au lieu des
excrements naturels et aussitöt il fut trouve mort sur son siege ; et ä partir
de ce jour on a designe les latrines par son nom. C'est la fin d' Arius.
L'histoire d' Arius fut semblable ä celle de Sennacherib; car tous deux blas-
phemerent contre Dieu. La fin de leur vie se ressemblait chez Tun et Tautre;
t5 de meme que celui-ci fut tue par ses fils dans le templc de ses idoles, ainsi
celui-lä (mourut) dans les latrines. Les prieres * d' Alexandre ressemblaient »foi.m
ä celles d'tizechias; car Dieu ne se detourne pas de ses familiers, mais il
ecoute leur voix et les venge de leurs ennemis et de leurs oppresseurs.
1. Cf. IV Rois, xix, 14. — 2. Ce mot correspond sans doute ä l'aropä mentionne par Socrate, Hist.
eccl., I, 38. Cr. P. 0.. t. IV, p. 246.
* • * •
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v— t-» ^3 OVNCO ^aSOI '» Aj'|; .Oft» ^Vot ^0 O', "> « fff> JjiXöi J-iCLDiO
VIII. — Histoire des actions de Saint Eustathe et de Melece, leseviques d'An-
tioche; quels maux ils endurerent de la part de ceux d'Eusebe et de leurs
partisans, les Ariens impies.
Les hommes ont coulume, apres le trepas de ceux qui leur sont chers, de
peindre sur des tablettes, ä l'aide de couleurs et sous les iormes les plus rele-
vees, les images de ceux qu'ils aiment; et c'est en les regardaut constammeut
que leur tristesse est partagee, toutes les fois qu'ils considörent les beaut.es de
leurs figures'. Au Heu de tablettes, les ecrivaius se servent de volumes et,
au Heu de couleurs, c'est par les fleurs des paroles que d'une maniere plus
satisfaisante ils fönt persister le Souvenir des evenements. C'est pourquoi,
inoi aussi, je nie presente pour peindre sur la peau des animaux morts2, ä
l'aide des fleurs magnifiques de la parole, l'image des actions des saints et
des Peres de l'Eglise, en sorte que, la force de l'oui'e se lixaut sur eile et
scellant ses (propres) membres par sa pensee, eile dcvienne elle-meme 1111 port
tranquille des travaux de la perfection. Je parlerai du defunt, du bienheureux
Eustathe, et de Melece, les evequea d'Antioche de Syrie, et (je dirai) combien
1. On a dt;ja (rouvö cette idoe dans P. ()., I. IN, p, 196, I. 12-14. — -. 1 Le parchemin ».
» 10
10
l'ol. 11:
[41] VIII. — IIISTOIRE DE SAINT EUSTATHE ET DE MELECE. 217
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otK-^oo )o»Ss» Jlo i « ^ ^o» Jjoi <vooita*i Joot o » I .. ) ia\v< y-»/o )•"■'•>
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,oiJLc^2Socua ic*l/ ,J-.oiSS\ ooi Jjuld o£sjs\o .jK-^Voi jAoVoa JoiSs k^-.,_s»
\CQ3'l vfn . ^fflo/ bw^ ^*\cH^ K..JV-.K-.0 .OOOt JLäO^Jks uJo3 JJ» yOOti^jQJDi
de tribulations ils endurerent de. la part des heretiques. Ce qu'a donc fait
chacun d'eux depuis le debut de sa jeunesse, ä quelle perfection ils se sont
adonnes, leur zele pour l'etude, le genre de leur humilite et de leur asce-
tisme, le renom et l'estime qu'ils possedaient avant le temps de leur
5 episcopat parmi les fideles et pres des Peres, le temps ne permet pas de
l'exposer et la langue n'y suffit pas.
Le bienheureux Eustathe le grand — car il precedait Melece dans l'ordina-
tion sacerdotale — etait contemporain et collegue des trois cent dix-huit
Peres qui se reunirent k Nicee, et il etait regarde comme un docteur parmi
i" eux. Par la gräce de Dieu, l'episcopat de l'Eglise d'Antioche lui echut apres
saint Philogohe (Philögiqös). Lorsqu'ils siögerent. ä Nicee et que Constantin etait
au milieu d'eux, saint Eustathe tressa une couronne de louange et d'eloges et
en couronna la tete de l'empereur; il lui offrit de grandes felicitations ä cause
de son zele pour la religion * et fit l'admiration de toute cettc assemblee *.fol. 112
15 divine par son eloquence. II reprit aussi l'erreur d'Ärius, devant tout le concile,
par des interrogations puissantes dont la plupart furent sans reponse ;
il reprit surtout ceux du parti d'Eusebe* et montra qu'ils tenaient menson-
1. On peut traduire : « il reprit surtout Eusebe »; car le syriaque «"-^aol fc^» ^w correspond
eerlainement ä 01 rcspi Eü<7e6iov qu'on traduit par « Eusebe », cf. Socrate, llisl. eccl., I, 23. Nous
preferons traduire Htteralemenl, parce que toute la phrase est au pluriel, et nous voyons ä la phrase
suivante que l'auteur n'emploie pas la meine loculion pour nous dire qu'« Eusebe » a ete nomme
eveque de Constantinople.
10
218 BAKHADBESABBA ARBAIA. — HISTOIRE. [42]
o .»Vil/o ^1 O^O'fLJ./* ^O .) lv-.il ) lo I, VI .6^ . ., . ../ K-JJ^x ;j •..■»Q.'..0
lyO^xi.! j£ocl»_5 ^uwJlmK^S yS> Ool •.vOO)!kJL..J>0 ^_io a_a~ «I/o ) ««niS\
ojifcol/o QJL3 -.vooila^>.^ j;öj ot-k_,/« öio ..1»/ :)ju>s.i6« ool oiIqjl ^o^-y^so
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j-2« li-a-Ls Jiotio^o .^ol; JisL.oi; ) .. ..m ooi ou*j_i .U--JO .^jj-»; oL^fcoo
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voou\ ol /o .'. \mVi\o o_üV>a\ .-oooi . » «v, '°iftoo; ^_».^^/ vqj/ 03.10/
gerement la foi orthodoxe. Apres qu'ils eurent ete excommunies, eloignes du
concile et expulses de Ieurs villes, usant encore de leurs ruses habituelles et
ayant trouve que la misericorde de l'empereur etait aussi un viatique pour lcur
erreur, ils revinrent, lutterent et reprirent leur premiere erreur. Eusebe tint
d'uno maniere tyrannique' le gouvernement de l'Eglise de Consta ntinople et, .=>
comrae il entrait constamment pres de l'empereur, il iraagina et machina des
accusations artilicieuses contre les gcneraux de la verite. II dit d'abord qu'il
desirait aller ä Jerusalem et voir la construction remarquable du temple de
cet endroit; et c'est pourquoi il partit de lä avec grand honneur, parce que
l'empereur lui avait dormo des betes de somme nombreuses et d'autres io
subsides. Theognis, qui avait partage son erreur ä Nicee, partit avec lui. Leur
objectif etait de tirer vengeance de saint Eustathe. Lorsqu'ils furent arrives
ä Antioche et sc furent revßtus de l'apparence de l'amitiö, Eustathe les recut
avec grand honneur et les fit reposer. Apres qu'ils furent venus ä Jerusalem
et eurent vu leurs partisans : Eusebe de Cesaree, Aetius de Lydda*, Theodote ^
(lr l.aodieee et les autres qui avaient recu dans leurs Arnes le blaspheme
(YAriiis, ils leur firent connaitre ae qu'ils imaginaicnt de machiner et de faire
ei deux-ci) vinrent avec eux ä Antioche, comme s'ils avaient l'honneur d'ac-
I. Tliöodoret, tupavv.xw;, Hisl. eccl., I, 21. La suite est parallele ä Theodore!. — 2. Litt. : « l.yilie».
♦ toi. 112
V.
[43] VIII. - HISTOIRE DE SAINT EUSTATHE ET DE MEEECE. 219
^*» yoot, im i .. «t>)'~; ^--^oi? Jk-a^j )i-o-.)-3j yl •. \^Ji^^j jJ yoopabw
)k^,.,y> i» ^^.ioo .Jiv^VJi )iaiia*6i "^oljoq^ J.ii-o yoj-»..^» -Jooi )joi
joC^jJ K^Jjloo'/ jjoioo :oifroL.^o o^3l^> otloiKXioj Jjoiaj jooi ioO yV^o?
vook. ol/o .J-it-sJJ 6u*:\ yodi^ ^-s'jii y-l -.öjVSQA loot Jj-s'po )la*j>^;
^.ot ^i o(Kjs_».^j5 .|N-.o; ^.=n.\ ötabo^o -.V-^\ Jü^O ^aiLi; o^£l.3o .) >ton\
.otl^S^. >m .tS~A.i30o/< oiLasla*. ^io; .J-^-ß +3 -öir^— ö),«.°>'i'-> K-^~i ^o K-oJ—
JKswpaS. JK-.I. Jjowo Jtj/ övS. K../ y/j .j.io/ J.» ooulSv; oii.a^.^_s Joch
JJ ^-.jöjjoo )J^1 o/ ^-.»1 p^s.^> ),j..«,A.'r> >^^>; .-Jooi ^.aSj |^-\i; ]Lsa-o.\?
cjoS ->lo J-£ulo JJ; .J-öCS^ J^oääcu "^^ oj m s ^s ^.\cx JJ/ .jlaJV^J^-o^^-ol
compagner ceux qui partaient; mais leur dessein- etait d'exciter une guerre
contre la vraie foi. Parce qu'ils ne trouverent aucun trouble d'accusation
sur le pur miroir d<?s actions du saint, attendu que, selon la parole de Notre-
Seigneur, l'eclat de sa perfection brillait sur toute sa ville et que ses brebis
•r> on rendaient constamment gloire ä Dieu, ils machinerent un procede sata-
nique et donnerent de l'argent ä une femme qui vendait sa beaute pour
la fornication, pour qu'elle leur vendit sa langue pour la perdition. Ils
vinrent dans l'assemblee, * ordonnerent de faire sortir tout le monde dehors »fol.iia
et inlroduisirent cette malheureuse. Aussitöt eile montra son enfant (qu'elle
io tira) de dessous ses habits \ en criant : « Je Tai enfante du commerce
d'Eustathe; » comme c'etait dit en realite, eile avait concu et enfante d'un or-
fevre nomme Eustatlie, mais eile criait impudemment en face du saint :
« Voici ton fils. » Lillustre, sachant que la calomnie serait decouverte, dit :
« Si eile a un temoin, qu'elle l'amene au milieu2! » Apres qu'elle eut repondu
15 qu'elle n'avait pas de temoin, lesjuges du parti de Jezabel lui defererent les
serments, ä l'encontre de l'Apötre qui avait ordonne : Tu ne recevras pas
d'accusation contre un pretre sans deux ou trois temoins3 ; mais ceux-ci, ayant
meprise les lois divines, regurent sans crainte cette accusation, attendu qu'elle
1. Litt. : « ailes ». — 2. Cet incident est resumö par l'historien nestorien Mari; cf. trad. Gismondi,
Ronie, 1899, p. 10. Voir aussi P. 0., I. IV, p. 248. — 3. Cf. I Tim., v, 19.
v".
10
220 BARHADBESABBA ARBA1A. — HISTOIRE. T44]
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1. |Vor**o U.n"N** Ms.
avait confirme son mensonge par les serments. Ils prononcerent une punition
contre lui comme contre un adultere, allerent en courant pres de 1'empereur
et lui montrerent que Taccusation portee contre Eustathe etait vraie et leur
decision ä son sujet juste et ils le chasserent de l'Eglise comme adultere ; et
il alla au pays dlllyrie. Parce que le temoignage de cette femme ressemblait 5
ä (celui de) Jezabel, eile recut aussi la merae punition qu'elle; car cette femme,
etant tombee aussitöt dans une grave maladie, revela la tromperie devant
de nombreux pretres, en disant : « (Test pour un don que j'ai porte" rette
calomnie; » et eile se coupa la langue avec ses dents et partit de ci'tte vie
par une mort cruelle. Le saint disait : « Quand meine ils (me) rejetteront, 10
le Seigneur (me) recevra; et, bien qu'ils me fassent partir d'Antioche, ils ne
pourront pas (m'ecartcr) de la vraie foi. » Comme le bienheureux Onias, il
persevera tous les jours de sa vie dans la piete et finit sa vie dans le jeüne
et dans la priere. Ce peu (de mots) suffit ä faire connaitre la belle conduite
de l'athlete. 15
Apres qu'il fut parti d'Antioche, l'Eglise demeura longtemps Sans pas-
teur, en eHant l'objet des soins des partisans des bienheureux Flamen et
Diodore; une fois que Constantin (Constance) eut succede dans l'empire, il
reiinit i)eu apres les P6res et les forca ä renier cette parole : la savoir) que
Eol. 11-:
[45] VIII. — HISTOIRE DE SAINT EUSTATHE ET DE MELECE. 221
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1. le» supra lineam. — 2. '«ow^d Ms.
le Fils n'est pas consubstantiel au Pere. Les eveques direat ä l'empereur :
« Qu'on donne d'abord un pasteur au troupeau qui en est prive! et alors,
nous nous occuperoas de la foi avec lui '. » Comme, ä cette meme epoque, * foi. 113
saint Melece, horame qui surpassait tout le monde en humilite et qui possedait
aussi avec simplicite la connaissatice de la doctrine, etait le chef de l'Eglise
d'uae ville appelee (Sebaste) d'Armenie, et que, ä cause de la cruaute d'un
juge, il habitait en (toute) tranquillite dans un autre lieu, les partisans d'Arius,
pensant qu'il etait de leur opinion, demanderent ä Constantin (Gonstance) de
lui confier la direction de l'Eglise d'Antioche. Ceux qui tenaient fermement
io ä la vraie foi, parce qu'ils savaient la rectitude de la foi de Melece, la
perfection de ses actions et de sa vertu et aussi la richesse de sa foi, les
approuverent joveusement en cela et, avec grand zele, ils presserent (l'em-
pereur) d'approuver par (sa) signature la decision qui le concernait. Quand
ils eurent ecrit ä son sujet, les uns et les autres donnerent l'ecrit, comme
15 un pacte commun, au bienheureux Eusebe, l'eveque de Samosate, homme qui
etait ua vaillant defenseur de la verite. Lorsque saint Melece eut recu l'appel
de l'empereur et fut venu, tous les eveques sortirent au-devant de lui,
1. La suite ne dopend pas de Sociale, llisl. eccl.. II, 44, mais bien de Theodore!, Hist. eccl.,
II, 31. Cf. Epiphane, Contra Itaereses, 29.
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BARHADBESABBA ARBA1A. — HISTOIRE. [46]
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1. In marg. »f-LL/v
ainsi que tous les ordres de l'Eglise avec les Juifs et les paiens, dans le
desir de voir (cet homme) renommc pour ses belles actions. Lorsqu'il fut
entre, l'empereur lui ordonna, ainsi qu'ä ceux qui le ponvaient, d'inter-
preter la (parole) : Le Seigneur m'a cree au commencement de ses creatures',
et il ordonna ä ceux qui ecrivaient les signes (<m[«iov) 2 d'ecrire ce qui 5
etait dit par chacun d'eux. En premier lieu, Georges de Laodicee
deversa le vomissement puant de l'heresie et, apres lui, Acace de Cesaree
interpreta comme lui. Saint Melece se leva en troisieme lieu et montra la
rectitude de la foi. Lorsque le peuple l'eut tres loue et supplie de lui
presenter brievement la doctrine exacte, (Melece) lui montra trois doigts et 10
ensuite, en ayant plic deux, n'en laissa qu'un seul etendu; et il cria une
parole admirable et dit : « Nous comprenons trois hypostases, et nous parlons
comme d'un'. » Alors la joie des partisans d'Arius se cbangea en lamen-
tations et, aveccalomnie, ils machinerent un artifice, en disant : « Melece croit
'fol.113 comme * Sabellius; » et ils demanderent ä l'empereur de l'envoyer dans son u.
v°' pays et, ä sa place, firent eveque Euzoius, le defenseur (ouvTfyopo«) i'Arius, qui
l. l'rov., vili, 22. — 2. Le grec porle et« tiyo,-, Tböodoret, HM. eccl., II. :tl (los taehygraphes).
3. Cf. /'■ 0., t. V, p. 283.
[47] IX. - HISTOIRE DU BIENHEUREUX ATHANASE. 223
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avait ete anathematise avec lui par Alexandre. Tout le peuple, qui etait
orthodoxe dans la foi, se separa et se reunissait dans l'eglise des Apötres,
qui est dans la ville appelee « (la ville) vieille » ; et, apres les pieges
qui avaient ete machines contre Eustathe digne de toutes les louanges, il
5 supportait la rage des Ariens, en attendant un changement en mieux. Au
sujet des ecrits que (les fideles) avaient composes ä l'adresse d'Eusebe de
Samosate, pour ne pas etre repris, ils dirent ä l'empereur de le faire venir.
Lorsque l'empereur lui eut fait dire, sans qu'il voulut venir, il lui envoya
(annoncer) : « Qu'on lui coupe la main droite ! »Apres qu'un messager (y)
i° fut alle et qu'(Eusebe) eut entendu cela, il etendit ses deux mains, en disant :
« II vaut mieux que celles-ci soufl'rent le dommage et que je ne donne
pas cet ecrit'. » Apres un (certain) temps, Melece revint d'exil et finit sa
vie ä Antioche.
IX. — Histoire des actions du bien heitre ux Athanase et quels maux il endura
15 de la part des Ariens du parti de Theognis et d'Eusebe.
Le bienheureux Athanase, l'eveque dC Alexandrie, des sa jeunesse, grandit
dans la science de la religion ; il etait assidu ä mediter constamment dans la
science des Livres de l'Esprit et, parce que sapensee etait placee sur le canal
1. Thöodoret, Ilisl. eccl., II, 32.
10
lol. 11/
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224 BARHADBESABBA ARBAIA. — HISTOIRE. [48]
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otiVLfcf Uo.z.1 laal\; Jjoi .po/ Jla_a-^ ,-io >*.*jU/ ,.» ^--; oot .Jj^aj»;
de la pietc, eile ne fut pas brulee par rincendie de l'attaque des heretiques
et son esprit ne fut pas refroidi dans L'amour de son Maitre par le froid du paga-
nisme; c'est pourquoi il presentait constamment devant Dieu, comme des
oll'randes, les fruits de sa purete d'esprir,. De memo quo le bienheureux David
fut surnomme le coeur de Dieu, parce qu'il avait detruit les ennemis et fait s
approcher les familiers ä qui il fit acquerir la scienee verkable, ainsi le
bienbeureux Athanase, qui detruisit les heretiques et ferma la bouche des
pai'ens, merite de (lui) etre compare ä cause de cette ressemblance. Rufin ecrit
ä son sujet en ces terines ( : « Lorsqu'il etait enfant, il avait coutume de jouer
avec ses camarades ä un jeu ecclesiastique que voiei : tandis que les autres io
s'adonnaicnt aux delices seculieres semees par Salon dans le monde, il placa
ses camarades et en mit quelques-uns ä la place des pretres, des diacres et
des sous-diacres et, lui, il sc reserva de s'installer sur le trüne des eveques
foi.114 iVMr.ramlrir. * Un certain jour qu' 'Alexandra l'övöque d'Alexandrie möme,
'"■ homme emule des Apötres, passa pres d'eux et vit leurs faits et gestes, i-,
lorsqu'il leur eut dcinande c.e qu'ils faisaient et a quelle place se tenait chaeun
d'eux, ils lui apprirent la chose; et lui, pousse par la grace, il ilil que,
selon l'ordre du jeu & Athanase, il devait diriger le gouvernement de 1' Kglisc
l. Socrale. Hut. eccl., I, i">.
LO
[49] IX. - HISTOIRE DU B1ENHEUREUX ATHANASE. 225
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:^|_o ^«.i ^*.ao| "^.a.,00^0 :J->Ou-*i >o;/ J^.aj ^.i_oo\; ^-/o .j-*po
d'Alexandrie. Aussitöt il l'amena ä l'eglise et le fit aussi diacre. Lorsque le
concile de Nicee se reunit et qu Alexandre y fut demande, il emmena le diacre
avec lui; quant ä ses repliques et ä ses reponses tranchantes comrae desglaives
aceres, ceux qui les ont vues ou en ont ete frappes peuvent les rapporter. »
6 Vroilä ce que Rufin (ecrit) sur lui.
Apres qu Alexandre, selon l'ordre de la nature, eut fini sa vie, ce saint
tut ehoisi pour l'episcopat d'Alexandrie. Son gouv.ernemeut de l'Eglise n'avait
pas lieu d'apres le calcul humain, raais d'apres l'Esprit de Dieu ; autant les
familiers admiraient son humilite, autant tous les heretiques murmuraient et
io gemissaient ä cause de sa duretö, comme les demons devant Notre-Seigneur
et les Apötres. En effet, il tenait un glaive et un bouclier pour preserver
par celui-ci les familiers contre les traits aigus des ennemis et pour detruire
et perdre par celui-lä les mechants morts (ä la gräce). II etait non seulement
un pere pour les orphelins et un juge pour les veuves, mais aussi un sauveur
13 pour les opprimes, et par sa misericorde il imitait Dieu. Lorsque Satan vit
que ses perfections surpassaient Celles des autres, il voulut (chercher) s'il
etait possible peut-etre de les rendre odieuses aux yeux des hommes ou de
lui faire perdre la vie, s'il se pouvait; et, de meme qu'il avait engage la
J»ATR. OR. — T. XXIII. — F. 2. 15
226 BARHADBESABBA ARBAIA. - HISTOIRE. [50]
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.J^Vvs >*^a_* ^5 ,^c»t .o«u {-soij j-Xso p lyintpo^^-. Jjo*x^9 oau-
1. In marg. V»ia*i»3.
10
guerre contre la maison d'Adam ä l'aide du serpent, contre Abel ä l'aide de
Cain, contre les prophetes ä l'aide du peuple et contre Notre-Seigneur et
les Apötres ä l'aide des mechants d'entre les Juifs, de merae il prepara contre
ce saint la troupe — (comparable ä celle) de Jezabel — du parti de Theognis
de Nicee et d'Eusebe de Cesaree avec leurs sept compagnons,. pour l'arracher -,
peut-etre par leurs ruses ä la religion. Alors que ces impies, depuis le com-
mencement, etaient malades de l'opinion VAnus et que le concile de Nich avait
prononce l'exil contre eux, ils donnerent un libelle de retraetation, avec cette
• roi. lu ruse qu'en entrant * dans l'Eglise ils pourraient peut-etre souiller d'mie autre
v°' maniere l'opinion des fideles. Aussitöt qu'ils furent recus, parce qu'ils avaient 10
beaueoup souffert d'(Athanase) ä Nicee — car il avait mis ä nu leur erreur plus
que les auti-es — ils entreprirent une grande guerre contre lui. Ils invente-
rent d'abord cette ruse : ils allerent tromper l'empereur, pour perdre le saint,
de la maniere suivante' : tantöt ils disaient quAthanase avait ordonne* aux
Egyptiens de lui apportcr en tribut des vetements de lin pour son Eglise, 15
et tantöt ils dirent qu'il avait use de fraude contre l'interet de Pempire et
qu'il avait donne un colTre (Y^wfffföxopv) rempli d'or ä un adversaire de l'em-
pereur nomine Phildmon. Quand l'empereur eut entendu cela, il lui com-
1 Cf. TlxSodoret, llist. eccl., I, 2G. Nolre auteur iri sult pluU'it Socrate, /list. crcl.. I. 27.
51] IX. — HISTOIRE DU BIENHEUREUX ATHANASE. 227
: o^JS^ J— oi vixa.10 ,_.; ^j./; ^o .^oi-^.^ (L-o» ^>aa.j JIJj oot; ,^3
^öl Jl/ .oö,! otkjL.^iok Jus» Jj-a-Jo .<*^ -.)a~*J>l J»=<.~~! )>\-> yQJoC^o
).ü4 )V)L3 U*:^> J-^-/ — i^o v~«^ J* .»o-^-s ^<*-3 o-^^^d )J .J-io-^»-'
.vSlojLio Jja«^=> *s/o .^^5 ,^)a^ ji^-o .^'/ oV^-^ÄiCL^ ^-aiie ;o-J^i
.•6u*a^k o,„^n*v>\ Jlaiioo/ J.~ajOö Jj^-, JjJ.2>ö ^-Aoi JU/o .Jj.*»^ JV-"
■**J>!J./ t_a ^-.; v(T> ,. ffljJL/ .vfiooJKict^ .«^cla; ^— ) » » « t> ot-^a^ K_/ ^a
manda de venir lui-meme se defendre sur cela. Apres qu'il fut alle, qu'il
se fut defendu sur cela et qu'il eut mis ceux-ci dans le parti des coupables,
(Tempereur) l'envoya ä sa ville avec grand honneur. Mais seulement ces
sages ne furent pas satisfaits par lä; car un mauvais arbre ne peut pas pro-
5 duire de bons fruits, de meine qu'un bon ne (peut en produire) de mauvais.
En effet, ils exciterent Tempereur ä cause de lui, pour qu'un concile se reunit
ä son sujet; Athanase, (disaient-ils), commet beaucoup de maux que les Peres
seuls peuvent apprecier' : il a tue; il participe aussi ä l'adultöre; il a meprise
l'Eucharistie; il a ordonne de faire brüler les Livres saints dans le feu.
io C'est merveille comme la cithare s'est soumise au chanteur, et l'art ne
peut pas soumettre ä sa volonte meme ces instruments muets autant que
ceux-lä s'etaient soumis ä Satan. Apres que le concile se fut reuni et
qu' Athanase eut ete aussi appele, ils machinerent contre lui des ruses artifi-
cieuses dont voici l'une 2 : ils amenerent, en effet, une femme qui consommait
15 sa vie dans laluxure; et, quand eile fut entröe devant le concile, eile semit
ä crier impudemment : « J'ai promis de garder la virginite et, malgre moi,
Athanase m'a violentee et m'a fait concevoir. » Lorsqu'elle eut dit cesparoles,
le saint entra, ayant avec lui un pretre nomine" Timothee. Athanase, somme
1. Litt. : « supporter ». — 2. Theodoret, Hist. eccl., I, 30. Cet incident est räsume par Mari, trad.
Gismondi, Rome, 1899, p. 10. Voir aussi P. 0., t. IV, p. 24U.
fol. 115
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228 BARHADBESABBA ARBAIA. — HISTOIRE. [52]
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Jjtous öias'po J»-~ )r-*./ Q-tua-So .o£x^o j>q.\ ^^.iüO} J?ot o.^o'< yOJoio
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de se defendre sur cela, so tut et fit signe ä Timothee d'interroger ä sa place.
Alors Timothee commenca par lui dire : « Est-ce moi qui t'ai janiais rencontree,
♦fol.iir. 6 femme, * et qui suis entre dans ta maison? » Et eile se mit ä crier et ä
montrer le pretre du doigt : « G'est toi qui as pris ma virginite' et c'est
toi qui m'as depouillee de ma purete. » Cette femme ne conuaissait pas r,
Athanase et ceux qui l'avaient amenee en eureut honte et la (irent sortir de lä.
Et ils crierent : « Nous avons contre lui d'autres aecusations qui ne peuvent
pas etre refutees. » Un homme nomme Arsene, (qui etait) eveque, s'etant trouve
en faute, le bienheureux Atlianase le soumit ä la loi et le chassa de TEglise.
Lorsque la troupe des Ariens l'apprit, ils soulllerent ä Arsene de ne pas paraitre 10
et ils machinerent ceci : « (Atlianase) l'a tue; » et ils couperent une main,
l'envelopperent d'un linge et la conserverent et ils l'accuserent en ceci :
« G'est la main d'Arsene qui a etö tue\ » Dieu, qui ne se detourne pas de ses
faniiliers, mais les protege, fit, a ce moinent-lä, veni'r dans la ville celui qui
avait etetue; et lorsque les faniiliers d' Athanase l'eurent trouve, ils l'emme- 15
nerent et le garden^nt cliez eux. Le lendemain, les partisans de TMognis pri-
rentla main, dans le concilc, im disant : « G'est la main du tue. » Athanase leur
dit : « Y a-t-il panni vous quelqu'un qui eonnaisse Arsene? » Tous crierent :
roi. ii6
V*.
[53] IX. — MISTOIRE DU BIENIIEUREUX ATIIANASE. 229
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1. In mar«. 6<M.». — 2. Pour ow «-;-*/.
« Nous le connaissons. » Lorsqu'il en eut donne l'ordre et quArsene fut venu,
il le prit devant tous et dit: « Voici (d'une pari) la main d'Arsene; et voilä
(d'autre part) que son Maitre lui a cree" deux mains et voilä qu'elles subsistent;
ne reclamez pas une troisieme main; mais que ceux qui la detiennent rendent
t> compte de celle du tue ! » Comme ils avaient rougi la premiere fois, ils rougirent
encore de cela et s'enfuirent avec leurs mains sur leurs tetes. A cette occasion,
le saint cria ' : Ils m'ont enveloppe et m'ont entoure; au nom du Seigneur, je les
ai aneantis; ils m'ont entoure comme des abeilles et se sont eteints comme im
feu d' herbes seches. Ce sont les fruits de l'envie contre les familiers (de Dieu).
io Avez-vous vu les abominations que commirent les Ariens. Retournons
encore en voir de plus grandes que celles-ci; car les artifices ne manquent
pas ä Satan : Ils semerent le vent et ils moissonnerent la tempete2, et le feu
les devorera; en verite, malheur ä leur äme! parce quils se sont prepare
des maux; ils ont aigri le juste beaucoup3. Comment ? Un homme de
15 mauvaises mceurs, nomme Ischyras (Anesikörös), empieta sur les mysteres
divins4; sans avoir regu la pretrise, il repandit sur lui-meme le bruit qu'il
etait pretre — * il demeurait dans la region d' AlexaMrie — sous pretexte *,foi. ns
qu'il avait dejä ose faire meme ce qui convient au pretre. Comme (cela)
ne resta pas cache ä Athanase, (celui-ci) envoya le pretre Macaire pour voir et
1. Ps. cxvn, 11-12. — 2. Os6e, vm, 7. — 3. Isaie, in, 9-10. — 4. Cf. Socrate, llist. eccl., I, 27.
v*.
230 BARHADBESABBA 'ARBAIA. — IIISTOIRE. [54]
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examiner l'affaire. Lorsqu'(Ischyras) entendit (dire cela), il quitta (les lieux),
partit et alla se refugier dans Ia troupe des brigands du parti d'Eusebe.
Quand ils eurent appris que l'homme adherait en tout ä leur volonte, ils lui
promirent le dogre de l'episcopat, s'il pouvait calomnier Athanase, et, lorsqu'il
eut dit qu'il le pouvait, ils reunirent im concile; car ils penserent que par 5
la deposition de Macaire Athanase serait aussi condamne. Parce que le
concile ne voulut pas approuver l'iniquite, Athanase monta aussitot pres
de l'empereur. Ils signercnt avec audace sa deposition et ils machinerent
encore ceci contre lui : « Athanase a fait en sorte que le froment ne inonte
pas ä Constantinople ; » et, ä cause de cela, l'empereur lui ordonna d'aller 10
en exil. Voici les parolcs d'Ischyras (Anesiköros) devant le concile : « Lors-
quc Macaire est venu pres de moi, il s'est precipite sur l'autel, ila retourne la
patene, il a verse le calice et il a fait brüler les Livres Jans le feu. »
Athanase dit : « Qu'on voie d'abord ceci : s'il a bien recu le sacerdoce de
quelqu'un! » Comme ils ne purent le (montrer), ils machinerent contre lui LS
la ruse du froment.
Apres qu' Athanase eut ete jete en exil, ils firent evßqne, ä sa place,
Georges l'Arien et l'envoyörent ä Alexandrie — c'etait un liomme en qui l'erreur
iles, Ariens avait produit une souillure et il fit endurer a A lexandrie beancoup
de maux que nous citerons ensuite. — Lorsque les fidelesse furent soulcväs et 20
1(1
[55] IX. - HISTOIRE DU BIENHEUREUX ATIIANASE. 231
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JKa^o^d ^o JiKX^ot Jlct m . ->t jJLo ^ JjlSc .J^cuJ^«,
1. IsoowV» Ms. — 2. Iw Ms.
que Georges eut ete tue selon la juste retribution de sa faute, alors Athanase
retourna aussitöt k sa place, avec la permission de Jules (Iouliös), l'eveque de
Iiome; et, dans sa lettre, il ecrivit ainsi aux fideles d' Alexandrie ' : « Je nie
rejouis avec vous, mes freres, qui avez vu de vos yeux les fruits de votre
foi, ce qui a ete accompli par mon frere et mon serviteur2 Athanase, dont le
retour pres de vous (a lieu) ä cause de la purete de ses actions3 et ä cause
de vos priores. » Et, peu apres, il dit : « Je dis encore que vos ämes sont
dans une foi invincible* et je me rejouis aussi avec5 Athanase, mon frere;
et, bien qu'il ait endure de nombreux maux, il n'a pas oublie, füt-ce pendant un
petit moment du temps, votre afi'ection et votre araour pour lui. Moi *f0i.ii6
aussi, mes amis, je ne pense pas qu'une teile epreuve qui s'est elevee
contre lui ne devienne pas comme (un sujet) de louange0; car sa propre foi
et la votre a ete ä la fin connue de tous. » II dit encore : « II est retourne
maintenant pres de vous, fortilie par la confiance de sa volonte saine, et
15 il est retourne en possedant une gloirc plus grande que la premiere. »
Teiles sont les paroles de la lettre et tel est son but; car eile s'allonge en
un grand nombre de lignes. L'empereur Cqnstantin (Constance) aussi, pour la
cause que j'ai dite, ne le recut pas volontiers; car il fut contraint par Constant,
10
i\
1. Gf. Socrale, Hisl. eccl., I, 23. — 2. Kai (juvemixönou [iou. — 3. To-j ßiou. — 4. 'AxaTajiaxYJTDu; ev t$
TriffTei. — 5. Suy/aipw. — 6. OOx aSo^ov.
10
232 BAHIJADBESABBA 'ARBAIA. — IIISTOIRE. [56]
>..ota,«\ Vni JJj oot v/» . Lvsocxm J^ls.^0 *jx>a^coa.o ^o ^u±U )?c+\ i..^. bo^>.
Ji-i^v/ k^l os.\ oK_so .^^ ; ,— ^\oi.ao ,oml3J v-i »'^J J-si-XL^ -..m . m ilJJ
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• Les; "^.-«^s-o .^jl^I/o as^ ooio .Icocui J*>\v> t n °>o .o£^ O "**' ^-«"l|
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jJL* ^.y^.j-5 t-»-^ il -J-'^-3 joCSS K^.~,-S OULäJ OQ_./ ) I -Y\l l(XiöKS« Lid
1. IsoiWi» Ms.
I'empereur de Rome, ä ce point que, s'il ne recevait pas Athanase, il eüt
ä se preparer ä la guerre1. (Constance) eut peur de ces (menaces) et ccrivit
ä (Athanase) trois lettres2 pour qu'il revint rapidement ä son siege. Le mal
n'en resta pas lä, mais machina ceci devant I'empereur par le moyen des
partisans d'Eusebe : « Athanase prend pour lui la nourriture que votre pere a 5
ordonne qu'elle appartiendrait aux pauvres; » et I'empereur ordonna qu'il
mourüt. Lui, il s'enfuit et se cacha quelque temps. Ensuite, premierement ä
cause de Jules (Iouliänös) et, en second lieu, ä cause de Constant, il occupa son
siege. Apres que Constant fut mort et que I'empereur d'Orient eut pris les
deux provinces, sur l'accusation des Ariens, I'empereur ordonna qu'il füt tue, 10
si on le trouvait. Une fois qu'il eut appris ce qui avait ete prononee contre
lui, il s'enfuit et se cacha — comme il en avait etö instruit par une revelation
divine — pendant six ans, ä Alexandrie meme, chez une vierge parfaite,
alors qu'elle avait soin de lui pour tout ce dont il avait besoin. Apres que
Constance fut mort et que le Seigneur l'eut delivre de son affliction, il ir>
vint alors ä l'eglise, se montra aux iideles qui y etaient et dirigea son Eglise
comme auparavant. Teile fut la vaillance du saint et la Jalousie qui fut
excitöe contre lui par les Ariens, les ennemis de la veritr. A l'exemple du
bienheurcux Job, son Arne demeura dans la piete; car les souffrances qu'il
1. Cf. Socrate, flisl. eccl., I, 22. — 2. Ibid., I, 23.
10
fol. 11«
V*.
[57] IX. - HISTOIRE DU BIENHEUREUX ATHANASE. 233
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endura ne sont pas moindres que Celles du bienheureux Paul; et c'est pour-
quoi une couronne lui est preparee comme ä (celui-lä), En effet, nous ne
racontons pas tout ce qu'il a endure, parce que ce n'est pas notre but; mais
(nous voulons) montrer par quelques (traits) deux choses : l'iniquite des
s impies et les belles actions des familiers.(de Dieu). Gar, bien qu'il y ait * dans * fol. nc
ce monde des justes ä qui il arrive selon la conduite des impies ' et des
impies (ä qui il arrive) selon la conduite des justes, cependant ce n'est pas tout
simplement qu'ils se rencontrent; on ne connaitrait pas, en effet, la mechan-
cete des mechants et l'amour des justes pour Notre-Seigneur et la juste
10 remuneration des uns et des autres, s'il n'etait pas permis ä cela d'arriver ici;
et de meme que l'amour du guerrier pour son maitre se reconnait dans
la guerre contre ses ennemis, ainsi les familiers (se reconnaissent) dans la
guerre contre les ennemis.
Citons encore la guerre qu'il engagea contre le paganisme. Apres que
15 Julien, l'empereur paien, eut succede, il suscita un grand trouble contre
l'Eglise et, ä cause de sa mechancete, il donna au gouverneur d'Alexandrie
des ordres au sujet d' Athanase et chercha ä le perdre. (Athanase) commenga
par fuir sur la mer et le (gouverneur) se mit ä le poursuivre2. Lorsqu'il voulut
ensuite l'atteindre, Athanase, par ruse, retourna son navire du cöte du gou-
20 verneur et celui-ci, ne le connaissant pas, dit : « Ou est arrive Athanase? »
1. C'est-ä-dire : « il y a en ce monde des justes qui sont malheureux comme ne devraiem l'etie
que ceux dont la conduite est impie. » — 2. Cf. Socrate, Hist. eccl., III, 14.
v\
234 BARHADBESABBA ARBAIA. - HISTOIRE. [58]
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)1o°io nm°>/ ^.; ^ä'j A-^e; Lv^ vm . rn il/ la\; JJV. 1 ,,V) ouscu* ^2oo
Et (Athanase) lui dit : « Voilä que son navire est devant toi. » II dit aussi
ceci : « C'est un nuage et il passe. » Apres qu'il fut entre dans sa ville, il se
cacha dans le tombeau de ses parents pendant quatre mois. A la fin, lorsque
les Ariens eurent entendu cela, ils dirent' : « Les rebelies habiteront les
tombeaux; » et il repondit : « Mais (il est dit) aussi : Ceux qui sonl dans les 5
tombeaux raconteront ta bonte; et encore : Ceux qui sont couckes dans la pous-
siere s'eveilleront2 et loueront. » Et, parce qu'ils lui avaient reproche d'avoir
fui, il dit : « Moise permit qu'il y eüt des villes de refuge'; David et Elie
eurent recours ä la fuite; Paul se sauva dans une corbeille au temps de la nuit;
Notre-Seigneur aussi et les Apötres fuirent parfois les Juifs. Car il est ecrit : 10
Laissez la place ä la colere'' ; et : Tu ne resisleras pas au fleuve dans son inon-
datioi ni ä fhomme en son temps6. » Les hommes diserts admirerent combien
isa) sagesse connaissait de preuves veritablcs.
Lorsque cela fut ainsi arrive envers Athanase, un graiid trouble fut suscite
dans la ville et alors l'empereur ordonna qu'il dirigeät sa ville sans crainte. ts
Des lors et apres, c'est cn (toute) tranquillite qu'il en ge>a- l'affaire; car
Valens, l'empereur impie, n'osa pas entrer ä Alewandrie, ä cause de l'amour de
la ville pour Athanase, jusqu'ä sa mort. II gouverna l'episcopat durant qua-
rante-six ans. Ces (traits) relatifs ä Athanase jusqu'ici suilisent.
1. Cf. Ibid., III, 8. — 2. Cf. Ps. lxxxvii. 12; I)an.,xn, 2. — 3. Nomlires, xwv, 11. — '.. Hom., xn, 19.
— 5. Cf. Eccli., iv, 32, et llistoire el sagesse d'Ahikar V Assyrien, trad. F. Na», Paris, 1909, p. 181, n» 38.
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^-io >jl*_a\ U-»i-=» >.m» JcuA .°-3l:'^ ' •vt)a * a f00l k~«-^? |_^^v_cü.\? )-,-^a°vo
■)l^, . iv) »V/< jK^^U vi» nii y_»( J °^ q eo a) a ^-ietC^ oi^o .)»■*> J.~oi
1. Les lettres >=« au bas de la page marquent la fin du douzieme cahior. Au bas de la page
suivante, les lettres v^ indiquent le commenoement du treizieme cahier- — 2. U^=fc>aso Ms.
X. — Quels maux Georges V Arien fit endurer aux fideles d'Alexandrie * et *foi. U7
sur le genre de sa mort de la part des fideles. ' '
Au sujet des maux qu'ä Alexandrie les orthodoxes endurerent de la part
des Ariens, il faudrait (recourir) au bienheureux Jeremie et ä l'ecrivain
5 Josephe; et peut-etre cela leur echapperait-il, et ä l'histoire et aux lamentations.
Car ce que, dans la souffrance de son coeur, sous forme de lamentations,
le prophete a dit de la destruction de Jerusalem, il nous faut aussi le
dire de meme des fideles & Alexandrie : Qui a fait que ma tete soit de Veau
et mes yeux des fontaines de larmes ? J'ai plenre jour et nuit sur les tues de
lo la fille de mon peuple' . II y avait, en eflet, lä un chätiment de la part de Dieu
et ici une erreur satanique qui travaille parmi les fils de la desobeissance.
Car, apres que le bienheureux Athanase se fut ecarte de la ville par crainte de
lempereur, la troupe et la reunion des voleurs du parti d'Eusebe choisirent
Georges, homme revetu de l'Esprit mauvais, et l'envoyerent lä pour eveque,
15 ahn de relever l'opinion des Arimanites.
1. Jer., ix, 1.
10
236 BARHADBESABBA 'ARBA1A. — H1STOIRR. 00]
J-iot >^^. -.Ilo-io y.+\ wVtp Jlo ^.a-^. ^./ ojJlSU «Kä/j :<*olLcd JJ )■%■'■«
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^-^v J-ai-»-» .^>of.oows joot vi ♦y'n vs/ ,^*j/ \iJ0 <£,'* oöt .-.m . ,t> iI/i
^el; ^-*^->/ ^o» .-)LieLs ^öw* ^-^>öt ^-./j -.ot_«_oo^ v^ik? j—o't-s sAÄioj
» *.\ ./ Lit i ffl i\J) ,V*a ya^. olj .s,m » m ilf Jjlso^ Lvkjuio i^K-oo/
L^oooiV .JKa^o',jo ^o . % S ■ a» JK^j^L»/ s^öoto .ooot . «a'< - - |N-- £■ a se& \
Toi. 117 J-S'9-ß ^iL^isJsoi Jilo op ^OO .OtfLu Jlf^ ch> SI ^o ^o wh^Jt ^0 t-^x
i^äls,;^ ^oi(i l-äoo^ "^i. ^»o ]]/ .ooot y «xaolLaao )i.oX. .°i\^,
Jja-/ •JK.f.^N ^j/ 'ao'i jüLSot :»;Kji/ J^uoo,°inN ^oI\\ voou^o< oöt
1. Pour ow uai.
En ve>ite, ce que le sage a dit : L' 'komme perfide suscite la rixe' ; et :
L' komme impie et gourmand n'est pas rassasie2; ear il dilate son dme eomme le
Seol et il n'est pas rassasie comme la mort3, convient ä cette histoire. En efiet,
si la parole du Seigneur est vraie4 : Celui qui versera lesang des hommes, son sang
sera verse par les hommes; combien plus (le sang) de celui-ci (sera verse) ; car il .">
n'en a pas perdu un petit nombre, mais beaucoup, et jusqu'ä l'ordre (ray^a) des
pretres. En eflet, bien qu'il possedät l'apparence (a^vijKx) de la piete et apparüt
sous l'habit des brebis, il etait eloigne des deux; (il etait eloigne) de la
force de la piete et, ä l'interieur, il etait un loup qui etrangle. Nous appren-
drons quels sont les maux qu'il a commis5, par la parole A'Athanase qui et les io
cndura et etait present lorsqu'ils eurent lieu. Car, dans le traite d'apologie"
sur sa fuite, lebienheureux Athanase raconte en ces termes inemes7 ce qui est
arrive' lä : « Ils vinrent, en eilet, ä Alexandrie ceux qui voulaient me mettre ä
mort; » et il y eut d'autres choses pires que les premieres; car les Romains8
entourerent subitement Teglise de tous cötes et on entendait de\jä les voix 16
fol. ii: * de ceux qui excitaient la guerre en place de la priere. Mais lorsque Georges
— qu ils y avaient envoye de Cappadoce* — fut entrö durant le jeüne des
quarante (jours), il augmenta"' les maux de la maniere qu'il devait l'ap-
1. Prov., xv, 18. — 2. Cf. Prov., xin. 25. — 3. Hab., n. B. — k. CA. Mallh.. xxvi, r>2. — 5. Socrate,
llist. eccl., II, 28. — 6. 'Ev T(;> önciXoYilTixü) \6ftp. — 7. Krri )ie|iv. — 8. ETprri<T>Tai. — 9. Lire : ^» voouae»
Uoo>Sß 4 7iip'oütwv ex Ka7i7ta6oxi«. — 10. Hü5t)uev.
i
[61 X. — GEORGES LARIEX. 237
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jk-a.* j-ioi. ^o.< t"*"^ '^"5 ^° .s*3oi wööi; ^.\oi »— ^Jo< -.v-öoi ^.j.Lm£oo
«2000 vJUL^S; ^^s^.^0 • . ^.V-^^O-a-i .|l>->; sA.2lJ •. t-^v-flPQ n ^Q-2> jfcs_S ,_iO;
jJols J<oi\ öta^s.^ t^o .jU-.»/ vcü^Ojs. y>-^; JIobIoa — io -oiäa'/ )ooi
)bO>w^' ^o ^oioK_./j oöt .•' )üu^jaa -^ tp sjq-«.^C^v^. j6P JJ oipov^o "^. jl-.lxaio
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)fS*ii V*"*K J'0-1 .JoOOCl^. s^ÖOI »--)-£ ?o..,.\ -1 vOOU^; ^»^-/ '.oy\ect . »\oi
K_.)V-*-^-o ^_.ch\ jo« Jö»o .)K\öl^.i Jo»a_o ^Jbo ötloX CLiQ-^o'/o -.Ol— 0/
^Xdjt wÖj^k JOOI \yl~ ^.J ^ .s£0O-.i/ K_»„3f ^L. j£C^w) ^J»i -.y^jo)_)i
15 jodt {JL- -.^öot > V»'.. JJ ^opo oueL ; )iaju\o : oilo * « i\ OfS ^e ^öot
I, \$jcaZ*$jS Ms. — 2. >a>-$&fiü Ms. In marg. uK^^^aell. _ 3. |i.fr"nn-»«> Ms.
prendre' d'eux. En elTet, apres les sept jours de la fete des Azj'mes, les
vierges etaient conduites en prison, les eveques venaient dans les chaines
par l'entremise des Romains, les maisons des veuves et des orphelins etaient
pilloes, les maisons fermees, sans leurs maitres, etaient ouvertes, les freres
•r> des clercs2 enduraient des maux ä cause de leurs freres; et il n'apparaissait
que des maux dans ce qui avait lieu. En effet, apres que le peuple cut jeüne
la semaine qui suit la Pentecöte (nrevTYixo<mf) , il sortit pour prier au cimetiere
(xoi(x-/;TTf)piov), parce que chacun se detournait de la communion avec Georges
I'Arien. Lorsque l'impie et le mechant l'apprit, il alla exciter3 le general''
10 (ffTp*TiriX«TTfi;) Sebastien, qui etait de la secte des Manicheens. Alors celui-ci ainsi
que beaucoup de Romains avec lui, les epees degainees et les arcs tendus, sor-
tirent, en ce jour da dimanche, contre le peuple ; ayant trouve peu de monde en
priere — car la plus grande partie du peuple s'etait retiree, parce que l'heure
etait passee — ils firent des choses telles qu'il convient qu'elles ne soient
lr> faites que par eux. En eilet, ils allumerent un grand feu et des environs
amenerent aupres (de ce feu) des vierges et (Georges) les contraignait de
force ä dire : « Nous sommes de la secte du parti d'Arius. » Comme il voyait
qu'elles vainquaient dejä sa mechancete et qu'elles comptaient pour rien le
1. Mt|j.a6r)xe. — 2. Litt. : « du clerge ». KXripixüv. — 3. Dapo^üvei.
toi. iis
10
238 BARHADBESABBA 'ARBAIA. — HISTOIRE. [62]
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1. (1 supra lineam.
feu de sa menace, il levait le voile de leur visage et il les frappait au visage,
au poiut qu'apres un temps non court c'est a peine si on les reconnaissait
par leurs ligures. II prit, en efTet, quarante hommes et il les lourmenta aussi
par de nouveaux genres de flagellations ; car il fit apporter des verges qu'ou
venait de descendre d'un palmier et, comme il y avait beaucoup de rameaux, s
il faisait par lä tomber la chair de leurs dos, au point que certains d'entre eux
furent plustard operes des bois quis'etaient fixes en eux et que d'autres, qui ne
supportaient pas (ce supplice), moururent meme. Ensuite, tous ceux qui res-
terent, hommes et vierges, qui vöcurent et ne moururent pas, il les envoya
fol. iis tout a coup en exil'. Quant aux corps * qu'on vit etre morts, au common- lo
cement, on ne permit meme pas de les donner ä leurs parents; mais on les
jeta sans sepulture dans des endroits Caches, en pensant que, par cette dure
cruaute, on les ferait oublier. Cest lä, en efTet, ce que firent les heretiques
dans Tegarement de leur cceur; car comme les parents2 des morts ne se
röjouissaicnt pas peu de leur martyre pour Dieu, mais etaient tristes de ne i .
pas trouvcr leurs corps, c'ctait surtout sur eux que tombait le bläme de leur
impiete et de leur möchancete. Aussitot, en elTet, dÜEgypte et de Lybie iis
1. Le grec ajoutc : « ;'i la grande Oasis ». — 2. Oixttoi.
1"
[G3] X. — GEORGES [/ARIEN. 239
■.voj/ o£)m J^.)',-»^0 )~L3Ö(o , |ianm >tXo \mn oyL»JJ Ja. . ii ' o ^00 .vflpg.o'tj>o\o
^j»; )tv_^_» JJLJJU >'\^ql% yV-io; otK^io K.ba^A J^iöi} Jj/ j ilmo
a^»_. JJ» \^Oo '.vo^io ^*\oio JotXjJ oy'nV) ).!.=> jo_o* V •> m 1 . vaa\o.^aji
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J..O001 .^v-*-^; U'IX-^si )i mvirt ..o U&«o 'Jjlo/ >m . ^jo-fc^ K-«^i )1ojl3'^o
^soi • .o&Owio ^^ldq^ ^a-oi lp°t-^^/° :|^ö^? J-»t^>f^o J-^'J--^ °o« "^><V?
1. l^siiS. Ms. — 2. |Vaiuo<^o Ms.
envoyerent en exil des eveques : Ammonis, Moise, un autre Ammonis et Ma»r,
et parmi des pretres : Hierax et Dioscore. Ils les persecuterent si durement
que certains d'entre eux moururent en route et que d'autres (moürureirt) en
exil, apres y etre arrives. Ils mirent aussi en fuite plus de trente eveques;
5 car ils avaient, comme Achab, la preoccupation de detruire la verite entiere-
ment, s'il etait possible. ,
Ici, je pense, s'est accomplie la parole de Notre-Seigneur qui dit : Une
heure viendra oii quiconque vous tuera croira faire une offrande ä Dieu; et ils
feront cela, parce qu'ils n'ont connu ni mon Pere ni moi '. En verite, les Arima-
10 nites n'ont connu ni lui ni son Pere et ils n'ont pas ä discuter ä ce sujet;
car ce sont lä les (paroles) des lettres d' Athanase, par lesquelles il fait con-
naitre la mechancete et la perfidie du parti de Georges l'Arien et l'affection et la
constance des familiers dans la verite. Gar ils se prirent pour modele le Baby-
lonien sans Dieu et sa cruaute envers Jerusalem; de meme que celui-lä s'at-
15 taqua ä toutes les classes, de meme, eux aussi, ils deshonorerent les femmes
sur les places publiques et les vierges dans les faubourgs d'Aleaoandrie. Car
la punition de Georges ressembla aussi ä celle de Nabuchodonosor ; de meme
que cet insulteur des nations tomba ä terre et que le Seol s'attrista ä son
entree2, de meme, pour Georges, Dieu souleva les fideles d'Alexandrie contre
1. Jean, xvi, 2-3. — 2. Isai'e, xiv, 9.
toi. IIS
V".
240 BARHADBESABBA 'ARBAIA. — HIST01RK. [64]
. -NA*.. Imtin,; J„oia_. ^-./c • .» « i V»
rsfAvxln .^-'^^ ^rdijnr^ mim^W Ja. .Tjao^vu-n
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■■•n --, 'r> jj ^o ..a-.K.*/ j-iov^ )-«-.»/ .o&» Jooi K*l ).a^..^o j;o'po Lu^i* oöi
) .«\ . ft. i{« j_^co»aa_3 >voo£^o yoouio ) n .y\ r> ^.ota^lo/ Laönrn0»/ ^o ju/
• .oj^ ooot > ^o';j JJ ^o^eus; ^-^-/ ^>» )K^*o ö£o ^io j_a^. ool oc*o
y
)>!*.» ^*i\ .Joe* i-^J-*1? llflUfcScua Joot v^^» Jl^ilkioo Jooi V^'f*0 J'J— **^*
ypo'/; ^>.-/ .joot JLoUS JJU ^JiO V-^v JLä/ .Ot^.9 tm..*4D*Ot\ ^abwJu JJ; )oO(
lui et ils priverent ce mechant de Ia vie et Athanase retourna a sa place.
Ici s'est accomplie la parole de David qui dit : Ne parte pas envie au.v mechants
qui fieurissent pour un temps, parce qu'ils se dessechent bientöt comme les foins et
se (letrissent comme 1' herbe verte'.
XI. — Sur Eudoxius V Arien et quels mau.v ü fit endurer uux fuleles :,
d' Antioc he2.
Eudoxius, qui avait un esprit rebelle et mauvais, etait eveque ä Germa-
roi.ii8 nicie, ä cöte du pays * de YEuphratesie. Les Ariens le firent venir et, quoi-
qu'aueun eveque ne füt present, les clercs l'introniserent d'eux-memes sur
le sirge d'Antioche; et lui, encore en dehors de tout droit, il se precipita sur ce
qui ne lui revenait en rien, pour apparaitre au-dessus des chefs de la grande
ville, au profit de sa möchancete; peut-(Mre (les Ariens) pens<'>reut-ils qu'il y
avait ainsi une utilite surtout pour ceux qui recherchaient leur mechancete.
II injuriait les homraes libres et il l'aisait des choses hontouses ä cause des
coups dont il flagellait quiconque il voyait ne pas approuver son heresie.
Gar il n'avait pas egard aux feinmes qui disaient la honte de leurs actes; mais
v°.
in
1.-.
i. Ps. xxxvi, 1-2. — 2. er. Theodore!, Hist. ecet., n. -.;■'>; Bocrate, Hut- eccl., II, vj.
65] XI. — EUDOXIUS L'ARIEN. 241
Jilso^» -^*.oU0 JJljJJo Jooi i-ijiio o.^ .^-ö|\ JJ/ .^oj.*.J^acD> JIoj.^3l.a s-öot
.JLÄ^i jJöaflo/ laio^ Jt^\ yOoC^ Jooi ^^Xio >3l^.L, :ji.Va~a «Ikapoa
Jls/ ».3 <vooi^.3K.Jl^ iio^ vooiiaa^ jooi Jl'^o -vO*.^/ ^V ^^io^-io ,.3
Jooi f>,iio JjLOÖt JJ/ Jooi J^mAso J,.-*:!^ J.*ai Ai\i ^-io» .-ot Jftoo^
r, ).»i\ J^o; ^-io jJo JlVa.-, ^.io jJo J-,.^3 ^o JJ Jooi lous JJ p -vooi^
. i - y>l* :)t~*as -öoi ^.Lo JLjlo ^ioo :>-Sot ^auk.!^ JJ.otK.«.^ai>» ^^</ ^-j
ya-Joi ,-äo ^\ -öot ^*t* yooK-^xys JJ j^-^^» J^j'^3; Jjl^i^o :Ji.Vo.~
.^-otkjwÄLsl JJ-«^-* t3 -V*"^ v0*^^10 -J^ä.». a^3 vt.^jl^.j; .^jä -.^.oC^..}
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J,o_o_i '^ä JIojoiä Jooil; ..Jl^; JLi.»I ^.\ öiio» v— iJLiolj 6ü^ Iv-ajio
öw.1^. /; JlpXo .Jooi »_3u^ J^ö/>3;J.VjJ .-Jau.£oJl J.IOI ^.\öi ^-»/»o .Jj-».J ^OQ.^i
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>r_iol ^_iO \y~*Mil K.O ^-.^ Jo3| t— 2t»
il les ilagellait beaucoup. Quant aux hommes habiles dans les actions et ornes
de cheveux blancs, il les prenait avec violence (et) faisait entrer ä l'eglise,
ä la maniere des ecoles d'enfants, en les frappant sur le visage et en ouvrant
leur habit jusqu'aux epaules, sans rnßme cacher rendroitqui merite la pudeur
5 de la part de chacun; mais il les flagellait ainsi sans avoir egard ni au corps,
ni aux cheveux blancs, ni aux actions. Quant aux femmes qui l'emportaient en
perfection, possedaient la pudeur naturellement, portaient des cheveux blancs
et n'avaient jamais connaissance du visage des hommes en dehors des leurs, il
ordonna de les trainer sur les places publique* et de les tromper, apres avoir
io pris leur voile; puis, on les faisait asseoir et on les frappait jusqu'ä ce que leur
sang coulät par suite du grand nombre de coups dont il les flagellait. 11 y en
avait une qui se rejouissait des promesses de la virginite et possedait un
fort caractere; parce quelle avait recu un grand nombre de coups sur la
iigure, eile eut une hemorragie par le nez et par la bouche et il lui plut
15 d'essuyer son sang sur la porte de l'eglise, pour qu'il existät un temoignage
contre le chef au jour du jugement. Cet etrange (eveque) en faisait autant
aux orthodoxes, au point de faire de l'eglise — qui est le refuge de ceux qui
s'appliquent aux actions honnetes — un camp de voleurs, car la prison etait
plus agreable que ce (lieu).
PATI». OR. — T. XXItl. — F. 2. lli
fol. 119
242 BARHADBESABBA 'ARBAIA. — H1ST0IRE. [66]
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1 ) i . K i \ /w> r. ~, oi-s; ) <w>vm ^.i, ^qj/ k_x_£i ■ »\«/ .vffl « no/ K__aj
MSL^Udi)^; ^«/ -^U/ yOOU-O; *--^-/ ^-* .-Q-Oä/ JjOt "^LfloS.
Q a » '-»/ JJo .0,__-i. w__*_»jK_0 ,-2|^Ä^ ^-^^ ^° wUL*! >^°l0
J_-_o»a_ ,3o1 a-> jJSoo^ Jfcoo; ^_o *_.,~.oi ^.U; J-j'o__; oöi vm.ffl'MoJJ;
.yO-Ol)- ^JU^JL^XOOuO; 15
1. Ce mot est coupe en deux : «&_>-o sur une ligne et \**& ä la ligne suivante. — 2- 1^3^ Ms.
— 3. Pour ow »=^.
Des hommes d'(Antioche), qui en avaient souffert mauvaisement, l'avaient
fait savoir ä saint Bastle, l'evßque düAncyre — car il nejouissaitpas d'une petite
fol. 119 liberte pres de l'empercur, * parce qu'il possedait de la part de chacun une
grande reputation de vertu — pour qu'il informät l'cmpereur Constantin (Cons-
tance) sur les maus qui avaient lieu ä Antioche. Lorsque l'empereur fut au 5
courant, il commanda (ä Eudoxius) de retourner ä sa place. Ala iin, comme il
eut honte de retourner ä Germanicie, uu concile se reunit ä son sujet ä Seiende
de Syrie; et, lorsqu' Eudoxius sut qu'il etait jete en exil, il cacha son opinion
et, quant ä son partisanyk^t?/set ä Eunomins l'execrablc, lui-meme et le concile
les jetcrent tous deux en exil. Apres que Macedonius fut sorti de Constantinople 10
et eut öte jete en exil, Eudoxius, mettant (ainsi) au second rang le siege d' An-
tioche, accepta ensuite Tepiseopat de Constantinople grace ä l'appui des
partisans d'Acace. (Ceux-lä) oublierent la loi qu'avaient portee contre celui-ci
ä Constantinople meme — ä l'encontrc de ce qu'ils jugerent — ceux qui avaient
depose Dracontius, parce qu'il etait passe" de la Galatic a l'erganie', et ils l«
n'hesitercnt pas ä attribuer le siege de Constantinople ä Eudoxius, qui pour la
scconde fois alors passa d'un lieu a un autre *.
1. Ct. Socrate, llist. eccl., II, M. — '.', AeÜTcpov TÖte 7toiou|itvov rr)v lietäßairiv.
[67] XI. - EUDOXIUS L' ARIEN. 243
Jijso .JojSs Jl» _)aS. Ls/? -J-»« -«oJM jla ,_.; ooi .sa_=L.Ji ^^u» ^-^ i^°
• .aioojL Jjot p Ltioioiio» o£bo ^-.j Jja*. .LsJJ t-^»? -<*■* -jot^jJ "^~*»
5 VO^ JlaJLiCL-6i^ <s^~a.io Jjot» v*^^5^ -ilo^» J-*"° )ö«? .<*V> k-L.oJi
)_* ..r^N-t J»OI ^0 ,JSO .L<^»^A JjL9l\o_^30 JlooÜ^Li» JjOt )ois OOI L^OSO .)^AO
JJ» .Lio» Jlf s ,)jso^Jk3 yooi^ y*x3 oifco^V-^ ooi -Jlp>; ) »»on^ )oöi L^>
}^o .-^W» JJ La/? -BP .JoCSs JJ» La/; .-ya^ Ipo/j -=*-* vQJl^K^I )&»
006, ,_=ls>NjlJ j,^> ooi ^*,-6i» -V^o/ J~— ^*? .JLsJJ t-^0? -«-» •')«^i' "^— '»
yA .Lw^fcoo JjioC^ L*5^. lpo)l/> -« )l^.ioo .]l^ Joe* I-*ao-^ »SlS^
) r i'» )j ^v«> a|Ui ■k^.v»'. JjL^£.A^floa.o; J-*Ä»aa Jju»/ ^a*xo^;o/ ^-.;
<T .. -s K. r» .'tq» .-J_LN "^js.oolS. )bw>jii jjoi vod'l; •*|»;V;o Lsäo yOj/ ^->^»ot
ot^oj .Jjt- JbX^o ,^jj j—oj -.».. ii ^^-» P; Jjoi . 1 » « ^o yßoV3? otio-iöo
1 fol. 110
v°.
Des qu Eudoxius se tut assis sur le tröne de cette Eglise — dans l'orgueil
de son esprit, et parce qu'il crut avoir desormais trouve un terrain propre ä
recevoir la semence de son erreur — il lächa d'abord une parole celebre
partout, et voici cette parole : « Le Pere est impie' et le Fils pieux2 puis-
5 qu'il revere le Pere. » Lorsque tout le peuple des fideles eut entendu cela, (les
fideles) crierent ensemble : « Voilä un poison mortel; car quiconque accepte
cela vomit et rejette la foi; c'est bien renier la divinite et l'enseignement
apostolique. » Comme en suite de cela il y avait un grand tumulte3 dans l'as-
semblee de l'eglise, il leur repondit aussitöt ä haute voix : « Ne soyez pas
10 troubles* par ce que je vous ai dit : Le Pere est impie' parce que le Pere
ne revere pas:i, et le Fils (est) pieux 2 parce qu'il revere le Pere; l'Apotre, en
effet, a dit : Alors le Fils sera soumis ä celui qui lui a soumis toutes choses*. »
Quand il eut dit cela, c'est ä peine si le tumulte3 fut apaise; car un grand (eclat)
de rire7 remplaca le trouble dans l'eglise; et cette parole qui avait ete dite"
15 est tournee en derision jusqu'ä maintenant0. Eudoxius 1' Arien tint le siege
de Constantinople dans son erreur durant dix-neuf ans. Teiles sont les epines
et les ronces que cet impie produisit * contre le troupeau sauve par la passion ♦ fol. no
et la mort de notre Sauveur le Christ; quand il eut bien aboye, il sema le
1. 'Aueßri;. — 2. Eu<re6»i;. — 3. QöpuSo;. — 4. MriSev tapirre^e. — 5. Oüoe'va oeSei. — 6. I Cor., xv, 28.
Ceci manque dans Socrate, Hist. eccl., II, 43. — 7. TeXo;. — 8. T6 Xs^ev. — 9- "Axp< Seijpo feXMiiEvov.
244 BARHADBESABBA 'ARBA1A. — IIISTOIHE. [68]
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.Jjss^V-. joot pu/ i_s (^j oi^ooia^d . vaa^jnqmN/ JiLoftoo; jil/ ^o .»-«-^
1. Le prernier o est au-dessous de la ligne.
vent et moissonna la tempete' ; car sa toile ne se transformait pas on liabit et
il ne fut pas couvert par le travail de ses mains". Ge n'est pas d'uue maniere
quelconque, en elfet, que la Providence se detourna ä cette epoque, comme
eile ne l'avait pas fait nou plus (dune maniere quelconque) au temps de
Pharaon; mais ce fut pour trois motifs : premierement, pour que l'opinion des 6
heretiques fut connue; deuxiemement, pour que la volonte des fideles fut
eprouvee; troisiemement, pour que la sollicitude de Dieu envers son Kglise fut
connue : s'il ne l'avait pas gardee et comme maintenant l'avait laissee aux mains
des loups, eile serait dejä dechiree. Ces (traits) sur celui-lä jusqu'ici suffisent.
XII. — Uistoire de Mar Gregoire, l'evique de Nfocesaree*. ^
II y a trois Gregoire : le prernier, de Nazianze, fut tlieologien, et le
deuxieme, l'eveque de Nysse, (est) le fröre de Bastle, homme grand; mais nolre
discours (porte) sur Grigoire le tliaumaturge, l'eveque de Seocesarec, qui prö-
cede ceux-lä de longtemps. II etait, en elTet, du pays appole Hellespont et par
sa famille etait fds d'liommes illustres. II fut instruit d'abord daus toute la 16
1. osee, vin, 7. — 2. Cf. Isafe, i.ix, o. —3. Socrate, Hist.eccL, IV, 27.Voirsa vie par S. Gregoire
de Nysse, /'. <'•-, t. XLVI, cid. 893-958. Cf. Victor Ryssel, Gregorius Thaumalarga», sein Leben und
seine Schriften, Leipzig, 1880, D'apres Ryssel, loc. dt., p. 12-19, Gregoire, ne vers 218, a ete ä Cesaree
pres d'Origene vers 281; il est revenu en Cappadoce en 239; Origene lui a ecrll en 240; il est eveque
en 240 (ulutöl qu'en 244); il ecrit sa lettre canonique sur ivntree des Goths dans son diocese en 258; il
nssisic- au prernier concUed'Anlimdie en -je.:, ei an secönd en 269; il meurl en 270. Une wo ayriaque de
(■in'goiic a ete editee par le R. !'■ Bedjan, .\<ia martyrum et sanetorum, i. VI, Paris, 1896, p, s:t IOC.
in
foL 120
r".
[lid] XII. — IIISTOIRE DE MAR GREGOIRE DE NEOCESAREE. 245
:UoXi. ,_io -otc-ö^'/ o^JLi.j ^iö ~-/ :)K-UL-b JJ.cl^-.^-s ^-bo £^j-/
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)K^aa .. Ico, *-*U/ ou» 001 -.)jt-**jl )iaflJLM j»iKjtio cxjl^o; : ts-)^-_a—
sagesse de Grecs. Car, parce que, dans son jeüne äge', il fut prive des soias
naturels — ses parents, en eilet, avaient quitte le monde — au temps oü I'esprit
de beaueoup est jeune et depasse les limites du bien, il montra aussitöt ce qui
allait advenir de lui ä l'äge parfait. De meme qu'une belle plante, quand,
5 des sa premiere poussee, eile produit hätivement de riclies rameaux, montre
ä celui qui la cultive, par sa richesse precoce, (une) autre transformation,
ainsi ce bienheureux aussi — alors que läme des autres erre par ignoranee
ä la suite des vanites qui eaptivent la jeunesse2 — s'ecarta du spectacle du
cirque? et du Stade1 et s'eloigna de la beaute des vetements et des delices.
10 Aussitöt assidu tout entier ä l'aequisition de la perfection, il avait comme
premiere acquisition de la perfection l'application ä la philosophie5, ä la suite
de laquelle venait la temperance comme une couronne6 attachee ä la purete,
et toutes deux etaient aidees * par la constance daus le jeüne7. II possedait * fol. 120
dejä la purete, Fhumilite et la douceur, gräce au mepris de l'argent8. Des qu'il
15 se fut applique avec soin ä la sagesse profane9, qui chez les autres affermit le
1. Gf. S. Gregoire de Nysse, De vila Sancti Gregorii, P. G-, t. XLVI, col. 900 b. —2. Le giec
ajoule huit lignes autour de la meme idee et du texte : Jnstus uf palma florebit (Ps. xci, 13). —
:i. Ki'pxo;. — 4. Itiöiov. Ces deux derniers mots ne figurent pas dans le grcc <[ui purte : « le eheval »
0 la chasse ». — 5. Le grec porle : « la sagesse » (cofia). — 6. Le grec porle : « comme un poulain »
(mäios). — 7. Le grec porle : « la temperance » (tvxpixEia). — 8. Mdmönä. Le grec porle : « des biens »
(tßv xp^nättüv; et ajoute dix lignes de commenlaire dans lesquelles il cito l'exemple d'Abraham u i|Ui
posseda aussi la science de la philosophie chaldeenne. » — 9. Litt. : « du dehors 0 (?5<ü).
246 BARHADBESABBA 'ARBAIA. — HISTOIRE. [70]
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I^Lfioa^oo .)L^\ jjd; |^v/ w>JLatfC^li ~\ ko'j/ Jl» -.J-«-i«-o p )k-»-»/ <-*d
^Js>yL.i ^>o y~.\ ^_,j vQJd .J^-sl d»^v/ d^^io; JfcC^Ow 3/ ooi lod
d-*^^ toojji Jj-^jcv-s ..yojijj cod s*^-5 ^cxo^o^ d-s; :LflDicu2L\ d\ ood
paganisme, il fut saisi par eile en vue de la sagesse et de l'intelligence du
christianisme ' ; et de meme que Mo'ise fut d'abord instruit de toute la sagesse
des Egyptiens2, ainsi ce bienheureux, apres qu'il eut ete instruit de toute
la sagesse des Grecs et qu'il eut connu, par experienee, la faiblesse de leur
doctrine, devint aussitöt diseiple de l'Evangile. Et, avant merae d'etre 5
amene au christianisme, il etait si parfait dans ses actions qu'il ne fut pas
meme souille par la moindre tache du peche.
Lors donc qu'il etait ä Alexandrie, oü toute la jeunesse vient pour
apprendre la sagesse et la medecine, il etait pour ceux de son äge un spectaele
etonnant; car l'eloge des hommes purs est l'opprobre des homines dissolus; 10
et, en effet, tels furent ses compagnons d'äge et, pour n'avoir pas lareputation
d'etre seuls adonnes auxvanites, ils machinerent contre lui une ruse aumoyen
d'une courtisane comme s'il entrait chez eile3. Tandis qu'il traitait avec des
hommes doctes certaine question de philosopbie sous un exterieur pur, cette
courtisane s'approcha de lui, en criant : « II n'est pas juste que tu me frustres is
du salaire de cette nuit; » et, de plus, eile ajoutait aussi la cause pour laquelle
eile röclamait son salaire. (Ses compagnons), qui connaissaient la ruse par
laquelle ils voulaient porter atteinte ä ses actions, s'enflammaient de colere
1. l.e grec ajoute une vingtaine de lignea de commentaire. — 2. Cf. Actes, vu, 2-j — 3. I.'inci-
dent de la courtisane liguredans Dedjan, np. eil., t. VI, p. 101-103, mais il se tennine comme on l'a vu
plus haut, chap. ix, pour S. Alliauase ; EHienne, l'archidiacre de Gregoire, röpond a celte femme et eile
le prend pour Qrögoire.
10
l'oi. 120
[71] XII. -- H1STOIRE DE MAR GREGOIHE DE NEOCESÄREE. 247
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contre eile; quant ä lui, il ne se troubla pas avec eux comme (le fait) uu
homme tourmente, il ne cita pas des temoins de ses actions, il ne reprit pas
la mechancete de ses insulteurs; mais il se tourna vers son ami et lui dit
d'une voix tranquille : « Va, donne-lui l'argent, de peur que, par son grand
5 tumulte, eile n'empeche la raison de sappliquer ä notre question. » Des
qu'elle eut pris l'argent, selon ce qu'elle avait demande', et que les ruses des
perfides eurent ete rendues vaines, cette courtisane etait aussitöt tourmentee
par le demon; eile jappait comme un chien, eile arrachait de ses mains
ses cheveux noues et sa bouche, au Heu de crachat, * vomissait de *foi. 120
10 l'ecume. Tant que le bienheureux ne l'eut pas demande ä Dieu, ce demon ne
s'eloigna pas d'elle. Voila ce que le bienheureux fit avant d'etre chretien;
et, comme le bienheureux Joseph, il vainquit aussi ces deux choses, l'envie de
ses compagnons et la colere".
Peu de temps apres, le valeureux (athlete), qui penchait vers le christia-
15 nisme, vint pres d'Origene, qui etait docteur ä cette epoque; il fut son disciple
et en recut la parole de la doctrine et l'interprötation des Ecritures. Apres
qu'il fut assez exerce dans les Ecritures, comme beaucoup en(pays) etranger
lui demandaient de rester chez eux, il retourna ä sa ville, pourvu de la
1. Le grec ajoute quelques lignes. — 2. Le gree consacre une colonne ä la comparaison de Gre-
goire et de Joseph.
248 BARHADBESABBA 'ARBAIA. — HISTOlBR. [72]
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JVJ— * V-3 J'»"3^ :«.m » > ^?o/ loX ou^XXa Jooi» oot : \tcm\ «TviN^ya )ooi
1. In mare. <**&*.&*>*&.
richesse de la sagesse et de beaucoup de seience. Alors que tout le peuple
le regardait, afm de (voir) s'il montrerait son Instruction dans son assemblee
pour cueillir la louange de sa doetrine, lui, parce qu'il savait que la louange
des auditeurs pouvait aneantir et relAcher la vigueur de son Arne, il ehoisit
pour lui-meme le silenee, aiin de montrer par les oeuvres et 11011 par la parole le j
tresor qui etait en lui. Apres qu'il se fut ecarte du bruit du peuple et de la
ville, il s'en alla dans la solitude, en un pays eloigne, et e'etait comme un
solitaire qu'il etait ä part lui-meme aupres de Dieu, plein de mepris pour
tout le monde et ses biens'; il n'avait pour eompagne que la vertu seule et
il n'accorda le reb'ichement en lui-meme ä aucune des passions du eorps. 10
Le sacerdoce devait le saisir, bien qu'il se füt garde en de multiples occa-
sions de n'etre pas soumis ä la main des pretres. II eraignait que ses actione
ne trouvassent un obstacle dans le sacerdoce, qui etait suspendu sur lui
comme un lourd fardeau. A cause de cela, un liomme nomine Phrilmidnös, qui
avait ete en sa compagnie pres iVOrit/cne'-, liomme noble de Cappadoce, et 15
1. Le grcc L'imi|iari' i'nnirr Gri'goiri' » Mnisr. — j. Le gree dlfföre. il raconle |iiu> haut que la
conversion de Gregoire vini de ce qu'il rencontre Phermillanos, patrice de Cappadoce, qui lui res-
Semblail pour les mceurs el l'espiit, coiinne il le inonlra plus tard lorscpi'il dcvinl li- Instre de l'figlise
de Cesaroe, Ordgoire ouvrlt son Cfleur a son ami en toul ce qui concemail Dieu el tous deux allerem
Irouver Origene. Le i;rei- nr mentionne plus ensuite Pherroilianos (Firmitien) el c'esl a un certain
l'liaiilinios (4>ai£i|io(), l'öväque d'Amasee, qu'il attribue l'ordination de Gregoire. Le syriaque qui
10
[73] XII. — HISTOIRE DE MAR GREGOIRE DE NEOCESAREE. 249
^>_3 Joo» )oöi Jjoi .Jloi^J^o; |^30,.JS oo» s2>l Joe* ^*>*/o :U^?Q3-D
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.JLooi )t-o-»/ j^aKs» *o^io.,)jLij oc*S> J-ieyin J»-/ .JKjupo 06» ^V^o Joe*
yoo^. JLooi Jl aiiaof .-)ooi K-/ jVooo^ ;aL,..\ a '»j^k-3^ J^J-t^0 oiNt>o
Mai.; Jj_s; 001 *.mOO| ^-^ot? ^-») <^ -oila\ ^K&l |mi|; ^*^-»l ^»o£o
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o£s, JJÖ J^OJO )t-CQ.^-i L_Ai ^io/j y-\ ^■»■TL^O V-^. )l •))'/? 0u.0K-.fcCi
.JK^iojjj ^oijlA^ ot\ joouj -."M* ;o...\ a JofS^ ^*> JJ/ .^ioKj;
,-\ -s'.':n^. ^1, "^s^oo K^j^_A_o :}jl*,_o Jooi >n » ..* ^.^o»_s \*soi ^3
s'adonnait aussi aux actions de la perfection, celui-ci, (dis-je), etait im jour
l'ornement de l'Eglise deCesaree. C'est pourquoi, pousse ä cetteaction par une
pensee divine, il ne considerait pas que sou compagnon Gregoire etait cloigne
de lui ä une distance de trois jours de marche; mais il dirigea son regard
5 vers Dieu, en disant : « Voici que je nous vois ensemble, et moi et mon ami
Gregoire, nous tenir en ce moment-ci devant Dieu; » apres eela, au lieu
de sa main, il placa sa parole sur Gregoire * et il amena ä Dieu celui qui * foi. 121
etait eloigne quant au corps; il lui assigna une ville, qui jusqu'ä cette epoque
suivait l'erreur des idoles et, dans toute la ville, il n'y avait que dix-sept
[0 personnes ä baptiser ä qui convenait la parole de la religion. C'est donc par
cette violence que (Gregoire) recut le joug. Lorsque, plus tard, tout ce qui
concernait l'ordination eut ete accompli ä son egard, apres que cela eut lieu,
il demanda un peu de temps ä celui qui lui avait transrnis le sacerdoce, pour
rechercher ä part lui-meme la portee exacte du mystere; car il ne lui con-
15 venait plus, comme dit l'Apötre, de prendre conseil de la chair et du sang1,
mais c'est ä Dieu seul qu'il demanda d'avoir la revelation des choses cachees.
Tandis donc que le saint etait preoccupe de cela — et surtout de ce qu'il
n'a pas menlionne plus haut Firmilien l'a evidemment en vue ici. La vie syriaque, edilee par le
R. P. Bedjan, Aclu martyrum et sanctoriim, t. VI, p. 83 et ss., d'apres un manuscrit du vi" siecle, atlribue
l'ordination ä S. Gregoire de Nazianze (anachronisine).
1. Gal., 1, 16.
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10
250 BARHADBESABBA 'ARBAIA. — HISTOIRE. [74]
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• Ji.V-»i-* jlo i vi »ö» W.01Q...O,...., 10 :v^^^oo ^*ot^iOo _*^../i )ii-jL o&. m^-J?
^•j oöi .J^o>_so .JL-,-3 )oot iLL. ^JLoto .OltCbOO ""^is ^.iofSs.J30/ .w^6(
^ou(.- jJ» > .', ../ jlj/ ^^ -.wOto^a^J* L^_s otk.:*-s^ jp*V-=> o£^ -»>— ^-/?
-.oiojL^-i« ^i» ^"W )ioiaj Joch L<CS^. ^3* .JLoot )ioi JLj— *.<*} öilio^o;!
•Joch w-Jmso jJ a..)_~l./» ^\c*.s Lo-sKj? ^^000 .)^^3.io.\» ficxaj laio^s
»— ->x t-^ö/ .voot^ll^oi JtC^o^o voo«-.öt^aji .°i\ . .*)«£*» )°-^? \0ouCSCi0 ^o
•vj-^o; ouo/ VL.po Joe* Jt-ßAoo; -.-«*— U U^-W ^o^iao)..»' 061 ^o ^s^a^»
y avait alors des homraes qui corrompaient la doctrine de la religion et qui
par l'argumentation de leurs discours revoquaient ea doute la verite meme
aupres de l'orthodoxe — tandis qu'il veillait et etait preoecupe dans son
esprit ä cause de cela, il lui apparut un homme beau de visage et remar-
quable par l'aspect de son vetement. Plein d'etonnement ä sa vue, (Gre- •>
goire) se leva et demandait ce que e'etait et pourquoi il etait venu'. Apres
qu'il eut apaise son trouble et lui eut appris qu'il etait venu pres de lui sur
l'ordre de Dieu, pour lui reveler la verite des choses au sujet desquelles il dou-
tait et lui faire connaitre la vraie foi, alors il se reposa sur sa parole et, plein de
confiance, il le regardait avec crainte et avec tremblement2. Celui qui lui etait 10
apparu chercha, par un signe de ses doigts, ä lui montrer une autre personne
qu'il n'avait pas encore vue. Quand il eut tourne son visage, (Gregoire) vit
une autre apparition1 sous la forme d'une femme venerable. Etonne de cela, il
baissa le visage et etait plein d'admiration dans son esprit ä cause de cela. Le
plus prodigieux de cette vision, en eflet, etait encore que, bien qu'il füt nuit, 1»
une lumiere brillait ä ses yeux comme la lumiere dune lampe'. Parcc qu'il ne
pouvait regarder ceux qui lui etaient apparus, c'est d'apres leurs paroles
(echangees) entre eux qu'il apprit leurs noms et la cause de leur venue; car il
dit avoir entendu (de la bouebe) de celui qui etait apparu sous la forme d'une
1. "Hkoi. — 2. 'Exnir^tw;- — 3. 8ea(ia. Cf. Bedjan, op. cit., t. VI, p. 87. — 4. Aa|i.itiSo«.
[75J XII. — HISTOIRE DE MAR GREGOIRE DE NEOCESAREE. 251
1 JL^i jou^v ,.-, .JJ^A_A1, lii/ ojöh .*-3ot ,po( -.vi-*» °V>°W ^io^-n/ *to\. 121
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oti-coo.o ,000^1 .jo£Ss ,.— ^io» .l—'r^o »-*♦ .(-.»-^-— JV-s? ]•■=>/ .•J^ol^.a» jtc^l oöt;
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JJo . |i.Q_b>s.>.\t^_5 , iviivi o/ j'f-s; ^Ot^o ^s^soi JSs-A .JLvajJ^ooo J^>s°»ts»io JJ.
JJo JLsJJ Jv-s ^oofcoaio Jooi ^^--— JJo .^ux>olU <^* ^»J^-» '^.flooll/ ^jl^t
1. On lit une traductiun syriaque differente dans Pitra, Analecta Sacra, t. IV, Paris, 1883, p. 81
1 345-6. Voir le texte grec dans P. G., t. X, col. 987. — 2. Ita-ol^o Ms.
femme qu'il s'appelait Marie, mere de Notre-Seigneur', laquelle demandait ä
Jean l'evangeliste de reveler au jeune homme le mystere de laTrinite. (Jean),
ayant obei k la mere de Notre-Seigneur2, * s'exprima ainsi : « Voici le mystere * foi. 121
de la Trinite : Un Dieu vivant, Pere du Verbe vivant et de la Sagesse hypos-
5 tatique qui est la puissance et l'image parfaite de ce Pere parfait3, Pere
du Fils unique; un Seigneur qui (vient) d'un Dieu, l'image et la forme de
la divinite, le Verbe vivant et la Sagesse qui est la substance de tout et
la puis.-ance creatrice de toutes les creatures, Fils vrai du vrai, invisible
[de 1' invisible]*, incorruptible de l'incorruptible, immortel de l'immortel,
10 etre de l'ßtre ; et un Esprit saint qui est de Dieu et qui est revele — ä
savoir : aux hommes — par le Fils, l'image du Fils parfait, la vie parfaite5,
qui est la cause de la vie sainte, le donateur de la saintete, par lequel Dieu
est connu superieurement puisqu'il ne l'etait pas auparavant : le Pere, qui
est au-dessus de tout et en tout, et Dieu le Fils par [tout]6 ; une Trinite\ par-
t5 faite en gloire, en essence et en royaute, qui n'est pas divisee, ni alienee. II n'y
1. Ces quatre mots manquent dans le grec. — 2. Tri nwi Tt>5 Kupiou. — 3. Le grec differe.
— k. Ces mots manquent dans le syriaque. — 5. La traduction frangaise ne suit plus, dans cette
seconde moilie de ligne, la ponctuation du texte syriaque. — 6. Ge mot manque dans le syriaque.
fol
252 BARHADBESABBA 'ARBAIA. — MISTOIRE. [76
jA^jua^KjLio jJo JK.i^N ..Kjl* jJ .JloJ^M M ***>'/ JJ/ -Uo» f,^\
^S— ^-» :^« "^ j^Aoo ju/ v/o .wotoiotjj ^«x. ^S&^o ^..Aöi .öu.K- /
«»VA sS^l. ,-.ouio -.jju.^0; 06—; )K-iL.k..a J^lso )Lp> «c*\ ^.j/ ^js, o6w
:Jf^*M/ \ly~ «01 ^.io J001 -u^iol./ Jjl^ooIo j^»oi^3; "^«ooi ^iö ~_/ .J,o,,
\i,\ K~.jL*-3l .Jjo,^/j JJloKj))^ )nim; jJ.oJLioo/o JL^>« oui ,_*> |j_oj 5
jj^o^s; oC^-~~ oiWv .U>.) vootso .oi-ol/ «oto 1 ->,\ n-j> ^ai>» J..^ lo^o
)ooi a>';j ow»; «öl :«^Ool/ )Kjl,,_*> lo^o J-sjo-, ^io jj_9* ^-,» ■ so
jia-010 :V*£oj j;).^; jJLo^^; Jji/ oC^a^ J>-. p :)o^]l Jlp> J^ll,
ryoN^'jj Ipfco; Jla.cHi\; :qjoi J.>*o»} ou^C^ojio :K«X ^o,_s jokJJ J»**?
001 -.^ool«^oj JLAj ),-o»o jAoov ^*j» )>r.i3 lo\ jpKs ^y> Jj jiaslo 10
. 122 ^.7 .jlci3J_3 «V* OiJLiOO .J.~^*> U^-»? opetiw J_=>V-o )>-*j Jl*- o» ioio^s
•.l^-^» Jt^» <^*> j^U/ •.I^JL.^o^ ^.iwj chK^ji,-s .anbeut Jbj ^.j
a donc rien de cree ou de soumis dans la Trinite, et rien i|ui ait ete ajoute
recemment [parce qu'ü nexistait pas d'abord] ' et qu'il a ete ajoute ensuite.
Jamais le Fils ne manquait au Pere, n.i l'Esprit au Fils; mais constamment il
existe une Trinite, immuable et inalterable. » Voilä ce que Jean dit devant Iui 2 ;
et, si quelqu'un le conteste, il peut, en allant ä cette Eglise et demandant les 5
ecrits du saint, en apprendre la verite de ce (fait)\ Comme donc l'athlete, par
cette vision, avait ete rempli de l'espoir et de la confianre qu'il avait obtenu
de son maitre la puissance et l'habilete süffisantes pour mener le combat, il
vint avec confiance (ä sa ville episcopale) et se presenta pour la guerre avec
ses ennemis et, en eux, il vaiuquit tonte la puissance de l'adversaire. 10
Apres qu'il fut de retour du dcsert et qu'il fut parvenu pres de la ville
dans laquelle il fallait bätir une eglise ä Dieu, lorsqu'il vit que tout le pays
etait attaehe ä la tromperie des demons, qu'il n'y avait nulle pari de tempje
de la verite pour Dieu, que l'occupation du peuple ctait d'oruer les temples
des idoles et quel'amour des idoles se maintenait enlretenu ehez les hommes 15
par le jeu et par la danse lascive de tous les jours, a l'imilation d'un general
courageux, il engagea la guerre avec Satan lui-meme et c'est par lui qu'il
►fol. 122 commenca * la victoire. Ecoutez comment il le vainquit. Aussitöt qu'il fut
entre dans la ville, une pluie abondante le l'orca, lui et les autres qui le
1. Ces mots manquent dans le sjriaque. — 2. Les sepl mots prfcgdenls manquent dans le grcc.
— :i. Lc giec ajoute une longue comparaison avec Molse.
[77] XII. — HISTOIRE DE MAU GREGOIRE DE NEOCESAREE. 253
.0001 ^*vaJLfl&ao ^iol .J.jLJo v— ^ ^°}J0 ,0^ °°°l ^*AOJ! IJ^-*/0 °?
(X^JJo .U^>» l^h* '001 t^Ü '^ oi"°? H»>j? J-^clao}-» ,V!^; ^00
00t Jil/j ^-iö y->\ .)K—.ü_»K.io Jlil^o).js „_iol J001 yo\^> JjotJL» J-^
^^io -.J-^-sj ^-a-la-io jpt^s K-^s N^^^:J! r^1- v*" "^ * *° ^- •°»-i?^c>
.Joe* ^ft..,.,'\to»o oC^ jlJjL^ooo .U^q.^0^ opi;| ,)>.NSot.io )ftoo.~js o6( j^ioao
p; Joot oJC^OQ >;oj; ool J.i^io^ ^/o .Joe* ^o)-^ >?QJ? «-«aS^ Li~.\^o
i, — ; 001 .-&\JJ l>^i/o )pl^3 JS^wj^ KV_i> ^Ju."/ ,^-M )fi& Jju^xöp
^*3.1; .06. p?/ .J?«* Ä/ •.«K-A.U Jl*Jl Jta~*-Jo JJ.aw«mi-> p U^<^
1. In mar«. I^»3. Le grec pcirle y.vi<x<ia « fumee de la graisse brülee dans les sacritlces ».
suivaient, ä penelrer dans im grand temple d'idoles, 011 la puissance
des demons apparaissait d'une maniere evidente; car des incantations et
des divinations s'y operaient. Des qu'il fut entre, il purifia, par le signe de
la croix, l'air qui etait souille par la puanteur des sacrifices et toute la
r» nuit il s'y tenait en veillant avec des psaumes et des hymnes, puisque
c'etait un üeu rendu abominable par l'elfusion de beaueoup de sang. Quand
le matin fut arrive, il en sorlit pour aller son cliemin. Lorsque le pretre
des idoles voulut offrir des sacrifices selon sa coutuine, les demons lui
apparurent et dirent : « Nous ne pouvons pas entrer dans le temple des
10 idoles et y recevoir des sacrilices ä cause de celui qui y a passe la nuit. »
Parce que le pretre insista devant eux de toutes facons, sans etre exauce,
alors, avec fureur et avec colere, il rejoignit le bienheureux; il l'atta-
quait beaueoup, le menacait de le deferer au juge et meme etait pret ä
faire savoir encore ä l'empereur : « Alors que tu es chretien, comment es-tu
15 entre dans le temple d'idoles et as-tu irrite mes dieux^' » Le bienheureux,
apres avoir apaise son esprit par (sa) douceur et (sa) tranquillite, lui dit aussi
ceci : « J'ai confiance, par la puissance de celui qui m'aide, d'avoir en mes
mains puissance et pouvoir sur les demons, pour qu'ils demeurent oü je
254 BARHADBESABBA 'ARBAIA. — HISTOJRE. [78]
vQJÖt j»J^* vaxaj ool» -,;n nqi 10 otbs_^^ )gl.^j; o<^ )ooi >m .°i^oo :poU{
J-oa-*.^ n \ JV^oo^ otimi po .^a^ Jjl^..co\ scoa_.y^.V-^? *-3ö< ,oo yeu^i
^..«•, \'<r> yocut-^ y^\ yQ-JÖi )<|-J. ^»».-öi *.J-mL3j o^oo :)tOx!^ N^o* oiv>tt>o
«ji;|; ^_ioo .ot.2^ Joou J^-a^oXI» ,0.*jJL/ ^-*^oi Ji^ood )>-*»} ^-iOO .OOOi
-j-J./ JouS^i -6t ^-i. jpooa ^^1/ •JlaJLia_oi; Jjj/ ota^so ouio U-so
^iO ^K^^Q-5 j;0| Lajj JLÜk.1; ^0^ ooi yj» .];0| jljaiOjl \)ao j "> •> •*
fol.122 Lv._Si w.6« Jtoo^ ,K_^lJl JJLSJ ÖI-3 fcs_/} ),-/ y~./o -.J^Jj\ U^O^ Öt^-oi
v°. * * *
<h^ »°>n'il/o -.oijocuL^ oj^s >n a *o Jy^oo-a ^cuöi ,ipsK_ao/ jjot po .jpooo
.J^OQ... OOI ^O JjL^O_^.\
jjo jlf.-^; jJ :—.-j!Kj; jKoo; Joot K-\o JKi .,m\ ^^? ^-J v ^
.Lloo.^ yocx^ i-^o/ J;oi ^eu^. — o< Lu>e» oooi > . •> ,'j ot-^a^t voJÖto :oul=ui
LO
veux et qu'ils partent d'oü je veux. » En entendant cela, le pretre fut dans
l'admiration et il lui demandait de montrer sa puissance et de Commander
aux demons de revenir de nouveau en leur place. (Le bienhenreux) dechira
un petit feuillet dun volume qu'il (avait) sur lui et le lui donna, apres y
avoir ecrit en ces termes : « Gregoire ä Satan : Entre1. » Et lorsque le pretre 5
eut pris le papier, Teut mis sur l'autel et eut offert des sacrifices, alors ces
demons agissaient comme d'habitude. Ayant vu cela, le prßtre songea a
devenir disciplc (du bienheureux). Apres qu'il I'eut rejoint et que, sur sa
demande, il fut instruit par lui du mystere de la foi, le pretre douta que
Dieu füt apparu dans la chair et il demanda ce prodigc (suivant) : « Si cette io
pierre part de sa place, ä ta parole, par la puissance de ta foi, alors ce
* fol.122 mystere sera affermi dans mon esprit. » Aussitöt le bienhenreux commanda
ä la pierre * et — comme si eile avait cte" animee — eile partit ä la place
qu'avait demandee le pretre. Apres que cela eut lieu, le pretre crut, aban-
donna toute sa famille et s'attacha au bienheureux depuis ce jour. iö
Lorsque (Gregoire) fut entre' dans la ville, comme il n'y avait pas d'endroit
pour se reposer qui appartint ä l'Eglisc ou ä lui2, et quo ceux qui etaient avec
lui poussaient des cris, (en demandant) ce que cela signiliait, le bienheureux
leur dit : « Etes-vous d'avis quo nous sommes en dehors de la tente de
1. <:f. 13edjan, cp. eil., t. VI, p. 90. — 2. Le grec paraphrase beaueoup.
[79] XII. — HISTOIRE DE MAR GREGOIRE DE NEOCESAREE. 255
Ot-3» O« yj .-vO«^« -Otok-./} yok-j/ y» 1 « ' » j'O-^J Jk~^> J-*>^! ©7 •^CLAa^
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^.*aoi j;öi .Jlxfcoo J^ooi ia^o J-Ljsfcoo jlojftsJ^ai»; ooi J i n v>\ o^JÜLJj
5 ^.* Jikloo .^ OL-i^io JJ Jjoi ^./; Jk-^> iäa^;; -.»o-J^-s yoin >^>l
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*.Va^j oiNXäJ» «int -> o^ ^Do .otlni°>\v»; J-ijo oits .".. -»* ^ü/ ^-•Xoi
notre Dieu, lä oü notre corps doit se reposer? Ou bien pensez-vous que
notre Dieu est une petite maison, si c'est en lui que nous vivons, nous nous
mouvons et nous sommes ' ? Ou bien est-ce parce que vous etes serres par
la tente des cieux que vous demandez une autre maison que celle-lä? Mais
5 ayez soin d'acquerir une seule maison, celle qui est bätie avec la perfection
et qui s'eleve en haut. Que votre seul chagrin soit donc qu'une teile maison
ne nous soit pas preparee! Le voile des murailles ne sert ä rien ä ceux qui
vivent dans la perfection, puisqu'ils (vivent) comme il convient; ceux qui
vivent dans la mechancete o'nt soin de se bätir des maisons et c'est parce
10 qu'une maison est un voile pour les actions cachees deshonorantes2 que
souvent ils en ont une; et ceux qui vivent dans la perfection n'ont rien qui
n6cessite le voile des murailles. » Lorsqu'il eut dit cela, le chef de la ville
nomme Mousinos3 vint aussitöt et, lorsqu'il vit que beaucoup se preoccupaient
de recevoir le saint dans leurs maisons, il devanca le grand nombre et ravit
15 pour lui-meme la gräce d'honorer sa maison en le faisant entrer chez lui.
Bien que beaucoup lui eussent fait cette demande, (Gregoire) entra et
demeura chez celui qui Ten avait prie le premier.
Ce sont ses belles actions et sa maniere d'enseigner; et quoique, au
1. Actes, XVII, 28. — 2. Tüv xpumwv Trj{ aia-/uvr);. — 3. Moixrcivio;.
256 BARHADBESABBA ARBA1A. — HISTOIBE. [80]
Ot„ V>^k11/ vOO|J^3 » ..^Ol JlV— -\ :K_00^ Of^CL^l/f yQJÖl OOCX U^J.iC=s
f+l -.JLmO*) ijiio^i oila\ vJULO J.iai» oC^J Jjot :Liüoo jooi \l\äo oiliC^ia..=>
fol 123 J.iaAa- i JL>a^> otla^v . °>... ■> vJll^s ,.d Jooi w>VJt Jia*oii |xua3 ,od^&v^! '
^o.«^b j,i^oo-^> bo^isi .-jla„.oi ooi s-otofc^/ )jöi .jooi >jLia.jLic )K.^ö(aia^o
JK.s; (LiaioiL 't-*-^, &l° •^'^okjt/ o(^>.Liw Jou$\? )L.^~~=>; oot .otfcoL.t.ia..2>
voo^.30 :^J5|~» >-ö( JKi .t,^aa öu> )oöi J.ii J.SOJ t-^^ t-3 .oila^. l^K&l
y.^1 .Jl3 )l »II jj; iO-Jbv_S Jii-Oi OOI ."^Aä (-.»>"=> O^Jo Cl^vSlJ CH.j.,1. V L3
.jooi o^lß j-t^O-CO La\ \.£*.*Wl ).;ot .-jLw.,0 Jjj JJL.)^; -.^^LL )lOl ,_».il tu
Jf*lä> y^\ -.y-~ Jjjj. yOfM K-^iO^ JOOI JOOI -Ö| )JLu»3CLa V-^X J?J*
Oilo j-J^S N*i>^s.i0O .^o^jll jf-x )K.Do,.\ JOO] JUL3 jK.JL.^; jio.3 Of.^OO .j.*iO,_0
o * • • •
debut de sou entree, ceux qui furent d'abord instruits fussent peu nombreux,
ilnalement tous fureut instruits eu peu de jours, de sorte qu'il y eut une
grande foule de fideles. Eu effet, pour les oreilles, sa parole et, pour les yeux,
ses prodiges operes eu faveur des malades excitaieut l'admiration. Eu
instruisant et en edifiant chacuu par sa parole, il reunit, par le secours de -r>
l'Esprit, tout ce peuple pres de lui, au poiut qu'il avait commence aussitöt
la construction d'un temple, taudis que chacun pretait ses Services avec zele
fol. 123 * par le travail corporel et par les dons; c'est ce temple, qui subsiste jusqu'ä
aujourd'hui dans sa ville, dout la constructiou a ete terminee par la puis-
sance de Dieu. En effet, un grand prodige fut aussi accompli en sa faveur; n>
car, lorsqu'il y eut jadis un grand tremblement de terre daus la ville menie et
que presque toutes ses constructions tomberent et fureut detruitcs, le temple
demeura seul sans dommage, afin qu'il füt connu par lä de quelle maniere
et (par quelle) puissance cet athlete entreprenait les ceuvres; car ce bienheu-
reux fit de grands prodiges qu'il est difficile de rapporter. 15
Dans cette ville, en effet, il y avait d'abord* une feto devant un demon
selon une antique coutume et tonte la region (y„wp*) de la ville sc reunissait en
un endroit du tlieatre (Öexrpov). A cause de l'etroitesse du Heu on ne pouvait
1. s. Grögoire de Nysse doime ce inirarle n la lin. 11 s'excuse de ne pas l'avolr mis a sa place.
Comme ee miracle (idole et peste) nese trouve pas dans le syriaque, on peut sc demander s'il exislalt
dans s. Grögoire <!<■ Nysse cl s'il n'a pas 616 ajoute plus tard d'apres une autre source (celle de
Barhadbesabba?) par an autre auleur qui semble paraphraser plus libremenl que ne le faisail
S. Gregoire de Nysse.
10
[81] XII. — IIISTOIRE DE MAR GREGOIRE DE NEOCESAREE. 257
^ . -»N«» ,)V^°/ ^-° yQ^^Q.JL.JO 1~*Jl>Ajl/ yOj—Jl OOOI ^....^.t^O jj -JKaoi;
J_so» ^io -.voi.tsjLJj ooot . it,\V)f vQJÖio .)po/ ^»^-s J^«^0 J-30' X^°
c*\ jLo ,.-*.:» J.*xiw oi^o Jjoi ^.^ioo .vai.NjL.jj oooi ^, ..-xt^o JJ JU^o
fco/j .loot Jjöi vootlaxa ^»; ^oi .)K—6i vOoCS. t iM; oooi « »t*° )»J-*^
^.o |Ll2Q^ ^ian ^*j +ä .Jk.~,oi Jk-Do» ^. ,-a.iw jöC^> )po o/ ^cl^
j_ao»J.N_io ^.-^Jä ,^s; .vO<x\ wJ^Jl ..yootlai^s; \jfcs. oia^o :vOO|J>0^
JLw*? Jlo-iO OlfSO^S^ .JjOI OXiO..* t.00 .yoN^JM U>o ^o »-.Kl. Jk«oj yoaS.
^-ftC^S.*) 4VoojN^Xo/ ^ai. yootlö,-:. "^.*Aioo .yooijj^i JoSlo/ ,Jjl.;»j^v laio,-s
oU'jVj»/? yOJoi ^J» )J— ^o •JpN.a N-^»o .Joo( ^SoiÄOo JJ.:»JJ yooijojo .«ÖOt
ILoVouo )Ll^feaoo 1',-s ool *.oöi ^boöo .JjLia\o_~» )', im ^x jooi Jbo ^oi
Jj^lN-iO yO+M \i\ ^.J,N.*iO^O .vOOHfil^J jN-^»oi^Jt vQ.^»'°>l1 y**\ -.yOOUiO
,000) ^*^öi» )t-a-o io^ ^^ Jl-*^00 •°°0' y«N -»'«ftoo yooi^oo •.))%, . i-> loot
|tCb^> K^Ll ■ * iN» iN ^»; »-^ •v^-'/ vfV-3ua.j; yOoi^JUL—/ oooi y. n °\'tr> JJ»
|j1oj>3 yOOfJLio JioNj; otJ-i© aux-^o .a^oti .U-sa^ IolV otto-*V-5 -.ypowoiias»
pas voir le jeu (des acteurs) ni entendre la voix du chant; alors le chant
disparaissait par suite du grand bruit et ceux qui avaient coutume de jouer ne
pouvaient pas jouer par suite du grand bruit; e'est pourquoi tout le peuple
d'une seule voix invoquait le demon lui-meme, pour qu'il leur fit de l'espace;
s voici leur priere : « Toi, 6 maitre des dieux, fais-nous une place spa-
cieuse. » Quand le bienheureux entendit le bruit de leur cri et apprit le mode
de leur priere, il leur envoya (dire) : « Dans peu de temps, il vous sera
donne" plus d'espace que ce que vous avez demande. » Lorsqu'ils euren!
entendu cela, aussitöt une peste redoutable, comme une punition, s'etait
lo jointe ä leur fete; des lors, leurs joies se melangeaient ä leurs gemissements
et leur allegresse se changeait en tristesse; et le temple d'idoles etait
rempli (d'un) grand nombre de ceux qui s'y etaient refugies dans l'espoir de
la guerison et, de plus, les puits, les sources et les fleuves en ätaient remplis
pour temperer Fardeur de leur fievre. II se produisait d'abord un certain
15 signe perceptible dans une maison, et tous entraient en corruption; car
beaucoup couraient pres des tombeaux, parce que leurs parents ne suffisaient
pas pour les enterrer. Lorsque tous connurent la cause de leur maladie,
ils accoururent aussitöt aupres du bienheureux et lui demanderent que la peste
PATB. OR. — T. XXIII. — F.. 2. 1"
258 BARHADBESABBA ARBAIA. — HISTOIRE. [82]
fol. 123 oila..^, t^s ..yOOilai^L^. ^iotsj./ ^so .)a^l». <*\o ■*>»!* ooi» oöi jo£Sx ,^-s
^-3; -.ötoWn )vim J-jo»_s Jla^bo; ^_»j 6;lo » n>\ Jla-^io yoot i>o V-^/
j->j^— Il-^O; oi^aii iVooü^3 \..ayo .jooi )o2^.Äoo oiJSo^io Joot ,-iäM
-.(laxia^cxi \\'i\ ob>.-a.'c>:>nS, ooch ^.V... ..-^o yOou^eL^a.^-s po .0001 . . noo'.vftoo
JpK.3i jlo~o^ Km msJL/o .Ji.ajLia_.oi iaS. o__cCbwJL/ >voouii^ ^-^; j-ioiJc_a.._>
V^^ JjL..} "^SO .OOO) ^.AiAiO K_.jL^-D ,',_-OJ»00 C+.O01 ^O "^»jLiOO
.jooi j>~\jLio oiX.; ^.oiai iNä-sa.-» ..yOOi-sjL...» jooi -v-./; ) <■» «*n. )i ■ ■& °o
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füt ecartee d'eux par ce Dieu qn'il connaissait lui-memc et qui lui obeis-
foi. 123 sait. Lorsqu'il eut ecoute * leur demande, il detourna d'eux le fleau par ses
priores. Ils recurent la guerison du fleau ä l'aide de ce remede-ci : quicouque
etait baptise etait aussitöt gueri; des lors, tous cherchaient un refuge dans
le nom du Christ et, apres avoir ete, durant leur bonue sante, trop faibles 5
pour recevoir le mystere de la foi, c'est dans la maladie de leurs corps quils
furent gueris pour la foi, et l'erreur des idoles fut refutee.
Et maintenant ils acceptaient vite tout ce qui etait dit par lui ; car tout proces
et (toute) intrigue penible qui existaient entre eux recevaient une Solution par
ses conseils et l'accord et la paix se trouvaient pour tous par son entremise. io
A l'exemple de ces deux courtisanes', il y avait deux jeuues freres et,
lorsqu'ils partagerent entre eux l'heritage de leur pere, ils se disputaient au
sujet d'un lac et chacun d'eux disputait pour le posseder tout entier, sans que Tun
d'eux admit l'autre pour le partage de sa possession. Quand ils vinreut pres
de l'illustre pour qu'il fit cesser leur dispute, tous sortirent pres du lac. Apres i :.
qu'il les eut longuement supplies de s'apaiser et de se röconcilier Tun l'autre
et (leur eut dit) que, s'ils ne lui oböissaient pas, ils se rendraient coupables
de la condamnation eternelle, ils regardercnt cela comme superflu. Ils
1. Le grec analyse le jugeineiil de Salomon, III Hois, III, 16; cf. Bedjan, op. eil., t. VI, p. <Ji.
10
[83] XII. - HISTOIRE DE MAR GREGOIRE DE NEOCßSAREE. 259
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s'enflammaient de colere l'un contre l'äutre et ils preparaient pour le combat
et le meurtre mutuel ceux quileur devaient l'obeissance. Parce qu'ilsse prepa-
raient le lendemain ä s'exterminer entre eux-, le juge demeura ce jour-Iä sur
les rives du lac et, par ses priores, il dessecha subitement tout ce lac comme
5 la terre seche, quoiqu'il voulüt auparavant imiter les flots de la mer. Gest
par ce moyen qu'il apaisa leur dispute, et meme jusqu'ä maintenant les traces
de ce (fait) sont manifestes en ce lieu.
Un autre prodige fut encore opere par lui. Dans ce pays coulait un
grand fleuve, qui par l'appellation meme de son nom indiquait sa'violence;
io car il s'appelait « le Loup' » en raison de sesdommages. En effet, il abondait
en inondations du fait des sources et des torrents qu'il recevait du pays des
Armeniens. A cause des montagnes qui le surplombaient, il se gonflait beau-
coup en devenant plein; car toutes les eaux des montagnes y coulaient, parce
qu'il sortait entre les montagnes. Parfois, par suite de l'abondance de ses
15 eaux, il inondait de nombreux pays et souvent, au temps * de la nuit, il devas- * foi.m
tait les champs et les villages. Lorsque les habitants de ce pays eurent
entendu (parier) des prodiges du saint, ils lui demanderent tous ensemble de
leur donner de la tranquillite du cöte de ce fleuve. Parce qu'il apprit leur
r"
1. Aüxoc. Ce prodige figure dans Bedjan, op. eil., t. VI, p. 92.
260 BARHADBESABBA ARBA1A. — H1STOIRE. [84]
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foi, il se rendit ä pied pres du fleuve; et, quand ils Iui eurent montre le dom-
mage qui provenait de ses inondations, il leur dit : « Ce n'est pas ä la puis-
sance de l'homme qu'il appartient d'enfermer dans une limite le mouvement
des eaux, mais ä Dieu seul, qui a donne ä la mer le sable pour limite, et ses
eaux luttent sans le depasser. » Aussitöt il invoqua le Christ dans sa priere, 5
pour qu'il füt son aide; il enfonca le rameau qu'il tenait dans sa main en un
endroit (situe) ä cöte des rives du fleuve et il pria qu'il füt comme un lien
et qu'il arretät le tumulte de ces eaux; et aussitöt ce rameau devint un grand
arbre et il repriina l'impetuosite de ces eaux; et jusqu'ä maintenant cet
arbre est, pour les habitants de ce pays, un grand spectacle et une liistoire io
etonnante. Lorsque ce fleuve devient tres furieux, il monte jusqu'ä cet arbre
et s'enfuit.
Dieu fit des (prodiges) de ce genre parle moyen de son ami et il en opera
encore un autre. Les habitants d'une ville nommee Comane (Kou;A«va) lui prö-
senterent une demamle de venir chez eux et de leur faire un eveque'. Apres i..
qu'il y futalle, qu'il cut ete peu de jours pres d'eux et qu'il les eut enflammes
du desir des mysteres par ce qu'il avait dit et fait, et que le temps fut arrive oü
leur demamle premlrait fiu et on connaitrait quelle serait la personne choisie
pour (exercer) le sacerdoce chez eux, alors les espritsdes grands et des riches,
1. Cf. Bedjan, op. eil., t. VF, p. «4-97.
1(1
fol. 124
V».
[85] XII. — HISTOIRE DE MAR GREGOIRE DE NEOCESAREE. 261
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Jjoi aju'/j .P9/0 .0 > ^ ^./» ^<\oi ftsJU-a .*)oöi oio^fnAi jjtoto^. Jo£S>-
dont quelques-uns l'emportaient par la parole ou par Ia famille, regardaient
ceux qui etaient superieurs par la richesse; car ils pensaient que cela existait
aussi pour Iui. Et alors qu'ils faisaient divers choix, le bienheureux attendait
que le conseil de Dieu lui vint sur cette afTaire et il leur citait l'exemple de Dieu
5 envers Samuel : « Ne regardez pas l'aspect et la yrandeur de la taille ' ou de l'au-
torite ou de la richesse; car que de fois le Seigneur ne se complait pas en ces
choses! » Tandis que chacun d'eux faisait l'eloge de celui qu'il choisissait,
il conseilla qu'il convenait de regarder aussi ceux qui etaient meprisables
d'apparence; il pouvait se trouver parmi ceux-lä un homme superieur par
10 son äme ä ceux qu'ils avaient choisis. L'un de ceux qui * pensaient ä cette *fot. 124
(alTaire) regarda comme une offense que (l'elu) ne füt pas l'un de ceux qu'ils
avaient choisis, et il lui Hit meme ceci : que, s'il ne faisait pas (l'eveque) parmi
ceux qui sont l'objet de leur choix, mais parmi les petits, « il convient donc
que tu choisisses pour le sacerdoce Alexandre le forgeron- et tous nous l'ac-
15 cepterons ». Ils lui disaient cela, en effet, par plaisanterie; quoiqu'il en füt
ainsi, cependant le bienheureux pensa que ce n'etait pas sans (la permission
de) Dieu qu'il etait fait mention d' Alexandre parmi ceux qui avaient 6te choisis
et il dit : « Quel est cet Alexandre? » L'un d'eux, en riant, l'amena au milieu,
alors que tout son corps n'etait meme pas couvert de sales haillons
t. I Rois, xvi, 7. — 2. Le grec porte ivBpaxea « le charbonnier ».
1 )
262 BARHADBESABBA ARBA1A. — IIISTOIRE. [86]
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1. U^iaoa^W Ms. — 2. o.w supra lineam.
et que ses mains, son visage et tout son corps etaient noircis par les
charbons. En efTet, ce n'est pas par Ia necessite de la pauvrete qu'il etait
passe ä ce metier de forgeron; mais (cet)homme etait un pliilosophe, comme
le montrerent ses actions qui suivirent. II cachait son Arne dansce metier, pour
mepriser la beaute et la saute qui est aimee de beaucoup. Par son ascetisme 5
il aspirait ä la vie future et il imaginait de cacher les beautes de son äme
dans un vil metier. Lorsque l'athlete eut appris cela sur lui, il le livra ä ses
serviteurs et leur eommanda de lui laver le corps et de l'habiller de beaux
vetements. Quant ä lui. il retourna pres du peuple et il l'instruisait longuement
sur le sacerdoce. Quand on amena Alexandre, tous se tournerent pour le lo
regarder et ils le voyaient sous un aspect merveilleux. Grdgoire leur dit :
« II ne vous est rien arrive d'autre que davoir ete empörtes par la vision
des \eux et davoir eru que le clioix de la perfection se fait par l'examen des
sens. » Apres qu'il eut dit cela, il amena Alexandre devaut Dieu parle sacerdoce
et le recommanda ä la graee daus l'endroit' oü il conyenait (jue cela fut fait. 15
Comme tous consideraient le nouveau prßtre, il lui commaudu de faire une
homelie dans l'eglise; et aussitöt Alexandre rnontra, des le commeneemenl
1. Le syriaque purle : « l'endroit (-ttiirov) », oü le grec a ; « de la manieie (Tptfrcov) dont ».
' fol. 125
[87, XII. - HISTOIRE DE MAR GREGOIRE DK NEOCESAREE. 263
J I .O -> -.Oli-ioJ^O; jfcOisJK) V-».^ looi t-Jls.^0 .)» -»"^? -OIQl^^J jfcv.-^ai^v fcC^^;
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jJ/» ^6 s^>/ J-i>—/ oöto .J^wi/ "^ omlSli — ^S:* JK_«_^o la^o^ yootoo *-~
raeme, que le choix du bienheureux ä son sujet n'avaitpas ete trompeur; car le
style de son discours etait plein d'intelligence et de sens, quoiqu'il füt eloigne
d'une composition elegante; ä cause de cela, un jeune homme d'Athenes,
l'ayant entendu, rit de la simplicite de sa composition, ' parce qu'elle n'etait * fol. 125
& pas ornee selon l'art d'ecrire des Grecs ' ; il vit alors en songe un vol de
colombes ornees de beautes admirables et il entendit une voix qui lui dit :
« Ces colombes appartiennent ä Alexandre que tu as tourne en derision. » Que
nous faut-il donc admirer d'abord, que le bienheureux (Gregoire) n'a pas
respecte la pensee des hommes qui etaient dun rang eleve et n'a pas ete
io entraine par Je temoignage de ceux qui l'emportaient par la richesse, ou
qu'il s'est arrete sur le tresor qui etait cache dans les charbons, ce que la
vue des yeux et aussi le temoignage de Dieu ä son sujet ont confirme2?
Mais, lorsque le bienheureux fut sorti pour aller dans. son pays, deux Juifs
— d'abord pour des profits honteux et, en second lieu, pour calomnier le
15 bienheureux, parce qu'il serait entraine aussitot dans le piege — l'obser-
vaient sur le chemin quand il retournerait. Lorsqu'il vint pres d'eux, Tun
d'entre eux s'etendit par terre comme un mort et l'autre, comme s'il
pleurait son camarade, simulait des paroles de lamentations. Quand le
1. Cf. Bedjan, op. ril.,t. VI, p.99 note (d'apres un manuscrit). — 2. Allusion (d'apres le grec) ä la
vision du jeune homme d'Athenes.
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10
264 BARHADBESABBA ARBAIA. — HISTOIRE. [88]
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bienheureux passa, le simulateur lui fit une demande, en disant : « Ce
malheureux a ete saisi par une mort subite, il est couche lä et il n'a riea
dans quoi on l'enterre. » Alors (Gregoire) prit le manteau qu'il avait sur
lui et le jeta sur le mort et il commenca ä se mettre en route. Et lorsqu'il
les eut depasses et qu'ils furent demeures seuls, le trompeur changea son 5
exterieur en moquerie et dit ä celui qui etait couche de se lever et, dans
sa joie, il (lui) parlait du profit qui lui etait arrive; et comme l'autre etait
insensible en etant couche, alors que son (compagnon) le poussait ä se lever,
tantöt ä haute voix, tantöt avec son pied, il se trouva en realite qu'il etait
mort, depuis que le manteau de l'athlete etait tombe sur lui' ; et, alors qu'ils io
avaient cru tromper, la mort ä son tour les trompa eux-memes.
Si quelqu'un pense qu'il ne convient pas que des hommes excellents
agissent ainsi, qu'il sache que, bien que le bienheureux Pierre aussi operät
de nombreuses guerisons — son ombre memo tombait sur des malades et ils
etaient gueris2 — il porta cepemlant une condamnation de mort contre Ananias 15
et Saphira qui avaient meprise la religion3, et que l'Apötre Paul rendit
aveugle Elymas '/
1. liedjan, op. eil., t. VI, p. 87. On trouve un prodige analogue dans VUisloire dr Oioscore, Paris,
1'.I03, p. 168. Deux marchands juifs se fönt passer pour boileux el manchots et eilte infirniite leur roste.
— 2. Actes, v, 15. — 3. Actes, v, 1-11. — 4. Actes. \m, 8-11. Ceci manque dans le grec. .
10
Toi. 125
v".
[89] XII. -- H1STOIRE DE MAR GREGOIRE DE NEOCESAREE. 265
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Jja-A jljJjlo !-J-so-^ oi,_»/ -p^3 *^o .J»J-i ^>o; s».-/ .w^'ttooo |^lo ,-D
otaaa>i oöt <xS. ^.j-J./ ool JJ -.omlSu loX jooj ,-3o ,J;J-* ou^o wUL* .otlaju.,^;
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>JSS^CLa> |^o\qji . jSj.ao ..jj;o»£k-io ^— »iVt o/ ~.; J,-~ .JK^auJ. ^iji JJ;
ouVoi v» n vocCio vd/o :Jio^oJ>^/ J.k,. ■» t v>; )lo;o^ ^ot\T> ^_>j ^
Apres qu'il fut arrive ä sa ville, il fit une assemblee et etonna tous (les
fideles) par son enseignement. Or un jeune homme criait dumilieu dupeuple ' :
« Ce n'est pas de lui-meme2 que parle ce docteur, * mais c'est un autre, qui se *r0i. 12s
tient pres delui, qui prononce (ces paroles-lä). » Quand il eut renvoye l'assem-
5 blee, on lui amena le jeune homme et il leur dit : « Ce jeune homme
n'est pas exempt du demon. » En disant cela, il prit la bände d'etoffe '
qui etait sur son epaule, souffla sur eile le souffle de sa bouche et la jeta sur
le jeune homme. Alors le jeune homme s'agita, en criant et en etant trouble
comme par le demon. Lorsque le bienheureux eut etendu sa main et
10 apaise la violence de son agitation, le demon s'eloigna de lui. Quand il fut
revenu ä lui, celui qui pnrlait avec (Gregoire) ne lui apparut plus! En effet,
ce n'est pas par les procedes des medecins qu'il faisait des prodiges; mais,
pour cha'sser les demons et pour guerir les maladies du corps, il lui
sufllsait seülement du souffle de sa bouche, qui etait presente aux malades
15 par le moyen d'une d'etoffe, Car nous ne nous proposons pas de racontcr tous
les prodiges qu'il a operes, pour ne pas allonger l'histoire; je ferai mention
d'un ou de deux et par eux je mettrai fin ä mon discours.
Lorsque la predication du Christ eut ete entendue partout, que tous
1. Ce prodige figure dans Bedjan, op. cit., t. VI, p. 104-4. — 2. Mr) »tap'äauToü. — 3. 'OOcSviov.
v".
266 B ARHADBESABBA ARBAIA. — HISTOIRE. [90]
(pt^-3 K.oo JlcL^i.0 :oix^,K.i| jot-'Ss bCbww.^. Jit/ oötjo -öt jl^j_.pot
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les habitants de cette ville et de ce pays eurent ete aussi convertis ä la
religion, que des lors les autels et les temples d'idoles etaient detruits, que
les sacrifices et los offrandes cessaient et que les fideles bätissaient partout
des oratoires au nom du Cbrist, alors eelui qui teuait ä cette epoque
le pouvoir des Romains fut rempli de fureur et d'envie oontre les lideles, 5
parce que tout le eulte des idoles avait ete meprise ainsi que l'erreur de
ses peres. Comme il croyait pouvoir abolir le mystere du ehristianisme
et ramener tous les fideles ä son erreur, il envoya dire aux chefs et aux
gouverneurs de tous les pays que, s'ils n'usaient pas de tout genre de
punition contre eeux qui confessaient le Christ, ils seraient livres ä une 10
perte double'. Lorsque eela fut connu des juges et que de toute maniere
ils pressaient les lideles de renier le Christ, il arriva qu'au pays de Gregoire
il y avait un tyran qui surpassait tout le monde par sa mechancete ; et, quand
ce (nouveau) motil' se fut ajoute a sa mechancete, il pressa tellement la
ville du saint et sa region que, vu la grande perdition, le desert sc remplit 1 •
de fideles, beaueoup de maisons etaient vides dhabitants, de nombreuses
oonstruetions furent attribuces aux prisons dans la ville et il n'y avait pas de
pitic pour l'cnfanee, ni de respect pour la vieillesse.
1. Celle penöculion li«ure dans Bcdjan, op. cit., I. VI, p, 104-6.
üli XII. — HISTOIRE DK MAR GREGOIRE DE NEOCESAREE. 267
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* * • • * ■
* Alors, lorsque le bienheureux vit la faiblesse de la nature (et) que (les »foi.iae
' • r*
iideles) ne pouvaient pasetre forts en face des tourments, il conseilla a l'Eglise
de ceder la place ä la colere' des persecuteurs; car il pensait qu'il y avait plus
de profit ä sauver leur äme par la fuite qu'ä mourir pour la foi en perseverant
s dans le combat. Et pour les convaincre qu'il n'y avait en cela ricn ä
craindre, il eut le premier recours ä ce (moyen); et, quoiqu'ils cherchassent
ä le perdre comme un general et ä disperser le camp des fideles, il se
refugia sur un rocher (une colline)2 avec le pretre des idoles qui, des le
commencement, s'etait attache ä lui, atlendu qu'il avait obtenu le diaconat
10 par la gräce. Lorsque ces persecuteurs eurent appris de quelqu'un oü
il etait, qu'ils furent sortis ä sa recherche et qu'ils furent arrives ä (cette)
montagne et ä ce rocher, ils ne trouverent rien. Quand ils arriverent
pres des saints, ils crurent que c'etaient des arbreg-; et ils descendirent pour
dire ä leurs compagnons : « II n'y a rien lä eu dehors de deux arbres. »
15 Apres que celui qui avait denonce3 eut appris cela et qu'il fut monte el
eut trouve les fideles ä leur place adonnes ä la priere, il tomba aussitöt
aux pieds du Saint et recut la parole de la verite. Une fois qu'ils eurent
conclu qu'on ne le trouvait pas et qu'ils faisaient endurer tous les tourments
aux fideles, on connut en verite qu'il n'y avait rien que le saint faisait ou
1. Rom., XII, IM. — 2. "Efwiiiov Xofiav. — 3. M>)vviit,;.
fol.126
V.
268 BARHADBESABBA ARBAIA. — HISTOIRE. [92]
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1. xulio^, Ms. In niarg. "»^ilo^t- — 2. U^=» Ms. — 3. 1 '"*i*> Ms.
10
pensait sans le secours de üieu. Mais, tandis qu'il s'adonnait ä ;la priere
avec ses serviteurs, soudain il s'anima et fut dans l'admiration, comme si
une certaine voix venait jusqu'ä lui. Lorsqu'il eut passe un long temps, il
revint ensuite ä lui et loua Dieu, en disant : Beni sott le Seigneur qui ne
nous a pas donnes en nourriture ä leurs dents ' . Et, quand ceux qui etaient j
avec lui demanderent qu'est-ce qu'il avait vu, il dit : « Haute est la ehute
que Satan a faite maintenant. » Et comme ils ne comprirent pas (cette)
parole, il dit : « Un jeune homme nomme Troadis2, le fils des premiers de
la ville, apres avoir ete flagelle cruellement par les bourreaux, a resiste
courageusement pour la foi et ä la fin a ete couronne par le martyre. » Et, io
parce que le diacre douta de ces (choses), (disant) qu'elles ne pouvaient
etre connues de personne, il lui demanda — et (Gregoire) lui permit —
d'aller ä la ville et d'apprendre leur exactitude.
Quand il fut arrive a la ville ä l'heure du soir, il voulut calmer sa
fatigue en se lavant dans un bain 3. Or un demon de ce bain, au moment du soir, ig
fol.126 faisait perir tous ceux qui y penetraient * Lorsqu'il fut venu et que le maitre
du bain se fut dispute longuement avec lui pour qu'il u'entrftt pas, de crainte
1. Ps. cxxni, 6. — 2. TpuiSio«. — 3. Cf. Hedjan. <>[>. cit., t. VI, p. 91. Ici et allleurs. il n'y a pas de
de'pendance textuelle entre la vie tfditee par le B. P. Bedjan et la n6tre, bien qu'elles soient contempo-
raines (pnisque le ms. add. 14 648 edite' par le B. P. Bedjan est du vi" slecle). Au contraire, S. Grö-
goire de Nysse est apparentö de pres ä notre redaclion. Enlln le ms. de Berlin, Sachau :t21. ren-
fercne sans doute la version syriaque du panegyrique de S. Gregoire de Nysse, d'apres ce qu'en dil le
R. P. Bedjan, op. cit., t. VI. p. vi-vn.
10
[93J XII. -- HISTOIRE DK MAR GREGOIRE DE NEOCESAREE. 269
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qu'il ne mourüt, sans qu'il se füt laisse persuader, (celui-ci) lui donna la
clef et partit. Lorsque (le diacre) fut entre dans la premiere chambre, ce
demon lui montra de mauvaises visions; il entra, avec le signe de la croix,
dans la seconde (chambre) et le demon lui faisait entendre les bruits redou-
■"• tables de la chute de la maison et lui montrait des etincelles de feu de
dessous. Quand, par les prieres de son maitre et le signe de la croix, il se
fut lave et fut sorti, le demon ferma les portes devant lui; [lui, plein de
confiance, il les ouvrit avec la clef de la croix et sortit. Comme tous etaient
saisis detonnement, le demon cria ä haute voix : « Ne te glorifie pas d'avoir
10 ete sauve par ta puissance, mais (c'est) par les prieres de celui qui t'a
recommande ;i üieu. » Apres qu'il eut fait des recherches et appris que ce
martyr avait ete couronnc selon la parole de son maitre et qu'il fut revenu
pres de son maitre et eut raconte ce qui avait eu lieu en cet endroit, un grand
etonnement saisit tout le monde.
15 Une fois que la tyrannie de l'ennemi eut ete detruite par le secours
divin et que le vaillant fut retourne ä sa place, il circulait par tout ce pays
et donnait de l'accroissement au peuple des fideles; il faisait partout des
reunions aux fetes de ceux qui s'etaient illustres pour la foi et enterrait
leurs corps avec grand honneur dans des endroits veneres et, d'annee
20 en annee, les fideles s'y reunissaient dans Fallegresse et leur decernaient
I'til. 12'
2T0 BABHADBESABBA WRBAIA. — HISTOIRE. [94]
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^-»/ ^*^.«X .V-^t« i^--^OI ^-.<*iO OCH ,3/» ^.ÖUS .^sA£Q.iO jl Jjjo JjLÖ IC
1. Les lettres -^ au bas de la page marquent la lln du treizieme cahier. Au bas de la page sui-
vante, les lettres t» indiquent le commencement du quatorzieme cahier.
l'honneur. Comme il dirigeait l'Eglise du Christ par ces actions admirablos
et que c'etait sa preoccupation de ramener tout le monde de l'erreur des
idoles ä la verkable foi, au momeut de son trepas, il ne s'en trouva que
dix-sept qui demeuraient dans l'erreur des idoles. Et il eleva ses maius
vers Dieu et confessa, en disant : « Je laisse k celui qui vieudra apres moi 5
ceux qui sont restes (paiens) en nombre egal ä celui des chretiens que
j'avais trouves ici ' ; je les (lui) laisse pour qu'il les instruise au nom du Pere,
du Fils et du Saint-Esprit, ainsi que ceux que j'ai enseignes non pas par
ma propre puissance, mais par l'operation divitie. » Et aiusi il rendit sa
vie ä son Createur. Car si quelqu'un le compare au bienheureux Paul, 10
qui a dit : J'ai combattu le bon combat; j'ai termine ma course; j'ai conserve
ma foi; et desormais il m'est reserve la couronne de justice <jue mon Seigneur
toi. 127 m'accordera en ce jour-lä, lui * qui est le juste juge2, il ne peehera pas, parce
que, lui aussi, il a garde tout cela. Voila de belies actions du saint; car nous
ne nous proposons pas de les rapporter toutes ici. 1.,
1. Ce detail figure dans X'Hisloire ncstorienne, P. (),, I. IV, p. 233. — 2. II Tim., iv, 7-8. Nolre
auteur emploie les mots memes de la Peschitto.
JOt
»s/o f.*.-.' ^ *-*~ jJL« .v£0^)/> Otfc^i^k.^ jls/ JK-4-=> ÖW.^^J W*^^
^io l-LSvo JjL;/ ^*> J-po -.Jjxuus. ,_*> Jiotcuo )v*po ^>° J-«^ y->\
5 ^iv^ooo .^^K^o Jfcd^o U^j L*s-3 ,_*> .-J^ctia-o jLü^ vS| ^söj .JouaIs
Jv— V-l* voot-io— . )o— jj ..yoouj; IajL*_so J-a^Votj yoou.^ ^_l-j1 ,5-201
j?pa^o Jjoji JLp^ 6C^ ooot v-«^vO-<oi .J-^n.3ojJUJ-3» voonm>»o..o .Jlöu»/}
j^L*^i ^o }*|Ä i-^JI .)^n.;vi JÜculäo Jt^cuJ^.« K^°° •*J*-i^~ |ä-coo
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JIclOOp)^ -.-^ «41/; »C*J «OtQ-s/ .«^»1/ v£DQ-.»/; ^.\ot^ ^-^? -Ö|-S -.o£^
XIII. — Sur l'impie Aetius et sur sa perversite.
Nous n'omettrons pas non plus l'histoire d'Aetius, en effet, (comme) une
chose etrangere (änotre sujet) ; car celui-lä aussi fit endurer de mauvaises sou-
frances ä l'Eglise. Parce que c'est par comparaison, en effet, qu'on distingue
la verite du mensonge, comme le doux de l'amer, la lumiere des tenebres, le
court du long et le sale de l'insipide, ainsi les bons et les sages aussi se dis-
tinguent par comparaison des mauvais et des iniques ; c'est pour cela que
nous racontons les habitudes des heretiques et leurs mauvaises mceurs, pour
montrer 1'alTection verkable des Peres et leur constance dans l'orthodoxie; car
io ils furent pour l'Eglise un mur fortifie, un glaive aigu, un bouclicr solide et un
casque luisant. Elle ne s'est pas accomplie pour euxmoins que pour les Apötres,
en effet, la parole de Notre-Seigneur qui a dit : Que votre lumiere brille ainsi
devant les hommes , pour qu'ils voientvos bonnes aeuvreset qu'ils louent votre Perequi
est dans les cieux' ! Car ils tenaient la place des anges pour le corps de l'Eglise.
15 Cet Aetius, heresiarque, apparut donc ä Antioche; il fut nomine « athee »,
parce qu'il eut les memes opinions qu'Arius. Le pere d'Aetius travaillait
ä la fabrication des tentes; car il n'y a rien de plus dedaigne que cette
1. Matth., v, 16.
272 BARHADBESABBA ARBAIA. -- HISTOIRE. [96]
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Jooi M> Jjüüüls *oo--V_n J>--; N!Üs-$oeo .Jio-va-o ^-b-J Jjj— / Jj>-s; .-^1
fol. 12: JS^,, ^£_» ^-^oi; ^/ ^V^too JJ;6 * i^l^J, ^0> U_^»'^ ^-H* '"
,>*> wo— »'/ *— » jJ* .JuV-a J.vnnoJ-3 JJ/ Jlo;K_-ia\ o\ .oiv-x» -2u^--jt Jo^-N
ou-cl.; JKj_po ^io J-*-,,- jü/ ov-\ oou .Jj/ JL^ J-5»öi ^-io odcv-s-Lo
1. t3 supra lineani.
fabrication pour trouver des profits. En eilet, il avait appris d'abord l'ecriture
par le soin de son pere, afia d'ecrire les paroles des echanges et des ventes.
Lorsqu'il accompagnait son pere, comme c'est la coutume de ceux qui (se
rendent) dans les villes et dans les bourgs pour se fixer (leurs) tentes de
poils dans les foires', ils rcparaient les fractures des cruches avec desfeux de ^
paille2 et, en y soufllant, ils se remplissaient de suie le visage et se remplis-
saient d'air la bouche, au point que leurs joues eclataient, dans L'espoir d'un
profit; et ils trouvaient deux et au plus trois oboles3! Apres la mort de
son pere, comme il ne pouvait vivre et se nourrir ä cause de son petit
melier, il osa faire du tralic '' d'une autre maniere; et, parce qu'il avait vu que '°
- toi. 127 |es cbretiens avaient alors de la philantbropie pour leurs proches * et qu'ils
n'etaient plus poursuivis comme auparavant pour la religion, il changea sa
conduite, non pour la perl'ection, mais selon l'apparence cxlerieure. Mais je
ferai connaitre ensuite qu'il ne quitta pas son tralic. Un homme connu de la
•
1. Litt. : « dans les röunions de venle ». — 2. Litt. : « dans les fractures des cruches, ils pachaienl
des etincelles de feu dans la paille ». — 8. Otte notice Concorde assez u\rc S. Gregoire de Nysse, qui
represente Aelius avec une petite enclume et un petil martean sous une peilte tente de poils, contra
Eunomium, /'. C, 1- XLV, col. 2<>o. Phllostorge, partlsan d' Aelius et porlö a le louer, ecrivail que
son pere avait ete mililaire, P. G-, t. LXV, col. 601; on en doutait, Und., col. 502, note 75, et avec
raison, s'il faul croire ce qu'eu rapporte Barhadbesabba, — 4. Kanri/eia.
v
[97J XIII. — A.ETIÜS. 273
sflXfc^j/ ^; )•,.» t,-> .öt» lofro; y_./ ,i.oo( JV-o-^.if .)-soim )io,; JtObOL*. .^oax-V^io
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■ r ma^v ^^~«/ ^io jl >s/o -Jooi J^.;^J 091 JJ :Jooi ^S^iäioo jooi ^aaÜÄoo
.oK-js JjC^£CS. Ljoi *-•/; L*.ioi -.oooi ^1— -s.:>o y,.«.\ot l^x jlaaamN »°>.3»
1. *jo supra lineam.
ville, nomine Marinas, lui donna une chaine de cou en or qui etait brisee,
pour qu'il la raccommodät. L'habile Aetius en detacha beaucoup d'or et ensuite
tira sur son pourtonr et la completa, sans se preoccuper en rien de sa forme.
Lorsque son proprietaire s'en apereut, il le prtt au corps pour le fiapper et,
5 apres qu'il lui eut fait ce qu'il fallait, il apprit que l'econome de l'Eglise
le nourrissait, il usa avec lui d'injures dures et de menaces acerbes et le
fit sortir completement de sa maison et aussi de sa ville. Teile etait l'habi-
lete d'Aetius.
II regut' ensuite uu peu d'instruction ä Alexandrie; il vint ä Antioche de
10 Syrie — car il etail de lä — et il recut l'ordination du diaconat de
Leontius dWntioche. Et puis, aussitöt il etotinait par une certaine invention
ceux qui le rencontraient2. II faisait cela en allant ä la suite des Categories
A'Aristote — c'est uu livre qui est ainsi intitule. — Quoiqu'il fit le savant
et parlät ä laide de ce livre, il ne saisissait pas lui-meme et il n'apprit
13 pas de ceux qui savent quelle est la pensee dWristote. C'est, en effet, ä
cause des sophistes qui debattaient ces questions en philosopbie qu'(Aris-
tote) - ecrivit un exercice de ce genre pour les jeunes gens et c'est comme
I. La suite est parallele a Socrate, Hist. eccl., II. :if>. — . 2. 'ESevoywvsi tou; IvTuy/.avovTa
PATR. OR. — T. XXIII. — F. 2. 18
Ibl
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274 BARHADBESABBA ARBAIA. — HISTOIRE. [98]
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^.OIoK../ j^. JjL3Ö| .OU^.O_iO j^\ OOI vS/ OOI )^iOofcoo ^.k*5; OOI J-L2u/o
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1.128 Jooi j^J. ,ia\mj; j pofcoo oom Jjl./ J^2>o_o »s/; j>o^o Joot ^^L, j»^»?
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logique contre les sophistes qu'il entassa (ses) inventions par son habilete.
D'autres parmi les philosophes donc — quand ils exposent ce qui (vient) de
Piaton' et apportent des exemples — bläment ce qui est dit artificieusement
par Aristote*. Mais, parce qu Aetius n'avait rencontre aucun des docteurs, ce
sont les insanites des profanes (tires) de ces Categories qui resterent et c'est 5
pourquoi il ne put pas savoir ni comprendre comment celui qui engendre est
inengendre et comment celui qui est engendre est eternel, lui aussi, comme
celui qui l'engendre. Ainsi, en effet, Aetius etait peu instruit et n'etait pas
rol.128 verse3 dans les s^ints Livres et il ne savait que redresser * une heresie*,
ce que n'importe quel paysan aussi peut faire5. Gar il etait une progeniture io
de Satan et c'est pourquoi il a ete aussi nomine « athee » et chasse de
l'Eglise. Meme Eudooßius, malgre lui, a signe la deposition i'Aetius, pour ne
pas etre dechu lui-mßme de son siege. Par ses moeurs et sa maniere d'en-
seigncr, (Aetius) mettait le comble ä cela; il frequentait assidüment les
oflicines des medecins et des scribes; car toujours il plaisantait et pratiquait i.,
un grand libertinage. II circulait par les places publiquea et les cabarels, k la
facon des patres et des cultivateurs, pour remplir son venire, et son exterieur
1. Socrate ecrit: « Piaton et Plotin ». — 2. s. Grägoire de Nysse oci-il : r, 'ApiaTotcXou; xanote^via,
/'. G., I. XLV, col. 2(15. — 3. %n.Or)To;. — 4. Le grcc porte ro epiirrixiiv. — ö. Le grec ajoule <|u'il
ne connaissail paa les ancicns commentateurs, ni Clement, ni Jules Afrlcaln, ni Origene. La suite
manque dans Socrate.
[99] XIII. — AKTIUS. 275
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1. Le second o est au-dessus de la ligne.
etait ä la maniere des mimes. Ce n'est pas seulement quand il etait invite,
mais c'est aussi avec violence qu'il entrait de force dans les festins. II mul-
tipliait ses relations aussi avec ceux qui ne vivaient pas d'une vie reglee.
Quand il voulait montrer un article de sa foi, il relevait la partie inferieure
5 de son vetement jusqu'ä ses reins et se frappait sur les cuisses; en eilet,
il levait un pied et emettait alors des bruits de vents, pour exciter au rire
ceux qui etaient presents; car, soit naturellement, soit parce qu'il s'y appli-
quait, il avait une grande facilite (pour cela). Il disait, en eifet, dans la salle
ä manger ä ceux qui etaient presents : « Quelle foi voulez-vous que je vous
10 montre, la notre ou (celle) des heretiques? » Car c'est de la sorte qu'il faisait
la regle de la foi : il levait un pied et emettait des bruits de vents en, pres-
sant sur son ventre. S'ils etaient semblables entre eux, il disait : « Voilä
la foi des Oritqoliou', » c'est-ä-dire des heretiques, car c'est ainsi qu'il nous
nommait. Et il fondait sa propre erreur sur ceux qui n'etaient pas egaux;
15 lorsqu'il promettait de montrer son (erreur), (il le faisait) par des bruits
inegaux, ä savoir : le premier (qui etait) grand, le deuxieme (qui etait) moindre
que le grand et le troisieme (qui etait) inferieur aux deux (autres), selon
sbn opinion sur la Trinite. Et, s'il etait arrive que ce n'etait pas le premier
1 Peut-cHre 'OpeöxwXoc.
27.; BAB.HADBESABBA ARBAIA. — HISTOIRE. [100]
♦ rol.128 ^-*>© .o^^oJL3lScl^ ^o\ Idiot; .Jooi pö/ -.ooot ^*~\ o^> <^°! M-^
OCH} "^S^iOO .)— oV ^°>nA , OJCH .yO^CßL^S; o£S. ^o-.»U/ jot^oo* \s>ioi
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^.io; y-./ ot»Km^\ oi-aJ^ Jj»poo -.Oi^a.iLo Jj<*3; ).*jboä\ Kali; .JL^-ä-*
.^..algibo «a-\s f-.'po; ogLD»o.a.\ .,_.; Jlcki*/ .ou-..»?
fbruit), mais celui du milieu, et souvent le dernier, qui etait plus fort que les
deux (autres), ou si deux (bruits) etaient emis avec egalite, suivant les forces
Mus qui poussaient du dedans, * il disait : « (II en est) ainsi des Mapsöliou'. »
G'est de lä qu'on lui donua le nom de Phtlesiön, c'est-ä-dire « qui emet des
vents'2 ». Parce qu'(Aetius) possedait une envie caniue de manger de la ■'•
viande et qu'il craignait le jeüne, il appelait les nütres « lentille »,
« feve », « pois chiche », comme si en verite cela ne donnait pas d'intel-
ligence, et il ne recut pas de la uourriture de Daniel et de ses compa-
gnons le reproche (lui disant) quelle science ils avaient acquise,3. Quant
aux femmes qui ne possedaient pas le renom de la virginite pour de bounes u
actions et entraient pres de lui, je me refuse ä en parier. J'ai consigne ces
quelques (traits) des turpitudes de ce domicile des demons, pour faire con-
naitre quelle etait sa volonte et (pour renseigner) sur son erreur. G'est au
sujet de celui-ci, en eilet, qu'a ete confirmee la parole du sage qui dit : Le
mensonge estquelque chosede mauvais chez un komme et il abonde dans la bouche te
de l'insense* . Gar celui-ci a ete pour l'Eglise le serpent sur le chemin ei la
vipere sur les sentiers, qui mord le cheval des pretres au talon et f'ait tomber
le cavalier ä la renverse* comme de sa propre volonte, tandis que les Peres
attendent le salut du Seigneur aeulement.
I. Ce mot semble C-tre le pluriel dun adjectif compose* du verbe iXöu « aboyer • et de l'adverl»
liäJ/ « en vain ». — 2. Peul-ölre siXöttovo; « qui se complail dans les s^misseuienls ». — :i. Dan., i, 12,
K',-17. — '.. Ercli.. \.\. 26. 5. (ien.. xi.ix, 17.
10
. r^S&cuifiaSr^ rsfcicn rsfaoa r^ia-r^na ,^2n ^30 rdiSlcu
vj oiK*as )»qj ),.*— /» oöio r'^oiJi^o JJ jlaia^w- JaL^o jJ J-jd/ ^t-0
Iodöi ..y«ew a ^*; «s/ jJ/ J^-oo-bo oii^.; ;aAa a\ :ö«.*a.^£j; J^.s J..okjLs
^aaio v-^ ^o« •)•£■*> U^ U**J -.Ul Jo.L^o jJ ^S.01 v/ .Jj/ «s/
1. j supra lineam.
XIV. — Sur l'impie Eunomins; de quelle maniere il rerul la doctrine et de
qui; comment il etait eveque et par qui il fnt jete en exil et sur l'opinion de
rimpie.
Que dirons-nous donc de Leviathan, le serpent tortueux et cruel'? Gar
5 je vondrais non seulement ne pas rapporter cela, mais ne pas meine l'entendre.
Mais, de meme que le malade qui ne moutre pas son ulcere devant le medecin
ne recouvre pas la sante et que celui dont le feu s'est empare de la maison,
s'ilcherche ä l'eteindre en silence, brüle non seulement sa propre (maison),
mais aussi celle de ses voisins; de meme, moi aussi, si je ne montre pas cela,
10 il en arrivera uu dommage po:ir l'E^lise. Gar c'est ainsi qu'ordonne le pro-
phete : Crie ä ple.in gosier, ne te retiens pas et montre ä mon peuple son iniqnü<;
et ses peches2. Par consequent je proclamerai, moi aussi, dans mon histoire
l'iniquite des heretiques et les belles actions des Peres, afin que vous evitiez
celle-lä et que vous imiüez celles-ci et vous en rejouissiez constamment.
15 II est donc dit dans l'histoire au sujet de ce maudit Eunomius quau temps
oü sa mere le portait dans son sein, eile vit en songe comme si ce qu'elU'
portait dans ?on sein etait un serpent. Or il arriva qu'il y avait dans le villagc
1. Isaie, xxvn, 1. — 2. Isaie. lviii, 1.
278 BARHADBESABBA 'ARBAIA. -- HIST01RE. [102]
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..^s_so ^.; Jooi ^ia». p .jlo^otMO )bn n . ^oy^» )lo;po-s 001 »3/ .\°o&<
11
1. Cv^o Ms.
un pretre, homme parfait ; eile alla ehez lui avec empresseraent, lui exposa son
»foi. 129 songe * et lui demanda de faire une priere pour eile ä l'eglise. (Celui-ci) lui
apprit l'interpretation de son songe et lui dit : « Celui qui naitra de toi doit
etre un serpent pour l'Eglise. » Par sa famille, il etait des serviteurs de la
grande maison des gens de Basilc', et ses parents parurent plaire aux yeux
des gens de Bastle (qui) leur donnerent labberte. Apres qn Eunomins futne,
ses parents le menerent pour apprendrc l'ecriture et ensuite travailler, aupres
de celui qui ecrivait. Quoique selon la coutume qui y etait en vigueur il allät
ä l'eglise, il ne retirait cependant aucun profit de ce qu'il allait a l'eglise;
car il ne connaissait pas l'habitude de jeunesse de pratiquer la perfection;
et, si ce n'etaient pas des Juifs qui avaient ete iiistruils dans la Loi quaml
ils etaient jeunes, ils n'auraient pas crucilie le Christ". Apres la mort de ses
parents, celui-ci abandontia sa Familie et vint kConstantinople. 11 s'introduisit
dans une maison importante et il promettait de servir ä tout ce qu'on lui com-
manderait. 11 y avaitlä de tout jeunes enlants qui devaient apprendrc 1' Instruc-
tion des nobles, et leur pere lui commanda d'etre leur pedagögue. Eunomins,
parce qu'il avait aime la sagesse des (liomrnes) profanes, leur faisait partager,
lui aussi, la connaissance de la grammaire et de la rhelorique. Otiand il fut
1. Litt : « de chez Basile ». — 'J. L'auteur veul peut-ötre montrer les mäfalts d'une mauvaise
Instruction.
10
fol. [29
v".
103] XIV. — EUNOMIUS. 279
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5 K-.)i,— » • .,_*. v*j/ laS. ^j,/o .),..,•> « ^jJJ Jl/ -.oitvA^v ^ao» ^a ^-.i ooi
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1 laüS. oCS, >o_s. :J^io jJ ^^-o^ iqN'i; ooio :)ooi .°i\>ö JJ ooi )t^7 JJ*o
. •yfß..^ll ycLs (^.ia\ >..■>> m y^l • .JÜuVf; )lSw^.iK^ joot ou,i-3< ooi vm » en-^ol
jbä^o Jto^oj v3/o .jjUL^äjL^o; J-^'i-1* -oii-o-«0 U'i-~h. lt-%^ )001 >*-ia.jLiO} ooi
L-J) jooi 3^.. -Jooi ^.oiolk-./ >m «^j/; oi.^cl^ po ,vta*j)|; o£s~.> 0»k-s joot
.w-öws Joo< Saal^feooo j K.j^oo^iä o Jooi «xa^öot ^d .Jlo^. m°>o«>; ^^v_o
i . "Vaja\ Jooi ^aaü*.K^oo .vfi>a-.j/j oi3;'o.^> "^au -.^- 11/ Jla^o^ ^.öu^o po
devenu gras et qu'il regimba, leur pere le trouva dans une certaine faute
(commise) avec les enfants, sur laquelle il ne convient pas de le tourner
en derision. Le maitre de la maison regarda comme un deshonneur pour ses
enfants et une honte pour lui-meme de le juger ou de le livrer ä la punition;
du moins, il l'avait flagelle de durs coups et il le fit sortir de la ville.
Apres un incident de ce (genre), (Eunomius) vint ä Antioche et il alla chez
un homme qui avait commence recemment ä etre sophiste; corame (celui-ci)
avait plus de zele que son predecesseur, il ne prenait pas de salaire ; au con-
traire, c'est lui qui donnait pourse rassembler des disciples. Et, parce qu'apres
peu de tempa il montaprogressivement jusqu'ä l'eloquence et qu'il etait remar-
quable par la force de la parole, il en revint ä prendre un salaire aux disciples.
Comme Eunomius n'avait pas de salaire (ä donner) et que ce '(maitre) n'en-
seignait pas sans salaire, lui qui n'etait pas encore arrivö ä apprendre, il
se precipita chez Eudovius, * qui etait malade de l'opinion des Ariens, afin « fol. 129
de pouvoir vivre avec Aetius, le ministre des peines des autres, et (qui) l'honora
de l'ordre des diacres1. Puis, (Eunomius) remplissait aussi l'office de scribe2
d' Aetius; et, lorsqu'il etait avec Aetius, il apprenait un peu du genre de la
sophistique, en s'adonnant aux petits mots3 et en y faisant le savant. Pris ä la
1. Socrate, flist. eccl., II, 35. — 2. Ibid. et IV, 7, Ono^pafEÜ?. Comparer la suitc ä Socrate. —
\ '
280 BAHHÄDBESABBA AHBAIA. — HISTOIHK. [104]
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Ljö»..\ .oiKJ»-.Ka-s "*s^3? ^ö^». -.^».-so^. Jn . ^ Jjoto .vqj/ losöt -.o&.
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suite de cela par l'orgueil, il tomba dans le blaspheme d'Arius et il faisait
le savant contre la foi des Peres orthodoxes, sans avoir appris les
Livres et paus pouvoir les comprendre. Le bienheureux Theodore est un
tömoin veridique de cela; car il dit : « Lorsque j'etais jeune et qu'il avait
la taille d'un homme fait, je lui posai des questions (tirees) des Livres et il .
ne sut pas leur repondre; mais il cherchait plutöt s'il pourrait les apprendre
de moiV » II etait prolixe2 dans son elocution, disait constamment les
memes choses et ne pouvait pas parier selon le but qui lui etait fixe. On
le reconnait d'apres les sept discours3 auxquels il avainement travaillc sur la
lettre aux Homaius; car, apres avoir ecrit beaucoup de mots ä sou sujet, il na io
pas pu en trouver le but. II en e<t de meine, en eilet, des autres discours qu'il
aegalement l'aits, et c'est facileä savoir puurqui rencontre ses ecrits. Eudoxius
l'Arien. l'eveque de Constantinople, lit cet Eunomins (evöque) de Cyziqüe, lors-
qu'il voulul cliasser Eleusius*, le propre evöque de Cyzique. Lorsqu'Eunomttu
fut alle ä sa ville et qu'il se servait de sa nianiere de parier coutuiniere, is
ceux qui l'entendaient etaient troubles et exasperes par les expressiuns
etranges qu'il faisait entendre et c'est surtout ä cause de son bavardage qu'ils
l. Celle mentlnn de Theodore de Mopsuesle n'est pas dans Sosrale. — 2. iio>u/ou;. — 3. Täpoi. Ces
discours sool perdus. V'oirlenfragmenlsd'Eunonilusqui sont conserves dans P G . I. XXX, col. 8i5 8G8.
Sa professiun de foi se Lronve dans docrale; llisl. ecct., V. 10, notede i'ödilion de Vatois. — 4. Vers
Tann^e 361. Of. Bocrale, HUt. eccl., 1\'. 7. Le sMi.n|iic purle ü tml Alliaiiiisc.
lol. 130
[105] XIV. — EUNOMIÜS. 281
L~£*> ».o; i-stsj»/ ^j jJ> .ouä^owo joot ).^^o »3 .söi^£a3;o/ )a.± Joe*
)V^ JLa/j -V*^ t-*>/ M ^l-'-00 -otQ^ä-^ ^-ö«\ -.l\*o'l ^-^oi <x^ M
o^ooi .oui^Lflo Jj_aJ> JoC^? oC^-.- ^oi^ oC^ao .U-t-o J~ o^ Jjoio .;a-^=>
<*.,!. JJ .«hjlo "^ ^o^io joJSx» -Viö/ oolo .Jot^.; oifcooau-o oC^— ;>o^
^, ' ^o^ ooi JJ/ .Jv-.H» v! ^ .)t-K:i ^ oiS J^-r JJo .^tio i-tCi
ooi -.oj\ ooi oiS. K-./j ^)o*io oöto .oot ^/ >t— °°l -.-°«Q^>^ v,1 *Nf*
ju/ JJ; ~ö£^ ö^x'? f3 .^a-oeuo/ yn.'x'.J.'.ll ^-.öuio yj-^coio ,^-^oi
^aoi .oi-oi v/ JJ/ jjü,-x=>; ^^ «Jü/ JJ; ~6t^o .\\^> v/ JJ / UP ^f-
in ju/j oi*» >k^> K*io^i> JK-oeiia^o <2>\o .<*~o» y/ JJ/ -"*>t^» **A JJ )JS&.\-=>
^ioo .J— aiOÄ .Jjooia .)£*»£ j^a^s ,^aS. JjlSJ; ^6 y^\ .^a\\\ Jooi ^2»
Jj--; ^; ^o .JIoju.^ '^cäÜxM JJo Jbotai yOj/ JJ\*L^ .K-^^o !><** ^J<^>
J^Sjoi ^-^o6> )K . nm°v.5 yO-j/ vO_o>-J; ,-a-3 -.ooot ^^V3^0 JJ-*s^°?
JK^OJXOOQ ofcjk, c*\ U^oo J^c£m; ,LL^ .<*^3 t^*V ^-«o -JJ-*4
le chasserent de chez eux; il alla ä Constantinople et il s'y associait avec
Eudoxius en trompant par sa doctrine. Afin que je ne semble pas avoir dit
cela en linjuriant, je cite ses paroles memes; car il dit : « Le Pere (a
rapport) au Fils seulement et celui-ci au Saint-Esprit ; » et : « II a epuise toute
5 la puissance de Üieu dans le Fils; il est la puissance et la sagesse de
Dieu'. » II dit encore : « Dieu ne connait rien de plus que nous sur sa
nature2; rien n'est connu davantage3 par lui et moins par nous; mais,
ce que * nous savons ä son sujet, il le sait, lui aussi, et ce qu'il a encore *fol. IM
lui-nierae se trouve en nous sans diflerence. »
lo Eunomins'' machina ces choses et de plus nombreuses, lorsqu'il faussa
cette (parole) personne ne connait le Pere si ce n'est le Fils*; et cette (parole) :
Personne ne connait ce qui (est) dans l komme, si ce nest son esprit; de meme,
personne ne connait en Dieu, si ce n'est son Esprit0. II commandait egale-
ment que le bapteme füt dnnne d'abord derriere la tele de l'homme, comme
15 si Tarne demeurait dans le coeur et fintelligence dans le cerveau et que,
ä partir de lombilic et en dessous, les membres elaient impurs et n'ad-
mettaient pas la saintetc; et, lorsqu'il vit que beaucoup se deeouvraient,
il ordonna d'entourer ces membres impurs de bandes d'etoUe — et alors
1. Celle premiere cilation manque dans Socrale. — 2. Socrate, oüota. — 3. Socrate, näXX'-v. —
4. Celle suile manque dans Socrale. — 5. Mallh., XI, 27. — 6. I Cor., II, 11.
282 BARHADBESABBA ARBAIA. — HISTOIRE. [106]
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^^uoo^ Jooi JjLd jjuofpo jJ V-^ jL*— Jlt^^ Jooi ^.otoK-./ ) iotcu lcoo^s»
(l'homme) tout entier serait baptise regulierement — pour que le bapteme
ne l'atteignit pas tout entier. On raconte sur le mystere impur qu'il tuait im
agneau sur une table, jetait de son sang dans une coupe et ensuite donnait
au peuple le pain et le vin melange au sang; quant ä la chair, on ne la
mangeait pas, si ce n'est les pretres. Parce qu'il craignit que son abomi- •
nation ne füt decouverte, il avait ordonne qu'elle füt faite une fois Tan:
lorsque cela etait rapporte par les fideles devant (ses partisans), (ceux-ci)
uiaient, (en disant) : « Ce n'est pas vrai. » C'est sur eux que s'accomplit
la (parole) : Ce qu'ils fönt en secret, il est honteux meine d'en parier', parce
qails sacrißent aux demons et nun ä Dien'2; c'est pourquoi Dieu leur a dit : i
Malheur ä eux! Je tirerai vengeance d'en.r'-'. Comme, par sa maniere de parier,
il troublait beaueoup le peuple de Constantinople, Theodose, devant qui tous
erierent, ordonna de le jeter en exil, alin qu'il ne causät pas plus de trouble '.
Ges quelques (traits) de la malice (TEunomius sullisent. 11 sc trouva ä son
epoque deux colonnes lumineuses et ardentes pour dissiper par la son ts
erreur, l'une de Cappadoce, Bastle le grand, qui se revetit d'une armure
invincible contre l'crrcur d'Eunomius et fit encore deux livres contre lui;
et l'autre, le defunt TModore (de Mopsueste), qui etait comme une lumiere
i. Eph., v, 12. — 2. Gf. Deut, xxxii. 17. — :s. Cf. Deut, xxxn. 35. — 4. Eunomins est mort vers395
10
10
[107] XV. — IIISTOIRE DE SAINT MAR BASILE. 283
.ot^w; >-^^o4 ok^ .^*^>° ,.)Jt— / ^»l ^V/o
r^cico'n rdaTja di.ci ..»cncrtncrn* r£?^cn£ui73 rd^Xiivtn
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jloi-^2LflöJ> Jooi );i)^io ^ Joo( ^ / )iq\o>-> .^iol J^«*- J-J^jo >'?k-*/ Jkj-.^io
)jl°>\o^; ) N.MQ.>,>o > Oi\ oj->; ^Soo JoCSjv K^a.^» otlo^s^ )v--:^.Jo • Jjüa..;
1. |w^=/ ^ Bedjan, .IWa martyrum ei sanctoram, t. VI, p. 303. — 2. l^-»o t=>» B. — 3. "«oo^/ B
[p. 304).
pour l'Eglise; car il possedait une force invincible contre les fils de l'erreur;
il fit im livre contre Eunomins* * en quatre mille lignes et il enseigna encore *foi. 130
... V'.
des choses difierentes et reduisitä nen toute son erreur.
XV. — Histoire de saint Mar Basile qui fait connattre la perfeciion de ses
artions ; sur la guerre qui eut Heu contre lui de la part de Valens l'impie et sur
la fin de sa vie.
Le bienheureux Basile, l'eveque de Cesaree-, qui a ete nomme Tetoile
cappadocienne, etait par sa famille fils d'hommes illustres', qui aboudaient
en richesses, et il etait honorable par la race. Dans sa jeunesse ', ce vase
de sagesse fut envoye par son pere ä la ville dWthenes. II y avait passe un
certain temps dans l'etude, en s'instruisant de la science des Grecs et en
Ljardant sa jeunesse dans la piete. Quand il eut grandi dans la mesure de la
i
1. Ge sont sans doute les « deux tomes (perdus) en vingl-cinq ou vingt-huit llvres, contre Eu.nom.iusi,
plaiilo>er en faveur de saint Basile contre les AnomSens » mentionnes par .1. Tixeront, Precis de
J'alrologie, Paris, 1918, p. 262. — 2. Eveque de 370 ä 379 (n6 vers 330). Nous avons fait connaitre ä'e'a
vies syriaques dans H.O.C., t. XVIII (1913), p. 248-251. Ct. P. 0., t. XI, p. 548-551. — 3 La presente
vie semble provenir d'une redaction grecqne perduc dont on trouve des fragments dans les histo-
riens erclösiastiques grecs. Nous renverrons aussi (par la lettre Bi ä la vie syriaqiie editee par le
R. P, Bedjan, Acta martyrum et sanclorum, t. VI, Paris, 1896, p. 297 ä 335. qui relate les mömes
■uls. La vie ecrite par son diseiple Hilaire, conservee en arabe, comprend quatorze chapilres oii
prodiges; cf. Echos d'Orient, oct.-dec. 1928, p. 493. — 4. Pour les trois lignes suivantes, cf. Socrate
tlist. ec.cl., IV, 26. Elles manquent dans Bedjan, op. eil., t. VI, p. 304.
284 BARHADBKSABBA ABBAIA. — HISTOIRE. [108]
Jjlsj 061; J.^ca2ol.co_5 oi ^cQA-coioto^ö tco^icu/ ^-^> k--^:*y.o :Jlo;po»o
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V^o;l/ ouis.3 Jjöi JJ/ •.jooi x-ccx o.^ po .jooi »Klüio jj.^^0 ^bo ooi
t-a^J o£Sj ,o&. Vu^-o/o -UlÄ-s ot\ ^K-J oiLv-s 3/1 -.vm »\ . m ^» otlo;ijio_s
K*ju^l/ jla^oAs„3 »Ki v3ii.ia\ •.joCSivj )jJf-3 ^-; Jjöt .01)^*^; Jlaa.flo)l Jlv-
Ujsio'i ^iO ^»äJL/o :(j..S «.Oioöt-i/ KaAo ^.l'lll N. .) r. o> nr» , ^ .^.OtabO^
f.So .^j./ vffia^^k^).^; Lvi£Q.a\JJ • . L^iaa.So_flD oot JooiJ»o otlorpo |c
I «.»io3ij Ms. Une ou deux lellres onl ele grattees entrp o et ».
doctrine et de l'instruction, il fut exerce dans l'art des rheteurs d'abord par
Himerius ' et Prohaeresius, chef des sophistes de cette epoque, qui etaient lä, puis
ä Antioche de Syrie par Libanius'2. II parut meriter d'etre sophiste et beaucoup
le sollicitaient sur ce point, landis que d'autres lui conseillaient d'etre schulas-
tique ; il dedaigna les deux (invitations). Les Atheniens lui demanderent d'etre
sophiste chez eux pour l'instruction de beaucoup. II se moquait constamiuent
de cela. Sa conduite fut teile que jamais personne ne le vit parier. 11 n'avail
regarde que le seul chemin qui (meuait) de sa cellule jusqu'a la niaison du
sophiste. Celui-ci, qui avait ete honore par l'empereur de la dignite de prefet,
l'emportait encore sur beaucoup par la riche^se; et, malgre cela, il eut cepen-
dant une teile admiration pour l'instruction de Basile qu'il lui donnait meme sa
lille pour femme et il lui certifia qu'il l'etablissait heritier sur les ecoles de sa
raaison ; <|uant ä cet homme de Üieu, le choix pour lui lut de suivrc la virgiiiite.
Lors(ju'il fut suffisamment iustruit, qu'il fut rcveuu ä la maison pateruelle '
et qu'il fut presse par les grands de montrer son Instruction et d'ötre sophiste
il alla ä Alexandrie d'ßgypte. Quand il y eut acquis toute la science des philo-
1. Nous avons une lellre de S. Basile 'IpEpiu iioYforpip, lettre 274 ('ilfi). — 2. II resie de nom-
breuM'* lellres de B. Basile ;'i Libanius, cf. Leo lliiLri. Der Anlivchos des Libonios, Solulhurn, 1919,
p. 9. — 3. II seraii revenu d'Alhönes ä Cesar(5e vers 334-5. Vulr la vle de 8. Basile, compilee d'apres
ses oeuvres, ed. Oaume, Paris. 1839, I. III, p. xi.vn. Nons y renverrons par a Vie, Gaume ».
10
n.i. ui
[109] XV. - HIST01RE DE SAINT MAR BASILE. 285
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>*^ jioii\ .)l)^^o Jk.sa*^ ,_*»> ::)la-.ai^3o JlKu+zo'l jl.a\j-3o .)«-*&•
l. |L<w»/i ^i3^a. ov^aN |pcu v»Li ß. — 2. ovs infra lineara. — ■'. Le troisieme ° est au dessous de
la lisne-
soplies, la geometrie, l'arithmetique et le comput du chaldeisme (l'astronomie) ' ,
a l'exemple du bienheureux Mo'ise en ce qui concerne (les arts) des Egyptiens,
le pied de sa pensee ne fut pas humecte, pas meine un peu, par les gouttes de
l'erreur; car la faussete de la sagesse * des Grecs ne le contamina pas, de »foKiai
meme que Möwe ne (le fut) pas par l'erreur des Egyptiens; mais, apres cela, il.
se häta de deseendre au pays de la maisou paternelle et aussitöt il s'atiacha
aii christianisme dans sa verite. De preference ä tout le reste, le choix pour
lui fut d'embrasser la vie monacale selon la loi du Christ. Promptemeut, en
elfet, il trouva son repos dans un pays tres montagneux et proch.e de la region
de ses parents, en sorte qu'il y demeura dans un monastere qui le poussait
vers toutes les belies actions. Apres qu'il y eut passe un temps assez long
dans toute la vie monacale et qu'il fut arrive, dans ses annees, ä passer de
la jeunesse ä l'äge viril moyen, il fut alors conduit de lä au sacerdoce force
dans la ville de Cesaree. Lorsqu'i! fut marque de l'ordre des pretres, il installa
aussitöt sa demeure dans l'Eglise de Dieu. II disposa sa demeure du dehors,
pour quelle suivit sa preoccupation du dedans — tandisque de belles actions
pleines de la gloire divine le suivaient par la ville — ä savoir : avec un jeüne
severe, avec une priere continuelle et avec la privation de beaucoup de mets.
1. Ha l'astrologip. On cruit qu'il a surtout visile les monasirres d'ßgypte.
ll>
fol. 131
v".
286 BARHADBESABBA ARBAIA. — HISTOIRE. [110]
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JoCSs vV^o b>.» •.yQ»oe>i boo* oot; looi l^^o ;^oin..in/ JJo ^>Ki> ^a\ 1&
1. 1^ B (p. 306). — 2. B ajoute quatre lignes. — 3. U^>? Ms. — U^=? B (p. 307).
En efl'et, il supportait l'ofiice de nuit, comme l'etat de rester eveille durant les
nuits; car, de nombreuses annees durant, il ne donnait pas au sommeil
l'occasion de se partager sur ses cötes; mais c'est sur le siege de la chaire
qu'il chassait negligemment de son corps le sommeil. Gombien de fois, en
efi'et, lorsqu'apres son long office de nuit il s'asseyait pour se reposer et se •"•
mettait ä lire et qu'il etait vaincu au point de s'assoupir, il fermait le volume
sur sa figure et dormait ainsi sur son siege! Combien de fois le volume
etait cause de son reveil, parce qu'il penchait de sa figure sur ses mains!
Apres qu'il eut passe peu d'annees dans la pretrise, accompagne de ces
actions empreintes de la saveur de la piete, il arriva que l'eveque d'avant '"
lui quitta le monde1. Lorsque les eveques se furent reunis lä et que, le jour
fixe etant arrive\ les eveques demanderent au peuple de la ville qui il voulait
pour chef, toute la ville d'une seule voix cria : « Bastle ». A cette voix, il inclina
ä s'enfuir et ä cette epoque il y avait beaucoup de neige. Ell effet, il lui pesait
- i,i [3i sans doute * de devenir le pasteur dutroupeau de Dieu ; c'esl pourquoi, ä causi I ■"•
v°" de cette crainte, il s'ecbappa de l'eglise et se trouva un refuge, pour s'y caclier,
sous un tas de bois dun bain. Lorsqu'on l'eut poursuivi de tous cötes, qu'on
eut fouille toutes les maisons, sans le trouver, et qu'on etait sur le point de
i. En S70.
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to
[111] XV. — 111STOIRE DE SAINT MAR BASILE. 2S7
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Jl^a* |Loiouo »3/j ^-*; jJo; J^Nji po/j ^.-/o .J^onms/ Joouj V-ioji ^
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joot Joot; ^o^io ooto .J^^io V--^ \l'l .vOAJUls Jit-*-^» aialW/ yoalo^-l^
s'arreter ce jour-lä, Notre-Seigneur Dieu voulut qu'il füt etabli (eveque) co
jour-lä meme. II arriva que Tun des freres connaissait la marque des clous de
ses chaussures et il trouva l'empreinte de ses pas en dehors de l'eglise en
grand nombre. En allant de trace en trace, on parvint jusqu'oü il etait et de lä
5 on le prit et l'emmena ; il etait comme mort et il disait en pleurant : « Je ne suis
pas digne de ce nom, qui depasse ma vie par la preoccupation (qu'il donne). »
Quand il arriva ä l'eglise, de nombreuses mains le porterent ä l'autel et, avec
grande acclamation du peuple, il ne tarda pas ä etre fait eveque. Comme
l'Apötre a dit ' : // convient qu'il ait aussi bon temoignage de ceux du dehors,
io avant qu'il füt (eveque), les Juifs criaient : « Donnez-nous le deuxieme Mo'ise,
le deuxieme Joseph, qui connait les infirmites de tout le monde. » Car sa
crainte se repandait jusque sur les ennemis de l'Eglise eux-memes. Apres
qu'il fut installe sur le tröne du sacerdoce, il devint le sauveur de tous les
Juifs avec leurs enfants. Et, lorsque la famine s'appesantit sur le pays, les
15 Juifs lui livrerent leurs enfants, pour qu'il les nourrit et les fit chretiens;
il leur dit : « Je suis pret ä (les) nourrir et j'accepte2; car ce n'est pas dans
1'atHiction que je puis leur donner le nom du Christ. Si vous avez bonne
volonte dans le Christ, livrez vos enfants ä la verite pendant votre joie ; car
le rassasiement viendra et ce qui aurait eu lieu dans l'affliction se changera en
1. I Tim., in, 7. — 2. S. Greguire de Nysse fait allusion äceci, cf. F('e,Gaume, t. III, p. xlii.
' fol. 13
288 BARHADBESABBA ARBAIA. - - IUST01RE. [112]
v
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^.ioo .^oaju JJ >voou'f^alif J^S ^A JjAoto Jooi ^O« JlaaOJjo Jlajjj;
ia..,.V=» Joot JJ* .v-ta* joot pö/ .vQj/ JL.3 Jtof&a j)a^^oa^6 ool )..mv>\;
raensonge. Pourquoi s'accomplirait sur vous la (parole) de vos peres : C'est
quaüd il les tuadt qu'ils le recherchaient ' ? » Apres que beaucoup virent que sa
parole juste, qui les coneernait, s'etait intensifiee encore sur ce poiut, ils
ne tarderent pas ä se faire tous chretiens.
Quant ä l'Eglise de Dieu, quelle sollicitude n'avait-il pas? Au debut, 5
en efl'et, lorsqu'il fut appele au sacerdoce, il trouva dans l'Eglise de nom-
breux Services en or et en argent et d'autres vases. Comme ils etaient con-
sacres au service du sanctuaire, il ue put les liquider ; il enprit la moilie pour
13-2 les villes et pour les bourgs * du dehors, avec cette condition qu'ils apporte-
raient ä leur place quelque chose d'equivalent pour l'entretien des etrangers. 10
II ne la'issa ä l'Eglise qu'un seul service simple; la decision de son esprit etait
d'accomplir tout l'office de l'Eglise avec des vases de verre. II avait augmente
le trop petit nombre des constructions pour les etrangers en renversant des
templcs d'idoli's; car il detruisit trois temples saus l'ordre de l'empire. II
enseignait aux membres de son clerge la regle de la justice et de la purete 18
et (l'obligation) que le lin ne restat pas constamment sur les corps de leurs
dignitaires et il l<mr defendit encore de se baigner et de manger dans les
lestins; car il disait : « Ceux qui veulent ganler pour Dieu la saintcte et la
1. Ps. i.xxvn, 34.
10
[113] XV. — HISTOIRE DE SAINT MAR BASILE. 289
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virginite ne doivent pas seulement se priver de cela; mais (ils doivent) encore
faire beaucoup d'autres ehoses qui plaisent ä Dieu. » Ce n'etait pas en mur-
murant qu'ils accomplissaient ses belies demandes. Mais il se tint parmi eux
comme un homme (venu) de la part de Dieu. II donnait ces memes avertisse-
5 ments ä toute reunion d'hommes et il faisait d'une reunion de femmes une
demeure de la vie monacale. En somme, cliacuu resolvait son afTaire avec son
voisin dans une pensee droite ; car toute la ville etait la demeure de la bonne
entente, eile qui etait divisee pour la religion. Les officines des courtisanes
etaient rejetecs en dehors de la ville ; il supprima completement le jeu de la danse
i" et l'art du cirque; on n'entendait plus dans la bouche de personne le chant
des soirs; mais, au lieu de cela, chacun meditait dans les psaumes de l'Esprit.
Car il etait sür pour les habitants de sa ville que, soit qu'il se fäcbät contre eux,
soit qu'il füt content d'eux, c'etait Dieu qui changeait sa volonte chez lui.
Un jour qu'il etait alle voir un de ses amis, il se presenta dans la meme
is visite un philosophe epicurien et, devant beaucoup de monde, ce philosophe
avait produit en public la doctrine du cbristianisme ; lorsque tous deux en
furent venus ä discuter les questions et ä examiner le sujet, Bastle lui donna
apres cela les veritables arguments sur la doctrine du cbristianisme. Le
philosophe revint sur lui : « Une science plus grande que la voisine peut
PATR. OR. — T. XXIII. — F. 2. 19
' fol.
290 BARHADBESABBA ARBAIA. — H1STOIRE. [114]
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W ^ci^Jio iVa3icixia-.öi Ji-.»Jio -.voauV-J-i oilpo;l; \l\ «^ o_aoi -.yofcsj/
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K-j-iJs JLooi 1 j. . m . . .yoodo n « i flo Joot jbaio ooi ji/ .»o,— j» oiKi,.tJ*i^
1. H No B (p. 314). — 2. B developpe l'idee. — 3. I&>-*» B. —4. owi* B (p. 315). — 5. On trouve
dans B dix lignes de plus.
donner un argument irrefutable; et ce n'est donc pas le christiauisme, mais
c'est Basile qui a vaincu. Je te demande une seule chose. Vous dites que
fol. 132 ce Jesus qui est venu au monde est aussi Dieu; et vous professez * qu'il a
fait des prodiges, lui et ses disciples. Si vous etes ses disciples, donnez-
moi par vos mains un signe de ses prodiges et votre foi sera verkable et je >
l'approuverai. » Basile lui dit : « Ou bien accepte que je montre le prodige
sur toi, ou bien je n'acquiesce pas ä ce que tu m'as demande, parce que, si je
montre (le signe) sur un autre, tu ne croiras pas. » Quand il eut accepte, Basile
lui dit : « Tiens-toi derriere moi la duree dune petite heure. » Et, lorsque
Basile se fut leve pour prier, aussitöt un demon entra tout ä coup dans io
riuiiume et, devant tous, le jeta ä terre. Une heure apres qu'il fut toinlu'-,
(Basile) s'approcha de lui, le signa, prit sa inain et le releva. Et le philo-
sophe ouvrit sa bouclic pour dire : « Je crois en ton Dieu et je t'-
remets mon äme; enseignc, baptise et possöde. » Et cet homme s'attacha a
lui depuis cette epoque. i.
Sa sollicilude pour les etrangers s'etendit jusqu'a ce point qu'il ne laissa
aucun etrangcr mendier dans sa ville; mais il pourvoyait a leur besoin ;
il manquait ä sa ville justement qu'on v trouvat quelqu'un qui dise :
[115] XV. - HISTOIRE DE SAINT MAR BASILE. 291
oüSw )oo» ^^^s .'«.Vi. ya^'ill po/? *j/ öia -w^fcs^J; ^ .-otKj-po
j^o^ Joi^jJ o;o/ Jou>S JJ; yaoISs^K-:» JJ/ •.aßj.jpa^ yofcsj/ v>.y>,.\^
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oifis^ju-o .\x>Uo joo« t-ia^ -oto;Jj s*> 'l+^k °l .f4^0? P0^»0 •W*r**-
Jooi JjJjkj .oooi ^-scl^ oiia^^o oiS. oiiofco )ooi Jjoi .(,J^*ji );oU ,_*>
.JV~«£; JVo-s'ji ,oj\ ^slajuio ^3 Jjä-.;
1. B ajoute qualre pages d'explications (pp. 316-320). — 2. w* B (p. 320). — 3. Low liSi ^w^v
|ls^-? b. - 4. In marg. »=■ — 5. \>oU*s B (p. 321). La suite differe. — 6. <° miok9 ^ol low l»-x
l£^» \,oil ^o ■Sil \-*f--- mC-V»- ^oo 1-*>U« B (p. 322).
« Aie pitie de moi. » II avait soin eacore ä ce qu'ils ne cessassent pas de
louer Dieu, en disant : « Bien que dans votre corps vous n'ayez pas la sante
pour donner l'aumöne, du moins dans votre esprit exempt de maladie rendez
gräces k Dieu. » Jusqu'aux voleurs, en eilet, la Convention existait entre eux
5 que, parmi les voyageurs sur lesquels ils tomberaieut, celui qui donnerait de
bouche un signe de reconnaissance au nom de Basile leur echapperait miseri-
cordieusement sans mal'. II y en eut encore parmi les parents des philosophes
trompeurs qui furent vaincus au point de dire : « Si le Christ qui est venu
dans le monde est vrai, c'est le resultat de l'enseignemeut de Basile. » II y
io a lieu d'admirer que, depuis que le nom du Christ a ete invoque sur lui, il ne
fut force par rien ä rire, ni il ne s'est rejoui pleinement. Toute la purete
etait ecrite sur son habillement meme ; sou vetement etait vil ou (consistait)
en un simple habit monacal (ßipöiov). Sa chaussure, c'etaient des souliers
ou des sandales. L'argent etait absent de chez lui et les objets en metal lui
15 lui (manquaient) ä l'exception d'une cuiller sans valeur. Voici sa table,
pour lui et pour ceux qui mangeaient avec lui : il y avait un vase en spathes
de palmier, auquel se joignaient des assiettes d'argile.
1. B(edjan) porte plus clairement : « Jusqu'aux voleurs, dans la solitude, avaient entre eux la
Convention que, parmi les voyageurs, quiconque donnerait de bouche, pour signe de reconnaissancr,
le nom de Basde, la crainte lomberait sur eux (et) il leur echapperait sans mal. o
10
292 BAKIJADBESABBA ARBA1A. — HISTOIBJE. [116]
fol.1i; ' L^Jl-S -.IoO« ^^all <5|-3l^ (3q.£ClSO^i ) As \ W > :>Ct,.3> ^,; «fcoo/ "^D
) nm\K.^o ool JK_^m1 y/o .yoy^c Jooi ■*.♦!•} on0»,!,-* Joch 'J^£oo oiloX J.^o^
v3lil^o öu\ c»fC> « '3; JL>.^a ..» nü°i)^Ji ^.ja.m.i.o ,JSc£oo ^.\..j..s Looi
«s/» ..oooi . » n . ..'» oiil/ ,—io chxd jjot ^_.i U-'il -Jk»*a..o.\ r-^K&li Jooi
t—*— <^ I'0-11 -o^ vj^5^! \^l v°°^ )°°* k— / l-»»Q-^-=> J-*«"1-^ y~*l JJ
. vo^ m -> i ; ooot ^.^iolKjio öi_^iO>o .loot öv-Ük-, / ot.Ix\ oiK^oo 'Jipo.io
^a\cu. ^D; Jlo-O^ ^s )K'n »m°>-.o .)jl3^»j yOOitciS^JS^o ^^i. yo^-ajo
K_Jj£^.»Jl .ot\ «^^sK.jlj jJ ,oiU|_3 jboi; .looi )t-«,v^ .oiK^aaui ^o ts^Ln... is
.'vauJot n\);ö ^soa^i /; ot-^-i^. "^^.ua^ .-JLiai.* JÜCioa^ jooi >3u>-flj t-^x
. JL^..., V °>o jy-i* -> yo^jt-jj JJj -Joot v^J yooi-a^wi.; JKm^o ^_io otjl/o
).i3\a»; oilSCS^ o&o looi öt».!^...,/ JiaaiS^o; oul^o ,-Sj .^\oi JjV^o/ wioo
1. lla^ao©^ B (p. 323). — 2. l=i wiS^a* ov^ low B. — 3. W, B. — 4. Om. B (p. 324). — 5. Ijf-»J
B. — 6. "»""'^ B. — 7. Om B (p. 321). B, qui ne mentionne qu'Arius, met la suite au singulier. —
8. Le ms. du British Museum add. 12 174 termine ici la vie de S. Basile, cf. B p. 324, note 2. Le ms.
de Berlin, Sachau 321. conlinue plus loin.
*fui. 133 Toutes les fois que * sa rcnommee arrivait aux oreilles des philosophes,
ils avaient subitement recours ä la fuite devant sa sagesse, et quiconque
lirait orgueil de sa science s'illusionnait lui-meme (s'il croyait) savoir quelque
eliose eu comparaison de lui. Si l'esprit se comportait mal dans ce qu'il
est malaise et dilTieüe d'expliquer, c'est par la force de son argumentation qu'il s
lamenait ä se soumettre ä la verite. Les Ariens etaient tenus loin de son pays,
au point qu'ils u'avaient meme pas une place pour y entrer en cachette
comme des espions. Gar sa parole etait un mur fortilie pour son troupeau,
qui s'appuyait sur eile pour eonfondre et mepriser le raisonnement des
blasphemateurs. En un mot, tonte erreur de toute doctrine etait en göneral 10
repöussee par sa sagesse, au point qu'elle ne trouvait plus de place dans
son pays. Gar il s'etait vigoureusement elcve, par sa parole laborieuse,
contrele parti ä.'Arius et de Mac6donius et il gardait son pays de l'infec-
tion de leur lait, pour qu'ils ue se repandissent pas chez les enl'ants et les
simples. is
Et pourquoi dire cela? Comme toute la cause de cette mauvaise doctrine
venait de l'empire lui-meme, (Basile), avec l'assurance (roippTicia) des martvrs,
[117] XV. — HISTOIRE DK SAINT MAR BASILE. 203
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m .Jim vi^ous vea^X^-jg^; on mvo .. >&.,_£oo ou^ot .ji.a.» «.^.xpVJlN, )">\vi
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:outi )Io3q r>oftp>JI »conocuo/ )x^a^>» oöi vm » rmio/ .)->/ V^ö/» J»oi Jk^N Mol.133
v.
1. a»-t; J^ H .»o B. — 2. **>&H b. —3. wo»oWo B. — 4. Ora. B.
mit de l'insistance ä ne pas tenir compte de l'empereur; mais il songea ä le
mepriser pour l'honneur de son Dieu; car il le dedaigna sans crainte, il ful
fort rempli d'etonnement ä son sujet et il meprisa beaucoup l'empereur.
Quant ä Aetius l'athee et ä Eunomins, par l'habilete de sa parole, il les regarda
s comme morts; Eudoxius lui-meme, leur maitre, il le nomma aussi mepri-
sable et abominable; et, bien que (celui-ci) se refugiät dans le pouvoir impe-
rial, Basile cependant ne dechut pas de sa verite et il reprouva la malice
de sa pensee; en effet, quoiqu' Eudoxius füt du parti de Valens, l'empereur
impie, tous deux cependant ßlerent une toile d'araignee et furent couverts du
10 travail de leurs mains (et) leurs travaux furent (des travaux) d'iniquiU et de
[raude', selon la parole du prophete.
Puisque, parle secoursde Dieu, nous en sommes arrives ici, montrons de
quelle maniere l'empereur Valens fut amene au christianisme, ce qui fait con-
naitre la constance de Basile dans la foi.Quoique celui-lä naquit d'abord dans
15 toute la simplicite et grandit dans la vraie foi et dans les commandements
de la religion, cependant, au temps de son regne, il devint partisan d'Arius
pour la cause que je vais dire. Eudoxius, * qui amena l'impie Eunomius ä *fol. 133
v.
1. Cf. Isafe, lix, 6.
10
294 BARHADBESABBA ARBAIA. — HIST01RE. [118]
OÖ| jjLSJ-^> (du )jO'^! ^.J ^^s^OjO .y^iCUJ v£OQ^_»\J^* y?y.& • . ) lo_(K.\^~10
. )K_oo-io.io>a^. oksi-oj? ot.m-K.3/ »m « rn'voJJo .J-i*-.,... JJ» ^.c*\ -.ov^ o.jlL*I./
►"«^x po/ .Jy V\\ otlci n ■■> t -% O O^VlN O&. \ÖOo JJL3J >..">»/; >m.» ms;o|
6|\t->; oi\ ^o';j jjoC^^ieo ■)-^Jt.>a.a K_/? vrn . roVoi ^J^^co» .jjL^iaS,
JK^oia^o ^ Vm» ^K.n oi.ii jloi v\ .6^» ^oolV^jo ^VjLrl Jl° -.»Q— Li Jl.Ot-.oij
■ jk-.;a^a^>o o&> ^Kj
-Voj/ oouo -.vooi^ oooi >.,■...../; ^-«^-»/ ^o ^o-.»'/ U-^V^0? V*^ j^sJi^
vit>r> i .»jö n\ ,—ioi/ oooi ^j^iboo p|\ >n n\ f ^s..jlo .>,m . rn*Mo/» jju^j v»n\
l'episcopat et ensuite le deposa, recut l'Eglise de Constantinople avec (ses)
grands biens et (sa) puissance, avant que Valens* ne regnäl2. Et parce qu'un
tyran s'eleva contre lui ä cette epoque et voulut partir eil guerre avec
l'empereur dont nous avons parle preeedemment, (celui-ci) songea d'abord
ä lui-meme, sous le rapuort de l'incertain, et demanda ä Eudoxius de •"■
l'amener au bapteme, alors qu'il ne pouvait pas (encore) se preoccuper de
l'exactitude de la foi3. Eudoxius, en eilet, pensa avoir trouve le inoment
propice pour mettre en oeuvre sa mechancete. Car il dit ä l'empereur qu'il
y avait de nombreuses heresies en Orient et qu'ä cause de cela il lui fallait
prendre tout le soin, sans defaillir ni manquer ä la foi dans laquelle il allait io
recevoir le don du bapteme. Valens accepta d'observer avec soin ce qu'il
lui dirait. Eudoxius ajouta en oulre qu'il confirmat cela par des serments
redoutables et qu'il lui donnerait ensuite le bapteme.
Apres qu'il eut ete baptise et qu'il eut vaincu ce tyran, (Valens) fit endurcr
de nombreux maux aux Eglises de 1 Orient. 11 enleva les maisons des saints a 15
ceux qui les tenaient et les donna aux parlisans d' Eudoxius, tandis qu'il livra
a des epreuves (xivSuvo;) diverses ceux qui avaient uuc opinion opposee, sans
;. I'.i'liins = Valenlos. En grec Bi>r-,:, B«Xev?o(. — 2. Eudoxius fut 6v6que d'Anlioche en ar.s e( de
Conslantiouple de 360* 369. Vülms r6gna de 366 i 37«. — '■<. Nolre auteur rallucbedunc le baptöme
<lo Valens ;i la rövolle de Procope (365) el non, co e Th6odoret, a la guerre conlre lea Gotha (367),
cf. Tlllemont, Hisloire <!<■* empereurs, Paris, 1720, t. V.
toi i w
[119] W. - H1ST0IRE DE SAINT MAR BASILE. 295
^o Jlxl~o^ voo^ v3/j .Joe* ^oU J^cUxos/ ^ JU/ ^ .)Ka*,..»v>
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i ^VaxasJ-si v,.\ ./ ^i> Joo» ^ .o& loot )^-/? ^*J 2!-Q^»/ ^°
Jl&s'jo f-ccoo;]/,'/ ^o. :)jl-V/j <ja^£B$ai ^^oo oöi Jjiioö :U^l <*^> Jj«
Jjlo (ä;o<ui ..K-A-./ ^01 JbS oiK^£oo» * o« <m.N »inS ^^ JW -.^^
:J-ia!ffl; JkJÜo^ JIJjj Jooi ^fto» p ^-» ^>^ Joi^ k.^.;; 001 )jo,ij Je*
15 JouSx K^-;; JL£-M/o It^JU^: -6i :\^>o^J>, J-V** ^j )ooi va-V*»
1. psVls^o Ms. — 2. M>^"i Ms.
meme epargner les eveques, au point de les chasser, eux aussi, loin deleurs
maisons et d'ea faire partir beaucoup dans les lieux du desert, pour y
habiter; il ordonna que les uns fussent relegues en Armenie et en Thrace et
les autres eu tgypte. Certains d'entre eux ne pureut pas y parvenir ä cause
■ de la maladie de leurs corps et e'est eu arrivant necessairemeut (<xväy>«]) au
terme de leur vie qu'ils parvinrent aux lieux qui leur avaieut ete designes
par les lettres de coudamnation (portees) contre eux; d'autres tcrminerent
leur vie dans ces lieux memes, parce qu'ils ne trouverent pas le temps de
revenir chez eux. Get (empereur) trouva ensuite le terme de l'audace qu il
io avait commise; il perit ensuite dans le feu avec beaucoup de ses compagnons
dans la guerre avec les Goths, au poiut qu'on ne retrouva pas la moindre
partie de son corps pour l'euterrer.
D'apres la ueoessite (xv*yjmi) qui le tenait, (Valens) avait onlonue que
ccux des uötres qui se trouvaient en etil et en fuite retourneraieut ä leurs
15 places; bien que cet empereur eüt cause une teile perdition aupres des ortho-
doxes et des Peres, ä cause de l'heresie des Ariens, cep'm lant il possedait une
indication que Basile, * pour qui j'ai amene ces paroles, etait le beraut de la + toi. Vit
religion. Une l'ois que (l'empereur) devait venir dans les localites de la Syne
et qu'il etait proche des bourgs de la Cappadoce, (piovince) qui avait ete
296 BARHÄDBESABBA 'ARBAIA. — HISTOIRR. [120]
"^-J^; y-.; >^^sio -.loot k^s^J./ j^önm°>/; jk.jLia*.tO\ »acta&wuattJa
1^1^ y-io o/i .uxi_^^£Q.^\ oi^> t >M wlil ^.io )^o .)-.•, m n\ J_£oo.j<
^s^io JLJLj oop ^0f~o U302L.J jKx*po ^-ioi o/ Jooi.ia^ chj^Jj ^on . ro->;o/;
,nnv>ü •.!»!/ oi^O; vs/ jj/ :;gAa )KjL.po* a\ ^.cho^i t-*--^. U-+^i lo» » ^ »
• .otKjL.^ ^o jt~^^ o n°>v>\ J vio ft^f n »:»3; »■a.m.J JJ; JL-^oo ^_io
yooi-^i'J^s oooi ^C^SlJ; ^^...JJo . • vO-^jl— K.J j^-o* j^coavi i -i; .<•><•> o> ■ . / jj'/
oj^ Joch oot-JL/; (Li^oaaia :^K/ )°^ °ö« J^V-^ooj^ ^-.; ^.*.\oi ,j .vo^sqüj
oi. m i ^ ^^> oCb> t^ojl/ ^o»-o; ^>-^-ioo Joe* ^.i> J*.» m n\ ■ J»\nA ^o
jlo°ni •> Joch ^ot-.j-o Joch mj(oo juibo ^io» :cnl.oiK_*.:>o Io^^cl^o otN^ioo
Lo^..ja.A.\o ,>m . m^oj; J-^-sL ^° joonj y-«/ Joch J^'^'^ oito_m.a.io\.o . Loip
, i\v>\ o£>> y«. n°t; Jo_-Jio Jbs_o_.fcO>s jla.vu.j *ch.^o +3 Joch jcu^io Oll »\>
ch.\ _al~ ,>^-2l1o flXv» ^_ioi och vfn . m^ioj; jL»_J\o -.oi\ V^ö/; « vN .. /
1. Ce mot est coupe en drux : »a«»Sj sur une ligne et k»l a la ligne suivante.
confiee pour l'office de l'episcopat au heros et ä l'athlete de la religion, Basile,
parce qu'il avait encore conserve sa reputation sur lui, il commanda ä son
prefet (üwxp^o?), nomine Modestus', d'aller ä Cesaree et de faire ä Basile l'une
de ces deux choses : ou de le contraindre ä etre du parti iVEudoxius, ou
(de le decider) ä sortir de la ville avant sa venue. En efi'et, parce que non s
seulement la ville, mais encore tout le pays, etait auime de sentiments bien-
veillants ä l'egard de (Basile), (le prefet) apprit de beaucoup ä ne pas croire
qu'il pourrait facilement faire sortir (cet) homme de sa ville, ä moins d'or-
donner (ä ses gens) d'appliquer la loi de la guerre et de faire pcrir ceux
qui tomberaient dans leurs mains. Apres que cela eut ete dit d'avance au lo
prefet, il etait entrc ä Cesaree sur l'ordre qui lui (en) avait öte donne par
l'empereur; et, comme on lui avait parle d'avance de la famille, de la parole
et de la perfection achevee de (Basile) qui etait vante par tous, il l'avait
convoque avec la modestie convenable; il s'attendait ä le persuader d'etre du
parti d'Eudoxius et lui montrait sa bienveillance en rappelant une amitie is
ancienne; e]t, pour montrer qu'il lui etait avantageux de faire les eboses qu'il
lui disait, il lui montra aussi la puissance qu'Eudoxius avait recue de l'em-
1. Thöodoret, Hist. eccl., IV, 19, ne donne [ms re mim. S. (irrgoire <lc Nvsse le donne.
10
fol. 134
v°.
[121] XV. ■— I1IST01RE DE SAINT MAR BAS1LE. 297
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|— jl'^=> jy>mv> yoj/ N^lj .pö/ ^ ,»,..,» JL\ JljL^^j» 3^jdoiv3ls -JoUoo
1. o?^ Ms. — 2. H supra lineam et in margine. — 3. In marg. w.
pereur, (disant) : « II est le chef des epreuves (xivSuvo;) pour les eveques qui
ne l'ont pas approuve et il a arrache ä ses maux ceux aussi qui ont ete de
son parti. » Basile lui dit : « II ne m'appartient pas apres si longtemps de
me livrer aux mauvaises actions (en m'abstenant) des parfaites. » (Ajoutons)
5 encore que ce prefet usa envers lui de longs discours, en lui montrant non
pas que les afllictions qui (adviendraient) pour sa desobeissance seraient
grandes, mais que la gloire aussi est donnee par les hommes ä ceux qui lui
ont obei et qu'ils ont merite de recevoir de l'honneur: « L'empereur entrera
ä l'eglise, si tu es partisan d'Eudoxius; » et il dit qu'il accompagnerait
lo aussi l'empereur. Basile, qui se moquait de* ces (paroles), (disant) que, lui *fol. 134
aussi, aurait beaucoup fait pour que sa propre entree (ä l'eglise) et celle de
l'empereur passent pour etre grandes, si ces deux ämes vivaient et s'ajou-
taient au peuple de Dieu, (et) qui montrait par lä qu'il n'y a rien qui soit
plus estime aupres d'un empereur et d'un prefet pieux, n'obeissait pas en
15 etant partisan d'Eudoxius, parce que aucun avantage pour lui ne resulterait
de leur entree ä l'eglise. Apres que le prefet eut commence ä user de
paroles severes et dit : « Si tu n'obeis pas, Basile, tu t'en repentiras »,
(celui-ci) usa d'une grande liberte, en disant : « II y a trois grandes punitions
que vous avez contre les delinquants : la mort, l'exil et la spoliation. Si tu
v°.
298 BARHADBESABBA ARBAIA. — HIST01RE. [122]
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10
]5
me depouilles, tu ne prendras que des livres1; si encore tu me mets ä
mort, lu me feras partir pour une vie meilleure que celle-ci; et si tu me
condamnes ä l'exil, je serai delivre des miseres et tu me feras vivre agrea-
blenieut. » Alors, le prefet lui dit : « Tu deraisonnes, mais tu recon-
naitras ä la fin ton manque de bou sens. » Comme il l'avait menace qu'il De
resterait pas longtemps sans recevoir une punition pour sa desobeissance,
une forte lievre lui arriva ce jour meine; et, comme la maladie s'aggra-
vait de jour eo jour et faisait des progres en mal, quand il Cut parvenu au
troisieme jour, Tun de ceux qui etaient dans sa maison (et) qni avait pouvoir
de pirler devant lui se leva et lui conseilla d'euvoyer vers Basilc pour qu'il
le delivrät de la maladie. II lui apprit une preuve de cela d'apres ce qui
s'etait passe pour sa lille. Coinme le prefet se taisait ä ce sujet et. que la
maladie avait amene une mauvaise issue, il fut conlraint d'appeler Basilc
et de le prier de l'amener au don du bapteme. Et (Basile) lui demanda
d'abord pour quelle cause il ctait venu a demander et a sulliciter le bap-
Icme. Lorsque lc prefet eut repondu que c'etait a cause de la maladie oü il
se trouvait et parce qu'il atteudait maintcnant la fin de sa vie, alors (Basile)
I. Cf. Sozomöne, lliai. eccl., VI, k..
in
10
'fol. L35
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[123] XV: — HISTOIRE DE SAINT MAR BASILE. 299
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1. In marsr. »^-
le reconforta et lui dit : « Tu vas to lever et reprendre ton ancienne maniere
de vivre »; et il avait fait partir la maladie par sa priere seulement et avait
gueri le prelet contre toute atteiite humaine.
Lorsque Valens vint pour entrer ä Cesaree et qu'il eut interroge le prefet
:> sur ce qui s'etait passe, .(celui-ci) lui dit : * « Je suis pret ä obeir en tout ce que * fol. 13s
Votre Majeste imperiale nie commande; quant ä Basile, j'avoue que je ne
puis rien lui faire. » L'empereur n'ajouta pas grande foi ä cela, niais se
tut'. Lorsqu'il voulufc, lui aussi, eprouver (cet) horame, il arriva qu'il eutra ä
l'eglise le dimanche2 et, quand il appela Basile, celui-ci ne voulut pas sortir
|n avaut d'avoir termine tout Tollioe ecclesiastique. Comme il avait tarde,
l'empereur lui Qt d'abord ce reproche de n'etre pas sorti aussjtöt, lorsqu'il
avait ete appele. (Basile) lui dit : « Aiusi que j'ai appris ä houorer et ä
respecter l'empereur, je n'esümerai pas qu'il e^t plus graud que le veritable
Roi. » II est dilfioile de rapporter maintenaut tout ce que l'empereur lui dit
15 et. (tout) ce qu il dit ä l'empereur; je ne citerai qu'un seul (fait), qui fera con-
naitre le frauc-parler de Basile.
Un homme nomme Demosthbne3 — c'etait un Arien — qui etait prepose
1. Gf. Theocloret, Hist. eccl., IV, 19, m^m ö ßainXsu;. — 2. Fete de la Theophanie, Sozomene,
loe. eil. — 3. Gf. S. Gregoire de Nysse
v«
300 BARHADBESABBA ARBAIA. -- HISTOIRE. [124]
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10
ä la table de l'empereur et ä la preparation des mets, fit ä Basile lui-möme le
reproche : « Ce n'est pas comme il convient que tu parles ä l'empereur. » Basile
lui repondit sur ce point : « Mais il t'appartient d'examiner les sauces ' ; c'est ä
moi de savoir comment il convient que les eveques repondent ä l'empereur au
sujet de la religion. » Apres que Demosthene eut voulu lui parier avec arro- 5
gance, il fit une faute de langage et Basile dit : « Voilä que nous avons vu
encore que Demosthene est Ignorant2. » Cela se rapportait alors par tout le pays
des Romains.
Bien que Valens ne changeät pas d'opinion, cependant il admira beaueoup
Basile pour sa perfection; et non seulement il ne le chassa pas de son Eglise, w
mais il lui donna tous les honneurs düs aux evßques et s'associa aussi ä
sa priere, ä l'exception de son opinion seulement; meme il lui fit encore
une grande ofl'rande (äva6r,(xa) d'argent et d'or. En temoignage de cela, il
sufiira d'un (fait); il lui donna un village, qui rapportait de nombreux revenus
ä l'empire, et Basile le donna a ceux qui etaient atteints de la maladie de la 1 .
lepre, et il y faisait tout pour la guerison et la joie des pauvres. Quand ceux
qui habitaient dans ce pays virent le soin (ju'il donnait ä l'entrctien des pau-
r„i. las vres, c'est d'apres son nom que, dans leur admiralion, ils appelörent * cet
endroit Basilidia; ei encore jusqu'ä maintenant il est ainsi appele.
1. Thoodorel, xüv ).w|j.(üv, loc. eil. — -J. Theodorot, £6ap6ipor£v... 4fpJ(i[i«Tov, loc. eil.
[125] XV. —HISTOIRE DE SAINT MAR BASILE. 301
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■ JlcOo JIcLcd/ -.ota^-i-. yO nm°>J; j-LSu/ . >m . (/^^N, Joch ooojm .-Jj^boj
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"^^io •.v^cxoJ^./ ^)» »■> ^»j l--^^ -Ji^—j J-Jöf^ . v» cn^uo ts^_a..£o
-"f> -S - ca ^S ^.N^,/ i^JL-.^^oi otjoot.^5 J-aSio >\aji ^oo .J^onm°>JJ Joon Jv.V,
,^L3 icocu JJ; JJ, • .^lo I Vi .oto ^fcOi^ J ",-•»■* vj odo^ *p?/ .°*^ ) m '^ f30
l. In marg. k»&£X^
Au bout de quelque temps, comme Valens avait entendu parier de la cons-
tance de Basile et de ce qu'il convertissait beaucoup d'Ariens ä la foi\ il
commanda de l'amener de Cesaree & Antioehe; et, lorsqu'il fut venu sur l'ordre
de l'empereur, il etait entre au tribunal du prefet. Le prefet lui demanda :
« Pourquoi n'approuves-tu pas la religion de l'empereur? » Basile, avec
grande franchise, blämait la religion de l'empereur et soutenait la foi de
l'Homoousion. Le prefet le menaca de mort. Basile dit : « Plüt ä Dieu qu'il
m'arrivät d'etre libere des liens du corps ä cause de la verite! » Le prefet
lui dit encore : « Reflechis ä ce sujet. » Basile dit : « Pour moi, je suis encore
demain comme aujourd'hui2. » En ce jour-lä donc, Basile etait garde en
prison; et il arriva que le fils de l'empereur, nomine Galates3, tomba gra-
vement malade, au point que les medecins decretaient la mort pour lui.
Dominica, la mere de l'empereur, adressa la parole ä l'empereur et dit qu'elle
avait endure bien des maux en songe, ä la suite de visions redoutables, et que
l'enfant se trouvait mal ä cause de l'affront fait ä l'eveque. Lorsque l'empereur
eut mis cela dans son esprit, il envoya et fit venir Basile et il lui dit, en
1. La suite figure dans Socrate, Bist, ecii., IX, 26, d'apres Rufln, llisl. eccl., II. — 2. Socrate, iyia
•/.ai <jr,nepov xai oupiov 6 a-JTÖ? eljii. — 3. Syi'ia<[ue : Gelitis, en marge : Gelavätus; Socrate, TaXaTT];.
fol. 136
lo
302 BARHADBESABBA ARBAIA. — H1ST01RE. [126]
y y
OU-r^t J-«^^ ^^»£^0 ^.,-iO .vra.^» . m ■> "p?/ .^°^* i' )JL^OO »JO .)-^\,^ J-J-.
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looi Jäo/ va.^; ^^ioo .^.-m°< )°t— / ^DQ-^JQ^; jloJJi» J;ot >^^. -Joo«
^.oioJ^>/o :)la.a...', n •> o»S. ^o';j; ^^»/ ^o ,— «juJJ -.o^cbocL^ JjoC^. oCS.
)*" ^ ,-*> .-JJ^,k& J,.~ )K.*->^ Jjü.=> oC^ ^Kj; * J-a.j -.UaÄioo Jiu.ij
.vtn »\ »ffl.so .K^oij [.w.3^^0 la^. -.oüS. Jooi y.VSJj j-»i^°/ x~° ^*! J?®1 •ii^,♦-,
:)K.ü,« i->; odasla*. ^>^io yo-»t-° ^° ^Z? ***a ^-.j vm » s roo/ .6t\..T>'r>
Ol.,-« ■> m i; ja-Xü öS, .^iu^I/ ]U^a> J»i'a^s -.o£s jooi JLlIoö -s^°
l'eprouvant' : « Si ta religion et ta foi sont veritables, prie pour que raon
fils ne meure pas. » (Basile) dit : « Si tu crois, 6 empereur, comme je crois
moi-meme et si l'Eglise est unie, l'enfant vivra. » Comme l'empereur
n'approuvait pas, Basile dit : « Au sujet de l'enfant, que la volonte de Dieu
s'accomplisse donc! » Quand Basile eut dit cela, l'empereur comrnanda de :.
le relächer; et l'enfant mourut ensuite.
J'ai un exemple de la fermete d'esprit de Basile. 11 y avait un homme
impie nomme Euscbe, qui faisait facilement tout ä cause de (ses) biens et
(etait) l'oncle paternel de liinperatrice que Valens avait prise apres cela;
parce qu'il etait de la l'amille (de l'imperatrice), pour cette raison il avait W
alors le gouvernement du Pont. Et, comme eile l'incitait beaucoup ä mal
'oi. isß fairei [\ voulut * donner pour femme ä Tun de ses tout proches parents, qui
etait indigent et pauvre, une jeune fille riclie de famille illustre. Celle-ci, dans
1'allliction qui Tenvironnait, courutä l'autel et Basile la recut. Parce que, meme
auparavant, Eusebe le hai'ssait beaucoup pour la part qu'il avait eue ä (ses) i .
maux, il s'appliqua avec grands apprets nou seulement k prendre la jeune fille,
mais aussi ä saisir Basile. Tandis qu'il le nienacait dcvant beaucoup, il dit
aussi ceci : « Je t'arracherai meme le foie. » Basile, ayant bien ri a cause de
I. BocralC, xai inomtpttv noioijitevo;.
[1271 W. ■— H1ST0IRE DE SAINT MAU BASILE. ä03
^i. MD «\ » m *> ^—t^ ^-? Wk-<^Ä +* -kl **&■'■*> .>^ y>**& *s/? •»-*?/
Jjotioajs .^-«^oi '^--s « v> ^»J >m» itoo/ .^.,_ai> v^ )>«•>; >t-^o/ ,ot*a—oi\
.^)jt otlo—i^o «.1^/ ^s_i> Jin -»qa ool -xci^.. m ^ ^jsoo .^äj L»jlo
JIqJ^; otlojJ^w*-, ^.io )K.JS^O^ -.~>-J./ ]~s» "^ -J^/ ^ t-3 sCti^wcm.z>o
5 ^^Oi ,_» yJL^O; O^ ,.30 .Ö|>,Jl JIq^wwJjI öCisü pot>.,i.; 0|k**-3^0 .»V».
Ü3LJ0 Jk~^»al y»\l jJj ..^OQ-^-.ÄJ_=) JoOt J.LO JlVk-O>0
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vfioa_.^_.f- .^-»>Ajo •.^cooV-^3 «-** «^»»A J-s/ Jju.,»a^. ^-»* o£^ oooi
^£DO->V^-*V-^° ■■«** -^ - ^ -; cila*aii. Jooi *~a.^ ^o'^so .Laooj» jsinimä|
• ■«% -\ .«A ^.cxo^Jjov— J J-skj^s; ^co.*\o )Lx.^ ^-.j ,J> ,oik^io> Jlrn°i\v>
is ot,-/ K^o.;» Lio^o .oi,-./ ^Jbo JLjlo ^a_i ^jlsj KM -.JJUVJI ^«^* JJ? "^^
sa menace, dit : « G'est mon foie qui me fait souffrir. » Eusebe, apres cela,
tomba dans une maladie grave et ensuite demanJa ä Basile pardou pour son
arrogance. Et Basile, qui parut grand aux yeux de tous, delivra la jeune fille de
la puissance du mechant et la renvoya dans sa maison pour (y) demeurer en
s toute sürete. Bien que Basile possedat des actions parfaites bieu plus nom-
breuses que celles-lä, elles sufTisent pour ne pas allonger l'histoire.
Qu'est-ce donc qui nous donnera ua tel pere en ce temps? Et qu'est-ce qui
nous retiendra un tel chefPIl se retranchait dans la misericorde et la grande
preoccupation (de rendre) des bienfaits pour augmenter les enfants de sa
w ville et il regardait Dieu dans tous ses actes pour qu'il n'y eüt pas de tache
en'eux. Les sommations et les menaces d'un empereur egare furent, pour sa
fermete, comme des etincelles de feu qui s'evanouissent surtout en se reposant
sur des lieux humides.
Le saint eut deux freres, le premier Pierre et le second Gregoire, l'eveque
15 de Nysse : Pierre avait embrasse l'ascetisme de Basile et Gregoire l'enseigne-
ment de sa parole. Quand Valens voulut condamner Basile* par un ecrit, parce
qu'il n'approuvait pas les Ariens, trois fois le roseau tomba de sa main et il
n'abandonna pas son acte temeraire, jusqu'ä ce que sa main eüt tremble; et
1. Cf. Th^odorel, loc. cit.
lol
V
304 BARHADBESABBA ARBAIA. — HISTOIRE. [128]
. rr, .X . nr. ^ ^_», oO( .j.JL^^o\ Oliio/o JLsfco\ Oj,fl 1 «O .OtloJ^Q^v ^O Jl3 )J
Ot»S s-ÖOI . * ,. ^Vl JK.JL3J ^-.oCboX. >»— 7° '.OI^J Ö|fcOÜL3 ^-.oCXiX. jooi
K-Jjü/ V-» ^ °^ •IU-%flO J-^*>> .vOOi.*.Li^ ^wäl ^3 ^OloJjuS JjL33| -O-LbOl
öfio^ ^-.» J^_).jlä.id .^daX^. oooi ^'^v-^ K-Jld'jj JJ / -.^.oto^o- oooi > .i'i ■>
*foifl36 ,- *» -', £» OJ..3 J.13ÖIO .OOOI . ^°>^.^Q Ot\ yOOiAÄJ J»S» | v-2l~-.» •.OlkjL.po
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il laissa Tecrit et exalta le saint. De meme que durant sa vie Basile avait rcjoui
sa ville, de meme par sa mort il laplongea tout entiere dans la tristesse: il en
fit gemir tous ses quartiers et ilremplit d'affliction toutes les ämes qui avaient
senti ce qu'il etait. G'est ainsi qu'on le pleura, tandis que les yeux versaient
de nombreuses larmes; en elFet, on ne le pleurait pas d'une maniere humaine, 5
raais on etait afllige ä son egard de la maniere convenable et en general
L36 dans toute sa ville * on lui repandait son Arne en grande foule; on lui etait
tellement attachc qu'il demeura en repos trois jours, saus qu'on l'enterrät; car
on disait : « Que du moins la vue de son cadavre nous console de sa vie! »
Car, ä cause de la foule nombreuse, le danger aupres de son cadavre en arriva 10
au point que trois hommes möme moururent en ces jours-lä. En effet, on
ne le laissait pas enterrcr, jusqu'ä ce que les membres du elerge" eussent
trompe le peuple par un artifice. Durant la nuit, quand il reposait ä l'eglise,
ils fabriquerent avce du bois une forme qui lui ressemblait et (la) mirent ä sa
place ei ils direut au peuple : « Voici, il repose en son licu; » et ils deroberent 18
son cadavre et (le) sortirent de la ville. Quand ils annoncerent aux oreilles du
peuple qu'il etait sorti de la ville, alors le peuple sorlit en loul(> et Le bienheu-
reux fut ä grand'peine enterre" en ce jour avec les hymnes et avec les psaumes
de Dien qui etaient recites sur lui. 11 ine laut dire sur ce saint la parole
[129] XVI. — HISTOIRE DE FLAVIEN. 305
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yxlLcX,\ £A<^\-=> .•JloiJ^iöj ^».3.1.; ^rC^./? \s>\ j-nJ^JLS v3/ iX— .; Jich ^.io
de Notre-Seigneur' : Fo/-/ ta'en (eu), serviteur bon et fidele, tu etais prepose ä
peu de clwses, je t'etablirai sur beaucoup, entre dans la joie de ton Seigneur.
XVI. — Histoire sur Flavien et ses actiöns, sur le mode de sa doctrine et
sur la guerre qui eut lieu contre lui de la part de Valens, l'empereur impie.
5 Bien que nous ne puissions pas, en eflet, dire telles qu'elles sont les belies
actions de saint Flavien, l'cveque d.'Antioche2, et saperfection de choix, d'abord,
ä cause de notre faiblesse, en second lieu, ä cause de sa grandeur et, en
troisieme lieu, parce que nous n'avons meme pas trouve en un recueil l'histoire
de sa conduite et de ses belies actions3, cependant, pleins de confiance dans
10 les priores des (hommes) vaillants, nous essaierons de(les)montrer brievement.
Bien que (cet homme) illustre, en effet, füt ne de parents connus, cepen-
dant, des sa jeunesse, il foula aux pieds le monde entier et ses voluptös et se
choisit la privation du mariage ; et il faisait des actions bien reglees et il
meditait jour et nuit dans la Loi du Seigneur* dans sa ville d'Antioche. G'est
15 pourquoi, par son intermediaire, il se constitua aussi dans cette ville une
1. Matth., xxv, 21. — 2. De 381 ä 404. — 3. Les rares et courts fragments qui nous restent de
Flavien ont 6te röunis par F. Gavallera, dans S. Eusta.lhii, episcopi Antiocheni, in Lazarum, Mariam
et Martham homilia christologica, Paris, 1905, pages 101 ä 110. L'homölie d'Eustathe renferme des
interpolations qui peuvent la faire croire apocryphe. — 4. Ps. i, 2.
PATR. OB. — T. XXIII. — F. 2. 20
I'ol. 13
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10
306 BARHADBESABBA 'ARBAIA. - HISTOIRE. [130]
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. .J^a-.a>Voto j.äu^, ^ja_oa^; oikäsoi ^^O* )i2äm\*3 »s/; J.*../ J;oi Uf^'l
1. Les letlres ^ au bas de la page marquent la Hu du qualorzieme cahior. Au bas de la page
suivante, les letlres ov* indiquent le cpmmenceraent du quirizieme cahier. — 2. In marg. >"■• —
3. Ui-*<£>3 Ms.
grande reunion de ceux qui avaient souci de la perfeetion. II ne s'eloignait pas
de l'eglise, mais il etait assidu ä la priere et ä la demande, aupres de Dieu et
des hommes.
Apres cpie les Ariens eurent exile le bienheureux Eustathe et f'ait Melece
' foi. 137 eveque ä sa place' , * Flavien adherait au parti d' Eustathe, alors qu'il etait pretre, 5
et se conduisait selon toute la perfeetion datis une eglise avec le bienheureux
üiodore; du soir jusqu'au matin, ils s'adonnaient ä la priere, a l'office et aux
psaumes de l'Esprit et, par lä, ils portaient tout le nionde a l'admiration.
Comme, ence temps-läj'enseignement des Ariens se faisait originairement en
secret (et que) ceux qui avaient recu d'Arius la semence impie s'etaient fait peu 10
apres de Leontius" im eveque arien, ä quoi pensa donc le bienheureux Flavien,
pour repousser completeineiit l'iinpudence de Leontius et de ses partisans?
Bien qu'il füt jeune sous le rapport des ans, il conserva cette eglise exempte
de corruptioa. Par son intelligence il etait tel qu'il tut nomine sage par beau-
coup. Pourquoi dire ceci, alors que meme des philosoplies, ä cause de ses 15
reponses aux paiens et aux heretiques, voulurent le placer au-dessus d'eux
1. Eustathe a <;te c.xilö en 329, et les Ariens l'ont remplace par plusleurs aireques successifs. En
35t, apres la muri d'l'.nslallic el la di'-position du dernier eveque arien, les Ariens et les Eustathjens
äemblalenl d'aecord pounnommer 6 Antioche Meiere, l'6veque de Sebaste. Un mois plus tard, les
Aliens faisalent exiler Mölece ■< Melitei i le remplagalent par Euzolus. — 2. (Testen 347 que les
Ariens (lrenl nommer l'eunuque Leontius.
[131] XVI. — UISTOIRE DE FLAV1EN. 307
oCSo t-*-^ )?°« .otk^OOi jLk^.^ kjQt*JQ Vi . ffl I voo£bo ^.ao ""^.i^; a_s ,
J_3> JjlS^OÖ ^-S/; y-l •.).« «'* oo jaänm^/ AsJL^s Joch Li_o jJ^^t J.^cooi',.3
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Ni-o.^ «» joou ,y '» ^UiotC^ f_3u^ p; ^-/ -J't-^? jlcocuJS^. ,JjL~09 CHI «,/s»o
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.vJif-^ ^oöi j--ia..ca:>jj JjuY/* yooilat »a ^o odo.^C^_oo )och <-;K*/ ^.i ,j>
tous ä cause de la puissance de sa parole? II possedait, en elfet, une teile
sürete de science parmi les eveques et les pretres qu'on ne se tromperait
pas en le nommant meme im grand docteur. Avec cela, Dieu lui donna, en
rapport avec sa science et sa volonte spirituelle, la sante du corps, de
5 sorte qu'apres avoir depasse quatre-vingts ans, il etait plus sain qu'un jeune
homme, tout en usant ni de vin, ni de viande, ni de mets delicats, ni encore
de belles ablutions comme les autres, ni encore de vetements de lin ou de soie,
bien qu'il füt ne dans la splendeur et dans une grande opulence ; et, ce qui est
plus grand que tout, c'est que, tandis qu'il menait une vie austere, cependant
10 il etait tellement pacifique, misericordieux, doux, indulgent et affectueux,
qu'il faisait l'admiration de tous ceux qui le connaissaient; personne, en effet,
ne peut montrer comment a ete sa perfection. C'est ainsi qu'on rapporte
ä son sujet qu'il ne descendit pas au combat et dans l'arene de la dispute
et n'(en) remonta pas sans la couronne de la victoire. En effet, pour ces deux
15 heresies des Ariens et des Messaliens, ces deux saints, Flavien et Diodore,
devasterent leurs tresors et ils furent reduits ä rien.
Au temps oü Melece avait etü jete en exil par la mechancete des Ariens',
1. Sur Melece, cf. Theodorel, Hist. eccl., II, 31. La vie de Melece est resumöe dans le synaxaire
•arabe jacobite, P. 0., t. XI, p 832-4. Nous avons traduit desrecits attribues ä Melece et conserves en
syriaque, dans R.O.C., t. XV {1910), p. 192-ü.
308 BARHADBESABBA 'ARBAIA. — HISTOIRE [132]
♦fol.137 itsiKi iv£oo;ogaÄ; * jla^pa-3; y^\ ..)^a.-.^j)J J-ooicj/ ^io jooi jl/j
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"^fc^Lo JjuV/ ^-ioj )t-=Kv •' {^»»aD V-=> «^ 1°°^? -« Ijo-Jüb ^o t-3^? Joot
1. Lire >flo&A.NaaX 2. |j^<&a^ Ms. Lire |uNn*^. — 3. Pour ow "» **lo. — 'i. Lire ><*>ai^aS.
_ 5. U^&3 Ms. Lire U^aS _ 6. U^.a\a^ Ms. Lire Ui>aaV — 7. Lire u«>ai^a9. _ g_ Ir^&a Ms.
Lire U^aS.
il lui arriva ainsi d'etre venu d'exil ä Antioche, pour rectifier la foi par le
Toi. 137 moyen * d'un concile ; et, en sus de la rectitication de la foi, il iit aussitöt
Paulin* eveque d'Antioche; car il trouva qu'il pouvait garder la foi sans
malice. Ceux qui tenaient pour Melece n'accepterent pas son choix et, ä
cause de cela, il y eut une grande discorde dans la ville; certains approu- 5
verent les Ariens, d'autres Paulin et d'autres tinrent pour Milhce. Lorsque
Melece revint d'exil et trouva reunis ä part ceux qui l'approuvaient,
il se mit ä leur tete et il les dirigeait; et Paulin dirigeait l'une des öglises
ä l'interieur de la ville. Quand Melece fut jete en exil au temps de Julien,
Paulin n'y fut pas jete ä cause de sa puretö" et de son graud äge. Quand 10
Melece revint pour la troisieme fois, aux jours de Gratien, et vint ii
Antioche et qu'il atteignit Paulin qui etait vieux, aussitöt ceux qui aupara-
vant approuvaient Melece voulurent que Melece siegeät avec Paulin. Mais Paulin
disait : « C'est contraire ä la regle que j'aie avec moi sur le siege (d'An-
tioche) un hominc qui a recu des Ariens l'ordination'. » Et, en suite de cela, l*
1. A cause de la simililude des noms, le manuscrlt porto Flavien au lleu de Paulin. d'est un
lapsns, puisqu'il est öcrit plus loin qu'on ;\ interdit a six prötres, <li)ni Flavien, de sc latsser nommer
§veque. D'ailleurs, l'aulin a ete ordonne par Lucifer de Gagliari et non par Melece, Theodoret, flist.
,,,/.. III, 5; Bocrate, ffist. eccl., III, 6. — 2. Aia tt]v {mepSiXXouoav toü avSpo; £0).ä[3e!av, dll Bocrale,
llisi. eccl., IV, 2; mais ceci a lieu sous Valens et non sous Julien. — 3. Socrate, Bist, eccl., \', ö-
10
'l'ül. 138
r.
[133] XVI. — IlISTOIRli DE FLAV1EN. 309
^_^oo .v£oa^C^^.^o otO; )1'^ > y. Jt-^-^o j-io3. ^ot..».^ j;oi ^oo ,)t . v> »er>
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JJ/ .jooi J-ioooo jJ oot -.)v-.'t-i Li— ai ^.io ooot > ^^oot^oo jl^:n. v/o .yOj/
jjUAaeo )-caa^oo J_»V-*o • .yoou^.^* J^lcL*. voot^ jcot ,-aJs* Ur~l J^ä.a_flQ.9jl
yJi^jK^o K^)Laau^> .vJ-V* t-3 Jk»*jtp vr*? )k»ß?J .yoouuv— ! !S. jooi o'^lnv
1. Ca mot esl coupä en deux : i^oSU sur une ligne et UoSo ä Ia ligne suivanle. — 2. li^.^.3» Ms.
le peuple le pressa pour que Melece siegeät dans l'une des eglises ' . G'est pour-
quoi, lorsqu' une grande discorde s'etait agitee par la suite, le peuple s'accorda
sur une Convention de ce genre : on avait reuni les noms de ceux qui songeaient
ä l'episcopat — et il y en avait six avec Flavien — et on en avait exige les
s serments qu'aucun d'eux n'arriverait ä l'episcopat, mais que, si Tun de
ceux qui etaient eveques mourait avant l'autre, le survivant demeurerait et
tiendrait le siege de celui qui serait mort le premier-. Apres cela, le peuple
etait desormais d'accord.
Voici quelle etait la conduite de Flavien dans l'episcopat : il rendait ä tous
io les eveques qui venaient chez lui le meme honneur, au point de leur remet-
tre tout ce qui etait necessaire pour le Service de l'Eglise. II ne cherchait ä
attirer aucune affaire chez lui ; mais il envoyait aussi les eveques du pays aupres
de ceux qui devaient eux-memes resoudre leur (differend); et, s'il arrivait
que (ceux-ci) s'ecartassent de l'examen veritable, lui, il ne s'en ecartait pas ;
15 mais il leur associait d'autres eveques * et il donnait ä leur differend une * fol. 138
Solution reguliere et pacilique. II conservait comme il convenait les aumönes
1. « Dans une eglise en dehors de la ville », Ibid. — 2. Cf. Socrate, Ibid.
r°
1»
310 BAKHADBESABBA ARBAIA. — H1STOIRE. [134]
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1. \c^ul Ms. _ 2 (i^-a^a^i. Ms.
ecclesiastiques qui ötaient certaines (dans leur objet) et les distribuait selon
la regle aux indigents. II ne laissait dans sa ville aucun homme s'elever au-
dessus de son camarade; il regardait comme des meurtriers ceux qui etaient
prets ä accuser les autres. En efTct, parce qu'il etait pacißque, miscricor-
dieux et doux, il ne presumait pas de faire quelque chose en dehors des lois &
ecclesiastiques, parce qu'il estimait qu'il serait bien honteux d'enfreindre et
d'abroger les lois qui, des le eommencement, ont ete portees dans l'Eglise
de Dieu.
Quant ä l'espece d'oppression qu'il a enduree de la part de l'empereur
Valens et de la part des Ariens, ses partisans, la parole de Jacob ä Laban nous 10
est utile pour une comparaison exacte, lorsqu'il a dit ' : Voici3, la chaleur m'a
tlrrore pendant le jour et le froidpendant la nuit; le sommeil s'est iloigne de nies
yeux; « moi, je gardais (le troupeau) que tu reclamais de nies mains, » d i t— il ä
Notre-Seigneur. L'impie (Valens) vecut donc longtemps k Antioche e1 il donna
une grandc Iiberte non sculeincnt aux pai'ens et aux höretiques, mais aussi 16
aux Juifs; il ne gue-rroyait que contre les orthodoxes, au point qu'il les chassa
meme en dehors de la ville. Et, comme pendant longtemps il pressa Flaricn et
Diodore d'approuver son erreur, ils lui repondaient : « Nous n'avons pas besoin
Gen., xxxi, 40. — 2. Litt. : « j'elais ».
[135] XVI. — HIST01RE DE FLAVIEN. 311
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^.soio .oooi ^.-u^^io vooi_^ioHa Jl^-äo^ )IoJ.a^iö J iN Y>; JioKs la^o^
de te faire une reponse ä cette parole, parce qu'il y a Üieu, que nous servons,
qui nous sauvera de tes niains, ö empereur; sache, ö empereur, que nous
n'approuvons pas ton erreur. » Tandis que le navire de l'Eglise etait
ballotte dans ces flots de la mer, les sages pilotes ne permirent pas que
5 le pied de sa pensee füt mouille dans la mer de Satan; niais tous etaient
reunis enseinble en dehors de la ville, comme le groupe des Apötres, et
tout ce qu'ils avaient etait en cominun; et la nourriture et l'allegresse
remplissaient leurs coeurs. C'est pourquoi encore Valens voulut disperser
leur assemblee. Cos saints (Flavien et Diodore) tenaient lieu d'un mur
io puissant pour les troupeaux de l'Eglise; et, quand ceux qui y etaient reunis
furent chasses du pied de la montagne ', * ils faisaient ensuite paitre (l'Eglise) *fol. 138
dans l'herbe de la religion dans de belles prairies, ä cote du fleuve, et la fai-
saient boire aux eaux de l'enseignement; car ils ne consentirent pas, comme
ceux qui furent captifs ä Babylone, ä suspendre leurs harpes aux saules2, mais,
15 en tout lieu, ils louaient (Dieu) comme (l'etre) saus limites. Lorsque Valens
ne supporta pas non plus qu'ils se reunissent en ce lieu, ces deux3 (hommes)
reunirent leur troupeau en un autre endroit, en preparant devant eux,
1. CI'. Theodoret. Hist. eccl., IV, 25, et llisl. relig., Vie de Julien Saba. Voir la version syriaque,
Bedjan, Ada marlyrum el sanetorum, t. VI, p. 396. — 2. Ps. cxxxvi, 2. — 3. Litt. : « cette paire ».
312 BARHADBESABBA ARBAIA. — HISTOIRE. [136]
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J^j^ ~^>o; ^iaVJL JJj 0/ :\^J2lxi Ua^a-^ (LxxVi JJ, rjj' ^9
1. f ( bis in Ms. — 2. koowA Ms. — 3. In marg- «äoä.»,. _ /,. l»ow»i Ms. — ;.. Uoowv^ M>.
comme une table royale, im enseignement parfait. Et ainsi (les fideles) aussi
disaient : Tes paroles sont douces d mon palais plus que le miel a la bouche'.
Diodore, comme le fleuve2 Phison, faisait couler devant eux les histoires des
saints et le mode de leur constance, pour que ce peuple elu put boire.
Apres qu'ils eurent habite dans ces (lieux), que Notre-Seigneur leur eut .-,
doiuie sa paix et qu'ils se furent reposes de cette guerre, certains gveques
s'ugiterent contre Flavien, en disant : « Ce n'est pas selon la regle qu'il est
eyeque, tandisque son compaguon estvivaut. » Apres qu'on eut de nombreuses
fois ebranle les oreilles de l'empereur par ces (bruits)3, il ordonna (ä Flavien
de monter pres de lui; et, quand (celui-ci) y fut allö, il lui commanda de monier 10
ä Home et d'informer le patriarcbe. Lui, parce qu'il etait saint, il lit de la ivsis-
tance : « Je monterai apres L'hiver. » Alors Damase de Home et ses compagnons
dirent ä l'empereur : « Jette cn exil le tyran qui s'opposc ä toi. Pourquoi
laisses-tu sans chätiment l'ennemi du Christ? 9 Alors l'empereur le pressa
d'aller ä Home. Flavien repondit ainsi : « Si certains accusent la foi que je is
tiens de ne pas etre conforme a l'enseignement des Apötres ou (disent) que
mes actions ne conviennenl pas ä la condition <lu Bacerdoce4, je fais asseoir
I. Ps. nviii. 11. — -i. Thöodoret, loc. cit., corapare aussi Diodore a un fleuve Umpide. — S. T«
ßamXixöc lxivr)<jav axoa;. Thöodoret, Ilisl. eccL, V. 23. ( !f. /'. <)., I. V, p. 'JH7. — 'i. Tijs Ispcaaävi); ivaijtov, Ibid.
I. 139
[137] XVI. — IIISTOIRE DE FLAVIEN. 313
voouio; .Jju.j v-V)~ Jj/ ^s-aloioo .J-L.*; jJLsla^o wOL^. ^ n vT\ vOCH^-JioJotO;
^£-^0 jJo •.^*^V^-O^0 jlajLAJO L-JßicO ^-^iO ^_»J yj .«^.^ ^^X>V^ltO0
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J3Ö n m a/ ^-t-oöt . UjO^S J_i/ jj/ .oiiajo^i Jjj >o\ oal»; -t-^o/o .Jjl.cl^.3 "^.i»
VQ.J(' -JU/ )l\\j JlOi ^OO .yO^J OCH ^£^~ Jj^OÖ J)CC^ ^JL»pO |J; .O.X.O Mol
10 t\^£ol )a±. .jLsj^too 4Jjl.ol^3; oilo-UiV^ toj^«.3 V-^ U^ <*^ J^*~io 3Jjl.olS3i
J.3Ö nm0»/; Jj^^^o «otoK-./; l-rnjibo o+js oCio yO-j^a^o Loilo . -^Da^-jaSo
vs/ JJ/ LooootV ;cuJ^j> a\ :La^>ö ^-bo yajoi aN^i ,_.^ot ^_»; +s .).*-J.j^io
•cl / |^<i3 (_L^4-\o JU^-03 LiO.JS.0 .JKa^O,.^ yOOtlQ •> "^N- V -> o\-X • , )~«V viO
1. IscooiV^ Ms. — 2. U-*ai>3 Ms. — 3. li^-a^S» Ms. t- — 4. U-'&^S» Ms. — 5. (ßUo Ms. Lire U^aS-
comme juges mes accusateurs eux-memes et j'accepte les sentences' qu'ils
porteront contre moi. Mais s'ils m'accusent au sujet du siege (d'Antioche) et
de la primaute2, je n'entre pas en jugement et je ne m'eleve pas contre
ceux qui veulent le prendre; donne ce siege ä qui tu veux. » Lorsque l'em-
s pereur entendit ces (paroles), il admira beaucoup sa sagesse et lui com-
manda aussitöt de retourner ä Antioche et de grouverner son Esdise.
Lorsque l'empereur monta ä Rome, les memes accusations furent repetees
devant lui contre Flavien et il dit : « Faites-moi voir le genre de sa
tvrannie. C'est moi Flavien. » Alors les eveques crierent : « Nous ne pouvons
10 pas * entrer en jugement avec l'empereur en place de celui-lä. » C'est *fol. 139
pourquoi l'empereur les exhorta ä s'attacher leurs Eglises en bon accord
et ä faire cesser leur dispute, en disant : « Pensez que Paulin est mort.
Toute l'Eglise, en eilet, desire la primaute3 de Flavien. Avec YAsie, le Pont,
la Thrace et Ylllyrie, eile demande tout entiere qu'il soit le chef des eveques
15 orientaux. » Quand ceux-ci entendirent cela de l'empereur — non seulement
ceux de Rome, mais aussi ceux d'Egypte — ils abdiquerent leur premiere
inimitie et ils en vinrent ä une grande affection et ä une paix sereine.
1. tijyov, Ibid. — 2. fiept Opövov xai raocSpia;, Ibid. — 3. Ilposopii, Ibid.
5
10
314 BARHADBESABBA ARBAIA. — HISTOIRE. [138]
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K.OOj..o **^ t3 •t"2^ .Ut— / ^/o J-iOL^AoLioj Nk-/o .)1o^.oji\o Jlo-M,jjj Jt-so»
I. U^"^3 Ms.
Ensuite, (Flavien) dirigea dorenavant son Eglise cn paix et en tranquillite,
sans qu'i7 y eut d'adversaire ni decalamite*. Ces (exemples) de la perfection du
bienheureux Flavien suffisent; car nous ne pouvons pas les rassembler tous.
XVII. — Sur /' illustre naissance de Diodore et la perfection de ses actions;
quels temoignages les sainis lui ont rendus et sur sa constance dans la uerite. 5
l>ien que le bienheureux Diodore eut d'abord 6t& iastruit dans toute la
science de la philosophie, cependant, apres qu'il fut amene au christianisme,
il s'attacha au bienheureux Silvain, l'evdque de Tarse, lequel, avec Basile de
Galatie et avec Eleusius de Cyzique, livrait de glorieux combat* aux heretiques
Eudoxius, Aetius el Eunomius. C'est ä ses pieds que (Diodore) grandit dans unc io
science sublime et dans la medilation des Livres; ensuite, il s'unit a Flavien
e1 il rcrut de lui, selon Tortliodoxie, ce <iui lui manquait. II possedait les
eoiilroverses avec sürete et (avait) une maitrise de parole ä im plus haut degre*
que les autres philosophes. Ce vaillant se lit choix de la vie conti nente et asce"-
tique; et, coniine on le rapporte, il lit encore autre chose. D'abord, en eilet, 15
1. III Rois, v, '*.
10
[139] XVII. — DIODORE. 315
»J3 -.^aJl^ojl^o ^;cL ^JU1x_s; s^ia.io : (io,-.* ot-^a^ K^jo :).» tt>y'°> ko\
«K^ .^--jcL,. ^_.lil^.^ t>ji.aa.% v> WfXo .JK^ao^-o ^ou\ ött^— j.^i^^jjJ )L/ *foi. 139
LSko )b^.\l ^_*i ch.^ . .» » ^ \ .vrnafio^>.s J °>o fim°i( jocn ^-»; ^.«^o
^-..ilo . (.-.^.A-ia*. JJa3o tsfOOLiCS^3UaDO \XOaS-Oy^»0O sCDOJL^O^ bs— J51 >^2lDO^.
1. l?om. Ms. — 2. Iu»po Ms.
lorsqu'/(/nrtce, le troisieme eveque d 'Antioche, contemporain des Apötres, recut
une revelation, il entendit les saints anges faire l'office en deux choeurs et
il le transmit ä l'Eglise dWntioche; mais, ä la fin, ä cause de la gaerre
des heretiques, cela fut oublie et, des lors, ceux qui faisaient l'office le
5 faisaient de maniere confuse. Lorsque le pere de Diodore descendit en ambas-
sade au pays des Perses, que Diodore descendit avec lui et qu'il entendit
faire l'office en deux choeurs, quand il vint ä Antioche, il renouvela l'an-
cienne (coutume) et il commenca ä faire l'office en deux * choeurs1. Peu apres, »fol. 139
il fut fait eveque de Tarse2. II a compose trois livres contre les Manicheens,
10 trois contre les partisans d'Arius, un sur le Saint-Esprit contre les partisans
de Macedonius, trois contre Apollinaire, sept discours contre les partisans
de Photin, de Marcel, de Sabellius et de Paul de Samosate et deux livres
contre les Juifs, avec le reste des autres (livres), en dehors de l'interpretation
des deux Testaments; car, jusqu'ä Ruth, il ne laissa pas (l'Ancien Testament)
15 sans interpretation3. Quant ä sa science et ä sa connaissance des Livres, tu
l'apprendras du (livre) des Anomeens, du livre de la Providence, de celui
1. Cette tradition a ete consignee ä la fin des manuscrits nestoriens du Nouveau Testament,
cf. R.O.C., t. XVI (1911), p. 299-300; P. G.. t. LXXXII, col. 1060; Socrate, Ilist. eccl., VI, 8; Theodoret,
Ilist. eccl, II, 24. — 2. En 378. II est mort vers 392. — 3. Cf. P. 0.. t. V, p. 276. Voir les restes
de ses ecrits dans P. G., I. XXXIII, col. 1545-1628, et dans Lagarde, Analecta syriaca, Leipzig,
1858, p. 91-100. Son commentaire sur les Psaumes a ete retrouve par le R. P. Maries, cf. R.O.C.,
t. XXIV (1924), p. 58.
v°
10
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316 BARHADBESABBA ARBAIA. — I1ISTOIRE. [140]
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sca^jJQ^o .vcq.^. . m -© scr> . m il/ ^_io ..K_.j^.k_. ^.j sro^ol/ <vc>oi^q_._/ yoj/
1. ao^S/ Ms.
contre les Chaldeens et de celui contre Mänt* ; bien qu'il eüt fait quatre-
vingts volumes de controverse et d'interpretation, nous n'avons cependant
que ces quatre. Quand eut lieu le concile des cent cinquante eveques de
Constantinople, aux jours de l'empereur Theodose2, la memoire et la louange
de Diodore apparaissent parmi ces saints et, par leurs ecrits, il fut reconnu 5
par chaeun comme grand et doeteur. Theodose aussi, avec ces saints, le
compte avec Nectaire; il ecrivit une lettre (sacra) a tous les peuples au sujet
di- la doctrine des orthodoxes en ces tormes : « Voici les eveques qui
seront appeles orthodoxes et qui oecuperont les Eglises du Christ, (ä savoir)
ceux qui approuvent la t'oi de Nectaire, l'eveque de Constantinople, de io
Timothee d'Alexandrie, de Grdgoire de Xysse, de Gregoire de Nazianze,
(ainsi que) Diodore de Tarse et Pelage de Laodicde. » C'est le temoignage que
Thdodose rendii ä la verite de la doctrine de Diodore.
Sa vie dans le sacerdoce sc prolongea avec les empereurs Constance,
Julien, Valens et Theodose. Lorsque certain paien vit que ses joues sc tou- 15
chaient3 entre elles ä cause de rextreme vieillesse et de l'epuiscinent de
l'ascetisme, il dit : « C'est lä l'ceuvre des dieux, parce qu'il leur a soustrait
leur honneu r. » Mais il fut loui'' surtoul par Athanase, Basile, Jean et
1. er. Photius, /'. 1;., 1. cm, col. 'j.xs. - j. En 381. — :s. er. /'. 0., t v. p. 279.
10
fol. 140
[141] XVII. — DIODORE. 317
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Jl Iso .. opa^ ^^3 •.J.^^.ä— j^^a^J. y-+lo .ot.JfJON >oa_. ^v. ^uo J.ia.^'ol
■ | . rtiij<L;/< Lls^ojo )oC5x fco^~ j «SlS~~ ."t 3 . (T>; Jjä,^/* )JLo -vt\ ^-»oIa; .)-=>-^)
1. uoia^is Ms, cum >- inl'ra lineam et ** supra lineam. In marg. "oia^^s.
Gregoire, par des lettrcs et les grands temoignages qu'ils lui rendirent.
Basile le grand, lorsqu'il lui demanda les volumes de ses ceuvres pour les
lire, s'exprima dans sa lettre ainsi ' : « J'ai recu les deux volumes que tu m'as
envoyes'; je t'en ai renvoye un et l'autre n'est pas encore transcrit; car il nous
5 est facile de lire de tels (livres), mais nous ne pouvons pas en ecrire de
pareils. » 11 dit * encore2 : « Autrefois, nous avons recu Diodore comine le »fol. 140
disciple du bienheureux Silvain; maintenant, nous l'aimons et nous nous
en nourrissons, a cause de la parole de gräce qu'il possede, (et) dont
proütent d'une maniere grande et sublime beaucoup de gens qui s'y
10 appliquent. » Basile exalte Diodore ä ce point. Jean fit trois homelies surle
jour de son trepas et, en disciple zele, il rendit ä son maitre les justes devoirs
qui convenaient ä la grandeur des combats qu'il soutint pour la religiou
et la doctrine de l'orthodoxie. Pour le faire connaitre exactement, nous pla-
cerons (ici) une partie de l'une d'entre elles, qui fera connaitre la grandeur de
10 Diodore; car Jean parle ainsi5 : « Viens donc, montrons comment notre sage
pere, a imite la vie de Jean-Baptiste, pour que vous appreniez que ses noms
1. Lettre 135 (167). — 2. Lettre 244 (82) ä Patrophile. — 3. Le passage a etö conserve par Facundus
d'Hermiane. Voir dans les oeuvres de S. Jean Chrysostome, P. G., t. LH, col. 764.
r
10
318 BARHADBESABBA ARBAIA. — HIST01RE. [142]
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.Joe* it^iio )t0^io< jlaJLSu^^ä^o |ta\vjs oot .c*\ ooot ^cojtoo U'y-~l t-3
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vl_^^co ^_.< t-*-*-^) .jlaiia^öi s2lS_»i ).^j»oiV3 ^^.io ,otU/ v^o ^*;Ka|
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1. l^-vojlt Ms.
et ses denomiuations lui reviennent justement en heritage. Celui-lä n'avait
ni table, ni lit, ni maison sur la terre; mais, Diodore aussi n'eut Jamals rien
de cela, et vous etes temoins comment tout (son) temps se passait ;'t donner
1 exemple d'une vie apostolique, sans rien posscder en propre; inais, tandis
que d'autres le nourrissaient, il perseverait dans la priere et dans l'ensei- 5
gnement de la parole. Lorsque Jean eut jadis eonduit toute la ville au bord
du fleuve, il leur enseigna une doctrine saine; de meme celui-ei aussi.
Celui-lä demeura en prison et sa tete fut coupee par Herodiade ä cause de son
f'ranc-parler pour les lois de Dieu; mais, celui-ci egalement fut plusieurs fois
chasse de son pays ä cause de son franc-parler pour la foi; souvent, sa tete 10
aussi fut coupee pour le meme motif — si ce ne fut pas realise, cc fut du
moins tente — car, comme les ennemis de la veritc ne supportaient pas la
puissance de sa langue, ils lui tendaient des milliers d'embüehes de tous
cötes et le Seigneur le dclivra de toutes. » Voilä ce que dit Jean Chrysostome ä
l'avantage de son maitre; as-tu vujusqu'oü il la exalle? TkSodoret aussi semblc 15
dire des (paroles) qui saecordent avec celles-lä, dans sa reponse ä Cyrille :
u Plus haut nous avons monlre en general le grand nombre des epreuves qui
sont arrivees ä Diodore et il t'etait loisible de les compter avec le bienheureux
LS
10
[143] XVII. — DIODORE. 310
^i> ^^ot ^./;o ^-^oio toKj ^\oi ' ^-/;;o ^-^oi? ^^sot JjoC^ »fol.140
j;öu» yQj/ ^-^ot .^oKlI ^_^S.ot^ .^J.*> ■.^Jao «jl~ )iv*; JlojoVa «-^/
J| ^ NA . j.xiä^otio . ao KwJ^o .vcoo»o^.j j-L^Q>4 lju*'^0 ^*-a! °o*? •■oi^— "• "^A?
^_iO vCOQ^J./ J^OOV^SO j.okjL.3 JJj .JjL^S jl^S V-^ OX.'/ .yOOtÜO »— ^
5 .oKjxl^J JL-wOOp^S ,^OQ-.»/ K--S1 y/o .0»V-Q^ J-.oN.Il ,s£O^0 y/ .0|fcs^.iO y>+£>
ocho .^-X-i/ -po|o .^-^v? yOOtKiSOJ ^.Ot^SL^ -.OltC^iO; JjkCb^.». J'J-^5
,ipo o^»aja.\ >s).lo; )ooi K^ JKö>m°^o .Jjl.3 ^iol ^-*> IJL^ä J—ols
.jjopco o».ioa3 w-Kl3; o/
jos^eo l^xii jJ/ :^coo><v.; Jj-^Q^J oila.=>i öuN-./ j;öi o^ ^3 jl/
JLiÖ ..vCP »JQ-j» CQJ j~L-2Q.^ |— ~^«LiO; ObOU» Iol^; Otl.Jj.jCD ^^«iO :v£DQl^ÖQ^
PawZ. En ce qui concerne Jone celui qui a ecrit * ces choses et de semhlables *foi. 140
et a souü'ert et supporte ces choses et de semblables pour la predication de la
verite, c'est de toi qu'il a obtenu cela' . » Voilä les temoins des belies actions du
defunt, du bienheureux Diodore, et, parmi les lideles, il n'y a personne qui recuse
5 Tun d'entre eux. Quel est, en eilet, le mauvais ouvrier qui ne s'est pas refugie
dans le silence et dans la fuite devant sa parole? S'il s'agit de Valens, il a
observe le silence; s'il s'agit des partisans d'Arius, ils eurent recours ä la
fuite; quant aux Messaliens et aux chefs de leur erreur, c'est ä la maniere
des chauves-souris de la nuit devant les rayons du soleil qu'ils cachaient
10 leurs opinions devant lui, comme dans des trous; quant aux partisans de Mace-
donius au concile des cent cinquante, ä la maniere d'un homme guerrier et
vaillant, c'est par les traits puissants de sa parole qu'il perca et detruisit toutes
leurs repliques, et il s'en retourna de lä en grande pompe. En un mot, il n'y avait
personne pour se lever contre lui et crier, ou pour ouvrir la bouche et piailler.
15 Mais, bien que teile fut la grandeur du bienheureux Diodore, cepe'ndant,
l'impie et blasphemateur Cyrille, ä cause de sa haine pour le martyr du Christ,
le bienheureux Nestorius, exhala contre lui des paroles de blaspheme et
d'injures. II y eut deux groupes qui surtout affligerent l'Eglise : le premier
1. Voir une lettre de Theodoret, P. 0., t. V, p. 278.
II)
320 BARHADBESABBA ARBAIA. -- IIISTOIRE [144]
Jjöi .^-.lUio • .ötlaJLA.J-xioo ^S^S. ^JSo öi^w^jl yi .o ..; j_^s_»JLia_.V/; «-öl j,—
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1. ? supra lineam.
celui des Arimanites, dont nous avons plus haut montre l'opinion et la
mechancete; et le secoud, celui des Cyrilliens qui, eux aussi, n'ont pas peu
afflige et contriste les Peres. Ce Cyrille ouvrit sa bouche apres le trepas du
bienheureux Diodore, en s'exprimant aiusi, dans la lettre ä Rabboula : « Diodore
etait un homme qui combattait avec l'Esprit; jadis, ä ce qu'on dit, il fut en com- 5
munionavec l'Eglise orthodoxe; apres que celui-ci eut abandonne, semble-t-il,
la souillure de l'heresie de Macedonius, il tomba dans une autre maladie; car il
pensa et dit qu'autre est, ä part, le Fils qui de la race de la maison de David
etait ne de la Vierge, et qu'autre encore est certainement le Fils Verbe qui
(est) de üieu le Pere. » Alors que la parole du bienheureux Diodore portait sur lö
les natures du Verbe et de la chair, cet impudent le caloinniait sur la dualite
des fils. Mais, 6 (homme) mauvais et inique, bien que ceux qui n'ont pas
goüte la parole apostolique aient de la tristesse lorsqu'ils sont calomniös —
Mol. 141 comme David aussi en temoigne, lui qui a dit, en demaadant a Dieu d'etre
delivre* deces (persecuteurs) ' : Ddlivre-moi de la calomnie de l komme; et : Que 15
les orgueilleux ne me calomnient pas! — cependant, ceux qui ont entendu la
parole divine* : Bienheureux serez-vous, lorsqu'on vous insultera ei vous persi-
cutera ei qu'on dira de vous toute parole mauvaise d cause demoi avec mensonge;
1. Ps. cxvtii, 13'*, 122. — 2. Malth., v 11-12.
[145] XVII. — DIODORE. 321
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1. In maig. ^0.
rejouissez-vous alors et tressaillez de joie, cav votre recompense est grande dans
les cieux, non seulement ne sont pas contristes, mais encore se rejouissent de
cela, tressaillent de joie et attendent la recompense qui (vient) de Dieu. G'est
ainsi que TApötre aussi, quoiqu'il eüt ete frappe par les Juifs cinq fois de
s quarante coups moins un', priait d'etre rendu etranger au Christ pour se?
freres; c'est ainsi que ce saint, s'il vivait, prierait egalement pour eux, pour
qu'ils parviennent au royaume des cieux.
Mais nous apporterons encore le temoignage de saint Athanuse sur Dio-
dore. L'Eglise, en efTet, possede de lui trente-deux lettres, qu'il a ecrites ä
*o Diodore2 ; il y rapporte ses belies actions. Nous apporterons l'une d'elles
en temoignage; car il s'exprime ainsi : « Gräces ä Notre-Seigneur, qui a
fonde et affermi en tout lieu la foi parfaite et veritable de sa doctrine,
et (cela) surtout par le moyen des enfants veritables dont tu fais partie,
ainsi que l'a appris de toi le fait lui-meme. Avant, en effet, que ta Piete ne
15 nous ecrive, nous avons appris quelle gräce ta patience a operee ä Tyr,
et nous nous sommes rejouis avec toi de ce que Tyr a appris par ton
moyen la parole de la religion. » As-tu vu comment Athanase exalte la maniere
dont saint Diodore a supporte les combats, en temoignant de la rectitude de sa
1. II Cor., xi, 24. — 2. Ces lellres ne sont pas conservees. Athanase est mort en 373 et Diodore
n'etait pas encore eveque.
PATR. OK. — T. XXIII. — F. 2. 21
fol. 141
322 BARHADBESABBA 'ARBAIA. - H1ST0IRE. [146]
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1. Le second " est au-dessus de la ligne.
doctrine et en le comptant au nombre des enfants veritables? C'est donc parce
que Tyr avait goüte l'heresie de3 Ariens plus que les autres lieux que ce
saint avait ete choisi par la gräce, corarae le bienheureux Paul, ä cause de
sa constance, de son intelligence et de la subtilite de ses repliques, et qu'il y
avait äte envoye. Des qu'il fut entre dans la ville, par l'intensite de sa 5
lumiere, il dissipa et en chassa l'erreur des Ariens, qui avait recouvert
les esprits des fideles corame un nuage obscur, et il mit les ennemis en fuite
et fit venir les familiers.
Quels sont les travaux du monachisme, les livres d'enseignement qu'il
compila et la controverse qu'il soutint contre toutes les heresies, la force et le 10
temps ne suffisent pas pour les trouver et les exposer. Nous n'exposerons
fol. 141 rnaintenant qu'un (fait), qui fera connaitre " la mechancete des heretiques et
la constance du saint. En eilet, lorsqu'il y avait une grande guerre de la part
des Arimanites contre lui, ils s'inventerent cette ruse : ils amenerent un
chameau nu (non seile) qui n'etait pas dompte et ils le ürent monter dcssus 15
et l'envoyerent par les places de la ville. Alors le saint dit : « Jadis, c'est
d'en bas que je prechais la sainte Trinite egale en nature (consubstantielle)
et que je la louais; et rnaintenant, c'est d'en haut. (Car) j'ai ete" clcve et
je suis avec toi. » Cependant, il convient de dire eiicorc ceci : c'est qu'il
v.
[147] XVIII. — IIISTOIRE DU BIENHEUREUX JEAN. 323
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1. No»? Ms. — 2. In marg. i«o»»»^j.>ll.
est ainsi de Iradition, parmi nous autres Syriens, que ce saint etait de
Rome. Ces (traits) jusqu'ici suffisent.
XVI II. — Histoire du bienheureux Jean; sur sa famille et la perfection de ses
actions; sur la guerre qui eut lieu contre lux; sur son eloquente et comment
5 il fut constant dans la religion, apres avoir ete jete en exil.
Le bienheureux Jean est de grande famille par sa race ' ; sa ville est
Antioche de Syrie. Le nom de son pere est Secundus et eelui de sa mere
Anthusa; et ceux-ci ensurpassaientbeaucoup par les biens du monde. Lorsque
son pere eut trepasse de cette vie, sa mere prit soin de lui pour l'instruire en
10 philosophie. II fut, avec Basile et Evagrius, d'abord le disciple du sophiste
Libanius et puis d'Andragathius2 ; ensuite, la gräce les appela et les amena
aü christianisme, et des lors chacun d'eux s'eflbrgait plus que son camarade
ä vaquer aux actions de la perfection. Quant ä Jean, sa mere Ten ecartait,
en s'exprimant ainsi : « Pour moi, mon fils, comme tu le sais, je n'ai pas
15 obtenu d'etre longtemps heureuse avec ton pere, sans doute parce que cela
a plu ä Dieu; car la mort de ton pere m'a fait devancer les douleurs de
1. S. Jean Chrysostome est ne vers 344. — 2. Cf. Socrate, Ilist. ecch, V, 3.
' Fol.
324 BARHADBESABBA ARBAIA. — HISTOIRE. [148]
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^aiJ^so •))—%» J£>4*> .^»i *-*-*o v^J ^° J-*a*£jJL» Jj^^^>ooi J0010
<v^v f |\ «N. ,u»a.JL.a^3 ifc^s J^aia.ci.s/ Joe*; ^ai-V^o/ ^_io J.Jl-.*_o Joch
J^oas JJL,.\ c*Sj wäo; J-"--/ -oifc^so; J lai^oK-so ^.otopio^ Joot cx.iofcoo
ton enfantement et, de plus, a fait de inoi une veuve et de toi un orpbelin.
J'ai ete entouree des chagrins dont seulement les veuves cotinaissent
Tamertume; quoique beaucoup m'aient fiattee ä cause de la richesse afin de
nie prendre pour femme, je n'ai pas donne mon cousentement ä ceux-ci, et
cela ä cause de toi; car, ce que je veux, c'est de ne pas te faire injure par 5
toi. 142 la. Mais, en echange de tout (cela), je te deniaude cette seule chose : * (ä
1 "' savoir) de ne pas nie jeter dans une seconde viduite" et de ne pas nie reveil-
ler le deuil qui a cesse. Dans peu de temps je miurrai, inoi aussi, et (alors)
pars oü tu voudras. » Sa niere lui disait ces choses et de plus nombreuses
que celles-lä; mais, lui, il ne fut arrete par aucune d'elles, parce qu'il avait lu, 10
eneffet, la parole de son Maitre : Quiconque aime (sou) pcre 01t (so) mere plus
que moi n'est pas digne, de moi ' ; et : Quiconque n'abandonne pas son bien et ne oient
pas ä ma mite n'est pas digne de moi2; il repoussa celle-lä et il retint cclles-ci.
Lorsqu'il fut exerce aux (saints) Livres, il s'attacha ensuite au bienheureux
Mar Diodore et c'est par lui qu'il fut exerce au sens des Livres divins et ä la 15
regle des actions. 11 fut fait eous-diacre ' ä Antioche par Zenon etil y lit de nom-
breux discours. II fut ensuite fait pretre par tivagrius ', qui devint eveque apres
Flavien; car il faisait l'admiration de tous par ses actions et par l'assurance de
I. Malth., x. 87. 2. <:f. Mallli., x, 38. — 3. I.ecteur, d'apres Socrate. Inr eil., cn 889 011 870. —
i. im par Flavien, en 386, cf. J. Tlxeroat, PrieU de Patrologie, Paris, l'Jis, p. 264.
10
[149] XVIII. - HIST01RE DU B1EN1IEUREUX JEAN. 325
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) . . frifr«™«. Jl^ ^.io )y~ o£>. oot.J.1; ouio ^Jjlo ..^cq-^d;/ Jji^io
1, Ui:-3o|l. Ms. — 2. |Vo^m-( Ms. Le socond « est au-dessus de la ligne. — 3. In marg. le troisieme 4>-
sa parole, au point qu'il fut surnomme « bouche d'or » par toute l'Eglise.
Lorsque Nectaire, (l'eveque) de Constantinople, mourut, ce leur fut (ä tous) un
souci grand et multiple au sujet de l'eveque; tandis qu'ils demaudaient dille-
rents (personnages), ä la fiu ils firent venir Jean par ordre de l'empereur Arca-
5 dius; pour honorer la consecration, (celui-ci) reunit et fit de nombreux eveques
avec Theophile d'Äleocandrie, l'oncle paternel de Cyrille l'Egyptien. Ce (dernier),
en eilet, voulait qu'Isidore füt (eveque); mais ceux qui s'etaient reunis firent Jean '
(eveque). Ce saint usait d'une grande assurance de parole envers tous ceux qui
venaient pres de lui et, dans (son) enseignement encore, il s'appliquait ä aider
10 beaucoup ceux qui etaient d'accord avec l'Eglise.
Cela sulfit sur sa conduite, sur sa famille et son election ; faisons desormais
connaitre ses belles actions. Un homme nomine Gatnas, tyran et barbare
dans ses habitudes2, bien qu'il füt general avec sa grande autorite, tenait
aussi ä l'opinion des Ariens. Comme il avait beaucoup de prestige contra
15 les ennemis, sur cette assurance, il s'approcha de l'empereur Arcadius et lui
demanda qu'il lui füt donne une des eglises de Constantinople pour les partisans
de son heresie. Apres que l'empereur lui eut repondu qu'il l'entendrait le
1. Le 26 ftSvrier 398. — 2. Cf. Theodoret, Ilisl. eccl., V, 32.
' fol. H
v°.
lo
326 BARHADBESABBA 'ARBAIA. — HISTOIRE. [150]
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1 loi£>\ Ms.
fol. 142 lendemain, l'empereur informa Jean ä ce sujet. * Quand Gamets vint devant
l'empereur sclon ce qui etait convenu, Jean alla ä sa rencontre; et, lorsqu'il
entendit sa demande, il dit : e L'empereur n'a pas pouvoir sur les eglises;
c'est lä l'affaire des eveques ; » et par lä il le fit taire.
Plus tard, (Gainas) alla en Thrace et il voulut la saccager tout entiere; 5
et, comme chaeun craignit d'aller en guerre contre lui, Jean s'y rendit
pour une ambassade de l'empereur. Quand Gainas l'apprit, il sortit aussi-
töt ä sa rencontre, mü par la puissance divine; il s'inclina devant lui, placa
sa main droite sur ses yeux1 et le recut avec grand honneur. De la sorte
(Jean) vainquit le tyran, delivra le pays de Thrace, tranquillisa l'empereur 10
et donna la paix ä l'Eglise.
Il y avait dans sa ville avec lui un ennemi ; et, quand il eut macliine beau-
coup d'aecusations contre lui, il pensa d'abord l'injurier, (en disant) : « 11 ne
vent manger avec personne. » 11 ne put pas savoir dans quel but il mangcait
seul. Car ses amis disaient qu'il etait malade et se nourrissail dillicilemcnl, 15
011 cjue son aliment etait peut-etre une farine melangce ; et ses ennemis
disaient : « C'est par gourmandisc qu'il i'ait cela. » Tout le peuple le venerait
1. Thäodoret, loc. cit., 33.
10
1 fol. 143
r".
[151] XVIII. - HISTOIRE DU B1ENHEUREUX JEAN. 327
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♦ /JLaoooiv^jLio^ * >Ä<3JL*iCLcaaLäo ^as* J-si ^a^JOijl aiKbKio ».3 ^-*; ^>j_s.J»ot
l. It^Soli. Ms. — 2. IVoj»««! Ms. Le second - est au-dessus de la ligne. — 3. U-.9olU Ms .
— 4. |io>£oW Ms. — 5. l*sowV= Ms.
beaucoup ä cause de son enseignement ä l'eglise et meprisait ses accusateurs.
Je nie complairai ici dans le courage et dans l'indignatioa du vaillant. Un
homme nomine Eutrope, le cubiculaire de Tempereur, qui voulut perdre
beaucoup de monde, osa ne pas meme juger dignes de pitie ceux qui se
b refugient dans une eglise; et il agit sur l'empereur, jusqu'ä ce qu'il lixät aussi
une loi dans les villes, que quiconque etait digne de mort, meme s'il se refu-
giait dans une eglise, ne serait pas sauve. Vois l'ceuvre de la justice. Peu apres,
celui-lä fut pris dans une faute qui etait digne de mort et courut se refugier
dans une eglise; lorsque Jean apprit cela, il monta ä la place des lecteurs
io et il prononca ä son sujet une Instruction de reprobation' : « Elles l'ont
emmene de pres de mon autel pour le tuer; » et aussitöt sa tete fut coupee2.
Parce que sa volonte au sujet dlsidore n'avait pas ete accomplie, Theophile
AWlexandrie machina contre (Jean) l'accusation qu'il adherait ä Ofigene
et, pour ce motif, il voulut lui demander le sujet de ses ecrits. L'affec-
15 tion de Theophile pour Isidore resultait d'une cause de ce genre : au temps
ou Theodose le grand combattait avec le tyran * Maxime ä Rome, Theophile *f°i;143
1. Ce discours est conserve. CC P. G., t. LH. col. 395. — 2. Eutrope aurait ete mis ä mort plus tard ;
mais Sozomene, Hist. eccl., VIII, 7, semble dire, comme notre auteur, qu'il l'a ete seance tenante.
10
328 BARHADBESABBA 'ARBAIA. — HISTOIRE. [152]
jooi ^^1* JJ» ^^.ico .J^jj oöül\ ^0,^-J ) m\or> tk>J.ja.^^2ajii jL*3o|l. J_2> »
o£S. Vijxio . Jio^A^a-/ »*(-i)-5 Jj_sVa.o >a^. ^->l »t-*o .jjo'^ )a~a_a ),.~o JS\v>
)L*j'^j .oot oiy.jq.3o .).i*^i^.j»a^xj> J3o neos/ t-2^ oj\ ,1-L2i JLio; ^ojI
jlj/ JJ/ .|joi jjoias «jl^JL/ JJ ooj "^j./ ^.-; P .JjlsVoa ^ai. Jlf^J ^kj
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I^Oio. .^ot )«ot .^--.i via\ ^)oKxf \^.&o\.^ss ooi >a/ -.^-.oiiX V«v> ^V^/ ^»}
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J^iiOa_\ ^oV— J? «j-^Jj! ^ca*jja- la^. ^jJj» .vro-^ia, *.°> JJ J»^ i-=> oiA.
1. Ur^Soll- Ms. — 2. Le second - est au-dessous de la ligne. — 3. |Vo^^/ Ms. — k. U^SolU Ms.
voulut tresser une louange avec flatterie pour celui qui avait vaineu et,
comme il ne savait pas encore ä qui etait la victoire, il ecrivit astucieusement
deux lettres par flatterie, l'une au 110m de 1'empereur et l'autre au nora du
tyran ' ; il les envoya avec des presents par l'entremise d'lsidore, il convint avec
lui de le faire eveque ä Constantinople, lorsqu'il revieudrait, et il lui com- &
manda encore de donner au vainqueur la lettre avec les presenls. Apres son
depart, cet artilice ne resta pas secret; mais im certain lecteur, qui etait
avec lui, vola les lettres, s'enfuit et les fit counaüre. Lorsque leur porteur
s'en apercut, lui aussi, il se sauva en fuyant eu tgypte. C'est la cause pour
laquelle Theophile etait plein de zele pour Isidore, et (celle de) son inimitie avec 10
Jean, qui adhererait aux ecrits d'Origbne, ce (jui etait completement im men-
songe manifeste.
(Voici) encore une autre (cause) : Thiophile1 avait chassö de devant lui
deux de ses pretres, en portant contre eux de graves aecusations. Ils sc
refugierent pres de Jean et, comme celui-ci avait voulu- faire la paix entre i&
eux, il les recutavec lionneur. Quand (Theophile) apprit cela, il fut encore plus
irrite" et il se prit pour auxiliaire tpiphane, alin qu'il allät trouver Jean pour
le contraindre ä anatliematiser les ecrits d'Origbne et ä cliasser ces pretres.
1. Cf. Socrale, Hist. eccl., VI, -: 802 ne, Uist. eecl., VIII, ■-'• - -. Diodore, Isidore netleurs
Socrale, ///.*/. eccl., VI, 9.
10
fol. 143
V°.
[153] XVIII. — HISTOIRE DU BIENHEUREUX JEAN. 329
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j,^>J> .^oulVlo .y*sj_.,Jia\ ts.il ^J-^ JJ? .W N!5^D.i? <*^ "»«Vt ,^*j)a*o
A^ ^j ^d .«Kx-^io^. "^^. ooi JJo ..oi.-LjD;aaL3 JK^io wsi*j)<x. JJ —öot
JJü ^-.oC^J^o .fcoaU./ ,vfr).i°>»°iJJ cxN^v^ Jfco^io J^uKi3;o/; sxa-aja-,
^v.^. Jo^ft^cJI^ )• rt 1 Jl ,o.r.)l ), ..Nflft ...Pft ^l)o^. ^^ JoOU Jl^OJJj ,k ffl »^/o
jooi po/ )lJ-*^ao )AJL»-a; * Jjl./ .)ju;<xd yz*. Jjo,^xi>JL» |.*aqjld t-^o
JLaim.^0 .jljj; j_=», JJ -otojj-o ,_.» p .oj^ jooi J^lß Jv-A— o /vflUjjQ- ^sOs.
1. Ifci^oll. Ms.
Quand (Epiphane) vint (ä Constantinople), il ne voulut pas demeurer cliez
Jean, bien que (celui-ci) füt dispose ä lui faire honneur; mais il demeura
dans un martyrium et osa y ordonner un diacre; comme il se preparait ä
sc rendre ä l'eglise des Apötres, Jean lui fit dire : « Prends garde ä tes
5 actes et sache que tu te fais (l'objet) d'une injure. » Epiphane fut saisi de
crainte et sortit pour aller dans son pays ; et il envoya (dire) ä Jean : « J'esperc
que tu ne mourras pas dans ton episcopat; » et Jean lui envoya (dire) : « Je
compte que tu n'entreras pas dans ta ville. » Les deux choses se realise-
rent : Jean ne mourut pas sur son siege et (Epiphane) n'entra pas dans
io sa ville'. Lorsque Jean apprit que l'imperatrice Eudoxie avait pousse
Epiphane, il en fut irrite et il injuria toutes les femmes dans son instruction
ä l'eglise. Quand cela fut connu de l'imperatrice, eile informa l'empereur
et eile demanda qu'un concile eüt lieu contre Jean et aussitöt eile convoqua
Theophile et les eveques qui (etaient) avec lui; (celui-ci) tint un concile ä
15 Chalcedoine avec Cyrinus, qui * disait beaucoup de mechancetes contre Jean et ♦ i0i. 143
l'appelait orgueilleux2. Quand on le convoqua, (Jean) ne voulut pas venir, car
il attendait le concile universel. On en prit pretexte pour l'accuser et, par
ordre de l'empereur, on l'envoya en exil. Mais lui, trois jours apres, ä
1. Cf. Socrate, Hisl. eccl., VI, 12 et 14, et Sozomene, llisl. eccl., VIII, 15. — 2. Peut-etre ihljiiv,
Sociale, Hist. eccl., VI, 15.
10
330 BARHADBESABBA 'ARBAIA. — HIST01RE. [154]
vju/ jJ +.5 jiot^s :^«^ocL JkXl iJs^s ^-.; oot .^oio>,_i j^jom^jj Lo^iö*
.v£Oo;ouo_co x^Xo Jj^ao ^^ o^euo jfcocu^o..- )K n\ so .cy^l/ j-Scu^^S.
JJ/ .^coa^U L*_ooV^-2 .^*? JL»SoJl .w.ota^i>/ Jlp^ J_s\ JJ ^s a-.»^iioo
JKjL.f^o; )_döjl^ Jla^JL^-so .ooot ^»\ >'^^o K_.|_^j^/ '.^°^? °°'- i— »-— V ^ 5
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bo-»'^o yoou.f.3 a\j> r>o • .LioJ-coio 1-soim JLsioV h'»\i o -~i «"^ . (tvbo. Not^>
^.io s^,U/ ^oo .loot L^oo.:*» J » m*>;o/ ^oi^D *-*^°<? J)\Jl2lj\o .jloV-o?
JKjl.,^0 loot )_2u>f.£o :ooot m^wco JL^-üo :Jlü„^ vOOt_.il Kju^s j.-si J,i .•,.*. j;ot
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joot ^-^-S Jl^l Ö|K-3, "^^o oit-Q.-,/ ^o*io ^o ^o t-k— > ^^-ioo
1. »- supra lineam. — 2. o infra lineam.
midi, sans que personne s'en apercüt, pour qu'il n'y eüt pas de tumulte,
il s'enfuit. Lorsque le peuple s'en apercut, meme ses ennemis furent conduits
ä la misericorde et, avec une doulenr cnisante, s'eleverent contre l'erapereur
et contre le concile; et, malgre lui, ils l'introduisirent de nouveau dans
l'eglise. Quant ä Theophile, il eut recours a la fnite. Mais les Ariens de (Gons- 5
tantinople) faisaicnt de nouveau des machinations diüerentes : dnrant les
nuits, ils organisaient Tomce sur les places publiqucs de la ville', pour attiier
par la le peuple d'aupres de Jean. Lorsque Jean apprit cet artifice, lui aussi, il
en usa de la meme maniere, en disant : Avec le saint In seras saini ei avec le per-
vers tu seras pervers'1. Mais leur parti devint plus fort pour cette cause-ci : (les io
Ariens) preparerent de grandes croix d'or et d'argent et fixerent en leur soin-
met des cierges de cire — Eudoxie faisait les frais de tout cela. — Apres
qu'il se fut eleve ä cause de cela une grande querclle entre les deux partis,
<|ue beaucoup de meurtres eurent lieu et que la ville etait sur le point de
perir, l'empereur ordonna que ceci et cela cessat. De cette maniere, i.leani
vainquit les Ariens et sauva son troupeau de Terrcur.
Gomme il avait souci par-dessus tout de l'honneur et de roruement de
ir>
1. Cf. Socrate, Hist. eccl., VI, B. ii> chantaient a deux cboura dana la ville duraal la null et, au
malin, ils Borlaient en chanlanl pour aller lenir leurs nhinions en dehors de la ville. — 2. Ps. xvn, 26-27.
[155] XVIII. - MISTOIRE DU BIENHEUREUX JEAN. 331
• • •
J^xS., ^l*ä> j^A; «'Aj^! cuuJ./p ^-; ^o*j)o- .looi l~^9&oo otio^
^i> .s--^ot; )V^ ^*? Jk-^ao .J^a^j; okoa^ ^~jO .ouäj ^-J -.ooi
s jl~T/ **> .~oia^ looi JLvo ^-a* ^.»l» J^aia^o .K^o..* 6iioQJ-D
J^fO»« Ooi .JjÖl OU*> -Oiok-/? .JJL^S «V-bo/o .*- I^O^ol »-S-äw •J»«'3
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10 .«otaio.1 J;ot .woCbo yo+£> -.)-3Ö n m°i/ ojaal/ po —oiak^ Joow .J^-ao-O»
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„J.Ü., J*a_sj j-iaixxaJJo JLsfcoo ^9o .^Vl .J~*- Jl^ ^ oi*AJ ooi *»{ ^
1. In niarg. U3a«v
fol. 144
l'Eglise, il arriva qu'il y avait une statuo de l'imperatrice' (faite) de beaucoup
d'argent ; eile etait dans le voisinage dune eglise appelee de (sainte) Sophie,
sur une colonne, et im spectacle infame avait lieu d'habitude pres d'elle.
Parce que Jean s'etait imagine que cette statue etait placee pour (faire)
s injure ä l'Eglise, il s'arma et bläma le fabricant de la statue. La reine prit
pour elle-meme l'injure de ces (paroles) et, des lors, eile convoqua un second
concile contre lui. Quand il connut cela, (Jean) fit et prononea dans l'eglise
une homelie, dont voici le commencement : De nouveau Herodiade se trouble,
de nouveau eile est en furie, de nouveau eile s'adonne ä la luxure, de nouveau eile
io demande la Ute de Jean sur un plat2. A cause de cela, la reine s'enflammait de
colere ä un haut degre et s'employait pour qu'un concile eüt lieu contre lui.
Lorsque les eveques furent reunis, ils demanderent avant tout pourquoi, sans
les eveques, il etait entre * la premiere fois:i? Alors il fit une defense »fol. 144
juste : d'abord que ce n'etait pas de sa propre volonte qu'il etait entre et,
15 en second lieu, que soixante-cinq eveques s'etaient joints ä lui, quand il etait
entre. Mais, lorsqu'il vit que l'empereur ne descendait pas ä l'eglise, aussi-
töt, lui aussi, il s'arracha de l'eglise pendant deux mois; et l'empereur com-
1. Cf. Socrate, Hist. eccl., VI, 18. — 2. Une ancienne homelie avec cet incipil figure parmi les spuria
de S. Jean Chrysostome, P. G., t. LIX, col. 485. - 3. Lire « la seconde fois ». Socrate, Hist. eccl.,
VI, 18. ■ Pourquoi, apres sa deposilion, il avait repris son siege sans demander l'avis des eveques. »
332 BARHADBESABBA 'ARBAIA. — HISTOIRE. [156]
'-otoa^.-. Jooto ,)).*^o jl^ls yca* J,— )1^ cvoo/ oi.^.:^ ^bo ^-Ju/o .oi»,.*.
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juio— o ^fc^l »ts^s -.yQ-j/ «-L3/ oiia-,'»o otla.~^3 ^S *SO^io.^£CU Jjl=>ci^
.%£a*jJo.-i otK^t- lo_si otiw;o/o . ■ ).aS >ö\ o^lfl; JLca-Ja.^ .L.ja.ca3jJ w.jKa/; ^*ix
) . rn^o/ jl/ —ot JtC^^; J;0»o .vCü/ s*is/ s£OO^Oo^3j -.^-.'pö/ ^*? i^t—f
1. In marg- .^»0x0.
manda et l'envoya en exil une seconde fois'. Des hommes du parti de (Jean)
brülerent une eglise avec beaucoup de maisons. A la place (de Jean), il tut
fait eveque un homme grand, le pur Arsacius, le frere de Nectaire, l'(evßque)
precedent. Apres le depart de Jean, il y eut beaucoup de fleaux dans la ville.
Jean mourut dans la ville de Comane ä la pleine lune de septembre, sous 5.
le consulat de Theodose-, et il fut place ä cöte du sarcophage du martyr
Basili(s)cus. Le martyr lui-meme, en songe, avait ordonnc qu'il en füt ainsi.
Lorqu' Atticus, homme pur et charitable, devint eveque ä Constantinople,
il commanda de noinrner Jean dans toutes les fetes et de le compter parmi les
Peres chaque annee. Comme Cyrille ne consentit pas ä cela, parce qu'il posse- 10
dait la maniere de voir de son oncle TMophile, il fut presse par Atticus, au point
qu'il düt l'inscrire meme comme dpcteur de tonte l'Eglise et de le nomnicr
martyr du Christ. Le bienlieureux Nestorius, Le compagnon d'armes et l'ami de
Jean, ramena ses ossements, trente-cinq aus apres qu'il eut ete jelc en exil,
par la demaude qu'il presenta ä l'empereur, en lui montrant la grande sciencc 15
de Jean. Certains disent que c'esl Proclus qui lit reveuir les (ossements); c'est
inexaet3. Mais la reine Eudoxie mourut quatre jours apres ipie (Jean) eut ete
1. En 104. 2. Cf. Socrate, Hist. eccl., VI, 21. Le 14 seplrnibre M)7, .-uns le seemui eonsnlai de
11 1 . . 11 lose. — 3, Les Nestoriens disent que Nestorius a ranoene les ossements de 8. Jean el il- volent
l;i une i-jui-e de s.-i ineMnlelligenec avi-c s. Cyrille. Mais notre auteur, ipii ne partage pas l'opinlon
de Socrate, lequel tienl pour Proclus, a tort d'emprunter a Socrate ce synchronisme de 35 ans, qui
conduirail bien a Proclus, öyöque de 134 i 447.
[157] XVIII. - H1ST0IRE DU BIENIIEUREUX JEAN. 333
JJLV— / -6t ä/ Jjo. ^ioo .JIU^O JM^j .Väj'.I; y^l -.loa l^J^_i o£>0
..^xi^ja-; odVk.-J>o * ^Jü/ ^öt .JL^f JJ» Jooio .tjasul/o .Jj^xj AOi^a-o
.^ota^t ajo'i; J-^oaS^o J.--oäjLi> ^_^oto
fol. 111
v°.
1. U^SoU Ms. — 2. U*Va»o Ms.
envoye en exil. Theophile aussi fut prive de la vie par la maladie de la pierre'. A
A cette epoque, beaucoup de grele ravagea Constantinople. Les fideles racon-
laient donc que cela leur arrivait parce qu'on avait maltraite Jean. Parce que
Cyrinus, i'eveque de Chalcedoine, avait nomme Jean impie et orgueilleux, le
5 pur Marouta, I'eveque de Mesopotamie, lui marcha sur le pied par hasard; et
(cela) touma d'une maniere si maligne qu'il fut scie plusieurs fois et, ä cause de
cela, l'autre (pied) aussi prit le mal et fut scie; et (Cyrinus) resta sans pied2.
Teiles sont * les actions parfaites de Jean, ainsi que les calomnies et les injus- " fo^144
tices que Ton machina contre lui.
1. Le 15 octobre 412. Socnite, Ilist. eccl., VII, 7, ecrit : m:pi7r£awv ),Y]6apYixü> niflet, que l'on traduit
par « tombant en lethargie ». Le syriaque a lu >.t9ap-fixtö, de Xt'öo; « pierre », et a traduiC « de la
maladie de la pierre ». — 2. Of. Socrate, flisl. eccl., VI, 19.
v"
TABLE DES CITATIONS
(Cette table et les suivantes renvoient ä la pagination placee entre crochets).
Genese
xxxi, 40 134
xlix, 17 100
EXODE
I, 12.
NO.MBRES
XXXV, 11.
xxxn, 17.
— 35
I Rois
II Rois
III, 1.
ANCIEN TESTAMENT
IV Rois
xix, 14.
39
PSAUMES
Deuteronome
58
106
106
85
III Rois
III, 16 82
V, 4 138
1,2 129
XVII, 26-27 154
XVIII, 5 7
-11 136
XXXVI, 1-2 64
LXXVII, 34 112
lxxxvii, 12 58
XCI, 13 69 n. 2
CXVII, 11-12 53
CXVIII, 122, 134 144
CXXIII, 6 92
CXXXVI, 2 . 135
PnOVERBES
VIII, 22.
XIII, 25. .
XV, 18...
46
60
60
IV, 32..
XX, 26.
ECCLESIASTIQUE
ISAIE
58
100
53
63
101
101
III, 9-10
XIV, 9
XXVII, 1
LVIII, 1
LIX, 6 68, 117
Jeremie
ii, 28 (in. 3
IX, 1 59
Daniel
I, 12, 16-17
XII, 2
100
58
OsEK
VIII, 7 53,68
IIahacuc
II, 5 60
NOUVEAU TESTAMENT
Matthieu
V, 11-12 144
— 16 95
— 29 26
X, 35-36 9
— 37 148
— 38 148
XI, 27 105
XVI, 19 32
XVIII, 15-17 27
XXIV, 14 7
XXV, 21 129
XXVI, 52 60
Jean
I, 3 20 n. 3
XII, 43 2'i
2-3.
V, 1-11..
— 15
VII, 22...
XIII, 8-11.
xv, 2n . . ,
xvu, 28, .
Actes
88
70
88
7
79
15
63
II, 11..
I
Co
RINTHIEN -
— 4....
88
26, 31
Romains
VIII, 18 35
xii. 19 58, 91
xiv, 1 7
XV, 28 67
-32 35
II CORINTHIENS
iv. 11 35
vi, 16-16 10
XI, 24 35, 145
Galatbs
I, 16.
73
[159]
El'HESIENS
V, 12 106
vi, 17 32
— 18 32
PlIIUPPIENS
I, 18.
111,2.
TABLE DES C1TATIONS.
COLOSSIENS
111,25 31
II Thessaloniciens
III, 14 26
AUTRES CITATIONS
335
I TlMOTHKK
. 111
v, 19. . .
43
— -'ii .
26
II TlMOTHEE
Saint Äthan ase 145
Saint Basile 141
Saint Cyiuli.e d'Alexandrie 144
Saint Jean Chrysostome 141-142
Jules de Rome 55
Ruf in '. 48-49
Theodore de Mopsueste 104
Theodoret 142-143
TABLE ALPHABETIQUE
DES NOMS PROPRES SYRIAQUES ET DES MOTS ETRANGERS OU IiEMARQUABLES
/
■ m.jU d' Antioche 23,, 66, 9o,_2_,2-i3
»7M *W*> 103U-13 "73 138to
j^tH de Lydda «r,
'1/ 772 96,
M 12, 17 II. 1 18, 21, 45, es, 67,.^,
7 ■'':, I .,.-13 946 95.0 1052-9
^oo^^! 108,3
P<W 7,V, 9''8 13Iin 138u. 14)10 M5,3
L2>mJO^| '>5,3
^tu^l^I 139,
>«-^l 117,, 14813
) »tQ3»o| 163g 154,0 156,3
=".»1 fiV8 6(W 67M2 989 »«U
-m-ll»! 46„
,03n ■ m\o| 104,, 138g
voJxs.o/, ux^bi nu 12, 13 n. 4 10,703
— l fr ""-'■' ^'"i in n. 2.
jö| 20 n. 4 228
»*uo| 20 n. 4 23,, 66, lOlj.y 102. ,,,
.m.-»fno| de Cesaree 81, 8810 42^
^u^»>! de Nicomedie:n,:vi„ 42,
■~.--^t de Samosate 45,, 474
a^^moi gouverneur i2ii^l2 i272
.äl-n^iuoi eveque 27, (0,^ 4lM
^n.K^soi orfevre 48^.,
-m^io! 71,, 72, ., 151,, 152,, 15:),
-o,io| 8g 33,
^io/ 27.,., 30, 426.,2 59, 63„
o An rtLVof 99-
^../ 63,
^a&a^l 156, .,,
Q-( 129,
ja.| 56„
N^p/ 445
ItoÄ^I b02
lr^/ 47,
JL0r^! 139, 150,
■ m.^o-./ 108,
Uo^khw 1495 n. 2 i5i„ n. 2 162,
\io,sx^l i5iKI n. 4 I528 n. 3.
— . ~«.\~o.| 31 n. 5.
— — \^o,.;-»l 31 n. b.
rr*n n'f . [ 63,,
ILON-I 13g 75,,
MM 13 n. 4 154...9 i'V,.r,n.l 23„
75,
Ijv* ^1 7„,
^iomDl 27,3 3I8 374 382 479 50« ftV.3 628
63k, BBj^IOIj 106, 122,., 130, 131,,
132,-M l3,;„, '"„ 1M, |[»13 15l!.2 ,57>
M^l 18„n. 1 71,3 1128.„, "''.:,
1°^ 7i "Vi,. ß2 l0 "• 1 ,7n-1 23'2
2''„-r, 28M :17:, *U 39,h, «, «4
18a i *9H ;,2.n f';'» ,i2n «J -,:. Wl 7I«
72u 734-rHi-m "''':, 7rV»-8-l,. 78B-fl 7Vr,
79, 80, 82, HV„, 88^, «„ 87„ 91M
92,98,94, lOB^.,, 106, I08„ 109M.13
«0U112W, 118,^, IM,.,, M52:, H72„
l2l„, 128, 127, 128« ISO, 181, 184,
136, 142, I44u 1
W l»v*- 144,
|U |o>S, 76,,
— I^jo iws, 21,
— lovSs |l>, ovSs )>, 63„ 67M 95^.,,
989 1173
ILooiSs 17 11. 1 18. 21, 67e75.
UovS, , IIWS, 9, I7,.n. 1 183 23|(12',v,.8.,0
»e ^-a «u ''3,4 53,u 56, 7:!, 93,,
94,144u148u 150,
|LoiS\ i99n. 1.
vc^ia^ '.'., 137,,
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.^>o;;1^is\ d'Alexandrie 28, 25„
2«U-,2 "7, % W^
jDoi^miSv de Comane 8:.,,,,,,
8ß„-,:, 87r,
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jooi^mÄ de Constanlinople
uuoi^uiiass de Jerusalem 27. so,
^r11^ -''.-.:. -Vr, 47u "«i.mi ,9i 7
M,2 B4„.ffi 55, 66„ 57„ 53„ 69, , ,
60,0 68^.^70,97,108^140, 149, I5l„
n^r\fr i^ar^^ ß8,.
v;.io; ovio| 74u 76,
^ü^jo-io/ 0:1,
. m. io-ao/ 63,
r^°' :c,u.
^o-^J;j| I47u
aru^ijJl 147 II. 2.
oi-^p/ 88, I400
U=-^l Z7M 40M, V2,,, 43, U^ 47,
isi^ 66w, 95u 97M 108, 108, 126,
'-■'.i,:,1^-,:,,,131,,, ,37:. I89HWI 1477
148,2
— -3=^o| '-".',, H, 15.
MujJSB, no.„, n. 2 i3i„ n. 1.
lio-o-il 86,
VtooNj/ 147,
L161] TABLE ALPHABETIQUE DES NOMS PROPRES SYRIAQUES.
337
vo-r^s>l B98
I nrt-.^ fr nnfl l.L
pi^aj l.'i.'i,,
^^i4^a>| 61g n. 2 149„
■ — axu^^cc;/ 61 n. 2.
U^l 187,o
paifD/ 65s H>8„
px.kjai.ma>! 1084
l*^t 13g 12„ 60g 62g 70„ 74M4 850
*V, »'!„'-'7:< !M,-. '-sn
lr;aa>| 58,.
P>^s>l i''l;l n. 4.
^o^; i An^f 139g
-<r,.l°l.q| l:,-1:, l534-S
°^>! 9io
l3onm°W 8g H|;l 25„ 26„ 27,, 292_5.8.1(M3
n.2 8i'M;:!l,n.l :«,._,:«,. 1U2.1;i45,.,2
16, «13 18,,,,, .".1,3 55, 5913 612 63,.4
1«W,0 U1e 1191 '-Ui 121< 1243-o V25r.<
12713 1296 IM,.,, 1312 1322 188^.^
. fft. f\mi| I56y
V.5I 83t„
^r^l 1493-13
pxao.Lil 206 31„ 3*5 :>:.-, 86fl 59, 65„
119u I34u IU.W
araao»Li/ 144.
r^^a^jo-i»; 138,,
|.nmo;li| 37u 95, III,,,
|^M|S4„ 11,, 76, 801086a,88a H9,5
^»qjL| 873 1078
5^7-12-14 ^13 ^S-ü-O 8-10-18 ^SS-T^-S
57,„.,2-,;, 5810.13.„ 59„ (%,„ 63g 64,
104 Dl. 1 M0M 145e.,3
1365-o 13Vn 1388 139i-7 1402-G-8
n. 1
148,3 "92-4 '503 1524 153u
— . |^uuu9! 382 46,4 52,
lloannm«,) 1l;).a 49, ■>!, 58,,
1333.„.8 n. 1 153,
15ö„
m ■ nnf 46»
"\~ji| 30,
1**1 «»
I'', ■-„
vioa^il 20 n. 4 23,
25, 26, 27,,
-rDa^vpj 1I82
^*^> 135,,
p^o 63„
^ 392
popo llö,(J
p^=> 352
pLij loj,. a 95ß
) ^«f> .. ,^« . -. 117,,
( i -" Loi-O 313 95,
|oi3( C^a 108,., 109„
50;! ü^3 49,5
on^3j»o( ü-^> 403 41,3 542 56, 59,,
r^ . 1 . ^ifi , rn «i -tropf IS-^a 37g
>*oM( N^> 43,2
l-^ol N^= 65,6 90,3.„ 112,.
ü3oio.^i.~£>| I^aJS 113,,
. m .nn[ fcsj^a 66,,
^co-i) C^> 366 61,4 139s 143.
~ -^ - ™ -■ t^> 102, -
«,;%-» Ö05 95,3 103,. 116,„ 117^130,
63.
|E..iv>.y| 2n,, n. 4 30g 34,0 35g 59,.
23,3 "b 322 3*3 4ü3 «11 528
144, 146,
M-ü 22,.,,
53, MU 5<V,3 5«2 59l-4 617 63,0 &^-l
6712 10:-11 104iO "65 "912 123M '-5j
»3-8-,, «IHI la2r,-,:f '3*6 t462-*
127, = 130.
:/15
149,,
— ai-V| 474
PSocu!! 17, 19,, 11. 1.
|Lg£.m-ii| 113,.
Uioi| 594
pjLioi/ 46g H\ 119.,
^-S*^»i| 97„H,., 98.
,i( 52„
'0-S'lü-15
j; ;,
Väjo^. N^-a 58. 65,.
.m^ia^ N^s 63„,
jdoj^.^ K-^3 68s
pu; Co^> 1253
1 1- -~ ^ ■ Ka-3 612
|Lop*>4, Co^> 14s
| '^n- ISuti 245
ppa\ C^j wu
w^jpa C^j> 16 II. 1 .
|lm\^o N-j 7,3 SO,,,,.,
pi^^o D^*j 110,3
. r*\ . irt, ™\^ |S»J 189g 143-_,
PNjl^o &^j 996
^.Vovf ^«--^ 8a 157.
|»'öi£0 IS > -> 38, 153.,
^v.w ^^^^ 12,. n. 1.
| -\-n IS^> 39M0
p.öi. r^j i8 n. 1.
\ vi Snv fv^^j 6g
p^j^oj, poso 139,0
|las t^j> 17. n. 1.
lio^io p-ti^s ... IS-^> 14,3 n" '■•
I .^ya r»^i ai,._, 1395
Ipisa N^ 3910 76,3 ,-,,
|Löi., E^J 90.,
jVa^xo K~3 583
p^^o Co^s 40,3 106,3 1433
(liao IS^j 98,3
poy^> D^cs löly
\>.Opi IS^> 8,
ILoVJl IVa^ 93, ;
■ ™> ., ■ ,, n\ tSj^a 5023 52,3
. 81„ 90, 112, ,
oL IS^= 47„
^a^^mo 66, 680 106,2 10730 108,,, 110,,
"3,4 "W™ »55.8 «VlO 119ü l20l-3
«'2-8-,3 12Vl2 1235-8-13 12/',-2-S-7-.2
125li-ü-8-0-13 1262-3-ö-U-14 ^l-M-O-Ö-M
128, 138„ 140,,, 111, .s 147,,
1565
P^ji^» 9a 158 39^ 484 49„ 56,3 67M
760 93,0 1118 136,0 142,0 146ß 149,2
150]u„,4 1542
|Lo -> %"^o-Q 137,3
T. XXIII. — F. 2.
22
;.;s TABLE ALPRABETIQUE DES XOMS PROPRES SYRIAQUES. [162
|ja, P^ls IT 11. 1 IS.,, '-'n II. 'l 21.,,.
-VV^i^s-i^V'V11^::,111,
-»— pLL3» ILOA^iL Im,,
- i«^\^ m,,, n. 1.
— iwSx. |v= I-'., 17 n. 1 l'V. ~\
— ^r^ i;., 75,
|!SX.*> |^ lii,
|_^ ^. l^^-*i= Wfl 35, :;7-. : i ', '"',:
ivu^>, |»( — ^ i;;,,, /-',.' In25-ia
kx^> ^=, 17 11. 1 l«, 20 n. 'i In,
| ..in n ^a '> I ( .
I>f» V^ 152)3
1 1 ^ . X a ^a 58... !■''>,,
)xo.S ta, p^i -ia 260 't2,2 150 66,
»«„ »V,
|C^o.iL VJ, |l^o.il — ia I2.,37- 'il>., 117,., 134,,
INjl^o»! ;j> •'■',_-,
M..iaaV^ I'i II. 1.
— o i .in iv~> I'i,
H^V= W9„,
»COOJ-3 14,„ n. o.
| .vinn^ 80
^oj 1.^3 72(. -
11*1^,(1=0«^ 20()S71346ir,603., I04,a
1«.»
^
laioa^ lim.
M^, I198
.m^io^ d'Alexandrie
B9,.12 60)3 61, 6313.)6
-m-»%,"1^,
de Laodicee «,
.m^ia^de Singar 33„
l-1-^ 149ia l50i-fl
"HMu '■'''.
i.i 'i
^»^-^ ' 'v,
— jcq^A^ 125 n. 1 .
1^^ 78)0 m\ 107, i 'ii, 126,,, 147^149,
.«ici/^^ il<' Nazianze kobmi,
joq.^,^ de NiNirrsiin'' ,.
-•**»* de \\ -i i ,,.
IHm^*)^ HU,,
|,n.i*»^ 34, 35„
M> 83,
wo. 7S 58, 58- 04, 144,,
| n, iyo; !25„
maiAciJcc» 122 1-1, -
lioi 33„
|ol*. ^->, !«*• -i>--! 67,_8 121,,
|<*Sv IS\~> 25,., Sl„ '■<„, ''7,,,,. (8,
50, 56„ 60M73974, 83|2 90, 9ß1(H,
I07,(| Hi's 1 1 T , . , U9„ ,., 124, iailf| lil„,
'■'u
117.
— |ovS-! o,ISi~! 113.
lyoNS; |tCb— > '.'ii,
^,o;or. i::ii, 131,2 Ml,., I862 138,., 13«,
''"': '«ä*B M2M» 1433-12 M<M-S
Wäo-7-13 '1Sn
— |io^> I : !'. i-, 11. 1.
Ii
■ r,:;,, 11. 2.
*Si I'i. 11. 1.
I^jjj.-; I'i.
»ÄJÖüC^.; 139..
(Jot)
— i-Lüovi» p 139,3 n. 2.
..in.yi 39„
v--
QJ»CLiO» 39 II. I ■
s.
. rfi . fffr y>i 1 ! II i(
-COajSXiC» 130 II- -J.
01
"*^>0l l'.i,.,
|Lc4o-;Oi HO 11. 1.
looi Joint souventau verbepre-
cedent avec suppression
du o, : |Of*-l 84, I268 I49„ loaiol
8L |oi,»^o I33u |a£>LaxM Iii2,., Itva.»
^ctAüiaoooi 125.
p^r3oo> I8,n ":,
p^sooi 156
iii
llQ^vsoo, 10
II. I
^o, ^.,,11.1.
— -j^.O| 21 11. 1.
-.»oioi 142„ 155G
U^Vo, H n. 1 21 11. 1 i:\,-, '.'.I. '■"■'„
IQ»,» la^
~ =^i>«i 38,, 35fi i0„
)ion .^»oj 46* 98,
.m.trioi 9__tö hl n ii, n. 1-n. 2
12g 11. I 13, 14, n. 1 15, 11. 1
L610n. 1 i7Dn. 1 18,.,, n. 1-n. 2
ia2;g n. 1 20,^_9 n. 1-n. 2-n. 'i
21. .,, 11. 1 23. 832 36M 64,3 lls: ll912
l:n„ 144. I1ll2!<
I^q^eVo, in, |3o, , I34,0 I393 I46g
jdcu^jXo ernpereur 8„
jn i . to^o lieretifjuc 238
jn^iil,, 1075 117-., II«, 122, I
I26L 127,. 129, 134. 12;,. ,, 140,, 143
voj-i 1 18|2
1^.1 42.,
Iio-r- 2i„
1— ja- '',,
U«>-88ß I9„
tao-27,3 , i ,, 7M 130,3 134,0MO,
Hoax- I8j ■ ., ' ■ ■ ■ , .
4,
^Do|l^a-i .m,, a,
^L,^ooi4 20, n. ] .
— Vj.in.i.Nv>.t, 20 II. 1.
M.30,,
M"i"|, 8,48,.,
[163] TABLE ALPHABETIQUE DES NOMS PROPRES SYRIAQUES.
139
— M»"^*> I33la
— I^ni^jo l) 708
|Ln.,.q\j, 100.
■^!l°t4 :il>. n. 1.
-co,|;o4, '.IL' 11. 1.
I-">M, '■>"„, 11^,, 13610 i;:.„ I508 I5I„
to|jo^ ,'
|l«"»»i03lo 137,
^oom^ 138^ 139. 140.
U~£^^ !'- ,2 II., n . 10 n„ ,,. 7ia ;
|La^o,p 8(J 70,., 71„ '.lii. na ||:!|.
11 !, "V:IV'-,,
INJLL3. |jto |0
.m.m^i ^sto |3 i). ', _
U'aii «3Co 8„
U'.oou '.!,., l!s,, Hl., 50, 53, 8710 In2,,
UWll M„ 139,, M54
l_.»oov, |B— toov* IT 24.
^^,|a. Mo,. 111^ 117 i7|i im. _.,;,:,_
L,ls l:'-s-„-,:i «W,-,i7-k„h, 1510-7
1553 l563-1-7-<0-12 lr'7.i, 7
,±~a_ Baptistc 142.
^
M;V"3o ^i-
.o- 111
'l:l
»j-o. d' Arbeies so,
v-a- de Gouslrä 83,0
v»-a- Evangeliste 75, 76„
. mrt .\ n , 55,
.mauia. 56fi
jxjoj^o, 57g 132L, 140,,
Ujö- 69, 702 87, 107, 109-
^ooiuma. 59.
Jiujjop 978 130
— »m . fco)o.^ 130a
^ '34,
Ua^A 12,,, i(l [<io„,
M>a\ 63, 11. 1.
yj^O^ 101.
l^oi. In,,
J»QI*iA |H\,
lr.qyi\ 74,,,
U^öA 54. r.:i r,r, i
1 -\y^. y_
jaü- de Nisibe 339
jam- patriarche 134
•^.ajL. 3ö,„ III,,
r*
|5« 53„ 80ß 90,2 93,,
H-i 17,. n. J. in.. 21fl 23,0 in;,, lii,,
' — v^^3 V'L 21g
Ur" 139I3
ILo-jij 16 II. 1 l'.i., 109
v«iSäj 142
— ^U*" iu|n
— PNjIjäo :J7.
■ m . 1)0* ^Do^oa^aicxcoop 112.
X>
uj^o H,t 23g L40,
l-^^A^e» jLajJov^o -I-
^o^» oiLaj^i^io 10. '_ ' ; _
•so a^vco i a^io 12(1.
O-L-^OCXiO 19„
uaaax^JOio 19 11, 1.
w£00^3L^JQ.iO 31.
-noci l - rr~,n y> 7! *
U°^c eveque S3,
U<"<> legislateur ö83 70, um,, n
^Do^^io «02 i6,3 (78 Hin. I31J3 |;J2
10-11-12 '33|
— Jiaj,.\,» io,3 U. iöJ_„ in
| -^ ^ " ^ 98. .
.^a^^io 3S[0
|JLS| (liO 6<i.,
— U^jo |U- |Lio I1ils
l^*> 15,2 17. II. 1 TSj.. 111,,
— 1^. |ISXio 23,
1-ia^Q.io ll't,.,
ID^bl^ sSoaJo 69
Ujulüo 15 n. ] I6|n (11. i . ■
|N-,frra*i 39.
o^.\ö iq^c 10U
— c^\a»^ijc ioo n. L.
MjSoOO,, 70, Uni, ,137,3 i,i
v;jjo :lli; 62M Uli. [32.
UJo,Jiio 20 n . ', .
|IV*a*jo^q^o Im
-m^jo.ojo 20 n. ■', 23 -6Sfl 116
— vo;^iio 20 n. 4.
-cD^uiio d'Alexandrie 53 ,1
-ccu^io de Jerusalem 30,
lue 330
|Lo;io 330 I575
^'^ 77-n '■',■, 15, n n- 1 26, '-»1. n. 1
:;li:.;w,:. ''■■■; i!s '"-, '■; i»loä0, 53, ,
:,n,i ä70 5«,, ,;;(; -, S34 92, (M„ i"
100^128,. 1292.,3 134„ 136, 142,, 145g1488
|otSS v^jo MO
lü^JViO 31,. 60;,
)*.rx> 14, 17 II. 1 is., iga n. 1 74,
ixoaupo 97,
wJLi.po 34.
jsoo^ä 63.
va^o^o 13Q B. 4 l.i.
i.ia.^a-^o 13, 15 11. 1.
U
:i;'n »j ^ sii 89« «U 94, 102,
III,., !15,_g 136,, 140, 143,3 145, 156,0
I . ...>j^e '.!„ 2i. 109
ijjjaaaj 63u,
|Lo;J,aj 103
paj 338
Uooj 68n 127,., 140„
1,-jaioaÄ^o 31g 33„
^t^^ji^j lii>VM 149, I56„
- :ljJ -s-i- 295 31a 365 37,.,
Vodojqj n|n 9fi ii_ ii. 10 i3
hi'.i,. 120, 129,., 1:11,,., 142, 15
340
TABLE ALPIIABETIQUE DES NOMS PROPRES SYRIAQUES.
[1(14]
>cQ-.io^mj I43jg 150..
Ijüj 20 n. 2.
— |riLL*> 205
-iDcmiy 31.
U»
^136
^og .V-»co 46,.
li.frmim 61g II. 3.
joo.ouom 234 2712 28, 29, 818 32,.,, 35,
36,„ 4'», 505 5W «*« ^M 132i
U3an> 155 n . 1 .
-ia.pcim 1552
L£vai£Ki£o 97 '.13 [03 103 147
p a^müam 103
(.tun (013 66e 97? Ins., I19M I478
C^^iam IL 20 n. 2.
l^Vo m 117
(jl^Voä) 214 22g
^^ 62 86 93 10>-3 --5 ^IS :"':,-„ M3
S8„ 59,a 51g 538 76„ 78s 924 98. isr,. ;
cf. 188,
Ujl^-co, It^u^co 9, 1:;_ 59,.
) ^ - - ^ 89.
yQVi.m 12., .,„ n. 2-11. 'J 23.
1-l^javiVnn 12.,
vn.w.rr. S64
l^.tm 6. 14,2 81„ 32g., 59,. 61„ 95.
pm> 13 11. 4.
^CDOJQ^CO 138. 141,
l*üa\£o 66.
■ n Aap 29, ,
| i .^vifn II n. 2.
l^fYi l . fi^aSnm 1 1 .
IV^I-LCD (6M
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Chrysostome i47B
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M^os 2S„ n. 4.
lins 28„
.mcAcis 7, '.!,, ,0 11 11. 10 12, 32., 85. 57,
586 88,3 'J1s llL'r, M64
onai^as 132 n. 1-n. 4-n. 7.
— l_L^\a=> 182 n.2- n. 5-n. 6-n. 8
187 n. 3.
l^o,;. (jocl3 148u-149,
joo^u 126. 137,|
Imjloi) I12S 121
m i;^y> 8,2 131,
— Ilnimiia^o 189
MoJas 63 48b 4612 5h.,.,, ;,!,„ 53, 54u
70„
7L, 88g 899 14610 152.154,2
— a»V3L( :in,lrt 12. Ui'.i,., 117 II. 2.
— ^cd^ISoo 12,. , 86.
.roo^s apötl-C 12,ü I::, II. 4 83„
j«o^3 frerede S. Basile 127,.,,.,
kJ^v^a 27. 186a
— JiuJp^S 27,'
.m »\ti3^3 81.
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la»T\.i 24g so., '.is„ 109, Ms,., n in,,,
va^ ra\ . «) Ii«'.,
H--*64,0 155,
1:10,.
— l*-A«i»*.1Bn.3i«^MM1n.2-
n.5-n. 6-n. 8133.11. 2 i3<i,2n. 2
i377)nn. 2-n. 3-n. 4 i38„_„ n. 1.
vCl^Xs 98.,
u^m^a 314 n. 4.
m.Nflqj>iq 31.
^^xoan^is 01,. n. 1.
ID^ajLS 78. U04_- 140, 141...
Kr3 9,2 U8
^^061311. 2.
Utdcjs 233 29„324 55,, 66. 76, 117, 121,.
128,. 1254 131. 134,, 142_.8 140,.
vattAÄ»»OiV3 los
— rn.m;oy3 108 n. 1.
U>o^ 17 n. 1 13,, 235
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^ö^t^s 17 n. 1 is, 20 n. 4 22,, sa.
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|^i«u. 483443 62. B6a134s
— -^V^» 62,0 ''-,"
- *sfcV*^ 136,2 137., 1513
— M^-^^o 137,
— Ilaj^^» IS,. M, g
— |laj?^*» 971(j I60„
[165] TABLE ALPHABETIQUE DES NOMS PROPRES SYRIAQUES.
341
|^cu> 35, 37g «M0 70, 72^, 152,
— «ft\ <■*>" 85.
— ■ "-^ «t | n;s 140..
pCOOQ-O 84,.
vQ.i.^OQ^O 156.
— «^ooclo 156 H . 1 .
_£DQ-L.,_)a_0 118,. i-l
*XDQJL.,J-a-0 142,.
P^j^do-d 373 n. 1 382 39, 42. 54,
«Wu-IB "• 1 6712 '"-■" l0Vl< l068
lls, l«w I '•'■',.,:, 1524 156, I572
^i»t4aM 21 Jl ■ 1 255 27,4 35u
38, 410 44„ 45, 55„ 663
vOU^I^rDClD 56 , 140,.
LßQ_ß 18u
fr^cm i8n n. 2.
p-»Q_D 153,,
— (ju»a*£) 1574 n, 2.
Lj-ucAVq-d 21^ 22
— q_loc^.Vq_o 1442
wÄiQ^iafl M2U 143,., 1442 I494 I56g
vn°.m,^, 29,2
J-l-QJQ-^-D 151,
1 5
lH^ 9:Vr,
po, .i\n 158,, 1574
JOO^Ü 61,
Ms-.V'^' 648
V^-n 33,
I^cojuj 176 n. 1 18 n. 1. 21,, 46,{)
[N .wi i p 75..
paiß 36,, 52, I32,3 134, 136ß
Ipo^^D 92,.
U-r^n 31, 33„ 42,2460503 732 107,. 100,,
120^ 1233 125,
(^DOjaa 60u 119,.
P^jOjSlo 73, 106,, 1076
|Loi^ 96g_12
voip> 238
ILopj I.V.,,,
M^ 782.3
Ma-'f I540
^aoNx.^1 23,
— ^ol.^^) 28 n. 2.
— unajui-pa 23 n. 2.
■ m.n^. 60, 113,
^o » m ■ r»j^ 33^
|>.t^> 1102
pi^o^u 29„
ivc^> 20 n. 2.
1U- ^.i 42,. 76„ 91,
|lo-=i 1443
|mi^ lo-ai 138,
|1S^^. Loo» 1Ö6,2
l^o,V 24.,
Ilo-^o,! 102,4 1082
iMoii 12,(1 n. 17 272 n. 1
n. 1
56, n. 1 136S.9.U n. 2-n. 4-n. 5
137,, n. 1 H72 n. 1 ia„ n. 5.
L0000.V 60„ 61, „ 90,, 101, 124,. 137,,
p.o! 6, 326 76, 80, 105,,, 113, 130ß 144,
|ot^> P-o> 49g
p.aa. (_oi 17 n. 1 18, 20 11. 4
21 7") 94 139
-1,-2 '-1, »*6 W»g
p.TO„D v*,OI 32,
- ^.m, p.oi 32,,_,3 1053
- pL^j L^oJ 59
jaaij>9oi 48ß 49_
(jiJ.ÄJ..a -jQ-.i 156.
loiS. -Jcu-V 28„,
| ■ i v i a N v ..» 969
(•prxs Do<i~» 76,,,
a n ■ ti'ioi jl.! 95,,
. m.rrtioi ^i*i 9g 17, 18„ 22„
lr( -Ooi 45„
Loa.! 139,,
|lo^x{, -^«V 1436
P&JU IL
is^oojov» 30,
p-o N^o* 146,3
|lSw^i.ai 100,
"fc.a** 602 63,4
•^Injni 8ö3
^^ä» 45,3 /,7ö
).fr«lnt 17,
viiuu d'Amid :n,f,
^o^ä» de Perse 29,.,,
— l-^j P> v?"" 29,,
^yyi magicien 12, „ d. 9.
PV*"> 18 n. 2 19,
1 1 *••* ioj.ai 483
|V*3ji 88,,
p^i lo^äi i205.u.ß
L
väo4o»|i de Laodicee 42,3
^oaio.u heretique 23,n
jeo>o;|L 104, 106,3
p\~io,|L 142,3 n- 1
.m^m|L 106,, 1103_,.,0_,, 151,, 1565
p*o|L 340
1 m. io]L 31fl
11*3011. 140, n. 1 iöi„.13 n. 2-n. 3 152,.
M.D. 1-n. 4l53„, n. 1. I54,1569
157, n. 1.
vo^,|L 80,3
l-ia^l 8, 31,3 462 60.
lla.C^AL 68 17 n. 1 18, n. 1 21, 75,_
paiL 1193 n. 1 137,, II. 5 150 is D. 1
TABLE ANAIATIQUE DES MATTERES
TEXTE ET TltADUCTIOX 1 il l.iT
Chapitre prcmicr. — Dans lequel il nous faut faire connailrc comment Satan a
pu des lc commcncement s'elever contre l'Eglise et quclles sont les
ruses qu'il a enseignees aux siens (>
II - Quelles sont les heresies qui sc sont separees de l'Eglise; quelle est l'opi-
nion de chaeune d'elles; quelles sont Celles qul ontcorrompu les Livres
(sainls) et quelles sont Celles qui ne les ont) pas (corrompus) 10
III. — Sur Arius; d'oü il vint ä celle erreur; sur la liberte quo possederent
Alexandre et ses compag-iums envers lui et qu'est-ce qui fut la cause
de la reunion du concile X>
IV. -- Lettre de l'empereur, qui ordonne qu'un concile se reunissc ä X'ieee, ville de
Bithynie 28
V. — Excuse de Simon le Perse; combien d'eveques se reunirent et sur la liberte
que possederent les orthodoxes 2fl
VI. — Quo fit le concile, quand il fut reuni; qucls sont ceux qui endurerent des
maux de la part des Ariens et quels sont ceux qui n'(en endurerent
pas :>2
VII. — Sur la l'raude qu'Arius voulut eommettre envers l'Eglise apres sa pre-
miere condamnation et sur la punition qu'il recut de Dieu a la priere
d'Alexandre de Constantinoplc 37
VIII. - Histoire des actions de saint Euslathc cl de Melece, les evdques d'An-
tioclie; (juels maux ils endurerent de In part de ceux d'Eusebe et de
leurs partisans, les Ariens impies 'ii>
IX. Histoire des actions du bienheureux Athanase el quels maux il endura de
la pari des Ariens du parti de Theognis et d'Eusebe 'i7
X. - (Juels maux (ieorges l'Arien lit endurer aux fideles d'Alexandrie et sur le
genre de sa morl de la part des fideles . . 5t)
XI. Sur Kudoxius l'Arien et qu(ds maux il lit endurer aux fideles d'Antioche. . . ü'i
XII. - Histoire de Mar Gregoire, l'öveque de Nöocösaröe -. . . 68
XIII. — Sur l'impie Aetius et sur sa perversile i»">
XI \'. -- Sur l'impie Eunomius; de quelle maniere il regul la doctrine et de qui;
comment il ötait evßque et par qui il Tut jete en exil et sur l'opinion de
l'impie HH
XV. — Histoire de saint Mar Basilc qui fait connaitre la ])erfection de ses actions;
sur la guerre qui eut lieu contre lui de la part de Valens l'impie el sur
la ün de sa vie |u7
X\'l. — Histoire sur Flavien et ses actions, sur le mode de sa doctrine et sur la
guerre qui eut lieu contre lui de la pari de Valens, l'empereur impie. 129
[167] TABLK AXALYTIQUF, HKS MATTERES. 343
XVII. — Sur l'illustre naissance de Diodore et la peri'ection de ses actions; quels
tcmoignages lcs saints lui onl rendus et sur sa constancc dans la
vrrile 138
XVIII. — llistoire du bienheureux Jean: sur sa i'amille et la perfection de ses
actions ; sur la guerre qui eut lieu contre lui ; sur son eloquence et
comment il fut constanl dans la religion, apres avoir ele jete en exil. 147
Table des citations 138
Table alphabetique des noms propres syriaques et des mots etrangers ou remar-
quables 160
HISTOIRE
DE YAHYA-IBN-SA1D D'ANTIOCHE
CONTINUATEUR DE SA ID-IBN-BITRIO
PATR. on. — T. XXIII. — F. 3. 2:J
HISTOIRE
DE YAHYAIBNSAUD D'ANTIOCHE
CONTINUATEUR DE SMD-IBN-B1TRIÖ
EDITEE ET TRADÜITE EN FRANCAIS
PAR
I, KRATCHKOVSKY ET A. VASILIEV
FASCICULE II
LISTE DES ABREVIATIONS
B. — Paris, Bibliotheque nationale, Fonds arabe n° 291 ff. 82M37".
C. — Manuscrit d'Alexandrie.
Ch. — L. Cheikho, Annales Yahia Ihn Said Antiochensis, Corpus scriptorum christiano-
rum orientalium, curantibus Chahot, Güidi etc. Scriptores arabici. Textus. Series
tertia. Tomus VII. Beryti-Parisiis, 1909.
L. — Manuscrit de Beyrouth.
Mednikov. — Mednikov, La Palestine depuis la conquete par les Arabes jusqu'aux
Croisades (en russe. Additions, II (1), Saint-Petersbourg, 1897.
P. — Manuscrit de la Bibliotheque publique ä Leningrad.
1{. — Rosen. L'empereur Basile Bulgaroktonos (le Tueur des Bulgares). Extraits de la
Chronique de Yahya d'Antioche (en russe). Saint-Petersbourg, 1883.
S. — Manuscrit du Musee Asiatique ä Leningrad.
Vasiliev. — Vasiliev, Byzance et les Arabes. Les relations politiques entre Byzance et
les Arabes ä l'epoque de la dynastie macedonienne (en russe). Saint-Petersbourg,
1902.
[141] DE YAHYA-IBN-SA'ID DANTIOCIIK 349
4_'l»JUij "w — »-=»J *—>" A_L-, "ja j&-i> iS"^-^" (V« öv^*" P-'S* HjojYI f*> — äiL»S
^^-j (j^jVl (JjL-I oX»j ^'Lt i_. Ajjj yJ'j Äi-Ij '-V^' (T-HJ -*~£j>-j ya< ij-fcft /^o
1. S ^y>\. — 2. BCh om. — 3. BCCh om. quatre mots. — 4. S /m\. — 5. LS J-s. —
6. C om. dep. * — 7. B ooiiU. — 8. C om. — 9. S ^1. — 10. L cfr—^j! (= Miska-
waih, The Eclipse, index, p. 1). — 11. PS [Vust'Lä L ^s^J» Cf. Miskawaih, II, 263 et
index, p. 84. — 12. S ^jt. — 13. Ch (p. 310) äJJ male. — 14. BCCh om. depuis '. —
15. S I*~j'. — 16. P s.p. Cf. Wüstenfeld, Geschichte der Fatimiden-Chalifen, 113-Bir. —
17. BLSCh JäJ\ j3j^\ P add. ja^l bis. — 18. Ch xuJ. — 19. BLSCh (JLL->I js^l.
Quant ä Djaouhar, il envoya Dja'far-ibn-Faläb avec une grande armee,
de l'Egypte en Syrie au mois de gafar de l'an 359'. Au mois de rabi' II"
il s'empara de Ramla et apres en avoir emmene en captivite al-Hasan-ibn-
'Obeidallah et un grand nombre d'Iklichidites, il les envoya en Egypte,
oü pendant quelque temps ils resterent en prison. Puis ils furent transferes
dans le Maghrib aupres d'al-Mou'izz-lidiü- Allah, celui-ci les gracia. Plus
tard Ibn-Faläh se rendit ä Damas, dont il s'empara.
A Bagdad al-Abbas-ibn-al-Hasan-ach-Chiräzi, ayant ete destitue de
l'emploi de vizir, le mercredi quatrieme jour de djoumada II de l'an 359 :i
Mohammed-ibn-F. sandj.s fut nomme ä sa place. Puis il fut arrete, ses
biens furent confisques, et, le vingt-neuvieme jour de redjeb de l'an 360 '
al-Abbas-ibn-al-Hasan-ach-Chiräzi fut investi du titre de vizir pour la
seconde fois.
Au mois de Cha'ban de l'an 359 5 T. b. r l'Ikbchide alla sur le territoire
de l'Egypte Inferieure oü apres avoir rassemble une troupe d'hommes il
envahit par surprise al-Farama; apres avoir saisi son gouverneur et enleve
1. 14 dec. 969-11 janvier 970. —2. 11 fevrier-11 mars 970. — 3. 14 avril 970. —
4. 28 mai 971. —5.9 juin-7 juillet 970.
350 HISTOIRE. [142]
* P f. 30". <J' <Lj>-j fc-ii-lj icL«j>- ,j ju j^l y-ij*i jy iJ*' (j-« jl— >> *-*^- fr^^119 fJ^r'
£*-J 5ÖJI ^ JI^S J * lj> ^U ^^ j»j». Jl \ -JL$ fUJL ^ 4^l
* R p. 182. ^-iliaj I Jl <u>li- ,- »li m U.ke- 1 »5s__t yjj \^ t-DIs Zw _^*f .r-tS
♦Chp.139. ** L- ^ " ».,*„"
*sp. 95. ^^Lt^l u~ä£-YI <=-yj i^Dl J CjU- * jui^u-iJI j, i0 ,j~j\>_ ^>y. Ü^J
Ja^l'l ifr 4o J^J 4^ 1<>C$JÜ\ ^^Cjlj t-_^ I5^JCUil jT-Ms 14J;I l3JüL)'ls fLÜt
1. P yuä j&\.. — 2. BCh um. dep. \ — 3. S jJI. — 4. P ^. — 5. BLSCh ora.
quatre mots. — ü. BLSCh om. — 7. S j^Jl — 8. S ^1. — 9. P &. — 10. BPCh
~A:. - 11. BLSR *±£i\ P s. p. Cl) »A*S!1. Cf. ]YCistenfeld, op. cit. , 112 sq. et de Goeje,
Memoire sur les Carmathes2, 188, ubi al-A'sam. — 12. LSCli add. Jt. — 13. B -~'j-
— 14. BPR ^. — 15. Ch ^z;~J\.. — 16. L om.
ses biens, il s'empara de cette region. Alors Djaouhar envoya contre lui
des troupes de l'Egypte. T. b. r se mit en marche et arriva ä Cahradjt',
oü les troupes (de Djaouhar) Latteignirent. Puis T. b. r prit la fuite;
Cahradjt fut pillee et uu grand nombre de ses habitants tomberent dans
la misere. Ayant echappe par la fuite, T. b. r nionta sur un vaisseau pour
se diriger vers le pays des Grecs. Un homme des habitants de Tyr (Cour),
nomme Ibn-Aban, lequel commandait ä un dctachement, inarcha contre
lui et apres s'en etre empare le transporta en Syrie aupres d'Ibn-Falah qui
l'envoya ä Micr aupres de Djaouhar. Au mois de chawwal de cette nu-me
annee 2 il y fut promene ignoininieusement (dans les rucs) et apres huitmois
d'emprisonnement mourut en prison. On emporta (son corps), on ecorcha
le cadavre et on le crucifia pres d'un belvedere entrc Micr et le Caire.
Puis3 en Fan 360'' Dja'far-ibn-Faläh envoya de Damas contre Antioc he
♦Chp.i39. une grande armce * commandec par son serviteur Foutouh, qui resta pres
de cette villc pendant cinq mois. Mais malgre ses ruses, il n'aboutit pas.
Jean, fils d<- Tzimiszes •"', faisait alors la guerrc en Bulgarie. Le Carmatlie
al-AVam envahit la Syrie. Alors Ibn-Falah fit rappeler Foutouh et les
troupes, qui etaient avec lui, pour sc renforcer contre lc Carmathe. (Les
1. V. lacut, in, 437. — 2. 7 aoüt-4 scptcmbre 970. — 3. Ici commence la traduc-
tion russe de Rosen, 181-182. — 4. 4 novembre 970-23 octobre 971. — 5. Dans le texte
arabe Yänts ibn Ach-Chamchaqiq.
[143] DE YAHYA-IBN-SA'ID D'ANTIOCHE. 351
J^ J *h3 Jy^ <> J*i- L. 'Vj Jtlij 9*£ 8^ ^ V1 i i*^)
"^ ji^ji ^jj c>u 13t>. >~ bUJb jj^ J J~jä\ ^Vi "uijj
^ J^jj ^ J 17jk.^l! 16jUj *>Lp * jJ^I Jy-jj c^ i:,Cf) fjris
1. B >^. — 2. Ch add. U. — 3. L v^Jä-U. — 4. P U,^>. — 5. BLSRCh ^U
cH P J. - 6. BLSCh J^Lä^. - 7. P Li!. -8. Ch ^1. -9. P jb U)l. -
10. PR bj. — 11. LSCh Jl_,j. — 12. Cf. supra. — 13. S ^L — 14. P U^j. — 15. Ch
^. — 16. BLSCh J. - 17. BLSCh ora. — 18. S ^i-talj. — 19. S ^Jal fc-.. -
2Ü. BCh omm. dep. *. — 21. P j\fr. — 22. BCh om. — 23. S om. deux mots. —
24. BCh om. dep. *. S add. J^!! p> j*y
troupes de Foutouh) quitterent Antioche, dont les habitants avaient eprouve
beaucoup de dommage ä cause du siege. Apres Ie depart (de Foutouh)
uu tremblement de terre eut lieu ä Antioche et une grande partie de ses
murailles s'ecroula. L'empereur (Jean), fds de Tzimiszes, envoya alors Michel
Bourtzes (al-Bourdji) avec douze mille ouvriers et manoeuvres; ils rebätirent
les murailles ecroulees et les restaurereut dans leur etat primitif '.
A l'arrivee du Carmathe al-A'gam ä Damas, Dja'far-ibn-Faläh se porta
ä sa rencontre. Une bataille eut lieu entre eux, et Ibn-Faläh fut mis en
fuite. Alors le Carmathe, s'etant empare de ses troupes, marcha vers l'Egypte,
oü il fit halte pres d^Ain-Chems. Les troupes sortirent contre lui, et une
bataille s'engagea entre eux, au delä du Caire, le vendredi premier jour
de rabi' I de l'an 361 2, oü un nombre considerable de Maghrebins fut tue.
Puis le dimanche troisieme jour du meme mois 3 un second choc eut lieu
entre eux, et au soleil couche le Carmathe prit la fuite. Les Maghrebins
pillerent ses troupeaux, et (le Carmathe) marcha vers Ramla.
1. Ici finit la traduction de Rosen. — 2. 22 decembre 971. — 3. 24 decembre 971.
352 HIST01RE. [144]
~.u *aI=-Is Ijjc-Jä) jl *Jjji\>~yi^ ö'j-jl=^Vi y» ,Ji> ,3*-* j*3-*? j*^ ijS^j
^».li- » ' tlluli »«j ^r*3^ (_J| J-^yj *-jL«-^>j [V"-".? iV*-^ *"■"" ^^ tV° 0_y^~
l*fL_~- 1,!t^>j j*y?- «}^\ J>_-^ ^j^sliolj
1. BLSCh add. .IT — 2. BCh om. dep. *. LS post j^i\ habet i^Vi SiJt ^. —
3. BCh ->-*j. — 4. L rj'. — 5. BLS wLib. ^i-j ^J^.1 ^- (= Ch om. fc~). — 6. Ch
yS\. _ 7. p » J. _ 8. B xJi. ~ 9. BCh rVi J. — 10. BLSCh »jL J. — 11. Ch
add. l^liij. —12. P UkkA. — 13. B ^U,.
Djaouhar ordonna en Egypte aux lkhchidites et aux Kafourites, qui
restaient encore vivants, de se reunir. Lorsqu'ils se fureiit reuais au nombre
de plus de mille serviteurs (ghoulam), il les fit arreter et, apres les avoir
charges de fers, les mit dans uiie prison, qu'il avait preparee pour eux,
le mardi troisieme jour du mois de rabi' II de l'an 361 '.
Apres la fuite du Carmathe, Djaouhar avait envoye en Syrie Ibrahim,
son neveu (fils de son frere), avec une grande armee, qui rencontra (le
Carmathe). Les deux armees en vinrent aux niains, et les Maghrebins,
tous jusqu'au dernier, s'enfuirent et entrerent en Egypte au mois de rama-
dhan de la meine annee'-. C'etaient les boeul's qui portaient leurs bagages
et leurs effets ä cause du manque de montures. Le Carmathe resta ä Hanila.
Le jeudi cinquieme jour du mois de cafar de l'an 'Mv2 ' al-Mou'izz-lidin-
illali quitta la ville de Qa'irouwan pour aller en Egypte. Arrive au Caire
le mardi septieme jour du mois de ramadhan de cette meme annee ', il s'y
etablit et en lil la capitale de son empire. Puis il mit. en liberte tous les
lkhchidites et les Kafourites, que Djaouhar avaia mis en prison, et les
laissa partir.
I. 23 janvier 1)72. — 2. 16 juin-15 juillel 972. —3. L5 novcmbre072. — 4. 11 juin 973.
[145] DE YAHYA-IBN-SA'ID D'ANTIOCHE. 353
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1. PBR ^j. — 2. Ch ,ÜJ|. — 3. S ^j^l 4JLo cr--. — 4. BCh om. — 5. P y~^ B
(j^?.. — 6. B *ir^. — 7. R. c^Jl. — 8. PCh. om. — 9. B L-j. — 10. B ^l. —
11. S ^1. — 12. Ch. add. ^. — 13. S ^1. — 14. LSR Jue. — 15. BLSCh. Ji=i.
— 16. PSL J=r*. -- 17. P c^\v- — 1«. S all — 19. BLSCh. ÜLxw>y. — 20. LS
jL. — 21. BLS iwjs» P.S. p. C Vj». Ch. W». — 22. BCh om. — 23. BCh. J-»M*
S om. — 24. BLSCh om. quatre mots. — 25. Ch ^-\c — 26. BCh. j^ . -- 27. S
jJc\2. — 28. BLSCh. ^-iU-.jjJ!.
Au retour ( de la Bulgarie, (Jean), fils de Tzimiszes, fit la guerre au
pays de l'Islam. Apres avoir traverse l'Euphrate pres de Malathvah (Melitene)
au mois de zou-1-hidja de l'an 361 -, il se dirigea vers Diyar-Rabi'a avec de
nombreuses troupes et entra ä Nisibe le samedi premier mouharrem de
Fan 362'; il massacra, captura, * brüla et resta ä Nisibe jusqu'ä ce que*chp.i4o.
l'affaire entre lui et Abou-Taffhlib-iba-Nacir-ad-DaouIah-al-Ha'san-iba-'Obei-
dallah-ibn-Hamdan eüt ete reglee ä la condition d'une Suspension des hos-
tilites et du payement d'un tribut annuel. Puis apres avoir fait payer d'avance
le tribut d'un an, il s'approcha de Mäyafariqin et demanda que (la ville)
se rendit. Mais son desir ne l'ut pas accompli. Apres avoir laisse ä Bathn-
Hanzith comme domesticos de l'Orieut Tun de ses serviteurs (ghoulam),
il partit. Quand l'empereur eut quitte ces pays, (le domesticos) laissa Bathn-
Hanzith pour aller ä Amide, qu'il assiegea. Au mois de ramadhan de l'an
362 ' une grande bataille v eut lieu entre lui et les musulmans. Un grand
nombre de combattants des deux cötes l'urent alors tues ; le domesticos
avec beaucoup de ses soldats furent faits prisonuiers, et les musulmans
1. Ici commence la traduction russe de Rosen, 184. — 2. 13 soptemtare-ll outobre 972.
— 3. 12 octobre 972. —4.5 juin-4 juillet 973.
* P f. SV
354 HISTOIRE. [146]
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^y icLa- «Jl 2l£.^iss «j^<Jl J\ iljti j^ jU 20-\s jI.ä. i^jJI Je jl^j
1. LSCh. .^J-Jt. — 2. S UjU. — 3. BLSCh. JjL~~*.d\. — 4. BS -\>. —
5. LSCh jl. — 6. BLSCh. om. deux mots. — 7. BLSCh. !Ji,. — 8. BCh. ^*s.
— 9. B v_J*.:. - 10. LS. om. dep. \ — 11. P wJJiL. — 12, LS add. y.\ ^^
aUw Jl ^JlJjj 7oJI i.jj j!j^^ ch w-iij. — 13. P UL^j. — 19. BLSCh. Ifelc. —
15. BLSCh. äJWl. — 16. BLS L^(> — 17. LS C^.Jüj. — 18. Ch. wl^kal S
^I^Ltel. — 19. LSCh. l~iy — 20. BCh. om. — 21. BLSCh. ,Li.
s'emparerent dun riche butin d'armes et tle munitions. Lc domesticos
resta en captivite cliez Abou-Taghlib jusqu'ä sa mort qui arriva au mois
de djoumada II de Fan 363 '.
Lorsque les Grecs eureut traite Nisibe conime ils avaient fait, les habitants
de Mossoul, ceux-ci elTra\Tes, resolurent de descendre ä Bagdad; niais
Abou-Taghlib-ibn-Hamdan les en empeclia. Gelte nouvelle parvint a Bagdad,
dont les habitants s'agiterent vivement. Le bas peuple se revolta ; ils se
dirigerent avec les corans ouverts vers le palais du sultan et firent grand
tapage et lorsqu'ils y l'urent entres par force, ils tirerent les armes dans
le palais du sultan et desirerent ardemmeat arriver jusqu'ä lui, en s'agitant
de cette maniere(?) 2. (Le sultan) ordonna alors de les faire sortir et de
les repousser. Pnis on tira des fleches contre eux, et ils s'en alleiviil, apres
qu'uu grand nombre d'entre eux eut ete tue. La ville resta dans uu etat
d'agitalion et de troubles.
'Izz-ad-Daoulah-Bakhtyar avait qjiitte* Bagdad pour aller ä Ivoufah.
Un grand nombre de chefs (cheikhs) de cette ville sortirent ä sa rencontre
1. 27 fevrier-27 mars 974. Ici linit la traduetion de Hosen. — 2. Le texte n'est
pas tout a l'ait clair.
[147] DE YAHYA-IBN-SA'ID D'ANTIOCHE. 355
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'-^.i^Ylj oLill <^UI ^ ^3 ' jl_j-Vlj Pylj-t)l Ll~) iljdlj 6L«V1 ÄcUf-j * B f_ l01_
1. BLSCh. \SL.. — 2. P add. wU. — 3. BCli. add. *.J\ ^ _JI. — 4. LS
^L. — 5. BLSCh om. — 6. BS Ui. — 7. BS ^V-C. — 8. P w^Lsr^!. — 9. BLSCh
0111, deux mots. — 10. BLSCh om. trois mots. — 11. LSCh ^i^a. — 12. BLSCh 'Lp.
— 13. P büj. — 14. P UIU — 15. LS J-Ip. — 16. BLSCh 1-Ul ^Jl. — 17. BLSCh
^Jj. — 18. BLSCh ^..JL-JI. — 19 BLS ^ri!C. — 20. S L^L. — 21. PS UJ». —
22. BCh ^sA'. — 23. Sy»U. — 24. P JÜä^lj.
et se plaiguirent ä lui de la peur que les Grecs jetaient parmi eux et parmi
les habitants de Bagdad, disant qu'ils ne pourraient pas leur resister, s'ils
recommencaient la guerre; et ils lui demanderent de les defendre contre
eux. II leur apprit alors qu'il avait l'intention de leur faire la guerre ; mais
qu'il irait (auparavant) ä Bagdad et de lä marcherait contre les Grecs.
Mohammed ibn-Baqiyah (Naqiyah), envoya ä Bagdad une lettre au
chambellan (hadjib) Sebouktekin, lui ordonnant de venir aupres de lui, de
s'equiper et de se preparer pour partir avec lui contre le pays des Grecs, de
Commander aux habitants du pays de preparer les armes et de marcher
avec lui. Arrive ä Bagdad, Ibn Baqiyah (Naqiyah) proclama que la popula-
tion devait, selon son pouvoir, preparer des forces et des armes. Aupres du
bas peuple furent secretement envoyes (des gens) pour lui faire montrer
ses armes et le faire marcher devant eux, afin que les Grecs puissent se
i-endre compte de la fermete de leurs intentions et de la grande quantite
(de leurs troupes) marchant contre eux. Le chambellan Sebouktekin * decou- *Chp.»i.
vrit ainsi beaucoup d'armes et une quantite puissante de munitions de
guerre. Lui ä cheval et escorte d'Abou-Thahir, d'Abou-Ishaq, frere de
Bakhtiyar, et de plusieurs emirs et chefs d'armee, il passa avec eux par les
rues et les marches. II se trouva que dans le peuple il y eut plus de soixante
356 HISTOIRE. [148]
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^äJj II». JiÄj dUi J ^Yl pälijj Ijljf p3j^j jlädl j^o jj — 5Cj 6ljl,;
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j^ill J JUJI i^jJjT UJj 14^ ^!U y 13Cl~5 Vj K'<-^ sÜJLw 11aJ ^< Jj ^
1. S L~J! cJsj. — 2. BCh ja*}. — 3. LS om. — 4. BP ,0,Uj- — 5. S Ij-ii-b..
— 6. BLSCh ,LJl; l.l^.. — 7. PLS ^y Ch Wji (sie!). — 8. BLSCh «Jj. -
9. BLSCh ^jIüj. — 10. Ch >ö~*Jt. —.11. B \±=A. - 12. Ch L-Ü'. — 13. S . -i.. —
14. S om.
mille hommes jeunes et robustes qui etaient armes. Ce fut uue grande
journee, qui fiuit cepeudant par une revolte. Le bas peuple osa porter
ouvertement les armes et moutrer peu de respect pour le sultan, parce
qu'il avait montre qu'il avait besoin d'eux, et avait demande leur appui.
Ils formerent deux partis : celui des Sunnites et oelui des Chi'ites; ils se
mirent ä se maudire lim Lautre, ue penserent plus aux Grecs et laisserent
rette question de cöte. Ils commencerent a combattre les uns coutre les
autres, de sorte que de grauds engagements eureut lieu eutre eux ; il y eut
des victimes des deux cötes, le sultan (Haut trop faible pour les arreter
et les repousser. Ils se livrerent alors au brigandage, ils enlevaient aux
gens les vetements pendant le jour et se jetaieut ouvertement sur les
boutiques et les demeures des marchaads. L'affaire devint grave et extreme-
ment serieuse; les gens en souffrirenl cruellement et les marches devinrent
vides.
Sur cos entrefaites 'Izz-ad-Daoulah-Bakhtiyar arrive a Bagdad espera
qu'a son arrivee les desordres cesseraient et qu'en face de Lui la craiate
gagnerait leurs coeurs. Mais ce fut le contraire : les vagabonds et les
miserables Qreat de ces desordres un gagne-paia, de sorte que personne
ne fut plus maitre de sa vie ni de sa forlune. Comme les desordres a Bagdad
9'aggravaieat et continuaient, la neeessiti' forca le sultan ä mettre Le feu
[149] DE YAHYA-IBN-SA'ID DANTIOCHE. 357
•jjiUj i;uw ^ ^ui ^.j jiuji ji jj)j ^. i- j- o» i-s L-Ji vl.
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j-^lcj OL-j! Ol JL»» jl ^k U.^ JUJI 14jjlii ÜL^. L*J jl£j a»U«1
1. LS vi^slüj. — 2. P ü,j^l. — 3. S om.^i. — 4. S ^-^1. — 5. BCh om. dep.*.
_ 6. BP U-40. — 7. BLS ^>. — 8. BLS SyjJI. — 9. S om. — 10. B om. —
11. P 10. 1. - 12. Ch tiUl. — 13. BLSCh JUU — 14. BLSCh ;/■'«. - 15. B läljij.
au cöte occidental de la ville, le samedi vingt-huitieme jour du mois de
ramadhan de Fan 362 ' ; (le quartier) de Bab-al-Bacrah et les parties envi-
ronnantes, de l'extremite de Birkah-Zalzal - ä as-Simäkin furent brüles. Le
peuple fut empeche d'eteindre le feu, qui gagna le cöte droit et gauche, et
un nombre enorme d'hommes, de femmes, d'enfants et de betes furent
brüles vifs. L'affaire fut epouvantable ; 011 n'avait jamais vu ni entendu rien
de semblable. Les gens se transporterent du cöte occidental de Bagdad
vers le cöte oriental, parce que celui-ci etait tranquille, tandis que le cöte
occidental se trouvait en etat de revolte. Ensuite le sultan, apres avoir
saisi dix-huit liommes d'entre les vagabonds et les rebelies, en fit tuer
quatre et ayant accorde le pardon (l'aman) aux autres, leur promit des
vivres. La calamite diminua un peu et la revolte s'apaisa.
Alors 'Izz-ad-Daoulali connut le manque d'argent, alors que les gou-
verneurs et les troupes lui demandaient leur traitement. II pria al-Mouthi '-
lillahi de l'aider; mais celui-ci se trouvait egalement dans l'embarras.. Ils
arrangerent cependant l'afiaire entre eux ä la condition que (le calife) lui
fournirait 420.000 dirhems. Puis il vendit quelques vetements et ustensiles
du palais du kalife pour satisfaire au (contrat) avec flzz-ad-Daoulah). Mais
1. 2 juillet 973 (le mercredi); le samedi correspond au 5 juillet. — 2. Voir Jacut,
1. 592.
358 IIISTOIRE. [150]
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I. BLSCh tr^. — 2. BLSCh J^ssr*5. — 3. S ^1. — 4. BLSCh ora. — 5. BLSCh
^Jn)\. - 6. P *~^1 BLS "-4*^11 Ch JWH. — 7. S ..jl! — S. Ch iJt=. - 9. BCh -*£
c i ' ' >f
— 10. BCh om. dep.\ — 11. P om. — 12. P .153 Ai^j ^.i-C. _ 13. BLSCh *Jb'. —
14. BLSCh J. — 13. BLSCh SjUäLj c,~-5 li^J Lu-.
'Izz-ad-Daoulah en vint jusqu'ä imposer une coiitribution aux chretiens
et aux j u i f s , ainsi qu'aux notaires musulmans, aux marchands et aux
changeurs; il revoqua le vizir al-Abbas-ibn-al-IIasan-acb-Chirazi et apres
l'avoir arrete lui impusa une contribution; il notnma vizir Moliammed-ibn-
Moharnmed-ibn-Baqiyah ce meme jour, c'est-ä-dire le dimanche cinq de
zou-1-hidjah de l'an 362 ' ; il lui fit don d'un vetemeut d'houneur et le
surnomma al-Nacih.
'Chp.142. Le Oarmathe al-A'cam revint avec ses troupes en Egypte. * L'emir
'Abdallab-ibu-al-Mou'izz-li-din-allab qu'al-Mou'izz avait nomine son heritier,
sortit alors ä sa rencontre et lui livra bataille; des deux cötes il y eut
beaucoup de victimes. La bataille eut Heu dans un endroit qui s'appelait
Koum-al-Ahmar pres d'al-Djabb, province d'Egypte, le jeudi cinquieine jour
du mois de cba'ban de l'an 363 2. Le Qarmathe s'cnfuit en Syrie; mais parmi
ses hommcs et la troupe de gens de toute espece, qui s'ötaient rassembles
autour de lui, 1.450 fureut reduits en captivite. L'emir Abdallah entre au
Caire avec les troupes promena iguomiuieuseinent les prisoniiiers (dans
les rucs) et les fit mettre en prison; ensuite il les fit massacrer tous jusqu'au
dernier la nuit du vendredi viugt-ciuquieme jour du mois de ramadlian de
cette mrme anm'-e '.
1. ü scptembre 97.5 — 2. 1™ mai 974. — 3. 19 juin 974.
[151] DE YAIIYA-lßN-SA'lD DANTIOCHE. 359
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1. BLSCh jUü SJjjJI j». - 2. P ^JU>*. - 3. S JiJ,. - 4. P yjSSL. ß cr,5lC.
_ 5. = 4. _ 6. LS Jljt. — 7. P »li.y LS ^j. — 8. P add. ijL'j- ~ 9- P [/?" _
10. Ch »f-v (sie). — 11. LS j'-O. — 12. Cli p. (310) ^y^l (sie). — 13. BCli om.
dep *. — 14. BLSCh ,\n v. — 16. P k-lj. — 16. BCli om. dep.*. — 17. PB ^.XxL.
LS Cr/~C (et infra). — 18. Ch *Jjsxij.
(En meine temps) l'embarras de Bakhtiyar-'Izz-ad-Daoulah augmenta
et les troupes le serrerent de pres en reclamant leur traitement et leurs
appointements. II fut egalement preoecupe parce que les bieus feodaux et
l'argent etaient Venus au chambellan Sebouktekin autour duquel les Turcs
s'etaient rassembles, pour lui demander son appui et le mettre ä leur tete.
'Izz-ad-Daoulah, qui en etait epouvante, chercha ä s'emparer des Turcs et ä
brouiller leur union. Ses vizirs, qui se trouvaient dans une misere encore
plus grande, approuverent son (intentiou) de s'emparer de Sebouktekin et
(assurerent), que, si son pouvoir lui etait enleve, leur bien-etre s'aecroitrait
enormement ä cause de la confiscation de ses biens, de son argent, de ses
tresors et de ses troupeaux, ainsi que de l'argent de ses compagnons et
partisans. Une autre fois dejä, il y avait eu entre eux deux im sujet de
discorde, et la paix s'etait faite en apparence; mais eile cessait puis
revenait pour finir de nouveau et finalement laissait dans les esprits une
haine secrete. ('Izz-ad-Daoulah) se deeida alors ä s'emparer des biens et
de l'argent.
Au mois de cha'ban de l'an 363 ' Izz-ad-Daoulah-Bakhtiyar descendit
ä al-Wasith; puis il en sortit pour aller ä al-Ahwaz, apres avoir laisse ä
Bagdad le calife al-Mouthi'-lillahi, le chambellan Sebouktekin, ses freres
1. 27 avril-25 mai 974.
360 HIST01RE. [152]
f-Uail ^It (jiij SiAcj *a->L- fjTlj^j oJIjj w>-j Ü3-OI J« ^1 ^Üi Ü3
s p. 102. ^.Ifc tj^S} ilJU; ^ tt^ä» jl; ^ v~3 ^IääII ._Ji! _.-■> <£■ JzJ^S ljSc>*~~.
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^9 (^iU jlj dt/ VI J* fc-Hlc J>« 5idL>- ^J& Ja.i>_ jl; 5^-aJli L_io jlSj jUäa
GdJi> J-Ü * l^ tiij-alVt pjil.
^„iJlji Ol 9,_/UJIj f^O 4^,-u ^ v_~Uj «^t C?li jlS (_y j^aseX-lj -v« !_^U-
■ v r. 33. ^ ^1-U I^LsJ * ÜUI j, vJüJI UU löJa~-M lilj üJI Jl C~^J1 ft^l
wül oJl£ ^>Jt j* 12J& ^J*j ^^Jl Hr*>^j J^J ü^r" ^ ^
1. P ^* Chrl. — 2. JLSCh ^4. - 3. P i^'j Jl. — 4. P bbj. — 5. B LSCh
J£ — 6. BCh om. deux mots. — 7. LSCh j&)3. - 8. BChP~^Ji. — 9. P J^U ^l,.
- 10. P kaJl. - 11. P ^j^lij. — 12. BCh &\ — 13. S ^jSJl. - 14. P ^J^Üj S
UuL. — 15. P 5,^1 BLSCh om. — IG. S -^31.
Ibrahim et Abou-Thahir, deux fils de Mouizz-ad-Daoulah, ses femmes, sa
mere, les magasins de ses armes et d'equipement militaire. II s'empara des
proprietes ieodales de Sebouktekin et, apres lui avoir öte le titre de cham-
bellan (hadjib), lui ordonna par ecrit de sortir de Bagdad; il s'empara d'un
grand nombre de Turcs et ordoiuia aux autres de ue pas y rester. II envoya
un messager a son fds al-Marzouban-ibn-Bakhtiyar, qui sc trouvait a
al-Bacrah pour qu'il saisit un grand nombre de Turcs qui ötaient chez lui et
ordonnät aux autres de quitter la ville : ce qui fut execute.
Sebouktekin, qui se trouvait a Bagdad, ayant appris tont ce qui s'etait
passe, appela ä son secours les serviteurs (ghoulams), qui etaient aupres
de lui, üt venir ceux qui etaient absents, et s'empara de Bagdad. Des troupes
du peuple, qui s'appelaient sunniles, se joigiiircut a lui. Cette espece de popu-
lace ne se genant plus, oppressa ses ennemis chi'ites, en haiae de Bakhtiyar,
e1 lour declara la guerre. Des deux cötes il se forma un parti. Les Chi'ites
moins nombreux se retranchcrent (laus les faubourgs d'al-Karkh, du cote
occidcntal de Bagdad. La guerre continua et beaueoup de sang lui repandu;
tout ce qui avait ete döfendu et prohibö, devint licite. Al-Karkh brüla pour
la seconde fois apres le premier inceudie, dont nous avons dejä parle; les
9
10
[153] DE YAHYA-IBN-SA'ID D ANTIOCHE. 361
p^i/^3 ffl_y\ J& 3jjjt»)( pf-lc-3 j&d! ^ä"ilj 2S^i LUAs ^Äll JjVI ' <äy>-
^Alli Uj pA[s) ^jAs ^Axllj ^>Ulj jtljiJI Je 8dl/Ylj j_Jo<_ ^^s-lj
villi <H\m\\ *-Uj *ä;jj v^.y) /♦fb^» 3y*^3 ^^ f^*-?~J ^"-^JJ jL^>» lS^ * S p. 103.
0^>-j dlJyVI <^c- J=-& CJJill ^« Cyh al-Vi Jj< rjjd\ \s- 4,U' »JaJl *jcj
l. BLSCh J^-'l. — 2. BGIi om. trois mots. — 3. Cli jj.LiJI. — 4. BLSCli
jUib. — 5. BLSCh ;^J. — 6. LSChjtxi.U. — 7. BCh ...,™J. — 8. BLSCh om. —
9. S om. — 10. Ch U^j. — 11. PBCh a*kj. — 12. LS J,t. — 13. BSCh J. — 14. S
S3*£}}} P J*ft!t. — 15. B X5ÜJ. — 16. BCh L-*i3: — 17. S JU= ^Ju.1,. — 18. BCh om.
trois mots. — 19. B Uyj. — 20. BSChom. dep.*.
marchands furent ruines. et les pillarJs s'emparerent de leur argeat, de leurs
harems et de leurs demeures. Tandis que les Chi'ites criaient comme mot
d'ordre « Bakhtiyar », les Sunnites criaient comme mot d'ordre * « Sebouk- *Chp.i43.
tekin ».
Sebouktekin et les Turcs s'emparerent du tresor, des armes et des
approvisionnements; puis (Sebouktekin), apres avoir fait sortir Ibrahim et
Abou-Thahir, freres de Bakhtiyar, sa mere et toute sa famille, fit brüler leurs
demeures et piller leurs maisons; tout cela fut confie au bas peuple.
Al-Mouthi'-lillahi, pour echapper ä la revolte, eut l'intention de quitter
Bagdad; mais les Turcs, s'etant empares de lui et.de ses troupes, lui deman-
derent de transmettre le gouvernement ä son fils Abou-Bekr-'Abd-al-Kerim :
ayant peur d'eux, il acceda ä cette (demande) : apres avoir prete serment ä
(son fils), il abdiqua et deposa le'califat; il temoigna publiquement qu'il etait
trop faible pour remplir ces fonetions, qu'il y renoncait spontanement et qu'il
transmettait (le pouvoir) ä son fds Abou-Bekr : cela devant temoins. G'etait
le mercredi treizieme jour du mois de zou-1-qa'dah de l'an 363'. Son califat
avait dure vingt-neuf ans, quatre mois et vingt et un jours; il mourut ä Uei'r-
al-'Aqoul2 le lundi huitieme jour du mois de mouharrem de l'an 364'.
1. 5 aotit 974. — 2. V. Jacut, n, 676. — 3. 28 septembre 974.
PATR. OR. — T. XXIII. — F. 3.
24
302 I1ISTOIRE. [154]
2 «IUI u^äj 4jj ^-LJI (j; i^CJl -*-& ^C ü ü^äJI ^ 1jjCi5C_ üJ?-^
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* s p. 104. cj.1 p-jj ^Jl ^„^5 £j^«J1j jUäjJI * ,jJLjj 4, Jji U Lo^JI s_j5Ci)j Uj, 7^-^-a^o
♦Pf. 33'. ^jl^isVI ÜYj JL ^lj Juajjl» jljUa- Jj> <3}jJ1 _^ ^ l0yJUj" J> ÜjjJI JUsfr
JujJlj o^äJI -jS- \LJ25 «C— ^j0 1->^r_ Jl 4)3 JÜl /jS; 4Xfr 1fr ^jJuTj (iDJb jl-UJ!^
J^^i-Lli 4Jj-0! -Ulafr fc-Üj ^Ifr JjfrJ <i)-f- [g* -V-*jJI \> Xaa /j> iJfr 4*=>-Ls "Ül
1. BP ^j£&~> LS cfrV-C et infra. C add. sjty^l ..JJÜ». — 2. Ch add. *D. — 3. P
ijoj B jjJ LS w*J!. — 4. BC om. — 5. BCh om. trois mots. — 6. P ji-jli BCh om. —
7. LS j~a£~J. — 8. PBLS Ij&jj. — 9. P J~j_.. — 10. PBCh ,^1*}. — 11. B ;Jl*>j. —
12. BCh jj-.ll'. — 13. Ch om. — 14. Ch JJjS..
Califat d'at- Tha i '-Jillah i.
Sebouktekin fit calife Abou-Bekr-'Abd-al-Kerim, fils d'al-Moutlii'-lillalii,
qui fut surnomme at-Thai". Le troisieme jour de son califat il fit ä Sebouk-
tekin don d'un vetement d'honneur, lui donna le surnom de Nacir-ad-Daoulah
et le nomma emir des emirs.
Bakbtivar, qui s'etait prepare ä le rencontrer, quitta al-Ahwaz pour
retourner ä Wasith; il ecrivit ä son oncle Roukn-ad-Daoulah-al-IIasan-ibu-
Bouyeh, (qui etait) ä ar-Ray, et ä son fils "Adhoud-ad-Daoulah-Fenna-
Khosrou-ibn-Roukn-ad-Daoulah, (qui etait) ä Fars, pour Ies appeler ä son
aide, sc plaindre aupres d'eux de ce qui lui etait arrive et leur demander
protection et secours. II ecrivit sur le meme sujet au mari de sa fille 'Adhoud-
ad-Daoulah-ibii-Taglilib-ibn-Nacir-ad-Daouiali-ihii-llanulaii ä Mossoul el a
tous les gouverneurs des provinces et des villes. Mais pour son oncle Roukn-
ad-l)aoulab la carnpagne i'ut impossible ä cause de son age avance el de la
Paiblesse de ses mouveinents. (Sur ces entrefaites) il envoya aupres de lui
ä la töte de ses troupes son compagnon 'Ali-ibn-Mohammed-ibn-al-'Amid el
cbargea son fils 'Adhoud-ad-Daoulah-Fenna-Khosrou de l'aider el de lui
fournir le necessairc.
[155] DE YAHYA-IBN-SA'ID D'ANTIOCHE. 303
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Ijj^j jn'bj (>• (v*.>^ |>^»-j <_J^-4 v_i;^*-Jl ^ ^ \j$-=- dJI/YI 14aIcj
1. PB x±3. — 2. BCh om. — 3. BPSCh om. — 4. LSCh^U. — 5. LSCh Uüi. —
6. BLS ^jJ<\ P^JI^J! Ch ^1^-". Cf. Mednikov (index), p. 1515. — 7. P »LSsJlj. —
8. BLS om. — 9. Ch jl^SUI. — 10. LS ,U,. — 11. Ch »IjäJj BLS om. — 12. LS ^.
— 13. BCh om. cinq mots. — 14. S IjwVäc«.
Sebouktekin commenga alors ä se preparer serieusement ä la guerre et,
resolu d'aller ä Wasith, il amena avec lui al-Mouthi". Ils parvinrent ä Deir-
al-'Aqoul et ä leur arrivee al-Mouthi '-lillahi mourut. Puis une maladie saisit
brusquement Sebouktekin, * qui resta malade pendant quatre jours ä Dei'r- »ciip.144.
al-'Aqoul et mourut aussi. A sa place, les Turcs prirent alors comme emir
un autre jeune homme (ghoulam) turc, qui s'appelait Alftekin-ach-Charabi,
et lui confierent le commandement. Celui-ci, ayant mis ses troupes en mouve-
ment, campa ä la distance d'une parasange (farsakh) de Wasith. Les avant-
gardes des deux armees se rencontrerent; et la guerre entre eux, du cöte •
Occidental de Wasith, dura pendant quarante huit jours; les Turcs s'enfuirent
alors de Wasith ä Bagdad.
Ensuite 'Adhoud-ad-Daoulah-Fenna-Khosrou arrive dans les provinces
de T'lraq pour porter secours, Bakhtiyar et ses freres sortirent ä pied ä sa-
rencontre et baiserent la terre. Ils convinrent que Fenna-Khosrou irait de
Wasith ä Bagdad, du cöte oriental, et Bakhtiyar, du cöte occidental, pour y
rencontrer les Turcs.
Geux-ci construisirent des ponts sur le fleuve, qui s'appelait Diyala, et,
apres avoir mis leurs bagages derriere eux, marcherent ensemble ä la ren-
364 HISTOiRE. [156]
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5. B'Ch ^pU?.. — 6- BLS ^'j1- "- "• PLS ^»^äij Ch ^vi.öij. — 8. P add. ,^jlj
_-/L;,^!._9. BCh , SrfJU». — 10. BLSCh L,U,. — 11. L .^jH*. — 12. 1' »JU..
— 13. B i»j,"5JI. — 14. Ch cvuTl — 15. S add. ^J.Ü\ — 16. P Lv~i. -- 17. P J,U.
— 18. S O-äJ. — 19. BLSCh om. — 20. P ^of.. — 21. P üjI. — 22. BCh om. dep.*
contre d"Adhoud-ad-Daoulah-Fenna-Khosrou, qui se dirigea vers cux au
matiu du samedi quatorzieme jour du mois de djoumada I de l'an 364'. La
bataille dura du matin jusqu'au soir. Les Turcs, mis en deroiite, traverserent
ces ponts, et parmi eux et le bas-peuple il y eut beaucoup de tues et de no\ es.
(Le reste) avec at-Thai" s'enfuit et s'arreta pres de Takrit, apres avoir perdu
tous les bagages. Puis le mercredi dix-liuitieme jour du mois de djoumada I
de la meme annee Fenna-Khosrou et Bakhtiyar eutrereut ä Bagdad.
Lorsque cette victoire fut gagnee par Fenna-Khosrou, il Tut saisi du desir
de s'emparer du royaume de i"lraq. S'etant servi de ruse envers Bakhtiyar
et scs freres pour les faire veuir che/, lui, il s'en empara le vendredi vingt-
quatriöme jour du mois de djoumada II de la meme annee2.
II ecrivit (comme) de la part de son pere, ä al-Merzouban-ibn-Bakhtiyar,
qui etaitä Bagra de livrer cette ville au compagnon d''Adhoud-ad-Daoulah et
d'aller lui-meme ä Bagdad. .Mais (al-Merzouban) s'cmpara du messager et
ne repondit rien. En meme temps Fenna-Khosrou coulirm ; le vizir Moham-
med-ibn-Baqiyah dans scs fonctions et le chargea d'admiuistrer les affaires
(d'ötat) aiusi que de surveiller la perception des impöts.
I. 30 janvier !)75. — 2. 11 mars 075.
[157] DE YAHYA-1BN-SA II) D'ANTIOCHE. 365
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12A.it iL» jj.5C «Cl ^3 *-^_ ^
1. BCh om. dep.*. — 2. CCh Ay^\. — 3. BLCli om. PL^ S U:ry^- Cf.
Miskawaih (The Eclipse etc.) II, 343. - 4. LS ^jÜ. — 5. P om. — 6. P l^-ä. et
saepe. — 7. Ch (p. 311) ^^ male. — 8. LS aJ'bU — 9. LS 2~^e. — 10. S ^j!. — 11. P
J-3J.. — 12. BCh om. dep. J-ä'j-
Alftekin et la plupart des Turcs, qui s'etaient enfuis, resolurent d'aller en
Syrie, et at-Thai" et le reste des hotnmes jugerent necessaire de se rendre ä
Bagdad. 'Adhoud-ad-Daoulah ordonna de mettre en ordre et de reparer le
palais du calife et d'en remettre ä neuf les tapis. At-Thai" prit le chemin du
retour. Les troupes sortirent de Bagdad ä sa rencontre, et Adhoud-ad-
Daoulah le rencontra lejeudi huitieme jour du mois de redjeb de cette meme
annee'. Fenna-Rhosrou, ayant revoque Abou-Mangour, confia le gouverne-
ment de Wasith, Takrit et 'Oukbara ä Mohammed-ibn-Baqiyah, le preposa
sur toutes ces (villes), et ne limffca aucuu de ses droits, le titre de vizir
excepte. (Mohammed-ibn-Baqiyah) demanda alors, qu'une partie de troupes
füt mise sous son commandement. Elles lui furent accordees et il leur ordonna
de lui obeir et d'etre ä son Service; puis il descendit dans les provinces qu'il
gouvernait. A son arrivee dans ces pays il se revolta et s'empara des par-
tisans de son compagnon Bakhtiyar; il ecrivit ä 'Amran-ibn-Chahin, gou-
verneur d'al-Bathihah2, pour lui demander du secours; et celui-ci agrea sa
demande. Ensuite il ecrivit ä al-Merzouban-ibn-Bakhtiyar, lui demandant
(egalement) de l'aider de ses hommes et de ses armes. Mais celui-ci ne lui
repondit pas, croyant qu'il agissait de ruse ä son egard.
1. 24 mars 975. — 2. L'endroit entre Wasith et al-Bacrah. V. Yacut, I, 668-670.
*Ch
#* p
366 HISTOIRE. [158]
c
p.145. ^5Cls ^ja ^.VL " 5ü^jL,j 4'Cy-1j jb» J& «^i 3jjdl * ^4> ?'kJ\ J\ 2l^lj
* B f. 102'. j^Jl jl -uA» 8Ä!Lj * 5^1*^. jl^JI ^ 7jO-^. j. jAc. j^-J^Us <S\ JuL'l»
^ <*ic- ^Jl^ j*ri^>-jlj rt*j?~3 <3 ^— -9 (V^-^ *jJU=> i^ilj jL:J>J j^jö frUjV\3
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A& a^ojJI ""(V' -ia— <*^> jLzio (V^-J J j~~ s" ily3 ^^^ J *&* *-L_— 1 ^JäJj *lc
* S p. 107. y£ I4^j| -I^JIj * j^Ol ^ ^U <J>1^ J ^1 »3^1, jUlio Jj^, jl
1. BPCh ^ bis. — 2. LSCh ^jfüy — 3. PBCh iX>!. — 4. Ch Ujilj. — 5. PBCh
Zjiü3. — 6. BLSCli J J. — 7. PBLS Ajk-- (Cf. Miskawaih, index, p. 18). — 8. LS
a-JL.. — 9. BCh iJic. — 10. Ch jwj»*}. —11. BLSCli jßSj. — 12. BCh ^. — 13. Ch
sU-lj. — 14. BLSCh^JJt.
[Sur ces entrefaites] Fenna-Khosrou cnvoya ä Wasith des troupes pour
chercher Ibn-Baqiyah. Celui-ci sortit ä sa reneontre; ils s'entrechoquerent,
et Ibn-Baqiyah prit la fuite. Mais apres sa fuite il revint dans son camp et
s'y fortiiia. Les affaires de Fenna-Khosrou s'embrouillerent et la nouvelle
* Ch p.HB. parvint ä son pere * Houkn-ad-Daoulah, quil s'etait empare de Bakhtiyar
ainsi que de ses freres et avait commence ä gouverner seul, sans eux. C'est
pourquoi il le desapprouva et le menaca, s'il ne les laissait partir et ne reve-
nait lui-meme dans son pays.
Fenna-Khosrou lui envoya alors 'Ali-ibn-Mohammcd-ibn-al-'Amid avec
une lettre, 011 il lui fit savoir, que les troupes et les clicnts detestaient Bakh-
tiyar et qu'ils lui avaient reclame leurs soldes, puis qu'il s'etait empörte
contre eux et les avait exasperes. A cause de cela (Adhoud-ad-Daoulah)
craignant (des demarchcs) de leur pari contre lui l'avait gar Je du 11s son
palais; et il ajoutait que Bakhtiyar, avait demande de se rctircr des affaires
et d'ötre dispense de tout Service.
Ensuite Ali-ibn-al-'Amid revint avec une reponse, i>ü il etail ordonne
[ä Fenna-Khosrou] de confier le gouvernement a Bakhtiyar et, apres s'ctre
eloigne de lui, de le laisser en repos. Fenna-Khosrou et Bakhtiyar conclurent
alors l'accord, par l'intcrmediairc d'Ibn-al-'Amid, que Bakhtiyar et son frere
Ibrahim, comme lieutenant, prendrajent le pouvoir sur toutcs les provinces
et villes, que Bakhtiyar avait gouyernees, et dont (Fenna-Khosrou) s'eloi-
[159] DE YAHYA-IBN-SA'ID D'ANTIOCIIE. 367
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jij^JI isjJj ^iij * ^jjül j*i üjjJI ^j j. jb ^iij ^»Ul JjVl <jJ Jl uUm
1. Ch ^fe. — 2. Ch U.U.J. — 3. BCh Jjü. — 4. P om. — 5. BCh L<~->. — 6. S
jaU. — 7. LS LjJj. — 8. S iia... — 9. BCh om. dep.*. — 10. B \yr*}üi> Ch ^^r^-'
LS fj^^CA. — 11. P «i,!_,. — 12. Ch J«aäj. — 13. BLSCh ^jsb». — 14. BCh om.
P ä-üju» je. — 15. S om. — 16. S cJs.. — 17. BCh om. — 18. BCh £y&j- —
19. BCh c,j. — 20. P Liü. — 21. Ch om.
gnerait, quo tous les deux le reconnaitraient (pour suItan) apres Roukn-ad-
Daoulah, auquel ils pourraient eux-memes succeder; qu'ils lui obeiraient et
l'ecouteraient, et (eniin) qu'ils ne permettraient ni ne feraient de contrat
qu'apres l'avoir averti et demande sa permission. Tous les deux lui en firent
le serment et, apres avoir ecrit un traite en plusieurs exemplaires, ils
s'engagerent eux-memes ä l'observer. Puis Fenna-Khosrou fit don de
vetements d'honneur ä tous les deux, et ä leur frere Abou-Thahir: ils s'en
revetirent et apres avoir baise ses pieds et son tapis, retournerent dans
leurs palais le vendredi vingt-huitieme jour du mois de ramadhan de l'an 364 ' .
Autour de Bakhtiyar son armee se rassembla ainsi que le peuple de la
ville, qui prit (egalement) son parti et poussa des cris de joie ä cause de sa
delivrance. Ils se revolterent contre Fenna-Khosrou-Adhoud-ad-Daoulab,
qui quitta la ville pour aller dans son pays de Chiraz, de la province de Faris,
le vendredi ciuquieme jour du mois de chawwal de cette meine annee2. Ibn-
Baqiyah monta alors de Wasith ä Bagdad, ou Bakhtiyar le recut avec plus
d'honneur (qu'auparavant) et lui donna le surnom de Nagr-ad-Daoulah.
l'ajoutant ä son premier surnom d'al-Nacih. II donna (egalement) ä 'Ali-ibn-
1. 11 juin975. — 2. 18juin975.
368 HISTOIRE. [160]
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o p. 108.
ctU» (ic Jjjj »LÜl ^Jl 1:>j^JI wUU ^^JLi^JÜl jj; 11(_r-^'^ [p £—51 i-^*> jj
IJäI J^ ifcLs- Äi-lj Ijj^p-Ij 14C« i_i-i.11 C— Jl fy V^^ 13£— 51 tj* jL^J ^f-^ ij
(_J Ol U&Xasu jUo i_Ä)l /♦>-—' J& ,i— -O (3*i <— >wj fUa».»-2>l /y /»— =- ^r"1!?
JÜ; 17(nrLLL ^ ^Ulj «jlysVI ijLi- *J JLi-lj Ck£ dJi. ^Jlc ^ fl& JS
1. BCh om. den.*. — 2. L u.a. — 3. Ch ,.tfl. — 4. BLSCh ,.,-iUxM. — 5. BLSCh
om. — 6. C w J#>. — 7. C add. ,~^ ^^».Ls. — 8. Ch^—J1. — 9. P S^tav. — 10. S
»*jjt. — 11. P ^Jb. — 12. BCh om. — 13. BLSCh om. cinq mots. — 14. BLSCh
äa~JI ^ (j'"^1 ij =,<— ' (J.- — 15. C u;—^. — 16. S ^1. — 17. BCh om. trois mots.
— 18. Ch pjjl. — 19. PC add. _'-»& j-äU.
Roukn-ad-Daoulah le surnom de Fakhr-ad-Daoulah, ä son fds al-Merzouban-
ibn-Bakhtiyar celui d'I'zaz-ad-Daoulah, ä Iinran-ibn-Chahin celui deMou'in-
ad-Darmlah et ä 'Ali-ibn-Mohammed-ibn-al-'Amid celui de Zou-1-Kifaytein.
Quant ä Alltekin-ach-Charabi le Türe, il marcha avec ceux de ses
compagnons, qui le suivaient, et il arriva dans le voisiuage de Damas, d'oü
ils ecrivirent ä al-Mou'izz-lidin-allah pour lui demander la permission d'aller
aupres de lui; mais avant qu'il en eüt pris la decision, ils s'emparerent de
Damas le dernior jour du mois de cha'ban de Tan 364'.
Cette merae annee~ Jean, bis de Tzimiszes, empereur des Grecs, fit une
expedition militaire dans la Syrie et apres s'etre approchö de Ba'lbek au mois
de ramadban de cette annee\ il s'en emparale samedi quinzieme jourdu möme
mois''; l'ayant devastee et s'etant empare d'un grand nombrede ses habitants,
il emmena en captivite Ilosein-ibn-as-Camcam. II fit la paix avec los habi-
tants de Damas ä la condition qu'ils lui payeraient tous les ans (50.000 dinars.
II leur öcrivit un acte sur ce sujet et apres l'avoir fait signer par les plus
nobles, d'apres leurs rangs, il en prit un certain nombre comme otages. II
*Chp.i46. ordonna * ä Alftekin de sortir pour venir le trouver. Lorsque celui-ci sortit
avec quatre serviteurs, l'empereur, l'ayant traite avec distinetion, lit dresser
1. 14 mai97ri. — 2. L*an 364 = 21 sept. 974-9 sept. 97.".. — 3 15 mai-13 juin 975.
— 4. 29 mai 975.
[161] DE YAHYA-IBN-SA'ID D'ANTIOCHE. 369
i*UJ Oc *&ä <UII dUt 2*-^ ^kilj fayu C^i- <J ^>>j »iUJI '-u^jj
tO» LS^ "^^J Ö*M 3t5^1? ^ ö* J^-0 <-^ ^J^ *J ü-1 l* *) v_-*3J
aLj-j /oUJI °_rÄ 1*^.1 4^-[j ^i^r1. ^3 J^Ul J^i» ^-^ *-^-LJl jL-j * B p. s:.
j^3 ß^U, ly*>. Ü-I5 t(^S Ijj aJ p_ jJj Ijiiäj ^J,^ ^ Jjlj fJ^ 4 J1
(j-lLsj ^ J?i/«»fli v_U^ jl «iDij oyy ö-^i "°-0^ Cr0*- ^*J p^ *V"
^3 ^ 12L,I J^i H^-0j <d jl^j U>. ^ dlUl ^-j 10<.U!I *-i* 9J\
i^J> l^ «ukslj ^Üali Js. * 13ULL-l> CäJ * B f. 103.
1. BLSCh i*/U. — 2. BCh add. J. — 3. P ,jUJIj BCh add. L«l. — 4. P ,LL
- b/Cjj-s. - 6. BChLS (^-ULj. - 7. BR %j. -- 8. P p}\. — 9. CCh J'j. -
10. CCh mO BLS om. dep.*. - ■ 11. RCh ^IjJ.. -- 12. BRCh ajoutent Uul. —
13. LS ^-yiJL-k. — 14. BLS »v'ijl^ Ch ^bUe. — 15. P ^^j- — 16- BChLS ^Üj.
pour lui une tente speciale, et (Alftekiti) dioa chez lui ce soir-lä. Apres lui
avoir fait don d'un vetement d'honneur, l'empereur lui lit present de l'argent
que les habitants de Damas s'etaient engages par ecrit (ä lui payer); puis il
mit en liberte les otages et lui donna un cheval avec une seile et une bride.
L'empereur' prit la route du littoral et s'empara de Beyrouth. Apres en
avoir capture l'emir, Teunuque Nacr, il l'envoya dans le pays des Grecs; s'etant
approche de Tripoli (Tharaboulos), il l'assiegea, mais n'aboutit ä rien. II prit
ensuite les forteresses de Balanias et de Djabalah, et entra egalement en
possession des places fortes de Barzouyah et de Sihyoun. Ce fut le chretien
Koulei'b, secretaire de R-q-thas, qui la (les?) lui livra. (L'empereur) nomma
des gouverneurs ä lui dans ces forteresses qui, depuis lors jusqu'ä aujour-
d'hui, appartiennent aux Grecs. II fit alors Kouleib patrice et confera des
titres ä ses deux fils; il le nomma aussi basilikos (gouverneur) d'Antiocbe et
lui fit don d'un grand domaine2.
En Egypte 011 reclama aux Ikhcliidites, aux Kafourites, ainsi qu'ä leurs
pareils le paiement (de l'impot) sur leurs immeubles et proprietes, en sorte
que chaeun d'eux devait payer selon ce qu'il possedait. L'affaire se generalisa
1. Ici commence la traduetion russe de Rosen, 8G-87. — 2. Ici finit la traduetion de
Hosen.
370 HISTOIRE. [162]
* p r. 35^. 3;JL Lä^Ij <jLHTj jj^-j »jjl ö- S-uäil * ajj IjJjl ljr"\ ^"-^ *-*•-* J u"^
j^c ^Jlj ,yÄ« Uis SJLJ1 dür j JUp-Vl (JLT I^IIäT Ji ^y joj «cU, äJlLJI
♦ Rp.301. ^j n^i ^ ^ iL) 10^U 9J^Y 8wrJI iU * *Ü\ j^jj >J| ^Lj * 7UkJ1
17*L.i lxj\^ llj_^-il <L_»J>-j ö- jj^-^j
1. BLSCh j^. — 2. P Iji. — 3. Ch (p. 312) om. J~>. — 4. BCh om. — 5. P
J&slj. — 6. BCh om. dep.\ LS i.SXj\ fcJI ^ ,/;Ol ^iJ! J. — 7. BCh om.
— 8. BLSCh om. deux mots. — 9. LSCh Ji^. — 10. Ch ZjiU. — 11. BLSCh om.
dep.*. — 12. S L*i. — 13. L om. dep.\ — 14. BCh VüS. — 15. S tfj^s. — 16. Sj^ci.
— 17. B om. deux mots.
jusqu'au point que les reclamations s'elendaient ä tout le monde et se faisaient
avec empressement. Un bon nombre de gens furent arretes et mis en prison.
Pendant quatre mois, depuis le debut du mois de zou-1-qa'dah de Tan 364 '
jusqu'ä la fin du mois de rabi' I de Tan 365', 011 fit payer aux gens plus de
100.000 dinars.
Au mois de rabi'I de Tan 365" al-Mou 'izz-lidin- Allah tomba malade, et
pendant sa maladie les reclamations cesserent. 11 y avait des gens qui se
trouvaient dans une Situation financiere tres penible; mais apres sa mort les
reclamations prirent fin. Al-Mou'izz-lidin- Allah3 mourut la nuit du vendredi
onzieme jour du mois de rabi'I de Fan 365*, ä l'äge de quarante-six ans,
apres avoir regne" vingt-trois ans, cinq mois et quatre jours.
1. 13 juillet-11 aoüt975. — 2. 8 novembre-7 dec. 975. — 3. Ici commence la traduc-
tion russc de Rosen, 302. — 4. 18 novembre 97.").
[163]
DE YAHYA-IBN-SA'ID D'ANTIOCHE. 371
<AJL jäjJ] ä5k- aU-t
aJI _i»t^Jj ajUä
j^
r r. ii * B p. 302.
12o^ui "fcuts ^ ^^ t- <4*Jl & ö* ^ul * ^pJi -^ ji£ iii» ^i
4J(, j,jJ1 ^Uj o^Jlj U.VI Vu r^J fJ^1 ^ 14tjt»A~4 ^j >*N 13si*J
1. BCh add. Jjl LS add. bs-.. — 2. BLSCh om. — 3. LS add. *U' ^aJj -
4. BLSCh »y»>. — 5. B om. dcux mots. — 6. BCh om. S ajoute (j^**'! jW' ~~
7. S i*y*~. — 8. P -oX>. — 9. BLSCh \yX~i. — 10. P »Utj. — 11. BCh om. dep.*.
— 12. BLSCh Ort^. — 13- P ^'j- — 14- B 1^*"*^ S ^-J—Jl- — 15- P lT5^- -
16. B ^ LS *1J. — 17. BPLS om. deux mots. — 18. BPLSR om. — 19. BLSRCh
Califat des 'Alides.
Debüts du califat d'al-'Aziz-billah.
Al-Mou'izz apres avoir dejä investi de son heritage et du califat son fils
Abou-1-Mancour-Nizar fit venir en sa presence le jeudi dixieme jour du mois
de rabi'II', un jour avant sa mort, ses freres, ses oncles, ainsi que d'autres
membres de sa famille et un grand nombre de dignitaires de son empire,
töus saluerent (son fils) corame heritier du tröne. La mort d'al-Mou'izz resta
cachee pendant liuit mois; mais la lete du sacrifice arrivee, c'est-ä-dire le
dixieme jour du mois de zou-1-hidjah de Tan 365 2, la mort d'al-Mou'izz fut
declaree, et ce meme jour (son fils) fit la priere avec les musulmans, fut
reconnu imam et calife3 et surnomme al-'Aziz-billah.
* Jean, fils de Tzimisces, empereur des Grecs, mourut le mardi onzieme *Chp.i47
jour du mois de kanoun II de Tan 1287 de l'ere d'Alexandre \ qui est le
septieme jour du mois de djoumada I de Tan 365% apres avoir regne six ans
et un mois. Basilc et Constantin, deux fils de Romain, se mirent alors seuls
1. 17 decembre 975. — 2. 9 aoüt 976. — 3. Ici fmit la traduction de Rosen. —
4. 11 janvier 976. — 5. 12 janvier 976, mercredi. V. Rosen, 75-76.
372 HIST01RE. [164]
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1. Ch J.^l. — 2. B ..,,=—. — 3. B iL-,. — 4. S ^'»— • — 5. S JjJU. —
6. BPLS L^.. — 7. S om. — 8. Cli ^jU. — 9. LS ^^kla-i. — 10. P ^iPySjH\
B ^y/ir)\ Ch J*j/jA\ LS l/**^W- ~~ 1L B ^^ LSRCh -.5^. — 12- s
v_sfijJI. — 13. BLSCh i%. — 14. BLSCh Ij.Uj. — 15. BLSCh U^. — 16. S UlUs. —
17. P Ij^il). — 18. B %. - 19. BLSCh ^fy. — 20. BR ^ P ^ki LS IJ C c^(. —
21. BLS %_p>C Lj.*». — 22. BCh LiJU. — 23. BPCh k~. — 24. BR "iljsJj. — 25. C
^ic.Oij^GJllJj «- U,. — 26. P.jsül. — 27. P jü-lUI BLS J-iüJt et infra.
ä regner et ä gouverner les affaires; mais ce fut Basile, qui s'occupa seul du
goovernemeat de l'empire, etanl plus äge que son fröre Constautin; il avait
alors dix-huit ans. Basile, qui s'appuyait dans le gonveiiiement sür le para-
kimomene, rappela sa mere Theophano de l'exil au palais el envoya loa
troupes sous le commandement de Michel Bourtzes pour faire la guerre contre
les terres de llslain. Apres avoir fait une ineursion a Tripoli (Tharaboulos)
et s'etre empare dun grand butin, il retourna a Antioche, oii il rassembla les
troupes pour la seconde expedition.
L'empereur Basile avait dejä nomme Bardas Sklöros gouverneur de
liiilhn-IIanzitli et d'al-Khalidiyat. Arrive dans ces enlroils, il envahit par
surprise Malatbiyah (Möliteae) et apres avoir saisi Le basilikos, qui s'y trou-
vait, lui enleva l'argent, qu'il trouva ebez lui, du poids de si\ quintaux; puis
il sc revolta et se proclama empereur. Uu grand noinbre de Grecs, d'ArmÖ-
niens et de Musulmans sc rasseinblerent autour de lui, et il s'empara de ce
pays tout entier. L'empereur cerivit alors a Michel Bourtzes ä Antioche pour
qu'il se mit eu campagne et rejoiguit le patrice Ibn-al-Malai'ai, qui etait alors
[165] DK YA1IYA-IBN-SA1D D'ANTIOCHE. 373
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s
»♦* 1! [i. i".
1. BLSCh y-jijilsJl R (^j^~-M et postea. - 2. PLS »U&ä Ch »UrJli. - 3. P
,U^ BLS ,U^F"\ — 4. PB L.--V-' S US«-8- — 5. P AJU. — 0. P .siLsH, LS
JjlsJli. — 7. Ch-iSL». — 8. BLS om. — 9. P add. J-! (? Cf. R p. 86). — 10. Sic R; P
iiW' BLS ii.U-\ Ch äiLJ. — 11. BLS om. — 12. PR ^. — 13. BLSCh om. — 14. BCh
, S .iLOl LS ^-oL<51. — 15. CCh ajoute JLJblJI ..'j! jj a^s-?. Js ^ si^U. — 16. CL
Juj. — 17. LS y-y-^. — 18- Ch loU. — 19. Sic PR; BLS om. C Lrys£ — 20. LS
jJLk Ch UlL-... - 21. R SLy; — 22. LS IfcJI. - 23. BChLS JÜj.
gouverneur de Tarse, pour aller ä la rencontre de Skieros. Ils le rencon-
trerent ä Djeihan, mais (Skieros) les mit tous les deux en fuite; apres quoi
Ibn-al-Malaini s'en alla dans sa maison en Cappadoce, et Bourtzes se fortitia
dans une des places fortes de sa pro vi nee des Anatoliques. S'en etant
approche, Skieros Ten fit sortir apres lui avoir promis l'aman. Celui-ci
embrassa alors sa cause, et (Skieros) le crea magistros. Puis Bourtzes, apres
avoir laisse son fds aine comme lieutenant ä Antioclie, lui envoya un niessage
secret, avant d'etre devenu le prisonuier de Skieros, pour lui ordonner de le
rejoindre et de remettre la ville au basilikos, Kouleib le patrice. Le fds de
Bourtzes fit ce que lui ordonnait son pere et partit (pour le rejoindre). Skieros
partit alors avec son armee pour la province de Cappadoce et se dirigea
contre Ibn-al-Malaini. Aupres de Skieros il y avait un cheik devenu chretien;
c'etait un patrice qui s'appelait 'Oubeidallali, des babitants de Malathiyah.
Skieros le crea magistros et Tenvoya ä Antioche; avec lui il envoya un de
ses serviteurs (ghoulam), l'eunuque R.n.t.tich, en qualite de basilikos (gou-
verneur) de cette ville. A leur arrivee ä Antioche Kouleib leur rendit la ville
et alors Antioche, * ses conutis et tous les pays d'Orient furent soutnis ä ►chp.148.
374 I1IST01RE. [166]
Jl ÖJuJI »Lj^j J>J^\ «r^-^! j-Jä-f^ "^ -^-rf Jr"i L/3-,^~^ JLr^
tfJJI Gf*liJl e$3Ü>VL djj^l 5jyJUjtl>-VI 4JS>; dUJ! Jj-L ajM
'Pf. 36^. n^i^3 ^sMJ] ^yj JJ%Ji j,\ ' ^ 10^>.1>VI Jiij ?JiUI J
t>1 ÖJ^ j! 15<j"£iM o"-bj ^"^ <-^r^ "^ tT-V^Ju j»Vl jJU-T lllj
1. BLS , 0j;Ü£JJ R ^,^-JJ et semper. — 2. B y~^y — 3. B (JjjUlj CCh
jyLjftj SL ^Olx3L — 4. CCh yyk». — 5. BCh £... PK — 6. BCh om.
— 7. CCh add. ^ilf. — 8. BLS ^^ P J&& et semper. — 9. BCh jJj^LCJt
LS -C>L<M. - 10. Ch add. ä-ALi! j» X ^JJI. - 11. BChLS Jic,. - 12. R
LK. — 13. Ch tj^fl. — 14. C »JOb B'lfeJI, — 15. BLSCh ^«yul ^r^. — 16. C
^j üj^,. _ 17. BLSCh ,^-S^w.ji. — 18. BCh J-o. LS U^. — 19. PR om Lili)!.
— 20. BLSCh om. dep.".
Skieros. Puis le magistros 'Oubeidallah envoya le patrice Rouleib et les
notables de la rille aupres de Skleros en Cappadoce.
L'empereur Basile detacha le patrice stratopedarque, appele al-Athrabazi
l'eunuque, qui s'elait empare d'Antioche, avec une grande armee et lui
ordonna de rejoindre al-Mala'ini et de combattre Skleros. S'etant rcncontrös
cu Cappadoce, al-Athrabazi fut tue, et Ibn-al-Malai'ui mis en deroute; apres
quoi Skleros devint puissant et son influence considerable. II envoya ä Mala-
thiyah Rouleib en qualite de basilikos (gouverneur) de cette ville et lit
retourner ä Antioclie les notables de ses habitants, qui etaient sortis aupres
de lui.
Lorsquc la Situation de Skleros eut acquis celte irnportance, L'empereur
Basile traita avec beaueoup de faveur Bardas Phocas, lils de Leon, freie de
l'empereur Nicephore : il le lit venir de File, oü il avait ete exile pendant
sepl aus, et l'ayant fait domesticos des scholes, c'est-ä-dire chef de ses
armees, il lui donna des troupes et l'envoya faire La guerre contre Skleros;
c'ctait en la secondc annee de la revolle. Bardas Phocas sortit contre Skleros,
[167] DE YAI1YA-IBN-SA1D D'ANTIOCHE. 375
c- S-ui!l iji ^» jjAi- y^ *UjVI ^y_ ^lüJl (j-^ fj^li UUj. <j Läjülj
-nP i5^~ trir1. ^"J ^^HTj ür~J ^r"
JLb yt>3 jLi ^äJI j j~* ^-d; -dl J—jlj ö-:.k:la.,.i11 Jl ^a^_,_ olkl
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J 18^lj (J ^, 4^L J 17jJL, dUJl JL-L Jl 16ll^ l_^5C jl J^
a> °>*ä 11 ,3' t^is- k_x£wl ^y^jlc-l ^U- IJjij f^J* *AjL^-ä-l ,*Jj <ifrL*»- ^jllxJl
..jL^H. (j^i^J tiüi Jl *j>ls>-l» 20Sj^5-Ujl »L-Vl <i«~>- Jl *^-l \jiJsi jl (JUj
1. BPLS UU- Ch ULj. — ■>. B Ä*^l. -- 3. LSCh ^iUjj. — 4. BLSCh U^.j. —
5. B Uk. — 6. BLSCh ^j^jo P ^..^IS et infra. — 7. BLSCh ^ff.jU- — 8. BPLS
^.U-C-. — 9. CCh ajoutent »$i. — 10. B om. dep.*. CCh ajoutent ,-U-Cwb.U. — 11. C
«Uj. — 12. BCSCh om. quatre mots. — 13. BLSCh ,y~*Ä> S ajoute <s^-=. — 14. C
^<y i^L. — 15. P Jü^U. — 16. BCh om. — 17. P ^vjLo. — 18. R l^*-.. — 19. BPLSR
iyi-Jl. — 20. BLSCh om.
et ils se battirent ä Banqaliya (Pankalia) ' . Bardas Phocas fut mis en deroute
le mercredi dixieme jour du mois de zou-1-qadah de l'an 367 2, et des deux
cötes un grand nombre perirent.
Au debut de la revolte de Skieros l'empereur Basile 3 avait envoye aupres
de Theodore, patriarche d'Antioche, pour l'appeler ä Constantinople et lui
avait depeche un chaland (navire), pour qu'il püt prendre la route de mer.
Bien que malade, il partit, mais arrive ä Tarse il mourut le vingt-huitieme
jour du mois d'ayar de l'an 1287 4. II y avait ä Alep un eveque, qui s'appelait
Agapius. Apres la mort du patriarche Theodore, les habitants d'Antioche
envoyerent (ä l'empereur) pour demander un patriarche qui serait ä leur
tete et administrerait leurs affaires. Ils se deciderent d'ecrire une lettre ä
l'empereur Basile pour le prier de leur donner un patriarche; apres avoir
desigue dans cette lettre un grand nombre de ceux, sur lesquels leur choix
ctait tombe, ils chargerent Agapius, eveque d'Alep, de la transmettre. Celui-ci
les pria de faire ajouter son nom sur la liste des noms mentionnes, et ils
accederent a sa detnande. II alla alors avec la lettre aupres de l'empereur :
1. V. Rosen, 93. — 2. 19 juin 978. — 3. Ici ä la traduction de Rosen s'ajoute la tra-
duction russe de Mednikov, I, 349-351. — 4. 28 mai 976.
376 HISTOIRE. [168]
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1. BLSCh om. P ifiyj. — 2. S >-y>;. — 3. P i*£. — 4. P SSUj!. — 5. S -y>. —
6. P oJjlj. — 7. BLS ^jj.ilsJl PR ^.üäJl. — 8. P soJ.. — 9. BLSCh om. -
10. L j^H. — 11- BLSCh jLU sjX-Ul. —12. S J^c. — 13. C UUä. — 14. CCh »Jjo_..
— 15. CCh ^L-a^lj. — 16. C *Jo. — 17. BLSCh wiä-J^I. — 18. BLSCIi J\>. — 19. P
om. — 20. BLSR add. J,t.
il porta ä sa coanaissance l'etat de la ville et la diposition des esprits de ses
liabitants, qui lui obeissaient et Lui etaieut completement devoues; il lui fit
♦Chp.i49. comprendre que la raison exigeait d'avoir dans la ville un patriarche * pour
l'administrer et raffermir les liabitants dans l'obeissanee envers l'eaipereur.
Celui-ci le remercia de son zele et approuva sa maniere d'agir. Puis Agapius
l'assura qu'apres son retour ä Antiocbe il determinerait le magistre Oubei-
dallab ä lui obeir et qu'apres avoir supprime le nom de Skieros il restituerait
la mention du nom de l'empereur (ä I'öglise). L'empereur döcida avec lui que,
s'il nienait a bonne fin ce qu'il lui avait proinis, il serait patriarche d'Antioelie.
Puis l'empereur Basile envoya par son intermediaire a 'Oubeidallab une
lettre ecrite entierement de sa propre main oü pour le faire pencber de son
tute, il lui promettait des faveurs, l'assurait qu'il le confirmerait ä vie dans
le poste de gouverneur d'Antioelie et qu'il ferait tout ce qu'il lui aurait dit
au nom d'Agapius, eveque d'Alcp. Kuhn il prescrivit a (Oubeidallab) de le
nommer patriarche d'Antioelie, lorsque serait l'ait ce sur quoi ils 6taient
d'aeeord. Agapius deguise en imiine partit et arriva aux environs d'Antioelie.
Apres avoir perce la couverture d'un livre sacre qu'il portait sur lui, il y
caclia la lettre de rempereur et eolla sur eile une feuille du manuserit, de
sorle que la lettre l'ut dissimulöe. A son arrivee dans la ville oii le fouilla,
[169] DE YAHYA-IBN-SA'ID D'ANTIOCHE. 377
l,Jl u'_^~= V^'^ (-^*N J~-U ^^ jJ 15jl ^jj>ÜJ1 (j-ijj ^i^t j^-j
Ia^aIU ,j 5^5 *fJ oio (^^j dl^ Js^b rn'-'^'J (^V3^' ^„-^ ,J1 J^i—Ol
1. Ch **i>U. — 2. S Jlju. — 3. S 0Uj. — 4. C add. »LLelj. — 5. R aLSj. —
6. BLS ^jüüJ! PR ^jüä-J! et infra. — 7. B ^^>^>. — 8. CCh ^jt^y — 9. CCh
om.— 10. CChjä.^1. — 11. CRCh Ä>u-ij. — 12. B om. dep.*. CCh ajoutent jjjSDti. —
13. CCh om. — 14. B om. six mots. — 15. S ii\. — 16. Ch^_. — 17. PR ^. — 18. LS
ilaij. — 19. S ^SjejJI. — 20. LSCh ^j-Jailj. — 21. P JjJ! ch jayisr" >-^^ ^
C *_--=>. ^1 j-oJ!. — 22. P -bjl BLS £^1.
mais on ne trouva rien de suspect sur lui. Puis il vit seeretement Oubei-
dallah et apres avoir decide l'affaire avec lui conformement ä ce pourquoi il
etait arrive, lui remit la lettre imperiale. (Oubeidallah) la baisa, proclama
(Basile) empereur et apres avoir supprime le nom de Skieros, installa Agapius
patriarche d'Antiocbe le dimanche vingt-deuxieme jour du mois de kanoun II
de l'an 1287", la seconde annee du regne de Basile et Constantin, qui est
Tan 367 de l'hegire2.
Lorsque Bardas Skieros apprit que Basile avait ete proclame empereur ä
Antioche, il y envoya Ibn-Bahram pour amener ses habitants de son cöte et
le proclamer de nouveau empereur. Comme les habitants d'Antioche lui refu-
saient l'entree de la ville, il les assiegea et apres les avoir combattus enleva
leur betail et leurs chevaux, qui etaient en grand nombre aux environs; puis
il partit.
Mahfouzh-ibn-Habib-ibn-al-Baghil embrassa le parti de Skieros et s'etant
empare de la forteresse d'Artah 3 se dirigea vers Antioche ä la tete des troupes
1 22 janvier 976. Quelques manuscrits donnent l'an 1289 = 978, qui est juste.
V. Rosen, 95-96. — 2. 19 aoüt 977-8 aoüt 978. — 3. V. Ronen, 122.
PATR. OR. — T. XXIII. — F. 3. • 25
378 HISTOIRE. [170]
• sP. ii5. j J.JUI ^jVi 4>j diu ju, tu* ji aUj Ju. ji 3j^ji ,>.! {•>!? *
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* Chp.liO. *■■■" ■ OjÜ <« +tf\ fcj^-l&U 4-Afr Jl Ajm O-Ujl (J-fcl jlS jl 4jUc-sIj 4jLdi. jjt*
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1. LS -_fiJL)!j. — 2. BS J-s. — 3. P s. p. — 4. S ,bljp — 5. BLSCh LSUil». —
6. BLSCh J-:o-sw. — 7. P IjöjJ. — 8. BLS Jus. — 9. PR LSUTill. — 10. BLSCh
J_jj*_. — 11. BLSCh *$>->-;>. Tout ce qui suit, est omis dans B jusque c^^-" bU»
— 12. CCh aJUj. — 13. CCh sXdl 4J. — 14. P ^. — 15. CCh ^rfoJI LS U~'jJ!.
— 16. P lütj. — 17. LS jjSj.
recrutees parmi les Armeniens et les gens Je toute espece. Le magistre
'Oubeidallah sortit alors (ä sa rencontre) et le battit. Ibn-al-Baghil s'enfuit
ä Alep, 011 il se soumit de nouveau ä l'obeissance de l'emperenr Basile. Les
Armeniens, qui habitaient Antioche, fomenterent une revolte dans la ville et
ses alentours; ils obeissaient tous ä l'un d'entre eux qui.s'appelait Samuel.
11s attaquerent soudain 'Oubeidallah dans son palais pour le tuer. 'Otihei-
dallah s'informa alors aupres de ses serviteurs et de ses partisans, si la
■ ci.p. 150. population de la ville tenait pour * ou contre lui; (les habitants) lui repon-
dirent qu'ils tenaient pour lui. Encourage (par cette declaration) il sortit ä la
rencontre des Armeniens. Les habitants de la ville s'etant rennis autour de
lui, battirent les Armeniens et en massacrerent un grand nombre. Apres quoi
(les Armeniens) furent mis en deroute, et Samuel s'enfuit loin d'eux1.
Lorsque le patriarclie Agapius se sentit affermi sur son trnne, il cerivit
ä Anba Elie, patriarclie d'Alexandrie, une lettre pour lui demander d'or-
donncr aux habitants de son diocese que son 110111 füt, selon l'usagc, inscrit
sur les diptvques. II la lui envova par l'intermcMiairc d'un de ses moines
nomme Jean apres avoir Joint ä celte (lettre) sa profession de foi, profession
1. lei linit la traduetion de Mednikov.
[171] DE YAHYA-IBN-SA'ID D'ANTIOCIIE. 379
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i9L.lkJ i.jY ^» ^dl ^ilyJlj r_^JI JL. ^k fcj l/lj U^ä Jl 18 jjl-. V3
add.
1. CCh add. I^j. — 2. S SiU^U. — 3. CCh L-.\aJl *>\sA ^-Jl. — 4. CCh
Ais. — 5. CCli Jji Ji. — 6. PR j.^-'-5.. — 7. CCh Ja.!. — 8. CCh add. jjs> ^ U. —
9. CCh ^>rk-M. — 10. CCh il. — 11. CCh JL.. — 12. CCh .la^u. — 13. CCh jL,. -
14. S L^£>j. — 15. CCh add. ,». S om. — 16. CCh , Jäü^.. — 17. LS l^^jy ki.sr>.
— 18. LS ^Jjoü. — 19. CCh Lylki S LvJiU.
que tout nouveau patriarche etait tenu d'ecrire selon Pusage au moment
de sa nomination, afin que Ton süt qu'il confessait fermement la religion,
que les Peres des six conciles avaient etablie. Anba Elie ayant lu sa lettre
lui repondit en desapprouvant sa maniere d'agir et en proclamant que sa
facon de penser etait irreguliere, parce que sa maniere d'agir n'ötait pas
licite, mais etait contraire ä ce que la loi permet et autorise au point de
vue de son passage de Pepiscopat au patriarcat; qu'ä la fin il refusait de
le reconnaitre pour prelat et patriarche et de faire inscrire son nom [sur
les diptyques], parce que, selon lui, la cause d'(Agapius) etait la cause de
celui, qui, apres avoir epouse une fille, l'abandonnerait plus tard pour
epouser sa mere, ou qui de celui, qui, apres avoir repudie une femme en
epouserait une autre. Car Notre-Seigneur le Sauveur a dit : « Celui qui
repudie sa femme, lui fait commettre un adultere et celui qui epouse une
(femme) repudiee, commet lui-meme un adultere. » Les degres du sacer-
doce ont ete constitues ä Pinstar de la hierarchie des anges et leur res-
semblent : chaque ordre d'anges garde sa place et ne passe pas ä une
autre; ou egalement ä Pinstar des etoiles et des planetes qui restent dans
leur rang et ä leurs places, sans passer d'une place ä une autre. [Gomme
«onclusion] il exigea que les habitants de la ville lui presentassent un memoire
380 IIISTOIRE. [172]
*pf. 38. JäDI ürjl J ^jUI *UjüJI j djLiJI ^aILJI J^J\ * ^Vl 1^1 ^.l^
J fclfi^lJ f-lj Ji JLi) <iUJ} ^jLä ÜVI JsAA ^ic 0>jJ JLolj ,_**iJl 10ÜÄA ^Jfr
AÜ>J Cu kLIaJj' n^sy> (Jk>
'Ch
11.
1. CCh LSUit SüJi. — 2. CCh add. *J. — 3. CCh om. dep.*. — 4. CCh add.
^jjfJjjiaJt. — 5. P wo>-^. — 6. CCh ajoute ^c Lilki! v_«C>JaJ , r^Lii « '!>=- -Jj
WjOJlSTJ^I ^jjijL LR — 7. CCh ii^i^I. — 8. CCh ajoute ,ji>. — 9. CLSCh ^J3\..
— 10. CLSCh IJJ». — 11. CCh a-£..
certille par les signatures du clerge et des notables oü serait expose le fonii
de l'afl'aire et corament on s'etait entendu sur [l'election d'Agapius].
La reponse arrivee ä Agapius, celui-ci y repondit par une lettre, dont
voici le texte :
« Au nora de Dieu dement, misericordieux!
« Ma lettre, 6 pere spirituel et sacre, associe par le sacerdoce et la dignitc,
uni en esprit de la part du siege apostolique (Antioche) de la ville de Dieu,
heureuse gräce a la gloire de son nom et gardee par son disciple et son
premier apötre, le samedi septieme jour du mois de kanoun I, ' (te fait
savoir) la prospörite des saintes eglises de Dieu et de leurs enfants qui me
sont confies et apres cux ma propre sante. Louange ä Dieu de ce qu'll a
' chp.isi. accorde * et confie! Nous l'implorons afin qu'll etende son voile sur cette
liihu et qu'll comble de gräces et le peuple dont ont soin moi, toi, ainsi
que tout autrc pasteur, mis par lui ä chaque place par sa benediction et
sa protection.
1. 7 decembre 978. V. Hosen. 124.
[173] DE YAHYA-1BN-SA1D D'AXTIOCHE. 381
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jo ^Jy-J (_$ilÄJ \j dhSjLlÄj ojLJi (_£jlilj (^l-Ci /«-^j-» oi^fr ^1 (^»"i. <1)^
1. CCh Jüij. — 2. CCh om. — 3. LS Ji ^j LUJj. — 4. PR aJUxiö CCh iUi^j.
— 5. S wläl CCh ^ULJ^I. — G. PS ^X.U. — 7. CCh JU=. — 8. CCh U=r^. —9. PCCh
U — 10. PR dL=Aj LS c-Uxj. — 11. CCh om. — 12. S >^XJI ,.,l£ — 13. LS AC' P
oICj CCh .1 ilio ^ — 14. LS .i*ä. — 15. CCh O^ ^!. — 16. RCCh J^'. —
17. PS *U. — 18. CCh ^e. — 19." R L,^ CCh ^^ S jyj>. — 20. CCh sü^j.
« Ta lettre, ö pere spirituel et sacre, est arrivee par I'intermediaire d'Anba
Jean, le moine, envoye de la part de notre indigence ä ta saintete. Ayant
appris ce quelle renfermait, je me suis rejoui des nouvelles de ta sante et
de ce que j'en ai pu conclure au sujet de la prosperite des tiens. Ensuite
j'ai reflechi longtemps sur la (lettre) : mon esprit a perdu sa lucidite, ma
raison s'est troublee et mes pensees se sont agitees lorsque en considerant
ce que tu m'ecrivais et que j'etais interdit par suite des termes dans lesquels
tu m'avais repondu. Je ne comprends pas quelle raison t'a fait rejeter ce
qui n'est pas ä rejeter, desapprouver ce qui ne merite pas de bläme, alleguer
des preuves illicites et faire ce qui ne convient pas. Si tu avais compris
l'importance de ce que j'avais cömmence (le premier les relations avec toi),
que j'avais desire l'union benie avec toi, que j'avais envoye aupres de toi
mon messager juste au temps oü les oiseaux volent ä peine, avec grandes
difficultes, de notre pays jusqu'au tien, sans parier des lettres et des
messagers, tu n'aurais pas ecrit ce que tu as ecrit, sans t'etre convaincu
que tu avais incontestablement raison, que tu en avais des preuves irrefu-
tables, [que tu tenais] la verite infaillible et la doctrine, dont les partisans
ne pourraient etre accuses ni de raisonnements contre la religion, ni de
manque de savoir, ni d'idee precongue ni d'autres vices : [toutes choses],
dont ta saintete est libre et eloignee.
382 HISTOIRE. [174]
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juJ VI *£ät pl dL;l rU tl VUI IJi* J j.'UjJ ^Vl $ 19o^i ^JUIj l^Jl
1. P o£o S J*e. — 2. P oXl*li. — 3. SCh J«-!,!. — 4. PRCCh (jaäi. —
5. CCh £)U. — G. CCh j*. — 7. PR <JU. — 8. S ua. — 9. CCh vi^Uij. — 10. P ^äPi
LS >_ üba. — 11. S ajoute JUi'. — 12. CCh n'a que ^1 dep. *. — 13. CCh %?&■ —
14. CLRCh -JbJI. — 15. PR Jyü. — 16. R . j^ssi. — 17. CCh s^'. — 18. CCh
^^saiyj. — 19. CCh <u\5"i.
« Quant ä ce que tu dis, 6 pere spirituel, de ton chagrin k cause de
mon affaire et de ton inquietude au sujet de ma cause et que tu prefererais
mourir qu'entendre des choses pareilles, cela ne convient pas, parce qu'ici,
Dieu soit loue, il n'y a eu ni he>esie, ni fausse doctrine, ni violation de la
loi d'eglise, ni d'autre chose prejudiciable. Pour ce qui est arrivö, ma cause
est trop petite et ma valeur est trop insignitiante, parce que ce (qui est
arrivö), est plus haut que moi et trop lourd pour moi; cela est au-dessus de
mes Forces et je suis presque indigne de ceci. En tout cas ce n'etait pas
moi qui avait pris l'initiative, et cela ne s'est pas fait par nies efl'orts;
mais cela a eut lieu par les arrets (de Dieu), dont je ne peux comprendre le
mystcre et dont lc Createur seul connait la cause. C'est ce que mes collegues
ont approuve, ce que mon troupeau a choisi ce que les chefs d'etat onl.
signe et les savants religieux ont reconnu dans (notre) grande ville, oü Ton
trouve l'appui et oü i'on puisc la lorce. Comment peut-on admcltre, qu'uu
seul (homme) desapprouve ce sur quoi est tombee d'accord cette assemhlee
et que ce pcuple a approuvd? Une cause pareille est bien connue chez nous
et habituelle parmi nous depuis les temps anciens jusqu'ä nos jours. Quant
ä ce que tu as dit, ö pere spirituel, sur ce sujet, je sais que tu l'as dit
[175] DE YAHYA-IBN-SAID D'ANTIOCIIE. 383
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^Ijj £*J1 ',j-Ü y. ^-»Jl «.-O ^^L jU A» Iäa x->^ 26Li1_^. J\ frly^
1. CCh IJl^. — 2. PLS ^»TiJJba CCh s^TjJL R^iOSrf. — 3. CCh add. v^sril.
— 4. CCh diu. — 5. RCCh Jt**S). — 6. S om. — 7. CCh «*£br. —8. CCh JLö.
— 9. P lUa^. — 10. CCh Ijuj. — 11. CLSCh ^»^u. — 12. LS ^olk-sl. —
13. LS ^.xäl! CCh au lieu de ^^ — O-^jj donne fri^ ^ ^J' <-^^
»3j gXüJ^ yjjj>.j^ ^"IL-il. — 14. CLSCh c_,aüJI ^.O^jJI. — 15. CCh add.
J-J.AÄ1I. — 16. PLSR j-*,^!. — 17. LSCCh ^-Jy-Jl. — 18. PLS BÜI. — 19. CCh
add. u&jjij* fr>.^. — 20. CCh *-£ jjJjlä ^. - 21. S J\. — 22. CCh
^jj^Siijl. —23. CRCh OJ^. — 24. CLSCh ajVjV- — 25. CRCh O^j.. —
26. CLSCh w»!y.
parce que dans ton diocese de telles choses n'existent pas depuis longtemps,
qu-il n'y a pas dans ton pays (des faits) pareils et que peu de gens fönt
et ont recours ä cela dans ta contree ä cause de l'etat, oü les habitants de
ces provinces ont ete jetes et contre quoi nous implorons le secours de
Dicu. Si tu t'occupes encore une fois d'examiner scKgneusement la cause,
tu trouveras, qu'elle n'a pas ete commencee par nous * et qu'elle ne sera *Ch p.152.
pas finie avec nous ; mais tu verras que le saint synode de Nicee a transfere
le saint patriarche Eustathe d'Alep ä Antioche; tu trouveras que Meletius
qui a siege au deuxieme concile de Constantinople a ete transfere de Larisse
ä Alep et puis d'Alep ä Antioche, et (Gregoire) le Theologue, de son
siege, au siege de (Constantinople); tu trouveras qu'Eudoxius a ete trans-
fere de Mar ach ä Antioche et puis de lä ä Constantinople; tu trouveras
qu'Eusebe a ete transfere de Beyrouth ä Nicomedie et de lä ä Constan-
tinople; et tu en trouveras beaucoup d'autres qui ont ete transferes en
diiferents endroits : tout ceci apres saint Pierre l'apötre, qui est le fonde-
ment de l'eglise et la tete de la loi et qui apres avoir sejourne pendant
384 HIST01RE. [170]
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jl jyw V a^Lj j9^ ^ aJ ji^j ^J Jy 20sl ji<! dU^ ^Vl j>5C (J
1. CCh 'ijU gXjJl. — 2. PLS jsLyj. — 3. CCh om. — 4. CCh ^■X&. — 5. CCh
bU!j. — 6. PLSR »auil — 7. CCh J^j. — 8. CCh J..^'. — 9. CCh ^~Ä>". — 10. Ch
or_CM (sie!). — 11. PR U-M CChy-x>. — 12. PR i^U. — 13. CCh iM. — 14. S
viCJ jjU*. — 15. CCh ijia. — 10. P si-s^l CRCh ^==^1. — 17. P uJ,. -
18. CLSCh ^^t. — 19. CCh ^.^U _ 20- CCh '^':
douze ans ä Antioche s'est ensuite transfere ä Rome. II te suflit d'un tel
temoin, et quelques (noms) parmi ceux que nous avons mentionnes, sont
tout ii fait suffisants comme im exemple, sur lequel on peut se guider, et
comme un principe, sur lequel on peut s'appuyer. Si c'est ainsi, tu as appris
de nous, ö pere spirituel, ce que tu as demande et tu as trouve ce que tu
as desire, parce que tu as prie dans ta lettre de trouver pour cette cause
un principe, sur lequel on pourrait s'appuyer et une voie qui te permettrait
d'accepterla tradition 'et de rappeler (inon) nom; surlout, comme tu le
sais, que dans cette (affäire) il n'y a pas de contrainte, mais on demande
cela au nom de l'unite spirituelle des saintes cglises. Quant a celui qui
demande de s'unir avec ta saintete et de s'associer a ton Service, il est
inadmissible que tu t'ecartes de lui selon les argumenta que tu as allegues
et qui sont faciles ä retuter, car l'argument ötablit la justice des autres
(raisons). Par exemple la comparaison de cette cause avec celui qui, ayant
epousö une lille, ensuite l'abandonnerait et epouserait sa mere : le sacerdoce
divin est trop elevd pour elre compare avec le mariage humain. Si c'etait
ainsi, apres la mort d'un eveque qui avait un frerc digue d'oecuper son
1. C'est-ä-dirc « rinformation de la pari du nouveau palriarche ».
[177] DE YAIIYA-IBN-SA'ID D'ANTIOCHE. 385
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fjUs- IjU, A» J~L>*V1 ji Jb-V ir\L>o diU*dlj * Äj^iJl iV-Jj" J^ 15Ä^JU^JI »Chp.153.
j^j »UJ IJL» j^ JL-L. 19cJ-U dijJ^ jl£ jl ölK)L ^jjji Vi 18J?-J
lySy JÜ Jl jj-jJI ^ 21U"I^J- ^U-JJ ^ ^1 A^JVI öj^JI
1. C.Ch «syj, — 2. P ^1 S j."1 — 3. S JoJj. — 4. RCCh add. iJ. — 5. P J^l;.
— 6. L jUä-t. — 7. CCh cr^> — 8. CCh ii'ly I. — 9. S Jj. — 10. P %y LS om. —
11. CCh J.c — 12 P »»jli R ^iU. — 13. CCh nxU. — 14. S ^.is1!. — 15. LSCCh
SJJsWI. — 16. CCh L^IbJ. — 17. CCh ^_,~=. — 18. CCh J^JU ^1. — 19. CCh uli.
— 20. CLSCh v_s^J!. — 21. CLSCh ^iljaj.
siege, il ne serait pas permis de le nommer ä sa place, de möme qu'il n'est
pas permis au ffere d'epouser la femme de son frere apres sa mort. Puis
la comparaison avec celui qui ayant repudie la femme en epouserait une
autre, est egalement loin de ce dont nous nous occupons, et il ne con-
viendrait pas de se servir d'uae pareille comparaison : dans ce cas-lä il
ne serait pas permis ä une ville d'avoir plus de deux eveques, comme il
n'est pas permis ä une femme de se marier plus de deux fois.
Quant ä la parole du Seigneur le Christ : « Celui qui a repudie sa
femme, lui a dejä fait commettre un adultere, et celui qui a epouse une
(femme) divorcee, commet lui-meme un adultere ». (Cette parole) n'a pas
ete dite pour le sacerdoce, mais eile s'adressait aux Juifs, lorsqu'ils furent
venus aupres de Lui pour Le tenter. II leur a montre, combien leurs habitudes
etaient eloignees de ce que la loi de caractere noble et de raison saine
exigeait au point de vue du soin de la femme de chair * et de l'attachement *Chp.i53.
fort pour eile, parce que, comme dit l'Ecriture Sainte, ces deux etres sont
devenus un seul corps; puis il a decouvert leurs vices et les a forces ä
dire, qu'il serait mieux dans ce cas-la pour un homtne de ne pas se marier
du tout. Et comment cette sentence se rapporte-elle au sacerdoce divin
qui a ses rangs montant des rangs inferieurs aux superieurs ?
386 H1ST0IRE. [178]
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C^J jf* jl ftl) Vj CiLr jj-u jl 8jj»LäJJU Vj 7jjSL.ij. j-~. J 6J»-L65Ü
* p f. 39-. Jy L. Jl Jliij jl 9t_Jx_£X5 Vj
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1^9 ^}i. «Li^iJI Ö-UJl J* yä». jU»-1 J. jpU-jJI ^jVI l£l <C~<JI L. UU
1. CCh o1**^ J. — 2. LSCCh \^isoy. — 3. CCh »IjjuS. — 4. LS om. — 5. LSCCb
jiUAj. — 6. LSCCh L-üo5M. — 7. LS ^jSbi^l CCh j/ta-J.I et infra. — 8. PLS
om. — 9. CLSCh Lr^JilJ. — 10. S Uh. — 11. CCh Ja. — 12. CCh l^lti. — 13. LS
add.^l. — 14. S JU. — 15. CCh \Sjst* UtU. — 16. CCh jisä^tj. - 17. LSCCh J^t.
— 18. CChom.
Quant ä la comparaison de ces rangs aux ordres d'anges, oü chaque ordre
garde sa place et ne passe pas vers l'autre, eile ne convient pas non plus
au point de vue du deplacement : dans ce cas-lä, il ne serait pas permis au
lecteur [anagnoste] de devenir sous-diacre, ni au sous-diaere de devenir
diacre, ni au diacre de devenir pretre, ni au pretre d'etre transfere ä une
dignite superieure.
Quant ä leur comparaison aux etoiles qui sc tiennent ä leur rang et a
leurs places, saus qu'aucune d'elles en change, cela est egalement loin et
ne convient pas parce quo les etniles sont des corps saus raison, que lc
Createur a mis chaeun ä sa place et dont il a fait la nature invariable.
Quant ä l'liomme, II l'a cree creature raisonnable, qui passe d'un etat ä un
ä un autre et d'une affaire ä une autre; et le plus convenable pour lui est
de passer vers ce qui est plus noble et de se diriger vers ce qui est. plus
haut. De ceci, ainsi que de cc que nous avons dit du deplacement, il rcsullc
que celui-ci lui est permis, et les preuves en sont concluantes.
Quant a ta demande, 0 pere spirituel, que je te presente un acte signe"
par les temoins de la ville illustre, oü serait expose la marebe de cette afTaire
3
[179] DE YAHYA-IBN-SA'ID D'ANTIOCHE. 387
J^ dJi jl£ jüJ dU L. J! v^ijJI lÄA j J?J& ja»" V_Jj »J* lll «A-iLi
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^Jj U,l£ öl; UaVji ^ 15^>«Jlj i*lj <^ JS J* y ^ijLiJlj 14-^!3 *Ji\
L. SLül Jl JV 17£J^ V ^ 16^U Vs J1^ Vj 4^ Ys -^ ^
J\ iuvij aui 22!^~ 21^^" 20lH^ ^ * ^ U* J£. 19aU1,j c-JI-
JV^Vl 26jJIj 25^VI iSjJl MjJ Üj yi ^11, Ij <>LJ ^l^ü dlU JS.
1. LS OjU. — 2. CChj=rf. — 3. CCh \~. — 4. CCh LL^ — 5. LSCCh ^JV
— 6. PLSR Jj^.. — 7. PLS Jj!. — 8. CLSCh ^ß. — 9. CCh tzi». — 10. CCh
add. LCUJ!. — 11. LS add. aSj. — 12. LSCCh ^^Lä!. — 13. CCh b~~^ c^.
— 14. CCh »JoJj. — 15. PR om.j LS add. Li. — 16. CLSCh JU. — 17. CCh
^W. — 18. CCh om. --19. R LÜ>j. — 20. LS **-*.». — 21. PLS ^arf. —
22. CLSCh ^j^". — 23. CCh om. — 24. CCh J^M LS J>»^t. — 25. LS L»b!J.
— 26. CCh jJ^lj.
et son approbation, ce n'est pas habituel et personne de mes predecesseurs
ne l'a fait, de sorte que je puisse suivre son exemple. Si dans les circons-
tances actuelles le chemin n'etait pas difiicile de notre cote, cela serait
facile ä faire.
Quant ä la presentation des signatures des pretres et des chefs de ce
siege, au sujet de (leur) consentement, nous la considererions comme neces-
saire, si 1'aiTaire n'avait pas ete completement llnie, et que des doutes
eussent pu s'elever. Mais apres l'achevement de (l'affaire) et au bout d'un
an? Tu sais que, si au debut, avant (mon) depart dans la ville, les signatures
n'avaient pas ete assemblees, que l'accord et l'approbation n'eussent pas
ete obtenus, cela n'eüt pas ete fait ou apres la terminaison de (l'affaire) il
y aurait eu des troubles et la tranquillite n'aurait pas regne. Mais nous
et notre eglise — gloire a üieu! — sommes unis; l'unaniinite y regne sous
tous les rapports et l'amour parmi ses enfants est complet et parfait. II
n'y a ici ni dcsaccord, ni isolement, ni dissidence, ni rien d'autre qui provoque
le doute et qui puisse exiger de t'envoyer ce que tu as demande. Une teile
demande est intempestive, inintelligible, et acceder a une chose pareille
ce serait une decheance et une provocation aux doutes. N'est-il pas plus
Rp.
388 HIST01RE. [180]
4L* '-Vls.ei.-Vlj Jlsü "*J L. r-ls^s^Vlj <uUl SjUI 1^ä> J L. (j-UJl p-at jl •uU-J^lj
♦Pf. 40. c£LiJ\ J} y ** ,1» <&)Li.JU «uAiell iUo'l * A*T1j JS^Jl -Oy J ^.sJJI , Jl C- *s- Jlj
"Chp.154. ^ ^ . . ' " ' " C-^-^J
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•Uül »Li jl Ä-£jliJj öJU-jJI 18S^-V1j SSjJI y^-\j> v ^
1. CLSCh <s?. — 2. CCh om. — 3. S ora. — 4. R <ob CCh add. J. — 5. PLS
aw. — 6. P ^Jj»-^. — 7. LS y^XJj J.s. — 8. PS tj^ L »jss^. — 9. CCh O^.
— 10. S u. — 11. CCh om. — 12. R IfrsJJJü": — 13. P ^V L ^V- — 14- CCh
Vä.. — 15. PS C^Ui-lj. — 16. CCh ^ J^t. — 17. R ^,C' L^j. — 18. P SjsOsItj
R »Jss^l, S L^L.
digne de l'amour divin et plus conforme aux conditions spirituelles que tu
renonces ä une demande, qui n'est pas recue par l'usage, aux preuves iuutiles
et aux arguments semblables, et que tu revienues ä ce qui est necessaire
' Chp. 154. pour raffermir l'amour et completer * le service et le ministere eu comraun,
afin que les doutes cessent, que les causes de la depravation disparaissent
et que le schisme n'apparaissent pas daus leglise? Et toi, ö pere spirituel,
tu accompliras ce devoir.
J'avais dejä voulu t'envoyer la benediction, conformöment ä l'ordre et ä
la coutume etablie, et eile n'a tarde qu'ä cause du long chemin et du temps
defavorable. Mais j attends toujours Toccasion pour l'envoyer et je cherche
un homme qui soit digue de l'apporter; alors je l'envcrrai et aerai beui de
l'avoir euvoyee parce que j'agirai ainsi selou la coutume : du retard [de celte
benediction] je suis trouble. A Tarrivee de la benediction toi, ö pere spirituel,
apres l'avoir regue tu feras conformement aux coutumes, qui sont adoplees
daus les affaires spirituelles; le retard de (la benediction) n'en diminue
pas la portee, et eile n'obtiendiail pas plus de valeur, si eile etait parvenue
(plus vite). (En meme temps) tu ine rejouiras par une prompte lettre qui
renfermera les nouvelles joyeuses du bon etat de toi-meme et des lims, ainsi
que tes besoins et tes pröoecupations, afin que je puisse satisfaire au devoir
de l'amour, de l'union spirituelle et du ministere en common, si Dieu le veut.
[181] DE YAIIYA-IBN-SA'ID D'ANTIOCHE. 389
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Itf oL«j SjUVI j!-k JjJ_) 1öÖJ1 J* <^>-j J* v^^iL DJ jLs. jJLTV Jo-Vl
1. PR UsL. — 2. CCh bjLi^j L Iju4*,. — 3. CCh add. .1,1 Ji' J,'_,. — 4. CCh
add. ^!. —.5. CCh U,. — 6. CCh Lj"^ S U! J.I. — 7. CCh om. _.. — 8. BLS
^jSä et infra. — 9. C add. J. — 10. BCh om. dep.\ — 11. C J,,^!. — 12. Ch om.
dep.*. — 13. CCh Jljj. — 14. PS *~Si\ BCCh JuTl\. — 15. CCh om. dep.*. —
16. CCh om. dep.*. — 17. S -=^l. — 18. P üä~=.
Que la paix de Notre-Seigneur et de notre Dieu Jesus-Christ soit avec
toi et en toi, (la paix) qui garde, preserve, recompense et fortifie, maintenant
et dans les siecle des siecles !
Cette lettre etant parvenue ä Anba Elie, patriarche d'Alexandrie, il la
regut et rappela le nom d'(Agapius dans les diptyques) '.
Quant au Türe2 Alftekin, Djaouhar alla de l'Egypte en Syrie pour lui
faire la guerre au mois de ramadhan de Tan 365', et arriva ä Damas au
commencement du mois de zou-1-hidjah de cette meme annee4. Apres de
nombreux combats entre eux, Djaouhar fut mis en fuite et retourna de
Damas ä Ramiah au mois de djoumada I de l'an 366 5. Le Qarmathe al-A'gam
arrive d'al-Ahsa entra ä Ramiah le dimanche dix-huitieme jour du mois de
redjeb de la meme annee6 et descendit dans le palais du gouvernement, oü
il mourat le vingt-troisieme jour du meme mois 7. Sur ces entrefaites Djaouhar
s'etait refugie ä Ascalon, ou il se fortifia. Arrive ä Ramiah, Alftekin se
dirigea vers Ascalon contre Djaouhar. Une bataille eut lieu entre eux, oü un
1. Ici finit la traduetion de Rosen. — 2. Ici commence la traduetion russe de Medni-
ko<; 1, 352-354. — 3. 3 mai-1 juin 976. — 4. 31 juillet-29 aoüt 976. — 5. 26 decembre
976-24 janvier 977. — 6. 11-12 mars 977. — 7. 17 mars 977.
* P f. 40'
390 HISTOIRE. [182]
j*>yd \j*e\3** lyA&~c ^£. (J-^JI fl»lj ^.'S 3^~ Cxh/^ Cf L^J ^J"
»Sp. 116. 7jl ^1 j»jlo JjL^H JjaS/J (♦tVr" tJ^M-J f^La'l 6JrLr" !>^-" *-L^
ö>^. ü!j ij^W ^« ^1 Sji- J* j^5C jl ^k j^JLj JUJ'i jjäTj villi ^Jl ^U-l
"Chp.155. u\Sa j fl£j 10^JJI jl ' ^j 9jCr^ f^ J^ o* ^vA LJ j^^^-t J*
* B f. 104'. 224jlÄJU -'siAtj ^j^ ^r" J f^ * ts^ 4~'H j'-J 7^-=Jl; Ji>Jl 2°ij^ r^*
1. BS lük. — 2. Ch >U,. — 3. **** — U!,, = C isui", Li , w^\ ,&u-e L U Jii,
l$j s^oUj crAxi.H. — 4. L j_j$-. — 5. BCh om. dep.\ — 6. JyJI — U 3 = C aJlIsJ
^s^. — 7. BCh om. dep.*. - 8. BCh «tfUls. — 9. BCh £ß\ Jl. — 10. LS ^oll.
— 11. P sJü». — 12. C JU^I *JJ>. — 13 CS jj^\ — 14. BCh ^J. — 15. P Ca>f».
— 16. B Ü£~=. — 17. C £-, S ix-. — 18. S jjz~>j. — 19. BCh om. - 20. BS ^>ß. —
21. L »J*tj. — 22. CJ?y5\ <UU BCh om. dep.*.
grand nombre perirent des deux cötes. Le Türe, assiegeant Djaouhar, sejourna
pres d'Ascalon un an et trois mois jusqu'ä ce que la plupart des troupes de
Djaouhar eurent peri par la faim. Corame Alftekin assiegeait (Djaouhar), ses
compagnons et les Ketamites ä Ascalon depuis longtemps, de sorte que la
famine devint forte parmi eux et qu'ils manquerent de vivres, ils demanderent
au Türe de faire la paix et de les laisser partir. Apres l'echange de plusieurs
messages entre eux il y cousentit : ils tomberent d'aecord que (le pays) de
Gaza ä l'Egypte appartiendrait aux Maghrebins et (celui) d'Ascalon et des
'Chp.155. provinces avoisinantes de la Syrie, au Türe; que * dans cet endroit al-Aziz
serait reconnu kalife, mais que les impöts (de ces provinces) seraient payes
au Türe. Apres ce commun aecord, le Türe fit suspendre une epee nue ä la
porte de la forteresse d'Ascalon. Puis Djaouhar et ses compagnons, apres
avoir passe sous le glaive, enlrerent en Egypte (Micr) au mois de cha'ban
de l'an JJüC)1.
N'etant pas satisfait de (cette) paix, Al-Aziz apres avoir designe comme
son vicaire en Egypte Djabr-ibn-al-Qasiin, au mois de zou-1-qa'dah de cette
1. II faut lire : 307. Le Cha'ban de 367 = 14 mars-11 avril 978 V. Mednikov, 1, 353,
note 2.
[183] DE YAHYA-IBN-SA'ID D'ANTIOCHE. 391
'Vl> 5J-^ Jl -A- ■*" ^idl jl^5 \ -t-j a-J Jl jtfJI 3L-b ^ ö-.
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pAÜL ^jlj 21cb *L.j 20o^?- ^ c^" 19^^ •&■" J* tU d&H iZ-^b
1. BCCh om. dep.*. — 2. B rfjf?-. — 3. LSCh Jljj C (U!j_j — J^U-^L) J-^jj.
— 4. C om. — 5. BCli *U|. — 6. C add. Jy>3. — 7. BCh J-.jl3. - 8. LSCh Jjoj
— 9. S w-ari.. — 10. Ch leij. — 11. BCLSCh *;L J. — 12. BLS *jM ^XJi. — ■
13. BLS IJoAi Uja.. — 14. P »j-JU S 4-.ylä. —15. LS L~. — 16. BLSCh ^yei\
„ÜJ'.. — 17. BCh »ajJj. — 18. C iiU! jU. — 19. P ^b. — 20. P k - 21. BCli
om. deux mots. — 22. Ch yj'lj.
meme annee ' se transporta lui-meme avec toutes ses troupes et ses bägages
en Syrie pour combattre (Alftekin), selon le conseil de Yaqoub-ibn-Yousouf-
ibn-Killis. Arrive ä Ramiah Aziz mit ordre ä ses affaires, tandis que le Türe
etait dejä reparti pour üamas. Al-Aziz-billah, entra alors en correspondance
avec lui et lui envoya l'aman, en lui promettant de grandes sommes d'argent
ä la condition qu'il se soumit ä son obeissance. Mais le Türe n'aeeepta pas
cela et declara la guerre. Al-Aziz-billah se dirigea contre lui, et ils se ren-
contrerent pres de Nahr-at-Thawahin2 le jeudi septieme jour du mois de
mouharrem de Tan 368'. En ce jour il y eut enlre eux une bataille acharnee
et des deux cötes un grand nombre perirent. Le Türe ayant ete mis en fuite,
les Arabes se mirent ä sa poursuite avec empressement : l'ayant fait prison-
nier entre Qalansouwah et Kafarsaba ils l'amenerent aupres d'Al-Aziz.
Accable de soufFlets et de coups, il fut sur le point de mourir.
Al-Aziz-billah sortit alors (vers lui) : apres l'avoir delivre des mains des
(Arabes), il lui aecorda la vie et lui remit une bague. Le Türe ayant demande
de l'eau ä boire, AI- 'Aziz ordonna d'apporter un verre d'eau de rose avec
de la neige. On lui apporta le verre, mais le Türe besita a en boire de peur
1. 10 juin-9 juillet 978. — 2. V. Yacut, in, 554. — 3. 15 aoüt 978.
392 IIISTOIRE. [184]
JjYI ^j ^r ö* ö£ b^ jf-VI f^. ^ ^j 0^5 * j-*« J\ j&& £f->J
12Uc ^ Ol ju^-j o^ ^ *^-> Vi (V^j ö* 1?A^ i5rt (*^ *^l-> liCr^
1. BLSCh om. — 2. Ch Ji'Lä *-. — 3. SjijÄ). — 4. BCh iSy J.=. — 5. P om. —
6. BLSCh •$>. — 7. BLSCh ^_jli. — 8. LSy»U>.— 9. S aüJ. —10. P. L^-:'.— 11. BCh
om. dep.\ — 12. BCh Ua>l. — 12. Jb — .1» = C *J! gW?. U yL, J**ä J V^
qu'il n'y eut un poison mortel. Ayant compris cela (Al-Aziz) prit le verre
et apres en avoir bu un peu, lui fit boire le reste. Ensuite il lui donna une
tente speciale et commanda qu'on lui apportät tout ce dont il aurait besoin;
il le fit porter sur ses montures et lui ayant ordonne de se trouver dans
son cortege, l'interrogea sur ses amis pour les retrouver. Sur ces entrefait.es
(Alftekin) demanda d' amener un certaia norabre de ses compagnoiis ; ou
les lui amena, pris parmi les prisonniers. Abou-Thaliir, frere de Bakhtiyar,
avait ete tue dans la bataille; son frere Ibrahim avait ete fait prisonnicr
et al-Marzouban-ibn-ßakhtiyar demanda l'aman ä Al-'Aziz-billah. Lo Türe
demanda que tous les deux demeurassent avec lui dans sa teilte, et on le
lui aecorda.
Al-Aziz retourna ä Micr [en Egypte], ou il arriva le lundi vingt-deuxieme
jour du mois de rabi' I de l'an .'568' . II ordonna ä tous les gouverneurs de
son etat, ä ses chefs et ä ses emirs de traiter le Türe avec distinetion et
consideration, et tous les nobles (de 1' Egypte) l'inviterent dans leurs palais
et le comblerent de presents et de vetements d'honncur. Puis Al-'Aziz-billah
nomma vizir Yaqoub-ibn-Yousouf-ibn-Killis, le lundi dix-huitieme jour du
1. 28 oct. 978. Ici finit la traduetion de Mednikov.
[185] DE YAHYA-IBN-SAID DANTIOCHE. 393
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C^ail As" JUJI *llU ^lj LA» tftfJU JL-jj jl>V1j *U}VI 14,*^ A^lj L^
1. S s./äJ! <uJ! ^. — 2. S v_^S J. — 3. BCh om. dep.*. — 4. C om. usque JLs^l
jUjJIj. — 5. Ch ^ (sie!). — 6. S ^jsjJl. — 7. S ^!. — 8. BPLS uy. — 9. B aJUlj.
— 10. P a^ — 11. Ch L~>. — 12. BLSCh Jjtj«U. — 13. BCh om. dep.*. — 14. LS s^.
mois de ramadhan de l'an 368 ' et ordonna d'ecrire son nom dans toutes les
relations officielles ainsi qu'au commencement des correspondances.
Quant ä 'Adhoud-ad-Daoulah-Fenna-Khosrou, Izz-ad-Daoulah-Bakh-
tiyar il ne remplit point les conditions de son aecord avec lui, sinon * en »chp.iss.
proclamant son nom dans la priere sur les minbars de l'Iraq, parce qu'il
l'avait fait executer selon l'accord conclu. Apres la mort de Roukn-ad-
Daoulah-al-Hasan-ibn-Bouye au debut de l'an 366 3, Bakhtiyar s'attribua
la Suprematie sur sa famille et ses cousins et ecrivit de la part d' At-Thai'
une lettre, penetree de son estime pour Bakhtiyar, oü (At-Thai ') le preferait
ä tous les autres (chefs) de l'etat, en lui attribuantexclusivement la Suprematie
avant tous les autres membres de (sa) famille.
Ayant appris cela 'Adhoud-ad-Daoulah se prepara ä sortir dans l'Iraq
pour faire la guerre contre Bakhtiyar : il envoya les troupes de son avant-
garde du Fars ä l"Iraq sous le commandement de son vizir al-Moiithahhir-
ibn-'Abdallah au mois de cha'ban de l'an 366 '. Bakhtiyar effraye alla ä
al-Ahwaz pour engager At-Thai' ä sortir avec lui et ä se faire mediateur
entre eux; il demanda aussi du secours ä tous les chefs et ä tous les nobles.
Ensuite il se prepara ä le rencontrer. Lorsqu' At-Thai" eut vu que cette
1. 19 avril 979 (samedi). — 2. L an 366 commence le 30 aoüt 976. — 1. 25 mars-22
avril 977.
PATR. OR. — T. XXIII. — F. 3. 26
394 HISTOIRE. [186]
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1. BLSCh om. — 2. LSCh ^&% — 3. S ^J^l — 4. S ^>. — 5. BCh om.
dep.\ — 6. BCh om. quatre mots. S ÄJU«Jl ^y>. — ■ 7. Gh *& . — S. BLSCh fj&^j- —
9. BCh jL.. —10. S ^-^j. — 11. BLSCh a~a=. — 12. PBCh c>j. —13. BCh om. dep.\
affaire amenait la guerre, il se refusa ä rester (chez Bakhtiyar) et s'en alla
dans la direction de Bagdad. Bakhtiyar et Ibn-Baqiyah le prierent avec
insistance de rester, mais il refusa. Les deux armees se rencontrerent pres de
l'Ahwaz le dimanche onzieme jour du mois de zou-1-qa'dah de Tan 3(>6 ' :
un grand nombre de soldats de Bakhtiyar ayant ete tue, d'autres, nombreux,
demanderent gräce et le reste prit la fuite. Apres quoi Fenna-Khosrou
s'empara de la villi; de l'Ahwaz et de tous ses districts. Bakhtiyar se dirigea
vers al-Bathaih, d'oü il alla ä Wasith.
Alors Ibn-Baqiyah se mettant ä mepriser Bakhtiyar et ä le traiter ave«
hauteur, s'empara de ses troupes. L'armee s'agita contre lui ä cause d'(Ibn-
Baqiyah), et Bakhtiyar cut peur qu'il ne sc revoltät contre lui et ne gouvernät
seul les affaires sans lui. Certains de ses partisans et des ses proches con-
seillerent ä Bakhtiyar de s'emparer d'(Ibn-Baqiyah) et lui dirent d'apaiser
de cette mariiere Fenna-Rhosrou, de briser la force de sa colere,.de trouver
ainsi le moyen d'obtenir sa bienveillance tl<; teile sorte que personne oe
si'iait nomme vi/ir apres lui. Ayant suivi ce conseil, il s'empara d'(Ibn-Baqiyah]
— ils sc trouvaient alors tous deux a Wasith — et apres l'avoir amene ;i
Bagdad, lui iit crever les yeux la nuit du vendredi huitiemejdur du mois de
rahi' I de Tau 'M\7'-; puis il l'euvoya aupres d"Adhoud-ad-Uaoul;ili-Fcnna-
1. 1 juillet 977. — 2. 24 oct. 977 (jeudi .
[187] DE YAIIYA-IBN-SA'ID D'ANTIOCHE. 395
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Golw JU^Jj J,_-dl ^ IsXj^. <J| Af-l/j jLUI ^ ^> jLjJ*. Jl **^>-lj
1. B»J,^s Ch J-jss.— 2. S 4*^.-3. BLSChiUjJ!.— 4. BLSChi^l. — 5. S .^So.
— 6. Ch om. — 7. S L$£JU. — 8. PBCh Zeit)!. — 9. P tj^-^Us *1)| J-äc. — 10. BS. ^.
— 11. BCh om. deux mots. — 12. BCh om. quatre mots. S sjj&J! L~JI. — 13. BLSCh
to^j. _ !4. ßSCh om. dep.\ — 15. BSCh om. dep.*. — 16. P (jlklj. — 17. LS om. ,.
Khosrou. Celui-ci, apres l'avoir promene ignominieusement devant son
armee sur un chameau, le fit jeter aux pieds des elephants, qui le foulerent
et le tuerent; aussitöt apres il fat crucifie au bord du Tigre.
Ensuite Izz-ad-Daoulah-Bakhtivar demanda ä Adhoud-ad-Daoulah-
Fenna-Khosrou de lui perrnettre de s'en aller dans les provinces de Syrie.
II aceeda ä sa demande apres avoir convenu avec lui qu'il inscrirait son
nom, c'est-ä-dire le nom d"Adhoud-ad-Daoulah sur les drapeaux et les
enseignes et que la priere pour lui serait dite avant toutes les autres dans
tous les pays qu'il soumettrait et envahirait; apres quoi il lui fit dem d'un
vetement d'honneur.
II fut declare ä Bagdad que Bakhtiyar etait rentre dans l'obeissancc.
'Adhoud-ad-Daoulah-Fenna-Khosrou etant alle de l'Ahwaz ä Bacrah, y
entra et s'en empara au debut de l'an 367 '. Ensuite il se dirigea vers Bagdad
oü At-Thai" le rencontra et, apres etre entre chez lui le lundi quatrieme jour
du mois de rabi' II de cette meme annee2, lui donna le titre de Tadj-al-Millab
comme Supplement au (titre) d"Adhoud-ad-Daoulah, au mois de djoumada I
de l'an 367 3 ; apres cela il ajouta ä ce titre (celui) de Wali-al-Ni am.
Un grand nombre de serviteurs s'etant reunis autour de Bakhtiyar et
beaueoup de Dei'lemites etant retournes aupres de lui, il se munit d'armes
1. L'annee 367 commence le dimanche 19 aoüt 977. — 2. 19 novembre 977.
3. 15 dec. 977 — 13 janvier 978.
396 IIIST01RE. [188]
* s p. 120. lüji» jiA*»- ,\ 'wli" , j! ürt^p ** »*ia-U k rllzi~.\ ,c*S Jv_^. ,i jL.5 Cd r^*
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135. ' t " t "
1. PBCh Ji»'. — 2. BLSCh ja^ij. — 3. LSCh ^JL. _ 4. PBLSCh ja^t. —
5. S add.^s. — 6. P Vi\>. — 7. S **?jSü. — 8. BCh om. dep.*. S add. iüJI ^». — 9. S
om. Jj.1. — 10. BCh i\/^\ ^ jL*b\. — 11, Ch ksJI. — 12. BCh JUS. — 13. BS
vj^-Ut. — 14. BLSCh Jlij. — 15. B ^^1 SCh ^j/U. — 10. BCh ^J^Jl. — 17. S
jJy. — 18. Ch L=>U.Jt. — 19. BCh om. — 20. BLSCh om. — 21. PBCh ,_~kL —
22. PRjöJ.
et de chevaux et se mit en marcho avec une forte armee, dans laquelle il
cherchait son appui. Puis il s'unit avec son gendre Abou-Taghlib-ibn-
*Chp.i57. Hamdan, * et ils convinrent de s'entr-aider dans leurs projets de guerre.
'Adhoud-ad-üaoulah et At-Thai" se leverent alors contre eux. Les deux
partis se rencontrerent ä Qacr-al-Djacc ', qui se trouve en face de Sourra-
man-Raa (Samarra), le matin du mercredi dix-septietne jour du mois de
chawwal (de cette memo annee) '-, et les troupes de Bakhtiyar prirent la fuite.
Un certain kurde de l'armee de Bakhtiyar, saus l'avoir reconnu, l'atteignit
et le depouilla; mais un serviteur turc de Fenna-Khosrou le reconnut.
Comme il faisait lourd et tres chaud, (Bakhtiyar) ne pouvait plus marcher
ä cause de la soif violcnte dont il brülait; il s'arreta et fut tue. Les recits
de son meurtre sont contradictoires : les uns disaient qu'il etait tombe de
fatigue; les autres, qu'un certain nombre de Deilemites, l'avant reconnu,
voulurent l'cnlever au Turc pour gagner la faveur (du calife). Dans l'engage-
ment (jui avait eu lieu entre les deux partis ä cause de lui, il le tuerent et
avec lui un grand nombre de ses partisans et de ses proches. Abou-Taghlib *-
ibn-IIamdan s'enfuit alors a Mossoul, Ibrahim et Abou-Tliahir, deux freies
de Bakhtiyar, ainsi qu'al-Marzouban-ibn-Bakbtiyar et tous ceux qui l'avaient
1. V. Jacul, iv, 1 10. — 2. 28 m:ii 078. — 3. Ici commence la traduetion de Rosen, 135.
[189] UE YAHYA-IBN-SA'ID D'ANTIOCHE. 397
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jL-vJlj JLtVl fr ^ Juan It _/L~j ^>-Us J^^JI
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U^y-J ^ J^ J^ ^-*^ ^>^ J^ -jy^. 10d^j-> V^ J^ «i-5 * ie»*sp.i2i.
^ O JljLi J " LjJU Uj *j~Jl ^3 18^U 17JI JLJI jjl jL-3 1Gi^>' * P f. 42*.
^^JälJj Jy>z>S fr*, A-L_> JLiÜl «ÜjJ ^j>0 _j^ «jwJ _U- Jl J jlj ilLil3 ^'-3 * B f. 105T.
1. S om. ^O J,l. — 2. BCh om. dep.*. — 3. BP J,-^ fr.. — 4. S om. — 5. P
JjU. — 6. PBLS ubique jj>^. — 7. B JA»j»j. — 8. C om. dep.*. — 9. S jjsjJl. —
10. B ^'jj. — 11. B *jy=|ä P ^j^ LS ^yy Ch i'joi. — 12. BLSCh om. —
13. BLSCli .L.J. — 14. Codd. et Ch a*1s. Textus corruptum esse videtur; cf. lbn 'Adun
(ms. Musaei Asiatici 160), f. 29v. — 15. PBCh om. — 16. PB iJjSjä Ch Ujcf — 17. Ch
r». — 18. S om. dep.*.
suivi, se sauverent ä Damas et arriverent aupres d'Alftekin, qui, etant sorti
ä leur rencontre, les combla de faveurs. Leur arrivee ä Damas eut lieu le
vingt-septieme jour du mois de zou-1-qa'dah de celte meine annee'. Puis
At-Thaü-' retourna ä Bagdad, tandis que Fenna-Rhosrou, etant alle ä Mos-
soul, s'empara de cette (ville), de tous les districts et de toutes les villes
avoisinants.
Quant ä Abou-al-Ma'ali-ibn-Sei'f-ad-Daoulah, qui se trouvait alors ä
Hirns (Emese), il recut la visite de Bakdjour qui se rendit d'Alep aupres
de lui. Abou-al-Ma'ali lui lit don d'un vetement d'honneur et le nomma
gouverneur d'Alep; apres quoi Bakdjour retourna ä Alep, et on commenca
ä dire la priere pour lui dans cette (ville) et tous ses districts. Bakdjour
s'accorda avec tous les serviteurs de l'etat pour s'emparer du chambellan
(al-hadjib) Qarghouyah. Abou-al-Ma'ali se dirigea alors de Hirns (Emese)
vers Alep et sa forteresse2; mais Bakdjour s'empara de Qarghouyah. Venu
ä Alep, Abou-al-Ma'ali envab.it al-Ma'arrah et ses environs au mois de
chawwal de l'an 366 3 et s'approcha d'Alep suivi des Benou-Kilab. Dans la
bataille, qui eut lieu entre lui et Bakdjour, Abou-al-Ma'ali, victorieux,
1. 6 juillet 978. Ici finit la traduction de Rosen. — 2. Le texte ici, ä ce qu'il parait,
est abime. — 3. 23 mai-20 juin 977.
398 HISTOIRE. [190]
IJI i^-j ^jfu^- 0<LYj 5^ _>jä5C ^3 <C_o 3^.VI
4JjI.lI» ,3 4jl 'ULdj ^Ui_ 9A)j*aaö Ä^l ^j-OI JuaC 7 J (JLmJI J^ J—jI?
14A,jJ! 13U l2^ rJU ll_j;l fcyjj ,_Jj} 4_!jjJ| Jul-, <Üj 104^)l> *J1 4j^j .ilfrlj
18jLi«Jj «SlLJÜ Ja I75jsjJ1 16v^-ilj 15ilLHj j^i jUf ö- jLui J düij
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♦ Rp, (., j* ^*i^ -^ jl-u_>- jV «_JjLT LI <Uj-vJl Jüac yjo LijJI j^l hJUJj
**Chp.l58. _ ,.».'. . .
* R p. tt. «Lojj 4Jj j\ Jjji-Tlj Ju-ili ^fcjLU ^.lc 4, -U-Cclj Jl^Ij ->i ' ^jj^ULJI joj
1. S om. — 2. B om. dep.*. — 3. PBCh om. — 4. B ,j£=-.- — 5. PC add. jt. — 6. C
s^j. — 7. P om. — 8. P «)J!. — 9. C om. — 10. C add. <J^tj. — 11. S Lt. — 12. S
om. fj. — 13. Cf. lbn al-'Adim (ms. Musaei Asiatici N 160), f. 30 ubi Lb. — 14. C
om. ab s-^äJj. — 15. BCh om. dep.*. — 16. P iuJlj. — 17. S ^^jJt. — 18. P jJaJ.
— 19. PB _>.Ui. — 20. BLSCh ^j) et infra. — 21. BLS ^w^.-UJl et infra. —
22. CRCh iUL. — 23. Ch läsotj.
entra ä Alep au mois de rabi' II de Tan 367', oü lui et Bakdjour convinrent
que (Bakdjour) serait nomme gouverneur de Hirns; apres quoi (Abou-al-
Ma'ali) l'y envoya.
Ensuite Abou-al-Ma'ali fit parvenir ä Adhoud-ad-Daoulah des felieita-
tions de son arrivee ä Bagdad et lui fit savoir qu'il lui obeissait. (Adhoud-
ad-Daoulab) renvoya son messager aupres de lui avec un vetement d'honneur
et lui donna le titre de Sa'd-ad-Daoulah; ä son vizir Abou-Calih-ibn-Xaba
(il donna le titre) d'As-Sadid, tout cela au mois de cha'ban de l'an 368*;
apres quoi ä Alep on disait la priere pour At-Thai", puis pour Adhoud-ad-
Daoulah et enfin pour Sa'd-ad-Daoulah.
Abou-1-Wafa :\ secretaire d'Adhoud-ad-Daoulah, sc mit k la poursuite
*Ciip.i58. d'Abou-Tagblib-ibn "-Hamdan apres sa fuite de Mossoul. Craignant pour
sa vie, celui-ci se dirigea vers la Mesopotamie (al-Djazirah) et ecrivit ä
Bardas Sklcros pour implorer son secours, parcc que Skieros avait ete liö
d'amitie" avec lui et reclamait son aide dans son conflit avec Basile. II
arriva que ses lettres nc parvinrcnt a (Skieros) que lorsque les troupcs de
1. 16 nov.-14 dec. 977. — 2. 4 mars-1 avril 979. — 3. Ici commence la traduction de
Hosen, 12-17.
[101] DE YAIIYA-IBN-SAID D'ANTIOCHE. 399
, \ -f. ^yj jMlJI Ju.,.*,* (j-lLiJl (j-i/, ,*•• vilLJI J^-l Jfy^?- ^fry -^*) vj,
*j^ls 10W*JI J ijJ>-\ Ä»9.i ^jj^aJI (jö_/J (j-llill <jö^ 7LaJli JIäH <C
4. ^UsJj -ul JjJj * *li)l i>i J! .iL» 14^l>j j-a^- J jjy ,3v_ii-r ^l c^
20jUj (j-^Ujj ÜjJjj ^.k:k...? * 19*ji-l <U« ii-| C«^ -U, 4jU (j-jj^äJI Ulj * P f. 43.
1. BLSCh y-UyJl. — 2. BP ^JL». — 3. BLS jU^ P j3*=W- — 4- BCh ,Jl-
— 5. BLS Ijj^-'j. — 6. B i^\. — 7. LSCh Ci-'U. — 8. BLSCh '^jkj& y**/.
partout. — 9. BLS , ^.Üä-Jt et infra. — 10. BLSCh om. deux mots. — 11. BLS j. —
12. P om. dep.*. — 13. B wJlsu et infra. — 14. C om. quatre mots. — 15. C om. dep.*.
— 16. LS LI. — 17. P ^jV- — 18- LSCh 5^'- — 19' LSCh ^•l- — 20- Ch jLj.
l'empereur Basile s'etaient dejä mises en marche avec Bardas Phocas. Trop
preoccupe de ses affaires pour pouvoir s'interesser ä celles d' Abou-Taghlib,
Skieros lui envoya une grande quantite de vivres et l'engagea ä venir le
rejoindre pour combattre ensemble ses adversaires; apres leur defaite et sa
victoire, (Skieros) viendrait ä son aide. Mais Abou-Taghlib, ne pouvant se
resoudre ä le rejoindre lui expedia comme auxiliaires une partie de ses
troupes, et lui-meme resta dans la forteresse de Hicn-Ziyad, attendant le
denouement de l'affaire. Bardas Phocas et Bardas Skieros se chargerent
pour la seconde fois le vendredi, et Skieros se mit en fuite le dimanche
vingt-unieme jour du mois de cha'ban de Tan 368 '. La nouvelle de sa defaite
etant parvenue jusqu'ä Abou-Taghlib qui se trouvait dans la forteresse de
Hicn-Ziyad, il s'en retourna en Syrie2 et s'arreta ä Amid. Les troupes
d"Adhoud-ad-Daoulah l'entourerent, mais il partit pour Rahabah*.
Abou-1-Wafa assiegea Mayafariqia et s'en empara; il s'empara aussi
d'Amide, du reste de Diyarbekir et de toutesles places fortes des Hamdanides.
Skieros, lui, apres sa defaite, prit son frere Constantin et son fds Romain
et se rendit ä Diyarbekir; il envoya son frere Constantin aupres d'Adhoud-
1. 24 mars 979. — 2. Rosen croit qu'il faut lire « en terre musulmane » (136, note 76).
— 3. V. Jacut, ii, 764-767.
400 HISTOIRE. [192]
JÄ.J *J_jaJIj S-Wjl C Lr-^> ÄJj-*Jl -^-a* (Jl JjJalli-J lslä-1 Äijlj ^X>jlo !\
* S p. 123. Aj <! <JÄ— . Lj iJj-OI -Ua£ ^fry 7jl <J *-JJ SA-aS ''(^ ' ^ ij ■*"■■-' ^l>
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* R p. IT. \fij>. IJ£- (j^> ö\ \j** CrfJ^^1. (*^*^ *-=-L^ J>\ <Jj-OI JJat jcjl^
*Chp.l59. £jljlf ^JüL" * »(O-Vc jl^j AjIä^I jJUj '^^Ujj Ss-vJj -U. Ji*a-j al-Ai ^11 <Lä
1. B l^ulj LSCh g^xJlj. — 2. PS „^Ijj^ LCh jjjj;/^. — 3. CCh !^l JU. —
4. B om. — 5. BLS ^^.bkJ! et infra. — 6. S ajoute b>. — 7. P om. — 8. PBS A»jj.
— 9. BCh l%. — 10. BSCh;UJ->. — 11. P crv^. — 12. B ^L — 13. P ^/j*}.
_ 14. BLSCh om. — 15. BLSCh ^1U. — 16. BLS ^^jj.
ad-Daoulah pour implorer son secours et son aide, en lui promettant l'obeis-
sance et le devouement. Le sejour de (Skieros ä Divarbekir) traina en
Iongueur. Ayant appris son aH'aire, l'empereur Basile envoya aupres
d"Adhoud-ad-Daoulali en qualite d'ambassadeur un de ses nobles secretaires
nomme Nicephore et surnomme Ouranos, qui fut plus tard magistros et
gouverneur d'Antioche, pour empecher ce que Skieros avait projete avec
'Adhoud-ad-Daoulah; (Basile lui remit) des sommes considerables pourarriver
ainsi ä atteindre son but et lui prescrivit de gagner 'Adhoud-ad-Daoulah
par les largesses, dont il le comblerait, en lui promettant de delivrer tous
les prisonniers, qui se trouvaieut en tcrre grecque et de täeher ü tout prix
de l'aire venir Skieros aupres de lui, düt-il le racheter et (racheter les pri-
sonniers) grecs, qui etaient avec lui; il lui garantit qu'il leur l'erait grace
et ne ferait du mal ä aucun d'eux.
Adhoud-ad-Daoulah ordonna alora ä son lieutenant qui se trouvait en
secret ä Mayafariqin, da s'emparer de Bardas Skieros. Mais (ollieiellemeut)
Adhoud-ad-Daoulah fit paraitre son mecontentement ä cause de cette afTaire
et sa colere contre son lieutenant pour ce qu'il avait fait; il lui ecrivit
d'amener ä Bagdad (Skieros), ainsi que son fds Romain et tous ses hommes
Chp.159. au nombre * de trois cents environ. A l'arrivce de Skieros Adhoud-ad-Daoulah
[193J DE YAHYA-IBN-SA'ID D'ANTIOCIIR. 401
2Sjo-U \\/>ti\ Ot *J~JJ <*J ^Jl>- \j\z <)jJÜl X^sc *}j,\ ^jj^iül Jx») UJj „jjJ
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_y& Vlj * jy-»JI 15 JJLLr Ol JL>_ jl «c ^jc-jj j^J—JI 14t_;-0 j* 1:5ü_^&j_iilj ♦ Sp. m.
.JlLJI Jl-I «uicli 18^a- ^ 17<~OI U ^Ic sJu^uj ^LJL ir> ^J)MJ\ JL,
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^jj^ULJl i U» ,_j ijljl OXJI (_L-L J*—J Jjj i a ' jl OjjJI -Ua£. Ol Ojj
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fc^i- JjCj O- 0*—^ OjjJI AJaC JjOj f>bJlj JUI \^i ^u ijj L *-<o- Jlc- * Pf- 43'.
1. 1B [wjj.a_JLJl LS , ^.bijüJt et infra. — 2. L om. — 3. Ch alsic! J'. — 4. L
LUL,. — 5. S rCi. — 6. BLSCh J-jtj. — 7. P o,Ol (sie). — 8. C ,1^4. L ^i..
— 9. BLSCh J Jlo jb C jL '»"%*)! ^ Jjj U. _ 10. PH om. jl. — 11. BLSCh
JLjj. — 12. S i^^l. — 13. S UyJt_,. — 14. S ^Jo. — 15. S J5\ — 16. P om. —
17. S Lr.01. — 18. BCh 4^ P iu.js. ^ S om. — 19. P jjLb. — 20. BLSCh \±#a^.
— 21. CCh add. »Äil ^ PB add. ^ R add. J. — 22. CCh jaJi JüuaU.
le logea dans un palais qu'il avait fait evacuer pour lui et Iui assigna une
rente considerable; il le tint enferme et le fit garder; il lui promettait de
le faire mettre en liberte et de lui donner des troupes. Adhoud-ad-Daoulah
envoya ä l'empereur Basile un de ses homraes de confiance surnomme Ibn-
Sahra au sujet de Skieros et de ses inlentions et (lui fit savoir) combien de
ses possessionis (Skieros) lui avait promis apres s'etre engage ä restituer ä
('Adhoud-ad-Daoulah), lorsqu'il aurait triomphe, les forteresses prises par
les grecs et enlevees aux musulmans. G'est pourquoi, ('Adhoud-ad-Daoulah)
reclama ä (l'empereur) la restitution de ces forteresses; siuon il aiderait
Skieros de se's troupes et le soutiendrait dans son intention de faire la guerre
contre (l'empereur). L'empereur Basile lui fit alors savoir qu'il n'attachait
pas grande importance ä (la cause de Skieros) et que cela ne l'inquietait pas.
Sur ces entrefaites il fut rapporte ä Adhoud-ad-Daoulah que Nicephore,
ambassadeur de l'empereur Basile, arrive pour reclamer Skieros, mais
desesperant (de se le faire livrer) aurait cherche ä le faire empoisonner
et ä le faire mourir pour en debarasser son maitre. ('Adhoud) alors, apres
lui avoir egalement prepose des gardiens et Tavoir mis en prison, s'empara
de tout l'argent et de tous les efl'ets, qu'il avait apportes. Puis 'Adhoud-ad-
Daoulah, etant tombe malade, — ce qui le detourna de (Nicephore) et des
402 H1ST01RE. [194]
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1. CCh ^ii^. — 2. CCh »jJj ..W. — 3. B l^it.. — 4. C om. ad. ^^Ju-J! ^. —
— 5. BLSCh om. P ^^^1. — 6. S (Jjä. — 7. BLSCh [Jt~.. — 8. BLSCh
^J-bylM. — 9. BP _..!*: et infra. — 10. BLS ^.üfiJI et infra. — 11. LS jjs. —
12. S ^d. — 13. BLSCh s^\. — 14. Ch add. *J!. — 15. LSCh om. — IG. BLSCh om.
autres, — mourut. Eux tous resterent emprisonnes ä Bagdad pendant
huit ans jusqu'au momcnt oü Camcam-ad-Daoulah delivra une ordonnance
et leur cause finit de la l'acon, dont nous parlerons plus tard.
La quatrieme annee du regne de Basile Nicolas Chrvsob<'rgios fut elu
patriarche de Constantinople. Apres avoir siege pendant douze ans il mourut.
A cette epoque fut connu Simeon, secrctaire et logothete, qui composa
les histoires des Saints et de leurs fetes.
Apres la defaite de Skieros, Abou-Taghlib alla ä Damas, oü il trouva
que Fun de ses habitants, nomine Oassam, apres s'v 6tre fortilie et s'cn etre
empare, s'etait revolte contre al-'Aziz-billah; n'ayant ancun moyen d'y entrer,
il campa dans les alentours. Des engagements eurent Heu entre lui et les
partisans de ce Qassam. Abou-Taghlib-ibn-Hamdan envoya alors aupres
<1 Al-'Aziz-billah son secrctaire pour lui drinander du seeonrs; et celui-ci
lni promit tout ce qu il voulait. Al-'Aziz-billah expcdia en Syrie Al-Fadld-
ibn-Calih, un de ses chefs les plus nobles, pour se servir de quelques strata-
gemes contre Qassam et s'emparer de la ville. (Al-Fadhl) alla ä Tbabariyah'
1. V.n C'.Hlilee.
1G0.
[195] DE YAIIYA-IBN-SA'ID D'ANTIOCHE. 403
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1. S Ijl. — 2. B J. — 3. B lülSj SCh ^äb.. — 4. S ^1 Ch M. — 5. P a^-Jb
BLS »k-J! J Ch ij~d\ J. — 6. BCh crC_>. — 7. LS om. — 8. S ^. — 9. BCh
om. — 10. BLS^>j»li. — 11. P LJ BLSCh iLo.1. — 12. R »*JÜ!. — 13. R l^ä Ch
l^L. — 14. P JL>. — 15. LS ^1. — 16. LS ULij. — 17. BCh ^-d.
et s'approclia d'Abou-Taghlib ; ils entrerent en pourparlers pour tomber
d'accord. AI-Fadhl alla chez lui, et Abou-Taghlib le rencontra ä Cinabrah'.
(Al-Fadhl) lui promit alors de la part d'Al-Aziz * tout ce qui pouvait le*chp.i6o.
rassurer; apres quoi tous deux se separerent, et chacun d'eux s'en retourna
de son cöte.
Ensuite Al-Fadhl partit pour Damas, mais ne pouvant accabler Qassam
par les stratagemes, il revint ä Ramiah par la route littorale. A Ramlah se
trouvait Moufarridj-ibn-Daghfal-ibn-al-Djarrah-at-Tha'i; c'etait un bedouin,
qui s'etant empare de ce district, avait ouvertement reconnu le pouvoir d'Al-
Aziz-billah, sans agir d'ailleurs selon ses ordres. Comme sa force augmentait,
les bedouins se mirent de son cöte. Sur ces entrefaites il marcha contre les
tribus d"Oqai'l, qui etaient en Syrie, pour les envahir et les chasser de
ces pays.
Les (Benou-'Oqail), alors refugies aupres d'Abou-Taghlib, lui deman-
derent d'arranger leur affaire; il ecrivit donc (ä lbn-al-Djarrah), lui deman-
dant de ne pas le faire ; lui-meme partit et s'arreta non loin d'Oqa'il pour les
empöcher de s'en aller. Son accord avec eux attrista Ibn-al-Djarrah et AI
Fadhl, qui eurent peur de lui. Ennuye d'attendre trop longtemps le secours
de l'Egypte, Abou-Taghlib partit avec les tribus d"Oqail pour Ramlah au
1. V. /acut, in, 419.
404 HISTOIRE. [196]
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/^«.L-Ji /.-« öüi Jjbl ijlS ^.U. liüj .'^r'j
1. PLJ BLSCh ^LJ. — 2. BCh ora. dep.\ — 3. B ^ souvent. — 4. Chjjl. —
5. BCh om. quatre mots. — 6. BLS^-J. — 7. BLSCh ^Jj?*?. - 8. BCli om. —
9. BCh i.Ji. — 10. CIi iwj (sie!). — 11. Ch t=j~~ (sie). — 12. S Lj>L*>. — 13. B
^ JLJ'. — 14. PB oL*J!.
mois de mouharrem de Tan 369'. A son approche Ibn-al-Djarrah et
Al-Fadlil s'enfuirent. Puis Al-Fadld rassembla les troupes du littoral et
Ibn-al-Djarrah rassembla les Arabes ; de cette maniere ils se preparerent
ä la guerre. Ensuite la bataille s'engagea entre Ibn-al-Djarrah et Abou-
Taghlib aux environs de Ramiah au mois de cafar de cette meine annee";
Abou-Taghlib, ayant ete battu, fut fait prisounier par Ibn-al-Djarrah.
Al-Fadhl se dirigea alors vers lui pour le delivrer. Sur ces entrefaites Ibn-
Djarrah, ayant peur, qu'(Al-Fadhl) n'amenät (Abou-Taghlib) en Egypte
et qu'on ne l'y traität de la merae maniere que le Türe Alftekin, c'est-ä-dire
qu'on ne le comblät de faveurs et de gräces, le tua avant L'arrivee d'Al-Fadhl.
Ensuite Al-Fadhl arrive prit sa töte, ainsi que tous ses compagnons qui
etaient prisonniers, et les amena en Egypte3.
Au mois de ramadhan de l'an .'570'' AI- Aziz-billah ordoima en Egypte
de cesser la priere d« al-qounout » ', — la priere que les musulmans adres-
sent dans les mosquecs eathedrales au mois de ramadhan apres la priere
du soir, — ce qui etait dur ä supporter pour lous les nuisulmans-sounnitcs.
1. 29 juillet-27 aoüt 979. — 2. 28 aoüt-25 sept. 979. — 3. Ici linit la traduclion de
Mcdnikov, 1, 356. — 4. 10 mars-8 avril 981. — 5. Sur cclle priere v., par exeniple,
Th. P. Hughes. A dictionary of Islam. London, 1885, 101, 1 ; 482, 11.
[197] DE YAHYA-IBN-SA'ID D'ANTIOCHE. 405
»^o-LsJ £.w__« ij^l ö.jl ÜM^I Ifi jlS 4jl dUjj iLÄ) l^Jlc ^%^\ joj Ia»-
^ä-^x. Läa^ c~«islj AjVI a^I J 1^1 ^j'jj ^!j 7*>=-i ''Ö^-j 5ti ^J **^'
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Vj-^ ^1 ColßJ ^t!>** JaJo (j^jVi <J^ <^ 1^1 J^jJI ^9tw ^-»Jl *^jaJ1 * S p. 127.
15W ö'j ^^ &?* $> W ^ y y nJc L, U£)1 JU„ 1^1 10o^
<>J (**r-^ Jjr-*-1-' '|T^ XJ^>„ "^J (n"^"" ä* ^ ^J^V- 7ö^ L^b5*^ <^ * P f- 44'.
1. C rV« iL_ P om. wjt. — 2. PB ^j souvent. — 3. PRLS .U,. — 4. CCh kl.
— 5. PBLS om. — 6. BLS Ju. P J^ß. — 7. P syJ. — 8. LS so*. — 9. S uU. —
10. P o^ij. — 11. PB jl*. —12. P IjyjO. — 13. BLSCh JJL51*. — 14. BLSCh ^»j
JJI. — 15. P rt^Mj- — 16. P om. jl. — 17. S om. — 18. B t^.ß. — 19. LS *^~l^.
De ce temps-lä les Grecs s'emparerent du tres fort chateau d'Ibn-Ibrahim
dans la ville de Ra'ban. Ils conquirent (le chäteau) gräce ä une ruse :
Le gouverneur de la forteresse avait ä son service une captive d'origine
armenienne dont les freres et la soeur demeuraient ä Ra'ban. Celle-ci vint
un jour rendre visite ä sa soaur et fit aupres d'elle un assez long sejour,
durant lequel eile vit que la forteresse ötait abandonnee, mal gardee et qu'on
pourrait s'en emparer, en employant la ruse. Elle mesura alors la hauteur
de (la forteresse) ä l'endroit, par lequel on pourrait y entrer, jusqu'ä terre
avec le fil de son fuseau et, rentree chez eile, communiqua ä ses freres l'etat
de la forteresse et l'idee qui lui en etait venue, qu'elle etait mal gardee
et que, s'ils s'en occupaient activement, ils la prendraient. Puis apres leur
avoir montre que cette affaire etait facile, eile les poussa ä fabriquer une
echelle de la longueur du fil, avec lequel * eile l'avait mesuree. Ils y allerent *chp.i6i.
de nuit avec l'echelle, qu'ils avaient faite, et l'ayant appuyee contre (la
muraille), y monterent avec les hommes qui les suivaient.
Cette meine nuit le gouverneur de la forteresse avait eu l'intention de
rester seul avec ses femmes pour s'enivrer avec elles. G'est pourquoi il
ordonna aux gardes de ne pas le deranger par leurs cris, ni de l'inquieter
par leur service. (Les gardes) s'en allerent pour la plupart, et les autres
406 HISTOIRE. [198]
* s P. 128. Sjlc 13^ o ^£_ iLU f-^J 12dj^ J\ ulSi^i\ 10iVj dUÜl Jl-L Sjj *
l^p LäA». ijUJI j^j lyJW v« l^ Jüij _jj\$ ^'aJ, Uj jj-^^ jUI) J& '^lyLi
(_gj-lTUa)l ^/u (^) \j*»\ tut ^oliajl Jl*ä _ll ijUjl j>~~~£. iJJJ *XX>- (vL-i- J-C.J
1. C l/M. — 2. Ch Uli. — 3. C ijlji.j ^ji. — 4. C add. *JI jo^j. — 5. P i*Hä)l. -
6. SCh J,y-'j. — 7. L om. — 8. P l^iyc. — 9. Ch t^^j. — 10. BLS i%. — 11. P
Lii^t. — 12. C ^f$f£. — 13. C J (melius). — 14. LS U.Lc. — 15. LS L^Jj. —
dormirent ä leurs places. Quand donc les freres de la femme et leurs com-
pagnons eurent penetre dans la forteresse, ils n'y trouverent qu'un unique
gardien endormi, qu'ils tuerent; se precipitant ensuite dans l'appartement
du gouverneur de la forteresse, qui etait etendu sur sa couche, ils le tuerent ;
ainsi que sou fils. Aussitöt apres cela ils proclamerent le nom de l'empereur
Basile. Lorsque ceux, qui etaient dans la forteresse, les eurent vus, ils en
sortirent et prirent la fuite. Les Armeniens, apres avoir occupö (la forteresse)
et s'en etre empare, la remirent ä l'empereur Basile, qui les rccompensa,
les combla de faveurs et ordonna de la rebatir et de la fortifier davantage,
de sorte qu'cllc devint inaccessible pour l'attaque et imp renable par la
force.
Puis l'empereur Basile remit le gouvernement de Latakieli (Laodicee)
ä Iv. r. m. rouk' ä cause de ses grands Services anterieurs, c'est-ä-dire de
l'incursiou qu'il avait faite sur la ville de Tripolj et ses environs, oü il avait
fait beaucoup de prisonniers, massacre uu grand nombre de ses babitants
et de Maglirebins et s'ötait empare d'un grand butin. De ce temps-lä les
troupes de Maglirebins arrivercnt dans le district d'Antiodie sous le
commandement d'un cmir, nomme As-(.!anhadji, qui avait laisse ses bagages
I. Lenom mutilc. V. Hosen, 153-154.
[199] DE YAHYA-IBN-SA'ID D'ANTIOCHE. 407
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1. P iay>s. — 2. S (J^J!. — 3. BLSCh ^jJi. — 4. PBR ^»/. -- 5. PH Ja,
j~.!j. — 6. B s. p. — 7. C^U ^ Jlj.3. — 8. BLSCh ^Uj. — 9. C om. deux mots. —
10. R Tji. — 11. PjSl. — 12. P add. ^f3y/. — 13. Ch ^ijj. — 14. BCh ^y.
(JJLw,,J) ^UyJI. — 15. SCH J^t. — 16. SCh ^JwJ. — 17. BLSRCh ^JlL,.
— 18. B J*=sJ'. — 19. BCh p^ll. — 20. BCh add. J£ — 21. Cli Uy. — 22. P J^U..
et son convoi de vivres quelque part en arriere. K. r. m. rouk, s'ötant mis en
route pendant la nuit, s'empara des bagages et ayant attaque les troupes,
les vainquit, fit des prisonniers et massacra im grand nombre de leurs
guerriers.
Nazzal et Ibn-Chakir allerent de Tripoli ä Latakieh (Laodicee) en
Tan 370' pour assieger sa forteresse. K. r. m. rouk maicha alors avec son
avant-garde. Younous, esclave d'Ibn-Chakir, s'etant jete sur lui, blessa son
cheval et le fit tomber ä terre. Apres quoi K. r. m. rouk fut saisi et envoye
au Caire, oü plus tard il fut proclame par un crieur public (qu'il etait con-
damne; et il tut execute2).
Le domesticos Bardas Phocas se mit en marche contre Alep au mois de
djoumadah I de Fan 371 3, et le lendemain de son arrivee la bataille s'enga-
geapres de Bab-al-Yehoud (la porte des Juifs). II reclama ä Sa'd-ad-Daoulah
l'argeut d'apres le traite conclu. Apres les pouparlers on tomba d'aecord
qu'une somme annuelle de quatre cent mille dirhems de bon argent, ä vingt
dirbems le dinar, serait pa}Tee aux Grecs. Le cinquieme jour apres son
arrivee, (le domesticos) s'en alla.
1. 17 juillet 980-6 juillet 981. — 2. Le texte est complete par Rosen, 17 et 155. —
3. 2 novembre-l" decembre 981.
408 HIST01RE. [200]
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* P f. 45. jL, 4 — _L3 ,j .V^J ^X*J <1>L«J .^-"^ ijl*>*j ly^* cX *~\>Ji\ ,j («Islj l-.-Ja
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1. BCh om. dep.\ — 2. PBCli ^jJI. — 3. Miskawaih, II, 415-416 -U,-. — 4. S
jjww. - 5. S »Li-»Li.j. — 6. P &\ «jUJ!. — 7. LS -»... — 8. LS ^_JS. — 9. BCh
om. — 10. B ,1. — 11. BCh .&M.:J. — 12. BCh om.
La cinquieme annee' du califat d'Al-Aziz, Joseph, qui etait medecin, fut
nomme patriarche de Jerusalem; apres avoir siege peudant trois ans et huit
mois il mourut au Caire et fut enterre dans l'öglise de Saint-Theodore, du
cöte d'Anba Christodoulos2.
Quant ä Adlioud-ad-Daoulah il marcha de Bagdad vers Hamadan pour
•Ghp.i62. faire la guerre contre son frere Fakhr-ad-Daoulah-'Ali-ibn-Roukn * -ad-
Daoulah. Apres l'avoir battu il rentra ä Bagdad; apres quoi ses affaires
furent en bon etat. 11 envova une partie de ses troupes ä Sahroun, qui avait
etc depuis les temps anciens imprenable pour les sultans anterieurs ; (la ville)
fut prise, et il s'en erapara. Puis il ordonna de s'adresserä lui ou d'ecrire
de sa part « au noni de l'empereur, du roi des rois, 'Adlioud-ad-Daoulah,
Tadj-al-Millah et Wali-1-Ni'am ». Ensuite il epousa la fille d'At-Thai' et la
fit venir aupres de lui. II domina sur tout le pays de Fars, de l"Iraq, de
Mossoul et de Diyarbekir. II fut enorme'ment rcdoutö des gcns et de tous
les habitants de son empire, et son vizir al-Mouthahhar ibn- 'Abdallah fut
envoyc ä al-Batliilia pour arranger les aHaires. Et comrae les affaires n'al-
laicnt pas comme il fallait saus son niauvais vouloir, saisi de grande crainte
1. Ici commence aussi la traduction de Mednikov, i, 356. — 2. Ici iinissent les tra-
ductions de Hosen, p. 17, et de Mednikov.
[201] DE YAHYA-IBN-SA'ID D'ANTIOCHE. 409
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<i 7Lä^&. ÜjjJI A^£ ^-Ül ^i^JI Jl Ji-ij ^ ^y, ~jC ^$C^ j'lj OU AS
1. S w*JJI. — 2. PBSCh JjjX-J L ^jyJ. Cf. Miskawaih, II, 411. — 3. S w-JJI.
— 4. B ct:-Cu. — 5. P j^. — 6. P ,vk. — 7. Sj^jJI. - 8. PS JjjJl. — 9. Ch
.XkJ Cf. Miskawaih, II, 412. — 10. P 4i't;J^). — 11. PBCh^iJt et infra, sed cf.
Miskawaih (index). — 12. BSCh om. — 13. P «iV. — 14. Ch jjO,. — 15 B J\
— 16. P Jjj y~,. BLSCh om. — 17. PSB j!^ et om. ^. — 18. BSCh A=J. —
19. B om. — 17. BSCh Us^.
ä cause de sa violence, ayant peur pour sa vie, il invita soa medecin et lui
ordoana de le saigner pour epuiser son sang et le faire ainsi mourir. Mais
le medecin lui dit qu'il n'avait pas besoin de la saignee et tächa de le
detourner de son intention. Apres l'avoir renvoye, reste seul, il prit un cou-
teau de son encrier et se coupa lui-men:e, les deux arteres cubitales ; et par
suite de cette blessure mortelle il raourut sur-le-champ.
'Adhoud-ad-Daoulah confia apres lui l'administration des affaires d'etat
ä Abou-r-Rayyan-Hamd-ibn-Mohammed avec son remplagant Abou-Mangour-
Nacr-ibn-Haroun le chretien, ä cause des affaires graves qui avaient eu lieu
entre al-Mouthahhar et lui. Apres la mort d'al-Mouthahhar, Abou-Mancour
fut seul (vizir). Adhoud-ad-Daoulah, tombe malade, appela, ä cause de
sa maladie, ä Bagdad, son fds aine, Abou-1-Fawaris-Chir-Zaid-Charaf-ad-
Daoulah et Zai'n-al-Millah de Chiraz. Adhoud-ad-Daoulah avait un servi-
teur eunuque negre, nomine Chikar qui etait ä la UUe de toutes ses affaires.
Celui-ci ne permit ä aucun de ses fds d'entrer chez lui pendant la maladie
malgre sa longue duree. Charaf-ad-Daoulah soupconna alors que son pere
etait mort et que Chikar cachait cet evenement. Se precipitant, il entra
dans la chambre, oü Adhoud-ad-Daoulah etait couche, et vit qu'il etait
PATH. OR. — T. XXIII. — F. 3. an
410 HISTOIRE. [202J
* P f. 45-. jU^ ^J\ fclijj «O Sy_| J^-jLJi aJ| Ji-k ^j*. Jj r^J * SLsdl Jl»- J *[/>
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* sP. i3i. n<U ^Ji jjjIa j» j-aJ ^ yil ^k. jjiij L^j jJ^J; Jl jU^ j^ ^-y»
.sIa^ Jl l-U»ls Oj_ä) jL-3 LjC-Ms ,V l*-i-i-l Jlj^3 t-M—j oVl» ^JüLij,
* Bf. io7v. r>Ul öju Jb »Ijö-VIj * Itf 5jL.Vl C_»iL
♦Chp.163. j] _Lo JUJI * jyj £>* SJu iJj-dl *La*^. 4-i-l ^j C ^>5J>l>\ 14Cu-£Ulj
— i. Ch Jjü. — 2. BLSCh _^U. — 3. Ch ^^1. — 4. PS *-«x.. — 5. LS J. —
G. S ,jsf. — 7. BCh om. dep. *. — 8. LSCh Jjj. — 9. S ^,-^1. — 10. P om.
- 11. B »jjI. — 12. B lyii-. — 13. B U, («c). — 14. BLS w^tj Ch wJwülj.
encore vivant; apres quoi il en sortit et ne revint plus aupres de lui. Apres
quoi son pere, ayant de la repulsion pour lui, l'exila ä Kirman. Puis
'Adhoud-ad-Daoulah mourut d'epilepsie le mardi dixieme jour du mois de
chawwal de l'an 372'. Chikar cacha sa mort ä ses fds, ä tous les nobles et
au peuple jusqu'au premier mouharrem de Fan 373 2. (Avant sa mort) il avail
nomme vizir al-Marzoub;m-Camcam-ad-Daoulah et Chems-al-Millah, il avait
nomine son frere Abou-Thahir gouverneur de Chiraz et d'Ahwaz et leur
autre frere Abou-1-Housciii-Ahmed (gouverneur) de Wasith. Lorsque
Cliaraf-ad-Daoulah eut appris la mort do son pere et que son frere Camcam-
ad-Daoulah avait ete nomme ömir, ayant rassemble ses serviteurs, ses-
guerriers et d'autres, il marcba de Kirman ä Chiraz et apres s'en etre
empare saisit Abou-Mancour-Naer-ibn-IIaroun, vizir de son pere; apres
quoi il se sentit fort ä cause des munitions, des armes et de l'argent, dont
il s'ctait empare dans les forteresses (du district de Chiraz). Etil se mit avec
ses troupes en route pour Bagdad pour y devenir emir et s'einpaier de « la
ville de la paix » (= Bagdad).
Pendant quelquetemps la guerre s'engagea entre lui et son fröre Caincam-
Chp.163. ad-Daoulah. Ensuite ils tombercnt ' d'accord que Bagdad et les provinces-
1. 28 mars 983. — 2. 15 juin 983.
[203] DE YAHYA-IBN-SA'ID D'ANTIOCHE. 411
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1. L ^ß. — 2. P »IjbjJ). — 3. BLS «-. — 4. Ch _>*. — 5. S jJli, — 6. BCh
j>yi\. — 7. C om. — 8. LSCh ^J^I. — 9. BCh s^L, tjdi. — 10. BPCh ^. —
11. S f,x*. - 12. LS ^UJL — 13. Ch ^. — 14. Ch »Job. — 15. BLSCh ^sil.
— 16. CLS al»j. — 17. BPCh ^. — 18. PBLSRCh. add. ^JLv^l. — 19. LS iy>.
avoisinantes appartiendraient ä Camcam-ad-Daoulah, mais que dans les
priores le nom de Charaf-ad-Daoulah serait prononce avant celui de (Camcam)
ä cause de son äge plus avance; (il en serait de meme) sur la monnaie. Ayant
fait la paix sur ces conditions, ils ecrivirent une lettre concernant (leur)
accord et s'engagerent mutuellement par serment ä accomplir ce que (la
lettre) assurait. Cela eut lieu au mois de gafar de l'an 376 '.
Moufarridj-ibn-Daghfal-ibn-al-Djarrah2 se revolta contre AI- Aziz-billah
et proclama publiquement sa desobeissance envers lui. Sur ces entrefaites
Rachiq-al-Azizi, beau-frere du vizir Yaqoub-ibn-Yousouf, fut envoye en
Syrie en l'an 371 3. L'ayant rencontre il lui fit quitter la Syrie et le mit en
fuite. Apres sa defaite, Ibn-al-Djarrah partit pour attaquer les pelerins de
la Mecque et leur couper le chemin du retour. AI- Aziz envoya alors Mouflih-
al-Wahbani avec des troupes ä leur rencontre pour les proteger. Mais Ibn-al-
Djarrah, l'ayant assailli ä Aylah, le tua ainsi que tous ceux qui etaient avec
lui. A la suite de cette nouvelle arrivee, les pelerins, craignant pour leur
vie, se dirigerent vers Wadi-1-Qoura, oü ils resterent pendant quarante-cinq
jours. Ensuite ils entrerent en Egypte, et Ibn-al-Djarrah s'en retourna en
Syrie. Mais Rachiq l'ayant rencontre ä nouveau le battit. (Ibn-al-Djarrah)
1. 12 juin-10 juillet 986. — 2. Ici commence les traductions de Rosen, 17-19, et
deMednikov, i, 356-357. — 3-7 juillet 981-25 juin 982.
412 I1IST0IRE. [204]
p f. 4i',. A-asj «^sLilj üjU»Li ^ä*5^ ~>y^i ij\ ~ ^s^3 *-Lr" (J^ J^-y 1a"*J»»
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(3-*"-° Ji j-a* t> -feH' cf^r^ ^t^J ^J t^i *:^ J^VI J^jJI J^ (j-dlj
1. BLSCh a^. — 2. BCh U^lj. — 3. L |J£Pf. — 4. B jjlUs. — 5. BPLSRCh
^Job et infra. — (i. BCh om. dep.*. — 7. B «_i~a>. — 8. S 1-.. — 9. B Lesj. — 10. S
.^VsH et infra. — 11. CCh add. _.U CU. — 12. C add. ;^. — 13. BCh om. dep.*.
enlra alors dans le desert pour se redigier ä Homs (Emese) aupres de Bakd-
jour, qui lui accorda hospitalite et protection. II se dirigea vers Antioc he
pour implorer le secours de l'empereur Basile, qui apres lui avoir remit un
present le renvoya. (Ibn-al-Djarrah) de retour en Syrie demanda son pardon
ä Al-Aziz, qui le lui accorda '. Puis les troupes egyptiennes d'Al-'Aziz allerent
ä Damas sous le commandement de Yaltekin (T. 1. tekin)8 pour combattre
Qassam, qui s'etait empare de cetteville. (Yaltekin) etant campe aux environs
de Damas dans un endroit nomme al-Dakkah, les habitants de la ville firent
la guerre contre lui, et il les assiegea pendant quelque temps. Oassam sortit
aupres de Yaltekin, et celui-ci emmena Qassam, son fds, ainsi quo son beau-
frrre en Egypte, on ils furent montres en parade ä dos de mnlets au mois
de rabi' 11 de Tan '.i~'.V[ et jetes en jtrison jusqu'au quinzieme jonr du mois
de zou-1-hidjah*. Ensuite al-'Aziz, apres les avoir reläehes, les gracia et
les combla de l'aveurs.
Bakdjour se revolta ä Hirns (Emese) contre Sa'd-ad-Daoulah et appela
les troupes d'Al-'Aziz, qui marcherent avec lui; il campa devant Bab-al-
Yehoud (la porte des Juil's) le premier rabi' II de l'an ;>7.V;, et ils sc battirent
pendant deux jours. Sur ccs entrelaites le domesticos Bar da s Phocas marcha
1. Ici finit la traduetion de Mednikov, i, 357. — 2. V. Rosen, 157-158. — 3. 12 sept.-
10 oct. 983. — 4. 19 mai 984. — 5. 12 sjept. 983.
[205] DE YAHYA-IBN-SA'ID D'ANTIOCHE. 413
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^ '^ ^U nLj (n-i* w-U) ^jVl ^>U" 'IaJ ^ J3_) I^Ias-I ^lc dUi A» (jiij
j Jiilj j-äJI -*üj /j-j< — j JuA? a-Lw (j t^«)i -CJSIj oUSVy ^jj-»1 (jl*»i 0-*oij-ij
1. BLSCh jjJLs-w'jjJl ^lääJ! ^^j. — 2. C add. L^. — 3. S J»>yj!l &>. — 4. BCh
. dep.*. — 5. CS s^s. — 6. BCh om. dep.*. — 7. CCh J*=£. — S. BCh om. dop.*.
9. LSCh f-.y — 10. C add. Ifci \jK. — 11. B b, LSCh ^Jjj. — 12. B Lau. —
BLSCh om. deux mots. — 14. B Äj&.
om. dep.*.
— 9.
13. B
sur Alep. * Cette nouvelle parvint ä Bakdjour, qui partit ä sa rcncontre le*chp.i64
mercredi huitieme jour du mois de rabi' II'. Bardas Phocas vint (ä son tour)
camper en face de la porte des Juii's le jeudi quatorzieme jour du raeme mois2,
ayant avec lui Moufarridj. La bataille s'engagea. Puis (Bardas Phocas) et
Sa'd-ad-Daoulah echangerent des ambassades, et ils convinrent entre eux que
Sa'd-ad-Daoulah lui payerait le tribut de deux ans — qua'rante mille dinars.
Le lundi, vingt-six du raeme mois3, Bardas Phocas marcha, poursuivant
la route sur Hirns et, apres en avoir emmene en captivite les habitants, brüla
un grand nombre de ceux qui cherchaient r'efuge dans les cavernes; puis
il alla vers Tell-Khalii'ah ' et passa plus loin. Bakdjour partit pour Damas
oü il fut nomme gouverneur, et, apres avoir saisi les rebelles de (la ville),
en massacra plus de trois mille; il en crucifia plusieurs et en fit enterrer
dautres vivants5.
En 372° (la crue) du Nil s'etant arretee en Egypte, les prix (des denrees)
furent bouleverses et les prix des grains et des vivres augmenterent, de
sorte qu'en l'an 373 7 la cherte s'accrüt et le manque de pain se fit sentir;
il faut y ajouter une grande epidemie, qui fit perir une quantite enorme de
gens.
1. 19 sept. 983. — 2. 25 sept. 983. — 3. 7 oct. 983. — 4. La position de cette ville
n'est pas fixee; v. Rosen, 158, note 126. — 5. Ici Unit la traduction de Rosen, 19. — ■
6. 26juin 982-14 juin 983. _ 7. isjuin 983-3 juin 984.
414 HISTOIRE. [206]
»Pf. ke\ ij* cJL iL) jts. ^"V As- VI ^y_ <~J~>y„ ^ v^. hü-i ^ jQ*" u^J
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* S p. 134. Jija j <frU^- ,_jL* * AjJj 3^_^JI dUi J ^» Ai, 2J^ilj jt£« J ^ -*^-!i
* b f. 108. £*f 15^ cM? c**ül ^y^S kr& *Vi ' v£jJ ^^ ^!>~( ^-^ i^'
jjj^l jL J^ Jus-3 C-L.J *i\ ^ ^JLa ^ J^aiJl j\i h^ lU^-J jjy>\ <£A*>_ L.
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jiljjj (OJI J*l ^ fy ^b jyjJI Jljjl Sa^d- Uc 12*ii xe j^JI ^ *
jLo Oül 17^JLJ1 J^ ^j (v^lj 16<jJUl£ fr** JUäVI J l^-ly L> 15V
1. BLSCh üjlJI o£k' J, au lieu du passagc dep.*. — 2. BLSCh fjä\. — 3. BLSCh
UJI. — 4. P j»läJ!. — 5. PLSCh IjsCLj. — 6. P J. — 7. BLSCh ^aU — 8. P ajoute
vj. _ 9. ps ~a£)l. — 10. LS J-atoj. — li. BLSCh 5jJ_)*J'l *iJ_j. — 12. BLSCh om.
dep.*. — 13. L iL» S UL». — 14. BLSCh ^L QsLa-Lj. — 15. BLSCh Li.. -
lü. BLSCh om. — 17. Ch ^Ul.
Le dimanche dix-septieme jour du mois de chawwal de Tan 373' Al-
'Aziz ayant fait saisir son vizir Yaqoub-ibn-Yousouf, ainsi qu'Al-Fadhl-ibn-
Calih et ces deux i'reres les isola chacun dans im endroit. En ce meme jour
les desordres eclaterent dans la ville de Micr, et on euleva des vetements ä un
grand norabre de gens qui faisaient la route pour le Caire. Les marches
de la ville ayant ete lerraes, les chefs de garde, allant ä cheval, calmaient
le peuple. Puis (Al-Aziz) confisqua tout ce qui appartenait au vizir; on emporta
de la maison d'Al-Fadhl-ibn-Calih (une grande quantite) d'ustensiles et
d'eflets et, de la maison du vizir, deux cent mille dinars d'argent comptant,
qui l'urent verses dans le tresor du palais. En meme temps les cnancelleries,
qui se trouvaient dans le palais du vizir, furent tiansferees au palais d' Al-
Aziz. Le vizir avait aime les gens savants et instruits et pour les honorer
les avait combles de faveurs. J'ai appris qu'au moment de L'arrestation du
(vizir) etait tombee, entre les mains d'al-'Aziz, une liste des depenses du
vizir pour quelques savants, copistes et relieurs de livres [depenses s'elevant]
ä la somme de mille dinars tous les mois. Al-Aziz ordonna de continuer ä
les payer d'apres cette (liste) et de n'cn rien supprimer. Apres qu'ils (le vizir
et les autres) furent restes en prison peadanl deux mois entiers, (Al-'Aziz)
les relacha et ayant ordonne de payer au vizir deux cents mille dinars lui
1 . 23 mars 984.
J207] DE YAIIYA-1BN-SA1D D'ANTIOCHE. 415
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4J=S L. 3Gy>-\j ~JU J, JcJaiJl ^1 Ca! Sjj 2<J fc-ü-l U '^^ Sjj jjj\ J\
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JÜ JLil lji"is3 tj^aa- <f^l (_y^». f-^J Olü~^«J'
1. BLSCh om. — 2. BLSCh add. L.*?.. — 3. Ch «j^j. — 4. BLSCh »Jsil. —
5. BLSCh iUL. — (i. BLSCh ^^su-jjf. — 7. S sUt. — 8. B ^-j^U,!. — 9. P (*rs^. —
10. BCh om. deux mots. — 11. BLSCh ^ilou^yJ! ^UyJl ^y.. --12. P ^S
^J^ c s.b. — 13. C wi~Jl> (melius). — 14. LS ^3i. — 15. P jä^ü Ch \yj*ä.
— 16. B om. dep.*.
rendit tout ce qu'il lui avait pris. II rendit egalement ä Al-Fadbl-ibn-Calih
ainsi qu'ä ses freres ce qu'il leur avait enleve, et les reintegra tous dans
les charges qu'ils avaient occupees.
Au mois de ramadhan de l'an 375* Oreste, oncle maternel de la souve-
raine, la fille d'Al-'Aziz-billah, fut nomine patriarche de Jerusalem; apres
avoir siege pendant vingt ans il mourut ä Constantinople . * Son frere Arsenius * Ch p.165.
fut egalement nomme metropolitain du Caire et de Migr2. Tous les deux
combles des faveurs bienveillantes d'Al-Aziz-billah furent les premiers per-
sonnages pendant son regne et pendant la grandeur de sa puissance3.
Abou-l-Ma'ali-Sa'd-ad-Daoulah tarda ä payer aux Grecs I'argent stipule.
Sur ces entrefaites le domesticos Bardas Phocas marcha surKilliz'' et apres
lui avoir fait la guerre et l'avoir prise par force, emmena ses habitants en
captivite au mois de cafar de Tan 375 5; puis il battit un detachement des
Hamdanides, qui avait attaque son camp, et arrive devant Apamee dressa
contre eile des machines de guerre qui jeterent bas quelques tours de sa
forteresse; ainsi il l'attaqua avec la plus grande violence.
1. 15 janvier-13 fevrier 986. Ici commencent les traductions de Rosen, 19-29, et de
Mednikov, i, 357-358. — 2. C'est-ä-dire « des Nouveaux et du Vieux Caire ». Mednikov,
i, 357. — 3. Ici iinit la traduction de Mednikov. — 4. Une forte place au nord d'Alep.
Rosen, 166, note 131. — 5. 23 juiu-21 juillet 985.
416 IIISTOIRE. [208]
* Pf. 47. J*t Jjb iilia;! 2J*ß ^1 J y>j " J-^ jU*- J>J3 J\ 1*>j£-J> J^J
* Rp. IA. ö~ ji-Vl £>j ^ J* ^uU- <y ^ ^"V _yt3 ^-T) iu~J J^'Lj >_iJI fc«
5LiUi- 4(5— j f^lc 5U1 f^a j^>j ^L*j t>* ^^ J^J 3ilLiLj ^yf^t) <j~*^~
0L~l dUUl Jual UJj 9il|ju»Jlj w)^«)l ^Lod ^xäjls ^Us ^ ^Jl s^C-t 0*
5JLJI Ai* J3 <L.lsl ^ .jV^Yl ^j^ ^"o ^g-UJl jl*»~, jo ^U- ^^ l»
1. PB jjjcJ Ch ijrf.3 LS ,,jbJ C äJjJJ) Jju.. — 2. P add. J»!. — 3. BCh om. dep.*.
— 4. B L-j. — 5. C ajoute Ji )jV \jj£. — 6. Ch IjU^I. — 7. Ch ajoute _, LSlIaJl ^.
— 8. BCh )j»S=— >jjJJ ^3^ et infra. — 9. S om. _,. — 10. BLS ^Lälj et infra. —
11. LSCh Jy. — 12. B om. — 13. BLS ^j-XJ! P ^-jJUI C t/3~JUI. — 14. BLSCh
Qarghonyah marcha sur le couvent de (Saint)-Simeon d'Alep, qui se
trouvait ä l'extreme frontiere du territoire d'Antioche et au commencement
du territoire d'Alep, et apres Tavoir assiege pendant trois jours, apres le
combat le plus violent, le prit d'assaut le mercredi Imitieme jour du mois
d'ailoul (septembre) de Tan 1297, c'est-ä-dire le douzieme jour du mois de
rabi' II de l'au 375'; il y massacra un grand nombre de moines — c'etait
un couvent populeux et florissant — et emmena en captivile beaucoup
d'autres gens, qui s'y etaient refugies du pays (avoisinant); amenes ä Alep,
ils y furent exposcs aux risees de tous. Le domesticos Bardas cnvoya alors
un detachement de ses troupes ä Kafar-Tab*, oü il battit un certain nombre
d'Arabes et de Haindanides. Sitdt que 1'empereur Basile eirt eu connaissance
de ce qui s'etait passe au couvent de (Saint)-Simeon d'Alep, il envoya ä
Bardas l'ordre ecrit de lever le siege d'Apamee. De ce temps-lä les Maghre-
bins s'emparerent de la place forte de Balanias8. En ce temps 1'empereur
Basile confera le titre de duc d'Antioche au magistros Leon Mclissene, qui
se miten marche avecles troupes et assiegea Balanias.
1. Probablement le 2 septembre 985. V. sur cette queslion Rosen, 1(18, note 130. —
2. Pas loin d'Apamee, ä l'ouest. V. Rosen, 168, note 137. — 3. Sur la mer Mediterranee,
cntre Tortose et Gabala. V. Rosen, 168-169, nole 138.
[209] DE YAHYA-IBN-SA'ID D'ANTIOCHE. 417
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1. BCh .LI. — 2. B^J/I^Ij Ch ^y^LJlj LS ^JjS^Jo. — 3. P »Jita. —
4. B ,.jJL R pjJb S add. J. — 5. BLSCh ^ä.li C w4=^,U. — 6. BLS ^-Ub Ch
^-LL*. — 7. PLS j^-yJÜI B ^^y-sCJ! Ch L^y_JJI. — 8. LS L».. — 9. LS iäsit.
— 10. BCh Li. — 11. C «lil. — 12. BLSCh om. trois mols. -- 13. BRCh ,»~Jl.
- 14. BPLS j^JU! Ch ^^mJJI. -- 15. BCh aj w,^ LS ^ w>^. - - 16. BCh
S p. 136.
lüJI J.9J, JJX-J * 243^ZJ\ '-'34 »jlLj 21iilkl ^U *YjJ * B f. 108'
LLlj. — 17. BCh om. — 18. BLSCh ^iSüM ^->^. — 19. LSCli jjJLwjJI. -
20. C jjji. — 21. P add. j Jj^sJI. — 22. BLSCh add. Ja,. — 23. BCh a&. -
24. B ajoute (J/J! 3&yL JL»j LSUil Js b^j. — 25. B ^Jä^dl. — 26. LSChR ^1
A cette meme epoque l'empereur Basile, se defiant du parakimomene,
l'eloigna de lui et lui ordonna de rester a la maison. En meme temps dans
les troupes (de Leon Melissene) on fit courir le bruit que la revolte du
(parakimomene) s'etait renouvelee ; les troupes abandonnerent alors Balanias.
L'empereur ßasile, par suite de ce fait, tut irrite contre Melissene et lui
donna le choix : ou de retourner et de prendre la forteresse ou de lui payer
l'argent depense pour l'armee en paies des soldats, et dans ce cas (l'em-
pereur) enverrait alors un autre pour s'emparer de la forteresse. (Melissene)
s'engagea ä retourner pour la prendre. Les troupes repartirent avec lui,
il fit construire un belier, avec lequel il battit le rempart, de sorte qu'une
de ses tours avec sa courtine s'ecroula. Les Maghrebins qui s'y trouvaient,
demanderent alors l'aman et s'en retirerent. Apres quoi Melissene fit relever
ce qu'il avait detruit, et restaura les remparts.
L'empereur Basile destitua alors Banlas Phocas de sa charge de domes-
ticos, en le nommant duc de l'Orient et gouverneur d'Antioche et de toutes
les provinces d'Orient. En l'an 376', Bardas Phocas conclut avec Abou-1-
1. 13mai 986-2 mai 987.
418 . H1ST0IRE. [210]
** P f- 47". »'„•"'
* r p. t ^. , äJl ' ilU «jjVI ö- <_p j d~»l> viUJI J>\ j^_i»JI J*» jl ^ L^
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* s p. 137. j, Ciy>. JLsJI J Lüi^-lj ^Uyt V>» 1*^=." jl-UJI jl^^JI ^isj * ^i^Jül ^1
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M^Jl jl-Ü. lj jcj ^r«-^ ^ z**^!? " Am Xii ->v -Jijia^lSL ^j^*<_ (»Mi "J joj
1. P JUJI C äJ.jJI j,*~. — 2. BPR , rj. — 3. SL..-4. BLSCh ,*=-.!.. — 5. PR
om. — 6. BLSCh add. LaiJl. — 7. LSCh J~>w BLSRCIi add. yJÜ! »dÜU. — 8. PR
r-Jlj et infra. — 9. C _WjjvJ1 Lajj. -- 10. BCLS U^-.^.. — 11. P »JßjJI. —
12. BCh om. — 13. B cr^>,. — 14. BLSCh L^k — 15. P Ji-Jt. — 16. CCh
>_j^Jt JLaJb LS om. — 17. B L*s>JaJ. — 18. Ch tSjU S J^j. — 19. BCh »Uljj. —
20. LSCh s^ä-t. — 21. BLS sy^U. — 22. BP ^J>^J&)lj LS ^kksüllj. — 23. P a^..
Chp.166. Ma'ali-Ibn-Hamdan * un nouveau traite de paix; ü fut convenu entre mix
que les alepins paieraient chaquo annee ä l'ompereur Basile quatre cent
mille dirhems dont il etait convenu avec eux (auparavant). La stipulation
se iit par ecrit.
Les deux fils de Samuel que Jean, fils de Tzimisces, avait pris et mis dans
la piison de sou palais, s'evaderent par ruse. 11s s'enfuirent de leur prison
sur des chevaux, qu'ils avaient ordonne de preparer pour eux; d'avance.
Lorsqu'ils eurent atteint le defile conduisant eu Bulgarie, les monlures dont
ils se servaient, s'arreterent. Ils descendirenl alors de eheval, se cacherent
dans les montagnes, craignant d'etre poursuivis et atteints, ils continuerent
leur route ä pied. Le frere aine, qui portait ua deguisement, devanca en
route son frere cadel. Une bände de Bulgares qui gardaient ces montagnes
contre les brigands, I'apercurent; Tun d'entre eux, ne le connaissant pas,
parce qu'il etait tout seul, lauea une fleclie contre lui et le tua. Son jeune
frere arrivant sur ces entrefaites se Iit connaftre ä ces gens. L'ayant emmene,
ils le proclamerent leur tsar.
II avait un serviteur (glioulam), noinme Koinitopoulos, qui avait partic
etroitement liee avec lui. Les Bulgares se groupercnt autour de lui et assailli-
[2111 DE YAHYA-IBN-SA'ID D'ANTIOCHE. 419
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1. LS LjIjI. — 2. BCh »/L-s. — 3. BLSCh JJJl». — 4. BLSCh om. — 5. C «L.
— 6. C ora.'^. — 7. C om._j»j. — 8. BCh om. dop.*. — 9. LS Öi.tj. — 10. BS Uli. -
11. S 1^. — 12. BLS j^j-j^üJIj et infra. — 13. C add. SJjJI A^s ct>. — 14. BLS
aJLj. — 15. BCh J'Jjj. — 16. S aüI. — 17. C ajoute j üc. — 18. BCh om. deux mots.
— 19. BCh om. six mots. — 20. P JfUJb.
rent les pays des Grecs. L'empereur marcha contre eux avec des troupes
nombreuses et campa devant leur ville nonimee Abariyah ' et qji'il assiegea.
La nuit, le bruit se repandit parmi ses troupes, que le defile avait dejä ete
coupe, et le mardi dix-septieme jour du mois d'ab (aoüt) de Tan 1297, qui
correspond au septieme jour du mois de rabi' II de l'an 376% l'empereur avec
toutes ses troupes s'enfuirent, se precipitant vers le defile. En les poursuivant,
les Bulgares pillerent ses bagages et son tresor, et un grand uombre de ses
guerriers perirent. Cela eut lieu la dixieme annee de son regne.
Skieros, ayant eu connaissance de ce fait, [catastrophe], s'adressa ä
Camcam-ad-Daoulah lui demandant de lui rendre la liberte pour profiter de
cette occasion ; il le priait aussi de lui fournir des secours en troupes et en sub-
sistances, lui promettant de remplir tous les engagements pris envers son pere
'Adhoud-ad-Daoulah. (Camcam-ad-Daoulah) accueillit favorablement cette
(priere) et apres avoir lie Skieros, son frere Constantin, ainsi que Romain,
fils de Skieros, par des pactes et des serments oü ils s'engageaient ä remplir
ces (engagements), il rendit la liberte ä tous ses compagnons au nombre
de plus de trois cent personnes, au mois de cha'ban de Fan 376 ! et leur fit
restituer les chevaux et les armes, qu'il leur avait enleves; apres quoi
1. V. Rosen, 189, note 146. — 2. 16 aoüt 986. V. Rosen, 189-191, note 147. — 3. 6 dec.
886-3 janvier 987.
420 HISTOIRE. [212]
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1. S „J. — 2. B aJ^. — 3. BLSCh ^<5I. — 4. BLSCh (J^ßsuJ\ et inlra. —
5. B üe.. — 6. PLSR \y-yJ3. — 7. S ^5. — 8. BLSCh add. w. — 9. Ch ^sj- —
10. SR J»U,. — 11. BCh om. — 12. BLSRCh JuJUa.. — 13. BLSCh LiJ_>. — 14. R
L^bj. — 15. BLSCh om. — IG. BCh om. — 17. S ^$s. — 18. S om. BPCh jj*/%
— 19. BLSCh om.
il fit venir les Benou-1-Mousayyab, cliefs des Benou-'Oqail, afin qu'ils
allassent avec (Skieros) et le conduisissent jusqu'aux environs de Bagdad.
Sa mise en liberte produisit une impression penible parmi beaucoup de
musulraans, et 011 commenea ä parier beaucoup ä ce sujet. Apprenant cela,
Chp.i67. Skieros, * redoutant, qu'on ne prit une nouvelle decislon ä son egard, supplia
les Arabes de l'emmener au plus vite. Ils se mirent alors en mute avec lui
et tous ses compagnons vers leurs campements et, apres avoir egalement
appele un certain nombre de Benou-Noumei'r, ils le conduisirent ä travers-
le desert, jusqu'ä al-Djazirab; apres avoir franchi l'Euphrate, ils atteignireut
Malathiyah (Melitene) au mois de Chebath (fevrier) de Tan 1298, qui eorres-
pond au mois de chawwal de lau 3761. Le « basilikos » et le gouverneur
de Malathiyah etait ä ce moraent le patrice Ivoule'ib, qui jadis avait livre (la
forteresse de) Hicn-Barzouyah.
Skieros s'empara de sa personne et prit tout ce qu'il trouva chez lui :
le tresor, les chevaux, les vßtements et les equipagesdeguerre. Devenu ainsi
jiuissaut, il se lit proclamer cmpereur.
Nicephore Ouranos, quo l'empereur ßasile avait envoye aupres d'Adhoud-
ad-Daoulah au sujet de Skieros, en se servant egalement de ruse, appela
1. 3 levrier-3 mars 987.
39.
f. 109.
[213] DK YAIIYA-IBN-SA'ID D'ANTIOCIIE. 421
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1. BLS jy^.&JI et infra. — 2. BSCh [^äJj. — 3. B jJLel^,. — 4. BLSCh om.
— 5. S om. — (». R X\e. — 7. S ^JSf. — 8. BPSjLo Ch SU. — 9. BLSCh ^UyJI. —
10. BLSCh L5x— »jjJl! — 11. BCh om. — 12. CLS XiJI ^ BCh om. — 13. BCh Ol.
— 14. LSCh ulä*-!. — 15. C olj'o^l. — 16. C Oi<^> U^3^ U~*j J. — 17. BLSCh
, ^U^l et infra. — 18. BLS ^^ÜS-J! et Infra.
un certaiu bedouin, qui le prit et ramena au pays des Grecs; ainsi il s'en
retourna aupres de l'empereur Basile.
L'affaire de Skieros devint inquietante (pour Basile), parce qu'autour de
lui se groupaient les Arabes 'Oqailides et Noumei'rites, qui venaient ä lui
en grand nombre, ainsi que les Armeniens. II demanda egalement du secours
au Kurde Bad, gouverneur de Diarbekir, qui lui envoya son frere Abou-'Ali
avec de nombreuses troupes.
Dans ces conjonctures l'empereur Basile fut contraint de restituer ä
Bardas Phocas la dignite de domesticos au mois de zou-1-hidjab de l'an 37G ' ;
en meme temps il lui expedia des troupes et lui enjoignit d'attaquer Skieros.
Mais auparavant il lui avait envoye un (de ses fideles) pour lui faire jurer
sur les saintes reliques et prendre sa parole et son engagement, qu'il lui
resterait fidöle, devoue et completement soumis.
Pliocas ecrivit alors ä Skieros, en le priant de lui envoyer son frere Cons-
tantin qui avait epouse la soaur de Bardas Phocas. (Skieros) le lui envoya ;
mais Bardas Phocas le renvoya ä son frere Skieros afin de s'entendre avec
1. 3 avril-2 mai 987.
422 H1ST0IRE. [214]
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* S p. 140. Jji" Uj <-* C*^)l f>- U> ^ *— < " ■ O dlUl cU-"!; -V.-a»j <C& Cl jj-^'UjJ a>to
*Chp.l68. UpjliTj * ^fjyU] £, *ys^3 Ü^f J^ jj-lftflJI jLj ^Uill jÖ^> J^oj ^l J^
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^Jii^ dl jjS\ Jj Ue dU^lj 13t~ dl) 14^JI dUJI Je cJji-lj 13*Jujfi L.
1. P jtj^j Ch j'j^r^- — 2. Ch »L~xib,. — 3. S wUs*. — 4. CCh add. ch- —
5. LSCh JLs^. — 6. P ^1^^. — 7. BLS ^.j&lJI et infra. — 8. B om.
9. BLSCh ^yü et infra. — 10. B Jixstj Ch alfceli. — 11. LS jrC — 12. BCh
vJL~=^. — 13. Ch J^*l. — 14. Ch ^i,! LS y^~ij. — 15. BLS U
lui sur une lutte et une guerre qu'ils meneraient tous deux contre l'empereur
Basile, en vue de s'emparer de l'empire et de se le partager. Pliocas regnerait
ä Constantinople, Skieros au dehors de la ville. Skieros aeeepta ces pro-
positions; puis ils r-ehangerent les serments et s'engagerent mutuellement.
Mais apres que tout eut ete conclu entre cux, pour la reunion des deux armöes,
Romain, (fils) de Skieros, desapprouva cela et ne s'aecordant pas avec sou
pere ä cet egard, il lui dit que ee n'etait qu'une ruse contre lui de la part
de Phoeas. Comme son pere ne tenait aueun compte de cet avis, son fils
Romain s'eloigna de lui et sYtant rendu aupres de 1'empereur Basile, il lui
devoila ce qu'ils avaient complote et qu'elles etaient les Conventions conclues
entre son pere et Bardas Phoeas. Entre temps Phoeas se rendit ä Djeyhan,
■chp.ir,8. <>ü il eut une entrevue avec Skieros. * S'etant entretenus de leurs affaires,
ils se sepai'erent apres avoir convenu d'une nouvelle reunion. En effet
Skieros retourna encore une fois aupres de lui ; mais lors de cette entrevue
Phoeas fit saisir Skieros et l'envoyer dans la forteresse, oü se trouvait sa
femme et oü (Sklöros) fut enfermö; il lui dit : « Tu demeureras tel que tu es
dans cette forteresse, oü se trouve ma l'cmme. Lorsque j'aurai atteint mon
but et que je me serai empare de l'empire, j'aecomplirai les promesses quo
je t'ai faites, et je ne te tromperai pas. 9 Bardas Phoeas se revolta alors
[215] DE YAHYA-IBN-SA'ID DANTIOCIIE. 423
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1. BLSCli ^zij. — 2. BLSCh om. — 3. C *.*tj)lj*j. — 4. C om. ^y. — 5. BCh
om. dep.\ — 6. BLSCh om. — 7. BLSCh XJjjJ. — 8. CCh ^Lj^j,^ L JCjj~.^ä!|.
— 9. BS Jäs^-Ij. — 10. P -^. — 11. PR o, Jüj B oiü. — 12.' P om. — 13. S
i»l. — 14. P »Ijj>. — 15. S &. — 16. P kji-42}. — 17. BCh jJie.. — 18. BLSCh Lp.!.
— 19. BLSCh -».. — 20. BLSCh t.j^c.. — 21. C _L.,! v. — 22. BCII add. JU—Ij
v^XUl. —23. BS 0-J4,.
ouvertement et se fit proclamer empereur, le mercredi, jour de la fete (de
l'Exaltation) de la Croix, quatorzieme jour du mois d'ai'loul (septembre) de
l'an 1298, qui correspond au dix-septieme jour du mois de djoumada I de
l'an 377 (de l'hegire)'. II s'empara du pays des Grecs jusqu'ä Dorylaion
(Dorylee) et jusqu'au rivage de la mer; ses troupes pousserent jusqu'ä
Chrysopolis.
La Situation etait devenue grave et l'empereur Basile en etait preoccupe
ä cause de la force de ses troupes et de l'avantage qu'il avait sur lui.
Les caisses etaient vides. Dans ce besoin pressant (Basile) fut contraint de
demander secours au roi des Russes, qui etaient ses ennemis. Le (Russe) y
acquiesca; apres quoi ils firent une alliance de parente, et le roi des Russes
epousa la soeur de l'empereur Basile ä la condition qu'il se ferait baptiser
avec tout le peuple de son pays. Le grand peuple des Russes n'avait ä cette
epoque aucune loi ni aucune foi religieuse. Par apres, l'empereur Basile lui
envoya des metropolites et des eveques qui baptiserent le roi et tout le peuple
de son pays; en meme temps il lui envoya sa soeur qui fit bätir plusieurs
eglises dans le pays des Russes.
1. 14 septembre 987.
424 HISTOIRE. . [216]
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* S p. 142. \yü ^fja , äJI j cA-^^Jl X1 LSf~^ Cxk^*^ "^^ ^J ^ *" J^"J ^"J^
*Chp.l69.
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1. P J~Jj. — 2. P .$U=>.Lj. — 3. BCh jy-Ujä)! 'semper. — 4. BLS Js^j~>jdJ
CCh J-y^J p-. — 5- BRCh add. ,_t-CLM. — 6. BLS ^iäj&JI semper. — 7. BCh ora.
_ 8. S iöjJI. — 9. P t^.yS S w^'lji. — 10. BCh i^y3. - 11. 15 sUi)t. — 12. LS
-jjJtj, — 13. BLS »>>)=rM- — 14. BLSCh om. — 15. B »J^-L - 16. BL om. —
17. Ch U.U..,U»JJI.
La question du manage ayant ete conclu entre eux, les troupes russes
arriverent aussi et apres s'etre jointes aux troupes des Grecs, qui etaient
avec l'empereur Basile, se mirent en marche tous ensemble pour attaquer
Bardas Phocas par terre et par mer, vers Chrysopolis. (Ces troupes) vain-
quirent Phocas; et Basile s'empara du littoral et saisit tous les bateaux, qui
etaient ä la disposition de Phocas.
Lorsque les troupes de Phocas se trouvaient dans les environs de la ville
de Constantinople apres s'etre empare du pays de TOrient, l'empereur Basile
avait envoye le magistros Taronite par mer ä Trebizonde, oü il rassembla
im o-rand nombre (de guerriers) et d'oü il se dirigea vers les bords de l'Eu-
phrate. Quant ä Bardas Phocas il envoya son fils Nicephore, le fourbe an
col tors, aupres de David, roi de la Georgie et maitre de la ville d'-al-Tai ',
pour lui demander du secours contre le Taronite. (David) expedia avec lui
♦Chp.ico.un de ses serviteurs avec mille 'cavaliers; avec celui-ci marcherent aussi
dcux fils de Baqrath (Bagrat), patrices et maitrcs d'al-Khalidiyat % avec
mille cavaliers. Ils atteignirent lc Taronite, et le mirent en der oute. Mais
ä cc moment-lä leur parvint la nouvelle de la victoire remportce en mer par
1. V. Rosen, 208-209. — 2. V. Hosen, 70-81, note 12.
[217] DE YAHYA-IBN-SA'ID D ANTIOCHE. 425
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j-^ 151yi)j t/jj^ J^^f J3 LvA^Lc. J j^kk-J Sji-Ij dlUI Ju»l ryi-3 * * P f. 49-.
1. PBLS ^Ljj~,j=A CCh Jo^^.. — 2. BP ^C;^! S ^}^-l — 3. BPLS uj. —
4. S /l~*Jl. — 5. BCh crÄSJl}. — 6. BLS ^.^iJ! saepe. —7. P o-o^_j BLSCh
jK\. — 8. BLSCh add. ^U ■*■». — 9. BLSCh om. trois mots. — 10. BLSCh v~, 5. —
11. B om. — 12. C n_i ^t". — 13. C om. ^. — 14. BCh om. ab .iC).},. — 15. P jälJ3.
les troupes de l'empereur Basile sur Phocas ä Chrysopolis; aussitöt le ser-
viteur de David le Georgien retourna dans son pays avec ses hommes, les
deux fds de Baqrath en firent äutant. Ils s'excuserent aupres de (Nicephore),
disant qu'ils avaient accompli ce qu'il avait reclame d'eux, c'est-a-dire qu'ils
avaient battu le Taronite. Les soldats, qui etaient avec Nicephore, fds de
Phocas, s'etant disperses, il se dirigea aupres de sa mere, qui etait dans la
forteresse, oü Skieros se trouvait enferme.
Entre temps, Bardas Phocas ecrivit ä son fds Leon, qu'il avait laisse ä sa
place ä Antioche, lui ordonnant d'amener par douceur le patriarche Agapius
ä sortir de la ville afin d'eviter ses machinations contre lui. Leon, lui ayant
donne ä entendre qu'il avait besoin de lui parier au sujet d'une afTaire qui
le preoccupait, l'invita ä faire une promenade ä cheval en dehors de la ville
et il invita en meme temps nombre d'habitants d'Antiodie. Leon revint ä
Antioche et empecha le patriarche Agapius et ceux, qui etaient sortis avec
lui, d'y rentrer. Cela eut lieu le samedi huitieme jour du mois d'adhar (mars)
de l'an 1300, qui correspond au vingt-troisieme jour du rnois de zou-1-qadah
de Tan 378'.
L'empereur Basile et son frere Constantin, s'etant mis en marche avec
leurs troupes et Celles des Busses, rencontrerent Bardas Phocas ä Abydos,
1. Probablement il faut voir ici « le 2 mars 989 ». V. Rosen, 209, note 163.
PATR. OR. — T. XXIII. — F. 3. 28
426 I1IST0IRE. [218]
v^j ^ t- fj*Jl 6j« jjJü- JU dAd ya fcJI j» jL.J 5j. y* 4^U1
♦ Sp. 143. j^ <W-j 'SAa-lj C» 4jUat iA« CJOJ Ij. ^lj C-l.kia-.iSl J\ <~.\j J.*^-_) OLlLj
<JI jMi-li Jl£tVI ^ °lJ>}jy.LJ\ cJ&\ *>& 8erUi)l j-i^ \Aj*>t cUfl j^3
^_aL- L. JU JC *J rci-a>3 •CtÜ? J>\ ^-Jr-J J Jr*^. V^ £* *^ -^J^. j^ j
*Rp. Tf. US\ ö. JjVI ^y J. * jts- ^jUJl W*JI f_y_ 16*Aj»-J JC ^r^VI ^jiiJI £>j
ijLllj \*x_^_5 *_>" <C— v*?"-' t>f~-° _^*J A»-lj aJUIITj
L s y->!. — 2. P.i. — 3. Byk.. — 4. BCh oJU. — 5. C om. iJj'. — 6. BCh om.
— 7. P ^ — 8. BLSCh j...i Jjl^l ^.v-- Uj. — 9. BLS ^j&LJ) et inrra. —
10. BLS om. — 11. ß \y&i\j. — 12. BLSCh iJsJi\ et infra. — 13. C add. o,CLJI. —
14. C Lr-^. - 15. BLS XCUI J~b j^l sjXUI y^i-J Jl y-jijiiäJl. - 16. S
Jb>.. — 17. P >JUL}. — 18. S J^-Ij.. — 19. B add. SjUaJl c^ ^ Ijj U.
situe pres du rivage de Constantinople ; ils vaiuquireat Pliocas, qui fut tue
le samedi treizieme jour du mois de nisan (avril) de la meme annee, qui
correspond au troisieme jour du mois de mouharrem de Pari :J79 ' ; sa tete,
apportee ä Constantinople, y fut promenee ignominieusement. La revolte
de (Phocas) avait dure im an et sept mois.
Lorsque la nouvelle de la mort de Bardas Pliocas parvint ä sa femine,
die mit Skieros en liberle, autour duquel se grouperent tous ceux qui s'etaient
icvoltes avec Pliocas contre l'empereur Basile; alors (Skieros) chaussa le
soulier rouge. Nicephore, au col tors, fds de Bardas Phocas, emhrassa son
i)arti. Sur ces entrefaites, Constantin euvoya aupres de Bardas Skieros un
messager, (en lui promettant) d'etre Tintermediaire entre lui et son fröre
Basile dans son retour ä l'obeissance ä l'egard de (rempereur), — que
(l'empereur) lui pardonncrait toutes ses demarchos passees ainsi qu'aux
rebelles qui avaient embrasse son parti; il lui garantit an nom de (l'empereur)
la bienveillance completc. Apres avoir aeeepte cela, | Skieros) öta le soulier
rouge le vendredi onzieme jour du mois de lichriu I (octobre) de Tan 1301,
qui correspond au premier rcjcb de lau 'M\)~.
1. 13 avril ii89. — 2. Ces dates ne concordent pas. V. Rosen, 212, note 167; le
11 octobre OSO (le vendredi ne correspond pas au premier rejeb 379, mais au septieme
jour de ce mois).
[219] DE YAHYA-1BN-SAID D'ANTIOCHE. 427
2VH df. i>-M ^J i^~'. J^JJ ^\ * ^ Ji ^J ö^2-» 'v^l» «chp.170.
ali-1 ^jj ^>^» ^jjMUI ^j^J dUJI J^L J», j| jb 3JUJ1 o-^Jj
<C_=- a^»j «uLslj (_j-V£iJi ,j»j_^ ^ jy^ \& t<lL&5 i»j-Vi)l
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" e ' ' " „ ' » t p * P f. 50.
16j- lojJUI as-VI f_y. yj jUVL ^-.UJI ^1 '* J ^[5 * -Li Ä*J ü^lrlSj fcj ** b f. 100.
^V^j £_," C s_^>-j ^y ^JL cJs _jäj a=-Ij iJLllj j_ä)I ö- \jW üir^"
1. B tyaJj. — 2. P om. quatre mots. — 3. S JU^'. — 4. P .,LU3 BLSCh om. —
5. B iSfc. - 6. PR ^»U^l. - 7. BLS c,UJJ5. - 8. BLS om. - 9. LSCh J*|. -
10. S \*jre. — 11. PLS o/^'j- — 12. S jjJL-J!. — 13. BCh om. — 14. BCh J).
— 15. P ^JuÜI C ^Jli' L JU)I. — 16. C om. — 17. C ^OH.
Puis l'empereur Constautin l'amena aupres de son frere * Basile, et*chp.i7o.
(Skieros) lui fit sa soumission ' et baisa la terre devant lui. 11 fut decide
que l'empereur Basile accorderait ä Bardas Skieros la dignite de curopalate,
et donnerait d'autres charges ä son frere et ä tous ses partisans et serviteurs;
il lui assigna ä titre de fief les provinces d-al-Aminafouin et de Ba'ban2 avec
ieur impöt de capitation et l'impöt foncier en sus de ses biens d'autrefois.
Ayant pardonne (egalement) ä Nicephore, fils de Bardas Phocas, il le gratifia
d'une propriete importante.
Quant ä son frere Leon, fils de Phocas, il persista dans sa revolte ä
Antioche; retranche dans une tour, situee dans la plus haute partie de la
muraille, du cöte de la montagne, il la fit fortifier. Autour de lui s'etaient
groupes bon nombre d'Armeniens et de Musulmans, il fit appel aux musul-
mans, en les priant de lui preter secours. Mais les habitants d'Antioche se
reunirent contre lui, et les exiles y entrerent egalement. Ayant combattu
(Leon) pendant quatre jours, ils le firent descendre (de la tour) le cinquieme
jour, en lui promettant sa gräce. Cela eut lieu le dimanche troisieme jour
du moi de tichrin II (novembre) de Tan 1301, qui correspond au vingt-
quatriemejour du mois de rejeb de Tan 379 \ Sur ces entrefaites l'empereur
1. Litteralement : « marcha sur son tapis ». — 2. V. Rosen, 212-213, note 169. Dans
le premier nom Rosen veut voir « Armeniaques ». — 3. Le 3 novembre 989. Mais cette
■date correspond au 30 rejeb 379, mais non au 24. V. Hosen, 225, note 173.
428 HISTOIRE. [220]
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r p. fo. *_~JI jji ^iJI ,3 ^yj^U-l *\S\j ^**il l-i* ,j 17-Ct *J! kiJj i.oii« 1<-,^jL>lc
1. BCh om. dep. _,aj. — 2. BCli JV^*3- — 3. BLSCh ^liyJ'. — 4. BCh iJ.il S
Sjj.il. — 5. C w-*«j. — 6. BLSCh I/ILI ^tSßJhi. — 7. BLSCh om. — 8. CCh ^£X=J.
— 9. P O.bi. — 10. BLSCh IJjJI. — 11. Ch i^&b$1. — 12. CCh ^Jlo.1. — 13. BCh
_Ud. — 14. CLSCh i/jj. — 15. BCh om. — 16. ,C 0^> — 17- Ch om. — 18. B
• rjjJ'Usl. — 19. C JJ^»\> Uji. — 20. BCh om. dep.*.
Basile envoya ä Antioche le magistros Michel Bourtzes, qui amena Leon, fils
de Bardas Phocas (aupres de Basile), et l'empereur l'exila dans la ville
d'A. z. r. liyah '.
Puis l'empereur Basile punit le patriarche Agapius, qu'il exila d' Antioche
et interna dans un des couvents de Constantinojile, apres douze ans de
patriarcat. Le motif de son mecontentement contre lui etait, qu'apres la
defaite de Bardas Phocas, il avait trouve dans un des coffres de Bardas Phocas
une lettre adressee ä ce dernier par le patriarche Agapius, (lettre oü) il
approuvait son plan et oü il l'encourageait dans une affaire au sujet de laquclle
celiii-ci lui avait demande conseil, et que la lettre mentionnait sans s'expli-
quer clairement. L'empereur Basile comprit alors que ce conseil concernait
la rcvolte, que (Bardas Phocas) avait meditec contre lui; il y trouva la
confirmation des indications precedentes, qui lui etaient parvenues dans ce
sens au sujet de (Phocas). Agapius resta en exil moins de sept ans, pendant
lesquels il faisait les ordinations pour son diocese; et ses ordres y ötaient
executcs.
La quatorzieme annee du regne de Basile, c'est-ä-dire en l'an 3792, a
Cnnstantiuoplc se produisirent des grands trcinhleinents de terre, oü le
1. IVut-ütre ■• Dorilee ». V. Hosen, 225, note 174. — 2. 11 avril 989-30 mar.s 990
15-
4,
50v
DE YAIIYA-IBN-SAID D'ANTIOCHE. 429
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1. P Spj**». — 2. BCh \sy*> UJ J, JLä- U — 3. C om. a-CU — *ij| Jj. —
4. BLS jl.j^l P ^'j^l et inrra. — 5. BLSCh add. 'L>^. — 6. C ^1 Ch ^Jt. —
7. LS .oGJUA — S. P *«ÖU^!. —9. BLSCh ^JiyJ! et inrra. — 10. BLSCh ^.C-
*»jj*J. — 11. Codd. Ufeä. — 12. P add. ^. — 13. S JU". — 14. BS Jooj. —
15. P ^ LS JZ. — 16. BLSCh add. a-v jJ, J ^53 J it. — 17. BLSCh om. dep.
3'. — 18. B ilüt. - 19. BPLS Uy**.. — 20. R yl~J. — 21. P »Ulj. — 22. BLSCh
l^U. — 23. B JlÜI,. — 24. P s_,U.
tiers de l'eglise de Sainte-Sophie s'eflbndra; ä Nicomedie plusieurs maisons
s'ecroulerent sur les habitants. Puis l'empereur fit reconstruire dans Sainte-
Sophie ce qui etait tombe; il la restaura et la retnit dans l'etat primitif;
cela se fit dans la dix-huitieme annee de son regne.
L'empereur Basile garda rancune ä David, roi des Georgiens, maitre
d'al-Tai, ainsi qu'aux deux fils de Baqrath (Bacrat), maitre d'al-Khalidiyat,
parcequ'ils avaient secouru Phocas; il envoya des troupes pour les attaquer
sous le commandement du patrice nomme Djakrous; celui-ci s'etant mis
en marche contre les deux fils de Baqrath (Bacrat), tua l'aine et envoya
le cadet en exil. Quant ä David, roi des Georgiens, il demanda ä l'empereur
Basile pardon et gräce, lui promettant obeissance et soumission * et qu'apres *Chp. 1:1
sa mort ses etats seraient annexes ä son empire car il etait tres avance en
äge, n'ayant ni fils, ni autre successeur; il priait (l'empereur) de l'autoriser
ä envoyer aupres de lui ses hauts dignitaires, afin qu'il regüt leurs serments
et qu'il s'entendit avec eux sur les garanties ä donner pour qu'apres la mort
de leur souverain, ils lui remissent le pays. En approuvant la maniere d'agir
(du roi des Georgiens), l'empereur Basile lui confera le titre de curopalate
et lui envoya des vetements somptueux; celui-ci apres les avoir endossös,
'30 H1STOIRE. [222]
Ijji-J 4^yL)l ^jJJl ^(^-Jl ^^r"^ <J~» '« ^iU*Jl JUli'j ,-UflJl jL^ac Jju ,_jj
* s P. 146. J jJI *jj\ ' JLcl ^J^j ^Ä^CjjJL« -U> J 10^^=-1j * 9ot«s^ fj^l -U>
**Rp. n. * .
Ijjj "»jLlLj .V)l*>* t— (J 'Way.i ^!l TT^p-J (**J J^ <iU*Jl JL-,1) ^Ät» ^jyÜI
c
1. BLSCh l,~Ji. — 2. LSCh J*5j. — 3. CCh^CJJl£ — 4. B ^j^l P j'jJäJ'-
— 5. B «eUa.. — 6. C *aoUlj ^iSb ^Jl. — 7. BLSCh ^UyJl. — 8. P ^t. —
9. P olcUi. — 10. BLSCh lytj. — 11. BCh ^-CÜU LS ^-CijJUü. — 12. BLSCh
w^JI. — 13. C O-j. — 14. BLS j^.SäJI. — 15. BLSCh ^bJäJ,. — 16. BS
^j&uJ! et infra. — 17. L'SCh ^jJU — 18. BCh add. ojCUi. — 19. C J ^jjj- —
20. R ,jJ-^~J. — 21. B te^j. — 22. P iio^Jl.
fit prier (ses pretres) dans son pays pour l'empereur Basile et envoya le
catholikos de Georgie avec plusieurs hauts officiers de son pays aupres de
lui. (L'empereur) leur confera des dignit.es et les combla de faveurs; apres
quoi ils s'en retournerent tous aupres de David.
üurant la revolte de Phocas, et alors que l'empereur Basile etait occupe
ä le combattre, les Bulgares avaient profite des circonstances pour piller le
pays des Grecs ä plusieurs reprises et le ravager jusqu'ä la ville de Saloni-
que; en meme temps ils avaient envahi les provinces occidentales (de l'eni-
pire) grec. Apres s'etre prepare ä la guerre contre eux, l'empereur Basile,
en l'an 380', marclia vers D.youthmah2, oü s'etait etabli Skieros. (L'em-
pereur) y rassembla les troupes et demanda ä Skieros de l'accompagner dans
sa campagne. Mais lui, ainsi que son frere, etaicnt malades et infirmcs.
Skieros, apporte sur le brancard aupres de l'empereur, se jeta ä ses pieds.
Voyant, dans quel 6tat il se trouvait, (l'empereur) lui ordonna de rester a
la maison et lui fit don d'un quinlal de dinars pour faire la cliarite; apref ■
quoi l'empereur marcha contre les Bulgares. Quelques jours apres, Sklöros
mourut, sa mort eut lieu le mercredi scizieme jour du mois de zou-1-hidjali
1. 31 mars 990-19 mars 991. — 2. C'est « Didymotichon ». V. Hosen, 227, note 181.
0
o,
51.
223j DE YAHYA-IBN-SA'ID D'ANTIOCHK. 431
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1. BCh om. dep.\ — 2. BLSCh om. — 3. B om. dcp.*. — 4. C o^j- — 5- BLSCh
^-JijLiJI. — 6. P U^-M. — 7. B add. sjAA — 8. P >^~Ji>. — 9. P Ujij. -
10. P jiyJI. — 11. Ch !_,_)*> P om. — 12. C sequentia om. — 13. P w^p* R sJ^s^.
— 14. BLSCli om. quatre mots.— 15. BLSCh add. ii.Si] X^^o.
de l'an .380'. Son frere Constantin mourut aussi cinq jours apres lui. Entre
le meurtre de Bardas Phocas et la mort de Bardas Skieros il s'etait passe
moins de deux ans.
L'empereur Basile rencontra les Bulgares et les mit en deroute ; apres
s'etre empare de Leur roi, il le ramena dans la prison, d'oü il s'etait evade,
tandis que le chef de ses, iroupes Komitopouls s'ecliappa. (Basile) s'assujettit
le royaume de Bulgarie. Pendant quatre ans Basile s'occupa ä leur faire la
guerre et ä envahir leur pays. Pendant l'hiver il marchait sur les provinces
les plus eloignes au pays bulgare, les envahissait et y faisait des prisonniers.
Durant ce temps il s'empara par la force de nombre de leurs forteresses,
conservant les unes et detruisant Celles qu'il ne pensait pas pouvoir garder.
Parmi les localites ruiinies par lui se trouva la ville de ßaria 2.
Quant ä Charaf-ad-Daoulah, il reprit la guerre contre son frere Camcam-
ad-Daoulah. Lorsqu'il se fut approche de * Bagdad, la plupart des troupes 'Chp.m.
de son frere se rendirent ä lui apres avoir obtenu l'aman. Alors Camgam-ad-
Daöulah effraye sortit aupres de (son frere), en recherchant uue entrevue
avec lui. Lorsqu'il fut arrive aupres de lui, (Camcam), apres l'avoir saisi,
lui fit crever les yeux. Puis (Charaf-ad-Üaoulah) marcha sur Bagdad, dont
1. 6 mars 991. V. Rosen, 228, note 182. — 2. Verria on Berrhoea. V. Hosen, 228-231,
note 183. Schlumberger. L'Epopee byzanüne. II, Paris, 1900, 54, note 1.
432 H1ST0IRE. [224]
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Jj,_ Jj Lridl! Jvi-l UZ*.*Ä\, C^JS f^ fjU l3jp»JJ <y ^vö j^j UjU! Oj^a-l
1. PLSB iLi,j. — 2. BLSCh Jy-L. — 3. B \yb\. — 4. BLS JUI. - 5. Codd. RCh
.^vCls". — 6. LCh jj; — 7. S ä*~». — 8. P LJjlj. — 9. BLSCh om. — 10. S Jj>. —
11. P »iÖ.s-1. — 12. P Cj. — 13. PR LsM. — 14. R i=r**!b S *=A>.
il s'empara en l'an 377' ; en meme temps il envoya (son fröre) ä Chiraz, oü
il l'emprisonna dans une forteresse; apres quoi il s'empara de Chiraz et de
Bagdad.
En Tan 378 ■ les Maghrebins s'emparerent de la forteresse de Wadi-1-
Qoura, situee dans la province du Iledjaz. Voilä l'liistoire de la prise de
(cette ville) : Yaltekin al-'Azizi, fit le pelerinage d'Egypte ä la Mecque en
l'an 377 \ ä son retour il attaqua (Wadi-1-Qoura) et detruisit sa forteresse,
qui etait aux mains d'un homme nomine Ibn-Abou-Hazim. L'ayant tue ei
s'etant empare d'un grand uombre de ses habitants, il y resta comme gou-
verneur au nom d'al-'Aziz-billali.
Au Gaire, dans la nuit du samedi vingt-septieme jour du mois de zou-
1-hidjali de l'an 378'' il y eut des coups de touuerre, des eclairs et im vent
violenl qui durerent jusqu'a minuit. Apres quoi la ville l'ut plongee dans des
tenebres et une obscurilc iclles qu'on n'en avait jamais vue de pareilles,
et cela jusqu'au inatiii. Du ciel sortit comme une colonne de feu, qui era-
pourpra le ciel et la terre d'une leinte tres rouge. L'air etait charge d'une
abondante (6paisse) poussiere, pareille a du charbon et qui arrötait la respi-
ration. Tout cela dura jusqu'a la quatrieme beure du jour. Le soleil parut
1. 3 mai 987-20 avril 988. — 2. 21 avril 088-10 avril 989. — 3. 3 mai 987-20 avril 988.
— 4. 7 avril 989.
[■225] DE YAHYA-IBN-SA'ID D'ANTIOCHE. 433
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jjie. <gi ^ CLJI j^ JUI -C^ J*-j jl^j ** l3iJLilj jjU t- * l2«*foJI M» f. 51«
1. BCh C;Ü. — 2. S £*~J\ — .3. BLSRCh Li* Li ^ (om. j). — 4. Lj£s>. —
5. [> ^. _ 6. P om. — 7. S i»~i. — 8. S ^ BCh om. — 9. Ch J.=. - 10. BPCh
r-^>. — 11. BChom. —12. BCh om. — 13. S i'^ftjl iJuJ! ^y BCh om. —14. BChom.
deux mots.
alors, mais sa 'couleur etait changee et il ne cessa de se lever ainsi change
jusqu'au mardi deuxieme jour de mouharrem de l'an 379".
- Bakdjour marcha de Damas sur Raqqah et l'enleva ä im serviteur de
Sa'd-ad-Daoulah, qui s'y trouvait; apres quoi Bakdjour y resta. En ce temps-
lä l'eunuque Mounir-a§-Caqlabi (le Slavon), serviteur du vizir Ya'qoub-ibn-
Yousouf-ibn-Killis arriva ä Damas.
Dans la uuit du dimanche dix-neuvieme jour du mois de rabi' I de Tan
379% du cote de l'occident apparut une comete (pui disparut apres plus de
vingt jours3.
En Tau 380 '' mourut Charaf-ad-Daoulah-Abou-1-Fawaris-ibn-Adhoud-
ad-Daoulah; puis son frere Abou-Nacr-Firouz-Balia-1-Daoulah, s'empara du
pouvoir; ä ses titres on joignit ceux de Dhiya-1-Milleh et Ghiyathu-1-
Oummah.
Le lundi sixieme jour du mois de zou-1-hidjah de l'an 380 5 mourut au
Caire le vizir Yä'qoub-ibn-Yousouf-ibn-Killis. C'etait un liomme tres intel-
ligent, exporimenti' dans l'administration, aux grauds desseins, tres respecte,
sacbant bien gouverucr l'empire. Au debut de sa carriere, il etait juif de
religion et changeur (de metier), il avait eu des all'aires avec quelques
1. 12 avril 989. — 2. 27 juillet 989. — 3. Ici finit la traduction de Bösen. —
4. 31 mars 990- 19 mars 991. — 5. 24 ievrier 991.
B f
434 HISTOIRE. [226]
jl J\ Ki Ji^ Jj,_ 3*U l^j> *■*& ^, Jl <ljio Xs.b <\}\ ^ >JI -^3
in. «^j ^t ^J.?.^ >Ut ^üj <cy -v» üjb ^Jl jjj*11 s_^jj SjljjJl 4)1 j^JI *>a;
»chr. 1-3. ^lL, * jl£j dUJJ ^*l jl^j 5CJifr Cj*. a;^, ^ jj^-3 Ujjs *l*C Ut 4^3
^Ull J\ 4*»j iü VI <A.l j^j 4)1 j,_jJI jt vL i£J->J ^1 v-o ^ v1^ ^
J fi\<l\ ^LJI 7^U c L^LJU .1^1 ^ Ut 0J>j-4 j-UI Äl-Ij ^*~ jfJl
^^Ul ^ .»Jäc jUi- ^)1 Oä OU3 jU « äJl *Uj l^o Jai-3 ÖLH.J ^öL»»3
J ^«3 yi^lj JA** JjV>M ^j dU- U^J j* vi 4JJ1 dür J ^i_^3
1. BCh JuÄ-Olt. - 2. PCh ^i^. - 3. BLSCh X - 4. B I-C3. - 5. BCh om. -
6. BCh \^>. — 7. Ch^U. - 8. PB ^£ß. — 9. BCh om. — 10. BLSCh gL. -
11. BLSCh om. — 12. LSCh ^J^'. — 13. BLSCh om. — 14. B \f. -- 15. P om. J.
marchands; puis il embrassa Tislamisrae ä Pepoque de Kafour-al-Ikhchidi
et il exerca quelques fonctions a sa cour. Apres la mort de (Rafour) il
partit pour l'Occident et se rendit aupres de Mou'izz-lidin-allah. A son entree
au Caire celui-ci nomma (Yaqoub) inspecteur de l'impöt foncier percu dans
cette (ville); et il ne cessa de s'en occuper jusqu'ä ce qu'al-'Aziz-billah,
(fils de Mou'izz), lui eüt confere la dignite de vizir. Apres sa mort al-'Aziz
se rendit ä clieval dans sa maison, il pria sur son cadavre et apres avoir
enleve le voile de son visage il pleura ä cliaudes larmes et fut extremement
afflige ä cause de sa mort. (Yaqoub) etait digne de cela : Yaqoub avait
*Chp.i73. compose * un ouvrage de jurisprudence pour Al-Aziz et le lui avait attri-
bue; tont ce qui y etait expose etait base sur des references de al-'Aziz-
billah et de ses ancetres les imams. Apres avoir fait apporler le (livre) dans
l'ancienne mosquee du Caire, Al-Aziz forga les gens ä s'en servir, et il
ordonna aux juristes de rendre des decisions (fetwah) d' apres ce (livre).
Cela fit parier beaucoup, le plus grand nombre ne voyant pas la posaibilite
de se conformer ä cet ouvrage. 11 le reconnut et rapporta son ordonnance.
Dans la nuit du samedi dix-septieme jour de mouharrem de Tan 381'
il y eut un grand tremblement de terre ä Damas, plus de mille maisons
9'ecroulerent et un grand nombre d'habitants perit sous les deeombres. Cette
meme nnit un village des environs de Ba'lbek fut englouli; d'autres
tremblements de terre se produisirent ensuite ä Damas et dans laprovince,
1. 5 avril 991.
JÖ
33.
[227] DE YAHYA-IBN-SA'ID D'ANTIOCIIE. 43
A6J^J\ J\ (»ajjj j» ^Ul ->j :\'j^ JjVj Ua* I^JjJjj 2dUij 1t$io
6£UI j* >-* 0" _r^ ~^ ***?^ f^ i^l V»^* J-)Y^ 5C-.IS|) i^iJlj
8Ä_uil; Jj ^>}^ ^j s^Lc *^>- j <Jl£JÜ ÜjaSI " a~- jL-3 l^ J^ 4JLi • sp.iäo
fr "" c- &
^■J1 Ji ^ «-^J ^3 *L" Jl *!}jJl " ■*— ^U3 "«rJ- f ^kL. jItj'Rp.2
1. BCh om. — 2. B oX«L. — 3. BCh om. — 4. BLSCli Ijs-^M. — 5. BLSCh
^^,1%. — 6. S add. ijSSj\. — 7. LSCh Jia.1. — 8. P ^u! LS J-bl R L_Li. —
9. PLS »;.cU! B s;jJL — 10. BLSCli om. trois mots. — 11. B om. six mots.
mais le plus violent fut celui de Damas et de Ba'lbek; apres ce's tremblements
de terre d'autres eurent encore lieu. Les habitants, apres avoir quitte leurs
maisons, allerent dans le desert et y demeurerent sous les tentes. Les
tremblements de terre se succederent sans reläche jusqu'au vendredi dix-
septieme jour de cafar de la raeme annee '.
Bakdjour2 sortit de Raqqah pour marcher sur Alep au mois de mouharrem
de Tan 381 3. II mit le siege devant Balis; il fit plusieurs breehes dans la
muraille, en sorte qu'il etait pres de s'ea emparer. Mais (les assieges), apres
avoir repare les breehes, le combattirent avec un redoublement d'energie,
il fut oblige de s'eloigner de (la ville). Sa'd-ad-Daoulah marcha ä sa ren-
contre avec toutes ses troupes, avec (la tribu) des Benou-Rilab et un deta-
chement, qu'il avait fait venir d'Antioche. Vers la fin de mouharrem ils se
rencontrerent dans le territoire d'al-Na'ourah', oü Bakdjour fut battu et
fait prisonnier par les Arabes. Sa'd-ad-Daoulah le leur acheta. Lorsqu'il
fut tombe entre ses mains, il lui fit couper la tete, qui fut portee par la ville;
(quant ä son corps) il fut suspendu les pieds en l'air puis crueifie. Apres
cela Sa'd-ad-Daoulah marcha sur Raqqah et apres s'en etre empare il en
repartit pour Rahbah, qu'il prit; puis il revint ä Alep.
1. 5 mai 991 (mardi). — 2. Ici commence la traduetion de Bösen, 233-234 et 235-236.
— 3. 20 mars-18 avril 991. — 4. Entre Alep et Balis. Jacut, iv, 732. Rosen, 233,
note 8.
436 IIISTOIRE. [228]
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1. S add. .oLä^l. — 2. S add. Jf. — 3. S om. — 4. B om. — 5. C fc-Jl ../ B om.
_ G. S JJ. — 7. B JIjj. — S. PBCli iL-».. — 9. Pj— . — 10. PBLSCh ,~^ sed cf. CR.
— 11. I' Jl-;. — 12. BLSCh t*J>jp> S*°- 1- — i3- BLSCh ya* J. — 14. BLSCh ^K.
15. B om. — lü. BLSChyijs <JIj. — 17. Ch ^5,--
.■^.1
A Damas, Mounir-ag-Caqlabi so revolta apres la mort de son patron le
vizir Yaqoub-ibn-Yousouf. Al-'Aziz-billah envoya contre lui le turc Bandjou-
tekin, ä qui il avait confere le titre d'emir des troupes victorieuses au mois
decha'ban de Tan :J8 1 ' , et ä qui il avait prescrit de faire la guerre contre
Mounir. Ea meine temps il ordonnait ä Nazzal, gouverneur de Tripoli, de
se joindre ä (Bandjoutekin) pour attaquer Mounir et s'en emparer. Nazzal
marcha sur Damas et renoontra (Mounir) avanl l'arrivee de Bandjoutekin.
Mounir ayant ete battu, Nazzal le lit prisonnier et massacra un grand nombre
d'habitants de Damas. Le second jour apres la defaite (de Mounir) Band-
joutekin arriva ä Damas; apres avoir recu Mounir, ii l'emmena au Cairr,
oü au mois de zou-1-hidjah de cette meme annee2 il fut promene ignomi-
nieusement puis gräcie8.
Quant a Baha-ad-Daoulah-Abou-Nacr-ibn-'Adhoud-ad-Daoulah, il voulut
s' emparer des richesses que le ealife at-Thai'-ibn-'Abd-al-Kerim-ibn-'Abd-
al-Mouthi' avait ramassees et qu'il s'etait appropriees; il se rendit au palaia
du sultan et ayanl arröte at-Thai' saus avoir commis aucun meutre, il
le detröna le samedi douzieme jour du mois de clia'ban de l'an :!Sl ', apres
1. 13 oct.-lO nov. 991. — 2. 8 fevrier-8 mars 992. — 3. Ici finit la traduction de
Rosen. — 4. 24 oct. 091.
[229] DE YAHYA-IBN-SA'ID D'ANTIOCHE. 437
4Cy J-ir^-J <*— J jr-\ 3^'^J ' ^- " y^ '^- ^»^»- ^;l4 «u'LilTj (jJUTj »chp.174.
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10- ^Jb ^^ Aa-Vl (^_ ^J v^ ^ >-*?- 0! CS^ -^ ^ -W~ ^Lj * • D f. UV.
1. Ch ^.w. — 2. PCh »^e. — 3. BLSCh ä*~Öj. — 4. BLSCh om. -- 5. BLSCh
J^sJj. —6. S Jil^JI: - 7. P om. - 8. BLSCh J. — 9. C om. dep.\ — 10. BLSCh
.yi_J-B y*»U. j. — 11. BLSCh i"i~J! ..'.
un regne de dix-sept-ans, * huit mois et vingt-sept jours. Puis (Baha) s'em- »Chp.174.
para de toutes ses richesses et apres lui avoir fait couper une oreille, il
l'emprisonna jusqu'ä sa mort dans le palais imperial.
C ALI FAT d'aL-QaDIH-BILLAH.
Le jour meme oü at-Thai avait ete detröne, on preta serment ä 'Abou-1-
'Abbas-Ahmed-ibn-Ishaq-ibn-al-Mouktadir, qui prit le nom d'al-Qadir-
billah. Tout cela fut annonce ä Bagdad. Puis al-Qadir, qui habitait El-
Bathihab, fut amene ä Bagdad, oü il s'assit sur le tröne des califes le mardi
septieme jour du mois de ramadhan de cette meme annee'.
Baha-ad-Daoulah marcha sur Bacrah pour attaquer son frere Camcam-
ad-Daoulah-el-Mak'houl (litteral « aux paupieres enduites de collyre »), et
une bataille eut lieu entre eux.
Dans la nuit2 du dimanche vingt-cinquieme jour du mois de ramadhan
de la meme annee3 mourut ä Alep Sa'd-ad-Daoulah-Abou-1-Ma'ali-ibn-
Seif-ad-Daoulah, et son fils Abou-1-Fadhai'l se fit proclamer emir.
1. 17 novembre 991. — 2. Ici commence la traduction de Rosen, 29-38. — 3.5 decem-
bre 991.
438 HISTOIRE. [230]
* p f. 52*. J>^ Jr* (-ULüJl y\ ^j-xJlj <_^>- £>J ^a" Jt\ J-^-5 Cf Cxf*J&'. ^~y$
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fjjl JLtl Jl J£oj l^ Jb-jj Cy, ^ifj ll£A ^ J± fi\ 10i,-u)l Ji\j>.
^-jls ^L Jlc 'L~^ i*J>- ^>_j^i ^.It J>3 i^ÜaM Jl jLj ^^j J3j L-j A^ij
1. BCh om. — 2. BCh J-Jl±t>. — 3. BCh 'L>J ^j&L — 4. LS ^^L. — 5. *)Ut. —
6. P JjjL.. sie. — 7. Gh ^^1 — 8. P i^l. — 9. BCh J. — 10. C om. — 11. BLSRCh
Ü$J. 1 12. P JU! sie. - 13. LS «s S*~*. - 14. PBLS _b,J. - 15. PBLSCh s^*>
En ce temps-lä, Bandjoutekin, partit de Damas pour Alep, il s'empara
d'Emese (Himc). Abou-1-Fadhai'l demanda alors du secours au gouverneur
d'Antioche, qui ä cette epoque etait le magistros Michel Bourtzes. Aussitöt
Bourtzes assembla les troupes, qui etaient dans sou voisinage, et s'approcha
de Qasthoun'. Bandjoutekin lui depecha un courrier pour lui faire savoir que
son unique but etait (de s'emparer) d'Alep, qu'il ne mettrait le pied dans
aueune province grecque et qu'il ne tolererait pas qu'aucun de ses compa-
guons s'y livrät au pillage. Mais Bourtzes fit saisir son envoye et le jeta en
priaon. La bataille entre Bandjoutekin et les Hamdanides eut lieu pres
d'Apamee, et les Hamdanides furent battus au mois de rabi' II de Tan :5822;
uu grand nombre d'entre eux fut massacre ou capture. Puis Bandjoutekin
s'arreta pres d'Alep du cöte de la porte d'al-Yahoud (desJuifs), et la lutte
eut lieu de tous les cötes de la ville. Apres avoir assiege Alep trente-trois
jours, il en partit pour entrer dans les provinces des Grecs, parce que
Bourtzes avait* emprisonne son envoye. 11 alla camper, pres du chäteau de
'Iram', propriete de Bourtzes dans le district d'Artah, et apres l'avoir assiäge
il s'en rendit maitre, faisant des prisonniers, massacrant et pillant; puis il
marcha sur Antioche, dont il s'approcha ; apres avoir dresse une tente
rougepres de Bab-Faris, la porte Faris, il enserra la muraille depuis la porte
1. Dans la province d'Alep. Jacut, iv, 97. Rosen, 236, note 193. — 2. 6 juin-4 juillct
992. — 3. Entre Antioche et Alep. V. Rosen, 23«, note 195.
[231] DE YAHYA-IBN-SAID D'ANTIOCIIE. 439
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1. S I.U.U. — 2. BRChj^JU. — 3. P oli-Ub. — 4. S >lij. — 5. BLSCh ^kcl,.
— 6. BLSCh JjäIj. — 7. BLSCh ^Aj. — 8. BLSCh jL. j. — 9. BCh om. quatre mots.
— 10. BLS om. — 11. P «_^JI. — 12. P JjL^. — 13. S iüi. — 14. BLSCh ^Lj. —
15. BLSCh jJj. — 16. CLS L-»Ul. — 17. S Jm-.. — 18. BCh J. — 19. S XiL\ —
20. PBLS ji^.
Faris jusqu'ä Bab-al-Bahr (la porte de la Mer) et combattit les (Grecs). Les
Antiochiens Payant couvert d'une pluie de fleches, Bandjoutekin y resta une
demi-journee. Bourtzes, voyaut que les troupes de Bandjoutekin etaient
tres fortes, comprit qu'elles etaient plus nombreuses et plus puissantes que
les siennes; c'est pourquoi il evita (le combat) avec lui. * Alors Bandjoutekin *Chp.i?5.
alla reprendre le siege d'Alep; il y recommenca la guerre pendant un an et
trente jours; puis il abandonna (Alep) et retourna ä Datnas au raois de redjeb
de cette meme annee ' .
L'empereur Basile se trouvait dans le pays d'occident faisant la guerre
contre les Bulgares, quand il apprit comment Bourtzes avait traite l'envoye
de Bandjoutekin, il lui en fit des reproches et se fit amener l'ambassadeur;
le voyant, il s'entretint avec lui et le fit mettre en liberte.
Les musulmans de la ville de Latakieh s'etant souleves, Bourtzes marcha
contre eux et apres les avoir faits prisonniers les fit transporter dans le pays
des Grecs.
(A son tour) Bandjoutekin sortit de Damas pour aller assieger Apamee;
Wafa, eunuque de Seif-ad-Daoulah, la lui livra le jeudi dixieme jour du
mois de redjeb de l'an 383 2; puis il partit pour Chai'zar et l'assiegea et s'en
1. 2 septembre-1" octobre 992. V. Rosen, 237 note 197. — 2. 31 aoüt 993.
440 H1STOIRE. [232]
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* p r. 53. «sj ^ 5(n:^.J Sj^sJI " «CjJLo 4JLrl dUJI j^UJI 3J^-|y v~^ ^^ (J!
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* sp. 154. 14<~sL jl j. 13J üjyjj Cyf*y?*. ^—^ <j?~-j^ ^ J ^ ^tt'. jt^s <^J^^)s
♦Bf. 112.^1^ je, ^J\ J^ 16^,| ^ \^3 ^ jl jjfJUJl <*Jls *~ 15J^ Jtill
1. LS „.*_■. — 2. BCh om. den.». — 3. P *1J,3. — 4. P om. — 5. Ch .,1,. —
6. S om. — 7. P .s »J.^.. — 8. P sii3. — 9. S add. *&&. — 10. BLS , ^y-^LJ! P
." -5«JJI et infra. — 11. PR-L.^Sl. — 12. C add. , J*5\ g\ ^JüJIj .J. ,«J'. —
13. B Jj. — 14. B a™,L>. — 15. RCh cr*j. — 16. BLSCh aJe yl.
empara par l'intermediaire de Saousan, serviteur de Sa'd-ad-Daoulah, le
inercredi seizieme jour du meme mois ' ; apres quoi il reprit le siege d'Alep.
Les Alepins s'adresserent alors ä l'empereur ßasile pour implorer son
secours et lui demander de les aider ä repousser Bandjoutekin. 11 ordonna
au raagistros Michel Bourtzes, gouverneur d'Antioehe, de marcher ä leur
secours et de repousser Bandjoutekin d'Alep. Bourtzes rassembla alors des
troupes; mais (en meme temps) l'empereur expedia a son secours le magistros
Leon Melissenos avec d'autres troupes. Bourtzes organisä un detachement
pour faire des incursions sur les provinces d'Alep, et ces soldats faisaient des
prisonniers, alors ceiix (jui approvisionnaient les troupes de Bandjoutekin,
en vivres et en l'ourrage s'enfuirent par peur d'eux st ä cause de leur
vive attaque coutre eux. Bourtzes et Melissenos allerent avec les troupes
camper ä al-Arwadj-, oü les troupes des Hamdanidea vinrent se joindre ä
eux. Bandjoutekin, partit alors d'Alep, marclia coutre eux pour les com-
battre; il campa sur les bords du lleuve (l'Orontc) en face des troupes des
Grecs et des Hamdanides; ils n'etaient separea quo par le lleuve. Voyanl
les nombreusea troupes de Bandjoutekin, Bourtzes ne croyait pas possible
de l' attaquer avec les (troupes) qu'il avait. Mais les Alepins le poussörent ä
le combattre, en disaut que l'all'aire etait aisee. Les Grecs ayant oecupö
1. G septemlire 993. — 2. Rosen, 237, note 200.
6
A»S
1233] DE YAIIYA-IBN-SA ID D'ANTIOCHE. 441
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J^ O-Uj j'jc-1 ^•Ä=- r^J ^ö^'^-'J ._A=- i)jL« J| ^jJvTjäL jlfej iilix^JI * 4*9} ' Chp.176
,^U)1 Je Jäcj 13U& cüjj l24ul*JA>j j^LTj £l* o- JjVI «_oj ^s J * jj^VI
1. LSCh c^-rrl^)!. — 2. BLS ora. L&. —3. LSCh ^.r^LJt. — 4. LSCh l^kclj.
— 5. P o»J|. — 6. BLS ^L, J. — 7. S 2^,1. — 8. BLS L/a^AJ\J P ^-Jütj,
Ch ^y-JJIj. — 9. Ch L^. — 10. Sic C; PR £^~t3 BLSCh om. — 11. BCh
om. — 12. BCh om. depuis *. — 13. Ch ^JU ^-^_ii-
uii gue etles Alepinsunautre, ils se preparerent ä passer le (fleuve). Bandjou-
tekin envoya alors les Arabes qui etaient avec lui avec une partie de ses
propres troupes ä la rencontre des Alepins ; lui-meme avec le reste de ses
troupes se disposa ä combattre les Grecs. Lorsque les Arabes se furent
•approches des Alepins ceux-ci s'enfuirent du gue (qu'ils gardaient); les
Arabes les poursuivant, pillerent leurs bagages. Voyant cela, les Grecs
.s'enfuirent eux aussi, et abandonnerent Bourtzes et Melissenos, qui furent
forces de s'enfuir. Plus de cinq mille hommes des troupes grecques furent
massacres. Cela eut lieu le vendredi sixieme jour du raois de cha'ban de
l'an 384'. Bourtzes et Melissenos s'en retournerent ä Antioche. Cette bataille
prit le nom de la bataille * du gue. Puis Bandjoutekin reprit l'investissement »Chp.176.
et le siege d'Alep; apres avoir pris la forteresse d"Azaz2, il s'empara de
tont le district d'Alep et y mit un gouverneur; ensuite il bätit une forteresse
en face d'Alep et percut l'impöt.
Al-Aziz chargea de la direction des affaires (d'etat) Abou-1-Fadhl-
Dja'far-ibn-al-Fadhl-ibn-al-Fourat, qui entra en fonetions au mois de rabi' I
de l'an 383 \ II s'en oecupa mais il fut incapable d'accomplir ce dont il avait
1. 15 septembre 994. — 2. V. Rosen, 237, note 201 (au nord-ouest d'Alep). —
•3. 26 avrü-25 mai 993.
PATR. OR. — T. XXIII. — F. 3. 29
442 H1ST0IRE. [234}
* s p. 155. ^ J| Jyt<j\ j j£}\ j^jl Sjj * 2£j ^ j^ j l ^^ <j Ot Jjt L,
"Ci*^- jlSj ^UwL dUJL lyUl-1 ^Xr^aeli S^Uc^, \^Li»J| ^jl^al-l Jafr LJj
£-*J '^r5 J *4^*\ h^3J prö-^ *-*£^- 5V^' ,y> rJ^ -^ J^ & ^"
AUJ ör^yr^. t^i Jk^ cy*: ^^b \ ^*>. (Jj ^UjUTj 9(^jL,j 8(_r-»i- C- JjVt
;Uj pii-j Jj^lj i^p L— . L-j (j^^-j 19£jJj <J' 18j^j <LiUI 17^wLJI J Äi-Jj"
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1. LSCh ^eU. — 2. BLSCh ^,1 Äw^l j»j ^X-tJ ^. — 3. C om. ab J.j. —
4. Pjl^t. -- 5. S add. J^, — 6. LSCh J !_,_,. — 7. BCh om. — 8. S L-*i. —
9. B ^^-j. — 10. BLSCh om. cinq mots. — 11. P Jjoj. — 12. BLSCh om. — 13. BLS
om. — 14. BLS om. — 15. Ch L$~.ij! U^sj. — 16. B om. ab rf^y — 17. C add. J-T
£— jj^. — 18. BLS jLoj. — ■ 19. BLS i^-i, C i^i..
ete chargc, il fut destituö au mois de cha'ban de cette meme annee'. Puis
al-'Aziz chargea de la direction des affaires 'Isa-ibn-Nesthoros le chretien,
et on le qualifia de « notre illustre seigneur ».
Les Alepins, assieges par Bandjoutekin et reduits ä la derniere extremite,
implorerent le secours de l'empereur Basile qui etait alors oecupe avec
toutes ses troupes dans la guerre contre les Bulgares. Parti de Bulgarie
sans hagages (pour aller ä) leur secours, il arriva, sans etre attendu, ä
Antioche au mois de Babi' 1 de l'an 385- et poussa jusqu'ä Mardj-Dabiq '.
Apprenänt l'arrivee de l'empereur, Bandjoutekin s'enfuit ä Darnas le premier
jour du mois de rabi' II de cette meme annee', apres avoirbrülela fortoressc
qu'il avait batie, et tout ce qu'il avait : tentes, vivres, armes et equipages.
11 avait assiege" Alep pendant sept mois et denii. Lorsque l'empereur approeba
d'Alep, Abou-l-Fadliail-ibn-Sa'd-ad-l)aoulali et Loulou sortirent ä sa
rencontre et se prosternerent ä ses pieds. 11 les renvoya ä Alep et leur fit
abandon du tribut du d'apres les conditions de la paix et qu'il avait percu
les annees precedentes. Puis il marcha sur Balaniyuh et Emese, toujouis
faisant de tres nombreux prisonniers, brülant et pillant. En ce temps-lä une
1. 21 septembre-19 octobre 993. — 2. 5 avril-4 mai 995. — 3. 3 acut, n, 513. Rosen,
238, nolc 2Ü7 (pas loin d'Alep). — 4. 5 mai 995.
[235] DE YAIIYA-IBN-SA'ID D'ANTIOCHE. 443
1 ^lä J jJ>5 (ni=*Ar V fjj\ dyf- jl j k*!» vj/J1 ,> <t^- i^^Lc ^
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Jjj^s- •>> jjs-IJI j-ä \. (jJJu ^i^ ' jc-il» -vXJ\ ,j joj aJ! Xjjk-Lo jl ^k- xUi
■C^ij 1,Cj^ \3ii JJ> jl^j ^Ul £}tf J ^Xcj ty^>J^>\ ly^>- ^ J>j
^J^hjj * 14(J-^L.i (_5i-^_ l3Ci}J Cipia. l^Afr ^JJ i^lLM 12j^ J*-JJ <X"lUI (j^jVl * Chp.177.
1. P \j~Xs B ^j. - 2. S pjJl. — 3. BCh j»\i. — 4. BLSCh ^jJli. — 5. B Ij^t.
— 6. BLSRCh U^Lj. — 7. R ujjI. — 8. Ch j»'i. — 9. S om. — 10. BCyikJ!. —
11. B om. — 12. Ch Ji — 13. LS ^O. — 14. BLSCh ^L-'Ü.
bände d'Arabes attaqua ses troupes, esperant que la cavalerie grecque ne les
atteindrait pas ; mais (Basile) leur tendit une embuscade, et les Bulgares,
(qui etaient dans son armee), leur prirent une. quarantaine d'hommeS;
l'empereur, apres leur avoir fait couper les mains, les fit remettre en liberte.
(Cette execution) terrifia les Bedouins, de sorte qu'aucun d'eux n'osa plus
s'attaquer ä son armee.
(Basile) marcha sur Tripoli, et l'assiegea. Al-Mouzhahhar-ibn-Nazzal
et plusieurs notables des ses habitants, se rendirent alors aupres delui;
ils se prosternerent devant lui et se declarerent ses sujets. II leur fit donner
des vetements d'honneur et les traita avec bienveillance ; apres quoi ils
rentrerent dans la ville pour la lui livrer. Mais un cadi 'Ali-ibn-'Abd-al-
Wahid-ibn-Hai'darah, qui se trouvait dans la ville, et etaitl'un des habitants,
d'accord avec la population, fit fermer les portes devant eux et renvoya de
la ville la famille d'al-Mouzhahhar-ibn-Nazzal ; (Basile) les accueillit et
Mouzhahhar suivit l'empereur.
ßasile se rendit ä la forteresse d'Antharthous', qui etait alors en ruines ;
il la restaura en trois jours et la garnit de guerriers armeniens. Puis il partib
d'Antioche, apres avoir nomme duc un patrice nommc Damien * et surnomme »chp.177.
1. Tortosa ä l'epoque des Croisades.
444 HIST01RE. [230]
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1. PBCh L/ojr-'i!jJb LS J^iljJtj. -- 2. BCh (JV-'L — 3. BLSCh om. —
4. CCh add. Li,LiLjdl J.I ^X-U! iU,-. — 5. LSCh ^JLA'i. — 6. S ^y. — 7. P
om. — 8. C 'ijs. — 9. Ch ^-.j,. — 10. BLSCh L^. — 11. P om. — 12. PBLS
LJ.. — 13. C hJ$\. — 14. SCh ^Jö-I. — 15. PBLS ^p.^-. R ^ — , Ch -»l,. —
10. P (^kJ^UI. — 17. S ^Jl. —18. BCh om. dep. * — 19. S J-i-. — 20. P tj~~s>.
— 21. B 4*3.1. — 22. P UejJt. — 23. BLSCh So^JÜI jj*- — 24- Bch om- — '2'J- c om- ab
Dalassenos, ä qui il conlia le gouvernement de TOrient. Irrite contre le
magistros Michel Bourtzes, il le eonsigna dans sa demeure.
La premiere annee de son gouvernement le duc Damien marcha sur
Tripoli et apres l'avoir attaquee par unc surprise, de nuit, il s'empara des
faubourgs, emmenant beaucoup de captifs. Trois mois plus tard il retourna
ä 'Arqah, oü il fit (egalement) de nombreux prisonniers. La seeonde annee
de son gouvernement, il marcha sur Tripoli et emmena de cette villc beau-
coup de captifs; puis il alla ä Rafaniyah, ä 'Aoudj et al-Lakamali1 ; et apres
avoir pris la forteressc d'al-Lakamah, il emmena (les habitants) en captivite
et pilla (le pays).
La vingt-unieme annee du regne de Basile le magistros Sisinnios fut
nomme patriarche de Constantinople, le jour de Paques, douzieme jour du
mois de nisan de 1 an 13Ö78, le siege etant reste vacant pcndant quatre ans
avant son election, 1'empercur ayant ete occupc ä la guerre en Bulgarie.
Apres avoir occupc le siege patriarcal pendant deux ans et quatre mois
(Sisinnios) rnourut.
1. Sur ces localitös v. Hosen, 267, note 210. — 2. 12 avril 996.
[237] DE YAIIYA-IBN-SA'ID D'ANTIOCHE. 445
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1. BLSCh i-Uj ^1 00HÖI S-Uj. - 2. BLSRCh ^ü>U. - 3. B j^ji^lf Ch
jjJjS^Ij LSjjJJ/^J. — 4. B ui&j. - 5. BCh om. dep. '—6. BLSCh J£y — 7. BLSCh
add. J^£. — 8. S wl. — 9. BCh üs. — 10. LSCh fy^?. — 11. BCh L~kkJ». —
12. BLSCh ^bLiJ^i. — 13. C l~~£. — 14. S om. J. — 15. CCh «jIj (om. j^).
— 16. CCh jjL. (om.yuc) L ^j^j. — 17. B om. — 18. Ch o;l. — 19. BLS jUäil.
L'empereur demanda ' au patriarche Agapius de renoncer par un ecrit
de sa main ä la charge et ä la dignite de patriarche d'Antioche. Mais (Agapius)
s'y refusa fortement, jusqu'ä ce que (l'empereur) l'eüt persuade et se fut
entendu avec lui, promettant de lui donner un couvent ä Constantinople du
nom de al-F. r. d. ou2, d'oü il tirerait annuellement en revenu d'un quintal
de dinars, et que de plus (l'empereur) lui fournirait chaque annee, pour les
depenses de sa table, vingt-quatre livres (ritls) de dinars, sur les revenus
de l'eglise d'Antioche. Apres avoir acquiesce, (Agapius) eerivit sa lettre au
mois d'a'i'loul de Fan 1307% c'est-ä-dire au mois de ramadhan de Tan 386',
ä condition que son nom ne serait pas supprime (des diptyques). Pour
le remplacer, l'empereur designa comme patriarche un nomme Jean, de
Constantinople, qui avait ete chartophylax s ä l'eglise de Sainte-Sophie.
Ceci eut Heu le dimanche quatrieme jour du mois de tichrin I de l'an 1308,
qui correspond au dix-neuvieme jour du mois de ramadhan de l'an 386*.
Apres avoir siege vingt-quatre ans et neuf mois il mourut. L'empereur
lui avait ordonne de mettre en ordre l'eglise de Cassiane ä Antioche ä
1. Ici commence aussi la traduction de Mednikov, 1, 358-359. — 2. V. Hosen, 270,.
note 219 : peut-etre le couvent riixpiSiou? — 3. Septembre 99G. — 4. 17 septembre-16 octo-
bre 996. — 5. 6 xapxoipüXa; : le chef du bureau des archives d'eglise. — 6. 4 octobre 996.
446 HISTOIRE. [238]
5ü*^ o^ 4Jr.L dlU j* 'Soir^^ ^ *~^ <yj 2<lA~5 ^^j <-iM 4_~
*Chp.l"8. LUy_ jtS. <U—J ^£| W-j Älw jtA ,J<uLT ^Jl * J <<AjL Ü.L « <C-lj
♦Pf. 55. '^UJI y»j "Cii^o ^ja^UI 10j^jjVl J^U 9dÜJl * JUl J^-j
*sp.i58. j]3 jjj\ 14JLlU <, yri W^jjüJ * ^ ju, 3lu J! *, -uJ jl4 ^JUI
C^kkJÜl Jl J^alj LJ^ aii. >JUI j, Jcij 16„, ^ ^j ^^JLi^iJl
<J X~ JU, dlLJI Jl ^Ji^k^l ^ 19^J ^)l ^ l^lj 1'^.lj .jjl
*rp. rr. 2i^iLJ| ai. jl * jirlj cl>l ^ dlU Jjtj <J^_ jl 20aL\^ ^lk!l <J JJuj
i_r?J ~ (j-Usj.!**^! <*>!» at^. J^jIj oU öJaiz^iJL ctÜJI '",►-- =~ J jl£ ^-»Jl
.ksy» >U1 jji] ^J^UI j^üj Ju-L dUUI aUlä dUUl 25a^lJ 24UaI >L)1
1. Ch cr»li'(om. {ja). — 2. Ch *~>3. — 3. LSCh C,,^)L. — 4. B om. dep. * —
5. LS ,sx». - 6. PR ^U.5 Ch ^Lj. — 7. Ch ^i.5. — 8. BCh om. trois mots. —
9. P^tCU! bis. -- 10. PR^jtfl LS ,^^1. — 11. BLSCh ^pSU-^i. — 12. BCh
^rkJÜ! LS ^ISLO!. - 13. BLS ^SüDl. - 14. S Jbi Jl. - 15. LS U±3SL*Ü\.
— 16. BLSCh w. — 17. Ch add. ..jj.. — 18. P LM_,. — 19. BSL^. — 20. Ch jJLjj.
- 21. P Js^JI. — 22. CCh add. bo^j. — 23. P ^'^UiJl LS (JL»JL*äJI. — 24. PBLS
^Ji. — 25. LS a—ü Jl.
l'instar de Sainte-Sophie ä Constantinople. Un an apres sa nomination
mourut le patriarche Agapius, le dimanche huitieme jour du mois d'ailoul
de Tan 1308', en la vingt-deuxieme annee du regne de Basile; la duree de
*Chp.i78. pon patriarcat, y compris le temps de son sejour en * exil, avait etc de dix-
huit ans, sept mois et dix-sept jours2.
L'empereur Basile nomma domestieos le magistros Nicephore Ouranos,
al-...ls3 qu'il avait envoyc ä Bagdad apres la defaite de Skieros, et qui mena
la guerre contre les Bulgares. Apres avoir rencontre leurchef, le Comitopoule,
il vainquit les Bulgares et apres en avoir massacrc un grand nombre il amena
ä Constantinople mille tetes et douze mille prisonniers. Le Comitopoule
ecrivit alors ä l'empereur Basile, en s'humiliant devant lui, lui promettant
obeissance et le suppliant de lui accorder ses faveurs. L'empereur otait tout
pret ä y consentir; mais il arriva que le roi des Bulgares, qui etait en captivite
chez l'empereur ä Constantinople, mourut. La nouvelle de sa mort parvint
a son serviteur le Comitopoule, chef des Bulgares, qui sc fit proelamer roi.
Alors l'empereur Basile envoya de nouveau le magistros Nicephore faire la
guerre aux Bulgares. 11 passa jusqu'au coeur de leur pays, sans rencontrer
1. 8 septembre 997. — 2. Ici finit la traduction de Mednikov. — 3. Le nom mulde.
V. Rosen. 272, note 225.
113.
[239] DE YAIIYA-IBN-SA'ID D'ANTIOCHE. 447
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1. BLS aJiJb. - 2. P ^yAJj. - 3. P »^ bis. - 4. PBR ^. - 5. P o"^'-
— 6. BCh ^JjJlj 3JI_,. — 7. Chä^-i-. —8. BLSCh om. — 9. Ch iy-z £~J. —
10. BLSCh J. — 11. S. fc-. - - 12. BLSCh om. - 13. Ch \Jy. -- 14. P ^Iflj.
— 15. PBS JiäiUl CCh SiaüsJlj. — 16. P tf^jjl
de resistance de leur part. (Nicephore) y demeura trois mois, ravageant et
incendiant; puis il s'en retourna ä Constantinople.
Quant ä al-'Aziz, apres l'expedition de l'empereur Basile en Syrie, il se
dirigea vers Mouna-Dja'far ' , dans le pays d'Egypte, avec loutes ses troupes
«t se montra fermement decide ä faire la guerre au pays des Grecs ; (en meme
temps) il ordonna ä 'Isa-ibn-Nesthouros de eonstruire une flotte qui, par la
voie de la mer, se rendrait ä Tripoli. Ibn Nesthouros, rassemblant de partout
desbois, construisit la flotte dans l'arsenal du Caire, y transporta les machines
de guerre, les provisions, les armes et decida de faire mettre (la flotte ä
l'eau) apres la priere de midi le vendredi douzieme jour du mois de rabi' II
de Tan 386 2. Mais le meme jour, ou il avait decide de la faire mettre (ä
l'eau), le feu y eclata et brüla seize navires. Le peuple soupconna les mar-
«hands de Roum Amalfitains, qui venaient au Caire avec des marchandises 3,
d'avoir mis le feu aux (navires). La populace et les Maghrebins se ruerent
sur eux et en massacrerent cent soixante pillant la maison de Manak, situee
dans (le quartier) d'al-Raffain au Caire * et qui regorgeait de grandes richesses
1. C'est-a-dire « Les Jardins de Dja'far », un village au nord du Vieux Caire (Fou-
sthath). V. Jacut, iv, 675. — 2. Chez Rosen (35) nous avons unc erreur : le 17 rabi' IL
— 3. Sur cette question v. la longue note si interessante de Rosen, 293-300, note 229.
•Un manuscrit donne la lecture « al-qalafithah — les calfateurs ». — 4. Y.Rosen, 300.
note 230.
448 HISTOIRE. [240]
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*R.p. pf_ ^iJl S^s 12.JsÄi-l U £-*»- * iljJl j^ As»lj J5 S^_ jl -UJI j £zy) n pr* ^Jl>
4js\ U ^ As-Ij 13 JS J\ £v Jiül y. rjjl jU» ^ rU ^ ^>-b JJi y.
* s p. i6o. j\j\ Ca." c^/j J^» *r*J Jii->" 1^3 ^y^" V^ £}*-> v^ (*r^ ^J pr^
*y di!ij * Ijj t:^"-' ^ v—5*: ^ l-^_ ö^J ^-^^ •*-*■' r*r* "^J <-^ f-*-^
1. BLSCh jytf ^. — 2. P LCD. — 3. P om. — 4. Pj^L-dl. - 5. P £_p.j.
— 6. B LüL.1. — 7. B om. CCh ^jj~^ L ^jjjiJI ^.- — 8. BS l$J. — 9. BPR
^>. — 10. Ch v_üC. — 11. BLSRCh ffr*>}\*> ^. — 12. PR j^l. - 13. B JXJ. —
14. S Jo-j. — 15. RLSCh (J^i-Ij. — 16. P v'As- — 17. B A»l. — 18. B om. dep. *.
appartenant ä ces Roum ' qui y habitaient. L'eglise2 de (Saint)-Micliel situee
ä Qacr-ach-Chama' appartenant aux melkites fut pillee, on en enleva des
ustensiles, des meubles, des vases d'or et d'argent, — d'une valeur con-
siderable, — et l'eglise meme fut livree au desordre. L'eglise des nestoriens
ayant ete (egalement) pillee, un eveque ä eux, nomine Yousouf et surnomme
al-Chiziri, y fut mortellement Messe8.
Pendant le pillage, Ibn-Nesthouros monta ä cheval et descendit au Cairer
*Chp.i79. oü il ordonna de cesser le pillage *et de protcger les Roum. Dans la ville
on proclama quo chacun eüt ä rapporter les objets pilles, dont il s'etait
empare; une partie de ces objets fut rapportee. Ensuite il se fit ameüer
ceux des commercants des Roum qui avaient echappe et il rendit a chacun
d'eux ce qu'il avait reconnu comme sien. Pnis il fit arreter soixante trois
pillards, qui furent enchaines. Al-Aziz-billah ordonna d'en remettre un tiers
en liberte, de donner la bastonnade a un autre tiers et enfin de mettre ä
mort le dernier tiers. Sur des morceaux de papier on ecrivit « tu seras battu »r
ou bien « tu seras execute » ou bien « tu seras remis en liberte » ; les billets
furent mis sous un voile; chacun d'eux s'avangait pour prcndre son billet,
et on le traitait selon son sort. Cela eut lieu le jeudi huitieme jour de djou-
mada 1 de cette möme annee'.
1. Ici « Roum » signific « les habitants de l'ltalie Meridionala byzanline ». — 2. Ici
commence egalement la traduction de Uednikov i, 359. — 3. Ici Unit la traduction de
Mednikov. - 4. 29 mai 996.
[241] DE YAIIYA-IBN-SA'ID D'ANTIOCHE. 449
GW VjIIj U^ Jt 2jU r* 1*1 J\ ^3 ^ '^ J\ ^ ö^f~. ^3
~'^} fLJI 6J^-; tfJÜ! 5JäJ jL-jL- Jj *1^4JI Ja ^ j—, ^^Jl jla
JL^j jjij ^ ^j JUJL ^j (£- 90ir^J *-J *>■** X^ 8,J^-5 W^
1. BChjar5. — 2. C ale. — 3. BS ^js-S-JI PC ^ss-M L ^jS-Jl. —
4. Ch;J>*>. — 5. BLSRCh jU-;U~JI. - 6. BLSCh jj- J. - 7. B !j»J, Ch IjjAJj.
- 8. BLSR J*! A. - 9. Ch ^/-j. - 10. Ch JjU - 11. BLSCh ^j~j. - 12. C
■ Ujt. — 13. C J\ J-j. - 14. LS wi^jU. _ 15. S jl
Bandjoutekin recommenca ä attaquer la province d'Antioche, et arriva
jusqu'ä la porte (de la ville), puis il marcha sur Alep, qu'il assiegea pendant
quelques jours; mais il en repartit pour Antharthous dont il assiegea la
forteresse (egalement) pendant quelques jours. Alors le duc Dalassenos sortit
d'Antioche pour aller ä Antharthous et la defendre.
Cependant Isa-ibn-Nesthouros, qui etait en Egypte, s'etait mis ä cons-
truire une autre flotte pour remplacer celle qui avait ete brülee. On rassembla
de nouveau des bois de construction de partout et on öta de grandes
poutres, qui soutenaient le toit de l'Hötel de la Monnaie au Caire, ä cöte
du bätiment de la Police, et ä l'Höpital situe en bas du Marche aux pigeons
(Souq-al-Uamam); on les scia toutes et on construisit une flotte de vingt-
quatre navires, qui furent remplis de soldats et envoyes sous le commande-
ment de Rachiq. (La flotte) arriva ä Antharthous, lorsque Bandjoutekin
l'assiegeait. Mais une grande tempete s'eleva dans la mer, brisa la flotte,
et les equipages des navires gagnerent la rive.
A ce moment-lä le duc s'etait dejä approche d'Antharthous. Or le bruit
s'etant repandu dans i'armee du Türe', que les troupes grecques etaient
1. C'est-ä-dire « de Bandjoutekin ».
450 HIST01RE. [242]
Mjii-lS iyyhyaü\ j, jj-^JLjl ry>-J fc^L-C- f-^*} ö^J^. f-H^ l*TS-' "^ f-?-> '
* s p. 161. ÜHi- 3 yi^-j ^y \3s~\3 ^I^JI J^ jvL. L.
*Chp.l80. Li« ' Lsjj VoviC-J A*~~3 ^<T~"' A__»i-3 C jj^r^J A>-1 "Cj^Ai-J ' <C~ /joujl)
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1. BLS ^*^'Jt. —2. BLSCh IjJ^Jj. —3. BCh ^Uj. — 4. BS iw- L tt-r— —
5. BLSCh om. quatre mots. — 6. Ch O-*'. — 7. BLSCh add. oJLS 3»-^' i^-j. —
8. S ^-X=J. 9. B om. dop. * — 10. S ,£. — 11. BCh om. — 12. Codd. .U=J|.
— 13. Ch om. J. — 14. B om. dep. * Ch (iuJl ^*) t"Vl L_. -- 15. SCli ^Aa.!. —
16. Ch S^ws.
dejä arrivees, Bandjoutekin s'enfuit avec toute son armee. Les assieges d'An-
tharthous sortirent (de leur cite), se saisirent des navires, qui n'avaicnt pas
peri, et firent prisonniers une grande partie de leurs equipages.
Dans sa mar che al-Aziz etait arrive ä Bilbeis ' ; il y tomba malade :
etant entre au bain malgre sa maladie, il y expira le mardi vingt-huitieme
jour du mois de ramadlian de Tan 38(5 2. (Son corps) fut transporte de Bil-
beis dans son palais du Caire oü il arriva le mercredi dans la journ6es. II
■ciip. 180. etait äge de quarante trois ans, * il rögna vingt et im ans, cinq mois et
vingt-sept jours, pendant sept mois et vingt-sept jours de ce regne il avait
porte le titre « d'heritier du tröne ». II avait succombe ä la maladie de la
pierre et aux coliques nephretiques.
CaLIFAT I> AI.-HaKIM-BI-AMHI-LI.AH.
On preta serment ' ä Abou- Ali-al-Mancour-ibn-al- Aziz-billah, qui prit le
surnom de Hakim-bi-amri-Uah * ; il monta sur le tröne le jeudi trentieme jour
du mois de ramadhan de la meine annee*, etant kg6 de onze ans et cinq mois.
1. A une trentaine de lieues du Vieux Caire. V. Rosen, 301, note 230. — 2. 14 octobre
996. — 3. 15 octobre 996. — 4. Ici commence, parallelement ä la traduclion de Hosen,
cclle de Mednikov, 1, 360-361. — 5. C'est-ä-dire « celui qui gouverne par la volonte
d'Allah ». — 6. 16 octobre 996.
[243] DE YAIIYA-IBN-SA'ID D'ANTIOCHK. 451
^ A>i ^Jr\ j ji* vi (n-Ä;v i_^^ij ^ '^-^« o* ^^ s1! J*-*j
<eL». fLül J! ^j 4J|p j- jjjä- iÜ Jb-Vl ^ * V-11 ^ v^3 JlrVl
^ ^j>-J j. l5~& jl^j J^l ,;^ !&» j^ 5^1 ö* ^> d^ ö*
l.S «jOä*.— 2.P ^)U>. — 3. BLSRChj^l. — 4. Born, dep.\ — 5. R^j.— 6.Ch
add. jc*>. — 7. S add. J. — 8. P »jjU S add. oLySjt J Ch u*j&\ J- — 9- Ch
j^lj. — 10. R ^j. — 11. Ch ijU. — 12. B om. dep. * — 13. B om. dep. * — 14. BLSCh
ü-.Ua. ^y. — 15. B ijLs-0!. — 16. C JLoj.
Plusieurs chefs de la tribu de Retamah, vinrent ä lui apres avoir mis
comme condition qu'aucun des Orientaux* ne gouvernerait leurs affaires.
(Le calif) invita un de leurs chefs nomine al-Hasan-ibn- 'Ammar ä gouverner
les affaires et ä administrer les finances; il lui confera le titre d'Emin-ad-
Daoulah2, c'etait le dimanche troisieme jour du mois de chawwal3. Alors im
grand nombre de Turcs, par peur d'Ibn-'Ammar, s'enfuirent en Syrie, mais
on leur fit rebrousser chemin. Comme 'Isa-ibn-Nesthouros, alors qu'il etait
ministre, avait ordonne des impöts exorbitants et impose de nouveaux droits
de marche superieurs ä ceux qui etaient exiges par les reglements, Ibn-
' Ammar supprima tout cela et retablit l'ancien ordre de choses. II arreta
Ibn-Nesthouros le mardi dix-huitieme jour du mois de chawwal de cette
nieme annee* et le jeta en prison; puis il le fit tuer au mois de cafar de Tan
387". Apres cela les Maghrebins, gräce ä Ibn- Ammar, s'emparerent du
gouvernement de l'etat, et les affaires des Orientaux (des Turcs) cesserent
de prosperer. Puis il remplaca plusieurs de leurs notables, qui avaient oecupe
des places elevees, par des Maghrebins.
Bandjoutekin epouvante ecrivit ä l'empereur Basile, s'humiliant devant
lui, lui promettant La soumissiou et le suppliant de l'aider et de le secourir
1. C'est-ä-dire « des Turcs ». — 2. « Un homme de confiance du Royaume ». —
3. 19 oct. 996. — 4. 3 novembre 996. — 5. 13 fevrier et 13 mars 997.
452 I11ST0IRE. [244]
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— (i. BLSCh add. u. — 7. BCli om. dep. *£. — 8. B J^l. — 9. S 2^-.. — 10. BCh
Uli. — 11. BLSCh ad. U>/. — 12. R ^j. — 13. Cli om. deux mots. -- 14. BLS J,
^li. — 15. SBR «..UA — 16. R c,j. — 17. PBLSR C^üU. — 18. S v_>jj=A -
19. BRCh üJuvXü S om.
par ses troupes. Mais (l'empereur) jugea impossible de l'aider contre son
souverain, ni de le secourir dans sa revolte contre lui. Desespere d'avoir
du secours de l'empereur, (Bandjoutekin) quitta Damas avec ses troupes, et
avec les Arabes et autres qui s'etaient groupes autour de lui, pour aller en
Egypte au secours des Orientaux (des Turcs). Dans ces conjonctures Ibn-
Ammar detacha Abou-Temim-Soulei'man-ibn-Falah avec son frere pour le
combattre. La rencontre eut lieu pres d'Ascalon le vendredi quatrieme jour
du mois de djoumada I de l'an 387 ' ; le Türe fut defait et s'enfuit a Damas,
un grand nombre de ses serviteurs et de ses partisans furenl pris dans le
'Chp.l8l. combat. * A son arrivee ä Damas la population de (la ville), sc souleva contre
lui et le chassa; il s'enfuit avec un certain nombre de ses serviteurs. La
populace pilla sa maison et Celles de ses ofliciers. Alors le 'Pure demanda
l'aman et la permission d'entrer en Egypte. Ibn-Falah lui pardonna et envoya
avec lui son fils. Tous deux arriverent au Caire le vendredi vingt-deuxieme
jour du mois de rejeb de cette memo annee2, et (le calif) lui remit un vete-
mi'ii! d'honneurct lui aecorda des faveurs. Ibn-Falah se rendit alors a Daums;
il y eut une forte bataille enlre lui et les habitants de (la ville); apres quoi
il y entra d'apres le traite de paix'.
1. 15 mai 997. — 2. 31 juillct 997. — 3. Ici finissent les traduetions de Rosen (p. 38)
et du Mednikow i. 361 .
{245] DE VAIIYA-IBN-SA'ID D'ANTIOCHE. 453
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1. P "ilyj,. — 2. P ^--^Ol. — 3. B 1^. — 4. BCh add. ^-j- — 5. P ^J. -
6. Sji'x-tj. — 7. BLSCh om. — 8. Ch U_^LCJ|. — 9. Ch »jlsä,. — 10. BCh om. dep. *
— 11. BLS l^läl.. — 12. BCh J *bl LiiL*. — 13. B ..j et infra. -- 14. BLSCh om.
— 15. LSCh .*£*-!.. — 16. BCh om. dep. J.
Ensuite les Ketamites s'emparerent completement du gouvernement de
l'empire. (Un jour) se produisit une dispute eutre quelques (Ketamites) et
quelques Orientaux (Turcs); eile s'envenima au point qu'un eertain Maghre-
bin fut tue. (Les Turcs) reclamerent le coupable pour lui faire payer une
rancon, et il fut convenu qu'il leur verserait mille dinars pour prix du sang.
Mais les Ketamites monterent ä cheval et s'etant jetes sur le coupable ils
le tuerent. Alors les Orientaux (Turcs) se souleverent, et entre eux et les
Maghrebins s'engagea une violente bataille le lundi vingt-deuxieme jour du
mois de cha'ban de l'an 387'; ils se battirent le mardi et le mercredi; mais
le jeudi les Ketamites se presenterent aupres d'Ibn-'Ammar et le contrai-
gnirent ä sortir et ä combattre avec eux. La bataille devint furieuse entre
les deux partis; les Ketamites furent defaits; la maison d'Ibn-'Ammar avec
ses ecuries et les demeures de plusieurs Ketamites furent pillees. Tremblant
pour sa vie, Ibn-'Ammar descendit dans sa maison en ville et s'y cacha
pendant quelque temps; puis il fut tue au mois de chawwal de l'an 390'.
Lorsqu'lbn-Ammar se fut cache, al-Hakim remit le gouvernement des
affaires d'etat k l'eunuque Bardjawan, qui chargea en pleine confiance son
secretaire chretien Abou-al-'Ala-Fahd-ibn-Ibrahim d'etre son lieutenant et
1. 30 aotit 997. — 2. 4 septembre-2 octobre 1000.
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454 HISTOIRE. [264]
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♦Chp.i82. j'—J Jy* <J\ o)-**» <J-^ lS^ v^"*-*^ ^XiäjJIj Jr : a^,4->Jl «-LaAJ 15»Lä»-ä)1
1. Ch jj-J^b. — 2. BLSCh J^-'j. — 3. BLS L~. — 4. BPR c,>. — 5. S ^
— 6. B om. — 7. CCh ^iüsjJlj et infra. — 8. S om — 9. P S^i.. — 10. BPR cr>. —
11. R (JJ'U sed cf. R p. 306. — 12. BLSCh om. — 13. BLSCh y — 14. BLSCh om. —
15. PR ±*eJ. — 16. PBLS ,.,-i^J!. — 17. BCh ,L>,.
il lui donna le surnom d'ar-Rai's1. Se trouvant ä la tete de radministration
et du gouvernement des affaires, il fit sentir son influence dans toutes les
provinces de l'empire. Puis il restitua leurs moyens de vivres ä plusieur^
fonctionnaires et autres auxquels Ibn- Ammar les avait supprime.
Les habitants9 de Damas avec les clients turcs, qui s'y trouvaient, se
souleverent contre Ibn-Falah qui, setant enfui de laville, se rend.it au Gaire;
apres quoi la populace s'empara de Damas sous le commandement de Tun
de leurs hommes nomme al-Dahtökin.
A cette epoque ä Cour (Tyr), un Rharedjite nomme 'Alaqah se revolta
egalement, contre al-Hakim; il s'empara de la ville, la populace et les
gens sans aveu s'etant Joint ä lui; il battit monnaie a son nom et y grava
la (legende) suivante : « l'honneur apres la misere ä l'emir 'Alaqah ». Puis
il demanda aide a l'empereur Basile, en lui promettant de lui livrer la ville;
et (l'empereur) lui envoya du secours par la voie de la mer. Ibn-Hamdan
et l'eunuque Fai'q-al-Barraz avec un certain nombre d'esclaves et une flotte
venue d'Egypte assiegerent Cour (Tyr), tandis que les troupcs d'al-Hakim
s'ötaient dirigees sur Damas sous le commandement de Djeich-ibn-Moham-
mcd-ibn-al-Camram pour attaquer les habitants de Damas et al-Dahtekin,
1 chp.iH'2. qui s'elait empare de Damas, * changeant de chemin ces troupes se dirigerent
1. « D'un che!'. » — 2. Ici commence la traduction de Hosen, 38-43.
[247] DE YAIIYA-IBN-SA'ID D'ANTIOCHK. 455
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~a*j Sjfclftil V-> Jä_LJl i_JJ^«-«-'' <w«-»Jli i_~L>3 tiJ— j j^a*j «LS^lfr ^^JJ ' O-Jl
1. Ch ^jä.^1. — 2. BLSCh om. — 3. BCh om. — 4. S ^j^JJI C om. ab ~ ^.
— 5. BCh L>U et infra. — 6. RCh Jj. — 7. PR 0-i>=J_, BLSCh add. Afj. —
8. BLSCh ,-jiL.li. — 9. BLS ^j-J^Jl! — 10. BLSCh ^-S^. — 11. L .Li. —
12. SCh ,., JiJI,
sur Cour (Tyr). Sur ces entrefaites al-Dahtekin, qui s'etait empare de Damas,
se rendit au Caire pour y faire sa soumission : il y obtint son pardon apres
avoir recu un vetement d'honneur. Cour (Tyr) fut prise ä la pointe de l'epee
au mois de djoumada II de Tan 388'. Un navire de la Hotte grecque fut
saisi, et les deux cents hommes qui le montaient furent tues jusqu'au dernier.
'Alaqah (lui-meme) fut fait prisonnier; la ville fut pillee, et un grand nombre
de ses habitants qui s'etaient groupes autour d"Alaqah furent massacres
ou fait prisonniers; ces derniers furent amenes au Caire, oü ils arriverent
au mois de cha'ban de cette menie annee2. Apres avoir ete ignominieusement
promene ä travers le Caire ('Alaqah) fut ecorche vif, puis crucifie dans
l'endroit, nomme al-Manzhar, entre le Nouveau et le Vieux Caire, tandis
que les prisonniers furent mis ä mort.
En cette meme annee, un incendie eclata dans le chateau-fort d'Apamee,.
oü les approvisionnements et les autres choses qui s'y trouvaient furent
consumes. (Profitant de cette circonstance) Abou-1-Fadhail-ibn-Sa'd-ad-
Daoulah, emir d'Alep, et Loulou, avec une armee d'Alepins, se mirent eu
marche sur Apatnee qu'ils assiegerent pendant quelque temps. Quand
Damien Dalassenos, duc d'Antioche, apprit que la ville se trouvait depourvue
de vivres et d'armes, il se dirigea vers eile. Alors les Alepins, par peur de
1 . 31 mai-28 juin 908. — 2 . 29 juillet-26 aout 998.
456 HISTOIRE. [248]
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'Rp. TA. JL& Jjj iilLM J! ^Jj-vJI Ja 18a» 17fU*-= j> -Uä. * l6j, ju>- jLj
1. P lüi,!j. — 2. S IjU. — 3. C jkjSJlj- — 4. S ^J. — 5. BCh om. -
6. P i*x}>. - 7. CCh add. IfcJI «$Wl JLyl ii jliT ^JJl. - 8. BLSR 0^!j
Ch ^uu-iU. — 9. BLSCh Jls. — 10. C *-b. — 11. C^. - 12. PS om. £»J,
BCh om. ab pj. — 13. BLSRCli w^l Is-. — 14. SCli .bl. — 15. BLS *\ —
16. BLSCh om. — 17. PC **U*-.. — 18. BLSCh add. jl.
l'empereur des Grecs, abandonnerent tous leurs vivres et leurs armes aux
habitants d'Apamee pour les soutenir, puis ils s'en retournerent ä Alep. Le
duc s'approcha alors de la ville avec une grande armee et apres l'avoir
assiegee avec la plus grande vigueur il fut sur le point de la prendre. Mais
le gouverneur de (la ville), nomine al-Malai'thi, ecrivit ä Djeich-ibn-Oamcani
ä Damas pour implorer son secours et son aide. Au mois de cha'ban de cette
meme annee' celui-ci se dirigea vers lui avec de nombreuses troujics. Une
bataille s'engagea entre eux, oü le duc les vainquit et un grand nombre
d'entre eux furent tues. Les bedouins s'emparerent des bagages des troupes
maghrebines, qui dans leur l'uite arriverent jusqu'ä Ba'lbek. Mais peudant
la fuite (des enncmis vaincus) le duc recut un coup de lance dans le flanc
et fut tue le mardi dix-neuvieme jour de temouz de Tan L309a. Apres quoi
ce furent les Grecs qui prirent la fuite; plus de six mille d'entre eux furent
Ines, les deux fils du duc avec une foule de chefs d'armöe faits prisonniers,.
furent emmenes au Caire 011 ils demeurerent dix ans; apres ce temps ils
furent rachetes et rcgagaerent le pays grec.
Apres la mort du duc, Djeich-ibn-Moluunmed-ibn-Camcam rnarcha sur
Antioche et s'approcha de la porte des .lardins (Bab-al-Djiuan), et une
1 . 29 juillet-26 aoüt 998. — 2. 19 juillet 998. V. Rosen, 307-309, note 259.
[249] DE YAHYA-IBN-SA'ID D'ANTIOCHE. 457
^1 LsJj k_iLc X-T ^Lrl \»j\ Ailj Äcjlu 1,1*1 j^jj C Jj^j Ijl« jlöJI ^l> * Sp, 166.
83.
^ 10lLi, 9Ülj l^ jl^j U> j, ^ <UI si.C ^i, 7ÖJ! j, *a,jJ1 6ji j„
ir,j,1 ^ ly^\ J*l je »Ul 14£lkaJlj I3djLu3 *^J Jjlkr UJj * ^^ J»*bii4-.
1. C üjliü. — 2. BLSCh J. — 3. BLSCh Ju-iarM. — 4. BCh J. — 5. C v_s^ji j.
- 6. CSB jji. — 7. B om. six mots. — 8. BPR S&,. — 9. Ch JL — 10. S om.
Cli rXo. — 11. BRCh c,^. — 12. Ch ^^si. — 13. P JjL-j BLSCh om. —14. BLS
akJlj. — 15. BPR c,j et infra. — 16. Ch IL. — 17. BLS J=Lo.
escarmouche eut Heu entre lui et les babitants de (la ville). Mais apres etre
reste quatre jours il s'en eloigna pour retourner eu terre musulmane.
Ensuite l'empereur se mit lui-meme en marche pour envahir le pays
musulman. S'etant approche de Djisr-al-Hadid ' le sixieme jour du mois
de chawwal de l'an * 3892, il marcha sur Chai'zar, oü il campa pour l'assieger »Cip.183.
le quinzieme jour du mois de zou-1-qa'dah de cette meme annee ! ; puis il
coupa l'aqueduc (qui fournissait l'eau) aux habitants de (la ville). El-Hakim
y avait un gouverneur nomme Halman et surnomme Ibn-Karadis. L'em-
pereur lui ecrivit pour qu'il lui livrät la ville, et il tenta de l'acheter : mais
le gouverneur ne repondit pas. Son afTaire trainant en longueur, le siege
(de la ville) se prolongeant, et l'eau venant ä manquer aux babitants de la
forteresse, Ibn-Karadis lui demanda l'aman ä condition qu'ä la sortie de la
ville il n'aurait pas ä mettre son pied sur le tapis de (l'empereur) ' et que
(l'empereur) ne ferait aueune Opposition ni ä lui ni ä ceux de ses compa-
gnons, qui voudraient s'en aller avec lui. Acceptant ces propositions, (Basile)
lui envoya sa croix5. Puis Ibn-Karadis ouvrit la porte et s'en alla avec un
grand nombre des habitants de (la ville); il se rendit ä llamah, puis ä Alep.
1. « Le Pont de fer », sur l'Oronte, ätroisheures d'Antioche. — 2. 20 septembre 999.
— 3. 28 octobre 999. — 4. C'est-ä-dire : « ä lui declarer sa soumission » ou « ä se pros-
terner devant l'empereur ». — 5. En signe de fidelite ä la foi juree.
PATR. OR. — T. XXIII. — F. 3. 30
458 HISTOIRE. [250]
jUj jUVl; *Äi-l» (_rri 2t5>l ^«a»- ^1 l^ft jUj J^jVi; JJ~S dUJl ! Jpt~»
* p f. 58. jL« <~;o J ^ ^iJ 'jiÄj LfJjJs (j^«^ A jl ,J\ ^y-'j ^J^i 3y^.
* S p. 167. liLLi ,_j^S ^31 diXJI jL-J Ij^aLajJ l^wUtJ J>-«-=-J ^>=f""
* R p. PL iiilj S-lc ^pi~fc <J[ Zj^Jj^ 7"H-J J^r"Jj J^ ,j^ 'S ^J^H ^* 'If-Alwli j^SllO
r>i^MJ 17li Li £&» ri 41 rex>t L. ^LJI j*
1. B ^s^j. — 2. BP ^1.-3. BCh o^ S o1--^. — 4. B L-Jj. — 5. BLSCh
i^jy — 6. BCh add. l^. — 7. BCh otn. — 8. BLS l^U ^. P l^U _ysr;. — 9. LS
.A^kolj. —10. C JJI ^.Ij *$W J^Jo JoläJ! i^U»^ c,j -\>s- ^1. — 11. BLSCh
,,JJ jJ! o.*s-Jl. — 12. RCh *~v.. — 12. SCIi -.sJO-lä. — 13. BCh Ls&. — 14. BCh
UU. — 15. BCh add. J,t. — 16. BLSRCh Jk\. — 17. BCh l^i ia.
Apres avoir garni Chai'zar d' Armeniens, lempereur alla ä HiQn-Abi-
Qoubeis ' et la prit par capitulation. De lä il marcha sur Hicn-Macyath -, qu'il
prit et detruisit; puis il marcha sur Rafaniyah, qu'il brula et d'oii il emmena
les habitants en captivite. Brillant, detruisant, capturant des prisonniers
il'empereur) s'avanca jusqu'ä Homs (Emese), oü il campa. Une partie de ses
habitants se fortifia dans l'eglise de saint Gons tantin, oü ils se croyaient
en sürete. Les Russes qui se trouvaient dans son armee ayant su cela, ils
y mirent le feu. C'etait une eglise remarquable, on en emporta jusqu'au
cuivre et au plomb. Puis l'empereur s'avanca jusqu'aux environs de
Ba'lbek.
Dans ces conjonetures Djeich expedia de Damas au Caire des messages
implorant du secours; il y decrivait la multitude des troupes grecques, la
terreur qu'inspirait leur rencontre, et il redamait des secours en argent, en
bommes et en armes. On lui expedia alors des troupes nombreuses et on lui
envoya ce qu'il demandait. En meme temps ordre etait donne ä tous les
gouverneurs de la Syrie de le rejoindre. Tous marcherent, en sorte qu'on
put croire que juniais, a l'epoque musulrnane, autant de troupes n'avaient
iMe reunies ä üamas.
1. Une place forte en face de Chai'zar. Jacut, i, 103. Rosen, 312, note 2(10. — 2. Rosen,
312, note 270.
[251] DE YAIIYA-IBN-SA'ID D'ANTIOCHE. 459
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^.U. <c5LLJl ^Jl ^=-j^« i*^— )' ^j» *y>z.*i\ ^ c^=- ^U _» «jj c~ — !1 ^y_ »^ ♦ s p. im.
1. C \3j&. — 2. BLSCh J. — 3. P <^-J3. — 4. BLSCh om. — 5. P !_,y^ (om. _,).
— 6. PUj_.LSCh Jlj.. — 7. LS^'o-uk. —8. Ch .,bLsrf. — 9. SCh Wj. — 10. Ch om.
— 11. P tj~~,. — 12. Ch ^LajAäJI. — 13. Ch Ua^j. — 14. BLSR ^J^>\y — 15. Ch
^jJjl^i cr^. — 16. Ch add. \j^. — 17. BLSCh Jü. — 18. S add. if^ftjl. -
19. LSR j— ^Jl. —20. BLSR JJJ^M. — 21. BCh om. trois mots.
Quant ä l'empereur, il revint sur ses pas par la voie du littoral, brüla
*Arqah et demolit son chäteau. Puis le mardi vingt-troisieme jour du mois
de zou-1-hidjah de l'an 389 ' il s'approcha de Tripoli, et au troisieme jour
apres son arrivee ses troupes investirent la forteresse; il fit creuser un fosse
autour de son camp et fit couper l'aqueduc qui ameuait l'eau ä la forteresse.
Deux « chelandia » - lui apporterent des provisions et des fourrages, de sorte
que, lui ainsi que ses troupes, en furent richement pourvus. Puis il envoya
un corps detache ä Beyrouth et ä Djoubei'l3, qui fit de nombreux captifs;
il embarqua ces prisonniers sur les « chelandia » et les envoya dans son
pa}^. Une bataille s'engagea sur terre entre les guerriers de (l'empereur)
•et les gens de la forteresse; ils se battirent le mardi premier jour du mois
de mouharrem de l'an 390 *; (l'empereur) eut de tres nombreux soldats tues
et blesses. * Le samedi cinquieme jour du mois de mouharrem de cette meme *Chp.i84.
annee5 l'empereur partit pour Antioche par la voie de Latakiyah ;
la duree du sejour de l'empereur dans les terres de l'Islam ä partir
de son arrivee ä Djisr-al-Hadid jusqu'ä sa retraite de Tripoli avait ete de
deux mois" moins un jour. Ensuite, il nomma gouverneur d'Antioche le
1. 6 decembre 999. — 2. Une sorte de navires. — 3. L'ancien Byblos. — 4. 13 decembre
■999. — 5. 17 decembre 999. — 6. II faut lire « trois mois ». V. Rosen, 333-334, note 277.
460 HISTOIRE. [252]
S :>»*)] Je- C«jjt« ^.il 4-1- (_T>*V*'J *-^-^»J^ JLfcftl (_j ipLju kiXLJI (»Isis i-Cc-
5rM-VI ^ Jl
* (P f. 58'. i-tlidl jLi ' "Jl ÖX. J J.jdl ^L> -W^äN Jjta Oj-»j ^~=dl *JI JJ_^9
"Rp. f*. <U1 ,j— s>-ij JJ^-*-*^ „J>j.ij (j^L-^-l* dlLJI <J*>j <isL_. ,J»jj _^> jlo * >_->=-U»
* B f. 115. i'AfJI 15jji ^UJI Jl jJ^-J -Äi-il ->i fM-VI -Ü; Jl <£-y JUS dULJI jlf>J
v-ä»j J>- i 1 -»-LT} L-3 -5JJ (j-^l ÄJU-Jl . )1 y>a U-I* -*^=-i Jl jL_9 j^LaJIj L«^--J
1. B ^iui)! P ^Jjci)] Ch ^pkä)! LS om. — 2. BLS ^j&lJI. — 3. C om. —
4. BLSRCh I.JSM. - 5. P ^bLJT _ 6. BLS j^l P ,^1 et infra. — 7. C ^S"!
BLSCh om. — 8. B i%. — 9. Ch Uy. — 10. LS ^CUl Ju-äj. — 11. LCh a*_. —
12. B , rJi.. — 13. P sjict, LS iU,. — 14. BLS siü>. — 15. P , SS.
magistros Nicephore... ' qui avait ete envoye ä Bagdad aupres d'Adhoud-
ad-l)aoulah-Fanna-Khosrou, lorsque Skieros etait arrive chez lui. L'empereur
sejourna pendant six mois avec ses troupes sur le territoire de Maccieah
(Massise) et de Tarse, dans l'intentiön de retourner en terre musulmane.
La nouvelle de la mort du curopalate David, roi des Georgiens, dans la
ville d'at-Tai, lui etant parvenu l'empereur se dirigea de ce cöte, suivi du
magistros, gouverneur d'Antioche, avec ses troupes. Entre en possession
de toutes les terres georgiennes, l'empereur y nomma en son noin des
gouverneurs grecs. Au mnue teinps l'emir des Kurdes Moumahhid-ad-
J)aoulah-Abou-Mancour-Sa'id-ibn-Merwan, maitre de Diyarbekir, vint ä lui
et mit le pied sur son tapis". Apres l'avoir cree magistros et duc de l'Orient,.
l'empereur le traita lionorablement, le combla de ses bienfaits et le renvoya
dans son pays.
Avant son depart3 pour le pays musulman 1'empercur avait envoye dcux
ambassadeurs aupres d'al-Hakim pour conclure l'armistice et la paix. L'un
de ces deux (ambassadeurs) se mit alors en route avec la rcponse au
niessage qu'il avait apporte, et l'autre resta au Caire, en attendant l'envoi
1. Nom mutild. V. Rosen, 272, notc 225. Cf. plus liaut. — 2. C'est-ä-dirc « se
reconnut son vassal <>. V. plus haut. — 3. lci commcnce aussi la traduction de Medni-
kov, i, 301-303.
J253] DE YAHYA-1BX-SAID D'ANTIOCIIE. 461
o^U Jll ?y?~J\ j ^^— JM^I JL-j <~^ ^ «jU- l^ <^^Jj l,J ^fl * L3 ' S p. 169.
f%-VI 4jU ,y> siUJI J^ jU-Yi 3oyly jl Jl 2:>Lf~ Ü* dUi ^ *jii
^^Ja-jjl aÄcj l3<^a*. Jl 12ljUj ic-lj <U L^J »3^3 i^i; CjLi- L,^, j^Ij J£
0L.3 jjJ*. äjjI o_Lk:k~Ä)l> °^lsli j^^ ^ifc £_\a L^ dJ_^kJI
17 lg iJj CjU l6Ü>JÜl Jl'dUJI »b (iUilj dlUl ^ tj^l i-ii.1 Uj
Vi ör^ Cr« ^3 Ä 20^r 19^ OlfÜi-l 1,S>UI ^ ^-^J ör~ *J **ChP.i85.
1. Bjlki! LSCh jLkeTl — 2. BCh oUa — 3. PBLS OyljJ. — 4. BLSCh aSJj. —
5. P fcjaj. — 6. P uJ—1 — 7. P i^ftj. — 8. CCh add. SjjJl J>f| ^iC. — 9. CCh
Ji-jD BLS add. c,l. — 10. CCh tjß. — 11. B a-*^ Ch ^*>. - 12. PBChRjL,j (cf. R
p. VT). — 13. CCh sjljl »y*».. — 14. BLS om. R ^L-,1 C (^-jk-jl. — 15. BLSCh
>UL. — 16. P iJ^JI. — 17. BLS om. — 18. P J^ÜL — 19. BLSCh UJic. — 20. Born.
de la reponse (a celle d'al-Hakim). Lorsque l'ambassadeur reste (au Caire)
eut appris que l'empereur s'etait mis en marclie contre le pays de I'islam,
ainsi que ce qu'il y avait fait et ce dont il s'etait empare, il craignit pour sa
propre vie et il demanda (au calife) de lui permettre de retourner aupres de
sou souverain; mais cela lui fut refuse toutefois avec courtoisie jusqu'au
inoment oü on recevrait la nouvelle que l'empereur, apres avoir quitte les
pays de I'islam, serait rentre dans son territoire; apres quoi on accorda ä
l'ambassadeur ce qu'il demandait. Sur ces entrefaites Oreste, patriarche de
Jerusalem, fut invite ä accompagner l'ambassadeur pour etablir l'armistice
et ensuite pour conclure la paix. Tous les deux, lui et l'ambassadeur, furent
recus en audience par Bardjawan, qui fit dire ä (l'ambassadeur) : « Tout ce
que ce Patriarche aura regle (avec l'empereur), sera sigue et adopte par
notre souverain. » Puis (Bardjawan) fit don ä chacun des ambassadeurs de
vetements d'honneur tres precieux et leur remit de riches presents; ensuite
il se mirent en route pour rejoindre (l'empereur). Le patriarche Oreste
«onclut entre eux une treve de dix annees et, apres avoir sejourne ä Cons-
tantinople quatre ans, il y mourut.
La treve entre l'empereur et al-Hakim ayant ete conclut, l'empereur
retourna en Bulgarie pour y faire la guerre et apres y etre demeure * quatre *Chp.i85.
ans il remporta sur les Bulgares une victoire complete, faisant des prisonniers
et massacrant. Leur roi, le Comitopoule, prit la fuite devant lui, et (l'em-
p
18
462 H1ST0IRE. [254J
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4-Jb j^Uy *jfj-c5C~VI ^J| 19~JUj>-) ^uja^s-VI (S-_^ (j>^ <küLVl (j»_yJLjl UV
1. R ^JiJ^iÜ'. — 2. BLSCh ^^- — 3- BLSGh U*j. — 4. BLSCh add. ^j^l
— 5. BLSCh om. — 6. BLSCh," om. — 7. BCh eJT^kJt. — 8. B ^.JoC/ill Ch
^juCtfl. — 9. BCh bA J. — 10. B Jß oL?. Ch Jj^l ^U?.. — II. P y^-,1.
— 12. LSCh Jly. — 13. Codd. Ch >__,>'*>. — 14. Ch U^. — 15. BCh om. R j^LsA5.
— 16- S ^fj>.j*>.. — 17. BCh WjJjiL^I J*. — 18. P .J^-'j. — 19. BCh JL_>
^-j^LJ ül. — 20. BLSChy^ j^L. J 15^j^Lj ^j ääsL^C — 21. BLSCh ^U» (om. .).
pereur) s'empara de beaucoup de leurs forteresses . detruisant un certain
nombre d'entre elles et conservant les autres pour lui-meme.
Le jeudi vingt-cinquieme jour du mois de rabi' II de l'an 390' al-Hakini
tua l'eunuque Bardjawan et nomma son secretaire Fahd-ibn-Ibrahim-ar-
Rai's ä tous ses emplois, lui adjoignant al-Houäein-ibn-Djaouhar, qui recut
le titre de Qai'd-al-Qouwwad.
Au Caire, la nuit du samedi quatrieme jour du mois de djoumada II de
Tan 3902 mourut anba Elie, palriarche d'Alexandrie; aux prieres qui se
firent pour lui assisla l'övöque Arsenius, fröre d'Oreste, patriarclie de Jeru-
salem. Aussitöt apres son arrivee deux envoycs d'al-Hakim, de ses hommes
de confiance, se presenterent, ordonnant ä tous les chretiens-melkites d'ölire
Arsenius patriarclie ä la place d'Elie decede; ils repondirent qu'ils allaient
ccouter et obeir. Puis le second jour apres sa mort l'anba Elie transferc u
Alexandrie, et l'anba Arsenius invita et fit venir ä Alexandrie les övcques^
qui appartenaient au siege d'Alexandrie. Dans la journcc du lundi onzieme
jour de redjeb de l'an 390' ils lirent la prierc pour lui. Ensuite (Arsenius)
se mit ä visiter tout son diocese et ses sieges, puis il retourna au Caire, oii
1. 4 avril 1000. — 2. 12 mai 1000. — 3. 17 juin 1000.
♦Pf. 59'.
[255] DE YAHYA-IBN-SA 1D D'ANTIOCHE. 403
J* JyXS-i 2~ ö, Jj Ja j\ J\ l^ iLi, Jj» |Jj _^ Jl £-JJ 0_>J *i*c jjL.
J ^jlyJI. iijVI 5ii^ JjIjj 4!>0 \J^u ^> ~J\ Jj^-Jl ^IpJI JUjj
3j^. * JUUI J il^-Vlj £j\y£\ OjL^ JJD1 J 6\j-Li \yj<>_ öS ?*JJ>3 ^j>'Sp'17L
1. L (vja.^. — 2. P (j-Cj)UI LS -Cj'UI. — 3. BCh om. dep. \ — 4. Ch om.
— 5. P "üyo. — 6. BLS Ijclxo Ch jj^Uxj. — 7. BCh loa. — 8. B ^-&\^ P j^*'^
LS .^aäljJa. — 9. P Uo»U. — 10. BLSCh om. — 11. BCh om. dep. *. — 12. BCh iL*« P
om. — 13. P U.Lsa. — 14. P «Jot. — 15. BCh j^*ä. (om. j) S aä.j. — 16. BLS
^Ij?^3! ch ^W'i.
il ne cessa de sejourner jusqu'au moment ou il fut mis ä mort'. La vingt-
sixieme annee du regne de Basüe, Serge al-Manouils (Manouilitis) fut nomine
patriarche de Constantinople; apres avoir siege dix-neuf ans il mourut2.
A cette epoque al-Hakim revetu d'un deguisement commenga ä descendre
pendant la nuit au Caire :! ; accompagne par quelques-uns de ses familiers
ils parcouraient tour ä tour les ruelles et les rues. Les autorites publiques
du Caire ordonnerent aux raarchands d'allumer des lampes devant leurs
boutiques et leurs maisons et de faire le commerce pendant la nuit, de sorte
que par l'animation les rues et les marcheg furent de nuit ce qu'ils etaient
pendant le jour. Cet etat de . chose ayant dure pendant quelque temps,
les hommes du peuple et les gens sans aveu rassembles dans les marches
devant lui, se battaient luttant corps ä corps, et se mettaient ä mal. Le jeudi
vingt-quatrieme jour du mois de djoumada I de l'an 392* la melee degenera,
en une violente bataille entre les jeunes gens du Vieux Caire (Micr) et ceux
du Nouveau Caire (Qahirah). Par esprit de corps ils s'etaient formes en deux
partis ä cause des deux hommes qui luttaient corps ä corps devant lui. Le
combat eut lieu entre. eux dans un endroit d'as-S. h. ray (?), connu sous le
nom du « Tombeau de l'änier » \ Ce jour-lä ils se separerent et se retirerent,
1. Ici finit la traduction de Mednikov. — 2. Ici finit la traduction Rosen, 43. — 3. Le
vieux Caire. — 4. 10 avril 1002. — 5. Ainsi nous avons mis, d'apres les manuscrits, dans
le texte. Mais si nous lisons .U^l, au lieu" d' jUsrM, il faudrait alors traduire par
« Tombeau du marchand de vin ».
4ii4 IIISTOIRE. [256]
*Bf.U5T. ~%J\ LJL». Jk3j »lüÜl J ^ jl£ -Uj ^ 'dUj dJL" v^-Jl c_y_ L«*^-l
fr y z ** — ■ fr
J^ fJt*b ^/**^ ^&l»-=- /»-ijiJI ,>-« ij^-sj lA>AJi yiii Li: " Slj v-j^äJI o"V 1 Ij-XpJj
* Rp. 032. ö~ ^jVl (^-Uf- ^ jj-1*- *— J *l*jVI /»_y_ o~£/N irr*!^! iji "V f^^ J^J *
jj-»V1 j jiüll ^jJc ^*jf <j: 50r-^' J-^J 4ÄJLll>j t2^*~,J '^*
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*Chp.186. *^>y>J ^_i»U Jksw Ji)*^ (Vj J^ ^-^l=>- |^Iä)1 ^y> *J jöj <— ,.i» iL^JI ^-"Ä*
*Sp. 172. ,j ^aj> ^r*^ C-j-C» •üoAs 4 Ji Jo-^l^ |_j Up^-i -*J> Öl>jii*JI ^jLaJl JDj
1. BLSCh U*sJ ,Ü ES* J*j5. — 2. LS ^cjL^Jt. — 3. Ch jäUJIj. '— 4. BCh om.
dop. ,£. — 5. BLSCh crr~^. — 6. P J. — 7. BCh om. — S. PR jJL*j. — 9. BCh
J-j— . — 10. S äJ^U-j BCh om. ab *}&>'.
mais trois jours apres, Ie samedi, ils se rassemblerent ä nouveau pour se
battre selon uu engagement rcciproque; ils avaient des armes et preparerent
les appareils de guerre. Ils se battirent avec im grand acharnement, et des
deux cötes uu grand nombre tomba. Les habitants du Vieux Caire (Micr)
s'enfuirent, et ceux du Nouveau Caire (Qahirah), les poursuivant, saisirent
les vetements des [chretiens] et pillerent al-Qarafab et al-Ma'afir '.
Le mercredi" septieme jour du mois de djoumada 1 de Fan 393 3 al-Hakim
tua Fahd-ibn-Ibrahim-ar-Rais et nomma al-House'in-ibn-Djaouhar a la tete
du gouvernement.
Al-Hakim fit arreter les employes chretiens des bureaux du gouvernement,
ils lurent jeles en prison le lundi quatorzieme jour du mois de djoumada IF
de cette meme annee; ils furent mis ensujte en liberte une semaine apres ä
la demande de son medecin Abou-l-Fath-ibn-Sahlan-ibn-.YIouqachehir, le
»Chp.isr,. chretien, qui etait " in; des fainiliers d'al-llakim et qui avait dejä joui aupres
d'al-'Aziz d'une haute fortune, d'unc graade position aiasi que dune faveur
et d'une estime particuliere ; puis (al-Hakim) les retablit tous dans leurs
premiers emplois.
A cette epoque les cliretiens-jacobites avaient commence a restaurer une
ancienne eglise tombee en ruine, en dehors du Caire, dans uu endroit Hachi-
1. V. Encyclopedio de l'Islam, i, 840, et le plan d'al-Fustat (ib.)- — 2. Ici commence
la traduetion de Mednikov, i, 303-304. — 3. 14 mars 1003 (dimanclie!).
[257] DE YAHYA-IBN-SA'ID D'ANTIOCHE. 465
^^i-Vlj Öj^j^U 4Uy_j^>-I fcj^?- iJ ^'ö jV: — ^> U»1 "(»aaj CwU- L-lic. I-\ä~«
14 L^ l3t>f-^ ~ JjUI j, IJ ^ jii U fA*j 'V 'V>l5 "V &£■-
oj^/»-»-^ Ä-^Jl ^]j cj_y' Jjp-j ^jVi l»U— .j l-Va-ij iaä~« ijLsJI «_»j=~ ^.Uäj Lji
c-ji* ^Sl ^jLSCll j, Ci^c ^l^ ^MT l^ ^Lijtj 5jU l^ ^ 16ly»rf 15U*-Jl
J_jäa)1j * jLiJl JW 21JD ^Jl ^-iljJI Juj^j 20,3.jl_J ^^i-j^JI ^\=-z^>\j ^.jLiJJ ♦ P f. 60.
1. LS ,AJ, Ch UA. — 2. BLSCli Lo^„. — 3. S ,.~~ii. — 4. PS LJJä.1 Ch
l*»!j«.t. — 5. P üj_jL-Ji. — (i. LS add. ^U-. — 7. C iJüUJ. — 8. BLSCli om. —
9. BCh SjAsil »jU'. — 10. BCh l$>. — 11. BLSCli l-ay^U. — 12. BLSCh L^. —
13. B cr~~<". — 14. B üb". — 15. LS y=^b. — IG. BLSCli LU.. — 17. LS Xi\3
Ch i_,UjL. — 18. Ch add. iWl. — 19. P om. — 20. Ch JfcjL. — 21. BLSCh add.
Ui. - 22. P ^L S ^yU - 23. B t*,.
dah. Mais une foule de musulmans les assaillit et demolit ce qui avait ete
bäti; et al-Hakim eleva ä la place de (l'eglise) une grande mosquee; il fit
egalement abattre deux autres eglises qui se trouvaient pres de (la mosquee),
— l'une appartenant aux jacobites, l'autre aux nestoriens, — il les trans-
forma egalement en deux mösquees. Les chretiens grecs-melkites possedaient
un quartier dans le Nouveau Caire (Qabirab) et ils y habitaient; ils en furent
chasses, leurs habitations furent abattues, ainsi que deux eglises qui s'y
trouvaient; puis le quartier tout entier fut trans forme en une seule mosquee
qu'il appela al-Azhar. Puis les Grecs furent transferes dans un endroit nomine
al-Hamra, oü on leur crea un quartier (special) et oü (al-Hakim) fit elever
trois eglises ä la place de Celles qui avaient ete demolies dans leur quartier'.
Puis il interdit la vente du vin et defendit d'en exposer dans quelque quantite
qu'il füt, tout le materiel des marebands de vin et des cabaretiers fut bris«'1
et le vin fut repandu; puis on supprima les lieux oü s'abritaient les gens
corrompus et les scelerats et oü ils se reunissaient; leurs groupes furent
disloques et disperses. Ensuite (al-Hakim) interdit aux femmes de devoiler
leurs visages aux enterrements; il leur defendit d'y pleurer et d'y sangloter;
1. lei iinit la traduetion de Mednikov, i, 364.
466 HISTOIRE. [258}
2jU!l JU J,yd\) ciJI ^ j-jJIj JJJI £\ß Ej^3 J^JIj 115CJ!J jJUH
*Rp!fL^ "^ ^*~i ^ ^^ ^~^ ^^ ^ -^ ^^j (j^-ö <_>-»-=>- *-~w ti-5
jlx- 3 ^^jJl ^ j^>- Wj el_yLö)l Jjj> LjJ-li w^-»Vl. ^i>«3 3V~U-T ^yL»! J~-»Jl
Jj^* Jj"3 ^jLäJL v_j_^*_ ^^' *_3f*-J Jy i^s-J C»"J ^J— Jl ^ cS^r*^
■'a-U-li fJJl ^Lt ^3 Ol gZ*.\ j^, pA^cj j^JI j,, ^U^ j 8l^-lj
* Rp.fT. J.J* <jJjf. * J "^JLÜ 10j^JI ^^ ^ iilkl J^, jl~3 Jyl Jlj ^3
J U~" 16J 15^U >,Y1 51 .r^^UJI Jl 14l^li cJ^ 4 Jl >,Y\
U-UaÄj JJ-« ü'i ^-O LjIaI Aji^i ^3 rij~> -Ü; /^ jjj* ^-^ i-»/" ^*-^
1. Ch 1CJI y »jl».. — 2. P ,.,U)| BLSCh om. trois mots. — 3. BLSCh om. deux
mots. —4. BPCh w^-Jl. -- 5. Ch ^^V — 6. Cli 0U-V — 7. BLS y^i,. —
8. LSCh ^-'j. —9. BCh om. — 10. Ch JoJ^F5! B om. — 11. P A.JÜJ. — 12. BLS
^jbJiüJ!. — 13. Ch J-=Jb. — 14. LSCh ^^U. — 15. S ^^l— . — 16. BLSCh om.
— 17. BPRCh j5js (sed cf. R p. 341) LS j3Ji. — 18. BRCh , ~.
(il defendit egalement) aux pleureuses ä gages de suivre le defunt avec des
timbales et des Hutes, de memo qu'ä toutes les chanteuses esclaves de se
montrer.
En l'an 395 ' parut dans le distiict d'Alep un aventurier nomme Abmed-
ibn-al-Housei'n-Acfar-Taghlib, et surnommc al-Acfar. 11 revetit le costume des
derviches (fakirs), et une foule d'Arabes et de paysans des villages musul-
mans le suivirent. II avait pour compagnon un Arabe de noble famille, conuu
sous le nom d'al-Ilamali. II fit une incursion sur Clia'izar avec une bände
d'Arabes et autres groupes autour de lui; apres avoir rencontre les troupes
grecques, il s'en empara2, puis il se rua ä l'improviste sur le gouverneur
d'Arlab et s'avanca vers Antioche, par le cbemin de Djisr-al-Hadid. A Mali-
rounali il se trouva en face d'un patricc nomine Bighas, serviteur de Skieros
avec ses tropupes. — Al-Hamali fut tue et al-Acfar s'enfuit dans la province
de Saroudj. Le magistros apprit qu'al-Aefar se trouvait dans al-l)je/.irab dans
une localite nommee Kafar-'Azoun, du district de Saroudj, — localite* popu-
leuse entouree d'une enceinte de murailles, — le magistros alla l'attaquer
1. 18 octobre 1004-7 od. 1005. Ici commence la traduction de Hosen, 43-44. — 2. Peut-
c-tro, au lieu des troupes grecques, est-il mieux de dirc « un detachement de troupes
grecques » ?
[259] DE YAHYA-IBN-SA'ID D'ANTIOCHE. 467
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jl 12^_ ru S^JI ^U nvÜ3 ^ <-dlj >-VI J» J tr>~»LJI JU-j
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jL«^ J l^JI "U*»J 1-V.I kJl»- iJi. S-CC- }UlLm W^-'V1 jjC jl (^fr il«y_ ^i».
jl Jl l^ >U-^u Jjj Jj iJill J «JIj^lj 3J3J S-CÜ 15i.tLH3 ^«-Tj (*-r« ö-
P f. 60'
1. Ch add. ^ß ***. — 2. BPRLSCh j^)e. — 3. BLSCh aüJl. — 4. BLS L^-o.
— 5. BLSCh add. ~±. — 6 BLSCh add. Ija.. — 7. P ^. — 8. BLSCh O^J ^ Ulj.
— 9. LS w'uj. — 10. BLSRCh ir~. — 11. LS ^lÄj. — 12. LSCh^. — 13. BLSCh
om.
14. BLSRCh ., JG. — 15. BCh om. six mots.
ayec les troupes provinciales et, franchissant l'Euphrate, s'approcha de Kafar-
'Azoun. La plupart des habitants de ces * campagnes s'etaient dejä assembles "Chp.187.
dans (la ville) qui etait tres forte, apres l'avoir assiegee pendant vingt-huit
jours il s'en empara et s'empara de douze mille prisonniers et d'un riche
butin; de meme il prit les femmes d'al-Acfar, qui, lui, s'etait sauve dans la
nuit. Sur ces entrefaites tous les Arabcs des Beni-Noumeir et des Beni-Kilab
au nombre de six mille cavaliers s'etaient reunis ä Waththab-ibn-Dja'far,
seigneur de Saroudj, pour attaquer le magistros. Celui-ci les joignit, les battit
et rentra vainqueur ä Antioche avec un riche butin. Le magistros poursuivant
assidüment al-Acfar tacha de l'obtenir de Waththab, seigneur d'al-Djazirah.
Mais celui-ci ne crut pas possible de le lui livrer de peur de voir les musul-
mans se soulever contre lui. Loulou l'aine, seigneur d'Alep, s'offrit alors
comme intermediaire entre les deux partis, ä condition qu'al-Acfar füt interne
ä perpetuite chez lui dans le chäteau d'Alep. Au mois de cha'ban de l'an
397 ' (Waththab) l'y envoya, et Loulou le chargea de chaines et l'enferma
dans le chäteau, oü il demeura captif jusqu'ä la prise d'Alep par les Maghre-
bins en Tan 406 2.
1. 22 avril-20 mai 1007. — 2. 21 juin 1015-9 juin 1016. Ici finit la traduction de
Rosen.
468 HISTOIRE. [260]
*j^~ es:' ^ ^J>-~>3 jl^J 0-»^3 ^ (^' jJ 'VJ^-J jÜa^lj j^L_JIj
'I ^wL-Jl 1fr J jDj '- (J^frJ (J"L*^ [^ 'Uli- ^1—3 £Ue-a)! /~» rt^3
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* S p. 175. iUJl J^j gjäJI ^j * J,^\ j£\5 10^ ^^J j£ \Uj ÖJI _*_L J|
jü jl<j jüll -jüI dLJ! I3Jl~j 12LrUiJlj j??^?": <b^JI "^iJb ö^JUI
>, ^3 J jj^ VI flipJl 2IJ1 20aJ Jto, 19V jl cIij JLJ31 ^ ^
1. BLSCh add. J. — 2. BLSCh y^ JLJU. — 3. P ^JL — 4. B om. — 5. BLSCh
asSIU.. — 0. C ...OL. — 7. B om. — 8. P *^»9. — 9. P om. — 10. BCh om. — 11. B
om. — 12. LS (j-JLwI.. — 13. BCh J5V — 14. BLS Ia=J. — 15. P ß.r) y « CJ. —
16. BLS j:UI. P 4*^-)"^ Ch isL/iü. — 17. Ch Jäj. — 18. S .^C— 19. BCh
^!. — 20. B La.!. — 21. BCh om.
Le vendredi' dix-septieme jour du mois de mouharrem de Tan 395-, al-
Hakim ordonna aux chretiens et aux Juifs, ä l'exception des Khai'barites3,
de se ceindre de ceintures et de porter sur leur tete des turbans noirs.
Le meine ordre fut execute dans toutes les provinces de l'empire4. (Al-Hakim
prescrivit egalement d'afficher sur les graudes mosquees, et les autres mos-
quees, les murailles et les rues ranatheine contre Abou-Bekr, Omar, "Othman,
Mo'awiyah-ibn-Abou-Soufyan, ainsi que contre les autres compagnons (de
Mohammed) et tous les califes abbasides, ce'qui fut tres penible pour les
musulmans suivant la doctrine sounnite; en meme temps (al-Hakim) les
accabla de toute sorte d'injures et de mepris. Puis il defendit de boire
du fouqqa'', de manger de la meloukhya et du « djirdjir »", ou cresson
ainsi que des tellines et tous les poissons sans öcaille. Lorsqu'il trouvait
quelqu'uQ voulant en vendre ou en aeheter, il le puuissait et le promenait
ignominieusement, de sorte qu'il y en eut peu, qui pürent echapper ä la mort.
Puis il prescrivit que personne n'enträt dans le bain sans avoir un linge
autour de la taille pour cacher les parties genitales. Plusieurs perquisitions
1. Ici commence la traduction de Mednik'ov, i, 364-365. —2. 3 novcmbre 1004. —
3. C Ytairnt les dcseendants des Juifs de Khaibar, pres de Medine. V. Dozy. Supple-
ment aux dictionnaires arabes, i, 415. Mednikov, i. .'!64, note'i. —4. Ici finitla traduction
di- Mednikov, i, 365. — .">. Biere, boisson extraite de fruits. — 6. Une espece de cresson.
88.
61.
[261] DE YAHYA-IBN-SA'ID D'ANTIOCHE. 469
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iSysxZ \j~> L^ *-^ljä- ,> LJ| J^>J *-UI jli * S^AÜJL 23J)jl ÖJ1 ÜÄA jj * S p. 176.
1. B \.>i\s. — 2. BLS Ij^j. — 3. BLS J->-^. — 4. P Li. — 5. LSCh ^1 P bat.
— 6. S .a.U^. — 7. BLSCh om. — 8. P L3U Ch L)U. — 9. BCh JoJ, — 10. LS
s^. — 11. LS ij^J. — 12. S JUr5!. — 13. Pj^.- 14. C ^UjÜIj. — 15. P -^-<JL.
— 16. Ch Jj^ J*l> — 17- Ch Jü)j iU». — 18. B om. dep. LLctj. — 19. BCh^-a/. J.
— 20. B om. -r- 21. BCh ^LJl>. — 22. BCh om. dep. oXJi.. — 23. BCh J.jlj.
inattendues furent faites dans les bains, ä la suite desquelles beaucoup de
gens sans linge furent arretes, punis et promenes ignominieusement. (Al-
Hakim) s'abandonna ä 1'efTusion du sang des hommes de toutes classes, de
sorte qu'il mit ä mort les cbefs katamites, les principaux de son royaume
tout comme les plus petits. Tous ceux qui se trouvaient en prison furent mis
ä mort, de sorte qu'elles resterent vides pendant longtemps. Un soupcon,
petit ou grand, tombait-il sur quelqu'un, (al-Hakim) le tuait et le brülait; •
et il continua d'agir ainsi pendant quelque temps. Alors les Katamites, tous
les fonctionnaires des chancelleries, * les representants de l'administration »Chp.iss.
et de l'armee, les marchands et le bas peuple, les chretiens et les juifs, se
reunirent et lui demanderent gräce et pardon pour eux. Apres cela (al-Hakim)
delivra des sauf-conduits ä chacune de ces classes il fit de meme pour
tous les vendeurs des marches, ainsi que pour toutes les categories de la
population. Puis il ordonna de tuer tous les chiens qui se trouvaient dans le
Vieux Caire (Mier), ä l'exception des chiens de chasse, et cela parce qu'ils
aböyaient la nuit, lorsqu'il passait par les rues ou les routes. Cela eut lieu
au mois de rabi' I de l'an 395 '.
En cette meme annee il crea au Caire (Qahirah) une maison de
science; il y fit Iransporter, de sa bibliotheque personnelle de nombreux
1. 15 janvier-12 fevricr 1005.
470 HISTOIRE. [262]
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*^>^> Lfli'^ (*aj-cjj c^—VI Ä5C.L.« ^«Is ^3 jj_aJI jUx-j cli^VI ** Sj 104f-!j J^j
Sp.I77. fr" "— «^ u Ji li^ls (**!>* * JUiJj
1. P bj^i. — 2. LSCh ^ajj. — 3. P ü-lyj. — 4. S üx.. — 5. LSCh M^"^.
— 6. S om. - 7. PB ly'i'j. — 8. LS SjUI. — 9. BPLS jtAiz^].. - 10. BLSCh om.
— 11. BCh Ji".
ouvrasres embrassant les diverses sciences et les belles-lettres; il v nomma
des conservateurs et des gardiens, leur assignant des appointements sur
sa cassette particuliere. II autorisa tous ceux qui le voudraient ä copier et
ä lire ce qu'ils voulaient. II y nomma egalement im certain nombre de
professeurs charges d'enseigner les sciences au public ; mais quelque temps
apres il en üt perir plusieurs et les autres, par peur du meme sort, se
cacherent.
A cette öpoque parut, dans la pays de Barqah, un homme d'Andalousie,
nomme al-Walid-ibn- Ilacbim, qui se disait issu de la posterite d'Otbman-
ibn-'Affan. II s'etablit dans les maisons des Berberes habitant cette contree
et appartenant ä la croyance musulmane des sounnites ; il se mit ä instruire
leurs enfants. Durant son sejour parmi eux il travailla ä les exciter et ä les
engager ä l'aidcr ä faire la guerre, et ä combattre sous ses ordres; il leur
faisait croire qu'il ne voulait pas s'emparer du pouvoir pour lui-meme, mais
que son but etait le triomphe de la religion musulmane en soustrayant
ä l'insulte et aux maledictions les compagiions et les epouses du legislateur,
ceux-ci etant les imams et les piliers de I' Islam. et les fondateurs de l'empire
musulman. II leur promettait, au cas 011 son espoir se realiserait, d'accordn
ä chacun d'cntre eux la possession de biens proporlionnös au merite de
chacun et aux actions par lesquelles il se serait Signale. En llattant et
en excitant ainsi leurs passions il sut les amener a ce qu'il voulait d'eux.
61'
1263] DE YAHYA-IBN-SA'ID D'ANTIOCHE. 471
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1. BLSCh om. dep.*. — 2. BCh om. dep. tf. — 3. BLSCh J. — 4. BLSCh J. —
5. BLSCh ÄJUibj crrJu-JJ ^r«^. Äi~ ^1 ^^U?.. — 6. BCh om. — 7. B \j*a.. J Ch
L*j J'. — 8. ChjjlJt. — 9. S cr». — 10. Cli «5„. — 11. BLSCh om. — 12. BLS
|^ .UU. — 13. BLSCh ^tjUl.
En tenant le langage qu'il avait tenu aux Berberes et en faisant les
memes promesses il reussit aussi ä gagner ä sa cause la tribu arabe des
Beni Qourrah. Le samedi, dix-septieme jour du mois de djoumada II de Tan
395' il fit pretcr serment aux Arabes et aux Berberes dans ua endroit nomme
'Ouyoun-an-Nazhar, de la montagnede Barqah.
Puis etant tous revenus ä Barqah, ils y camperent au soir du jeudi
dernier jour du mois susdit2; ils combattirent la meme nuit les troupes
d'al-Hakim, qui s'y trouvaient sous le commandement du gouverneur nomme
par lui, l'eunuque appele Candal. Parmi les troupes d'al-Hakim il y eut im
grand nombre de tues. Ensuite (les rebelles) revinrent ä leur camp, pres de
la montagne de sud. Le vendredi premier jour de redjeb', revenus pres de
la ville, ils arborerent les drapeaux d'al-Walid-ibn-Hachim le Kharedjite
et camperent sous les murs du cote meridional de la ville. Les habitants de
la ville s'etant fortifies * et en ayant ferme les portes, une forte bataille *Chp.i89.
eut lieu entre les deux troupes pres de la porte du sud.. Elle dura trois jours
consecutifs ; il y eut un grand nombre de tues des deux cötes ; apres quoi au
quatrieme jour ils s'eloignerent de la ville.
En meme temps ils apprirent que les troupes des Lawatah, qui est une
tribu berbere, sous le commandement d'un homme nomme Ibn-Thai'boun
1. 15 mars-12 avril 1005. — 2. 12 avril 1005. — 3. 13 avril 1005.
472 HISTOIRE. [264]
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^/Ldl ^j^J JüJ JLiL 18C. ':,•:«.:■« L^ rj> jj üAs-j ^y> Jii>j 17JuUl J caJI
>J — «j (j-UI ^Lc Jf^ij L^o «uUI SjL« J Lj, Ju'lsj JLlIÜ 1^-=*) ,i>bj^fr übte Ju^j
1. LSCh Jlj. — 2. B ,sUU. — 3. P s. p. Cf. Yäqout I, 251, 22 ubi ^ ÜjJb ... wJÜ
Bjj JUI. -- 4. BLSCh boe. — 5. S \j&. — 6. BCh ^. — 7. P w^j. —8. BCh
»jtä.1. —9. BCh a-43_j. — 10. BLSCh om. dep. «i. — 11. P om. — 12. BLSCh tyli.
- 13. Sjj^J!. — 14. BCh J.i.1. — 15. BChyUI. — 16. LSCh ^j^.j- — 17- BLSCh
J-.l1^. — IS. B Li^ LS Lioc. — 19. BCh om. quatre mots.
approchaient de Barqah venant au secours de ses habitauts. Le rebelle
Kharedjite se mit en marclie avec ses troupes allant ä leur rencontre ; sur la
route ils en vinrent aux mains daus un endroit nomine Ousqoufah'. Apres
une bataille acharnee l'armee des Lawata fut defaite; ils avaient eu un
grand nombre de tuös parini lesquels se trouvait Ibn-Tbaiboun; les bagages
furent pilles et ceux qui echapperent s'enfuirent en desordre. Alors al-Walid-
ibn-Hicharn devenu plus fort par les armes qu'il avait prises et acquises par
le pillage, retourna ä ßarqah avec ses troupes le mercredi treizieme jour du
mois de redjeb (de cette memo annee)2.
En ri'venant ils virent que les babitants de la ville avaient profite de
l'absence d'El-Walid pour reconstruire la muraille et creuser des fosses;
les assieges etaient pleins de courage. (Al-Walid) chercha a les ell'rayer et
a les determiuer k se soumettre; mais ils refuserent vomissant contre lui
toutes sortes d'injures. II les combattit alors avec la plus grande vigueur :
ayant reparti ses troupes contre les murailles de la ville, il combattait lui-m6me
et conduisait en personne les roudes de nuit autour de la ville, massacraut
quiconque etait sortit pour trouver des vivres; il les tuait de la facon la plus
cruelle pour effrayer les Grecs (de la ville). Puis ayant couslruit trois balistes
il les dressa pour le combat et par leur nioyeu, il coml)attit pendant toul le
1. V. Jacitl, i, 251 : Ousqoub. — 2. 25 avril 1005.
[205] DE YAÜYA-IBN-SA'ID DANTIOCHE. 473
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7JU * .^X-- ^4/ fM »* y^> J« f^i &*» 6-Ül^) 5J?>- -*i j^UJ! jl^j • Sp. 179.
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jLaaJIj 17^_ä«-i)l Jj* *J l_y'l£ Lj« ^&JIj ^yC-«Jl ^y ^j JaL dUj J*2>"l UHs
1. BLS k^j Ch^a^j. — 2. PCh ora. — 3. S add. J.I. — 4. BLSCh om. —
5. BCh om.'trois mots. — 6. LS ^läU. — 7. BCh Jli PLS Jbj. — 8. P ^yü!. —
9. BLSCh ^_j^l. — 10. SyaJI. — 11. LS JUc!. — 12. BCh om. -- 13. BCh om.
depuis s^Cbj. — 14. BLSCh Jli et infra. — 15. S ^. — 16. B jSL*. — 17. P _£*&!.
temps de sou (sejour pres de la ville) serrant les gens (de la ville) de tres
pres, il se saisit des chemins et interdit l'entree des vivres dans la ville aiusi
que de toute autre provision que ce fut. La Situation des habitants de la ville
devint extremement penible et difncile, leurs vivres etant epuises. Durant
cinq mois moins dix jours il ne cessa de presser le siege de cette facon
rigoureuse.
Pour le combattre al-Hakim avait envoye d'Egypte une armee nombreuse
sous le commandement d'un serviteur (ghoulam) Iure nomme Yanal-le-Loug,
qui se mit en marche et s'approcha du district de Barqah. Alors le rebelle
marcha ä sa rencontre avec tous les Arabes et les Berberes qui le suivaient,
au nombre de plus de cinq mille hommes. Ils se rencontrerent dans 1111 endroit
nomme 'Ouyoun-an-Nazhar, dans le district de Barqah; c'etait l'cndroit oü
les Arabes et les Berberes l'avaient reconnu pour chef. Les deux armees se
battirent sans reläche durant trois jours au mois de zou-1-qa'dah de l'an .395 ' ;
la plus grande partie des troupes de Yanal furent massacrees, et Yanal (lui-
meme), fait prisonnier, fut tue. Les Arabes poursuivirent le reste de j-es
troupes, ne faisant de quartier ä aueun de ceux qu'ils purent atteindre.
Ces nouvelles etant parvenues aux habitants de Barqah, soldats et peuple
n'etant plus capables de soutenir le siege ä cause de leur faiblesse s'enfuirent
1. 9 aoüt-7 septembre 1005.
PATR.OR. — T. XXII. — F. 3. 31
474 HISTOIHE. [266]
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(ls. »Jjj A.JJ; Jxj La._1 ^r-s*) /»jJI di)i ''jjl* 4jmä)| a»j ^jA=-j «LylUI jÜl>
J\y>- *!=>- jl^ ^^ •yi -Y> Vj 41« 15,3^. J jIaUI Ais. 3j> 14U=~ ^ijVl
1. S v^Jt. — 2. [BLSCh om. —3. BLSCh viJb. — 4. BCh om. trois mots. —
5. P (.LiL». — 6. BChLS ^*-j. — 7. S ^rfjJI. — 8. BCh Jj. — 9. S Sbi«.. — 10. S -'*.
— 11. S Jj-U,. — 12. P _)sj Jl^. — 13. P . JLf. — 14. BLSCh om. — 15. Ch j>.
par mer ainsi que le gouverneur Candal; les uns se dirigerent vers l'Egypte,
les autres gagnerent Tripoli d'oeeident par mer.
Al-Walid-ibn-Hachim entra alors dans la ville, le mercredi troisieme jour
du mois de zou-1-hidjah de l'an 395'. II y fit ouvertement profession de sa
religion, qui etait celle des sounnites, un des rites du peuple musulman.
Al-Walid-ibn-Hachim se fit appeler an-Nacir-lidini-llah, ernir des croyants;
il lit graver ces titres sur sa monnaie qu'il lit frapper en se proclamant califi";
quant aux habitants d'Egypte ils lui donnerent le surnom d'Abou-Rakwah
*Chp. 100. (l'homme a la besace). Puis *il s'empara de la fortune et des ricliesses des
habitants de Barqah et se les appropria, de sorte qu'ils en soull'rirent enormc-
ment. En cette annee ä Barqah et dans tout le reste du Maghreb eut lieü
une grande cherte de vivres ainsi qu'une forte epidemie, le pain lui-meme
manqua ä Barqah.
La premiere nuit du mois de redjeb de l'an 39()'J, ä Mi$r, s'öleva une forte
tempete, de sorte que les gens imploraient le secours de Dien puissant e1
grand. Pnis parut ä l'horizon du ciel une forte lueur rouge semblable ä du
feu flambant. Le troisieme jour apres cela, le vendredi a Mhr egalement, il
y eut un violent orage, la terre fut couverte de grölons d'une grossem- exlra-
ordinaire, comme on n'en avait jamais vu de semblables ni entendu parier
de chose parcille en Egypte. Cette gröle ne tomba qu'aux eaviroas du Vieux
1. 8 septembre 1005 (lundi-mardi). — 2. 3 avrit 1006.
[207] DE YAHYA-JBN-SAID D'ANTIOCHE. 475
jL*i * ij* ' Lli- ^U) 'l'M^I £U .Jic v-i^ "L-Jl j ^ly Jaü S^aUIIj ja. * P f- 62*.
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jjli- 14ljJUI j^ <JlUj * 13j^i.\j \j^«r J^iJl jj "-ü, i^.„^- cJI jsäa Jj * s p. 181.
jU OjD! fAt -u« Jr^j *> -^Ijö M^-i *^' (*^ ^ (*-i'Jb 0? "^J^ -5 15^r^
1. BLSCh oJLi. — 2. BCh ÄiJI c^ SjjßJ! fc-J! ^>. — 3. BCh om. dep. \ — 4. S
C^iJj. — 5. BCh li». — 6. P Js*H — 7. BLS iy**. — 8. B j^iOl Ch jöj*»H.
— 9. B om. — 10. S ^sa.. — 11. Ch^j'J wä^ä. (sie!). — 12. Ch ^_Jfor — 13. B
,_jJ3.j Ch i^JH (sie!). — 14. Ch *!»!. — 15. BCh om. — 10. BCh ^jI^jjj. —
17. BLSCh om. — 18.; LS jJj. — 19. P Lpl.
Caire (Migr) et du Nouveau (al-Qahirah) . La nuit du mercredi deuxieme jour
du mois de cha'ban de l'an 39G ' parut dans le ciel un astre puissant aux
rayons eblouissants, ä la scintillation preeipitee et ä la lumiere eclatante,
comme la lumiere de la lune, dans les nuits sans lune cet astre brillait et
eclairait comme la lumiere de la lune; il subsista (l'astre) dans cet etat
pendant quatre mois, puis il s'evanouit et disparut. La nuit du samedi neu-
vieme jour du mois de chawwal de la meme annee2, ä l'occident, au moment
oü disparaissait le disque du soleil, apparut egalement un grand astre ä
puissante lumirre; apres s'etre allonge et epaissi, il se divisa en trois parties
et disparut.
En cette meme annee 3 en Orient une ville nommee Dinawar s'enfonca
dans le sol : un grand nombre de ses habitants perirent. Quant ä al-Walid-
ibn-Hachim, lorsque la clierte des vivres eut augmente ä Barqah et que le
desastre d'aliments eut augmente pour lui et ses troupes, il en partit avec
tous les Arabes, ses partisans, et les Berberes qui s'etaient reunis ä lui eux
et leurs femmes, leurs enfants, ainsi que leurs betes de somme, leurs trou-
peaux, leurs outils, comme s'ils emigraient d'un endroit ä un autre ; et il
n'en resta (ä Barqah) qu'un petit nombre. Quittant Barqah ils arriverent dan&
la province d'Alexandrie.
1. 4 mai 1000 (samedi). — 2. 9 juület 1006 (mardi). — 3. 8 oct. 1005-20 sept. 1006.
470 HIST01RE. [268]
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1. BCh ^y. — 2. BCh om. — 3. BLS hj±iSL\. — 4. S V«. — 5. BCh cr,-:>oJ
6. B ^JJl. — 7. PB .fr*u5». - 8. BCh om. — 9. BCh om. — 10. BCh Lj£
11. LS Ja.!. — 12. B UJL. — 13. S add. ü.^Ul. — 14. BS a~**> J. — 15. B
ü.jjlC.1, —16. PBLS o^ujL Ch ^JuJjlj. — 17. BCh vjy^l. — 18. I.SCli ^j!.
— 19. BCh om. — 20. B i%. — 21. BCh om.
Dans ces conjonctures, al-Hakim envoya contre eux uu serviteur nomine
Qabil, l'Armeuien, avec une armee, niais les ennemis se ruerent sur lui ä
Zat-al-Hamam, dans le district d'Alexandrie. Qabil et nombre de ses soldats
ayant cte tues, Abou-Rakwah marcha sur la ville d'A'exandrie et lattaqua
avec une vigueur acbarnee, mais n'y put rieu obtenir'. Alors al-Hakim fit
venir les Arabes de la tribu de Temim, ([ui habitaieat les deserts de Syrie,
tandis qu'al-Moufarridj-ibn-Daghfal-ibn-al-Djarrah iit venir ses trois fils, Ali,
Hassan et Mahmoud, avec lesquels il envoya un grand nonibre d Arabes.
Al-Hakim, apres leur avoir fixe la bonne solde, lcur distribua les armes2 et
ordonna ä al-Fadhl-ibn-Calib de marcber contre le (rebelle). avec les troupes.
Puis il lui adjoignit une grande armee, oü il avait reuni des gens d'elite de
l'empire, orientaux et occidentaux. Au mois de zou-1-qa'dah de cette meme
annee3 les avant-gardes des deux armees se rencontrerent dans un endroit
nomine Taroudjah4, dans le district d'Alexandrie. Le combat s'engagea
entre mx; les troupes dAbou-Rakwah, ayant penetre jusqu'ä Fayyoum, dans
le district de Micr, ils s'en emparerent, aiusi que da villages environnants,
qu'ils detruisirent et oii ils pillerent ce qui s'y trouvait. Les habitauts de
'Chp.191. Micr, s'inquieterent et furent saisis ' d'une grande peur. Sur ces entrefaitea
1. Ici commence la traduclion de Mednikov, i, 365. — 2. Ici finit la traduction de
Mednikotf. — 3. 396 = 30juillel-28 aoüt 1006. — 4. V. Jacut, i, 845.
[269] DK YAHYA-1BN-SA1D D'ANTIOCHE. 477
düj iiy>j U iXJ l^L-ij IfkibJ ^Ms j^ jd«. «^> ij~Jl ,J| I^X^x. oLäJ! ^jf-j
u^iJIj r~—> •5-** t">^9 iV' ywt /~« et-*) ij- — »^' t^pj" v-JJ^*-*-" **s>»*JI
20UJU 19*/j yl *UJÜ ^yj\\ J\ «Jl 18^;J1 J^l ^JU ^. JLüH 17jLj
1. BCh om. — 2. BLS ->l. — 3. P »^. — 4. BLSCh ^. — 5. B om. _,. — 6. B
^ et infra. — 7. BLSCh om. dep. «j, — 8. BLSCh C-^L Ch ^L. — 9. BLSCh
b«Xs \j&. — 10. B .j1. — 11. BLSCh om. dep. * — 12. BCh IjjU.. — 13. B ^Ijlj. -
14. BLSCh om. — 15. P *»jl«uo!. — 16. PSj*-. — 17. B ^U,. — 18. P L^=xjl. —
19. BCh om. trois mots. — 20. P UJU LS ^--"j. — 21. BLSCh om. dep. *.
al-Hakim envoya des troupes ä Djizah sous le commandement d"Ali-iba-Falali
pour la garder et la maintenir. A cette nouvelle Abou-Rakwah expedia un
detachement avec les Arabes, ses allies, ils se dirigerent vers Djizah,
attaquerent ä Timproviste Ibn-Falah et ses troupes le vendredi dix-neuvieme
jour du mois de zou-1-qa'dali de cette meine annee'. La bataille s'engagea
eutre eux dans l'endroit nomine Ardh-al-Khamsin, les troupes d'Ibu-Falah
subirent de grosses pertes eu hommes et se disperserent en desordre;
plusieurs d'entre les soldats (de Ibn-Falah) se noyerent dans le Nil. Les
troupes d'Abou-Rakwah s'emparerent des munitions et des armes de la
troupe d' Ibn-Falah, et vers la fin de ce jour ils se mirent en route ponr
Fayyoum. Toutes les troupes d'Abou-Rakwah s'y etant rassemblees, l'inquie-
tude et la crainte des habitants de Micr s'accrürent. Les prix chez eux s'etant
eleves, on publia que quiconque augmenterait les prix, seiait condamne ä
mort. Les prix revinrent alors ä ce qu'ils etaient (precedemment).
Puis al-Fadhl-ibn-Calib marcha avec les troupes reunies autour de lui
sur le Fayyoum contre Abou-Rakwah, les deux partis se rencontrerent le
vendredi troisieme jour du mois de zou-1-hidjah de l'an 3962 dans un endroit
1. 17 aoüt 1006. — 2. 31 aoüt 1006.
478 HIST01RE. [270]
Sp. 183. j£\ J^j ^\ J, -W, J«j ij,j j,\ fjj\s Ä^S\ ' ^ J^ ^li)l J,j\ y,
fc^-»-w_ O' (*r^~l. ^J»-9 i_si i< tJUs *o (J^saJI ek-j]} ^_>^.«J1 <" k_j^j vi >—> ,-*>j
/^_=»Ls _j-^« jjj Ji1»-aIJ1 ,_> .dl i_U>0 fn^lio JjUsu UÜ <~Ua ,_J -Lji-aJI ^-l«j (_j
'Pf. 63\ JJLo ^jl^JI i^-l; JjcJI ^»Jl ^ 13JbJüb Jl JuL'U yi Jji=-jJI Je ybj *
J pJLJl _jaj J^idl ^L, JUpI Jl <vJÜ? J 15J._JljJI jLi tlkslj Yl_^l -U-I J aJ
1. BCh om. — 2. S om. — 3. Ch ./*>.— 4. B U».!. — 5. P ^Cl^. — 6. BCh je*;.
— 7. P *^L-j. — 8. S Ja. — 9. BCh *J^!j. — 10. BSCh j^l. — 11. BCh J-a*.
— 12. B jjI. — 13. BCh JjJJä. — 14. PS ,.,U. — 15. BCh JjOjJ!,
du Fayyoum nomme Ras-al-Birkah. Abou-Rakwah ainsi cjue les Arabcs, qui
etaient avec lui, furent defaits, la plupart des Berberes furent tues et il
n'echappa qu'un petit nombre de femmes et d'enfants. Apres les avoir faits
amener ä Micr, il leur rendit la liberte. Mais parnii eux se declara la petite
veröle et la peste, et aucim d'eux ne survecut; quant ä ceux qiü etaient
restes ä Barqab, en proie aux horreurs de la famine, ils perirent apres que
la faim les eut pousse ä se devorer les uns les autres.
Quant ä Abou-Rakwah il s'enfuit avec les Arabes; al-Fadhl-ibn-Oalih
envoya demander aux Benou-Qourrah de le lui livrer, leur promettant une
grande somme d'argent; mais ils rcfuserenl de le lui livrer. Puis (les Benou-
Qourrah) quitterent (Abou-Rakwah), et les troupes (d'al-Fadhl) se disper-
serent dans les provinces de la Haute-Egypte (ae-Ga'id) ä sa recherehe. Leur
srjour (lä-bas) s'etant trop prolonge, les Arabes de la tribu de Temim
entrerent ä Micr, oi'i (al-Fadhl) les eombla de ses faveurs; apres <pioi ils
rentrerent chez eux.
Sur ces entrefaites al-Fadlil-ibn-C.alili apprenait que les Arabes avaient
amene Abou-Rakwah aux limites du pays de Nubie et qu'il etait sur le
point d'y entrer. 11 depöcha alors (un courrier) ä Ilodhail dlandil), emir
des Arabes, gouverneur de la region du Soudan, lui prometlant de L'argent
et des troupeaux s'il le saisissait (Abou-Rakwah). Al-Hodhai'l se mit alors
a s;i recherehe justpic dans le district « du Posscsseur des chevaux », situe
[271] DE YAHYA-IBN-SA'ID D'ANTIOCHE. 479
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i. BCh .,!. — 2. B^w. — 3. BCh cr-^j;- — 4. BLSCh U^J. — 5. L JjU »bbä.
— 6. Ch p. 320 S-^.j- — "'■ BCh om- deP- *• — s- ßCh om- deP- «■!■ — 9- BCh *!- —
10. BCh om. — 11. BCh ^y S *.^>y J,. — 12. P add. L~.
ä l'entree du pays de Nubie, et l'informa de ce qui concernait le rebelle,
de son arrivee dans leur pays, et que lui-meme (Hodhai'l) etait venu pour
le rechercher, il lui disait aussi que s'il ne le lui livrait pas, les troupes
viendraient dans leur pays et le devasteraient. (« Le possesseur des
chevaux ») lui dit : « Personne n'a passe la frontiere ä l'exception de deux
chretiens montant deux chameaux de Bedjawah1. » (Hodhai'l) lui dit : « Ce
sont ceux que je cherche. » (L'autre) dit : « Si tu les trouves, prends-les. »
II se mit ä leur recherche et apprit qu'ils etaient arrives dans un couvent ;
il partit pour ce couvent et y ayant trouve les deux (chameaux) de Bedjawah,
avec lesquels se trouvait un serviteur, il le questionna au sujet de son maitre.
Et voici que celui-ci arriva portant un panier sur la tete accompagne de
deux hommes de Bedjawah. L'autre lui dit : « La paix ä toi, emir des
croyants ! » (Abou-Bakwah) en fut trouble. (Hodhai'l) l'arreta alors et apres
l'avoir garrotte l'emmena ä al-Fadhl, qui l'emmena prisonnier ä Micr. Le
dimanche seizieme jour du mois de djoumada II de l'an 397 2, il fut igno-
minieusement promene ä travers la ville ; il (Abou-Bakwah) fut mis ä mort le
meme jour dans l'endroit nomme « La Mosquee de Tibr » ; apres avoir ete
crucifie il (son corps) fut brüle. Du jour oü on lui avait prete le serment a
Barqah au jour oü il fut tue, s'etaient ecoules deux ans.
Pendant * la revolte d'Abou-Bakwah le peuple de Micr se remit ä vendre *Chp.i92.
du fouqqa'1, de la moloukhia, des tellines, toutes sortes de poissons sans
1. Un district en Nubie renomme par les chameaux. — 2. 8 mars 1007. — 3. Biere,
boisson extraite de fruits.
480 HISTOIRE. [272]
• ^JuLr j£ {j> <Cs- ^ jo l» ^f^-i yä jf\ <J-^ ^L*—Vl J^j ' ^jJJiai^
i_Ji > ' *w»^/l jo /v«J _j^°
* R p. 031. ^ ^LJUlj \r^3 *> S^ÜiJI J^ ^J -Ä-Jl ^^At 9_rk~ JO* "Cl Ij^i LK Jjj *
* S p. 185. 1>1 kjJa^-lj Liy ->i ^r~^* (ji J^T" (J! Jj-3^* fs^-ä)' _£ \ *" ■ ■» JOJ 4^£
* P f. 64. jj-^-lj (V" J^-*«M ^=*J (V^ LS^° ^iS^J *~" ^" 1^1 (^*^-^^ ^jIä^Ij '^j-JLidl
18 ^O J Ut 1^ L. Jl (j-UL JUJ1 ^-jj pji
1. Ch ^JÜJI. — 2. BLSCh &. — 3. LS vJJu. — 4. BLSCh »$). — 5. C ^ J
aj »w. jo.» Jju ,5V I. — 6. S om. — 7. LS ^»J J.. —8. Ch add. jj. — 9. B^^. —
10.' C om. — 11. LSCh J.y. — 12. Ch add. sa«. — 13. BLSRCh ^ik-jL — 14. LSCh
=-**!,. — 15. BLSRCh *Ji.l,. — 16. C „hM — IV. BLS -»Li. — 18. CCh
add. ^ü vjo >^JU~.^! y'—'j j-r^''^ L5^Wj pliLäj) «~j ^ . — 19. BLSRCh , ^LL-jI.
— 20. BLSCh ,.,=. C
ecaille, ainsi que tont ce qui avait cte defendu et cela sans avoir recu des
Instructions sur ce sujet.
A cette epoque al-Hakim ordonna d'enlever les placards apposes dans les
rues et autres lieux et contenant des maledictions conlre Abou-Bekr et des
autres dont les noms avaient ete ecrits.
Nous' avons dejä mentionne qu'(al-Hakim) avait interdit le vin et
en avait proliibe la vente en public; lui-meme l'avait abandonne, ainsi cpi'il
s'etait abstenu d'en boire. Son medecin Abou-1-Fath-Mancour-ibn-Salilan-
ibn-Mouqachchir (Haut mort, il (al-IIakim) eut recours a Abou-Ya'qoub-
Ishaq-ibn-Ibrahim-ibn-Nasthas, qui lui conseilla de boire du vin et qui lui
rappela les bons ell'ets du vin. Ecoutant le conseil il rapporta la defense
qu'il avait portee au sujet du (vin). Puis invitant une troupe de cbanteurs et
de musiciens ä sa cour il buvait au milieu de leurs chants, il perdait toute
honte dans leur compagnie et les comblait de faveurs; les gens retourn^rent
(eux aussi) ä leur maniere de vivre d'autrelbis-.
Quelque temps apres le medecin Abou-Va'qoub-ibn-Nasthas etant mort,
(al-Hakim) renonca au vin et döfendit rigoureusement d'en boire; de tem|>s
1. Ici commence la traduetion de Rosen, 032-033. — 2. C Ch ajotitent : « cn achotant
du fouqqah, de la manne, des tellincs et toutes soi-tes de poissons sanseeaille ».
[273] DE YAHYA-IBN-SA'ID D'ANTIOCHE. 481
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1. BLSCh vJUJj. - 2. P o^i. - 3. LS ln,U=. — 4. Ch U^>. — 5. BLS rß ^.
— 6. B ^j^l. — 7. B ^Jt. — 8. LSCh ^jj. — 9. S Xju-.. — 10. PB jU?j. -
11. P ,_u.C^I. — 12. BCh om. — 13. BLSCh om. — 14. B J,_j. — 15. PB ~^-^. —
16. LSB ^'. — 17. BLSCh om. — 18. BLSCh om. — 19. BLSCh om. -- 20. BCh
om. — 21. BChLS om. — 22. Ch ^Wt. — 23. BLSCh om. — 24. P si». — 25. P
^Jl et infra. — 26. L ,.,!.
ä autre il renforcait la prohibition au point d'interdire la vente du raisin
sec et du miel, ni d'eu apporter; puis il en üt brüler et jeter dans le Nil une
grande quantite appartenant aux marchands, ä une somme enorme; les
vases, oü Ton gardait le vin, furent brise-s, et il defendit d'en fabriquer'.
Eu Tan 397% qui correspondait ä l'annee 1318 crAlexandre, il se pro-
duisit dans tous les pays de communions chretiennes im grand debat et beau-
coup de scandale au sujet du comput pascal. Les uns croyaient que cette
annee-lä le jour de Päques des chretiens tombait surle sixieme jour du mois
grec de nisan, qui etait le quinzieme jour du mois de redjeb3; les autres
pensaient que cette an nee le jour de Päques tombait le dimanche suivant,
ä savoir le treizieme jour du nisan grec, qui etait le vingt-deuxieme jour
du mois de redjeb4. La cause de ce doute etait le comput pascal des Juifs,
parce qu'il est generalement connu que le comput pascal des chretiens es1
base sur celui des Juifs, de teile facon que, sur quelque jour de la semaine
que tombe le jour de Päques des Juifs, le jour de Päques des chretiens aura
1. Ici finit la traduction de Rosen, 033. — 2. Ici recommence la traduction de Rosen,
44-47. 27 septembre 1006-16 sept. 1007. — 3. Le mois de nisan, c'est l'avril. 6 avril 1007.
— 4. 13 avril 1007.
482 IIISTOIKE. [274]
(_£jLaJl n»a3 jj^-9 C~ — II fy_ ~"U*äJI Jjl y, -2j^JI t-a» jjiC jl JlU ^jUiJl
JjJLJI 4y> Ai-Vl viUi j_J-^ -Va-Vl fy ^Jl pai jj-^. jl *-*i 3-^VI fy
*Chp. 193. °|^"^L_-*- ,jä«> JOJ I-Aol lA=-lj Uy_ jUe-ai V LyY ^jLaJI ^c-a« «Jo ^JUI Jts-Ylj
i-^ J C--J1 c_y_ ajjJI ro^j jyC jl .j^s-j, h[^ cUJj ^l^,^! ^ jjJj* J$\
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* p f. 64-. jl~J ^a l5^Lrl l4cu« j Jj-YI ^y ^jJI ^=s jj^_ jl Vi^^y_ * C^J OtL-Äll
* S p. 187. jl 17C%! ^yi Iäa ^ ^LäJI v^-jli >_~>-j J^ ^it * 16a_«liJl c^JJ J-sj^JI
«-aiJl ^_)l_3- IjJ ^_J1 JjI-\ä)I ^ji» JDj <Jo ^ÄJI J^-Yl (j ^jLaJI ^t-aS j«^>
.♦ji-j v_iii>dl i-U JjUaTj JÜ1 Jii^aJl JjS ^vÜä. ^^»J JjVI (Ji^l J}9 >-*=-y
<~JM Jj* 4-Ac- 'jJ-S_5 La rt_Ä^» j^-Lo j»3J>I> f^a«J C*^™ *~^-«Yl ^*-" ■— ~^ ^jiJ33
1. P JJ^JI et infra. — 2. BLSCh om. — 3. LS om. — 4. S add. Xx. — 5. S ^L>L~=-
et infra. — 6. P -^. — 7. S y\är>. — 8. PS j$Z. ^. — 9. BCh om. — 10. BCh wo^o.
--11. LS add. CJJI. — 12. LS X*. — 13. LS J^arf. — 14. BLSCh fc-. — 15. BLSCh
om. — 16. BLSCh ^U^. — 17. BLSCh om. — 18. Ch (p. 320) Jf=J.
lieu le dimanche qui suit (ce jour); par exemple, si la päque des Juifs a lieu
dans la semaine un samedi, les Päques des chretiens auront lieu le lendemain
dimanche; oü si la päque des Juifs a lieu le dimanche, ce dimanche sera
celui des Rameaux et le dimanche suivant sera les Päques des chretiens,
fChp.i93. * parce que (les chretiens et les Juifs) ne celebrent jamais les Päques le
nn'nie jour. D'apres certains de leurs calculs, sur lesquels ils s'appuient
pmir la Solution de cette question, il s'ensuivait (jue la päque des Juifs avait
lieu le samedi cinquieme jour du mois grec de nisan, qui correspondait au
quatorzieme jour du mois de redjeb, et (pie d'apres ce calcul les Päques des
chretiens devaient sc celebrer le lendemain, dimanche'. Mais d'apres d'autres
calculs, la päque des Juifs devait tomher le dimanche sixieme jour du mois
de nisan, e'est-ä-dire au quiuzieme jour du mois de redjeb; et d'apres ce
genre de calcul il fallait egale ment que les Päques des chretiens eussent
lieule dimanche suivant-. D'autre part, certaines tables renfermant le comput
pascal confirmaient la premiere opinion, d'autres au contraire etaient favo-
rables ä La seconde. Les disputes se prolonevaieiit ; de Ions cötes arri-
vaient des lettres, de la part des uns aux autres, faisanl savoir l'opinion qui
I. 6 avril 1007. — 2. 13 avril 1007.
[275] DE YAHYA-1BN-SAID D'ANTIOCHE. 483
<U»lj V. ÄjuLJI <LJI (j ''dUij *Jlc Jj* jl <-&*>„ ^JJI ^jL«a)l <Clj _^«a« (_W i^lj
1. P Liäli. — 2. P ^jl*«x-J. — 3. Ch (ibid.) Jij. — 4. BCh om. — 5. R ^^^-.ä J i
BLSCh ^>JJI. — 6. P lo/JU. — 7. P Jj^l. — 8. BLSCh om. — 9. BCh om. ab sillij
usque ad SJUÜI (141,1). — 10. RCh (p. 320) ^So. — 11. S oL^.
dans cette (question) leur paraissait etre la vraie ; des lettres etaient
echangees entre les uns et les autres, pour s'informer dans quel sens l'ac-
cord entre eux sur ce sujet s'etait fait. Finalement tous les chretiens, qui se
trouvaient en Egypte, melchites, nestoriens, jacobites, tomberent d'accord,
que la päque des Juifs avait Heu le samedi cin'quieme jour du mois grec de
nisan, qui correspondait au quatorzieme jour de redjeb, et que la Päque des
chretiens aurait Heu le lendemain du dimanche. Mais les habitants de
Jerusalem, s'entenant ä la seconde opinion, y demeurerent attaches.
Puis leurs lettres et Celles des habitants de la Syrie parvinrent en Egypte
demandant aux (chretiens de 1' Egypte), sur quoi ils s'etaient accordes. Alors
Arsenius, patriarche d'Alexandrie, ecrivit aux habitants de Jerusalem sur
ce qui, d'apres lui, legitimait l'accord intervenu entre les habitants de
l'Egypte, et que c'etait prccisement la deeision ä laquelle il fallait se tenir.
Cela eut lieu la septieme annee de son patriarcat.
A cette epoque' le siege patriarcal de Jerusalem etait vacant. Depuis
la mort d'Orcste, patriarche de Jerusalem, (arrivee) ä Gonstantinople,
Arsenius, patriarche d'Alexandrie, administrait le siege de Jerusalem,
sacrant les metropolitains et les eveques appartenant ä ce siege, ainsi qu'en
1. lci commence egalement la traduction de Mednikov, empruntee ä celle de Rosen,
i, 365, notc 2.
484 HISTOIRE. [276]
jj\ VI -v»-l JJ> IfAij ^Z^JI oi~*y ^l_yJl aJIj ^a. JaI <Uc J_iil U ^V^
* p f. G5. i^j \j txjj ^l * ^<j 5^jX<^Vl ^ 4^' i«;^ ^ ^"!>
»Chp.32i.\-S ^JUy _^a» J&l -üb J-i-"l U ^f^\ J^J ^ l?**1?"^ ^? -^ e?1^ tn^
^1 ly^j 8i»jV! fUV! düt l^i/iil as" ^aUI o- JaI jl^3 viUJI J^a ji
*jJI v^Ui Ji. w=JI *y_ L^Lsj Si-> {js. \yo-j <^2 ^ cLzj Uis *Jß Jh^'I
1. S om. — 2. S ._-^. — 3. P /jj. — 4. P j-X*xal. — 5. S om. — 6. S -\~i>. —
7. S L**aJ CJJI. — 8. S U^l. — 9. P om. .,!. — 10. S J—3'. — 11. S Usit.
y ordonnant les superieurs'. Les superieurs ecclesiastiques des jacobites
et des nestoriens ecrivirent egalcmeut ä Ieurs coreligionuaires, habitant
la Syrie et autres regions, pour leur faire savoir, sur quoi les babitants de
l'Egypte etaient tombes d'aecord et affirmant que c'etait la verite. Les
letlres arriverent annoncant l'acceptation generale, tout le monde ä l'excep-
tion des habitants de Jerusalem, qui refuserent d'adherer au sentiment de
ceux d'Egypte soutenant que leur opinion ä eux etait la vraie. Apprenant
cela Arsenius, patriarche d'Alexaudrie, leur ecrivit pour refuter leur opinion,
*Chp.32i. leur apprendre qu'ils * se trompaient dans le sentiment qu'ils avaient adopte,
et la verite se trouvait ilans la decision aeeeptee d'un commuu aecord par
les habitants de L'Egypte. Ses lettres leur parvinrent au soir du jeudi de la
semaine oü les melchites ne mangeaient pas de viande, ce jeune ayant
i'h' insiitue sous l'empereur Heraclius2. Mais les habitants de Jerusalem
avaient suppose" qu'ils n'6taient pas obliges au jeüne imposea cux-memes1
pendant ces quatre jours et ils avaient mange de la viande durant ces jours;
c'etait avanl l'arrivee des lettres du patriarche; ils ötaient donc resolus ä
observer leur jeüne et ä celebrer leur Päque d'apres ce qu'ils avaient arrötö.
Mais quand ses lettres leur furent parvenues, ils abandonnerent le premier
1. Ici finit la traducUpn chez Mednikow. I'eut-6tre les derniercs paroles sont-elles
une glossc marginale. V. Hosen, .'!45, note 30!». — 2. V. Hosen, 345-346, note 310. —
3. V. Rosen, 346, note 311.
[277] DE YAIIYA-IBN-SA'ID D'ANTIOCHE. 485
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^ij yJÜl jsJLa O i^Ai-J i^Äil * <^ ^ J^i saylo «311. J*frl jl £»j* Uj * S p. 188.
ioljaJI iU=- . J Ji-U Iäa ^ c£i L. ji 13V^3 C-^5 slrl ^ÄJI 12^> fr
J^L V JL*. ^l^ ,j^ £Jl!)l «3HJI ^ J'l^ rV^i (VJ-^J lS-*^3^ ^^ ;rl_/^"'
1. L ^. — 2. BCli solum habet U^Li a~> »$J! ^1*=, -Uli. — 3. BCh om. —
4. BCh om. trois mots. — 5. P L-jjwJl LS L^äxJ!. — 6. R L^23! Clij^-2'. — 7. PR J.
— 8. P -V=A — 9. P ^jX-JI. — 10. Ch J*=J IIa ^J! 'Jj J ^jLS' ^ -
11. BRCh oj|^. — 12. BLSRCli jyJl. — 13. S Js. — 14. S add. J J*.
sentiment et se mirent ä jeüner des ]e lendemaiti vendredi ; ils cesserent de
manger la viande ä partir de cette nuit. Les habitants d'Antioche accepterent
la meme decision, que les habitants d'Egypte avaient acceptee. Les Juifs
de Syrie et d'Egypte cclebrerent la päque le samedi cinquieme jour de nisan,
•c'est-ä-dire le quatorzieme jour de redjeb, et les Päques de toutes les com-
munautes chretiennes furent partout celebrees le dimanche sixieme jour de
tiisan, c'est-ä-dire le quinzieme jour de redjeb; ä l'exception seulement d'un
groupe de jacobites, habitant la Haute-Egypte (Cai'd) qui cclebrerent Päques
le dimanche suivant.
J'ai l'intention de composer im traite special, oü j'expliquerai comment
un pareil doute a pu s'elever et comment il convient de l'eviter, j'appellerai
l'attention sur les annees, oü cette difhculte se presente. J'avais eu l'intention
de mettre dans cet endroit de mon livre le resume de ce que je voulais
iuserer dans ce traite; mais j'ai cru, que c'etait m'cloigner du but, que j'avais
eu vue (en composaut ce livre). Si ce que j'en ai dit n'entrait pas dans
l'ensemble des evenements, qu'il convient de mentionner dans les annales
et les histoires, je l'aurais passe sous silence. Mais je conseille ä celui qui
desire connaitre d'une fagon detaillee la maniere de determiner par la date
de la Paque chretienne et celle de leur jeüne (de lire) le deuxieme chapitre
486 H1ST0IRE. [278]
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•^ J-aJj A«jj JiiJÜl v^JL» v^ij ^J| oy_ Jj 4JLH3 (J-j— >"j jw "C- ^»-j ' ^y»
1. PS Sj-fc)!. — 2. BCh om. ab^Jj. - 3. BLSCh om. — 4. BLSChjl«. — 5. LS
!U. — 6. P JJbJlj. — T, B «j^äiüt P ^öäbl Ch ^Jiü. — 8. BLSCh luu,j. - 9. BLSCh
fr' J>-
de l'ouvrage du patriarche Sa'i'd-ibn-Bithriq, auquel notre present travail
sert de continuation et de Supplement; il a en effet consacre tout ce chapitre
ä l'exposition des fondements du comput pascal des Juifs, et ä etabllr
comment les chretiens en tirent la date de leur Päque et de leur jeüne.
Et cela surtout dans la seconde copie, qu'il a remaniee et etablie definitive-
ment ; cette seconde copie est le double de la premiere et surpasse la premiere
copie, qu'il a remaniee et ehangee.
Revenons maintenant a notre recit'.
En l'an 3972 le Nil monta de quatorze coudees et de seize doigts etensuite
commenca ä decroitre. En meme temps en Egypte, les ]>rix du froment,
de toutes sortes de grains et des vivres, apres diverses fluetuations, se
mirent ä monter. A la cherte de la vie se joignirent les maladies
aigues, dont les gens füre 11 1 atteints, ainsi que les all'ections et les maladies
epidemiques, qui lirent perir un grand nombre d'habitants de L'Egypte.
La nuit du mardi troisieme jour du inois de redjeb de Tan 35)8 \ en Egypte
il y eut une grande pluie et il tomba une forte grele, saus relache jusqu a
la disparition du crepuscule du soir. Apres la premiere partie de la nuit un
grand torrent descendit de la montagne sur le Caire et emporta dans Larue,
1. Ici finit la traduction de Rosen, (47). — 2. 27 scptembre 1006-Ki septembrc 1007.
15. 14 mars 1008 (dimanche!).
[279] DE YAHYA-IBN-SA'ID D'ANTIOCHE. 487
X-»* fj_^ ^^ *-*3^*^\ ÜjUJl r-^i>j SybUII ^ «Jäc cL-i JuäJI J^ JjJ JuAJl *Chp.l94.
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3f^ jju. ^LJI j- Ci>j Jci5 Ajii\ jl_^ SjU- j- £Xe .«^Ij^j <i%Jl ^ ' ^, ¥ s p. 189.
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' \jy1(Lj> k.^LaJI Jrr^*^" OJ^-aJl^ S*lyi!l> Öj-uJI Pjlj-i Iji J).*. > jjj Sj-j» ÜL-»
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Vj fJJ1 düi J 15<<JLJI JL^l ^ »^ J dUi JL» V jl ^ dUi ^j
1. S >,JJ SS,*- vJUife' Jl. — 2. LS ^JJJ. — 3. BLSCh om. — 4. Ch U.U. —
5. BP J»=J.. — 6. BLSCh om. — 7. BLSCh jJI. — 8. P o-^- — : 9. P ^'j '
s-J-Jt. — 10. P J,UI. — 11. Ch A-fly». — 12. BLSCh add. 1.1». — 13. BCh om. trois
mots. — 14. LSv^T*."Jl. — 15. BLSCh ^.CU».
* nommee (autrefois la rue) des Grecs, puis nommee (larue) des Katamites, *chp.i94.
plus de trois cents maisons, sous Ies decombres desquelles il perit un tres
grand nombre de gens. (Le mßme torrent) emporta quelques bätiments du
palais du calife, ainsi qu'un certain nombre d'endroits dans le quartier
d"Abid-ach-Chara (les esclaves ä vendre), od il fut egalement tue un grand
nombre de gens.
A Jerusalem1 c'etait la coutume des chretiens, coutume observee tous les
ans, le dimanche des Rameaux, de porter un grand olivier de l'eglise appelee
de Lazare jusqu'ä celle de la Resurrection entre les eglises separees par une
grande distance, Tarbre etait porte ä travers les rues de la ville au milieu
des lectures et des priores. La croix etait portee publiquement. Le gouverneur
de la ville montait ä cheval avec toute sa suite accompagnant les chretiens
et en faisant ecarter la foule. En Egypte ainsi que dans le reste du pays
existait egalement l'usage en cette fete d'orner les eglises avec des rameaux
d'olivier et des touffes de feuilles de palmier, et puis d'en distribuer en ce
meine jour au peuple, en vue de la benediction. Cette annee2 al-Hakim
defendit aux habitants de Jerusalem d'observer cet usage et interdit de le
suivre dans aucune des provinces de son empire, il defendit de porter des
1. D'ici commence la traduction de Mednikov, i, 365-367. — 2. 398 = 17 septembre
1007-4 septembre 1008.
488 HISTOIRE. [280]
b f. 119. oljt-^j jj-JbCll ^iLijl ^b öJI 8ky jjUI ! c— ^_y_ j -Ol ^ijj
P f. 66. -_J1 .„ villi)« 4^—1 LA»»-} jl-UJI -y* Iä-X- jjj iilä- _«2^> ilAsJU 4jLl*SI
S p. 190. \~' J T • -1 ■ *■* ~J- -' • " .
(i n^j^»j-^' ''V^ ä: ti^ ö1. c^ ^^ kr^*-5 Jy^ ~^-x ^ -^ <y~
jJi^JI 17 jjxt j. l6j^\. Jj. v.rL< ^ÜL<3! ^ 15l^3 14r^j ,JLJ1 ilLdl
•^.l—JI _>lJLx)l ^ ^-ij ^r^4 ij'jb'5 ^LiL£ ^y ' <tl»^j ^LÜl j\jtJ tsl>^ iJ^J
Ä-ili- (»jlo ^jLaJl ■^JUaj |»SUs!l C-^-ä-jJ 'JJ-^V-^J ^>y£> ly'lS U ^>L_äi Ijjjiaj
1. P om. — 2. BLSCh (J.5. — 3. BCh om. — 4. Cli om. — 5. LS jj^j. — 6. LS
j.W B om. ab "^j- — "• PCh C—!'. — 8. S add. 5Jj>. — 9. BCh om. dep. ^,0^. —
10. BLSCh om. — 11. Ch ^.bo^l. S. de Sacy, Expose de la religion des Druses I
cccxxxn sq. et Wüstenfeld, Geschichte der Fatimiden-Chalifen, 189 — ^ui^JI. —
12. BLSCh om. dep. J. — 13. BLSCh om. dep. J. — 14. LSCh J»5L. — 15. LSCh
ju,.. — IG. Ch ,»***>. — 17. PBLS ,.,sJ*-. — 18. BLS wU,. — 19. P vJ^jU^j.
rameaux de i'euilles d'olivier ou des rameaux de palmier dans n'importe
quelle eglise, rien de pareil ne devait se trouver entre les mains d'un musul-
man ou d'un chretien ni des autres persoanes; la prohibition etait extreme-
ment rigoureuse.
Le samedi de Lazare de la meme annee (al-Hakim) apres avoir confisque
les legs pieux des eglises et des couvents, anciens et neufs, particulierement
en Egypte, saus toucher d'autres pays, il les transfera ä son propre nom.
Cela eut lieu le samedi dixieme jour du mois de redjeb ile Tau 398'. Puis
il destitua le chef des chefs al-IIasan-ibn-l)jaouhar des fonctions de ministre
et au mois de cha'ban de Tan 398- il nomma a eet (emploi) Calih-ibn-'Ali-
ibn-(>lih-ad-l)ou\\aidari et au mois de ramadhan de l'an 399a il Uli donna
le surnom « sür parmi les sürs en 6pee et en plume ». Puis im eertain
lunctionnaire denonca un (autre) l'onctionnaire nomine Maneour-ibn-
'Abdoun, qui etait chretien et geiait la chancellerie des affaires de Syrie,
ainsi que nombre de fonetionnaires des chancelleries des affaires d' Egypte
etplusieurs fonetionnaires musulmans. On leur demanda compte des emplois
1. 20 mars 1008. — 2. 11 avril-9 mai 1008. — 3. 29 avril-28 mai 1009. V. Mednikov,
i, 36(5, note 2 : peut-ütre faut-il lire « de Tan 398 ».
[281] DE YAHVA-iBN-SA'lD D'ANTIOCHR. '„so
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(j-UI jLS ^^3- Oulj O^jjLiJj ^jljjJI <V*ajÄ." ^^äjIä» jLsJ 4-UfJI V,j -—LT /*Chp.l95,
cLJi iblj («Jlsyj JX?i «-kl£« jLäJI rj^=- Sj-sJl j» v. *iy^t, U jj° " ■■■ * sp. 191.
JüljJLs «J| ip-lsdl jljJL. pJÖ jl ^ ^y »J^äIj ijLlLj J^J jL«* ^- J fca!
JU ^j C^JJj ^M<l| 9jS[ fy ^ikjj iljiVl o>j ^~ jL-VI J>i1
1. P *»JjU. — 2. BLSCh om. — 3. LSCh .J^Jt. — 4. B \ju. — 5. S .0J*-. —
6. BCh Law. — 7. BCh om. — 8. BLSCh .U. — 9. P jTb. — 10. «-.V. — 11. C om.
ab (T2^*-
qu'ils occupaient, et on leur ßt payer des amendes; al-Hakim ordonna de
punir particulierement ceux de ces fonctionnaires qui etaient chreti'ens :
il fit suspendre un grand nombre d'entre eux par les mains et confisqua
tous leurs biens : ils demeurerent ainsi suspendus pendant plusieurs jours,
exposes au froid, au vent, ä Ia chaleur du soleil, ä la pluie battaute, un
certain nombre d'entre eux moururent dans ce supplice; d'autres parrai eux,
embrasserent l'islamisme, et furent mis en liberte. Al-Hakim en gracia
(egalement) ä la suite de (leur) conversion ä l'islamisme, apres quoi on cessa
de leur faire payer (des amendes). Mais Mancour-ibn-'Abdoun, qui n'avait
pas embrasse .l'islamisme, fit tout son possible pour les delivrer '.
Les eaux du Nil baissant enormement, la marche des bateaux par la
branche Orientale, de * Tinnis et d'al-Mahallah, fut suspendue; des gues,Chply5-
se formerent ou les betes de somme pouvaient traverser; l'eau se corrompü,
de sorte que les habitanis puisaient (l'eau) servant ä la boisson l'eau du
lac d'al-Djizah, en dehors d'al-Moukhtar en face de Boulaq. En l'an 398"
la crue du Nil s'arreta egalement et le fleuve baissa sans avoir atteint le
niveau necessaire de l'eau. En Egypte les prix n'eurent des lors aucune
stabilite; les vivres devinrent rares et on vit des gens manger des chiens
et des (betes) mortes. Puis la peste s'aggrava qui ne cessa qu'ä la fin de
l'an 399 \
1. Ici finit la traduction de Mednikov, i, 367. — 2. 17 septembre 1007-4 septembre
1008. — 3. 5 septembre 1008-24 aout 1009.
PATR. OR. — T. XXIII. — F. 3. :jO
490 IIISTOIRE. [282]
Jlj X-T SJu viüi.
* P f. 66". ^_y o_^ i^ 5; ^ ^bj 4^5C)ylDI * Sx_JI i-~^ ^.Jy_ J-Lo ^Jl ^_j
13-\ä j6 ^ß\ iU>Jlj ,_iU J* U=-l ^X_o V jlj fc»1 l^L. ^ jl£ Jij 'U j..
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14*Vj^ j^.Y' ö" "r*3"^ ^J' ^' ^*"'I ^ k-Ü=»a, j!s j»f! ,j»% *j5Lk-l ^'^ ^
1. BLSCh Äi-J! M*. - 2. Ch rifoj- -~ 3- P ■W- — 4- CLS ^5-VyLC-]'- —
5. BLSCh om. — 6. BCh om. quatre mots. — 7. S «,^0-J! BCIi om, — 8. P Xoj. —
9. BCh Uli/i. — 10. P J,^!. — 11. ß SLw PLSCIi J.^. — 12. LSCh ^5^^5'. —
13. BLSCh om. — 14. PB L^j Ch .1^.
En Tan 399' al-IIakim ordonna que dans les bains les chretiens se dis-
tingueraient d'avec les musulmans par une croix suspeadue au cou et que
les Juil's corarae signe distinctif porteraieut une cloehette, ä la place de la
croix, ceci tut observe pendant quelque temps; puis cela cessa d'etre mis
en pratique.
Ensuite il ecrivit ä Damas demaudanl la demolition de Leglise catholique
de la sainte Vierge, qui etait une grande et belle eglise; eile fut demolie
au mois de redjeb de cette raeme anneeJ.
Au mois de ramadhan de la meme annee3 (al-Hakim) ordonna que la
priere d'al-Qounout ', qui, comme nous l'avons dit, avait ete supprimee en
Tan 3705, füt remise en usage et faite selon l'ancienne coutume ; il ordonna
aussi que quiconque voudrait faire la priere d'al-Dliouha", qu'il avait egale-
incnt interdite, put la faire. (Puis il interdit) d'insulter aucun de (ses) prö-
decesseurs (califes) ou des compagnons de Mohammed, alors qu'il avait
ordonne (precedemmenl) de inaintcnir leurs uonis allichcs avec des malcdic-
tions. 11 ordonna aussi que chacun fit serment, comme il le voulait et desirait
conformemeut ä la croyance du groupe auquel il appartenait. Puis peu de
1. Ici commenio la traduction de Mednikov, i, 3G7. — 2. 1-30 mars 1009. Ici finit la
traductiOD de Mednikov, i, 3(57. — 3. 29 avril-28 mai 1009. — 4. De cette priere
V. Hughes. A Dietionary of Islam, 482-483. — 5. 17 juillet 980-6 juillet 981. — Ü. La
priere ä l'heure du jour ou le soleil est dejä eleve sur l'horizon.
{283] DE YAIIYA-IBN-SA'ID D'ANTIOCHE. 491
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1. BLSCh ^.-o. — 2. BLSCh *$J. — 3. BLSCh J. — 4. BLSCh om. — 5. BLSCh
om. — 6. BLSCh om. P s. p. — 7. BLSCh ^.L^U. — 8. BLSCh -jJl l$Jl. —
9. BLSCh om. — 10. BLSCh v_^£. — 11- BLS j Ch om. — 12. BLSCIi ^_,.U. — 13. R
JJj. — 14. BLSCh iUJL. — 15. BLSCh L>Ud). — 16. BLSCh o
♦ R p. f 0.
**Bf.H9'.
IM.
temps apres, il interdit tout cela, faisant mettre ä mort uu grand nombre de
ceux qui contre-disaient son ordre.
I Le dimanche dix-huitieme jour rlu mois de zou-1-hidjah de cette meme
■annee2 il fit demolir l'eglise de Marie-al-Qantharah ä Migr; apres l'avoir
ruinee jusqu'aux fondements, il pilla les ustensiles et les ruines qui s'y
trouvaient. Pres de (l'eglise) se trouvaient de nombreux tombeaux et sepul-
tures des chretiens, et les negres, les esclaves et le bas-peuple, apres les
avoir ouverts tous, exhumerent les cadavres enterres et jeterent leurs osse-
ments; les cbiens devorerent les chairs de ceux qui avaient ete (enterres)
recemment. Pres de cette eglise il s'en trouvait une autre des jacobites sous
le vocable de Saint-Cosmas; on s'en saisit egalement et eile fut demolie3.
Puis al-IIakim4 confisqua toutes les terres de sa mere, de sa soeur, de ses
tantes, de ses femmes, de ses concubines favorites, ainsi que leurs proprietes
et de toutes leurs parts consistant en maisons, jardins et en bains qui se
trouvaient au Vieux-Caire (Migr), au Nouveau Caire (Qahirah) et particuliere-
ment dans les environs, et il s'appropria tout.
II fit egalement ecrire en Syrie ä Yaroukh, gouverneur de Ramiah, qu'il
ait ä demolir l'eglise de la Sainte-Resurrection, de faire disparaitre ses
1. Ici commence la traduction de Mednikov, 1, 368. — 2. 13 aoüt 1009. — 3. Ici
finit la traduction de Mednikov, 1, 368. — 4. Ici commence la traduction de Rosen, 48.
492 HISTOIRE. [284]
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o^J Ijslsj'j LjS^yLoi ^JL- ^i& -üi cSj'j *JU *_)jl o~ ^Ju, -y, jJi- __»jj
3V^ i,-vi ft-. >
1. B *rJI;t.. - 2. B om. — 3. BLSCh ~.,,1j. — 4. S t*U. — 5. Ch U-~. —
6. B jjl. — 7. P [ytLk^lj. — 8. P O^!. — 9. R p. VT et 348 ^Vjlj. — 10. P «*»..
— 11. BLSCh om. — 12. PR .l»j. — 13. L \~akJ3. — 14. B om. — 15. S ^Ls». —
16. C ackl. iLoaiJt. — 17. Ch 1Js-J. — 18. C ^y-Jt. — 19. Ch ^ä. — 20. Cli I^Läj
B om. ab ,.0j.
emblemes (cliretiens), d'en arracher les traces et Souvenirs. Alors Yaroukli
'Chp.196. envoya son iils Yousouf et al-Housei'n-ibn-Thaliir-al-Wazzan * en eompagnie
d'Abou-l-Fawaris-ad-Dha'if, qui se saisirent de tout le mobilier qui s'y
trouvait; et apres quoi (l'eglise elle-meme) fut abattue jusqu'aux fondements
ä l'exeeption de ce qu'il etait impossible de detruire et dilTicilc ä arracher
ä enlever. Puis le « Cranion, Calvaire »' l'eglise de Saint-Constantiii et tous
les autres edifices renfermes dans leur enceinte furent detruits, et les vestiges
sacres (saintes reliques) furent completeuient aneanties. Ibn-Abou-Zhahir,
s'efforca d'enlever le Saint-Sepulcre et d'en faire disparaitre la trace, en
brisa et demolit la plus grande partie. II y avait dans le voisinagc (du saiut-
Sepulcre) un monastere de religieuses, eonnu sous le nom de monastere
d'as-Sari-, qui fut egalement demoli. La ruine de (l'eglise de la Resurrection)
fut conimencöe le mardi cinquieme jour de gafar de l'an 400s. Tous ses
doniaines et legs pieux furent saisis, ainsi quo tous les vascs et objets sanvs
et les pieces d'orfevrerie1.
Le lundi dix-huitieme jour de gafar de cette mfime annee3 Calih-ibn-'Aü
ayant ete destituc de 1'adiuinislration des affaires (de l'ctat), l'admiaistraliou
1. Le Golgotha. — 2. Ce nom reste jusqu'ici inexplique. V. Hosen, 348, aote 322. —
3. 28 septembre 1000. — 4. Ici finit la traduction de Rosen, 48. — 3. 11 octobre lOü'J.
[285] DE YAHYA-IBN-SA'ID D ANTIOCHE. 493
CjV ^Ji 4^ -^ *~>^ ci^ i> d^ f-^-5 ^^ ^^ ö* ^ -^ v-^-b J-5^
«iJI «mA, ^ "jjj, 10J*sc, 9*bj ^i ^ J JUU] Jjl J 8^>UJ1
13ljLJbL* V jl ^Ul J £alij ^jlyül _i>j 12^ ^ <>UuJ!j j^JI
L^ ^jUJI 51 dUij ^a^ ^ l« jJA<i V3 OJJI dUr J ^jUJIj 14 oyA^\
^LijClJI rj £>l£ <i ^ j£ 'V^) lUI \>U J! j^>» <UH viU," j*~
1. BLSCh om. dep. * — 2. BLSCh om. — 3. S 4. — 4. BLSCh om. — 5. L jSis. —
6. BLSCh om. dep. * — 7. BLSCh om. — 8. LS SUÜ&J!. — 9. B ^\j3 P J^0
Ch ^cy. — 10. B J*^-? Ch J^. — 11. BP AJjj CIi JijJj. — 12. BLSCh om. —
13. P \JAxsr>. — 14. B ^JL-JI. — 15. BCh «... — 16. C ^jjAxi. — 17. B ,j-li%3.
— 18. LS X?JLOt.
fut rendue au secretaire chretieö Mancour-ibn-'Abdoun, qui avait ete mis ä
l'amende; quelque temps apres son entree en fonetion (le calife) lui donna
le surnom d'äl-Rafi. Apres la destitution de Calih-ibn- 'Ali al-Hakim l'obligea
ä rester dans sa maison; il y resta confine pendant buit mois et quelques
jours. (Al-Hakim) lui avait delivre un sauf-conduit eu regle, mais il trahit sa
propre parole et le fit tuer au mois de chawwal de cette annee'.
Au Caire c'etait l'babitude des chretiens la uuit de la fete du Bapteme2
qu'au debut de la nuit le chef de police de la partie inferieure (de la ville)
suivi d'un grand cortege et monte ä cheval suivit uu palauquin devant
lequel on portait des cierges allumes, dont on se sert en procession, ainsi
qu'un grand nombre de torebes; il parcourait les rues, en proclamant parmi
le peuple que cette nuit-lä les musulmans ne se melassent pas aux chretiens
pour ne pas deranger leur fete. En effet les chretiens, ä Taube apres cette
nuit, se' rendaient au bord du Nil, et beaueoup d'entre eux s'y baignaient.
C'etait en particulier l'usage des melkites en cette nuit de sortir de l'eglise
cathedrale, qui se trouvait äQacr-ach-Cham', connue sous le nom de l'eglise
1. 18 mai-15 juin 1010. — 2. En arabe ^-^M -V- L'Epiphanie? Le nom n'est pas
tout-ä-fait clair; mais la meme description du cortege, sous le nom de ^.v
nous avons dans Maqrizi J=Li"! i, 495.
494 HISTOIRE. [286J
* s P. 194. jUUlj äjJUJI 3ÄäJU1 OäJUI ?i'l>iL ^^ £*?» J 1JrJliC< a ■ <T.
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1^>J-I* /»j^Wl ^ j~> (J (^IäJI jvA^^as-j j^TI^La Ijj lj_£-»I)J AX^JI viuT Ja *£■*.—<
*Chp.l97. jO| *SUJI *l*i UoL&lj cJl ^Li J* s^c. J —I j^5C V L ^^iJlj Ä. .M ^
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1. S J-SU*". — 2. P oj^k. — 3. BLSCIi o^V- — 4- BLS *u¥~°- —
5. BLSCh **iJ1 Jus,.. ~ 6. S Jx. — 7. CCh add. ^tUl J.=. -- 8. PCli jysJuj.
— 9. CCh !_,_jU. ^Jj. — 10. B om. — 11. S L*»_j Cli j^**«j. — 12. BLSCh om. —
13. BLSCh J»1 — 14. PCh oXUt. — 15. CCh *% — 16. LSCh a^!. — 17. BLSCh
add. J»J. — 18. BCh ~J^Ji ^y. — 19. BLSCh oXb. — 20. Cli add. J,J. — 21. BL.
om. — 22. B J-jcu-j.
de Michel, en grande troupe, en executant des chants agreables et melo-
dieux, en portant ostensiblement des eroix et un grand nomhre de cierges
allumes, pour se rendre en proccssion sur le bord du Nil, avec priores de
Päques', en priant ä haute voix pendant toul le trajet. L'evöque, leur chef,
prononcait un sermon en arabe, faisant des voeux pour le sultan et ses proches
selon son desir; puis ils s'en retournaient dans le meine ordre a leur öglise
pour y achever leurs priores. Al-Hakim ( lui-mrim ••] avait diiranl de nom-
breuses anuees assiste ä cette (fete). Tous les habitauts de \ I i <; r , aiusi <j m>
tous les representants de (differentes) coramunions religieusea ä Micr
goütaient en cette fete tant de plaisir et de joie, qu'ils n'en eprouvaient
-ciip. 197. * en d'autres jours de l'annee et en d'autres fcles. Mais en Tan 400" al-Hakira
defeudit toutes ces pratiques a tous; il ne permit ä personne, quel qu'il Tut,
saus exception, de faire ricn dans ce genre pendant cette nuil et ce jour.
(11 ordonna) de s'abstenir de (cette feto, ni d'en parier, que son jour ful
comme tous les autres, qu'on ne s'j preparät plus et qu'on n'en fit plus
mentioii.
1. Dans le texte ^_, »sL>. Je crois qu'il ne s';i^it pas d'un endroit, m.iis d'un chant de-
Päques. V. le Dictionnaire de Helot sous la racinc vJU*j. En tout cas on n'est pas certain.
— 2. 25 aoüt 1009-14 aoüt 1010.
[287] DE YAHYA-IBN-SA'ID D'ANTIOCHE. 495
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J 10^^ Vi ^ -^ r1 9^Li W <^ 8(VU^ 1>*>j fr^ly kl 1**^
1. BLSCh add. J. — 2. BCh ^b J, LS ^jb. — 3. Pjj«^. — 4. BLSCh om. -
5. BLSCh ^ysätyl ^JJÜI. - 6. BCh J£ - 7. BCh LsJlj. - 8. BCh ^L* LS
r»U=! C ^Uä»!. — 9. B Ijum. — 10. B Ijä. — 11. Ch ^'J'J- — 12. P byl). —
13. BLSCh Jülj. — 14. BLSCh Uul. — 15. BCh tLo.
Le mardi deuxieme journee ' du mois de ramadhan de l'an 400" (al-Hakim)
ordonna ögalement de detruire le couvent d'al-Qoucair, qui etait un couvent
des melkites, sur la montagne d'al-Mouqattham pres de Micr, bäti sur le
tombeau de saint Arsenius et de piller tout ce qui s'y trouvait. Arsenius,
patriarchc d'Alexandrie, y residait alors se vouant au culte de Dieu. II en fut
expulse avec tous les moines qui l'habitaient. Ce meme patriarche Arsenius
avait entoure le couvent d'une puissante inuraille, y avait l'ait de grandes
reparations, l'avait restaure, ajoutant de nombrcuses constructions. Tuut
cela fut detruit et le couvent resta en ruine. A l'exterieur de (ce couvent)
les chretiens melkites avaient leurs tombes et les sepultures de leurs morts;
la plebe et les esclaves les ouvrirent tous, en arracherent les (corps) et apres
s'etre empares des cercueils ils jeterent leurs ossements. C'etait lä un acte
abominable; jamais on n'avait vu pareilles profanations et rien de semblable
ne s'etait passe dans les temps passes.
Apprenant cela al-Hakim ordonna, mais apres le fait accompli, de cesser
d'ouvrir les tombeaux et de ne plus oser toucher aux morts. Aussitöt (apres
cela) il envoya ä Damiette, oü il fit detruire keglise de Sainte-Marie, connue
sous le nom de l'eglise d'al-'Adjouz, sa ruine fut achevee le vendredi dou-
1. Ici commence la traduction de Mednikov, i, 369-371. — 2. 18 avril 1010.
506 HISTOIRE. [288]
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U-kfc lÄi-U dUi> V« Ji-Ij dLJIj -C^JIj *_j— ailj SM-aJl <~i.i -J^-|j <— =>- L^ia
1. CCh J p.^ii. — 2. Ch iyU, fjDl. — 3. B om. dep. \ -- 4. BSCh »jUÜ. —
5. BCh jJJ!. — 6. P U,W cJbj'j. — 7. P or-Co. — 8. P iST-LJ!. — 0. BCIi om. dep. *. —
10. P ,—=. i.^. — 11. S Lütj. — 12. Ch j>j=^°. — 13. BCh om. — 14. S ^.Aal -
15. B om. dep. j>j. C add. X.CJJ. — 16. BLSChom. — 17. S ^O^lj. — 18. BCh lib^k
zieme jour du mois de ramadhan de celte annee'. Pres d'elle il y avait
egalement de nombreuses sepultures des chretiens melkites de cette ville;
elles furent violees; l'eglise fut eompletement ■ detruite de sorte qu'il n'en
resta aucune trace; ses vases sacres et tous ses legs pieux furent saisis.
D'apres l'estimation publique, il n'existait pas dans la plupart des pays de
l'empire musulman, en exceptant Teglise de la Resurrection ä Jerusalem,
aucune eglise semblable ä celle-lä pour la beaule de rarchitecture, l'impor-
tance de ses constructions, la richesse du mobilier, les vases sacres d'or et
d'argent, comme aussi par le nombre de ses proprietes foncieres. Puis ä sa
place fut bätic une caserne, oü fut etablie une mosquee.
Au soir du mardi vingt-deuxieme jour du mois de zou-1-qadah de Tan
400, qui est lc quatrieme jour du mois de temmouz de l'an 13213, Arsenius,
patriarche d'Alexandrie, apres avoir siege dix ans et ou/.e mois solairfcs
fut secretement mis ä mort. Pendant les dernicrs temps de sa vie sa maniere
de vivre avait ete tres edifianle : il s'tHait adoniie a la priere, au jeüne, a
la devotion, ä la vie ascetique avecune grande ferveur'.
1. 28 avril 1010. — 2. Le 22 zou-1-qadah '/00 = le vendredi (non mardi! 7 jaulet
1010 Le 4 lemouz correspond au mardi du '1 juillet. — 3, Ici finit la Iraductioo de
Mednikov, 1, 173.
[289] DE YAHYA-IBN-SA'ID D'ANTIOCHE. 497
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1. BLSCh J^üJl J .rU-'t. — 2. PS Jjüj. — 3. BCh ä£LJ!. - 4. BCh om. LS
la^s^j L 1*}.^V — 5. PS i.jj. — 6. P om. — 7. C om. — 8. LS i_^>\. — 9. C
j jj^L. — 10. SCh Ij^tj L L^L — 11. Cli L^> — 12. BLSCh C^w=jj. —
13. BLSCh om. — 14. BLSCh om.
Puis al-Hakim recommenga avec plus d'aeharnement encore ä massacrer
tous ses sujets et ä mettre ä mort les premiers personnages de son empire,
comme d'autres * fonetionnaires et chefs militaires, ainsi que des soldats *chp.i98.
et des hommes du peuple, leur faisant couper les mains; il depassa toutes les
bornes (de la cruaute) ; c'est pourquoi son pays tomba dans le desordre, les
prineipaux personnages de la nation ayant disparu. Dans ces conjonetures
le göneral en chef al-Housein-ibn-Djaouhar, reste seul des chefs de l'empire,
jouissant de renommee et de gloire, craignit pour sa vie. II s'enfuit emmenant
avec lui ses fds, son gendre 'Abd-al-'Aziz-ibn-Mohammed-ibn-al-Nou'man
avec ses deux fils. 'Abd-al-'Aziz avait exerce les fonetions de juge supreme,
puis avait ete remplace par Malik-ibn-Sa"id-ibn-Malik. Ils se dirigerent
tous vers les Benou-Qourrah, dans le district d'Alexandrie, s'adjoignerent
ä eux et sc lierent solidement (d'amitie) avec enx. 11s avaient empörte en
numeraire ce qu'ils avaient reussi ä empörter secretement. (Les Benou-
Qourrali) les recurent tres bien, et ils resterent aupres d'eux, tandis qu'ä
Micr et autres endroits tous leurs biens et proprietes etaient saisis et con-
fisques. Tout ce qui avait ete trouve dans leurs maisons, fut empörte et mis
sous sequestre.
Une autre fois dejä avant cela (al-Housei'n et 'Abd-al-'Aziz) avaient appris
qu'al-Hakim voulait les tuer; ils s'etaient enfui tous deux, ainsi que leurs
498 HISTOIRE. [290]
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1. BCh solum J. — 2. C otn. ab w*»*- -- 3. BLSCh IjiUs. — 4. P s. p. Ch
y^ys^. — 5. BLSCh ÄJUc. — 6. BLSCh *vyj. — 7. P J^. — 8. BLSCh »^-»Ij.
— 9. C 4— jiiUj BLSCh om. — 10. Ch bj^. — 11. C H~JL. — 12. S ijL». — 13. B
fils le mercredi onzieme jour du mois de djoumada II de l'an 399'; ils-
allerent ä la montagne d'al-Mouqattham oü ils resterent trois jours. Mais
accables par la misere et sur le point de perir de faim et de soif, ils
etaient revenus et avaient gagne le palais (d'al-Hakim) afiu d'implorer
leur gräce ä l'entree de la nuit. C'etait le saraedi quatorzieme jour du meine
mois", oü ils se jeterent ä terre ä la portc du (palais). II los lit appeler
chez lui, (al-Hakim) les interrogea; ils lui apprirent, qne c'etait leur
peur et leur epouvante d'etre tues qui les avait portes ä s'enfuir dans L'espoir
de se sauver. Apres les avoir rassures et renvo^yes dans leurs naaisons,
il leur lit don d'häbits d'honneur piis parmi ses propres vetements et habits.
Puis il leur delivra im sauf-conduit pour eux-mdmes, leura enfanls, leuis
familles, leurs biens et tous leurs moyens de subsistance. Cette piece leur
fut hi(> au palais de calife eu präsence des sujets de l'empire.
Mais lorsque le gönöral en chef avec ses enfants se furenl enfuis pour la
seconde l'ois, tous los fonctionnaires d'etat qui etaienl restös furent con-
vaincus qu'ils allaient perir. Apprenant cela, al-Hakim ecrivil ä chaque
classe de la population un sauf-conduit ä part, pieces <pii furem" Ines dans
son palais, il les tranquillisa tous et les assura d(> SOD pardon. Aussitöt
apres ccla il ordonna de revenir A la priere d'al-Qounout et d'al-Dhouha*
1. 10 fevrier 1009. — 2. 13 fevricr 1009. — 3. V. plus taut.
[291] DE YAHYA-IBN-SA'ID D'ANTIOCHE. 499
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12dlU> J i_*S lo jjli (^jL-l Jl~>3 *rJb\ ^ U'l>* ULI *AÜaclj pyJ (jL-s-VL
1. P iä-aj. — 2. BCh üüJ! S i'JUI. — 3. P ..£>. — 4. C ^j,«. — 5. P Ai.. —
6. BLSCh add. oXJi. — 7. BLSCh ^. — 8. PB .X=J. — 9. Ch 'ijü. — 10. BLSCh
om. — 11. BLSCh cj^jili. — 12. BCh om. — 13. BLSCh *j~ob CUäJt -^SJ}.
et de retrancher dans l'appel ä la priere (l'azan) « hayya ala-khair-al-
'amal »\ Au temps passe cette addition etait inconnue. G'etait Djaouhar,
qui ä son entree ä Micr avait introduit cette addition.
Ayant destitue2 al-Kafi-Mancour-ibn-'Abdoun de l'emploi d'inspecteur
des affaires d'etat, (al-IIakim) le fit tuer peu de temps apres sa destitution
et ce meine jonr, c'est-ä-dire le jeudi quatrieme jour du mois de mouharrem
de l'an 401 3, il remit les all'aires ä Ahmed-ibn-al-Qoucouri. Puis il le tua
egalement au neuvieme jour de son administration et nomma ä sa place
Zour'ah-ibn-'Isa-ibn-Nesthouros, * le cbretien, auquel apres quelques jours *Chp.i99.
de son administration il accorda le titre d'ach-Chafi 4 .
Quant ä al-IIousein-ibn-Djaouhar, comme son sejour et celui de ceux
qui s'etaient enfuis avec lui aupres des Benou-Qourrah ä savoir 'Abd-al-
'Aziz-ibn-Mohammed-ibn-al-Nou man avec leurs fils, se prolongeait, al-Hakim
entra avec eux en correspondance au sujet de (leur) retour aupres de
lui, il leur promettait un bienveillant accueil ainsi qu'un second sauf-conduit
pour leur vie et tous leurs biens, dans lequel ils devaient avoir confiance.
Puis il leur en fit dresser un acte public qui fut lu publiquement seance
tenante, au palais; al-Hakim prit ä temoins le premier qadi Malik-ibn-Sa'id-
1. « Hätez vous ä meilleure action ». — 2. Ici commcnce la Iraduction de Mednikov,
1, 371. — 3. 18 aoüt 1010. — 4. « Qui guerit; le guerissant ». Ici finit la traduction
de Mednikov, 1, 371.
500 HISTOIRE. [292]
<,y>.J\ J\ \y\Ji J\^\ y> öL».j CÜU ^ jl». £. eUL SUäll ^G oj^^
a_s t£u? Lw <— iJ ^JLfc Jyilj S-oJ* ^_ftfj islju» iL*» <L*Jjj bJÄ« UL.1 Ua>_l pjJ
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- sp. 199. j^ ^3 öji j* o„ ^tJ| j ^ jacj C* p^ic dlJi ^a» jjj <;_^~ * »ÜjJl
^»^ j. lyy~*)\ sUA*cJ\s a^ ^ dUL, SUüll ^iG ^=^ o. ^J llA»
1. BCh om. S ÄiJI ^ Af^\ J. — 2. Ch iyU — 3. B i^Jl Cli M-Jl L
ii-iUl S äjiUl. — 4. BLSCh n^- — 5- B ■***• — 6. B A*i. — 7. PLS Ctf-*~j
BCh O^j. — 8. Ch v_iUM_,. — 9. L J^a. — 10. S jj/^~J- — U. I- ^W^-
ibn-Malik et un grand nombre de nobles qu'il s'engageait ä observer le
contenu du (sauf-conduit). Ils (al-Housexn et 'Abd-al-'Aziz) consentirent ä
revenir et ils entrerent ä Mier au mois de mouharrem de Tan 401 ' oü avec
la permission (d'al-Hakim) tous les dignitaires leur firent accueil. Puis leur
avant ecrit encore un sauf-conduit, oü il insera un serment fcrme et des
engagements solides, il prit ä eet egard coninie temoins de ce qui y etait
contenu, le premier qadi Malik-ibn-Sa'i'd et un grand nombre de ses temoins
veridiques; ensuite il leur rendit tout ce qui avait 6te trouve che/, eux. Puis
al-Housem-ibn-Djaouhar envoya une eopie du sauf-conduit a la Mecque pour
le suspendre sur la Ka'bah et ainsi le forcer ä tcnir sa promesse. Mais eela
ne leur iüt d'aucuue utilite : (al-Hakim) les lrab.it le meine mois de cette
anuee, en arretant al-Housein-ibn-l)jaouhar et 'Abd-arA/.iz-ibn-al-Nou'man,
lorsqu'ils se dirigeaient vers le palais. Lorsque leurs Qls l'eurent appris,
Dja'far-ibn-al-Housein-ibnDjaouliar se eaclia ; on le chercha, mais ne le
trouVa pas. Les routes furent coupöes et etroitement surveillöes; mais malgre
les recherches les plus rigoureuses on ne put s'en emparer.
üesespen'' de ne pouvoir le reprendre (al-Hakim) fit venir le premier
qadi Malik-ibn-Sa'i'd pour faire jurer al-Hous6'm-ibh-Djaouhar et 'Abd-al-
'Aziz, qu'ils ne s'enfuiraicnt ni ne disparaitraient ni se cacheraient ni ne
sortiraient de la ville; mais qu'ils sc presenteraient ä tout moment oü il les
1. 15 aoüt-13 seplemhre 1010.
[293] DE YAHYA-IBN-SA'ID DANT10CHE. 501
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jlia ^Jl J.U ^ ^iJI Jb ^UJI 1:\1 JJ.J * 14rv:-!. jl */Li CI^J1 j, * R p- fv-
1. Cli i—JL. — 2. BLSCh Juc Jb. — 3. Cli iU^I. — 4. LSCh .gJo.1. — 5. Ch
U^. — 6. BLSCh om. — 7. BCh L^Li. — 8. BLSCh ^i! »»-i'. — 9. L IjJ.. — 10. L
öJJl. — 11. BLSCh -s*V — 12. BLSCh ~JJ oiJL — 13. L ~ Jj!. — 14. BLS
*a>ju~3. — 15. R om.
convoquerait. Puis il leur rendit la liberte ; üja'far sortit alors de sa cachette,
et (al-Hakim) lui fit don d'uu vetement d'lionneur et en le rassurant il fut
tres gracieux envers lui. Mais le vendredi douzieme jour du mois de djou-
mada II de Tau 401 ' al-Houseiin et Abd-al- Aziz allant, comme d'habitude,
au palais (al-Hakim) les arreta, et ils furent mis ä mort. Avec eux fut tue
Isma'il-ibn-Calih, frere d'al-Fadhl-ibn-Calih; al-Fadhl avait ete mis ä mort
lui aussi dix-neuf mois avant eux.
Puis Dja'far et Abou-Dja'far2 fils d'al-IIousein-ibn-Djaouhar, avec leur
jeune frere encore mineur nomme Djaouhar se refugierent en Syrie, au
moment oü Ibn-al-Djarrah s'en etait empare; ils voulaient se rendre aupres
de l'empereur Basile. Ils ecrivirent au duc d'Antioche, le patrice Michel,
surnomme le Kitonite, lui demandant l'autorisation d'aller le trouver ä
Antioche. Gelui-ci leur ordonna * d'attendre jusqu'ä ce qu'il ait demande *Chp.aoo.
pour eux l'autorisation de l'empereur. N'ayant pas la patience d'attendre,
ce moment, ils resolurent de gagner l'Iraq; mais ils furent saisis et tues.
Ils s'etaient rendus aupres de Hassan-ibn-al-Moufarridj-ibn-al-Djarrah pour
lui demauder de les faire passer (plus loin). Mais al-IIakim lui avait proniis
1. 21 janvier 1011 (samedi-dimanche). — 2. Ici commence la traduetion de Rosen,
48-49.
502 H1STOIRE. [294]
^ J -/^ ls'I pr"i-> ^^-J J-*-*-: (n^-9J pr^ <j^J 'pc'i °t~r~~i •% Cf.
10^£> ^^Jlj ^jLäJ! ^. ÄiÄJl -vi-jr jl iJLxijlj 8-\^l ö- cj^J^ ,y ^3
v. «jujij ^.i.?tdi i,!ja>.j 12^j._ji ^yi 1«^ j^^v^j if_^—^_ ^\ ijxji ^yi
♦'Bp.aoi.iVlj * c^1 J^3 JtjJlj 18^J 17-ij>Uj J»Lr?Jl 0- 16^ o-ÜI -^ l-
* Pf. 69'.
.0. —
1. P rt-u^. — 2. BCU om. — 3. LS ^>\. — 4. B JIjj. — 5. BCh v~> jl P &
— 6. S om. — 7. BLS j&J». — 8. LSCh ^J*.l. — 9. P i^t. — 10. BLSCIi ^—i
11. BLSCh add. ^J. — 12. CCh add. ^Jl päUJlj jl/ill ^ La^ jji käs. — 13. P
ijta... _ 14. LS 1^ Ju_J! _>,i .rs .vo.sr-M. — 15. LSCh ^^»-t. — 16. LS om. —
17. B ^j.^^. — 18. BLS iyJI P s. p. C * \jü\y — 19. S U~~ *J! L om. — 20. S 3.
— 21. BLS J.s. — 22. LS om. — 23. Cli J**Mj.
deux cent mille dinars, s'il s'emparait d'eux. (Hassan) lenr dit alors astu-
cieusement : « üccnpez-vous vous-memes de votre salut » ; apres quoi ü les
fit accompagner jusqu'ä ce qu'ils fussent arrives ä im endroit nomme as-
Souweida, dans le district de Damas ä une journee de marche de La vi 11c
Mais (Hassan) avait donne im eonseil ä leur egard ä Moukhtar-ad-Daoulab-
Abou-'Ahdallali-ibn-Nazzal, celui-ci s'empressa de les atteindre, les fil saisir
et les mit ä mort ä Damas. Leurs tetes furent apportees au Caire au mois de
rabi' II de Tan 403* ■
Au mois de mouharrem de l'an 401 2 (al-Hakim) ordonna d'obliger les
chretiens et les Juifs ä remplacer les ceintures de diverses couleurs qu'ils
portaient; ils devaient se borner a porter des ceintures noires'. Puis il
renouvela ravertisscment et la defense de fabriquer du via et d'en boire soit
en secret, soit en public durant le mois de ramadliun de l'an 401'; enoutre
il ordonna de briser tout ce qui pourrait en etre trouve cliez les gens en fait
de jarrcs, de vases, de gourdes, d'amphores, aiusi que toutcs sortes d'instru-
ments de jeu et de musique, avertissant que rien de tout cela ne füt garde,
döfendant de les fabriquer ou de s'en aervir et menacant de chätiments
1. 20 octobrc-17 novembre 1012. Ici linit la Iraduction de Rosen, 49. — 2. 15 aoilt-
13septembre 1010. Ici commence la traduclion de Mednikov, 1, 371. — 3. Ici finit la tra-
duction de Mednikov, 1, 371. Comp, la traduclion de Mednikov. — 4. 8 avril-7 mai 1011.
[295] DE YAIIYA-IBN-SAID D'ANTIOCHE. 503
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*-[y>y\ j^\ «Jjj Oj*j>- ^L Ja ÜjjJI Je ^ÜLJI JS^JI 18-J>_ j^IäJI 17^JJ *Rp.354.
1. LS Acjj'«. — 2. P »JJJu. — 3. CCli add. j aj s ^> ^üx! I ,.~» sJ^, ii£JL» jL,. —
-' J \ ■ *— • • -J C- r ^ J -/
4. B omm. — 5. BLSCh ^UJI tJ;U3. — 6. S I^yb. — 7. B ^». — 8. BLSCh
,j&\. -- 9. P ^JJ!. _ io. PS ^ü^ L om. — 11. PLS J^=rf. — 12. L LjjJI. —
13. BLSCh om. -- 14. L +~y,. — 15. C add.j aLüj ajy. — 16. S -^a. — 17. BR
?5S LS ^j Ch yl. — 18. BLS £3Jl> P s. p. Ch ~*jl> et infra.
severes pour la (violation de cette disposition). On jeta de grandes quantites
de" vin dans les chemins ; les instruments servant aux jeux furent brüles,
ce qui fut uniformement accompli dans tout son empire. II defendit ensuite
aux chretiens de celebrer l'Eucharistie (avec du vin); ils se mirent alors
pour remplacer le vin ä se servir pour l'Eucharistie, d'eau, oü on avait fait
macerer du raisin sec ou im cep de vigne. II abolit les cuisines et les salles
ä manger qui avaient ete installees par son ordre tous les jours; il interdit
aussi les distributions d'aliments,, qui se faisaient aux grandes fetes. Lui-
meme il se borna ä manger ce qui lui etait envoye chaque jour par la souve-
raine, sa mere.
En ce temps-lä arriverent de Tripoli de Syrie des bateaux apportant un
cadeau en fruits secs et frais, ainsi que d'autres provisions ; et (al-Hakim)
ordonna de jeter le tout dans le Nil ä l'endroit, counu sous le nom d'al-.VIaqs ;
il tit tuer les matelots qui s'y trouvaient. (En meme temps) egalement il üt
cesser la fabrication des vetementsqui etaient confectionnes pour lui ä Tinnis
et ä Damiette.
Al-Hakim' avait conile au Türe Yaroukh, surnomme 'Alam-ad-Daoulah,
le haut commandement de toutes les troupes avec le titre d'Emir des emirs
1. Ici commencent les traduetions de Rosen, 354-355, et de Mednikov, i, 372-374.
504 IIISTOIRE. [296]
Chp.2oi. Ow j, jLj c-bJI (j-^' O-* *l*^-* ^3 LjTVU-j ^*?" ^V" >^=-j ',_r^
Sp.202. Sj£ ^*LU 9(y ^k)=> J j^Ö^1» *Ä^ 8^VU-JJ ia-lj ^i 7Jlj^l 0jIäÜ) ' ^ß
^UÜ ^>Uj j^ L0; V^Ü cUj l^j ^M Ji c^1 12äJ-1 jUj ^ W
P p. 70. ^Ul ^> *&L=- ^/^j d^ ■&-]} (vftjiUj l^ jl£ * j* I5J3 ^ ,3ii} ^l^i
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4. p J|. _ 2. PLS ,r«J£ — 3. L om. — 4. P L^U.. — b. S »Lab Ch uUw. -
6. Ch .U^l. - 7. B^L/j. — 8. P o^j> - 9- BLGh om- — 10- L j/*" S Z^1
— 11. S/io. — 12. PBR ^ — 13. BLSRCh ^UM. — 14. BLSCh om. — 15. BCh om.
— 16. S (^B'JJI. — 17. BLS ~y Ch .jsiJI. — 18. C ^^ ^J|- — 19- PB o^^'j-
— 20. LS 1XU. — 21. S b^J».
et l'avait nomme gouverneur de Syrie, oü il Tenvoya. Yaroukh partit avec
'Chp.201.sa femme, qui etait la ülle du vizir Ya'qoub-ibn-Yousouf-ibn- * Killis; et
ils partirent avec tous leurs biens et tout ce qu'ils possedaient en fait
d'objets precieux. II partit en compagnie d'une caravane de marchands qui
avaient de grands biens et de nombreux effets. Sur la route, tout pres de
Ghazzah, al-Moufarridj-ibn-Daghfal-ibn-al-Djarrah avec ses fils les arreterent
sur la route et se ruerent sur eux. II s'empara de tout ce qu'ils avaient et
ayant fait Yaroukh prisonnier, il le massacra. Puis Ibn-al-Djawah se dirigea
sur Hainlab, y entra, et permit aux Arabes de la piller, et s'empara de la
Fortune du peuple, saisit tous ses liabitants, leur imposa uiu: contribution,
conlisqua leurs biens; ä la suite de cela un grand nornbre d'babitants de la.
ville füren t reduits ä l'indigence. Puis il proelama comme calife Abou-I-
Faradj-al-Hasan-ibn-Dja'far-al-Hasani, alors emir de la Mecque, lui con-
feraut le titre de « Emir des Vrais Croyants », lui donna le surnom d'ar-
Rachid-lidini-llah et lit frapper monnaie a son nom. Les Arabes se rendirent
maltres de la Syrie et la possederent depuis al-Farama jusqu'ä Tabarie;
puis ils assiegerent longuement les forteresses du littoral, mais ne purent.
s'emparer d'aucune d'entre elles '.
1. Ici finit la Iraduction de Rosen, 355.
[2()7i DK YAIIYA-IBN-SA'ID D'ANTIOCHE. 505
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1. BLSRCh jLuj C .L-j — 2. B kUM. — 3. P s. p. LS JLx B LS^L Ifels. —
4. CCh i*J. — 5. BCCh om. — 6. BCCh om. quatre mots. — 7. B ..lilj CLSCh ..Ul. —
8. BCCh J*3. — 9. R p. VT »jläU,. — 10. BLSCh ilsly. — 11. LSCh ^JäJj. —
12. B ^-IrM. — 13. BCh om. dep. *. — 14. BCh UJlj. — 15. P s. p. — 16. LSCh 4-jI
Al-Moufarridj-ibn-al-Djarrah' obligea les chretiens ä reconstruire l'eglise
■de la Resurrection ä Jerusalem et nomma au siege du patriarcat de Jerusalem
uu eveque de ce diocese, qui etait dans la ville de Hibal, du nom d'auba
Theophile, qui apres avoir siege huit ans, mourut. Al-Moufarridj-ibn-al-
Djarrah aida a la reconstruction de l'eglise de la Resurrection, oü il restaura
plusieurs endroits dans la mesure de ses moyens et de ses forces-.
Puis Ibn-al-Djarrah fit venir Abou-1-Foutouli-al-Uasani de la Mecque;
celui-ci partit pour la Syrie et arriva ä Ramiah le samedi vingt-troisieme
jour de Tan 403 3, oü il entra ä cheval avec une seile et im mors de fer;
descendu au palais du gouvernement de (la ville) il publia l'edit, qu'on lut
au peuple, pour que personne ne baisät la terre devant lui, cet honneur
n'appartenant qu'ä Dieu le Puissant et le Grand. II apporta du Hedjaz beau-
coup d'argent que les Arabes dissiperent; puis ils se mirent ä le gener et ne
lui donnerent plus ce ä quoi il avait droit selon la dignite dont ils l'avaient
revetu, de sorte que sa position s'affaiblissait.
Entre temps al-Hakim avait largement donne de grandes sommes d'argent
-ä Hasan-ibn-al-Moufarridj, pour qu'il (persuadät) son pere de mettre fin
1. Ici recommence la traduction de Hosen, 49. — 2. Ici finit la traduction de Rosen,
49. — 3. 13 septembre 1012.
PATR. OH. — T. XXIII. — F. 3. 33
506 HISTOIRE. [298]
e ^ t fr - c c-
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1. BCh om. - 2. S ,c«ejJt. — 3. BCli JL^t J,!. — 4. 13 .^L. — 5. C >UJI As.
— 6. L ^g-Xa.1. — 7. B om. , sj.I. — 8. BCh *^y°- — 9- LS Lsukäj. — ■ 10. Com. usque
ad öUw.lj. — 11. BCh om. — 12. Ch {j^>\. — 13. S om. dcp. Äi~>. — 14. B {j^»J\.
— 15. P »jAj fz^j.. — 16. L J. — 17. BCh om. dep.*. — 18. BLS add. -^e. —
19. BCh yLsMj. — 20. S ^ jl. — 21. B !JcJ LSCh J*J. — 22. BLSCh om.
ä (l'aventure) d'Abou-1-Foutouh'. (Son pere) lui conseilla de quitter la (Syric)
et envoya avec lui Tun de ses serviteurs de confiance connu sous le noni
d'Abou-1-Qaoul pour qu'il le ramenät dans im lieu sür. Retourne ä la
Mecque, il y fit la priere pour al-Hakim, calife comme autrefois, apres l'avoir
faite pour lui-meme ; puis il ecrivit ä al-Hakim pour presenter des excuscs
et demander pardon; apres quoi (al-Hakim) accepta ses excuses et apres
l'avoir comble" de presents le traita avec bienveillance. La Syrie resta entre
les mains des d'al-Djarrah, qui s'y maintinrent en maitres jusqu'au mois de
*Chp.202. mouharrem de Tan * 404 -. Leurs exactions et oppression envers le peuple,
sc renouvelant toujours, devinrent insupportables : un graud uombre de
chretiens, qui habitaient la Syrie, prireat la fuite et se dirigerent tous vers
le pays des Grecs; la plupart d' entre eux allerent se fixer ä Laodicee et ä
Antioche3.
Au mois de djoumada I de l'an 402 ' al-Hakim ordonna d'exiler et de
renvoyer de (son) pays tous les chanteurs et musiciens. Ils sc reunirent et
implorercnt sa pitie en lui demandant pardon. Leurs priores ayant ete
exaucees, on leurfit faire le serment qn'ils ne s'occuperaient j>lus dorönavant
de ccs choses et quo personne parmi eux ne se mettrait (ni a chanter ui ä
1. Le texte est probablement un peu alume. — 2. 13 juillet-11 aoüt 1013. — 3. Ici
linit la traduetion de Mednikov, I, 374. — 4. 30 novembre-29 decembre 1011.
[299] DE YAHYA-IBN-SA'ID D'ANTIOCHE. 507
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cii- iÜ ^ic-^'Yl f_y_ J jJ^-aJl ^j-jjL^. i ^ tr_;c. J» *frjj JUI J^Uj
1. BLS^a-j — 2. L Lfc^ilj. — 3. BLSCh ^-i.. — 4. BLSCh £j'lj. — 5. BCh
J~«)!. — 6. BCh \j$* L 1$j. — 7. BCh ^5. — 8. LS sUl^J. — 9. LSCh ^j£&: —
10. LS jl»Isj*. — 11. S U^. — 12. P yUl. — 13. B l$UI. — 14. B JJ^JI. — 15. Ch
is^ks LS ijkL. — 16. S om. — 17. BCh ora. — 18. BLSCh om. dep. \
jouer). Puis il defendit le raisin sec et le miel et mit sa main sur ces deux
objets, qui petit ä petit cesserent d'ätre en usage. On ne pouvait vendre
que cinq rithls ou moins de raisin sec et trois rithls ou moins de miel ä ceux,
qui s'en nourrissaient. Onplaoa des hommes de confiance aupres des vendeurs
de ces deux objets pour veiller ä l'observation de cette mesure. Apprenant
que ces deux objets se vendaient et qu'on en fabriquait une boisson enivrante
defendue, il mit en garde plus severement contre (la vente) ces deux objets
et interdit absolument de les vendre. Puis il ordonna de brüler le raisin sec ;
ä Micr on en brüla plus de cinq mille demi-mesures et sacs. Le miel fut
egalement jete ä l'eau et verse dans le Nil; il fut absolument defendu d'en
importer ä l'avenir et de le mettre en vente. Quand le raisin arriva ä
maturite et que les gens commencerent'ä en acheter et ä le presser clandes-
tinement, il ordonna egalement de le faire jeter dans le Nil et il defendit d'en
vendre ou d'en manger.
Le lundi douzieme jour du mois de cafar de l'an 403' mourut ach-Chafi-
Zour'ah-ibn-'Isa-ibn-Nasthouras, le chretien. C'etait un homme dune vie
irreprochable, de moeursdignes de toute louange, il fut aime de son souverain,
1. Le 12 cafar 403 commenca apres le coucher du soleil le lundi 1" septembre 1012.
Ici commencela traduction de Mednikov, i, 374-379.
508 H1ST01RE. [300]
'LLuI « w jljjJl wr*^ /v jV—sJl JsA» Jj-«il (j ^LL-JJ ^_»~aj ^ULSj SJj- ^L-J
* S p. 205. t^VI J-tl dUj JU> 4JI5 ÖJI ^ JjV' y>J * 2^ Jy. C^uL CU ^ ^-^v
* B f. 122. ° j j^iiLuj 7i£jU» jj— JLäj äy« iJÜ» Ü^>Udl j_j^ ''•»^b * iSj{*^\ Jl"
-pf. 71. ^ ^ l^j 0u.J| I^X 12Vlj n^i j| ioq^ 9_^ »^ ^]
IjjoJäZ_>_ Vj •*— äs ^i Vj 4-UeJ! ^ c-(-i LJ& iS^ Y ^j— ->_^r" O-* r^H-5 ttJ^j— J
p^-b ljlA^i.j ja IfJ^i? 14jLLa l^«Jj 13<5CLJ! JL^I ^>U i dAJJo IjiJ^li UL-.
*Chp.203. •r*L^JI ^JU tU— 1 JjL'Li ^JlsJI j, c-AiJj ^-i J ' _*~i jAÜ lyl^j _/ri a«
1. BLSCh jyW ^kM J. — 2. BLSChyu= ^pU. — 3. BLSCh ,Jus ^L.. — 4. Ch
»jä^t. — 5. BCh J. — 6. P ij.JU. — 7. BCh om. — S. C .,-> U'^ ,!.. — 9. C
^^-^1 .,LUl. — 10. C Blw. — 11. C j^UjJl. — 12. BCh ^1 (om. j). — 13. BLSCh
ä-.CU--. — 14. Ch ULLs. — 15. 13 ^Sj. — 16. BLSCh om. deux mots.
de toutes ses troupes et de ses fonctionnaires. Le mardi dix-neuvieme jour
du mois de rabi' I de celte meine annee1 al-Housein-ibn-Zhahir-al-Wazzan
fut designe comme son successeur pour gouvemer les alfaires d'Etat; il lui
accorda le titre d'Amin-al-Outnana2. Mais le luudi onzieme jour du mois de
djoumada II de Tan 405 3 (al-Hakim) le fit mettre ä mort.
Le vendredi huitieme jour du mois de rabi' II de l'an 403'' al-Hakim
ordonna aux chreticus et aux juifs, ä l'exception des Khaiberites, de porter
des manteaux de couleur de cendre et des turbans noir i'once et de sus-
pendre des croix de bois ä leurs cous, en plus de la ceinture; defense leur
etait faite de monter des chevaux, ils ne montent seulement (d'autres animaux)
qu'avec des etriers de bois, des selles et des brides de cuir noir depourvues
de tout ornement et sans aucune trace d'argent; interdiction leur etait faite
d'avoir des domestiques musulmans. Dans toutes les provinces de l'empire
011 les obligea ä tout cela; ils porterenl des croix de la longueur d'unfitr*;
mais un mois apres, il les leur lit changer et exigea qu'elles eussent un
'Chp.203. empan de large et autant de longueur. * Puis il ordonna d'inscrire les noms
de tous les fonctionnaires musulmans revoqußs 011 eloignes, qui etaient
1. 7 oclobre 1012 (apres le coucher du soleil). — 2. Le sür des sürs. — 3 . 6 decembre
1014 (apres le couchor du soleil). — 4. 2/oct. 1012. — 5. Espace contenu entre 1 exlre-
niittS du poucc et celle de l'index.
[301] DE YAHYA-IBN-SA'ID D'ANTIOCHE. 509
j»jlo .Ai&U 4jl*frlj <C>_jlj.5 (j CbJäÜ j^s^Lai AjJJl , iL_^5ol \* \J^slJlj \J]a«:^Jlj
(^jUäi «CX.L-« tLJsjj 0>Ai- ^jUs*»lj AjL3 JUi JOj ,_£jLa1!1 ilijC 4) J-Ul^i V«
^iKll fr j^m ju VI
^-^Jl ^ 4*/-=s J\ 3\j£~ji ^3 2(n^s"LI ^ j»»^ plAVIj JlxJlj * vL30r SP-2'
,2JU »IjJlj. jjj ^uLJIj yJI Kl^.L__ 4j| ',^.'.;:.,.< jA SLä^ lyt^ S^aUII
<,U^1 Jö-I ~JI -Li'ls JUJI dUr ^ |»A) v^ ^I^jLöj jl ^Jl J^Jl öy^- (Vir3
1. BLSCh om. — 2. B .$iäLl. --' 3. BLSCh L^jjj- — 4. BLSCh add. J. —
5. BLSCli yus ,jl>\ — Ü. S add. ij/}J\. — 7. C om. — 8. C J. — 9. P ^k^—'. —
10. BLSCli jJJL-j. — 11. P Üj. — 12. BLSCh J. — 13. BCh add. Lf. — 14. Ch w,,.
— 15. P iJjL — 16. BLSCh iUU. — 17. P L«J|.
aptes au Service dans ses chancelleries et ses departements pour en faire
(des fonctionnaires) en remplacement des chretiens, car tous ses ecrivains,
serviteurs et medecins de son empire, ä l'exceptiou d'un petit nombre de
fonctionnaires, etaient chretiens.
Les mauvais traitements sc multiplierent pour eux ainsi que les bruits
sinistres, tous les chretieos, qui se trouvaient au Caire, — Ics fonctionnaires,
lesadministrateurs, les medecins et d'autres, — avec leurs eveques et pretres
se reunirent et le jeudi douzieme jour du mois de rabi' II de cette meine
annee' ils se dirigerent vers son palais, ä partir de la porte du Caire, ils
marcherent la tete decouverte, nu-pieds, pleurant, implorant son secours et
lui demandant pardon et gräce. Pendant tout le trajet ils ne cesserent pas
de baiser la terre jusqu'ä ce qu'ils atteignissent ainsi le palais (d'al-llakim).
II leur envoya alors Tun de ses serviteurs, qui prit la supplique, qu'ils
avaient ecrite et oü ils lui demandaient de leur pardonner et d'apaiser sa
colere. L'envoye revint aupres d'eux et leur remit une reponse favorable.
Al-Housei'n-ibn-Zhahir-al-Wazzan parla dans le meme sens ä leurs chefs
aussi gracieusement et leur iit des promesses, sur lesquelles ils se reposerent
1. 30 oct. 1012, apres le coucher du soleil.
206.
P f. 71'
510 HISTOIRE. [302]
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1. BLSCh om. — 2. P C^Jslj. — 3. P jj.Aa.jj. — 4. Ch t^w. — 5. BLSCh om.
— 6. S \jyj. — 7. BLSCh l^k — 8. BLSCh ^j. — 9. BLS om. P üb C ^-V>.
— 10. PB w-s*M. — 11. BCh add. ^LxTtj. — 12. P J^)l. — 13. BLSCh ^J.
et qui ramenerent la tranquillitc dans leurs coeurs. Croyant que leur cause
etait gagnee et que les intentions ä leur egard etaient favorables, ils com-
mencerent ä se bercer d'esperances ä cause du diplöme, qui leur avait ete lu,
au sujet de leur securite et de letir tranquillitc. Mais le dimanche quinzieme
jour du mois de rabi' II de cette meme anneV, on leur ordonna de nouveau
d'augmenter (les dimensious) des croix qu'ils portaieut ä leurs cous, et de leur
lonner la longueur d'une coudee royale, et uue largeur de lameme mesure; de
meme la traverse (de la croix) devait avoir deux tiers d'empau de largeur
et un doigt d'epaisseur'-. Ainsi il avait l'intention de les vexer, et tout par-
ticulierement ses priucipaux fouctiouuaires de chancellerie et ceux qui etaient
ä son service, pour lesquels il ne pouvait pas trouver de remplacants.
Ce qu'il y avait de plus etonnant c'est qu'au mois de cafar de Tau 402 3
il avait ordonne qu'il ne parüt plus de croix, qu'elles ne tombasscnt plus sous
les regards ni qu'on ne sonnät plus la cloche4; ä cause de cela les croix
avaicnt ete enlevees aux eglises et leurs traces elTacees du cöte exterieur des
eglises et des tcmples. Et voici que maintenant il ordonnait d'exposer les
croix publiquement. Les Juifs, ä leur couleur noire qui les distinguait,
n'avaient rien porte" en fait de bois. Mais subitement ordre leur fut donne
1. Le dimanche tombe surle 14 rabi' II = 2 novembre 1012. — 2. Ce passage n'est
pas tout-ä-fait clair. — 3. 3 scptembre-lcr octobre 1011. — 4. Dans lc texte litterale-
ment <■ ni qu'on ne frappat plus la plaque de fer servant ä appcler ä la priere » (naqous).
[303] DE YAHYA-IBN-SA'ID D'ANTIOCHE. 511
CÜU *3J^ ^JUI Js»!l J\j J\ SjU! JllJ C-*i- 3J* wJÜ* 2^jl Ci.1 l^liJ
^i^Cll r_yj. j» j£ (JlI» cUUaJIj iJ^-bVI o^j 5yj»j <^j^I 4Aö
^V ^frL^- CäI *L.l) rt*\y-'* ,j* jrp J^»- (V'fj lS-*^*^ ö* (**^J O^JH^'J *Chp.204.
^^1 pi-lj ^>Ü cJaij j*^. j^J^JI j* l5fj§ jj^ ^j 14jij^J|j ^liöl
j«. >j VI 19^ ,JL. (Jj 18^JI _^l d^-3 JV^ LJ ll<sj 16V £fc Cd
1. Ch j^ISj. — 2. Ch/1. — 3. LS w^-i ^. — 4. P Lp-V.5- — 5- BLSCh
j^cjäj. — 6. P ij-^Jl. — 7. LS C^J}^ — 8. Ch add. ^W ^iJj. — 9. C w~« ck «^«1
^j>. _ io. B -U, Ch _Ljj S ^-oj. — 11. Cli J~-xlJ. — 12. LSCh jiyJjj. —
13. BLSCh w-.jo. — 14. Ch Selia. Jj^^Jlj. — 15. Ch om. — 16. BCh J. —
17. BLS ^Sß Ch ym, — 18. P ^.31. — 19. B om. — 20. P v^äj.
d'avoir a suspendre ä leurs cous une boule de bois pesant cinq rithls comrae
allusion a la tete du veau qu'ils avaient adoree autrefois.
Comrae (al-Hakim) menacait les chretiens, ceux-ci' furent epouvantes,
des bruits alarmants et des vilenies commises ä leur egard se multiplierent.
Alors un grand nombre des prineipaux fonetionnaires et d'autres notables
chretiens embrasserent l'islamisme; ils furent imites par une foule * nom- *G[lp 2oi.
breuse du peuple; plusieurs juifs embrasserent egalement l'islamisme. Les
bruits alarmants furent multiplies ä l'egard des chretiens qui n'avaient pas
embrasse l'islamisme; on disait qu'on leur couperait les membres; que leur
fortune et leurs femmes seraient abandonnees aux esclaves et aux gou-
verneurs. Puis il se mit ä rechercher et ä emprisonner les fonetionnaires et
les employes qui s'etaient Caches et derobes. Les maisons de ceux qui se
cachaient furent pillees et leurs biens saisis. A Limitation des uns des autres
et suivant leurs exemples, la plupart d'entre eux embrasserent l'islamisme,
de sorte qu'il ne resta plus qu'un petit nombre qu'on pouvait compter sur
les doigts (en fait de fonetionnaires chretiens). Pendant quelques jours dans
les rues on ne voyait pas un chretien. Quant aux juifs la plupart resterent
fermes dans leur religion, un petit nombre seulement parmi eux embrassa
l'islamisme. II en fut de meine pour les chretiens etablis dans le reste du
pays, ils resterent fermes dans leur foi, de sorte que dans le reste des pro-
512 HISTOIRE. [3041
JUJ1 saaLJ \ij* L. ^U 2jl<i iil^' ^ J*l 1'V» j-- >J VI i<L_JI
^_VI diAr J 5*jJß ^^ L. ^i^ J «II pJ <~J1 ^ U»J J-^J ^ (**lÄ>
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pf-72- I3.LU5 u^jg 1(Vvu,j »ijrteUj i/vT ^ * 5^ 8^ijii ciKi ^ i^j
^jVl 0- l/UÜ ^-^J ^ J**-» ^^ J!>& <>->^ ^ ^ i> lT5^
liSp-lj oUx»JI 13L/'Ül 12^ -^jj CM »ap j ^JbCll ^ ^jyJl ^LUt £>-!*
ij-cCVI JLJ j* 15-bir« (i cS-*^ JaX-Vl. CwoS j^lJI ^aJI VI l^u c<L*
2. B add. jl. — 2. Ch jl£. — 3. C add. J*. — 4. S J^ Lad.. — 5. BCh -|).
— 6. LS oi,l>^l- - '• BCh J^>. — 8. Ch UJI. - 9. B l^leL», P l^ULoj. - 10. P
l^U. j. — 11. B U*\ — 12. C laJÄjj. — 13. C add. JiL» J. — 14. BLSCh ^JjJL
15. Sic C; BPLSCh lyf.
vinces de l'empire im petit nombre de cbretiens seulement embrassa l'isla-
misme ; il n'y eut que des habitants du Caire qui avaient agi ainsi comme
nous l'avons raconte, parce qu'ils avaient ete les temoins oculaires de ce qui
s'etait passe. Les haineuses dispositions de Ilakim ä l'egard des chretiens
furent confirmees par tout ce qu'il leur fit subir en ces jours. II assigna et
donna ä ses troupes tout l'ensemble des eglises et des couvents, anciens et
nouveaux, en Egypte et dans toutes les provinces de l'empire : eglises et
couvents etaient au nombre de plusieurs milliers. 11 en fit don aux troupes
avec tous les objets de culte, les tresors et les biens pour qu'elles fussent
detruites et qu'ils s'emparassent de leurs ruines. Toutes furent abattues.
Quelques-unes seulement furent transformees en mosquees. Puis il envova
dans toutes les provinces l'ordre de faire disparaitre de la face de la terre
les restes des eglises et d'en elTacer les traces. Cela fut mis ä execution :
leurs fondements furent arraches de la terre; dans nombre de villes les
ossements des morts furent jeles hors des eglises, et la foule s'eu servit
pour chauffer les bains; les Saintes Ecritures et les livres trouv6s dans les
eglises furent brüles; daus chaquc ville on fit payer aux cbretiens qui geraient
les affaires des eglises les sommcs qui avaient ete" remises aux ouvriers
et aux demolisseurs des eglises. Toutes les (eglises) qui sc trouvaient
dans les provinces de son empire furent aneanties, ä L'exception du celebre
couvent connu depuis de longa siecles ä Sccte, al-Isqith qui est ä Maryoutl»
[305] DK YAIIYA-IBN-SA'ID D'ANTIOCHE. 513
^j^JI ,j^ { iysL~~äi\ '''i)\ •u.t «*Ili * «0 SjjUtJI 2S/i-01j Ja* ^ y) y_^ ^.jj^uJl * a p. 209.
jLs-j (.jJUJI (j~SL3 ^(j^*: r-^J 1!-^~* 12<; 'L'.j L^ j_^= ^ f-V ^\ J^j'j
^j Jl jLj «CV^ <U.j Ci>j JLi-lj 164>lj ^a * ^JL-^ 15(5-^l c-^3 1»«^ OVT^Ghp.205.
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^Läcj ' a^5s.»-5 "G-ji-Ji ji y^j> ,JaI kj^-3 z^« (*~*]_^i öj jj-*-^3 (^*-**l vL^ öfr
1. Ch jjl. — 2. PC *,.L>jJIj LS »jjijJ'j. — 3. L C,L>. — 4. L iLJ S ^-W- —
5. L ^Jj/Jt. — 6. PB s_si>. — 7. S jj»9lJj. — 8. CCh add. Ij^t. — 9. LS ü/ B
om. J-i. — 10. BLSCh fcl.. — H- B ^j'j- — 12. LSCh Aitaj, C om. — 13. Ch
las— ■ C om. — 14. BLSCh om. — 15. BLS Jo.|. — 16. BLSCh ulj. — 17. B w^i. —
18. BLSCh .,_JL. — 19. C i'-C^. — 20. B ü\. — 21. Ch i~JL>. — 22. B ^U —
23. C ._y. J\ O^t.
du district d'Alexandrie et connu sous le nom du couvent d'Abou-Macarios,
et aussi du petit couvent voisin. (Al-Hakim) avait appris que deux tribu.s
arabes, connues sous les noms de Benou-Qourrah et de Benou-Rilab, le
defendaient et empechaient qu'on ne s'en emparät ä cause des benefices
qu'ils en retiraient; c'est pourquoi il s'abstint ä contre-cceur de le detruire.
Puis il assigna les eglises d'al-Qoulzoum, * le couvent de Rabah Raithe *chp.205.
(Rayah) et celui du Mont-Sinai ä un arabe connu sous le nom d'Ibn-Ghiyatli
et il lui ordonna de detruire le couvent du Mont-Sinai et d'y bätir une
mosquee. (Cet homme), ayant detruit quelques eglises d'al-Qoulzoum et
s'etant empare de tout le mobilier, detruisit une des deux eglises *du couvent
de Rabah Raithe (Rayah) et en prit le mobilier et les objets du culte. Puis
il se dirigea vers le couvent du Mont-Sinai pour y accomplir ce qui lui
avait ete prescrit. Or en ce temps-lä il y avait (au couvent) du Mont-Sinai
un scribe, qui s'y etait fait religieux et sejournait depuis peu, de nom
Calmoun-ibn-Ibrahim; c'etait un des notables d'Egypte, un vieillard, plein
de sagesse, d'esprit et de savoir-faire. II sortit au-devant de lui, le recut
avec honneur et lui apprit, que son eveque et les moines l'aideraient en ce
qu'il demandait et qu'ils ne mettraient pas obstacle ä son dessein ä cet egard.
Ensuite il lui remit tous les ustensiles du couvent et tous les objets precieux
d'or et d'argent et s'entretenant avec lui aimablement, il lui expliqua que
514 HIST01RE. [306J
- p f. 72-. ^ ob—'b ^ ^ 6ftfj ^j t^ *« JUJI * 5jjiTj JU ^Üu> a) ^j^dl
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* S p. 210. M * I — tl - t — 8" M I u " • •
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yWo A=-l Vj 4jA j^*-; <joU» ^r^.J i-Üä» % (j-Ut (1x)Csta J;AA=- »UJj
1. P JjUsl. - 2. CCh add. JUl ^. — 3. BCh ^c - 4. BLSCh s^j aji. — 5. B
}jsj U — 6. CCh ,Uj. -- 7. BCh om. — 8. BCh ^UA — 9. BLSCh add. *). —
10. BLSCh om. — 11. BLSCh [^\ — 12. B om. — 13. PBLS \yy**. — 14. S s^._. —
15. LSCh ^j.. — 16. P 0U. — 17. LSCh Jüj. — 18. S aLs». — 19. L om. 1 —
20. P i^s-fc*--?.. — 21. BLS om.
tant pour lui que pour un autre quelconque il serait difficile de detruire le
couvent, parce qu'il etait fort et solidement bäti; qu'il serait force de depenser
pour cela une grande somme excedant le profit qu'il en retirerait. (Ibn-
Ghiyatli) demanda alors une somme d'argent pour s'en eloigner sans l'avoir
detruit; apres quoi l'affaire fut arrangee ä sa satisfaction : (Calmoun) lui
remit cette (somme), et (Ibn-Ghiyath) s'eloigna sans avoir detruit le couvent1.
Puis au mois de redjeb de Fan 403 s (al-Hakim) defendit de baiser la
terre devant lui, de baiser sa main, de sc jeter ä ses pieds pour l'adorer,
ainsi que de l'appeler « notre seigncur » ; en lui adrcssant la parole on
devait se borner ä le saluer en disant tont simplement : « La misericorde de
Dieu et sa benediction soient sur le eommaiideur des croyants! »Puis, il liL
montre d'abstinence; il mit le cilice sur son corps et un mouchoir sur la
töte. II commenca ensuite ä porter un turban de laine noire, ne porta plus
que des vetements de laiue, laissa croitre ses cheveux, s'abstint de monter
ä cheval, ne montant qu'ä äne avec une seile et un mors de fer, se melant a
la foule sans parasol, sans epieü devant lui, ni serviteurs eloignant le
peuple et 1'cmpecliant de s'approcher de lui; lui-meme il prenait leurs
suppliques, satisfaisait leurs desirs, secourait celui qui implorait sa protec-
1. Ici finit la traduction de Mednikov, 379. — 2. 10 janvicr-14 fevrier 1013.
[307] DE YAI1YA-1BN-SAID D'ANTIOCHE. 515
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iL». »Li V 14jli *L-~ jJILj ^J (ü^l Ul Uc 13rUi üü-U ^^y^
4J* ., "l*JU L, ^ " 16V ^J ^ Vj ' jLo p»- J* ÄiJ. ^ ^^J «Ghp.206.
jUj fl5C*VI J ^J-^j "J J&* p] Ol ^ U ^j Laa^ 18öf> d>>£j
J ^yij^ 19J <;5Cl~ JL*! Jl ^^Jj <L1^ ^^ (J U J-uJl ^ ^\3 ^UlLJI
1. BLSCli om. — 2. B jj£ — 3. P UjsJ. — 4. BLSCh j^j^b ^ — 5. C s^.
— G. BLSCh add. - j j'Öll. - 7. BLSCh om. — 8. BChora. — 9. P tfA- ~ 10- C
C>J^ Ch ^iUl. — 11. B ijtja» — 12. PL Ijä. — 13. P -lia. — 14. BCh jt.. —
15. BCh om. — 16. Ch J. — 17. LSCh ^Jo. — 18. LS om. BCh i^jj C i~J aj.
— 19. B*l —20. Pjjy.
tioh. 11 augmenta les aumönes aux pauvres et ä ceux qui demandaient la
charite, fit du bien ä un grand nombre de cavaliers, les combla de faveurs
et de bienfaits. Ayant invite un grand nombre de lecteurs du coran, il les
obligea ä rester dans son palais et leur alloua de hauts appointements, de
magnifiques distributions, de grandes proprietes.
Ensuite il (al-Hakim) statua dans l'administration de la police du Caire
et de toutes les villes qu'on etablirait deux temoins, parmi les temoins
bonnetes ; aucune sentence ne devait etre portee contre les personnes accusees
d'un crime ou de delit, qu'apres la confirmation dela part de ces deux temoins
que (l'accuse) meritait la (peine) ; apres quoi l'arret conforme ä un pareil
(delit) etait rendu ä son egard et puis (l'accuse) etait mis en liberte; il etait
interdit de passer aucun crime sous silence ou d'accepter des dinars ou des
dirhems pour (dissimuler) un crime. * Celui qui n'avait pas commis ce dont *ciip.206.
on l'accusait ou soupconnait, devait en presenter la preuve evidente devant
ces deux (temoins) et se faire absoudre de ce qu'on lui incriminait; apres
quoi on devait le laisser tranquille'. Ainsi devait-on proceder dans les juge-
ments et toutes les reclamations. II manifesta des sentiments de justice, dont
on n'avait pas vu d'exemple. J'eu jure par ma vie, de son temps, les habi-
tants de son empire ne cesserent pas d'etre en assurance ä l'egard de leurs
1. Ici le texte est probablement abime.
5i6 IIIST01RE. [308]
i^Jj Zj^k^i ^jr" ^^^J /viäc i_jj- 4j ,jlS Jl> Jo-1
* p f. 73. Ut *i V U <*JiJI Jlj^Vl J ^ c5CL« JaIj <djj »Ljj ^y Jiä Jiij
ijj -J ^L. jl^ j- Li. V ^-«-J 4^ 3-^l JU Ü-V ,>J~ jJ» «r^O »1—1
^yCJI *^>. Ja£-|j ^Vl Je- L^i o. ^a^_; 5(n^v c^l£j aJ ^jU V ^
10 c ^ L *i jJLk jl uJu- öcLi *,Li J S_pU. j J ^\j jS. JM.V1)
<j1> ^ ^ o£ 12^J1 5^-01 JJ.JÜI ^j oljUI ^ »f^ kL* ^^Jj
cljUJIj JLcYlj pUJ! 13J?- v*5-> £^ ^U-^5 ic^ iUf" W öj~>> j-*3
* sp.212. ö^ J\ V- l5Jrt r1 ^ > ° ^ ^ ^ 14^jlj ^ ^lUJ1 * d)^1-3
1. B Ch ^J» — 2. S J..O. — 3. B UJ. — 4. L om. ^. — 5. LS vfj> B ^'. —
6. BCh ^-XJ'j »j-Pl. — 7. P om. — 8. Ch .^i.. — 9. CCli add. _, A.-A — 10. P om. -
11. LSCCh äyC - 12. B ^JJ!. - 13. LS J^l. - 14. B >jl. - 15. P Jfc. - 16. P
tS^iy. — 17. BLSCh om.
biens, alors qu'ils ne jouissaientpas de la securite pour lern- vie. II ne s'etait
iamais permis de s'e-mparer du bien de personne; mais au contraire, il etait
tri's genereux, il (avait distribue) de nombreux presents et des dons abondanls.
(Al-Hakim) a fait mourir un nombre considerable de grands de sa cour
et d'habitants de son empire qui possedaient des richesses iucalculables.
Mais il ne voulut jamais s'approprier le bien d'aucun d'entre eux, surtoul de
eeux qui avaient un heritier; (piant ä ceux qui navaient pas d'heritier, (des
gens) lui demandaient l'heritage de ceux-ci en don, et le plus souvent il les
leur accordait. II abolit tous les droits de douanes et impöts qui Haient
habituellement percus. II ordonna egalement que tous ceux auquels, de son
vivant ou du temps de son grand-pere, on avait enleve une partie de leurs
immeubles ou de leurs biens sans fondement ou sous forme de requisitions
injustes, ces biens fussent restituös ä leurs proprietaires. Aussi, nombre de
gens reclamerent plusicurs immeubles et des dettes anciennes tres consi-
derables, que son tresor leur devait, alors qu'ils avaient d.-sespöre d'en
recouvrer quelque chose. De itii-mc, il distribua et donna les meilleurs bien-
fonds, domaines, terres etpropriötcs de lacouronne, les uns apres les autres,
ä tous ceux qui les lui demandaient, de sortc qu'au momcnt de sa mort
il n'en resta que peu. 11 attira la plupart des habitants des endroits lointaius
•i roconnaitre sa souverainetr; on fit la priere pour lui a al-Koufali, et la
[309] DE YAIIYA-IBN-SA'ID D'ANTIOCHE. 517
!l i"'..-\\ ÄA^JI Jlj^VI ääIj \$J^ -^ jj ^"^ *~>\ J>\ ^y-z ^^j üf&[>
Ol ff.-^J 4^y^lj SV^I J- 3jl^*Jl» JLcVI J ^>
i*=-jj v-i-l—'^ Ioä,Ul^)1 ^Lj ^^tj ^X ^1 je 14i«JUIj 13^xJ^ ,2Ä)ljL ÖJ1 j*
1. BLSCh w'<A — 2. BCh om. C add. U**a.. — 3. BLSCh . atJI. — 4. P
Ji
-JX^-^. .3. 131jOL.I1 (V
- 5. S wl. — 6. CIi (p. 323) "iblx male. — 7. P ^ILJ!. — 8. Ch (p. 323) add.
Ai>J^J male. — 9. PCh (p. 323) jä.1 (om. _,). — 10. Ch Li (sie!). — 11. BCh om. ab
aJÜj. — 12. S oJtjlj. — 13. Cli v_~Jt. — 14. Ch ^«Ulj. — 15. S i^Ul. — 16. B
om. ab p»lj.
propagande en sa faveur se faisait jusqu'aux portes de Bagdad et dans la
ville d'ar-Ray. Puis il envoya de grands et precieux presents aux gouverneurs
et aux rebelies du district de l'Iraq pour les attirer a lui.
Un certain marchand de l'Iraq, ayant rencontre [al-Hakim], implora sa
protection en disant, qu'ayant des marchandises, il les avait portees par
les endroits dangereux, clicminant avec elles parmi les Bedouins et les
coupeurs de route; ä travers ces perils il les avait conservees, mais qu'il
en avait ete prive dans sa ville ä lui Hakim; c'est pourqupi il le priait de
les lui remplacer au plus vite; ou bien si cela lui plaisait, de lui faire
delivrer un certificat afin qu'elles fussent remplacees ä son entree (d'al-
Hakim) ä Bagdad et au moment oü il s'emparerait de (la ville), parce qu'il
etait sür qu'il s'en emparerait comme il s'emparerait des autres pays qui
ne lui appartenaient pas encore ä cette epoque. E tonne de ses paroles (al-
Hakim) lui donna ce que nous avons mentionne; et (le marchand) regut de lui
en argent comptant une somme de quelques milliers de dinars. Au mois de
chawwal de cette merae annee ' (al-Hakim) prescrivit de faire cesser les injures
et les maledictions contre Abou-Bekr, 'Omar et tous (leurs) compagnons et
ai'eux; il implora pour eux la misericorda divine et exposa leurs vertus et
ce que la loi musulmane exigeait au point de vue de l'estime et de l'hon-
neur ä leur rendre.
1. 15 avril-13 mai 1013.
518 IIISTOIRE. [310]
AS^s-)i\ ^j\>cms\^ 't^o.aclÄJI ^)Lw lS**-^ *j*»J|) f-*-) <-L~ »jJ»t*Jl (_J *A_JLTj
* p f. 7;!'-iLrl <*^_ Jj Ut ssl^l jjj -Ot <ü pji. jl^ ^„j <J 4jJwfk^_ * Vj 3l^j^riL-._
•Bf.isr.JJ^iJlJ ^tVI ^ ^J, * <5CJL_ JL jj^ ÖJI j, fcj ^Jl |Ä* Jj
»Chp.207. S^S -, ü^Vjl Ol^l) fclUi»- ^ *fcL=- l^ai Ja rj>\ dlU Ji jl£ * JkSJ
k-*^JJ tlnt^ '-O-*— 'J 0^ l*-*-»o I ' J^'-«5 3> l5j^aju. lijr^J >-k. P^f^^ ö^ *A,»..S
* Sp. 213. 13^IäJ1 Aäs ^ ^ j^JL« Lfc^aJ J * 12Vlj._ J) c L^Afr
1. B om. j. — 2. Ch »^»LJi. — 3. BCh Isyilo. — 4. Cli Ijjiiü. — 5. BLSCh om. —
6. B om. dep.*. — 7. LS om. — 8. B *§*>*>. — 9. S .fi jfpL^. — 10. BCh »jUr3^.
— 11. Ch ^jI. — 12. P ^jj. — 13. BLSCh »Jii cre- C om. ab Ji..
Au mois de mouharrem de l'an 404' (al-IIakim) ordonna d'exiler tous les
astronomes et les astrologues. Ils s'assemblerent tous et ils lui demanderent
gräce; et en les gräciant il leur fit jurer de ne plus recourir ä la scieuce de
l'astrologie, ni de s'en occuper, ni d'y reflechir; quant ä ceux qui avaient
recu de lui quelque traitement habituel, il le leur paya et ne les enpriva point.
Le mememois de cette annee il affrancb.it tous sesesclaves sans exception,
femmes, liommes, serviteurs ; il les affranchit tous sans rancon, et les fit
maitres de leur vie, ainsi que de l'usage libre de ce qu'ils possedaient et qu'ils
avaient acquis de lui et de son pere; il leur laissa la libre jouissance de tout
cela selon leur cboix.
♦Chp.207. * Avant cela il avait edoigne de son palais un grand nombre de ses concu-
bines et de meres de ses cnfants, malgre sa violente passion du commerce
charnel. Bicn plus, il en fit noyer quelques-unes dans des caisscs, qu'il avait
fait faire pour elles; il fit clouer ces caisses, les fit alourdir au moyen de
pierres et elles furent jetees dans le Nil. Mais la souveraine mere (d'Hakira)
garda chez eile la mere de son lils avec son enfant Abou-!-Hasan-'Ali
craignant qu'il n'attentat ä leur vie, et tous les deux ne cesserent pas de
resider dans son palais, loin de lui, jusqu'ä la disparition d'al-llakim.
1. 13 juillet-ll aoüt 1013.
[311] DR YAHYA-IBN-SA'ID D'ANTIOCHE. 510
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I^Jlc Ji; 13^l ,nrVl>.jj päd 1^1 jl juj CiyjC f^LU 12^ j^ I^JÜ
C&4 ö~i>UV Jl L^fyi ^ jlÜ Vj ^Ui I5j. ^ J 14l_^>. ,Jj l^U-
1. LSCh ^\* — 2. Ch jj»1L~>. — 3. P ü^. — 4. LSCh -^älL. — 5. L add. »$).
— 6. P ij^Jtj. — 7. B ^.UL LSCh ^Uk*. — 8. B Uxl — 9. LS om.^L. —
10. BCh U^j ^p_, ,UJ! LS add. L^-bj. — il- BLSCh !_^-. — 12. BLS l^if UU.
— 13. L ^Jüt. — 14. L \yejta,. — 15. BCh om. deux mots.
Puis il apprit ' qu'un grand nombre de chretiens avaient eprouve de la
mefiance et avaient peur de rester dans son pays; qu'ils trouvaient penible
de porter « al-ghiyar » 2, qu'ils se rendaient secretement en terre grecque
moyennant l'argent qu'ils donnaient genereusement aux gardes-frontieres
et aux gardiens de routes pour qu'ils les laissassent passer. Au mois de cafar
de cette meme annee3 il permit, par un decret qui fut lu publiquement ä
un grand nombre de chretiens et de juifs d'aller en terres grecques avec
leurs familles, leurs effets et tout ce qu'ils possedaient et d'en disposer
selon leur desir en pleine securite et tranquillite, comme signe de sa bonte
et de sa bienveillance ä leur egard, sans forcer personne d'entre eux ä s'en
aller, mais leur laissant la liberte du choix. Get ordre fut transmis ä toutes
les provinces de son empire et il fut execute. Un tres grand nombre alors
de chretiens qui restaient iideles ä leur foi ou avaient embrasse l'islamisme,
emigrerent d'Egypte et de toute la Syrie tout ä fait ouvertement, apres
avoir vendu leurs immeubles et les effets qui leur paraissaient trop lourds
ä empörter ; on ne leur suscita aueune difficulte ä cet egard et personnc ne
les fouilla. Ils s'en allerent ä Laodicee, ä Antioche et en d'autres villes du pays
grec.
1. Ici commence la traduetion de Mednikov, 1, 379-381. — 2. Marque distinetive dans
le costume. — 3. 12 aoüt-9 septembre 1013.
520 HISTOIRE. [312]
* P. p. 256. ^L^i-j /^J- '*J KUl. *liJI Jlc Cj.ä< ^»LäU 7-lj>dl ^j; Juü-i ^ rj^ LI»
*sp. 214. -jjl i__ f>«^ J[ [,,<_& Vj Ci.^». 2U'X<> j p^UJI aJI __^ Jj ^1
Ja« ^ *-»j- j^z> lS~~- ij üjjJl ^Ls ,_*LU1 ^^i /^ (J-^ A>^ Jr~Ä ^JLjuj^j
* p f. 74. ^jl—j 5Üal -CLöJL J=-l^_. !lj j>-L.a> irJl^ 4,^J J"^?^ 3^~^j * <c<C.L-. JL-j
* R p. 357. t-I^sJI ,V (_Uft.a jV r jiJl JjU jl JLJl (j Jj-ä-i'l» ^^^ ü"f . vir0 ^Ldl
iLjl ^ \j**i ^..^ Jl -o»N *• W*1 pv^i ^L— ^ •*-* >»Vji JL*I Li»
^j^j GiUJI j-M«ll j. jJb iljjJl ^W5 Jioj IjJLc I^Jlc ^dl :£U1 j* ^tr.h
>L».p- Üj-vJI ^JaS Sy Jilj 4j
1. BLSCh om. — 2. BLSCIi add. 1 — 3. R w^. — 4. BCh ^Jül. — 5. BCh
om. — (5. BPLS äJü= JD- — 7- BLSCh om. — S. BCIi ^ßXj. — 9. BLSCIi om. deux mots.
Quant ä al-Moufarridj-ibn-Daghfal-ibn-al-Djarrah, il resta en possession
de la Syrie, comme son maitre, pendant deux ans et cinq mois. Pendant cette
periode de temps al-Hakim n'avait envoye contre lui ni armee ni troupes
jusqu'au mois de mouharrcm de Fan 404'. Mais alors il expedia contre lui
'Ali-ibn-Falah surnomme Qouthb-ad-Daoulah avec une armee nombreuse, ou il
avait groupe les meilleurs soldats de son empire. Ordre fut egalement envoye
aux troupes qui se trouvaient ä Damas et dans le littoral d'avoir ä marcher
contre lui; apres quoi les troupes s'avancerent contre lui 'des deux cötes. Mais
ä ce moment-la meine, al-Moufarridj-ibn-])aghfal-ibn-al-l)jarrab mourut.
Ses fils, ä la nouvelle de l'arrivee des troupes contre eux, abandonnant
Ramlab et d'autres villes, qu'ils possedaient, se refugierent avec les Arabes
dans le desert. Puis Qouthb-ad-Daoulah- 'Ali-iba-al-Falah entra ä Ramlab;
quant ä auba Theophile, le patriarcbe, il s'enfuit de Jerusalem, et resta
Cache pendant quelque temps; puis il revint a Jerusalem, oü il resta et il
fut bien accueilli par Qouthb-ad-Daoulah2.
1. 13 juillet-11 aoüt 1013. — 2. Ici linit la traduction de Mednikov, i, 3S1.
LES PARALIPOMENES
PATR. OR. — T. XXIII. — F. 4. 36
LESPARALIPOMENES
LIVRES I ET II
VERSION ETHIOPIENNE EDITEE ET TRADUITE
PAR
SYLVAIN GR^BAUT
d'apres les manuscrits 94 de la Bibliotheque Nationale
et 35 de la collection d'Abbadie
NIHIL OBSTAT
Parisiis, die vicesima secunda septembris 1932.
R. GRAFFIX
PERMIS D'IMPRIMER
Paris le 23 septembre 1932.
V. DUPIN
Vic. gen.
1NTR0DUCTI0N
Les manuscrits connus. — Oii possede huit manuscrits de la version
ethiopienne des Paralipomenes dans les bibliotheques d'Europe. Ce sont :
1. Bibliotheque Nationale de Paris :
Eth. 94 (Cat. Zotenberg, 5), du xv" siecle' ;
Collection A. d'Abbadie, n° 35, du xvn" siecle2;
Collection A. d'Abbadie, n° 141, du xvme-xixe siecle3.
2. Musee Britannique de Londres :
Orient. 488 (Cat. Wright, IX), de 1726';
Orient. 489 (Cat. Wright, XI), de 17305;
Orient. 493 (Cat. Wright, XVII), du xvin' siecle6.
3. Bibliotheque Bodleienne d'Oxford :
Cod. aeth. III, du xvme siecle7.
4. Bibliotheque Municipale de Francfort :
Cod. aeth. 2, du xvme siecle8.
Manuscrits utilises pour etablir le texte. — Les manuscrits qui ont
1. H. Zotenberg, Catalogue des manuscrits ethiopiens (gheez et amharique) de la
Bibliotheque Nationale, Paris, 1877, pp. 8-9.
2. Catalogue raisonne de manuscrits Äthiopiens appartenant ä Antoine d'Abbadie.
Paris, 1859, pp. 42 et 43; M. Chainb, Catalogue des manuscrits ethiopiens de la collec-
tion A. d'Abbadie, Paris, 1912, p. 25; C. Conti Rossini, Notice sur les manuscrits
ethiopiens de la collection d'Abbadie, Paris, 1914, p. 36.
3. A. d'Abbadie, Catalogue raisonne de manuscrits ethiopiens..., p. 157; M. Chaine,
Catalogue des manuscrits ethiopiens de la collection A. d'Abbadie, p. 87; G. Conti
Rossini, Noiice sur les manuscrits ethiopiens de la collection d'Abbadie, p. 34.
4. W. Wright, Catalogue of the ethiopic manuscripts in the British Museum,
London, 1877, p. 9.
5. Ibidem, p. 10.
6. Ibidem, p. 16.
7. A. Dillmann, Catalogus codicum manuscriplorum Bibliothecae Bodleianae Oxo-
niensis, pars VII, Codices aethiopici, Oxonii, 1848, pp. 2-3.
8. Lazarus Goldschmidt, Die abessinischen Handschriften der Stadtbibliothek zu
Frankfurt am Main, Berlin, 1897, p. 3.
526 LES PARALIPOMENES. [6]
servi ä etablir le texte de la version ethiopienne des Paralipomenes
sont : Eth. 94 (Zot., 5) de la Bibliotheque Nationale et 35 de la collection
A. d'Abbadie.
Manuscrit eth. 94 (Zot., 5) de la. Bibliotheque Nationale. — Le
manuscrit ethiopien 94 (Zot., 5) de la Bibliotheque Nationale est un codex
de parchemin compose de 154 folios ayant 0'",455 de longueur sur 0,u,350 de
largeur.
La copie des Paralipomenes va du fol. 75 r° au fol. 107 v°. Dans cette
partie du manuscrit les pages ont deux colonnes de 40 ä 44 lignes; chaque
ligne a, en moyenne, 18 lettres. Cette copie n'a pas de titre.
Le Livre premier des Paralipomenes commence ä la premiere ligne de la
premiere colonne du fol. 75 recto et finit ä la 5e ligne de la deuxieme colonne
du fol. 91 recto.
Le Livre deuxieme des Paralipomenes commence ä la 7" ligne de la deuxieme
colonne du fol. 91 recto et finit ä la 37" ligne de la deuxieme colonne du
fol. 107 verso.
Entre les folios 99 et 100 manquent deux feuillets, ainsi qu'entre les
folios 100 et 101.
A la fin du Livre premier se trouve la souscription : -wjw > [sie) >?/"t s ,ei>
■s •■ vn.9° : '(■•s-ve. A la fin du Livre deuxieme il n'y a pas de souscription.
Cette copie semble avoir ete transcrite dun livre ancien. Elle n'est pas
exempte de fautes. Dans le Livre premier on doit noter l'omission des
versets 28 et 29 du chapitre XV et des versets 1-7 du chapitre XVI. Dans le
Livre deuxieme il y a deux lacunes par suite des quatre folios disparus :
chapitre XVII, vers,et 17 — chapitre XXI, verset 5; chapitre XXIII,
verset 10 6 — chapitre XXVI, verset 10.
Le manuscrit appartient au xv° siecle. Cf. Mthiops, 3° annee, 1930, p. 14,
S. Grebaut, Rectification paleographique : Age du ms. ethiopien n" 5 de Paris,
Voici la reproduetion de la notice contenue dans /Ethiops :
Zotenberg dans son Catatogue des manuscrits ethiopiens (gheez et amharique)
de la Bibliotheque Nationale, p. V et p. 9, fait remonter le ms. ethiopien n" 5
de Paris (anciennement eth. 94) au xn i° siecle. L'examen paleographique
m'a amene ä conclure que ce ms. est du xv° siecle.
La lettre ft». — Scs aspects sont divers : a) la voyelle o presente la forme
dun cercle; eile est attachee au milieu de la haste droite tantöt a l'aide du
pedoncule normal, tantöt avec un pedoncule raecourei, tantöt directement; le
plus souvent eile se place vers le sommet de la haste droite avec un court ou
un tres court pedoncule; b) la voyelle o presente la forme dun triangle et est
reliee ä la haste par un court pcdonculr.
Lettres anguleuses. — La voyelle o de \r presente parfois la forme d'un
triangle. La brauche droite de la lettre a» est unguleuse, alors que la brauche
[7] INTRODUCTION. 527
gauche reste courbe; ce fait se vörifie surtout pour 0*, *", v. La lettre r est
souvent anguleuse. La voyelle 0 de * et de * est anguleuse. La lettre 0 est
anguleuse; ce fait se verifie surtout pour »>, ö, 9. Les lettres v , £ et x sont
parfois anguleuses. La lettre * est rarement anguleuse.
Asymetrie des hastes paralleles. — Parfois la haste gauche de A est plus
courte que la droite. Assez souvent la haste gauche de h est plus courte que
la droite et est legerement incurvee.
Autres particularites. ■ — La diphtongue ue est attachee ä la lettre -p- sans
pedoncule. Le jambage inferieur de /> est assez souvent vertical. La haste de
1 est inclinee vers la gauche. La voyelle 0 de 1 est introduite au moyen d'un
petit trait vertical perpendiculaire ä la branche horizontale. Le petiole hori-
zontal de fr est place ä gauche. La lettre e est rectangulaire, fait qui se verifie
surtout pour 1., ?, 6.
Les chiffres. — Tres rarement les chiffres sont depourvus des traits hori-
zontaux superieur et inferieur. Rarement le chilfre g se rapproche du B grec.
Le chiffre % est minuscule.
Orthographes anciennes. — Presque toujours on rencontre l'orthographe
ancienne ». dans vw.vfirh,c et souvent dans des mots usuels comme n>.u-, nw
-t>.ih, etc. A noter encore des orthographes anciennes comme j&/ho»-c, dh* au
lieu de fw.a»-c, eh*.
Signes archai'ques. — Dans les marges le me'eräf est souvent repete; on
trouve parfois aussi le sigle tip et quelques rudiments d'arabesques.
Manuscrit n° 35 de la collection A. d'Abbadie. — Le manuscrit n° 35 de
la collection A. d'Abbadie est un codex de parchemin compose de 280 folios
ayant 0m,395 de longueur sur 0"',345 de largeur. La copie des livres des
Paralipomenes est contenue dans les folios 85-111. Les pages ont trois
colonnes de 33 ä 40 lignes; chaque ligne a, en moyenne, 16 lettres.
Le Livre premier des Paralipomenes commence ä la lre ligne de la
premiere colonne du fol. 85 recto et finit ä la 5e ligne de la troisieme colonne
du fol. 96 recto.
Le Livre deuxieme des Paralipomenes commence ä la 6e ligne de la troi-
sieme colonne du fol. 96 recto et finit ä la 17e ligne de la troisieme colonne
du fol. 111 verso.
Cette copie n'a pas de lacunes.
L'ecriture est de la meme main. Le manuscrit appartient ä l'epoque du
roi 'Iyäsou le Grand (1682-1706). Les lettres sont de grandeur moyenne.
Au haut du fol. 85 recto ainsi qu'au haut du recto des folios suivants
jusqu'au fol. 92 on trouve ecrit, comme titre, le mot /he-rv. Au-dessus de la
premiere colonne du fol. 85 recto il y a la glose suivante : r-myt ■■ t**
Entre la 5e et la 6e ligne de la troisieme colonne du fol. 96 recto, ä la fin
528 LES PARALIPOMENES. [8J
du Livre premier, se trouve le titre du Livre deuxieme : /ho-9> > wr-t- ■■ .t-o-z •■
itßCh. A la 17e ligne de la troisieme colonne du fol. 111 verso, ä la fin da
Livre deuxieme, il y a la souscription : /iix.v/ ä »7/"t > j&o--s > «».tv > s*.
Cette copie est divisee en sections (9°<>i-v-) dont les debuts corres-
pondent ä peu pres ä ceux des chapitres du texte grec des LXX. Leur
indication est donnee par les mots i°b •■ §, 9"t> > g, etc., places dans la marge
gauche du commencement de la section.
Le texte est correct. II a ete collationne et corrige sur le texte d'une
copie plus ancienne. En effet, on remarque qu'eu de nombreux passages
plusieurs mots ont ete remplaces par d'autres mots.
Aucune remarque paleographique n'est ä faire, le manuscrit etant
d'epoque moderne.
Integrite de l\ version ethiopienne. — Le texte de la Version ethio-
pienne des Paralipomenes est complet; il n'a ni omissions, ni additions
de mots ou de phrases.
Dans la version ethiopienne se trouve la priere du roi Manasse, inseree
entre les versets 12 et 13 du chapitre XXXIII du Livre deuxieme. Le texte
grec de cette priere apocryphe est contenu dans le Codex Alexandrinus* ainsi
que dans plusieurs manuscrits du texte grec des Psaumes. La version
ethiopienne de la priere de Manasse a ete publiee par Ludolf dans son
edition des Psaumes ".
La presente edition. — C'est au regrette et savant ethiopisant F. M. E.
Pereira qu'avait ete confiee primitivement l'edition des Paralipomenes. II est
juste d'associer son souvenir k cette edition qu'il avait entreprise et qu'il
aurait menee ä bien, si la mort n'etait venue.
Le travail commence par Pereira m'a ete remis en l'etat suivant : l'editeur
avait reproduit le texte du ms. P (Bibl.'Nat. n° 94) et de ce seul manuscrit
avait fait une traduction frangaise de premier jet ou, plus exactement, une
^bauche de traduction. Le ms. A (d'Abbadie n" 35) n'avait pas ete utilise;
aucune Variante n'etait donc etablie.
II ne m'a pas ete" possible de tirer parti du travail preparatoire de Pereira
et j'ai du reprendre toute la täche : comparer mot pour mot les mss. P et A,
consigner les tres nombreuses variantes et determiner ainsi le choix des.
le?ons, comparer d'autre part le texte öthiopien au texte grec des Septante,
faire enfin une traduction entierement nouvellc. Labeur qui ne m'a pas
demande moins de deux annees.
1. Swbtb, The Old Testament ingreek, Cambridge, 1894, vol. III, pp. 802-804 : Swbtb,
An introduction tu the Old Testament in greeh, Cambridge, 1900, pp. 240 et 253, etc.
2. Psalterium Davidis aethiopive et latine... cura Iodi Ludolfi, Francofurli ad
Moenum, 1701, pp. 327-328.
[9] INTRODUCTION. 529
Voici la methode suivie : le texte de base est celui du ms. P, le plus ancien
des mss. counus; le texte de A u'est substitue ä celui de P que lorsque ce
dernier est manii'estemeut fautif, ou lorsque la lecon de A est, de toute
evidence, preferable; dans Tun et l'autre cas la lecon de P est reproduite en
note. Les titres ou arguments particuliers ä P et places tres irregulierement
au haut et parfois au bas des marges sont edites et traduits en appendice.
A noter enfin que, les memes noms propres changeant constamment d ortho-
graphe, les variations graphiques ont ete respectees dans la transcription.
Ainsi le nom de la seconde femme de Sekour est dans une memo phrase
Orthographie : wrt- 'Anorä, i.'Ti-'n", Hönorätän, Vh£- No'ora; le nom de Gäbes
presente en un meme verset les formes : wn.fi 'Agäbis, .pn.fi Gäbös, h.^n»fi
'Iyägäbös. Cf. I Par., iv, 5-6, 9.
De la comparaison du texte ethiopien et du texte grec des Septante une
conclusion s'impose : en plusieurs passages restes plus ou moins obscurs
dans les Septante le texte ethiopien apporte un eclaircissement et donne une
version satisfaisante. Cette importante constatation suffit ä montrer que Tenor t
n'aura pas ete vain.
Si la collation de tous les manuscrits connus en Europe na pu etre faite,
cette edition n'en sera pas moins utile, car les differences totales qu'elle
presente sont assez nombreuses pour qu'il soit maintenant hors de doute
que la traduction ethiopienne a ete faite sur un texte grec autre que
le texte recu des Septante. Aussi, pour etablir un texte critique, devrait-on
non seulement tenir compte de tous les manuscrits catalogues, mais encore
rechercher en Ethiopie si quelque manuscrit ne pourrait pas aider ä decouvrir
l'original grec suivi par le traducteur ethiopien.
Svlvain Grebaut.
Paris, le 14 Juin 1932.
SIGLES
P = Bibliotheque Nationale n° 94 (Zot. n° 5);
A = Collection d'Abbadie n° 35.
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1,flWDrt&0o .■ o»A^- ■ fiti"pi.h9° •■ öJAAJl^ s fflA^C;i•n.^.J',, ! ''mÄrnCTA»
I, 5. "73.R] P «7-Sje. — «4. post "7^.e A «*W. .rPTr. — ib. a»i,A.n] A o/ä. — ib. «pfin] A jr
Mi. — ib. ■££.] A -t^?". — 6. *c°7] A fr^C"?. — 8. h-n] A ni. — 9. nnj A rt.n>i. — ib. K
«Uft-V] A Jbffl^Tr. — ib. C1TV] A CITV. — z'6. fim] A All'}. — j'Ä. «D-V"/] A <D£<b<|> : ^^.«7
•V : rt.04 : »n.e„^->. — 10. ti-rt.] A tf-n.. — z'ä. 7»C"V] A ?T.£-. — /6. ir/*] P m-r. — 11-12. u>
Md.-» — fflnirt-ih,?0] A Wi"%ri ■■ «nrt°(W •. <o{\1rC:i-tl,h,r' : mh'YGti'i.h.r' ■■ «Mifin-'Vh.y0.
LES PARALIPOMENES
Lämek, 4Noh. Los fils de Noh furent Sem, Kam et 'Iyäf'et. 5Les fils de
Myäfet furent Gämer, Mägoug, Mädäy, 'Imouhyän, 'Elis, Tobel, Mosek et Tirä.
■"Les fils de Gämer furent 'Askenesä, Räftä et Termä. 7Les fds de 'Iyohyän
furent 'Eies, Tarses, Qetey et Rod'e. 8 Les fds de Kam furent Kous, Masram,
Foutou et Känä'an. 9 Les fds de Kous furent Sebi, 'Iwilan, Sobatä, Rogman,
Seban et Dätän. ,0 Kousi engendra Merot. C'est le premier qui fut geant
et chasseur sur la terre. " Masarem engendra Lodi'am, Laben, Nertäbi'em,
,2Pätarosni'em et Kesäloni'em, de qui furent issus Felest'em et Lekafr'em.
75 r" a.
LIVRE PREMIER
* 'Adam, Set, Henon, 2Qäynän, Maläl'el, 'Iyärod, 'Henok, Mätousalä, » P>
75 r° a.
532 LES PARALIPOMENES. [12]
9° ■ fl>hM»fc>i,ir i hr^a •■ o>öh- •■ T-AftT/t,?" -■ (Dtt,h*hCh,9° '•• l3fl>lWh"J »
(Dh?- : tih.P-'i ■ llW-<- •• fflAh.fll.JP'J : "fDAhtUU"? • fflAfcfWJ ■ mMClü.
9*1 ■■ ' (Dhh.Wi •• tDhWk9*'} ■ fl>h,iW> ■ u(Dfihi&?"i •■ (DMi^i.9*
1 -. muhll: ■■ "<D£«fe+ •• rt,9° : hF>ti9° ■■ mMC •• a>hC6.*t\ir ■ öJA-t : m
h/.9° ••• flJ^*+ » h/.-9° •■ M • fflh.A ■ (DPUC •. flJ'Prtln •« *ö>äj:<<.Vii*iT ■■ fl» ^
A^- = A.+£«T* « aW."* ■ ö»A^. •■ hClM : miWJ : (D/i?. : AÄ.0.C « "fflAÄ.
fl,C •' hfflAS. ! hAA,* s ft** •■ fto»- » AhrhS- ■ TA,"? ■' ai*I»° : nwPöA.0- ■■ l'
hVAl- ■• 9°?:C -• fflAö»- : KhUi- • £+T'J ••• '" m?,.<l"Vi •■ a*h?- -. t\h,fr°ViX: '•
fl»A0A.T- •• (Df\hi'1°:l' ■ 2I fl>A*fV-7 ■■ wAa.IJ.A ■■ 0>Ah,*<M9o : 22OJAI<,7a,A ■
fl>AMl.''7.£A : «»AM : (Dhat-tX -. fflArh.^ ■' mtti\l,T « WA»«»- • hA*"»* •• 1(>
Micyy « 2sfl)y.**rt » amic/'/° • £iVh4* • «f-iv^a « "ami* ■ <d-?i+ ■■ a
I».
75 r°
12. >,?»->n i fflöh.] A llfflöh- = >i9"UP. — IÄ. A-llVOb^*] A n-f.1:<5. — 13. h./n.JP'V] P lwii.9"->.
— 14. Mtfl.^v] A Krowi- — 1"j- h-y*^-»] P wk*""!' A w-?*v. — //'. N.n>fi] P Ji-rtJ-y"
->; A JbiUT""/. — 17. post >,<{.?" A add. ö»-a-ä i m>.n. — ib. «rrtTi] A yftn. — 18. h.c<ClifiT]
A h..ftf:i<>fiT. — ib. h.n.t:] A öHK. — 19. mAh.n,c] A mftön.C. — ib. ä**] P ä*+. — 20. post
AA.V A add. a>|U.tt. — «6. J.^10^] P h£-1°*. — 21. Jh-fc+A^] A «fe-MST. — 2:^. post idaw-X"
A arfrf. wAfvi-n. — ib. >!/»■■>*] A >.A". — ib. .e.*TTr] A v*TV. — 24. m£<fe*] P m.^«*. —
25. h.n.c] A >,n,C. — 28. fl>£**rt] A o/». rt. — ib. .afMi*] P A.efi-i.<>. — ib. .p.ATVA] P fi"l
°lA. — 29. AÄ-Ffl,>-] P A£1\ — IÖ. AJBIITV.A] A O/«. A. — £*. 'r0.?">] P 9H.9t. —
ib. «ro-UOTr] A o»-A'lr. — 31. .P.rt)-*.] A ,ßrtl-K.
"Kanä'an engendra 'Edon Taiue, Retewon, ' ' 'Abesewon, 'Amorrwon,
Gergesewon, ir"l']\ve\von, 'lyäqewon, 'Esaaawon, "' 'Arädewoii, Samarö-
won et 'Amäti. "Les fils de Sem furent 'Aylam, 'Asor, 'Arfäqaset, Lot.
et 'Aräm. Les fils de 'Aräm furent 'Asa, 'Oul, Gätßr et Mosak. I8'lrfakset
engendra Qäynän. Qayoän engendra Salän. Salan engendra 'Hier. "A 'lbör
naquirent deux fds : le nom de Tun fut Feleg, parce (jue la terre tut divisee
k son epoque; le nom de son frere fut Yeqaten. "Yeqaten engendra
'Elmädäd, Sälef, 'Arämot, 2,Q6dorän, 'Ezel, 'Eqouqaläm, "Gemä'el, 'Abi-
mehel, Sobä, "Wefer, Hewi et 'Aräm; tous ceux-ci furent les fils de
Yeqaten. 2lLes fds de Sem furent 'Ayläm, 'Asour, 'Arfekset, Selan, " lbßr,
Faleg, Kägew, "Sirouk, Nakor, Tarft "et 'Abram, c'est-ä-dire 'Abreham.
28 Les fds de 'Abreham furent Yeshaq et Yesmä'el. "Voici leur posterite :
Naböwot Taine de Yesmä'el, Qedär, Nabdihöl, Mabsan, "Mesmi'e,
b. Yedouma, Mäsö'e, ' Koudftd, TemAn, "Yetourou, NafÖ3 et Qödma; ceux-ci
10
[13] L1VRE PREMIER, CHAPITRE PREMIER. 533
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32. wm-i-"i] A n.m-n. — ib. n] P o/w. — ib. .e.nnfr] A .ein*. — ib. ivg] A nw.j\
— ib. An] P An. — ib. post «DAh?"i A arfrf. fcA- ■ W-A- ■ £*.* ! Alun-*. — 33. lifli-n] A iwn-
*. _ 34. ^.fl^i] A Vi^h,A. — 35. fc.A£ll] A h,A<f.A. — ii. jß7A-»»0 A .evft-?-. — 36. h,Avni]
A jt.A-j.ni. — i*. -tTV] A tTV. — i*. wc] A h»»c. — i*. ofr-n* ■ a^av-h > waä^ > a-j.]
A 0/w. _ ib. ante 0"7A,* A arfrf. m. — 37. ffl£-l:+] A fl>£«Mä i A. — J6. Tto.*] PTH-t. —
i"6. Hi] A y\in. — ?*. «r-il] A r'V. — 38. ft-m-y] A ft-fliT-. — ?"*. rt.n,-)Tr] A Wi. — 39. ft.m-v]
A ft.^,^. _ ». fr(!.] A It-i.. — W. Ad-V] A Am. — ib. -JA?»] P add. a>. — ib. <n>r->]
P oD|it; A «oyjit. — ib. fcft,A] A iltA. — ib. a>£4*n] A o/w. A. — ib. Wh/v ■■ £*+] A mg.
«t* : A. — IÄ. «DA* i AhT] A HIB-VI: I h*?.
furent les fils de Yesmäel. 32 Les fils que Koutourän, concubine de
'Abrehäm, lui enfanta i'urent Zamrän, Yesäm, Mädän, Medyän, Yesabaq
et Sähyä. Les fils de Yeqäsän furent Sobä et Dädän. Les fils de Dädän
furent Rägou'el, Näbdihel, Sourihem, Latousehem et La'amni. 33 Les fils de
Medyäm furent Gefer, 'Afer, Henok, Abdan et 'Eldan; tous ceux-ci furent les
descendants de Ketourän. " Abrehäm engendra Yeshaq. Les fils de Yeshaq
furent 'Esäw et Yä'qob. "Les fils de 'Esävv furent 'Elfaz, Rägou'el, Ye'oul,
Yegalomou et Qore. 3CLes fils de 'Elfez furent Timän, Amor, Safer, Gotäm
et Qenez. Temnäs, concubine de 'Elfez, lui enfanta Amäleq. 37Les fils
de Rägou'el furent Näket, Zäre, Same et Mozä. 38 Les fils de Seyr furent
Loton, Sebal, Sebegon, Anän, Desen, Asor et Resan. 39 Les fils de Letan
furent Kourä et 'Emän. La soeur de Lotan fut Tämnän. 10Les fils de Soban
furent Golam, Makot, Nibel, Safer et 'Onän. Les fils de Sebegon furent
Hayän et Anäm. Les enfants de Anäm furent Desän et 'Elbamä, fille de
75 v° a.
,:, v" .1
534 LES PARALIPOMENES. [14]
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UfMrtf- : M£ • o>A£ » IU£- : H4»-f"A •■ 9°?;?90 » IM.A1 ■• TK-n « fflfKw
-n,h,<- ■■ lfc9° « "ml"«!* s M£- s cd>1ip : im-feiM fl"7Ä •■ ?i9°rt+ •*• m(ofi'
ft«7J% ■ m'ilif ■■ VW-bo- ■ Ah-A » fcy-Cfl* ■• Ki-t ■ -W : MiH, « "ffl'p'l- s rt
h-A s ©Via- : Ufl'bU* ■ nAkT'J : fl>A£ • h\MC •■ Mat*PY ' nAh.T'J ■ fl»i°?
I*' ■ UPTfclJ- ■ MF: •• ÖJftöD : -n,h,<. : £,■> ! C ■• ÖJA«» : -tthM- i ff7m.n»'JA : <D
A+ s tmmC^' " ' «Dl°+ ■ MÄ" ■'• <DM- ■■ <"'iW " ?b^9° ■• ataotiq-.'i : l;9°t,'
1 ■• «»A'h'} ä ">A9" s 0Dtl<£l : Ai.f.'t'f ■' "'«"»AT-'} ■• h,Mt\°l ■■ "»AT-"} ■ h>M
K ■ tmtlVi •• iS'i • *0»l\<tVi : *i-H : ootlVTr ' bel'i ' ^tlVi ■ »«"flrtC ■
41. n<!--V] A y^-V. — 42. ffl£4:*] A <DÄ**ft- — '*• MC] A MC. — i"S. nAhTr] A (IA/.-V.
— /6. h,WV~\ A h.fJ.'V*. — /ö. «•*?"] A o/«. — z'i. >>o] A j>«. — rt. hah^r"] A >i<J-Tr. —
44. h.v-11-Ji] A h.f-n-n. — rö. fcy-nt/i-] P >i<^ > n<»^; A ■hr'ncc. — 46. n+tA ■ r,.e:f9°] A
ii.i-in-.M- : hr'R-yr'. — 47. rt*] A n.*. — 48. fih.A] A no-A. — i"J. irn>] P cnt. —
49. nw.A] A ISA. — 16. nAh.?"V] A n-VA . h.¥"V. — 50. post n<\h.rTr A a^</. <daä ■ hvi-nc". —
/*. "7m.(l,^A] A »7<n.-n>iA. — ib. aomcY] P »"(nct. — /i. post aomcH- A flrf'i. wftt > "lll«frn.
— 51. fflm.fi'i:'»] A om. m. — «'*. 1A1T] P -»AA?». — 52. ^AtTi] P h.M. — 53. <ro-nrtC] A «"-nAC.
'Ana. " Les fils de Desän furent 'Amädän, 'Esoban, 'Iytarün et Karän.
42Les fils de 'Asär furent Bala'an, 'Azäqän, 'iyaqän et Oäm. Les fds de
Deson furent 'Osä et 'Awräm. "Voici les rois qui regnerent sur 'Edom,
avant qu'un roi regnät sur les fils de 'Esrä'el : Bälaq, fds de Be'or;
le noin de sa ville etait Denäba. "Bäläq mourut et regna k sa place
'Iyobeb, fds de Zärä, de Basära. i;i'Iyobäb mourut et regna a sa place
'Asom du pays de Temän. *° 'Asom mourut et regna ä sa place 'AdAd, fds
de Baräd, qui battit (les gens de) Medyäm dans la vallee de Mo 'ab; le nom de
son pays etait Ge lern. '" 'Adäd mourut et regna ä sa place Semä'a de Saqä.
*« Semä 'a mourut et regna ä sa place Sa'oul de Bobot, qui se trouvc sur le lleuve.
'"'Sa'oul mourut et regna ä sa place Bala'enon, fils de 'Akbar. s0Balä'6non
P> mourut et regna ä sa place 'Adad; le nom de son pays rtail " Fegor; le nom
de sa femme etait Mätebe'Al, fille de Malart. '' 'Adäd mourut. Survinrent Les
gouverneurs de Edom : le gouverneur Temnän, le gouverneur Golam, le
gouverncur 'lytßto, r,2le gouverneur 'Elsäbamä, le gouverneur 'Elsä'e, le
gouverneur Vrnon, "le gouverneur Qendz, le gouverneur Temän, le gou-
10
[15] L1VRE PREMIER, CHAPITRE DEUX1EME. 535
II, ' ann-u • hti'V'iura»- : AR** ■ ?ift/.-;..A .■ tritA s fiir™/»-> .■ a,<r .■ £«.,*; .-
JP-AhC i Hn.A-7 • -prt,T- : n'i?9° i «7 i TC^-M" i ;>£■ i JiA,C ■ aJ£«M: i A
.P.I) «H ■ °hC. ■ fco*-'."* i A.rt»<n" •• iPA/li: i 'IfflAS. i A-+ » TtJTaJAf : A<P ■ hW
5 «e> s o»»iv ■ ■*£ • nw-<- • aj&d -^ •• m*? « n**-»» -• fc^n.vnrh.c « <"»+■»«- «
4fl>ü-d"7r: : ,hi-u •■ mA&v s A-* •• v&fty ■■ mn^'/ « «bw-a* ■ A** ■■ aad-j; • £
^»ft* :: OJ&4Hi •■ A¥&A •■ AAtT»»- i fflJ?.'/°y,A "■ ' flJ&«fc* i A»!/.. * H9"<I i h,^-"J '
ath,0!'} i fflJlAhA : fl»^. : W-A-ß»- -• ^{T A'l-' « ' fl»£«fe* i AhC°£ •■ hbC ■ II Äff
CO ■ ht\ih,& ■ moMD i floTH ••• Km£«ft# : h,;i"J i hnc? ■•■ !,fl>fc«fe+ i ÄAc?
10 1 ' ?»A • IfflAS. i A-* ■ Ä.jf&W i mÄ/.JT : mhAWl ■ 'flJÄ^9° : mA/*- s A
MITOO s 0MITO4I ■ to/iF- : AtöA? -• «"AÄtiö»- ■ An.1' i J&L»-J^ ■ "mvJtA
7 ■ fflA^- s AAÄf"J i fflAAT"* ■ fl»A/*- i A-n^TI « 12fl»n/'*H ■■ fl)A£- •• A/U**
ffl/'-flÄ- s fl>A/*- ■ AfcA£ « 13flJ?tA.e. • miif. • AflW-4. i Ah,A.e-n •• 0H"lTOfl
»JAh- » A°7?i : "fAA : n«W>bA ■ ^11A i 4-3 jfc ■■ :*0°A i '"AA? i A£A
i5 Wr ■■ A-flo « l6ath$-t\rao> ■■ A-^Ai.^ i fflh.n'/.,e « fl>£«fc.* i AA-iUjP ■ Äfl.Ad
54. tf-ft-o»-] P otw.
II, 1. .ftfinc] A fitiVC. — 2. frt.1: j fll^r i Vi] A ^-/ : p-n,<i: s nv»". — 3. ft,A°<«>-] A A
A°y°. — j'ä. n<p] A t<p. — 4. a^-p] A «n»r.«H:. — iä. vAfi] A 4.AJI. — 5. fr<{.t] A 4.Aft. —
i'ö. öflC"«»»-] A ^flC?". — 6. iiAIia] P VlAYl. — 7. dMICid'] A JI"iAfl». — «Ä. (Kb-TH] A Amin.
— 9. >lA.1l] A M1A.-T1. — 11. nAf0-»] A rt/l°<r"V. — «6. rtA«f>-V] A MPV7r. — 13. Ah-A^-n]
A om. A. — iä. A"7>!] A A«^ö. — 14. V^-T^A] A VtTXA. — 15. >;<£*] P >}«et. — 16. h
■rn.jp] A >,n,-7f . — ib. hn.nö] A h.n.ft.>i.
verneur Mabsar, 54le gouverneur Mägedehel, le gouverneur Zafohen; ce
furent tous les gouverneurs de 'Edom.
II, ' Voici les noms des fils de 'Esrä'el : Robel, Sem'on, Lewi, Yehoudä,
Yeskar, Zäbilon, - Yosef, Benyäm, Dan, Neftälem, Gäd et 'Äser. 3Les fils de
Yehoudä furent 'Er, 'Awnän et Selomou; (ces) trois derniers lui naquirent
de la fille de Sawä Kananäwit. 'Er, l'aine de Yehoudä, devint mechant
devant le Seigneur qui le tua. 'Te'eraär, sa belle-fille, lui enfanta Feres
et Zärä. Tous les fils de Yehoudä furent clnq. 5Les fils de Feresä furent
'Esromou et Yemhel. "Les fils de Zärä furent Zamri, 'Etän, 'Emän, Kalkal et
Därä : en tout cinq. 7Le fils de Karme fut 'Akor, qui troubla 'Esrä'el et
enfreignit l'anatheme (porte sur Jericho). 8 Le fils de 'Etän fut 'Azäryä.
9 Les fils de 'Asoron, qui lui naquirent, furent 'Iyärehem, 'Aräm et Käleb.
10 'Aräm engendra 'Aminädäb. 'Aminädäb engendra Na'ason, prince de la
maison de Yehoudä. "Na'ason engendra Salmon. Salmon engendra Be'oz.
,2Be'oz engendra 'Obed. 'Obed engendra 'Esay. ,:i'Esay engendra 'Elyäb
l'aine, 'Aminädäb le second, Samä'e le troisieme, '''Nätänä'el le quatrieme,
Rädäy le cinquieme, ,5 'Ason le sixieme et Däwit le septieme. "'Leurs soeurs
* p,
75 V b.
536 LES PARALIPOMENES. [16]
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A£- : tihCi. • ffl^CJr : fflA?- « AkA-A.« « Mdft*"JW<M •■ Ph ■ hCr ■ -Vfl : (O 5
AI" > "7tU: •■ ÄfWJ" : AlAhÄ" • m\\€nf\\ : }/»'>i : «jOT^-fr). : fifl : fl)fl)AA'> «
A-* : AA.T--n ■ "fl»A/Ml : ö»A^ s HK?h,C •■ fflM » A-** s br'&- ■ flJo'AA* >
-n,h,c : anh?: •■•• "»vk. • 10c ■■ fflfc<5?" s huttiro»' • hk?Kc ■ h9°i.
Xfao' : «6V> : AhU? ^V ■• AA ■• -flrli-C ' tf-A»'} s M*J* •■ Afl>-A-£ » "7h.C * Ji
n-U- : A-JAJi£* ■ iiflJhJP,Ä"l/. i 1°+ ■■ hO£a«' : ffDftfc : hA>-n i {\h,Vi^'9° •■ 10
flj-n?iA.+ : hAf??° » hfl..e •■ mA.^* » A-* ■ hiiF-z- ■■ ha-iro»- ■. ap#v>
"(DM. : £«fe* : AJu^/TL'/A •• fltf-4- • AhAtfo»- : fltf-4. ■ fc^"7 ■• ©•n«}V1
a>Mh • fflhA?° i h'YlTfl»- :"• '"fflliV^ : hAfc^ i -nJiA/l- » Ah.$&-9° i CA0?
Ä.JPWi/S- : fflH-I: : jP.h-t ■■ ho»- • Ah.S°9° :■• 2 fflhV- s Ä«fe+ i /«H « nW-4-
ä. hn>n%A] A K.n.rt.y.A. — 17. >,-m.^] A ho.°/.p. — ö. h»°o^] A *.<«wi>,. — 18. h^c?"] A
hftcf?™. — 19. ^C,/] A VCt. — 21. >iC*?"] A hf*'i?9". — ib. m\\ao-\\\ A m-'h-U. — ib. °i«n
.-»■•fco-] P >,^"7;i-tü' s/c; A <Dhm>.)"£0<. — ib. rt,7-n] A 117-11. — 22. -flWi.c] A MT-C. — 23. «feV
*] P rt..«C¥1-. — IÄ. rt>,U7<5V] A fflh'PA'i.V. — /6. -n,h.C] A *,17-C. — '^ W-ft°'V i ViATr-fc]
A 7.A- : w-a-. — 2'i. >,^cö^] A drer. — ?i. *iA>-n] P hav — ib. >.n/.Ä] A mac. —
j'i. ante wn-Wö»- P add. a. — /6. rt+*^.->] A Aä*+ s W>«e^"V. — 25. h.^'T.VA] A h..ftiir
VA. — ib. ntf-<- i nhflCtfH A ntf-«C i V^C^. —ib. >,^"7] A h<!.ir. — ib. -n^vv] A HOT.
— ib. h£"i\ A h^-VJF". — 26. MW .• •n^rt.1!-] P HAVI" : -nTift.1-.
furent Soure'iyA et 'Abgiyä. Les fils de Sourehyä furent 'Abis'e, iyo'ab et
'Abesbel : trois. "'Abgiyä enfanta 'Amsä'e. Le pere de 'Amsä'e fut Yetafer
'Esmä'eläwi. l8Raleb, Ols de 'Asorom, prit pour femmes 'Azoubä et
'Aribät; voiei ses fds : Myo'asr, Sobab et 'Aman. '"'Azoubft mourut;
Käleb prit pour (ferame) 'Efrätä, qui lui enfanta 'Or. -u 'Or engendra 'Orni.
'Orni engendra Beselehen. -' Ensuite 'Arom alla vers la lille de Mäkir, pere
de Gala ad; ainsi il la prit, (quand il ötait äge de) soixante ans; eile lui
* ^'. enfanta SAgoub. " Segoub engendra 'Iya'er. Mlposseda vingt-trois villes
cn Gala 'ad. "(Les gens de) Gesor et de 'Aräm prirent (aux fds de M;\kir)
les villes de 'Iyä'ir, ainsi quo Oenät avec ses soixante villes ; toutes ces villes
appartenaient aux fils de Mftkir, pere de Galä'äd. 2* Apres que 'Asoromou
fut mort, kälrb alla vers 'EfrAtäm. La femme de 'Asrom, (appcläe) 'Abiyä,
lui enfanta 'Asdod," pere de Taqo'en. -'Les fds de Iyäremebal, l'aine
de 'Asromou, furent 'Aramft l'ainö, Be'anan, Orin et 'Asom, leur frere.
26 'Iyäram eut une autre femme; son nom etait IyAbara; eelle-ci fut la
mere de 'Ounom. 27 Les fils deJRabä, l'aine de 'lyaremidiel, furent Ma'äs,
[17] L1VRE PREMIER, CHAPITRE DEUXIEME. 537
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T • -flKA.1- i ©©ARI- ■ A»-|: ■ ,?-»:■/ ■« 3' myi: -. ©AR i <T;K> • ©V;)-? • ©A
i R ■ Hfl»* « !7©Hfl,l- i ©AR i fc©-T-AA •• ©fc©-T-AA i ©AR s MW: ■ *©>.
HC i ©AR i J.«jPtJ- i 0fcfil- i ©AR ■ ÄHCJP :■• 3(DMC? ■ fflAR ■ »1A.A •■
ffl»lA,A ■■ ©AR :h,t\?l\ " "'©JbAjPA ■• ©AR i AA"7>i,A ■ ©fWWfc.A i ©AR i fr
A-'/° r. 41©A-A-9" ■■ ©AR ■ A«f-*fll^A ■■ <DA.p-#«tipA ! ©AR ■ M1.A"7 « 2©R
*+ ■■ JiA,n : faVi* i AA.ea.^.XA ■ ^v^A i nw-<- ■ Ifl* ■ hfl-ll- i AH.T- i ©
15 R*+ • od^a?0 : ^n-u- ■ A»b'n(?7 « 43©R*+ s irL-nc?^ •■ *<i ■ ©^•'P i ©i?*
ä. h.^A-iv.A] A h..e<{,ir,A,A. — /i. o»>,fi] P «u>,ft. — 28. *n..ert-c] A hn.ft-r.. — 29. Mi-i.rf
A >in.°»y. — 32. >iX».t'*7] A hn.'i"?. — 33. <d£<64>] A o/«. ö». — rö. VA.V] P ¥A.t. — *'*. WUl]
A >iHii. — ib. A..f<t«"t'/,A] A h.yr."i*A. — 34. ?-n^ : -?-n«i;] P i-m. •■ nnn,v. sie; A n-ar. ■■
l-anv. - 35. jptv] P WfV-bV. -- 36. Hlt^] P «IUI-. — 37. tifVl-] P Hltt. —^ 37-38. wrt£ :
>.(l.C i o^^fUC : aift.e.] P o/«. — 40. a>h.A.ef)] P ow. — ib. nn"7>bA] A rtfi"7>bA. — 41. h.f-
*°7.^n] A h.f-*"V..p. — 42. mk>-] A >iO-ifö»-.
'Ivnbin et 'Aqor. -" Les fils de 'Onom furent Semäyn et Yäday. Les fils
de Semäyni furent Nädäb et 'Abiysour. 20Le nom de la femme de 'Abisour
etait 'Abgiyä; eile lui enfanta Zäbar et Mouled. 30Les fils de Nädäb
furent Salätä et 'Aptiyn. Salät mourut sans avoir d'enfants. 3I Le fils de
Päyn fut Yesi. Le fils de Yesi fut Sosän. La fille (texte : le fils) de Sosän
fut 'Ale. 32 Les fils de Yedäy furent Akouesämä, Yeter et Yotän. 'Ayter
mourut sans avoir d'enfants. 33 Les fils de Yonätän furent Feiet et 'Ezaza.
Tels furent les descendants de 'Iyäremehel. "Sosän n'eut pas de fils, mais
des filles. Sosän avait un eselave egyptien appele 'Iyo'akel. 33I1 donna sa
fille ä 'Iyo'akel, son eselave, afin qu'elle devint sa femme ; eile lui enfanta Yäti.
3CYäti engendra Nätän. Natän engendra Zabet. 37 Zabet engendra 'Awfelal.
'Awfelal engendra 'Ober. 3S 'Ober engendra 'lyähou: 'Iyähou engendra
'Azäryä. " 'Azäryä engendra Käles. Käles engendra 'Elyäs. 4" 'Elyäs
engendra Sosmä'el. Sousmä'el engendra Souloum. '' Souloum engendra
'Iyoqomiyäs. 'Iyoqomiyäs engendra Abisamä. "Les descendants de Käleb,
frere de 'Iyaremehel, furent Maris, l'aine, pere de Zif, et les fils de Marisom,
pere de Kebron. ,3Les fils de Kebron furent Qore, Täf, Roqom et Sema'ä.
PATR. OR. — T. XXIII. — F. 4. 35
538 LES PARALIPOMENES. [18]
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(Dh<nCl' ■■ IM' : f-K-fl i flJW.4* : A"7S*'f- i tl/.'PJ'i •■• fl)V7^öi>. : ARdi-tf* i
44, ö>ft>"7>i] P o/m.; A «nft,"'/*. — i'i. i*T~\ A ^h,)10. — iä. mi\p. i a] P eww. — ib. i\<nh,
•>] A A"7h/V. — 45. fl-/'V'/ : atl\^. : A] P o/H. — ib. •PJ.'V] A «n»YV. — ib. </°y>] A «n»V».
- 46. w.-»] A j^s.?». — «6. a>f-0>>] P fl>AV0>i: A m>,cOö. — i"6. inh,] A 7.H. — 47. ante m
£*+ A a^rf. fl»/h<5.-V : WA.P. : 3H.1I. — 'V>. f.i-'V] A V.iiT. — ib. VA,<«l] A VA-m. — ift. A.JV]
A rt..iT- — 48. 1-CtiY] P a»AI- : -J-C*i> : A CW. — 49. <didA£->] P fl>«»A.P.. - i'i. h(H>] A
hn-ir«»-. — ib. r'R^f'i P r^iT. — ib. hn-u-2 A >>n. — /'£. a^ü-it] P as^>i"iv; A om. a.
— j'6. fflhn-«-] A <D>,n. — ib. AlltATr] P om. A; A AlQt*V. — ib. mmAJ:] P a»A*. — 0. M>fl]
A Mifi. — 50. m£**] P om. id. — ib. A+crt.e<5:r] P n+cft = f«sy; Ä nß-cf* ■■ rwr.
- 52. ^cgk-for'l A +c^^y°. — i*. h/hrt.] A hchrt.. — i'6. h"li.*] P h"V.i1-; post >,»?.>.■>
A add. ,h%. — 53. -t°7a.«i:>i] A M+m-A?.. — ib. +C/*JP>iC] A tCfpCf'. — ib. h.;»-A.5^*] A
Jb.i-A,?". — i'J. h.V;J--V] A h,«;:;»--/. — //;. m>,n"7-tü">] A raihft- i ©hfl"?*. — ib. h."i.:>h>a1 t'ih-
fh,A] A wyu. — «6. ffl^r'TiA-] P om. >i7°. — i'i. M-V^fTi] A AC^-n>-.P'V. — /'*. .e.A^
A.rv] A .RAJ.A.rV. — 5'». post P-Ml A arfi. ai/hq.. — 55. AX/h<i:->] P AÄ/hWt.
TG 1° u.
10
"Sömä'ä engendra Rä'äm, pere de 'Erqüm. IyerqAm engendra Seme'en.
15Semi\'en engendra Mo 'an. Mo'an fut le pere de Beta-Sour. '"' Gef'en, * concu-
Iiine de Käleb, enfanta 'Arän, Yosa'e et Geze'e. "Les fils de 'Iyäda'e furent
Ragam, Yotän, Gersom, Felelä, Gef et Sagäf. l8Meka'e fut la coneubine de
Käleh; eile enfanta St-ber et Tarkana; '"'eile enfanta (aussi) Segäb, pere
de Medmönä, et Sa'ol, pere de Mekamöna et pere de Gebelan. La iille de
Kälrb fut 'Akos. 5n Voici les bis de Kaleb et les fds de 'Or, l'aine de
'Efrätä : Sebäl pere de Qaryfttiyäritn, "Salomon pere de Bata, Lom prre
de Reta-Lelu-in, et 'Ari pere de Reta-Gedor. " Les fils de Sebal, pere de
Qaryätyäham, furent 'Arä'asi, 'Aminit, ssTima9if'e, QaryAtyä'ar, Itälim,
'Iftan, 'Asmätihon, 'Enitä'öma, N&tya'öl. De ceux-ci furent issus les Sarawi-
tavAn et les Yeatelyän. 5* Les descendanta de Salomon furent Beta-Lehöm,
'Entoufti, 'Atärota de la maison de Yo'ab et les Saräwiyän de la demi-fatnille
de Mauäta. "Les famillcs des seribes qui demeurerent ä Gabes etaient les
![19] L1VRE PREMIER, CIIAPITRE TROISIEME. 539
H*KJP'> : OJJiA- ' ©Ah- •• M^K***^' • htt-irao- ■. Ad,h » &h-tt »
III, ö»iA- •■ £** •• AWJ" s ?iA ■• A-* ■ •f-fl>A* ■ (ttbUCi « ÜtK- : fc?°<i0
'} ■■ hr^h.VM^' i KA<5.h.A$* •• athW •■ £A<e,e : M°htt%f • +C7.'\'R'V « Mä
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ö>A£ i fcl* » s:Wl •• Mm.?h ■ hrfcfl.rnA i AÄ-A : jeto-kr ' xr^iA
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fl>A.P'A'l' i Jwdv! ••! • wrtAA s wrtAAh : Yltr-t- i Mi»» i IMi.P4.AA.?0 « <d?»A-
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10 hfflCAQd ■■ o»A+ : J»tfr/.A 1 fflinÄr: ■ m^AA"? ■• oj^ava-t ■ ©91-11 »
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III, 1. £** > MV,*] A .e.'fi+ : .*«£&■. — ib. A-fc] P o/h. — ib. }in<5-h.A«fcK] P >,A<;?hV£+ ;
A h.jeii/s.fc.l'e*. — i'A. £A«c,p] A £nw.p. — j'A. Mir,p] A hin.p. — 2. 9"»] A «n»Mi. — ib. h
•Vfl P hxt: A >,i^. — 3. rt-S-m^n] A ft-S-T^rt. — ib. .ßfr^j,?»] A h.t«:>ii^. — 5. >,n] P o/w.
— ib. nenn«] P cftiö. — 6. in>,c] A %n,hc. — 7. ^«i:^] A ^a^. — 8. >i,a.«:a.t] A h,A<r.
a,t. — ib. tnict] P rt-no*. — 10. hart A h-n?. — «'*. «»a*] P «>a^. — iä. ^n] A «vi. -
JÄ. fflAJ"}.] P «>A^. — «Ä. ©A^-] P WA£. — 11. f<5.?°] A fhi-T. — ib. WA-S-] P «>A^. —
ib. h-niifh'} P mi.eA. — ib. ©AS-] P fl»A^. — ib. wa-S-] P fl>A^. — 12. ©A.^]
— rt. «DA-S.] P ö>A^. — l'A. fflA."}-] P fl>A£.
'Argäti'em, les Sati'em et les Souqäd'em; ceux-ci etaient des Qanazäwiyän;
ils etaient issus de 'Ametft, pere de la maison de Rekäb.
III, ' Voici les fils de Däwit qui lui naquirent ä Rebron : l'aine 'Amnou,
(ne) de 'Akina'om 'Esrä'eläwit; le deuxienic Dalwiyä, (ne) de 'Abagiyä
■Qarmeläv/it ; 2le troisieme 'Abeselom, fds de Mekä, fille de Toulme'e, roi
de Gesor; le quatrieme 'Adonyäs, fds de 'Agit; 3le cinquieme Safätiyäs,
.(ne) de 'Abitol; le sixieme Yeträ'am, (ne) de 'Aglä, sa femme. 4Six (fds)
lui naquirent ä Kebron. II regna lä sept ans et six mois. II regna ä 'Iyarou-
sälem trente-trois ans. 5Les (fds) qui lui naquirent ä 'lyarousälem furent
Semä'e, Sebäb, Nätän, Salomon, (tous) les quatre (nes) de Barsebä'e, fdle
<le 'Amehel, "Gebä'ar, 'Elsamä, ''Eleflet, Nägeb, Näfeg, Yäfyä, 8 'Esma, 'Eldä
«t 'Eliflet : neuf (autres). 9 Ge furent tous les fds de Däwit, sans compter les
fds de ses coneubines. Temär fut leur soeur. '"Les descendants de Salomon
furent Robe'äm, (son fds), 'Abiyä fds (du precedent), 'As fds (du precedent),
Yosäfet fds (du precedent), "Yoräm fds (du precedent), 'Akäzyäs fds (du
precedent), Yo'as fds (du precedent), ,2 'Amäsyä fds (du precedent), 'Azäryä.
540 LES PARALIPOMENES. [20J
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Ä.m-A i flJÄ.P'/.A • fl»ncjP : rniVif : fl)A<T-T i AÄ-A* •■■■ -*a>MA' ■
V*PJ?.J? i hA.VSK •• fl»A*H*^ •■ fl»A^.+y° i i*'AAi: » **<d£«6+ •' kMEVlh. »
MW ! fl'h.A.ert.-n i m^*.^ ■ mo-ft-n ■ oA.r-2tfy" • fl»^AÄ..e • wMfc .■
A'flO* s
13. WA«.] P fl>A/>. — i*. AT««wn] A ,Vii3\pfi. — rö. WAS-] P «»A/>. — 14. flJAt.] P mA/>.
— ü. hT-il P, A Ni°*. — ib. wa-S-] P ©A^. — ib. «da.«;.] P «da/». — 15. h.«Nijtt] A h.f Ä
.p. — ib. rt..e„"f!^] A rt./.'>,f. — ib. AA»''0-}] A rtft»!T. — 16. Ax.*/!)] A rt..e„'pn. — 17. m-t/.a]
A rtAfrüA. — 18. ht\l°l A >,ny". — ib. v-SiUfi] A TOltfh. — 19. AAfcy.A] A A44-.FA. —
ib. iicniLA] A ik.hii.a. — ib. A"%h.] A ft^.h.^1. — ib. o><iWt-£] P ffliDA.1}. : sie A. — i'i. il<.
na.A] P miUbA. — 20. >.n/.«;..r] A M/^.r. — 21. <i>a.<;.] P o»a/». — ib. vt-hj] A «s^v. —
ib. a>A.S] P fl>A^. — *'*. fl»A.S-] P «da/.. — ib. flJAS-] P a»A^. — ib. (i-n.i.p~\ A nn.Trf. —
ib. was] P rart;?.. — 22. ©.w-] P «>fl»A^ •■ A. — ib. itm.Xf'] A rtn.Tr.p. — iä. post n^/^.e
P add. n»Ä*+ = rtD7*.e. — i*. WV] A fahjsf. — 23. »«p-tj«] A >Tjt^- — "''• h.A.y.vh.] A h.rt,
Wh.. — i6. a»All*rt P om. — ib. bwr] A hA^+j»". — 24. h.A'/.Vh.] A h.A.Y.YK.. -
i'i. ¥Jlh.^] A «MV. — «"*■ ^'»«.A'] A ä^ö.i'.
fils (du precedent), 'Iyo'aq;\m fils (du precedent), ,3 'Akäz iils (du precediMil |,
p, Hezqivas fils (du precedent), "Menäsö fds (du precedent), 'Amon *fils (du
precedent) et 'lyosyäs fds (du precedent). ,3Les fils de 'Iyosyäs. furent 1'aino
Yo'anän, le douxir-me Yo'aqem, le troisieme Sedeqiyä, le quatrieme Salomon.
16 Les fds de 'Iyo'aqern furent 'Ikonyäs son fds et Sadeqyäs son fils. "Les fils
de 'Ikonyäs furent 'Äser, Salätihel son fils, ,8Malkiram, Fadäyyä, Sansor,
'Kqt-niyä, 'Asmo et Nädabiyäs. '''Les fils de Salätihel furent Zerbäbel et
Same'i. Les enfants de Zaroubäbel furent Meslemes, Hanänyä et Saloinit, leur
sojur, 20(puis) 'Asös, 'A'al, Barakiya, 'Asdodiya et 'Asbased : cinq (autres).
-'Les descendants de HanAnyä furent Teletyä (son Iils), 'Iyäsßyyä fds (du
precedent), Ferä'iyÄ fils (du preeödent), 'Arnä fils (du precedent), 'Abdyä
Iils (du precedent) et Saköniyä fils (du precedenti. "Les fds de Sakßniya
furent Samä'eyä, 'Itous, 'Iyohöl, Barya, Nawadiyfi et Saft : six. "Les fils
de Nawädiya furent Ilihenä'i, Hezqeyft et Scräqäm : trois. "Les fils de
'Lllienä'i furent 'Adayyä, 'filyäseb, Feda'iya, 'Aqoub, 'Iyo'anam, Dola'iyö
61 Anani : sept.
76 r- b
[0
[21] LIVRE PREMIER, CHAPITRE QUATR1EME. 541
IV, 'fl)£«M' i V-u-r, s <j.£ft : mhWF ■ athd.90 « anrc ■ (nft,(U\ « -(ogh
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Afl»+ i Arh,l»n :: yfl>AVhf: •■ hn-II- • A'l#°*. : JtfO-All i JlAJu * Mfl* i KA i htl
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(nfthC ■■ fl»h. '!•>.-/: « sm#fi ■■ fflA^- ■ AlrbT-fl s fflA^ftfl ■ oH-mA«»- ' Ahlü- ■■ A<5-
io »in : was. •■ hK9^9° ■•■ 'fflhv • >i„?n.fi > hn-<: ■ wh^u- * ©ho»- ■
Aoof* : f|«J» : .in.fl : h">H ■■ WlA '■ fl»A£"Yl- : .-Jft.fi : Hft>C:i"ÄÜ- i *
AC i (Dfooir ■■■ ''mftflW •■ ^..e."*ft.fi ■ AM>"Ah • XV,.h,A s fl>£ft. •■ K«w
nc»i : n/.h>. ■ fflK-nn'Vh : vf-A» • uha*?:? ■. towi^ ■. h&,h ■ rfiA.e
mittch ■■ IhTC-i- • n» s Kfthtii. ■ fl»flii;ji • hiii.Vnrh,c : tf-A» = haka ■
IV, 1. >,r*c!r] A Mier. — ib. irr.] P h^cr?**. — 2. waä : rt-nA] P om. — ib. <»/>/>] P m
Af. sie. — ib. KfVfl A K.ü^. — iö. fflAA.?:] A fl»A<IVi.f. — 3. ro-h-Po»-] A >i^-Fö»-. — iä. h.y,
iu-h,A~\ A h..eii^h,A. — 4. e>fc,A] A -f.-/-h.A. — ib. h(>V] A hnv. — ib. h,*P&-ß-r,~\ A h.1}:.*?".
— r ib. wm-] A hn-iruf. — 5. wrih-c] P mAn^c. — ib. fti-#vl P o»'- a; A nt-Ph-. —
/o. ^y<{-] A w-. — 6. *«"<s.fliTr] A -ihi-. — ;6. rniir] A vv-ny. — »'*. hvt] A h<{„c. -
7. n<s.*] P tu--p : A a^'>. — ib. h,-i-'/.-fc] A h,hi*M:. — 8. on,o] A ft.n,n. — ib. <di<das-] P «d-j-as-
sic. — ib. öja-s.] P <oa£. — 9. h.^n.n] A h.pa.h. — ?5. nn-^] P mn-c. — /*. ^"h^'co-] P w
^v.0" sie. — ib. post mrt.e-fr P «ö(^. Vi«». — 10. hj'pa.iy'] A h.^(l.n. — ib. iihiB-.e-p] P Hh
<D-.e-.f sie. — ib. -»,irc/-] A >ö?"c->.
IV, 'Les fils de Yehoudä furent Färes, 'Asorom, Kärem, Hör et Sehal.
2Ro'eyyä, fils de Soubäl, engendra 'Iyäh'et. 'Iyähet engendra 'Akimäki
et Led. Teile est la souche des Saräti. 3 Voici les fils de ltami :
'Iyesrä'el, 'Iyäsmä'e et 'Igäbes; le nom de leur soeur fut 'Isnelfon.
4 Fenou'el fut le pere de Gedor. 'Azer fut le pere de 'Ason. Ce furent les
fils de 'Or, l'aine de 'Efrätäm, pere de Beta-Lehem. 5 Sekour, pere de
Taqo'e, epousa deux femmes appelees 'Elähä et 'Anorä. "Henorätän lui
enfanta Kazäm, 'Afta, Temän et 'Astourä; tous ceux-ci furent les fils de
No'orä. 7 Les fils de 'Elähä furent Seräq, Saar et 'Etaniti. 8Qos engendra
Kenob et Säbebä (et fut l'ancetre des fils qui) naquirent au frere de Räkäb,
fils de 'fyärem. ° 'Egäbis fut plus celebre que ses freres. Sa mere lui
donna le nom de Gäbes, en disant : « J'ai enfante Gäbes, dont la signi-
fication est tourment et douleur. » ""Iyägäbes invoqua le Dieu de
'Esrä'el et dit : « Si tu me benissais vraiment, si tu agrandissais tout
ce qui est autour de moi, si ta main etait avec moi et si tu donnais un
signe (me prouvant) que tu ne m'humilieras pas. » Le Seigneur lui donna
542 LES PARALIPOMKNES. [22J
12fl»Jtfl-f-? s fflA^-ö"- : AfH<Z.<h9° .■ a>Art,9° ■ flJA<T;J"* i KCl » 'ttth.d ■ VJ.A • ?»'*«• •
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AA.P-n ■ ha-lTar* : AIA/5A.9" i hho° : Ä/.-n1- • ha^tit " '<»£** ■■ AhA.-fl i 5.
fflAF. i Ä.lni i y.<J. i M i at<,*h9° ■■• 0)£«fe4* i M i «6kTi - '"flMDAR ■ t\V A.A7 i
TITA, i ffllfcf- i flH\5£ : mhhfath. :■ "»Mt i MC i *h?h& s <or^9: »
fl>^«cc i ffl^eA»? :: «offlAR i A.^-fcc i «w* ' öja^a. i fl>?.AQfc. : Kn-i/'ö»- ■
Ah,Al;T"> « "flMIfcA/Mi i «DAfc* ■ A-* » flllflHh i h.?\:C'l • hfllfo«»- i
Al*C i fflAÄllC s MMfo»- ■ AAlnC ■ mKhJto&k, i Kfl-U*o°- i AHT7 ■■ fl»?iA- ■• i»
fD-frfo»- : £*.* i A<W •■ fflA-J- i £C/"> i Ki-l' ■ hafftü » '/°i£- ■■ l9«»£«fe
+ i nhMs ■ tshS*?:? -■ M* i AhV-fl i W •■ M'iTo»- .■ A«WJ i mrt.rP-
i .■ Kn-iro1»- i Ae-"7^ « n»ft«fc+ •■ TW •■ hn*if<"»- « hPfAi • h<*\&f° • m?,t\'t.
11. <D>iA.-fl] A *iA,-flft. — i'o. mh*] A W«d. — ö. Ahfinn] A ft-v. — iä. "Vftc] A o»YC.
— 12. ntA«P»°] A n.-u&Kr-. — ib. v^-v] A ;»•<.". — ii. -n»h.<c] P -n«h.c. i*. v
^n] P >wi. — /'6. Ti-vu- — h.«Pi?"] A >ift- i ft-n»i ■ &<\. — 13. i*a*»°] A »#AA.r.
— ift. fl^h.^] A ft<{.>,.e. — rt. >,t^-] A >,-»•*. — 14. -)Afc°^] P lAKt. — i*. ante hfrlftn»
P arfrf. a. -- iä. i^^rt.?"] A irt.-J-rt.ir. -- 15. <D£<b<is] P «>ä*+. — i*. KM] A f-t°i. —
li. V\] Pwi- — **■ VJ.?"] A >h9". — i*. M] P M. — 16. t^je] A ^-^.ß. — 17. w^+l
A fflWAÄ. - «*• h<*c] A h.-}ti-\. — i*. fli^W] A ft>b<{. — Jo. »%«•] A <n>-<t..e-. — ?4. "7cr
■>] P A"7C">; A "7C"V^. — ib. fi<t<\h.] A y.fi'iA.A. — ib. h.rt-fc'P-V] A h-AtT"*. -- 18. MM-
*] P nnin-t sie. — ib. ha-iroo- ■. A0t>c] P om. a; A mi[0 rtt>c. — «6. >>n-ira»-] P hnwo»-. —
19. hjhfff] P, A otw. A. — ib. -h^-u : AV/-n] A Mt •■ hVi-tt. — ib. +.<v\Tr] A ,+jRA-y. —
ib. «.?"?•■>] A rt."l?'T'. — ib. ^tt-Wao-2 P, A ^niTa»-.
* P, tout ce qu'il demandait. " Käleh, pere de 'Askäs, engendra Mäker, ' qui
fut le pere de 'Aston. I2 'Aston engendra Batarefem, Sem, NatAn, pere (des
gensj du pays de Nä'os, frere de Si'olon Qenzäwi; ce furent les liommes
de 'Efröm. "Les fds de Qenez furent Gotolhem et Sarft'iyä. Les fds de
Gotolhem furent "Atatä et Menati. "(Menati) engendra Golfot. Sara'iya
engendra 'Iyob, pere des GesärAsim, qui furent des ouvriers. "Les fils
de K:\leb, fds de 'Ikone, furent Hera, 'Alä et Nä'am. Le lils de Ala fut
Qenez. "'Les fds de 'Ayalelän furent Zelle, Z6f, Taräv et 'AsrAhel. "Les
ids de 'Asor furent Ya'atä'eri, Meräd, GalVr et Iyalon. 'Iyätir engendra
Märon, Semä'i et Ycsba'i, pere de 'Kstemon. "Sa femme lui enfanta
secretement 'lyfttör pere de Gödor, 'Aber pere de Sokor, et 'JyakihÖl
pere de Zanon. Ce furent les descendants de Fetiya, tille du pbaraon, que
Mered öpousa. '"Les lils de la femme «le lyodya, scaur de Ronoub,
furent Dana, pere de Qaylän, et Sömyon, pere «le Vornan. I>cs lils de
[23] L1VRE PREMIER, CHAPITRE QUATRIEME. 543
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t ■■ hü ■ e-^jw- ■■ wnh.ir ■ <»;»£,/«• ■ ?°aa • itr -. amiir-P ■ joo- ■ o»
h-A « ^OUD-A-ft ■ A^A s AA.9" ■■ fl>AS- ' oo(\{i'} -. ö>a«}. » aotlTi ■ fl'AS- : * 09"
XA : «DAS- •• AIS' : ÖJAS- : TitW: » fl»A«J. > A"l«*. : fl»AS- « -flJArtw7.*V. » £«fe* :
io iati. : ^«PA^.i*« •■ ipAA-I- « fl>h^<e«/-A •• hAPo»- s a>-A-£ ■■ -niM s OJtf-A- ■• *;|-fl>- „* p,
/6 v° b.
A^-öi»- : h.tt-V'l •• htm : fl>-A-& -' J'.U-'i « 28fl»"1&{- = tO-M' * HCA-flA > OWi-tl
•t : tiiö ■■ (htm •• fl>A.cA-nA.°/A • -'©n-n'iA ■ <DnjtA9° ■ mn-f-AÄ- • 30<d
i'i. ü^b.*] A ü"7tii. — 20. ft."iv-v] A rt."%j". — ib. j^rfv] A drn. — ib. >,cv"V]
A >ics--v. — ib. w-a-ä] A a>aä. — ib. iin*] P nn-i- ; A im* = ib^w : hw-*. — 21. mh^
«»•] P Miro**-. — ib. h(\] P a>At; A waä. — 22. fh.^.*?"] A r-h,*y». — ib. mi^^avv] A
M1ÄVVV. — rö. ■l.-th.i'"] A 1:«(;h,5F". — 23. A-IWCTV] A Ad/h^-V s^'f. — 24. h..Hl.C] A h.^
HC. — ib. n>..A] A Ah-A. — 25. fl>fl»-A'£] P om. at\ A fl»Ä*«l». — ib. Hb&] A AH.A. — ib. AA,
5T] A AA-?". — ib. »a^.] P mA^R. — ib. öonA'ir] A «D-dA'V. — ib. OA4] P wft^. — ib. «ia^i
P a>A^. — 26. mAO.] P fl>A^. — ib. A»l£-] A AI.?:. — ib. a»A^-] P <da/».. — ib. llh-c] A ine-
C. — ^6. flJA.^.] P «>A/>. — f'Ä. WAS-] PfliA^. — 27. ^<PA^.lh] P Xi1*A.?:l> SIC. — ib. i>»AA1:] A
u"\A. — ib. W-A-] P tf-A». — «6. h.mrj] A h.n"H1-. — 28. A"7ö] A itr3-!. — ib. h.cA-PA-'VA] A
>hCA-nA->iA. — 29. -n^A] A n>.A. — ib. h{\r"2 A hi>9°. — 30. n*A] A n*A.
Nahem, pere de Qäylän, furent 'Atärim, Yestim et Hemäköt. 20Les descen-
dants de Semeyon furent 'Amnän et 'Arnon, fils de 'Anän, et Tilon. Le fils
de 'Aste fut Zäkat. 2I Les fds de Selom, fils de Yehoudä, furent Her, pere de
Laked, La'ada, pere de Märes, pere de la maison de 'Ebdäta, pere de la
maison de 'Asoubä, "Yo'iyäqäm, les hommes de Käzebä, 'Iyo'as et Säräf,
qui demeurerent en Mo 'ab. On changea (leurs noms en eeux de) 'Abgädärenon
et de Touqi'im. -3 Ce furent les potiers qui demeurerent ä Nätä'im et ä
Gäderä avec le roi; sous son regne ils devinrent puissants et ils demeu-
rerent lä. 24Les fds de Sem'on furent Namohel, 'Iyämän, 'Iyäbir, Zelou'i et
Se'oul. 25Les descendants de Sä'ol furent Sälem son fds, Mabäson fds (du
precedent), Masmän fds (du precedent), 26 'Emhel fds (du precedent), Säbäd
fds (du precedent), Zekour fils (du precedent) et Sami'e fds (du precedent).
27 Les fds de Sami'e furent seize et ses fdles trois. Ses freres n'eurent
pas beaucoup des fds. Toute * leur descendance ne fut pas aussi nom- * p,
breuse que celle des fds de Yehoudä. 28lls demeurerent ä Barseb'e, ä
Semä'e, ä Molädä, ä 'Irsoubosou al, 29ä Be'äl, ä 'Asam, ä Tolad, 30 ä Batoul,
54'. LES PARALIPOMENES. [24]
imi-a ■ ffln^c°7 • öj^'M*'* • 3,fl>nn.i* ■ rawi- ■ mnwid.* .■ fi,M,9° ■•
fflniVP ■ (14*9° -. \\t\J\ • hfci-U ■• at-h-f'i ■■ fcU7-<!ir«n». : ?,fth : K-Ji/'T : A^f?
WA- • V&WVao- : Hffcfl»-.?.- -• M'i'U • hWbC •• hh\\ • OÄA « f»7/-}'|i • >(l/.-f-
O». : ffl-V»A*ö»»-: 'fflön^n-n : fl»Ä<^A.Sl •' (OhS'tl? : fflAft •' Ä"7A..e ! " Wh.?' 5
£A ■• fflJ&AP« : OJA£ i >i.M.JP : fl)A& ! lV.>t..l' : WAR ? hftrh.A : 3 ffl^Afk i
£*+fl • Otffih^f i fl>JtftA.£' ■■ (BÄ.-S//.A ■ O^T-flTtA i 0)fH,7i.,P i " ©HH i
ö>A& i A.<h i O'Aft i UA»"} • ö»A& : Ä.*SÄ.^ : fl»A& ■ rt°7^ i ÖJA.P. : fl'/°d
o>- -.: 38hA- ■ ?iA i -TiA^- i fl.+A •• «»AM)"!« i aXIAA-h ■ HÄlfo»»« ■ ai'luV,- ■ Ml
<ß|/'0->. : (D-hnif). : ££"{.£ « 3' ID'Mf. : Mlh i flftVh. i V./- ■ fclih i JVflrYi i 10
h>a, i h»n i ¥,",rv* ■ ra? ■ ATtfAtiif"»- » "Whn- ■ äJvH- ■ ■nii-r.vi« <
totioo-i'i- -. a)9°R'd » Crh.n ■■ ^Ä'^Äiro0- : ^M"» •' GJÄ'»7«e S ?,ft»u : M»°£«fe
ib. h.ir{<>k\] A V/fc-M*- — 31. ?"c>in>] P 5>"C>int. -- ib. a>na»'V£4- ■■ ft.hft.5f"] A mn
"jöä : hrt>\ — ib. mfi(U] P mnil> v/c. — ib. IM.?,] A Hn.Jw£s»*\ — ib. «»•},#•}] A o»w. -
32. m-Vi.e.'i.ira»-'] A mhitlfi.irao'. — ib. h,"i"/] P h.<n>: A Jw*>-v. — i'i. <Dh.Tr : CP"/] P K.C
1°Tr; A h.w:<J°V. — i'A. -1>i>] A -tu?". — iä. mji'/.] P m)>V. — 33. HfhcD-.^-] P H^hfl>-£- sie. -
i'A. f/iA] A fl"iA. — i'A. <Dir'/-|:] P o/«. a». — ib. a>-*»A*«n>-] P id-^a*«"»« sie. — 34. m<n>^
1-ri] P <DAaopq-fl. — //'. h"7rt,|i] A Mf,11i. — i'A. h.fft.r] A h.ftp-. — ib. mAR] P fl»A£. — li. h"7
ft..f] A h-7ft.e. — 35. tDK.»«-y,A] P o/n. m. — iä. h.ft!i..t>] A h.(»-n^. — i'ä. M-Kfl A ft/.>,.f.
— 36. h.Af-ir.]A h.Af>.. — ib. ^fth..p] A .i'rt-h..t\ — ib. h..s.'/.A] A h..e."/-A. — i'ä. >,7ft°7",.A]
A ö?."/"7h.A. — 37. HH] A H-H. — IÄ. fl»A.n] A mA-f.. — I*. «>Aä] A WAS-. — l'Ä. fOAjP.]
A «ja*-. — ib. fl)A.e.] A (DAfi-. — ib. ft"7<5^] A d-icy. — ib. mA.e.] A «das-. — 38. >.
A] A owi. — i'6. n.*A] A nrio». — j'6. mnA.?1] P mnAt s<e. — ib. hil'Ciivm-] A Ml-ir<n>-.
— 39. H.9h.] A HWi%. — ib. ?"C*Vf] A <roc»if s/r. — 40. mV gz.] A fD?".?-«:. — ib. c,h.ll] A
(■.•V.'ll. — ib. m<\f\aa~\ A fllft^«/".
a 'Erraä, ä 'Ensoqilä, " ä Beta-Merkäbot, daiis la moitie de Se'asrm, ä Beta-
Bafoum et ä Zasi'a. Ce furent leurs villes, jusqu'ä ce qu'on eüt etabli roi
Dawit. ''-Leurs villages furent 'Etän, 'En, Bemon et Tekouna; c'ötaient, (en
realitö), quatre {texte : cinq) villes. 3llIls eurent tous les villages qui sont
autour de ces villes jusqu'ä Bo'al. Voici leurs demeures et le nombre(de leurs
oecupants) : 31 Masobäb, 'Amäleko, 'Iyosyä, lils de 'Amäsiyä, ss 'Iyohöl,
Yehayo, fils de 'Isobiyä, bis de Sarä'iyä, bis de 'Asalnd, '• 'Elyonß,
Ye'qabo, Yäso'iyä, 'As'id, 'Idihßl, 'Egousmä'el, Bounä'iva, "Zaza, lils
de Sei', bis de Ilalon, fils de 'Idä'ivä, fils de Sainarida, lils de Som'ew.
:,sCe sont ceux qui emigrerent avec le titre de princes dans leur famille et
<lans la maison de leurs peres. Ils devinrent tres nombreux. a8 Ils emigrerent
jusqu'ä ee qu'ils parvinssent ä Grrärä, ä Test de GA'i, aliu de cliercber
des p&turages pour leurs animaux. '"'Ils trouverent des prairies nom-
breuses et fertiles, une terre spacieuse devant eu\, la paix et la tranquillite".
Jji elfet, c'etaienl des descendants de Kam qui demeuraient lä avant eux.
* 1',
77 r° a.
25] LIVRE PREMIER, CHAPITRE CINQUIEME.
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ri}<7Dho'n : h.9°nrao. .■ mn/ji-1:^ ■ ap-a-t- ■ sfl»R*+ i t?n,A • n*K« ■■ aka/-
JbA i Ä.?».*« ©T-Afl i fc.AC? i ffllV.."?. ■ 4a>^*+ i Ai.P'/.A i M° i fl>0
41. >,/*••»*] A },A°"/|.\ — /&. »/»».<{.■>] P *A>«i. — ib. Ail'ft^n] A uii'tobA. — ib. a>*
-J-A-] A (D-M-rt-öo-. — t&. ante }iA A add. i\. — ib. moofp.p'V} A «ojp'h.y.y» s '>>;c.P> ■ <"•<?
«n-^v. — ii. ucvi-iPo»-] A üTr-two»- s/t. — iä. ?"r.^?] A o»,i.>1f. — ib. y,^MVao- : nur] A
>.Trfit : n<»" = UP. — 42. <DV/"kifö»-] A o/??. id. — ib. A/TLMr] A ti9°P7r. — zi. ante ä-(I4 A
add. «D-nt. — i'4. '">iS..e] A h'P-S..e. — «i. <5-4-M"] A ^->.e. — «'/. n.y.A] A ii.h,A. — iä. ante
£■6+ A add. m. — ib. k?<C\ A h.^ft,. — /6. ii^irao-] A H.w>. — 43. "hT^ii.] A Xy«i.
V, 1. a»V'/H] A >,fiö». — ib. toc.nl A "#C7. — #. Afl»-A-.S. : A] A Aä<64-. — i'6. WAS-] A
o/». — Ä. A>iA<!-h,A] A ,efU-h.A. — /ö. fDh./-7»A'li] P mK.V'TMi. sie. — 2. -JPA : Ä"V0'] A ^
pa : ä"/V — i*. }>r"L\rav~] A A»°io«. — i'Ä. <Dnirr;:A] P, A mn^Yi^-A. —3. h.^"Vi] A yvi.
— iä. VAA] A <i:A"fi. — ib. h.A(f>] A ^AA-V. — 4. h.p'/.A] A P-h,A. — ib. A.J»"] A tx-n.'^.
'''Ces (emigrants), inscrits chaeun par leur nom, vinrent dans les jours de
Hezqiyäs, roi de Yehoudä. IIs battirent ceux qui demeuraient lä ainsi que les
Manäwiyän qu'ils trouverent lä, et ils les expulserent jusqu'ä ce jour.
Ils demeurerent ä leur place, parce qu'ils avaient reueontre lä des päturages
pour leurs animaux. i2(Quelques-uns) des lils de Simi'on allerent ä la
montague de Seyer, (au nombre de) cinq cents hommes. Falatiyä, No'adiyä,
Räfou'iyä et Zihei, fds de 'Iyäsi, etaient leurs chefs. ,:J Ils battirent les
survivants de Amäleq et ils demeurerent lä jusqu'ä ce jour.
V, '(Voici) les fds de Robel, l'aine de 'Esrä'el, car il etait (vraimeut)
l'aine. Mais quand il eutmonte dans la couche de son pere, (celui-ci) donna la
benediction aux fils de Yosef, fils de 'Esrä'el, et (Robel) ne fut plus compte
pour lui comme l'aiue. 2En effet, * Yehoudä devint superieur en force ä ses * P,
freres et il fut leur chef, mais la benediction fut pour Yosef. 3 Les fils
de Robel, l'aine de 'Esrä'el, furent 'Inok, Fels, 'Esoron et Korämi. 4Les
descendants de 'Iyohel furent Sem, (son fds) et Bänyä, fds (du precedent).
a.
546 LES PARALIPOMENES. [26]
"JJP s (DM. S 0)£«fe«l» : 7»°? : fi,°lh. : ©AS- « "fiT^h : Ö»AS- « &M ' ©A
«J. : IkJiA : ' 'flA./.. i HM-Afl s -|:hA,-f* i VM»» •' MC • Ofh-U ■ "»AM ' C?(l,A «
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*iro»- s ^^<. : niiA"} : ?ifth i rtAh •••■ läö»py,A •■ nw-4- ■ a>t*w •• Uo-n ■• K?-
v* •• <Dft4.T ■ nn»v* « 1iö>K^«ei)' » nAft-i- ■ Mi^ir«0- ■ "ihh.A » fl>tf»-frA»«r ■
©Ann » o)Ä.pv-?i i ©^h? ■ ©n-*j ■■ ©fn»*: ■ ©*»*• sfrno* « '©hA- s &
i*. fl>A4-] P <»A£. — IÄ. 7-1] A 7-°/. — ib. <da>5.] P mt\?.. — 5. AT^n] A fM""V.*i.
z'6. ida*-] P mmA^.. — iä. Ato] A A*i. — i'i. o»A^-] P ainift/.; A mmA-S-. — #. 1UJ.A] A IL*
A. — 6. ttiKi- •■ Hh«SAA i *Y1AW-] A ILM< ■ HA* ■ HMMfl i O.'h.«!- ! -feHA.**. — 7. A£*] P AÄ
^„o-. — iä. -VA#o»-] P -?"A*<w s/c. — 8. -fetlA.] A *0A. — IÄ. ö»Aä] P <DA£. — Ä. MHl] A
hHpH< _ ,7,. n»7] A A"7. — i*. h.v-y.A] A h.?-/hA. — «i. n.p.rrw9" ■ mnvna»-] A «Mit ■ (th-r h.
c. •■ >«nn : Tia>-. — ib. o»n,v.A"7ü"V] A mn ■ h,Aff7if»n»-. — 9. .enwA] P .eMi,"h. — ib. ngm ■.
■J-Vill.] P n.e.m- ■. AtliH.. — #. >iV<!m.n] A >bV^Tn. — ib. -nm •■ S^MVo»-'] A WiMiro- ■■ II
„.^. _ ih. n?°.w] A m-nt. — 10. Tll-f.] P Ttld.. — ib. ,C\rt.rV] P MMn sie. — ib. mno»-]
A tth&ira*: — ib. wix.i.2 P si\ > •>£<-. — ib. nww.] A jßn«A. — 11. niTr] A no>. — 12. «Df-y.
A] P o/n. to. — ib. fltf-*] A OiA. — ib. i»«y] A n-f.Tr5T. — I*. Hö-fl > S.fV>,] P fl»Höll i fflh.
f-7>i; A mtx.r-'iK. — ib. fflfi^.T i niio»] P k>i,6, ■■ no-v. — 13. ao-A-A-ir] A «»ft-Ay*. — ib. r»
nn] A MA. — i*. h.f^>.] A wt-h. — ib. ^uTr] A vnh/v. — iä. n-«i] A h-k. — ib. j»njt]
A ML£\ — i'A. A-llOI.] A a-o-vi-. — 14. ffl^A-] P afhi\; A o/h. m.
Les descendants de Gouag furent Seme'i son fils, ' Samämika fils (du pre-
cedent), Reka fils (du precedent), Be'al 6et Bahirä, que TouklcMa, roi de
'Asor, deporta. Cc dernier (Bahirä) fut prince de Hobel. TSes collateraux,
selon le denombrement des familles de leurs princes, furent 'Iyohöl, Zakäryäs
"et Qrbale, fils de 'Azaz, fils de Sema, fils de lyohel. Celui-ci demeura
ä Ycrohom, ä i\äba\v et k Ba'elm;\lion. "Du cöte de l'orient il demeura
jusqu'ä 1'cntree du desert vers le lleuve 'Efrätös, car leurs animaux (de lui
et des siens) etaieut nombreux dans la terre de Galä'ad. "'Dans les jours
de Sä'ol ils firent la guerre contre les etrangers, qui tomberent sur leur
face. Ils demeurerent sous des tentes ä Test de Galä'ad. "Les fils de Gäd
demeurerent en face d'cux depuis Basän jusqu'ä Salk. "Yohrl fut l'aine;
Sofern fut le second. 'lyonä'ä et Sefät (demeurerent) ä Basän. ''Leurs
freres, selon la descendance paterneUe, furent MikäVd, Mousoulom, Sobäbä,
'Iyorä'e, Yäkän, Bona et "Oböd; ils furent sept. ,4Ce furent les fils de
n>
10
[27] LIVRE PREMIER, CHAPITRE CINQUIEME. 547
«fe+ : Anh.JP l fl)A£ : h& : 01A£ • K??r, ■ Ö»Aft : 7Afc£' « Ö>A£ ä "l»l
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ib. txtttiy'] A MLÄ.H..P. — ib. ^<5] A M-. — J*. Ji..en>i] A h.f(LK- — ib. fl>A£] P «*rtj&
sie. — ib. >,ji>,ii-n] A MMt-n. — 15. Mi£-y,A] A >,-n.s.y,A. — rt. h.efc] A m*. — 16. n7
Ihjt] A flJ-flt s T\hR. — ib. atah^-bri.Vao-2 A fflnN'PAS.V. — ib. nc">] A OCV. — «Ä. flh
-Po»-] P öh-ptfo- s/c. - - 17. -l-n^A-] A +-v»A*. — ib. h.p<t>r'l A fh^-iT». — ib. KG-Wi
9°] A h.f cm?". — j'6. ?,fi/:./>.A] P .e.cM. — 18. ?<\.s.] A PR. — ib. mo»',i.<\>] P om. a>. —
ib. >,?"fl>-rt-.e] A mW" f.*.* ■■ KK">. — ib. V»H-] A pMH-. — ib. w9"thi-}~\ P ffl9"«-«C> s«'c. —
ib. Sfp : a>3? : at%Y] A ii>,A'i: : af* s ¥ .• m?, : V ■. mi. — ib. >,a] P add. e>. — 19. h?Cf}~\ A
h^Cf-Tr. — ib. hm-Cf-Tr] A h.TCf-"/. — ib. WAf-T-] A <?^np--V. — ib. T^dp-V] A M(l.fy. —
20. "hRViroo-] A >i^.W<"»-. _ ib. h^Cf-V] P >,7C}P<n>.. — ib. V(l = ri*IH.>i-n<ii,C : «f.1-] A XCV- ■
•*n .- >i1Hhlll<h,C. — ib. aXir'Pav'] A athR-JiToo*. — 21. atygh. •■ y™ucnu"<n»-] P o/«. —
ib. §3?] A g i ff . — ib. g«] A g ä fl»£ < ff. — zi. mh'hfi.-i'] P o/«. a>.
'Abakiyä, fils de 'Ori, fils de 'Iyäde, fds de Galä'ad, fds de Mikä'el, fds de
'lyas'e, fds de 'Ako'azäb, ,5fds de 'Abdhel, fds de 'Iyouni, prince de la
maison de leurs peres. ,cIls demeurerent en Gala 'ad, en Basän, dans les
campagnes, dans tous les bourgs et dans tous les territoires de Saron jnsqu'aux
frontieres. "Tous ceux-ci furent denombres dans les jours de 'Iyäqöm, roi de
Yehoudä, et dans les jours de 'Irobe'äm, roi de 'Esrä'öl. ,8Les fils de Robel,
de Galädi et de la demi-tribu de Menäse furent parmi les hommes vaillants
qui portaient le bouclier et l'epee, tendaient l'arc et etaient experimentes
au combat. Ceux qui allaient au combat etaient (au nombre de) quarante-
quatre mille sept cents. ,,JIls firent la guerre contre les * 'Agäryän et les * P,
'Atouryon et contre les Nafsyon et les Nädäbewon. 20Ils l'emporterent
sur eux. Les 'Agäryon et toutes leurs tentes tomberent entre leurs mains.
En effet, ils invoquerent le Seigneur lors de l'attaque et il les exauga,
parce qu'ils avaient eu confiance en lui. 2I Ils prirent et emmenerent comme
butin cinq cents chameaux, deux cent mille moutons, deux mille änes et
5'iS
LES PARALIPOMENES. [28]
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s/t. — 23. ■/if.oo. ■■ A] A V7£. — f*. *»"£<»A] A m-fit = £fl>A. — ib. nA'V] A OATr. — ib. ante
fciin A a^rf. m. — /i. ihA] A v°.e;£ i n«^A. — //»• mMM""*] A o/w. m. — i'ä. dTC] A "/'V.r:. -
ib. M.e.n«G A m.e.114. — ib. ^C'/0^] A >.>.CT"> s« ■. — ib. fflllA.nrA] P manwrii sie: A m"/l.r. i
MVA s/V. — 16. <n>iA-"//:] A «Djkrv*. — 24. fl)>,A-V».- i ffl->,.poi>.] A in>,A' i V>»-'/I:. — li. AitC] I'
a><h<CC; A *<cc. — i'i. h.A*A] A h.^y.A. — rti fllia.UA] A ö'/ni/.h.A. r- iä. wrflA
Kfi69°f- — ib. W.-W] A K.P-.e..e. — j'J. h..ß-S.V.A] A h,.e„V.A. — iä. ante öRio- A add. afhfr.
— ib. ktö*] P Möt. — ib. ö.e.u>-] A o«/. — ib. A«»-^Tr] P nö»-.fV; A «ilavjnr. -
25. mflAffl.] A fl»>,A<»- «ic. — iä. H.t] A o/w. — li. mtAin.] P. A <d?a<d- sie. — ib. Anid ■ r'K
f.] P «Vfl>. — i*. >i-7/h-»'] A h-MA i V?4ifi. — 20. hrvti] P «ntAWi. — ib. -J.A-Ii] A om.
— ib. -MlACffl-V] A -/KlA-I- ■■ TCT^Tr. - - I*. mA;)Ä- i mA«f>({.+] P fl»A>7£ ■ o»V<C-l'. -
ib. mV/"»».»'»'] A mmbp.a»'. — ib. *iW] A .f/hA.f. — ib. vinc] A WiJ>c.
cent mille hommes bien comptes. " Lo combat tut grand et ceux qui
tomberent (furent nombreux), parce que cette guerre etait (voulue) par le
Seigneur. 11s demeurerent lä jusqu'ä la döportatiou. -'Ceux de la demi-
tribu de Menäse demeurerent depuis la frontiere de Basen jusqu'ii Ba'al,
Armon et Sinär sur le mont 'Armon et sur le Libänos; ils devinrenl
nombreux. 2lVoici les chefs de la maison de leurs peres : Hafer, 'lyasi.
'Ilhel, 'Ezrehel, 'Irmyä, 'IdiyvA et 'Ivdiliel, hommes vaillants et renomme's,
princes de la maison de leurs peres. -'11s apostasierent le Dieu de La
maison de leurs peres et ils suivirent les dieux des peuples du pays que
le Seigneur avait eloignäs devant mix. -r' Mais le Dieu de 'Esrä'el suscita
l'esprit de Falouk, roi de 'Asor, et l'esprit de Taklarnäson, roi de 'Asor,
qui deporta (les gens) de Hobel, de Gad et de la demi-tribu de Menäse et les
emmena dans le territoire ile Kahm, dans le territoire de Käbar et sur le
fleuve Ciozän jusqu'ä ce jour.
[29] LIVRE PREMIER, CHAP1TRE SIXIEME. 549
VI, 'fflft«^ : A.'ß : lllfli ■ (ll'l'Ol- • m"!/..^ :: -fl>£<fc+ : .«J'ftf- ■ hlU'J" « 0»
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fc"7L\e ■ mhnv.? : fliAft ■ fcli."i-n « sm?,h.m-n ■ fl»A& : rt,*"-* ■• fflA.j».* •■ t«A
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10 h.T-n ■• Ö>A& ■■ (U^ i ö»<W-£ •■ 0»Aft : AA»'/' := "fllfoA"lT » 0»A£ : »LA*!'- :
<"*i,A*f. ■• r»Aft : hm:? '•• "mhncy ■• ö»a£ : iUK.e ■ a>(\&K? ■ war • p-ax
* ■ ' ■'i<Dp-A.ft,4» l rh/. : «D-ft-f- : VAA'!' : £lM ■ fl>K.e<.AA.S>0 i fl?iR « VfMlR«,"
VI, 1. icOV] A i\c.i>-i. — ib. "7^<5] A at.i.i.. — 2. *o->] A +»,^-. — ii. vn^i^] A h'iM.r\
— ib. yAM] A .i'.fi"iC. — ib. h,H.V.A] A H.XA. — 3. h-n-f-iT] A wn^i»". — /Z-. y»n]A m>-A. —
ib. <"lc.9"2 A a,lC.er'. — ib. ante v-S-n P add. w. — ib. h-fl.e.] A Mlfs#. — »A. .e^-"7c] A ,e;i-
}T.. — 5. m*,n>] P o/«. m. — ib. a-bhj] A n*H.. — ib. a-bK] A fWih.. — ib. an\.ej] A a>rt
^ s ft. — 6. n»rt.e] A mrt^ : a. — ib. wm-bph] P om. ; A fflH^h.yfi. — ib. wA£] A «da/. : A. —
ib. "7<5h*] P »7<JM\ — 7. «7^>i>] P "16M-. — ib. idaä] A wa,?.. — ?'*. waä] A «da/«, i A. —
8. mh'n.m-a] A otm. — ib. mA.e] A wa^. : a. — 8-12. «>rt.^.,> i n»A.e : hn."7h.fi = <DMi.*'7h.
fl : a>l\R : MIC.e : <D>.HC.e : «DA.? > frfiTTr ~ <D>i"7C^ s WA£ I hft.T-(l : fl>Ml.Tll : fl>A£] A
om. — 12. rt,/.<> : wrt,^.^] A rt.^.+ : mit.?.*. — ib. o>Aä] A om. — ib. ft,A»i»"] A Art-A-y". —
13. fl»rt,A°y"] P fl»rt.A»<n>; A aiftAi»". — ib. a»A.e] A a>A£. — ib. h.A*P.] A H.A'1»^. — ib. m\\,
A*R] A 0»1l.A-1>^. — ib. fl>A£ : hHC^"] A <DA^ : Ahl)C.P. — 14. fl»A£] A «DA/. : A. — ib. (\i.
h.?] A iKi-^y. — ib. a)(\t.h.p] A mot^t-p. — ib. <DA.e] A <da^ •■ A. — 15. vn-Yi£-TKC]
A fn-m&KC.
VI, ' Les fils de Lrwi furent Gerson, Qa'at et Märäri. 2 Les fils de
Qä'at furent 'Abräm, Yesä'ari, Kebron et 'Ezehel. 3Les iils de 'Abräm
furent 'Aron, Mes et Märem. Les lüs de 'Aron furent Nädäb, 'Abd, 'Al'azär
et Yetämär. ''Al'azär engendra Finhas. Finbas engendra Abisou. 5'Abisou
engendra Baqe'i. Baqe'i engendra 'Azi. G 'Azi engendra Zarä'eyäs. Zarä'eyäs
engendra Märi'at. 'Märi'at engendra 'Amäryä. 'Amäryä engendra 'Akitäb.
8 'Akitoub engendra Sedoq. Sedoq engendra 'Akimä'is. 9 'Akimä'is engendra
'Azäryä. 'Azäryä engendra Yohanän. '"Yobanän engendra 'Azäryän. Celni-ci
fut 'prötre dans le temple qui fut bäti ä 'Iyarousälem. " 'Azäryäs engendra * P,
'Amäryä. 'Amäryä engendra 'Akiteb. ,2 'Akiteb engendra Sedoq. Sedoq
engendra Selom. uSelom engendra Relqiyou. Kelqiyou engendra 'Azäryä.
11 'Azäryä engendra Sarä'iyä. Sarä'iyä engendra Yosrdeq. ,5Yosedeq partit
avec la depurtation de Yehoudä et de 'Iyarousälem ( faite) par Näboukednäsor.
a.
550 LES PARALIPOMENES. [30]
*C « ll!a)ft«fe+ l A/ß ! iCfl'} s flJ*0-> : CB"?.^.^ :: *~ Wh/t- '■ htl^-tltf '*»• ■ A£
fljjbii,y.<sv « "<»&*+ s °i/j rJ ■■ #rirA :flJÄ.ö»-rt, « fflin-M « Aft-r • A.'e •• (\i\ao .•
A£*o»- ■ i0£«fe«P : Ittf"* ■ AA«n>. ■ «AS. ■■ ffl/b^'J: : fl)A«J. > aJH"7 > fl>A«J- »
21 f Ml : fl>AS. : M. • ©AS- • H<5. ■ WAS- « Ä.jP.-*-<5 ■ fflAS- » Hfl>£«fe* i *0> ••
ftrthC ■■ WAS- •' #£ i <»AS. • htl.6 ■■ ö»AS. •• 2,hA*V « ©AS- « hfl.A¥ i ö»A
•«}. ■ M,C s «JAS- : *iW ■■ «AS- i AuJP*/.A « <DA?> •■ ^TljPrt s rDAS- s MA •
<i>A«J- ■■■ a :ifl»fc«6+ i ?»A+Vrt ■• Ä"7rt. i oMi/P-lh i 2'7iA.+V « WAS- • rW- ■■ ö»A
.«}. .- VG : «AS- ■■ 27JbA,?-n : flJAS- ■■ M?0° •• fflAS- • fl»hA*V > OJAS- » Mfl»R*
16. «da**] P om. <d. — *"£. m,+o^] P o/h. «d ; A wVt-. — ib. <T><Q A "7><!.. — 17. «>),*]
A m-nao-w. — i'6. rw] A &•%. — 18. +01-] A 4-iH-. — j'4. h-iuy*] A v»n<:?n. — «6. ,en>i«:]
A .eMC — I*. >biI.V.A] A h.H,ÜA. — 19. ywA] A iriPft,. — i"Ä. h.a»-A] A M"A.. — '6. AJP.+ :
«VI.»] A A£* i «V/Vf? SiC — 20. ä*+ •■ 7CP-»] A Ale*»'». — ib. AA°fl».] A AA°PV. — ib. WAS-] P
mft^; A <da.p.. — li. >h.-»'t] A ^f-h.*. — /'£. «da*] P «da/.; A <da.p.. — lÄi «dh"7] A om.
«d. — ib. «da*] P «da/; A «da.p.. — 21. r-Mi] A h.r-Ml. — ib. was] P «da/.; A «DA£. —
/7>. «da.1}.] P o»A^; A o>Aä. — ib. <i>A4] P n>A^.; A «>A.e. — ifr. i»A*] P om. —
22. ^o^-] A +*^^. — iä. fflA^}.] P «da/». ; A ö»aä. — i'A. ida1}.] P, A a»t\?.. — ib. hA.<5] A
hit.C — ib. o»A^-] P, A «da/.. — 23. mA.'i-] P a>A^. — ti. >id.rtv] A t,a.tw. — ib. was]
P, A a»A£. — ib. *rt.c] A hA.c. — ib. .»/v;] P mA^. — 24. ,*^> : mAS- i h..ey.A] P .*«** i
(OA/1. : >..y/,A: A 1-hA : «DA^ i W-V.A. — /6. fflAS-] P, A WA£. — li> IDA*] P, A «DA/..
— ib. AJ.A] A 0>.A. — ib. «DAS-] P O/K. — 25. a>p,<k* ■. 7.A*VA] A «D.p.-fi*n : A>iA*S". —
ib. ante >,"7rt. P ßrfrf. <d. — ib. hii/p*] P hYi.'Pt; A WTJ°>. — 2(5. «da1}-] P. A «DA/. —
ib. rt-v] A ilAJi.. — «6. «da*] P, A «da,»». — ib. y<e] A om. — ib. «das] P, A «da,r.
— 27. h.A.e-11] A h.AX'A. — ib. «da*] P, A «da/. — ib. MT?°] A h.r-O.7". — J*. «DA
*] Po/h.; A «da/. — /6. <d>,a*v] A ü/h. <d. — ib. «da*] P o//;. — 28. tog.-p.-f.h ■ a]
A «D^.4;.|».
"'■ Lcs iils de Lewi furent Garson, Qä'at et Miräri. l7Voici les noms des fds
de Garson : Näbin et Sßma. ,sLes fds de Qä'at furent 'Abram, Yesa'ar,
Kebron et 'Ezöhöl. ,0Les iils de Miräri furent Meliol et Iraousö. Voici la
descendance de Löwi d'apres les farnilles. 20Les descendants de Garson furent
Lalobani son iils, 'Etäti iils (du preeödent), Zamä fds (du precedent), -' Yo'ak
Iils (du precedent), 'Adi Iils (du precedent), Zärä iils (du precedent) et
'IyätAri iils (du precedent). -JLes descendants de Qä'at furent Yesa'ar son
iils, Qore iils (du precedent), 'Asiri Iils (du precedent), ":l 'Elqanä Iils (du
precedent), 'Abisaf Iils (du [»recödent), 'Asör Iils (du precedent), JlOä'ät
bis (du precedent), 'lyäbrl Iils (du precedent), 'Ozyas Iils (du precedent) et
Sa'al fds (du precedent). : ' Les descendants de 'Elqänä furent 'Amäsi et
'Akimot (ses fds), 28'Elqaaa, Iils (du precedent), Sri' Iils, (du precedmti
Näwi fds (du prec6dent), "'Elyab Iils (du precedent), 'Orom Iils (du pre-
cedent) et 'Elqanä Iils (du pr6c6dent). JK Les Iils de Sämou'öl furent Sani
|31] LIVRK PREMIER, CHAP1TRE SIXIEME. 551
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w AR ■ "7M" ■ «AR : h°ltl ■• 36<DAR s XA+V « 0»AR i P*/,A : WAR •■ ÄHC„efl i
fflAR • iW-?JPA : "fl>AR : ;J-M- ■■ «DAR ■■ Y\ A.C ' ö>AR i hn.JPAV ■ 38<DAR> .+
«Mh : «DAR i A.'G ■ «DAR i Mll-feA •■■ "•h+Ü- •• A«°- « M* : HR+«D*1F° i flf
"7V- i hlW- i «DAR i 'UM- i «DAR i A°7?i ■■ '"«DAR ■ »IhkA i WAR ■ fihtl.? ■
ib. n>J A m-iA. — ib. J.n..f] A h-ll^. — 29. «?><{] P om. — ib. fr-m] A A-m. — j'6. ©AS-]
P mA^; A flXDAÄ. — ib. «da*] P, A <da^. — i'i. Mic] A >,n. — ib. «das-] P, A «da^.. -
30. fi-^] A ft."7. — ib. «DAS] P, A «da/'.. — ib. «da*] P, A «da/.. — li. hrt.V] A >,A>,^. -
Ä. «da*] P om.; A «da/.. — 31. «d>,A-] P om. <d. — ib. wM- > ftt] A nftt. — 32. <dua<d.] A «d
ua«d- sie. — ib. n+jt«"*] A «D-nt- — ib. fl*A i +CTr] A (IhCpflr. — ib. post >ifin A add. ha». —
ib. «D*«f».] A «DO*««». — ib. A>,A] A <d>,A-. — ib. jefrAMh] P jalcAhli-. — rö. nnt] A Aft,t. — 33. «d
TiA- : >>A : jB+«D-«n»-] A <D,e+«D-o»-. — ib. ante l>9°ahtog. A arfd. £*#<n>.. — «6. ^"i^] A +"1^. —
ib. aonr>c} P <Dll?°C s«'c. — «i. <daä] P <dA£. — ib. fV,A] A h.Rh.A. — 34. h.<.h.5'"] A h.y<th
y». — /6. -J3VP] A *JfE. — 35. <DA£] P om. — ja. >,A.*T] P «d>,A*V. — JA. "7h*] A «w^-t.
— 36. >,A.*V] A *iA.*T. — i*. IWVa] A i»K-v.e. — 37. .+>.^] A tht- — i*. Wl^'i^] A h-n.eA«i:.
— ii. post Mlfi« A flrfrf. «dAä ' *^ ! fl»A.e " .RÄ./I-C. — 38. ,*^*-] A *i,*. — j'J. «daä " A.«e]
P «DAIi SJC. — 39. flo^ > /.A<i:] A MV- ' fio*. — ib. A"7>>] P rt"7h. — 40. <dA£ i fihit,?'} A Ahn.P.
l'aine et 'Abiyä. 29 Les descendaats de Miräri furent Mo'ali (son fds), Loban
fds (du precedent), Semi fils (du preceJent), 'Azär iils (du precedent), 30Semä
fds (du precedent), Hagiyas Iils (du precedent) et 'Asi'eyä fds (du precedent).
31 Ge furent eux que Däwit preposa de sa propre autorite ä l'office du chant et
de la recitation dans la maison du Seigneur, lorsque l'arche du Seigneur (y)
reposa. 32Ils servaient devant la maison du temoignage en sonnant de la
trompette, jusqu'ä ce que Salomon eüt bäti la maison du Seigneur ä 'Iyarou-
sälem. Ils etaient presents pour leur Service selon le reglement de ceux qui
servaient dans la maison du Seigneur. "Voici ceux qui etaient en service
parmi les fds de Qä'ät : 'Emän, chantre, fds de Yohel, fds de Sämou'el, "fils
de 'Elqänä, fils de 'Irou'im, fils de 'Elhel, fds de Tou'äwä, 3Sfils de Souf, fds
de 'Elqänä, fils de Mä'at, fils de 'Amäs, 36fils de 'Elqänä, fds de Yohel, fds
de 'Azäryäs, fds de Sefenyäs, "fils de Tä'ot, fils de * 'Asir, fils de 'Abiyäsäf,
38 fds de Qä'ät, fils de Lewi, Iils de 'Esrä'el. " Son frere, appele 'Asaf, se tenait
ä sa droite, 'Asaf (qui etait) fils de Baräkiyou, fils deSamä'e, '"filsdeMikä'el,
* P,
;: v" b.
V b.
552 LES PARALIPOMENES. [32]
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A flhl. — ib. ft«n»c] A f>"7C. — 47. <daä] P o/ii. — ib. »»PA.] A «rhft.. — t*. T*«.] A
M°&. — lÄ. ante mA.e ■ A."»: A arfrf. fl>A.e. i "?.<!.<{. — 48. iD>,^«eir«n>-i] A om. \. — ib. HD ■
ii.-i- : hn«eir«n». i mAÄ-p<">- ' AA.'P'i.'.f'V] A nnon.jp? ■ s'c aä*«"»* ! a,<pö>-.p"/. — i'A. ante <n-n?
A add. a.'Pjb-.pv. — /6. TM •■ n,?] P o/h. — 49. fOT'/-] P .eOTV- sie. — i'i. <n-n?] P ft? sie.
— j'A. ?-cn>] A *cn> sie. — iä. >i°/u.vn<h.c] A <n»?Än. — f'6. °7öm-v?] P »7ömv?. — rö. «•>
«S*Är] P S-*JC. — ib. «n»?^n : ?.^fi?] I' •l\e.-4? : ?.M?. — i*. (1W?] P add. a>. — ib. vn<. :
A] A TM.. — 30. >i"W?] A a>-txU- — z'i. mA-S-] P <da/>. — iä. AT/iifi] A £*Mifl. — iä. «da1;]
P mrt/'.: A fl>A£. — rö. Mlft"7] A hfl,«-. — '/;. mAS] P wA^p. ; A <dA£. — 51. I1.*K.] A fl«J»h..
fils de So'asiyü, fils de Malükiyä, "fils de 'Atänä'i, fds de 'Azär3'äs, iils
de 'Adäyyä, "fils de 'Ari, fils de Zamä, fils de Seme'i, "fils de 'IväVt.
Iils de Garson, Iils de Lewi. '* Les fds de Miräri, leur frere, se tenaient
ä sa gauche (avec) 'Etän, Iils de Qisan, fils de 'Abde, fils de Mälßk, "fils de
'Asabi, fils de 'Amisyä, fds de Kclqiya, '"fils de 'Amäs'i, Iils de Ba'oni, fds
de Samar, "fils de Me'oli, fils de Mosi, fils de Lewi. "Leurs freres, chaeun
selon la inaison de leurs peres et la descendance des levites, etaient pr6pos6s
ä tont le servicc et ä tout le ministere de la maison du Seigneur. "Mais
'Arori et ses fils brülaient l'encens dans le sanetuaire, ofTraient les oblations
et les sacrifices dans la maison du Seigneur (et servaient) lorsqu'il y avait
encensement, (remplissant) tous les fonetions du sanetuaire et (recitant) la
priere du pardon pour la maison de 'Esra'el conformeinent ä tout ce que
Mouse, servitcur du Seigneur, leur- avait prescrit. " V.oici les noms des
descendants de 'Aron : 'Ala'äzar son Iils, Finähas Iils (du precedent), 'Abi-
sama Iils (du precedent i, '' Baqa'i Iils (du precedent), 'Azi Iils (du precedent),
78 r
[33] UVItF. PREMIER, CHA.PITRE SIXIEME. 553
+h. « ©AS- i Ml. ■ WAS- ■ H/.A. i ö»AS- s 2'/%M- : WAS. i ^"?t:^ : fflAS ■•
fch.m-n : «»AS- ■■ 'rt,^«p » fl»AS- ■ fch."7 ■ 'fl»?i/V- ■ ho»'»'!-- « on^ÄyJif
«»• : nn • n*hii»-(:-/:i/'ö». .- r»nn ■■ hy.VA.ira-. .. a£4j«i» .■ hct s ha^-Ij :
<1 : J&U.JJ I fllVf-A» ■ J^tO-y// : Iffcfl»-^ :: ' fl)?/}^ : ftllfC ■ IDtf-A- ! fcAW/:
'/ : röw-nj" : aJiawi s <»A£ •• Ä-a"3r « S7<DA£«fe* ■ ho ■ öJj;n?'ö»- • fci)i*4ir
* ■ ind ■ rwtf-A» s u&'Vi •• *anm. •• hjin: ■■ ©tf-A» • i/.<o-w ■ cojjn.r: ■•
tf7<! : fl>Vf-A- •• 'U-Gt'Vl ■ ''(D^ffi : fflWA" ! li-ID-V/ ■■ (D* (DlhMPoo. : Uld '■
llf-flT./! i fflW-A" : "UOi-Vi i «MVI.C « ffllnf-A» -• l^tO-f/ ^OlhWlf. ' (l}?'J°l :
aHt-tlpa0' : |/V. : '?n>.'} : 0>tf-A° : li-tD-Vf '• (DJJ&'^l'k ■ fl»tf-A» « "U'&~VI ■ Ot
IM. •■ fcV-f- P i öJW-A» : lAtß-V/ •■ WIM. i h'iUtl •■ ffitf-A» • 7/.fl>-'/.y "• tf-fr s h
/6. wa*-] P fl»A£: A fl»A£. — /'6. a»AS-] P fl»A^: A «>A£ — ib. a>A.S-] P ö>A,r; A mA.e..
— 52. «p-^h.*] P vt-Kt; A ?%>,*. — j&. fflA1}.] P a>A/> ; A <da£. — ib. mfy.fi.'] P «oa^r; A
<dA£. — i'A. Mi.m-11] A Mi/r-fl. — i'4. was-] P a>l\p. ; A a>A£. — 53. rt.^.*] A 4^*. — ib. wa
.^] P fl>A,P. ; A fflAÄ. — ib. hh."7] A J,n.«»>hA. — 54. «ro^^ipoo-] P "^^^^irao. s«V. — ib. post
«»■»^.OiU'««». A add. Hfl = hfl^tWoo. : «D. — i'5. nA£*] P ttAR-f-a»'. — ib. +^ir-] A -f",^.
ib. ft9] A oft. — 55. «MDiin«1*.] A fflunn"»-. — ib. .ftiM] P U--S sie. — ib. aitf-A0] A tofi-te. —
/A. ante n^m ••■■; A add. at. — 56. fl»7^"7] A ffll.e-"?. — ib. aivr-A» j >iö«^tv] A «otf-A- : hftf
^i.V. — ib. jecfc] A fo.. — 57. hUT-^Wö»-] P /.T-<{(f<n>. s/( . — ib. fr-n.Tr] A A-ft.'?. — 58. ante
<DU7<: : WfcC A flirf. a>U7«C ' n..*?" : fl»rf-A» : H-aftH. — ib. ai^ac] P o/«. m; A tu^itc. — «6. «
7<C] P 07C; A om. — 59. n»WA»] P om. \f-tv. — iä. nr-A'TLn] A f-AT.A. — iä. «dW-a»] P om.
\<-tv. — ib. mfU-UC > a>Xt-lv -. 7<!-fl>.H7] A om. — (30. •iV'tfT'Xl A om. \. — ib. a>o<ü9,ao.'] A om.
— ib. .-JA."?*] A .■ja,"?*. — ib. M*ift] A >,->ti-A. — ib. WA- i JiA-] A mtf-A»-» : M-»*.
Zarä'i fils (du precedent), 52Morä'it iils (du precedeut), 'Amäryä fds (du
precedeut), Akitoub fils (du precedent), '' St-doq fils (du precedent) et 'Akimä.
ä'Voici les demeures des fds de 'Aron, d'apres la descendance de Qä'ät,
que le sort assigna ä chaeun soit dans les bourgs, soit dans les environs.
Si On leur donna le territoire de Rebron dans la terre de Yehoudä et to-us
les faubourgs qui l'entouraient. 56 Les champs du pays ainsi que tous
ses villages, on les donna ä Räleb, fds de Defoni. 57 On donna aux fds
de 'Aron les villes de refuge de Kebron et de Loben et tous leurs faubourgs.
On leur donna la ville de Helon et tous ses faubourgs, 58 la ville de 'lyäter et
tous ses faubourgs, la ville de Dabir et tous ses faubourgs, r,'JNäson et tous
ses faubourgs. *On leur donna la ville de Bayosmis et tous ses faubourgs * P.
"Ä r* a
Beter et tous ses faubourgs. c'° De la tribu de Banyäm on leur donna la ville de
Gabä'on et tous ses faubourgs, Gälemäqi et tous ses faubourgs, la ville de
'Anätot et tous ses faubourgs, la ville de 'Ankäs et tous ses faubourgs. Toutes
PATR. On. — T. XXIU. — F. 4. 36
554 LES PARALIPOMENES. [34]
A- •' OtvC-b • (OwtiM' • hlt-bC • rih»» •• 'VA* ■ AW-fl»- « i,fflAR'fe+ : P°rY ■
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£ ■ hH,C : wh9nn& ■ iW-W ■■ (Ohm?. •■ y°VA. : nJt£r«PA : Ilrt'3- : »i; ••
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huTY. : hA : ■i-rtrA' • nn • hfrurm ■■ *hr»-Ar£ 1 £*+ •■ **> r « m- « fc
U7Y. 1 hÄ*PA.If <"»• i fcF'Mft : KV&9° ■ ^aHDO-afao- : hlJTV. : iAhJT* • ft,\h 10
?° : ffltf-A» 1 •j/.m-y.y 1 nfta»A « *.*w ■ maw-nj»»«»- s flftoi a •■ ,mc : in/. •■
cdW-A» ■■ lA-at-V/ •••• ^toaw-npo»- .- £+**Ä,tf» ■• UV. s flJW-A- •• l/.-at-W ■ ©n,-!"
/'o. i»'AflJ:] A u'Affl: MC. — ib. n*i«»] An. — l'Ä. ">-A*] P -VA* sie; A -V-A+a»*. — *'£. ante
A£*ö°- A add. n. — 61. ,+«^-] A +<v*. — /o. T.j-aä*] P fc*"AAt ; A >,;>°£<da. — //>. >,y»>7£]
A O/M. — «6. hUT-C = J] P hUT-t : T; A ^iwC* : >>^?-C. — 62. JBA1>C] A £*<»• : .MVC. — ib. dftTr]
A nfi. — ib. >i»7-r.] P M)7-c\ — 63. "%<5-<{] A TL**. — iä. <u>.y">i.O P fl»?.ir>7.c-; A o/m. aj.
— ib. HfUKV] A H-nrt»-/. — ib. >,M7-r.] P KUT-i. — 64. mmu-apo»*'] A om. m. — ib. h»7V. i
7.A : trt?"t«] A >,A i l-AS»"^ i >i->7-<:. — ib. <Dtf-A°] A fl»tf-A»'V. — lÄ. 7*0»-llfö>>-] A 7<5.fl»-V.
U"V. — 65. mmv-mrar^'] P ibid-ii?'«»- gjc,' A om;. <n. ■ — ib. post n?"}''» A add. a»>,?°>7£ ■
■n^^'T.^. — ib. Wvf- i >iU7-i] P wv* : hU7-c. — i'o. ^a i +fl?°^ i nn ■ hft"7-twv] A >,a i .e.
nm-V : A»o»- : Rltft*7-f:V«**. — 66. JP.*+] A A.et. — l"3. **^^] A 4>°i^. — ;o. t>>] A <i»r>
>. — 67. «DfliD-n?'«»'] A mwo-ttf. — ib. ante fl£fl>A A add. n. — ib. mmu-nro»-'] A «mi-ilj»».
— ib. n^mA] A om. — 68. aKDO-njPö»-] P, A «xdiM)?'. — ib. je+'r/h.'P] A .e.+?">i?0. -
ib. nw-cir] a a-pc"?».
ces villes furent treizo selon le nombre de Ieurs familles. clAux lils qui
restaient Je la famille de Qä'ät dix villes de la demi-tribu de Menäs^
echurent d'apres le sort. c2(0n doaaa) aux fila de Garson, selou leurs
familles, treize villes de la tribu de Yesakor, de la tribu de 'Äser, de la
tribu de Neftälem et de la tribu de Menäse daus le territoire de Rasan.
6:1 Aux bis de Meräri, selon leurs familles, il echut douze villes de
la tribu de Robel, de la tribu de Gad et de la tribu de Zabilon. Ci Les
lils de 'EsiäY'l donnerent aux levites des villes qui furent designees
et tous leurs faubourgs. "'D'apres le sort ils leur donnerent de la tribu
des (ils de Yebouda et de la tribu des lils de Sem'on lrs villes qui
furent designees ebaeune par son nom. '"Aux lils des descendants de Qö äl
eeburent des villes frontirres de la tribu de 'Kfrrm. ,TOn leur donna
la ville de refuge de Sekem el tous ses faubourgs dans le territoire
de 'Kfrem. ün leur donna dans le territoire de, Gazi'r la ville et tous
ses faubourgs. I;sün leur donna la ville de Ycqamä'imo et tous ses
10
78 r'
[35] LIVRE PREMIER, CHAPITRE S1XIEME. 555
l"9° •■ Old ■ fliW-A- -• li-at-Vl •• ' 'öi'/.A» •■ IM. •■ fflW-A" ' 7/-fl>-'/.'/ ■■ tnaW-ttP1«0' •
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a°- • h,U\ i roWA" : lA-lD-W • a»£-nA*J»" « «'V. > ö»tf"A» •■ "U-iß'V/ : II ho» a
AR-f-fl»- : AM* i *"/V ■■ hti ■ IM- ■■• 'fflAft** i 1CA1 • &0"A£+ : «•»?£
+ .- Wft : '/"VA. ■■ fl)i;-n?,<n»- : 7fl>-A»'* a «Dtf-A- ' *?^fl>■,/.■/ •' Hfc9"£«»A •• HA
'} : (D/.öD-l- : JH/. s flJtf-A" : l/.'Oi-'/.'/ » 7sfl»h*°>lft •' JK-AhCI a &<»A « *£,fl « 0>tf-
A» a W,.ai-V/ a fl»(/7/. i ^^.C i Ö»Vf-A- i 7/.ö»-V// i Wh'!0'!' : Ü7<J : (Dtf-
A- : itiD-w ■■ •fc*T»" • im. ■■ rotf-A» • ^^a>•Y.,/ : T4a>?iyM£ ■ fcA,c ■• im. ■■
JkW • A«7 a «7ftA b ffltf-A» s l^w-f/ > mhrüfft • 01t. •■ mtf-A- • It-aff:/ ■ a>
#*+ .• uv. s rutf-A» s 7^ö>-y.y -■ <nc?Jwi .■ ui/. a ö»wa» •■ i/«ö>-V.'/ ■■ 7I 'm^mR «
"i^'M° i £fl»A ■■ .*Ä,A a n^'ÄV. a 1A.A i fl»tf"A» i l&ahW • <»UV. ■ hfl°7 i
fflW-A» s 1/,-at'V/ ! (DfPcp-lihT a in/. : fllVf-A" s 1/.-10-W aa "fl>£«fe+ a -Jf.;J-A,
s»° s hA s -Hitf- s t,</°>7£ s Hfl.A-7 ■ (Don?'«!»- .- h.pfrt ■ «n/. ■ ©w-a» ■ i^-
69. <D0iii)iP<iix] P, A fflfflOHP. — /6. 7 «Mit > nf"»] A 7C?"fV. — 70. tmi-njPao-] P mm»
■n$>»; A «Dii-njp. — /&. h.ic] A JbTC. — #. post h.i.C A aeW. «7i. — ib. .ft-imy**] A y.fthh
'/". — ib. .-J-'it] A +<VK — 71. «uAÄ'fct] A o/n. i\. — ib. T.yAÄt] A hf^m-AR. — ib. ">»(l
JP<n>-] P (»<i>ii|i^,"'>- A (DU-fliP. — ib. post 7IB-A"'*/ A rtdüf. 07^. — li. «J>f-A» : 7(MH-liV] A
o/«. — /'£. fl><C«»t] P fO£aof, A hfltert. — 72. a»,i»">7£] P am. m. — ib. fifji\ A ,*.e„rt..
— «'*. ^^.c] A 7..e„c — 73. «Kjh'T't i in«:] P a»i?°ii7c; A om. m. — ib. >,9"ir] A M'9°. —
74. "?fiA] A «70A. — <6. h-n^"V] A Ml^Tr. — 75. <B^.*t] P o/n. m : A «>^.*t. — i'Äi in/.] P
07C- — i'ö. Ch-n] A G-tt°,9°. — 76. ^T-V] A /hy*"V. — i'6. .<pC.ftM»"] A fCKf-tK*". —
77. -V^-A.9"] A »7><5. — ;ö. nn.A-'V] A il-nA-Tr. — ib. fflU-njPö».] A om. — «6. A.^*"V/ i in«; :
ffltf-ft» : 7(MB'V.V : ffl£fl>A = ^"Ä,?! ' mV" IV : 7(!-a>-,iV] A 0/n.
faubourgs, la ville de Betarom et tous ses faubourgs, 60 la ville de Helo
et tous ses faubourgs. On Ieur clonna Garälita-Remon et tous ses faubourgs.
70 De la demi-tribu de Menäse on donna, selon leurs familles, aux fils de Qä'ät
qui restaient 'Ener et tous ses faubourgs, la ville de Yeblä'äm et tous ses
faubourgs. " Des (terres appartenant aux) familles de la demi-tribu de Menäse
on donna aux fds de Garson Gawlon et tous ses faubourgs faisant partie du
territoire de Bäsän, la ville de Ramat et tous ses faubourgs; '2de la tribu de
Yesäkär, le territoire de Qädes et tous ses faubourgs, la ville de Gädir et tous
ses faubourgs, "la ville de Ra'amot et tous ses faubourgs, la ville de * 'Anom * p,
et tous ses faubourgs; 7i de la tribu de 'Äser, la ville appelee Mäsel et tous ses
faubourgs, la ville de 'Abdän et tous ses faubourgs, " la ville de Yäqäqa
et tous ses faubourgs, la ville de Ro'ab et tous ses faubourgs; 7Cde la tribu
de Neftälem, le territoire de Qädes dans la terre de Galilä et tous ses
faubourgs, la ville de Kämon et tous ses faubourgs, la ville de Qäryäti'äm
et tous ses faubourgs. "Aux fils de Neftälem qui restaient on donna de la
tribu de Zäbilon la ville de 'Iyäqomän et tous ses faubourgs, le territoire
8 r° b.
556 LES PARALIPOMENES. [36]
(D'Vl • töftWA s +Ä,f| : flJW-A» : ll-W-VI : fflftfflA •• /..f"^ s fl»W-A» s 1i.'Ot'VI •
mf'fli: •. i/V. ■ fflWA- ■ n/.at-V/ i 7Hoi«7d^+ • p-cWft •• Ä.jP^i» : W7/. ■• ««»17
A « 9°Ö<M1 ■• MTWft i WMfc ■■ (?(1,A s £fl»A : tttlC • 1171?° « <ntf-A» i 7/«-
fl»-y// : fl»£fl»A : jPATm > fl'tf-A» i 1/,-Ot'V/ * 7"ffl.*Ä,fl«,;|« s 111^ : ffltf-A" > 7/5-ö>-
*/.'/ i ÜW7/. i 9"*h+ ■ (»IM" ■■ 1/.(D'W i "i»fcf"H#l : ^Ä" ■ <5VTh : lAhÄT » 5
öiw-a- : "U-w-vi •■ ö>ftß»A ■■ 9"*;h.9a •■ «W-A- s 7/..fl»-y.y : 8,fl}.eH,f: ■ in*: ■ o»
WA" i l/.Ut-'/.V ::
VII, 'öifcA- 1 £*+ i y.fihc i -f-A i ö»vp ■ m^.jpfro s att\r/.'T ■ ?iA- ■ m:
Oth.Ptl9° ■ fl'AöO-^A ■• »»AMl'l- •• It-I' •■ M^HJiro»- :: tD?iA- I ft«fe+ •• -M : Ä">- 10
sg .■ at%f « 3fljft4j4» ■■ Mi. * Kfnc? - *»£** i hjnc? i °?.iih,A • wf-nw ■
/
7"
('6. <d£<da] P o/h. <d: A o/n. -- /'£. <j-f°Tr] A <&"/»>•. — ?'£. post <£.?"■> A o^rf. U74. —
8. fl>°7*^.-|] A mVVö/Vl-. — i*. h.^«?/»-] A nh.f£f. — ib. oit] A om. — ib. «■>•*?«] A
om. — ib. iTö<5-n] P y"o<i-n »ic; A fc^-öniu- sie. — ib. f-csvfi] A Afcvn sie — ib. n-nc]
A -nnc. — ib. Wh] A .»•*•*. — 79. .*ä,t>>] P *SLV1-, A £-4.1°¥. — ib. int] P U7C.
Ä. 9°Vh¥] P WW: A irwj-. — 80. ;/£•] P om. — ib. Wt\ P ^«/»t : A Cf^A-. — ib. ?
rtJij^] A TH*jt. -- «'*■ T"ihJ°~\ A 5>"V^9". -- 81. ante m^itr. A rtrfrf. <»,iirt.irv i o?<: i
fl»W-A" : H-at-lt. — ib. fU.C] A fhH.C. — ib. m&] P »7Ci A o/h.
VII, 1. >•/>■] A ow. — «o. -M] A -F^. — i'Ä. v«P] A 4.<P. — rt. h.^ft-n] A /ft-fl. -
i'A. l\9°i-9t'] A n»°^fV. — rt. jeotic] A .e.oi'C. — 2. *V| A *A>i. — /'6. 4<i.Kf~\ A 4*f. —
/'6. WAtA] A h.f&V.. — «o. Kfo^l A >,^*". — /'*. h.0fiy] A h.f\ti. — «A. lao-h-A] A a»-^
A s/( •. — ib. ante a»^>,Yit A add. >iA-. — i'ä. «>>,«■] P a»»A. — Ä. #i] A •F'tX. — j'A. mttW-
A-] P aUf-A- : (1W-A-. — ii. »■>] A mvi. — i'i. V°A*m»-] P -Vä*i»- «c. — 3. h.f«Cf] A fcjril,rfi.
— /*. ^^«r.rt A h,jnif<\. — ib. ?-to%.p] A Ml£\f.
de Qädes et tous ses faubourgs, le territoire de Rämon et tous ses faubourgs,
la ville de Täbor et tous ses faubourgs; 78au delä du Yordanos, la ville de
'Iyaribo, ä l'ouest du Yordanos; de la tribu de Robel, le territoire de Bouser
dans le desert et tous ses faubourgs, le territoire de Yäs'e et tous ses fau-
bourgs, ,9la ville de Qädemot et tous ses faubourgs, la ville de Mef'aq et tous
ses faubourgs; 80de la tribu de Gäd, Ramot de Gala'ad et tous ses faubourgs,
le territoire de Menä'im et tous ses faubourgs, 8I la ville de Yäzßr et tous
ses faubourgs.
VII, ' Voici les fils de Yesäkar : Tolä, Fewa, 'Iyasoubo et Semram;
ce furent les quatre lils de YesäkAr. "Les iils de Tolä furent 'Azi,
Hala'iyä, 'Iyarßböl, 'lyamou, 'Ibosem et Sämou'cl, («jui furent) prinees de la
maison de lrurs peres. Les descendants de Tol;\ furent vaillants au combat.
Avec toutes leura familles l<'iir nombre fut, dans les jours de Däwit, de
vingt-deux mille si\ Cents. 'Le lils de 'Azi fut 'lyAzAryä. Les fds
[37] LIVRE PREMIER, CHAPITRE SEPTIEME. 557
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i'ä. a>s.fy,A] A om. m. — ja. M>rt,>i.f] A h.frt.h..p. — iä. «m^vi*] P, A ao^wt. —
4. <D?"flA.ir<n>- : A£#««>-] A nA£#ö»-. — ib. ftlfct] A flft.t. — JA. V"A*<n»-] I* "i~A#<»»- s/f.
- *£. A£<b<p] A n}-fl>-A£. — 5. TiiTh^iiiroi»-] A mh-.W.irao-. — ib. A£t] A om. — .">-(>. n •■
""tiiltt — m-llTr.f?™n] \ x -. fr i mg i V :•: a»r>> = o"Xrttl} = -/»A*««- •• .e.<ft+ : m-n"i$9°. — (>. post
,n-ü-,j.-ri\ A fiw. n,Aö. — ib. nnc] A n.»>c. — ib. h..ßy.A] A >i^,y.A. — 7. <ia] A n.^>i. — ib. a>
ft-O-V] A h,jP„n-'/. — ib. MJ.V.A] A hü>,.A. — ib. Jb<5<n>-^] P K&o»~l- ; A hi-ov*. — ib. W.<{] A ti
a*&. — ib. },/»•] P >\h. — ib. post >iA> A add. >,oo--V1:. — ib. -V»A*u»-] P -v°A*o»- «c. — S. nj»"
Cffi] A H"7.CjP. — /*. «»A.f-Wl] P om. to : A a>h.fbll. — ib. h.AMC.~] A H.AKC. — ib. h.AKV,V
Kl A »HAJiTÜTh.. — ib. >,"7c.f] A h°lC?. — ib. KfCI0*! P h.^nr't. — I*. >in.rt A Mif.
- j'ä. hv-p^-] P Mr*+. — «6- h.A'T.ty»] A >bA"7-t?". — ö. nt> c] A n.Tir.. - 9. >a*] P -v
A* s/c. — 10. <d£«m.] A WÄt* sie. — ib. s..M.y,A] A hf-je„V.A. — «*. f-hft] A Kfhh. -
/*. 1IV>°] A n,iTV. — «*. h.f>,^] P WM-; A h./i.c. — J*. HV>] A «PkihT-. — ift. y.f*] P V.
vt: A H-^-Tr. — «Ä. tKrt.fi] A tcrt.fi. — ib. >,ii.rt>if.] A hurt-hc.
de 'Iyäzäryä furent Mikä'el, 'Obdiyä, Iyoh('l et 'Iyäse'yä. Ces cinq descen-
dants de 'Azi furent tous princes. ' Avec eux etaient les familles de la maison
de leurs peres. Ils furent vaillants et acharnes au combat. Le nombre des
descendants de 'Azi fut de trente-six mille; ils eurent, en efTet, beaueoup
de femmes et d'enfants. 5(En comptant) leurs freres, dans toutes les familles
de la maison de Yesäkär, le nombre complet des vaillants au combat fut
(porte ä) quatre-vingt-sept mille. 6(Les fils de) Benyäm furent Belä'e, Bakor
et 'Iyhel ; ceux-ci furent trois. ' Les fds de Bai furent Hasebon, 'Azi, 'Azihel,
Erimout et Ouri; ces cinq furent princes de la maison de leurs peres
et des vaillants au combat, dont le nombre fut de vingt- * deux mille trente- * r
quatre. 8 Les fils de Bäkor furent Zamryäs, lyo'as, 'El'azär, 'El'ahenä'i,
'Amäryä, 'Iyärmot, 'Abiyä, 'Anatot et 'Elmetem; tous ceux-ci furent
les fils de Bäkor. 9 Le nombre des descendants des fils de Bäkor, princes
de la maison de leurs peres, qui etaient vaillants au combat fut de vingt
mille deux cents. ,0Le fils de 'Iyädihel fut Balä'an. Les fils de Balä'an
78 v° a.
558 LES PARALIPOMENES. [38]
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A ow. — j'A. IIA] P IIA; A OA. — 14. >,A/5V.A] A hM.h.9°. — ib. -S-O-e*] P i-ilVt sie. —
ib. «y*l.C] A A»mc. — ib. 7.00-] A MHK — 15. ■UliA.t ' AA LTr] A AJiTTr i 'fl^A.t. — ib. m
fl"7 : A] A fflA»*. — ib. VKVi] P f°M(l. — ib. AtlAX^] P AHA>i;--. — ib. )iAVU] A >iA*>iä:.
- ib. <Dt«»AJ?] P, A fl»ta»A£. — i*. >iA«f.h.e:] A tiM-tif:. — 16. •«•««*■] P <"«■ •• — «*• 1"
Ml] A "YWi. — //'. wAä] A a>A^. — IÄ. wKdH»*] P, A «äib-O. — ib. <PCfl] A 4.CA. — ift. A
CA] A AlfA. — ib. fflAfl- ' WA?"] A 0»-A-^. i o-^y i Vt-ß-r. — 17. <PA?**] A <PAy°. — «ä. n^
V] A nfft. — i*. ffl^A-] P om. m. — ib. £«+] A ä**. — i'Ä. a>A^- ■ A] A «daä. —
ib. (o6s.fi. • A] A «DA*. -- 18. o»Al>^] P »»Äff: A T'A.h.'f. — ib. Kfit-R] A *V.n-Ä-. — «6. <»
W*M] A ffl«n»aiA.
i'urent Yo'as, Benyäm, 'Iyo'at, Ränän, Henät, Tarsis et 'Akiso'ar. " Tous
ceux-ci furent les descendants de 'Adihel; ils 6taient princes de la maison
de leurs peres; ils etaient vaillants au combat; les vaillants qui partaient
pour la guerre furent (au noinbre de) quarante-sept mille deux cents. (Autres
descendants) : "-Sfifem et "Afim. Le fils de 'Asob fut Hera. Le nom du fils (de
ce dernier) fut 'A'ar. ,:l Les fds de Neftälem furent 'Iyäsihel, Haben, Se'är
et Seloum; ces quatre furent enfantes par Bai. "Les fds de Menäsö furent
'Esaribel qu'enfanta sa coneubine syrienne et Makir, pere de Gala ad qu'elle
lui enfanta faussi). ' ' Mäkir prit des fem nies pour (ses iils) Sopin et Sapin. Le
nom de sa soeur fut Mo'ak. Le nom de son second fils {texte : de sa seconde
sceur) fut Elf'ad. 11 (ne) naquit ä Elfa'ad (que) des iilles. ,0 Mo'ak, femme
de Mäkir, enfanta im Iils; eile lui donna le nom de Fers; le nom de son
frere fut Saros et le nom du fils de ce dernier fut Walam. "Le fils de
Wälam fut BadAn. Tels furent les descendants de Gala ad, Iils de Makir,
fils de Menäse. ,K Le nom de sa scour lut Malakot. Elle enfanta un fils et eile
lui donna le nom de Ivasoud; eile enfanta encore Abiyäzar et 'Em'olä.
II
* p,
78 V I).
[39] L1VRE PREMIER, CHAl'ITRE SEPT1EME. 559
l9a»Mf. t £«fe+ : rt^./- : hXi i <nrt.»L'j ■■ fl>A«W • mWi^r ••■ 40fli|,.«+ • h,V&
9° ■■ fbM • »HU?: ■■ fflAS- : mftfr •• «da* » «da. AM • oiAS- •■ mfhl.K. ■
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?><"»• i tiflh ■ W ■ hA s l-öJAS. « HWI+ » 9°R'C • htiao > ffl^S- > h»" • £°7U
fl»OT*Ä-^. : h'S>V.lh : h»» : Wttll?» : «lh?-!" ' OJ-A-S- » ?»A ' ++ >A- •■ 'fflOj»
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+ i hlt'i ■ b.h.6 • - W.<U» •■ <dA«J- s flJ/.rt,T- » ffl^-A. a 2ifl>£«6* s AAM s ;)•<*'*
fliA^- : mh^g; -. «DAS- •■ mJbAA"? ■ fl»A3. » 27fl)V-'> ' «»AS- « flJJZ-A/' • ö»A^.
wa»9°jneao- • atao^^ixra^ : AfcA- • «.LA • «IC = oitf-A- •■ ftdJIJt- ■■ hA •■ ha>-
19. ft"t<!.] A rt."7>. — «'£. J.'V.Tr] A J.W. — rt. ft.li.Tr] A WV. — «6. A*>i.p] A (1-kh.f-
— 20. fflAfl.] P a>A£. — ib. ;j-^^] A .-»■*.*. — /6. (»A ';] P, A a»A/i. — ;6. h.A^] A M>\er.
— i'Ä. WA^.] P om.; A WA^. — ib. •Thl.h.'] A V»"1^. — ib. a>A^.] P, A <»A^.. — ib. H-n.e-]
A il-n^.. — ib. WA.S-] P, A «>A^. — 21. ft-tA] A ft..+A. — i'i. »A^-] P, A a»A/i. — rö. 0»
A.S-] P «»A/.; A o//«. — ib. h,A.\fi;] A h,Ahj?:. — ib. ifr] P it. — ib. m-nt > »°JtC] A n?"
.tc. — 'V' o».eVMh-] A om. — 22. »t/h«] A «A<h<D s«V. — ib. MhW<»»-] P hoifo»-. — ib. t*
^-A-] P +.++A-. — 23. nur."/] A om. — ib. n^"i] A (t(5j,. — 24. n"W] A ftp>,^. — ib. n^Vx] A
^rir/Ä*. — ib. n,*ei>"]| A n.+ ■ irr*. — rt. «>^*+] a »ä**. — ft- >•»■>] A >,»r*. — iä. A-h.
£\ A A.>,/i.. — 25. £.Oi] A A<C>b. — i'J. WA-S-] P «>A^. — JA. £-<lV] A <!-0*. — «6. post
.-»■A. A arfrf. «A^.. — 26. wä-I;*] A om. a>. — ib. AAM] A om. — ib. ^■^•>] A ;»•*■>. —
«6. «oa»,] P, A <»A£. — jJ. h"TLRÄ-] A hf°£f:. — ib. i»a i ] P, A «A^. — /ä. wA-S-] P, A «>
A/.. — 27. XV] A ¥"V. — ö. fl»Afl-] P, A fflA^. — ib. jeftf] A h.^h.. — ib. <da*-] P, A ö»a^.
— 28. fflT—vnC"«"»-] A ffl«o"/nCö»-. — ib. mao^.giti'ao'] A <h"7*VäCö<»-. — ib. ha^jf] A ©hTA^V.
,!1Les fils de Samirä furent 'A'in, Siken, Laqi'äyä et 'Ani'om. 20Les fils de
'Efrem furent Setälä, Baräd son fils, Tä ätson fils, 'Ilä'adä son fils, No'ami'i
son fils, Zabd son fils, -' Soutel fils (du precedent), 'Ezer fils (du precedent)
ainsi que 'Ele'äd. Les gens de Get qui etaient nes dans le pays les tuerent,
parce qu'ils etaient descendus pour faire du butin. et pour prendre leurs
animaux. 22 'Efrem, leur pere, (les) pleura pendant de nombreux jours; ses
fröres * vinrent le consoler de ses fils qui avaient ete tues. 23 11 s'approcha de * p
sa femme et s'unit ä eile; eile concut en son sein et eile enfanta un fils;
eile lui donna le nom de Bari ä, parce qu'il naquit pendant le malheur de sa
(texte : ma) maison. 24(I1 eut) une fille appelee Se'äri. II fut parmi les sur-
vivants et il fit bätir la ville basse et (la ville) haute de Betorom. Les fils de
'Azan furent Se'eri, 25Rafe'e son fils, Räsef et Tale. 26 Les descendants de
La'ada furent Tä'an son fils, 'Amiyoud fils (du precedent), 'Elsämä fils (du
precedent), 27Noun fils (du precedent) et Yes'o fils (du precedent). 28 Les
78 v° 1).
500 LES PARALIPOMENES. [40]
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ift. OHR-'] A oyH. — /7«. V>i^'>] A »wS*/". — /6. ine] A Oli. — ib. iifcc] A ;>H,C. — iJ. m
tf-A-] P ow. tf-A-. — ib. MM-tl] A >iö9S.V. — li. 07C] A o/K. — iä. rotfA- i höVitV] A m
hVAM. — ib. ;)»!] A h&hf'/. — 29. ante htin P add. a». - ib. mn.tl'V] A n>-F^'V- — *"*. 07
r.] A om. — ib. ts'Wn] A ^«m. — i*. «un^h.e- « vic •• (P »W 0 wW'rt" ! ><ö«^.v] A o/». -
ib. inr.] A 07^. — ib. 07C] A H7<;. — »4. >iM7-c] P O/w. — ib. »nMft-4.tr«*>«] A iDflMV^tirV.
- ib. ft>,o//..A] A A^.fi/!-K,A. — 30. /rt-c] A hn»c. — ib. a>A.*sh.] A oka>E ' «•»•«*.. — 31. n
<?"i] A n^J». — '/> wie] A un.c. — j'6. «mn>vn.y.A] A »«iAn.y.A. -- /6. um-vi.] P a»n>iV
1- : iiTr*. — j'ä. Aflifc^] A Aiü*. — 32. h(hO>] A a>i\jf.. — ib. fl»ft/i"lr:] P om. t\: A mii
■nC. — «A. «DA7A^-y"] A o»Aji-fc->. — iJ. fflAA?"] A »AOA. — 33. A>i.fA,«i:A.T] A l\hf.h,T. —
ib. Tom] A i:n*i. — ib. fl>n"?y.A] A n«»nny.A. — ib. *>,n.^] P «Dhn.t: A o»,rt.^. — ».'4. aJ>«A- :
m-SVoo. i id-a-.^] A om. — ib. Ah.fA.VA.T] A £** ■ A>i<J.A.T. — 34. fl>Ä**A s Afi»ic] A n».P.
<r:+ : 0"?.C. — i'A. (0«>.^h.7] P om. a>. — ib. mynt,'] A a>f(f},. — ib. aihi'fl A a>hi-r'. —
35. m.e<M!rfi] A om. l\. — ib. Afi^c] A AA.«nc. — ib. iivc] A n<.c — ib. <djia,(>] A <n.iA.o.
— i>>. <D>i"yA] A «nhTV. .
dcmeures et les habitations de ceux-ci furent la ville de Betel et tous les
villages environnants, du cöte de l'urient le village appele NA'aran, du cöte
de l'occident la ville appelee Gezer et tous ses villages, la ville de Sekem et
tous ses villages jusqu'au territoire de Gaza, ainsi que toutes ses villes
2''jusqu'au territoire des fds de Menäse, la ville de Betasan et tous ses villages,
la ville de Tanä'ok et tous ses villages, la ville de Bälä'ad et tous ses villages,
la ville de Magdo et tous ses villages, la ville de Dor et tous ses villages.
Dans ces villes et dans leurs villages demeurerent les fils de Yosßf, fds de
'Esrä'el, appele Ya'qob. '"Les enfants de Yäsßr furent Ivamnä, Iyasou'A,
Bari'a et Sdri'i, leur soeur. " Les fds de Bari'A furent Käber et Mankiliel. Ce
Malkihel fut le pere de Bazet. 3" Kober fut le pere de Ivaflet, de Sem£r, de
Goltam et de Som, leur soeur. "Les fds de 'lyaleflßt furent Pesek, Bamahed
et Asit; oe furent les lils qui naquirent ä 'lyaleflet. "Les fds de Semer furent
Aki, 'Ourä'agä, 'Obt\'e et Arim. " Les fils de 'Llain, frere de Semer, furent
10
[41] LIVRE PREMIER, CHAPITRE HUITIEME. 561
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VIII, 1. ntf-*.] P om. — ib. <!>h:>.ii.A] P ow. — /7>. üö-fl] P viöll. — 3. w-t-mA^] A fflt«»A
>}. : ft»*. — ib. aoa] A AOA.. — ib. h&R] A fc,<&.^. — ib. «>>in.RÄ] A »h-fl.ßÄ-. — 4. a»>.art-ö]
A <i»,-(ia->i. — ib. (DonfcoD-}] A fl»»7>,<TV. — 5. fflAVTr] A um. — ib. aih'V.Tr] A rtJ,"!. —
6. -»£<.] A f->ä<.. — ib. pn,A] A van. — ib. o»>tn:] A an-vn-i:. — 7. o>-At t -fl/h.<:] A «ja-ii.i..
t. — ib. ¥*V"i] A ¥°>,°7. — /6. iixn-nt i -(l/h,<;] A «»rt-äl-i../.. — ib. a>m-IM- ■■ -n/h,.:] A n»A-n^h.<'..
— ib. l/!.] P «!.£.. — ib. ,e.T\y>r>] A fi")l\°ir'. — ib. a>i\\f%ih)!j] A wt\h..Vh%A.
Sefr, YemnA, Seieso et 'Amäl. 38Les fils de Säfsäwe I'urent 'Arnäfer, Sou'äl,
Beri, Yemri'e, " Bäser, 'Ad, Semä'e, Salis, 'Iyäter et Be'erä. 38 Les fds de
'Iyäter furent 'Iyäfenä, Fasf'e * et Orä. 39Les fds de 'Olä furent 'Arek, _* \
'Anihel et Räsiyä. 10Tous ceux-lä furent les descendants de 'Äser, tous
princes de la maison de leurs peres, vaillants et courageux au combat, (ä la
fois) princes et chefs. (Le nombre des) hommes vaillants enröles pour com-
battre fut de vingt-six mille.
VIII, ' Benyäm engendra Bäl l'aine, 'Asebel le deuxieme, 'Arä le
troisieme, 2No'ä le quatrieme et Räfe'e le cinquieme. 3Les fds engendres
ä Bäl furent 'Ared, Gera, 'Abiyoud, 4 'Abisou'e, Ma'aman, 5Gerä, Sofen,
'Akirän et 'A'in. f' Voici les descendants de 'Od; ils furent princes de la
maison de leurs peres; ils demeuraient au pays de Gabel et on les transporta
au pays appele Manakati; 7 (c'ätaient) No'ame, 'Akiyä et Gera (texte : au pays
de No'ame, au pays de Akiyä et au pays de Gera). Ce Gera (texte : ce
i i° a.
.1
62 LES PARALIPOMENES. [42]
* I1.
-'.i r b.
* P,
78 r b.
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8. mn°«5?"] A loüMr'. — /Z». m>}<n>-] P m-S?". — «'£. rt>,rt.c] P om. a; A j,rt/V. — ib. a>
AM>><{] A A»* : iiimVim',. — 9. fflfflA^] A (DfflA^-. — /6. >,y»v;] A ^»°\R. — #. Ah.v-0-n] A A
h.f*MI. — ib. «JAft.l'V] A d>AA.'l>i. — /6. <DA1D'»] A rt»A?"ft-. — J'A. d>A«"»A>iföi»'] A fl>Ao"A>l
5»". — 10. wA^fft-*] A (DAh.rA-fl. — «6. wArtd,^] A mAA-n>>. — ib. fflA^C"?)»] A a»A«>>c"7^.
- ib. «•>,/»■] P ow. <d. — 11. m>ir'>iAf"] A a»>i»->irt.il. — ib. n>A£] A o»Aä. — ib. MvnH]
A hJLT-fl. — ib. .»/■.A-f.'VA] A A>.A<.?.A. — 12. >,A4.^A] A /,A','./.A. — ib. >,n-.£] A >,n.
Ä-. — ib. fl>"7.A?i.A] A <D°Vrt.h.A. — ib. m/icnc] A «>A"IC- — ib. m\to~\ P om. a». — i'A. J
>X. : mi] A WiWP i A(»?C — 13. ffl<l<5^] A <oi|/.)>. — i'A. «Dn"?] A wrt."? *Ve. — f A. >.A-]
A aOiA-. — !*. rut] A om. — ib. kfitil"'} A h.A>". — i'i. wXA-] A om. a>. - ib. %j^] A
.•j^. — 14. f->i*?" > <Dh..fc«»-^] A a,++ i r-rt.jp.> i wh.fc.v't. — 15. <D>,iin.s..t'] A whim^.^.
— 16. a»h„fAti] A a>KttU..to. — ib. a»h.r>,*i] A mfh*. — ib. mwvc.f] A »^11^«. — ib.
Jirt-] A add. a>. — ib. n<5^] A n<!J». — 17. mnn-S.;p] A «m-n-S.^. — ib. <d"7A-A-?"] A fl>o»AA-
jr. — /6. </»,rtc] A u»>,PC. — 18. mh.t-(\\ A mh,r-t\-n. — ib. .e*+] A a>£*+. — /*. >,A<f.^
A] A ;,a<.:?,a. — 19. mK.^*?"] A »Kfttf. — o>Tl»i<{] A tm-tm/.. — ib. mHO^.] A <o
"ll-n^S. — 20. 0h.r-%fh>] A iB^MShTi. — ib. afh.W<\ A a>*,A-V.A. — 21. wN^K.^] A mMt^y.
Yeglä'em) engendra 'Aza et Iyäkekede. 8 Se ärim eut des fils dans le desert
de Mo'ab, apres avoir renvoye 'Äser et Ba'äri, ses femmes. "II engeadra de
'Ada, sa femme, 'lyobäb, Sibä'ä, Mosä, Mal'akomou, ,0 'Iyasou'e, Sabi'a et
Märmä'e. Geux-ci furent princes de la maison de leurs peres. " (Se'ärim)
engendra de 'Asäm, sa femme, 'Akitftb et 'Alfu'äl. '-Les fds de 'Alfä'Al
iurent 'Aboud, Misä'el et Sermer. Co furent eux qui bätireat la ville
appelee 'OnA, ainsi que Lod et tous ses villages. u Bärigä et Semä furent
princes de la maison de leurs peres et demoim-rent au pays de 'Kylam.
Ce furent eux qui chasserent les habitants du pays de Göd. M 'Awihou,
Yo'äqim, 'lyärmout, " 'Azabadiyä, 'Arod, 'Ader, '»Mikft'dl, 'Iyäsok, 'lyo'äka
et MyäzcryA furent les fils de Bftrigä. "ZabAdiyA, MAsouloum, 'AzAqi,
'AbAr, ,8 'lyAsmAri, 'lyAzelyÄ et 'Iyoba furent les fils de 'AlfA'Al. ,u 'lyAqim,
Zekftri, ZabAdi, 20'IyobünA'ö, " SalAti, llihelA, -' 'AlA'iyA, BergA, BAriA
[Vi] LIVRE PREMIER, CIIAPITRE HUITIEME. 563
(Diu:? •■ (dh/.'} •■ fl>A"7/..l* ■■ £*+ ■ tiaih. « HfljA..ertV7 ■■ (DptM.? • fljJ».A,y.A :
-mt-nP' ■■ <d-\\\\6 i mM'i ■ -'(oM'i? < a»M-fl6 ■ wMA9° • «nv-f-fc** ? ' o»
M:"} > (Dhji.\? •■ fflVV'/.A = XA- •■ ha»'i-U ■ £*'!• ■■ M.* :: ^tDltlMf. «
©AMC.? : fl»-)-f-AjPA ■• 21(Dh,?/..tl? s 0>y.AjPft • ffl-HlfKi • >,A- » ?»ö»'J'|- ■ &*
5 + s hJChf0 ■• **«»»AMrH* i (VI' •■ MWöD" ■■ Ml«» i Aß-f««"»« s «»AV»* s «»
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={- ■ ii°l -■ O-ttP-'i ■ fflfflA&V •• hfrC • fl"ftA * ohika i mu: •■ <»v^n = 'a»l£,
C •■ flJh'GJJ- s H*C •• m*U*AHh « 3-flJ«7+A»^ •■ 0>A£- •■ Art,0??! > ö»?iA- « *t&
io <• : MW i ä^HWö»- i n^fflA i Jt.f{.4A.9° ■ 9"AA i h'>Wa°' ■• '«»iC :
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frd • fl»AÄ.P;i-'> : fl»An,An>» « 'flJfflAf- ■ P-V^ "i ■ A«»¥<JflhA ' fl»o»¥<Jfl
hA : fflAf- i A"%Ml « 3SfliR*+ i «TLMl ■• T*1 « fl>"?A-h i fl);^4} i
16. a>n.C;>] A <di»,<5^. — ib. amii-*] P 0ft"7/-t; A <DA«y<s*. — 22. <Dh.^rt*Tr] A a>
KfüV*. — ü>- »MUttl A MM:. — ib. mh.A.fcA] A <Dh.A«A]. — 24. a»,2A7»] A a»>.ft.
Vir*. — ib. mf*-hai'] A fflhV*t>,. — 25. a»hf>] A ö>h-t. — ib. a>h.ft.X.f] A fl»iS:-t^. —
i&i 0¥>%A] A a>«f.V-XA. — ib. r»rt,+] P (»rt.+ ; A trt.*. — 26. fflfi^vna.ft] A tonVUCfi. — ib. am
h(>c.f~\ A mrt>iC.e. — 27. <Dh.^d^] A a>K?C$h- — ib. Kfeh9"~\ A h.rehl\. — 28. «m^^-v^]
P oDowt. — 20. n-O/h..;] A .»ii-i.y.. — «6. ->.e<: > wm-] A wvjcf- ■ >n- — 30. hkda-s i namg.
•V ; fltf-*] A «><r>A.«J. s n,jic i mftÄ* » «»Aä ! flU^ s/V. — ib. Xfl»-"i^] P xm'V* sie. — ib. /i"7] A
axioor* ■. n<p. — 16. o-n^-v] A Mlj(. — j'6. fflfflAÄ^Ü P, A offl. <n. — ib. m*n] A <D«ftft. — ib. m
11>.A] A ffld'VA. — 31. a»%JtC] A io%f.c. — ib. m+lß-tr¥] P a»"7.*A-t ; A ©«•»_*/»■*. — 32. «>"7
.+/»•*] P, A ow. — ib. Art."V>i] P Art."7h; A a>A."7ö. — 33. wkc] P mhi.C. — ib. A*0] A A*<>.
— j'ft. a»*/»] P a>*fi; A *n. — ib. <i»«»a>i<Vö] P fl>«»A>.Yi i fr*. — i'Ä. fl»Ah.f-^-Tr i fl>An.ftn>i]
A <DA>i"7.VJ?-fl : mAJbAI^A. — 34. OJfl»A^] A fl»fl>A^-. — ib. «»'i^llhA] P «n>¥<5>iA ; A <{.<! i (1>%A.
— ///. if>«i><i:<tfl/iA] A o/«. — /i. A-T.MI] A A«T.H. —35. "Ihn] A"7.»i. — /'6. atp&°,~\ A «n./vJ.?..
et Semärät furent les fils de Semä'i. " 'Iyäsafn, Obdiyä, 'Ilehel, 2S 'Abdo,
Zekri, 'Anän, 2A 'Anänyä, 'Anbri, 'Abelam, Nätoti'a, 25'Atin, 'Iyäfadiyä
et Fenouhel furent les fds de Soseq. Jc' Semäsoriy, Sa'asoryä, Gotolyäs,
27 Iyäräsyä, Helyäs et Zekri furent les fils de 'Iyaro'am. 2S Ils furent
princes de la maison de leurs peres et chefs selon leurs farailles. Ce
furent eux qui demeurerent au pays de 'Iyarousälem. 29 Au pays de
Gabä'on demeura Gabä'on, le pere (des gens de ce pays). Le nom de sa
femme fut Ma'akä. 3Ü Au fils aine qu'elle enfanta eile donna le nom de
'Abdon. Elle enfanta (aussi) 'Asour, Qiso, Be'ol, Ner, Nädäb, 3I Geder,
'Awihou, Zaqour et Mäqälot. 32Mäqälot engendra Semä'e. Geux-ci demeu-
rerent en face de leurs freres dans le territoire de 'Iyarousälem avec leurs
collateraux. 33 Ner engendra Qisä. Qisä engendra Sä'ol. Sä'ol engendra
Yonätän, Malkasou'e, 'Iyotän et Bisbo'ä. 31 Yonätän engendra Mafriba'al.
Mafriba'al engendra Mi'ak. 35 Les fils de Mi'ak furent Paton, Mälok,
564 LES PARALIPOMENES. [44]
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ImA-f^" : 2«»?iAfc i MW • I0-A+ i Ji£"PA.irtf»- : OinfcU'M i ?ifl/->..A :
/A. ffihhii] I* flUiMl; A o/m. — 36. mhtni] A <i>m>V)I . — ib. UhrKPf] A Ah.f>.£\ —
/'A. «»^«'•h.^-S] P «•^f-hÄ'; A iDh.r-M. — ib. A/JA.«?*-] P A^A,"7t: A AlfcA-Y-Th. — jA. fl>AVll
1°*] P an\hmv+. — ib. a>iM9°&] P mnw<5; A mAH"?.«*. — i'A. n»H9"<{rt] A <dh"7.<5. -
i"A. A"7.rt.>0 P o/ra. A; A MWI*., — 37. uiil,),] P m«?«.},: A fl>«7A>>. — s'6. AflWV] A Oh.V
Tr. — ib. fl>A^<C>i] P 0//i. A; A miUV.,>. — i'A. fl>/!.<0 i 0>A£ i AA,Jif) : (DA>hA ■ fl»A^ i A>iA.A] P
«A*. — 38. <DA>irt.A] P <0hA.C.. — ib. £*$] P Ä*+. — /A. o»>»A-'V-|: i >.<n»-V1.] A m
li«i»il : ah^-p. — ib. h"H«5.+5F"] A MO.*?". — «A. «DW-fr] P o/7^. a>. — 3!). h>ä*+ ■• >brt.A] A o/n. —
ib. «d-A?"] A fflAy". — /A. fl»h.^Ah.y] A mh.fA.'hf. — ib. wh.AVA.T] A mfc.A'f.AT. — 40. ^>ft+ :
«»■Air] A JMS* s AAr*. — i'A. a.^oi] P, A ö.e.m-. — ib. ä-*-^*] A »>-•}•>. — iä. n>.RA] A in i ;i.p.A#
— i'A. ©.goi/"'*] A «»^.«Rn*. — /A. fl»Ä*+] P o/?i. m. — ib. m\t-n°a— .• hAS- s h/h-S- i )i»"M*
«n»-] A n>AA s M '■ >iy**fl>-A'<R<n>-. — ib. ante .ewA-S- P add. a>. — ib. im : -|-n^] A im = v : «>■;•
IX, 1. W>,5rWVfe : >.fl^>t.A] J* fl»>i9"-Vrt* i sie \i\/.h.fi\ A IDW-A- : >i9"Ä*+ : >,fl/./,.A : (">»A
*. — /A. (u-nt : tmxfrA.] A ri<n.»wn<.. — ib. },i)/.h./\ •■ ffljp.iM] A .Rih-S s m.e.n<!h.A. — 'A. ante
>i?"Ä-^<C A flrfrf. «o. — ib. +*a»«i.] A -Umat- .sie. — ib. m-A1-] A om. — 2. ah{\t •■ J..^-1'A.ir
»•»•] A y,T°$x:9t' •■ m-M- ■■ vt'RA.ircn»- sie. — ib. ain/iUT-^] A om. w. — ib. hh.'. a.a] A je.fl^h>A.
Täri'ä et 'Akaz. 3B'Akaz engendra '13^0'iyädä. 'Iyo'iyädä engendra Galrmät,
'Azmotet Zamri. Zamri engendra iVlisi'e. " Misi'e engendra Bä'enän et R;\IV''e.
Räfe'o engendra Le'as. Lö'as engendra 'Asei. 38A 'Asel naquirent cinq {texte :
sept) fils; voiei leurs noms : Azriqäm l'aine, 'AsmA'öl, Sorä'iyä, Abdivä
et 'Anän; tous furent fils de 'Esel. 3" I^es (ils de 'Ksc-k [texte : 'Ksöl), le
deuxieme de ses freres, furent Welam Taine, 'Jyäsa'iyä le deuxieme et 'Elfelöt
le troisieme. ,0Les fds de W'elAm furent des hommes vaillants au combat;
ils tiraient Farc. Ils eurent beaueoup de fils (texte : lilles) et de descendants.
Chacun de leurs fds en engendra quatre-vingt-dix. Tous ceux-ci furent les
descendants de Benyäm.
* P. IX, ' Du nombre des Israelites inscrits *dans le livre des Rois de Ksrä'i'l
1\\ v* a.
et de Yeliouda, apr6s qu'ils furent faits taptifs et furent deportes au
pays de Babilon a cause do leurs pöcbds, 2 ceux riui s'etablirent dans
[45] LIVRR PREMIER, CHAPJTRE NEUVIKMK. 565
Uw;1i. ■■ mW£& - M •" lat-iHV ■• £1JW« ■ nA.ft-AA.90 < WR*+ » .ftu-
j"i s wwft«ft+ •■ (\}?9n •■ mh'ry.'k^ ■■ Jt.v<f.*/0 ■ inyvft, ••■■ a»-W: s o»a& : fcs>°
££■ • fl»A«J. : Ahi»*V.. • «ü-A-ft : ffl-A-l. • A4-CA ■ öiAft • .P-U-'J s <oh«rrt.A»fc *
1-fliAft • «»A.P." i 11VK- •■ WAüi-0 ■■ AT •■ h,tlh.? : ö»£<fc«f: ■ ' fl>h</0&<M' ■ H/- •
A.jp'/.A ■■ o»fc:H*i'- : ;ÄVfl»;i - <»?tire.«ft«(' : •niya'l. •• AA> » was. •• A^AA?" ••
WAS- •• Afc.f^W : mAfc • fcA-fc i "(DA.&.'flYfc •• ö'Aft « tiSChf" • W/.A i fl>A
£ ■• Ibli. •• «»Aft : JiT'llrf ■ (Otmfrvr : öJAft • MmS ■ «»AS- i A/.7 -JbA : fflA
ft ■■ f nV^. •■ ''flJfc^'/JIJ'ö'" ■• HAft-f-ö»- : iiV s «J71I»;/; S (Dtf-fCoo- -. ^ft. s ö£o>- : ob
AMlJ" •• IM" : hlWjrao- :: "fl>?,i>"flUVl' : P^h- : «Dp-JtjHl s ÖIJPIO : "lOMCf
A •■ Oifiif. : h.A*F- i ö»Aft i 1{hil9° i ÖJA.P. : rt.J'i* •■ CDAft i on^Hh i 0)A£ :
i&. anle tiUTfeit A ndd. w. — ib. a>A.*PW] P fl>A>'l"e.p)'. — 3. .MÄ<-] A ?">£<■. — iä. (lh.
V<.AA.5T] A o/ra. I). — 4. oft] A h.^-j&. — ib. ida^-] P WA/».. — ib. Ah*%] A ftTr9°<S. -
ib. ai-A\e. : «D-fr-S- : A<{.r.n] A <D-A\£ : h?l& i 4.<&ft. — 5. <n>iy»A.n»jJ A m?,"%rt.rt»'V. — i'ä. o>A£-]
P mA.e.. — /ä. mann)] A a>n<n>r. — i£. Ji.fih..e] A hrtj". — 16. m£«i:<|i] A <n<Da»-A,.<{. sie. —
(i. fl»W*,R4>«|"] P o/h. m. — 16. ante h..ey.A P add. w. — ib. a>h;i«eo-] P «D;i«eo «c; A oiw. a>.
— 7. ib)»?°ä*+] A om. a>. —ib. -dV"?.] A 111;?". — ib. mA'r] P a>A£. — i'ä. AonA^iT] A mav
fiW. — i*. ioa^.] P o»A^. s/c; A fflA^R. — ib. Ah. p- 'i.e..?] A AhS.Rjf. — ib. oA£] P o»Aä; A a>
a^. — i*. hA-h] A hA-s-j,. — 8. ovwv)\] P <DS..e„-nT>. ; A a»h.ynv).. — ib. <daä] P <daä. —
ib. h.pir>.i>°] A h..PChy». — ib. a»y,A] A m>iA-. — ib. ö»A£] P ö»aä. — ib. >bH.] A h.11. —
ib. o»aä] P wAä- — ib. hf"»!^] A y*n<{. — ib. fl><n>A.'\y0J A mooAA-a»-. — ib. <da.c] P oAj?.
ib. (i4-m.fl A MM-ff. — ib. «da«}-] A a>A,R. — ib. A^T-h-A] A A<!."/>i.A. — ib. a>A£] A mi\p..
— ib. fOVh.] A ^ns'h.. — 9. (Bh.-l'CU'oo-] A fl>Ah^i;Wöo-. — ib. flAÄ-Po»-] P o/«. n. — ib. mW-
a»o»-] P om. id. — 10. mwnwrt-] P (D\r'nvcii-. — rt. ^.sa.] A r-sh.. — «6. fflf-w-n] A mh.
VC : h-n. — 11. wAjpJ P a»AÄ. — ib. ti_A*R] A ti.A<fe. — ib. cbaä] P ö»A£. — ib. "TA-AT"] A
y"AA»y". — ib. n>A.e] P fl»A.?. — ib. n,^*] A 0^4». — ib. oar] P ojaä. — ib. <n><5r'*-] P «•»«{
Vt. A o»^f->. — i'A. a>A£] P fflA^.
le territoire et dans les villes de 'Esrä'el furent les pretres et les levites.
'Ceux ä qui il fut aecorde de demeurer ä 'lyarousälem furent des fils de
Yehoudä, des fils de Benyäm, des fds de 'Efrem et de Menase : 'Goti, fds
de 'Amyoud, iils de 'Amrä, lils du petit-lils (texte : des fils) de Färes,
fils de Yehoudä; 5 Seloni ä qui naquit un fils aine qu'il appela du nom de
'Is'iyä et ses fils; 6 parmi les fils de Zärä, 'Iyähel et ses collateraux
(au nombre de) six cent quatre-vingt-dix; 'parmi les fils de Benyämi,
Säle, fils de Masaläm, fils de 'Iyodäyyä, fils de 'Asou'a, 8 'Idebnä'e,
fils de 'lyaro'am, Hei, fils de 'Ezi, fils de 'Amokäri, Masouläm, fils de
Safätiyä, fils de Rägou'el, fils de Yabänä'i, 9 et leurs collateraux, selon
leurs familles, (au nombre de) neuf cent cinquante-six; tous ces hommes
furent princes de la maison de leurs peres; ,0 parmi les pretres, Yodä'ou,
Yo'arib, Yäkin, " 'Azäryäs, fils de Kilqiyou, fils de Mäsoulam, fils de Sidäq,
* 1'.
79 v° b.
566 LES PARAUPOMENES. [46]
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ib. <daä] P <»A£. — z'3. v^>i5r] A h.v-i-r'. — i*. waä] P mng.. — //'. äahc] A «f.fitic
/'Ä. <daä] P «dAä. — ib. <nme] A ?"A1i.R. — ib. oja^] P «dA£. — ib. *,.<LV.A] A >i.e-y.A. — ib. m
A.eJ P h»A£. — ?6. JiHn^] A Mir.,pfi. — j'J. n»A.e] P«>aä. — ib. «nft-Air] A y"nA°f". — ib. wa
.<}-] P fl»A£. — ib. ftat'M'Pih] I' A«»rt-^?"t : A AJ^AA-?". — i'Ä. fl»A.P.] P (DAÄ : A -Im/Sf.. —
ib. >i«ic] A >,<ic. — 13. fl»!t] A mM. — ib. <n>A>ili1] P mWn* sie. — 14. ny"f] A A^.^. —
ib. >,A-n] A >»o-n. — (6. >irt.-nr-] A >.A-np-. — «6. «oa.p. .• ä*+] A >!?".e*+. — 15. mn+n.^c] A
mil'pnc. — <6. fl»£-i:4' : hCA : fl»7A.A] A hCAlAft. — ib. <D«n-y|-v,pn] A r»!r->.+-v^fi. — ib. m
Aä] P «hAä; A om. — ib. "y.n-n] A «t.-nw. — ib. waä] A om. — ib. vwi] A ifctm. — ?'/'. n»
A.P.] P «dAä. -^ 16. »D?-nfi.p~\ A mi-s.^. — i'A. h.*-v] A h.^.-F'V. — /6. mn^wG ^ «•«"•^■n.jp.
— z&. m-nt] An. — i'A. Trti.'f.m.] A TflM.m.. — 17. «d*-(|] A ffl^-n. — i'J. <d<h.A,«»1->] A mm
A.TV i mhü"1/"/. — ib. arh-ri~\ A om. — 18. nNV->x] A (lhV+X. — ib. »n/h] A xd/'h sie. — ib. m
>iA-] P om. m. — ib. *ft,ßTrt] P tft.P-'Vt Sic ; A Vhfn^. — 19. mA.P.] P <dA.P.. — ib. fflA.P.]
P «»A.P.; A om. — ib. <daä] I* a>f>P..
fils de Mariyot, lils de 'Akitab, chef de la maison du Seigneur, '- 'Obdiyäs,
fds de Yorä'am, lils de Falakär, fds de Makäyou, Mäse, fds de 'Adilii'l,
lils de 'Azäryä, fils de Masouläm, fils de Masoulamot, lils de 'Emör, ' :: et
leurs collateraux, princes de la maison de leurs peres, (au nombre de) mille
six ceut quatre-vingt-dix hommes vaillants et courageux pour lc Service
(de la maison) du Seigneur; ''' parmi les fils des levites, Semya, fils de 'Asoub,
fils de 'Ezriqam, fils de 'Asibyo, lils des descendants de Merari, ' ' BaqaboqAr,
les fils de 'Arso, Golel, Mantanyäs, fds de MikAb, fils de Zekri, lils de
'Asäf, ,c 'Obdiyä, lils de Samä'iyou, lils de GoltM, fils de 'Iton, Baräkiyou,
fils de 'As, lils de 'Elqanä, qui demeura dans les villages de Nätifati.
17 Les gardes des portes furent Salom, Qoub, Jölemön, leurs freres, et
' •'• * 'Aman. Salom f'ut (leur)chcf. '".lusciu'alors les (fils de Lrwi avaient ffarde)
79 v° b. . ... .
les portes de la maison du roi qui etaient du cöte de Torient, c'cst-ä-dire
les portes du camp des enfants de Lewi. '9 Salom, fils de Qoiv, lils de 'AbyäsAf,
[47] LIVRE PREMIER, CHAPITRE NEUVIEME. 567
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ib. n<Ul -. •tat'] P (l£,n i sie n«WK. — ib. ö*n^t] A ö+nt. — ib. ■MäC] P, A «7-v.«. —
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ib. M ' «»TS] P <?£ ! <»I«: s't?- Al i f. t % : ate. — rt. V»A*o«>-] P -VA*«»»- s« •; A «n^A-f.«»-.
— ib. m^A-"//-] A >,rt»V|-. — ib. f,V.H-] P J?«e+ sie; — i6. Hfl-ThC^-l^] P mtt"%o- sie; A o/re. n.
— ib. aThr"fi] A y">i<n»VV. — 23. VT**] A W+x. — ib. ante n,+ = >i"IH.>i'<i<h.C A add. n.t ä
MlOk. — Ä. fl»nn,+] A o/«. w. — 24. mnv°A*] P mn-VA*. si'c. — j'i. X.0-V] P VPOt. — iä. *
+<n>] P h+«o-. — ib. V7+X] A J.-V+Ä. — ib. O/hr.] A OACfc. — ib. a>ö»'V7A i rt"*'V] A fl>rt"lTrV..
— i*. mii»»-V7A] A om. m. — ib. ^n-n] A £(M)fc. — 25. nn] P n. — ib. nn-o] A nv-n^-. -
ib. nnv*] P nA"i;«"i- ; A %r,iiul:t- > >.ah ■ W: — ib. post mnxn. A ßc?rf. ?»AA,if<j>»-. — 26. »v
r.^T-V] A ?">itfi»T'V. — ib. >ifl«>--VJ0 P \ao--i sie. — ib. VT**] A hTr+W : >iA = t^ilf.
ib. ante »7-V/ P rt^c?. a>.
fils de Qore, et ses freres selon la maison de leurs peres, (c'est-ä-dire) les Qorä-
wiyän, (furent adjoints) au Service des pretres pour faire la garde du taber-
nacle. Leurs parents (furent charges) de garder l'entree du camp du Seigneur.
2oFinahas, fils de 'Al'azär, fut leur chef devant le Seigneur : ils relevaient
de lui. 2,Zakaryäs, fds de Masouläm, fut garde des portes du tabernacle
de la maison du temoignage. "Tous ceux qui furent choisis pour (garder) les
portes furent deux cent douze; leur nombre (etait inscrit) dans leurs villages.
Ceux-ci, Däwit et Sämou'el le voyant, ce qui veut dire le prophete, les avait
etablis, parce qu'ils etaient fideles. 23Ils furent illustres; (aussi) leurs descen-
dants (furent preposes) ä la garde des portes de la maison du Seigneur et de
Celles de la maison du temoignage. -'' D'apres le nombre des quatre vents
on etablit les (gardes des) portes ä l'orient, ä l'occident, au sud et au nord.
"Leurs freres (qui demeuraient) chaeun dans son village devaient venir
chaque semaine ä heure et ä temps (fixes). 26En effet, ils etaient fideles (ä la
garde) des quatre portes et ils etaient vaillants. Les levites furent preposes
568 LES PARALITOMEXES. ',.s
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10. öB-V^n^öt] P <n»Aöt SIC. — 10. ./P*] P +(!*■ WC. — l&. fO*!)-] A .f-feCU-. — 27. 04-
■dl-] P o+n-r sie. — ib. WH.vnwi,c] A -mic. — ib. .a^n-] P.p.ih- w'c. — ib. post <n><{.->.t
A add. n.t : 7i1lt.h-fl>h.(:. — ib. myc^aij] A fofc^af sie. — ib. n»+ i Ji"7H.W-nA.C] A offJ.
— 28. att«p^] A n"vpr i in- i "J-iic. — i'4 a>aH P n-vA* sie. -- iä. a>n-v»A-i^] P a>a
","a* sie. — 29. fip«Tv] P nK"V>. — ;A. ^.n] P o/n.; A n^.n. — rt. n.t ■• *7-iic ■ a»^.n]
A o/m. — ib. "/«pp] A T"P.ft. — ib. ms.n -. "i¥fi i (P 'V«Pf ") 4».e-ft^] A o/«. — Ä. tf-/»-] A o/?i. —
iä. *>Tf] A TiVfi. — ib. A'OV^-] A ö<n'V. — 30. «>7.y"Ä'ft+] A o»,ir*.s.ll i ä*+. — ib. ante >m»-
■»* Pflrfaf. as. — 31. €ro-vt'V.eft] A <n>v.Jfl»-y V0 . — i'A. ante M7« P «rfrf. h. — ib. ftft»?"] A n
ft-1°Tr. — iä. "»"Pf : fl.+] A '»«P.R : (liut. — ib. °j-(ic] P l-fl-n sie. — 32. UV«] A nv- — »"*■ H
>>f"-flA.^] A «>>,5»*,Ä'ft+ i sie ii-iu.y.. — ib. ,*o^-] A +VK — ib. m'hr'hzv.irov] A a»>,.-i'eif<n>-i.
— ib. post fcoo-Tr* P add. ^.(1 : ■VPjß. — ib. ^ciTr] A <feca"V sie. — ib. ^fit-SA«n.] P, A fttt*
Am- SIC. — I*. AA i AVII>] I* AA i ft'Vn* : A'Vn*. — 33. IM'] P Om . — ib. AA.T«erV] P AA.'P'C.e SIC.
ä la garde des chambres du tabernacle et des tresors de la maison du Seigneur,
^'parce qu'ils ätaient gardes de la maison du Seigneur. C'etaient eux qui
prenaient les clefs et ouvraient les portes de la maison du Seigneur chaque
matin. 28(Quelques-uns) d'entre eux etaient preposes aux ustensiles; en
effet, ils apportaient comptes et ils remportaient comptes les ustensiles de
la maison du service. 29(Quelques-uns) d'entre eux etaient preposes ä la
maison du service, aux ustensiles du service, aux ustensiles sacres, ätous les
ustensiles du sanetuaire, ä la fleur de farine, au vin, ä l'huile, aux aromates
* i-, et ä l'encens. 30 * Les preparateurs de l'encens et des aromates etaient (pris)
parmi les fils des pretres. " Mantanyas, qui etait des (ils des levites, l'aine
de Salom, fils de Qore, qui etait fidele, (etait prepose) aux ustensiles de la
maison du service pour la grande poele «^ l'rire du prince des pretres. 32 Benyas,
qui etait de la souche de Qä'at, et (quelques-uns) de ses freres etaient preposi's
aux pains de proposition (et etaient charges) de les preparer pour chaque
sabbat. l3Ceux-ci (les descendants de Qa'ät), princes de la famille des
levites, (faisaient fönet ion de) chantres chaque jour, parce que le service
Sil ,
[49] LIVRE PREMIER, CHAPITRE NEUVIEME.
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ib. AA : «n"PoA,ir««»-] A aHlavfr : lin«n"PoA.I"««»-. — 34. dt] A Olli. — ib. m>1fcW*]P a»^
Yl+_ _ ,-j. >,A . -Vje<.] A <D>,A- : riR<.. — 35. fl>n-fl«h.«c] A o/«. n. — #". V.W] A pjä<- — »'*• h.Ä
y.A] A h.f*A. — ?6. at(\°1 : AH>irt.1:] A tDt\ao : -n>.ft.(:. — 36. Irfl^AOHP. — ib. Yiöfl-] A tl
4<fl. _ /ö hrt.C] a h.n.c. — «'*. "/Art-] A "/aa. — #. ^-iio-] A i--nn. — «i. t>.A] A n^A. —
«6. ic] A fcAn. — iä. voa] A -rna»-. — 37. ^.s-c] A nx.n. — «'*. huc] A iim-c. — j'6. w«"».*
A°t] A om. et. — 38. «w»^A»*] P o/». — i*. n-^h-A] A n-^ö. — i'i. <«"\>ilit ■ J^fiA] A "7*ti
A. — ib. Vä<-] A r*Ä*. — j'A. (lh.P-f.0A,?»] A o/m. n. — 39. n>A^ ■ A] A fl>A£. — ib. «da/» «
A] A «DA*- — I*. <DA^ = A] A <DA£- — IÄ. «»AtlA-ö] A ö»ATlrt->i. — 40. «D^**] P fl>Ä** ■ Ä
**; A «DA** i £4*. — ib. t\<c<ip"i\ P Ah^-T-; A o/w. A. — i'4. a»A^ ■ A] A ö»Aä. — 41. a>
Ä*+] A a>n£<fe4>. — iä. >iA-] A no»ii. — «6. °7ft»n] A virn. — 42. h*ni] A iihii. — j*. «»A
^ : Ah.mV] P a»AK.^A^>. i a>i\p. i Ah.^7k. — ii. KPMh] A J^flJk. — ». a>A/»] P om.
j'ä. ^«^Ot] A ^A,»".*. — iä. 1I-V1)«?] A ti?%. — r*. ffl-H-V-n^] P om.; A mii^A. — ib. mt\R]
A a»A^. — ib. «7A.V] A o»>.fi>.. — 43. w^fU,] A mavhti'h. — ib. nfcV] A OhT. — ib. t-V-hf]
A <!.>i^.
leur etait (ordonne) jour et nuit. 34Ceux-lä etaient les chefs de la famille
des levites; ils etaient chefs d'apres leur droit de naissance ; (ce furent
eux) qui demeurerent ä 'Iyarousälem. 35Au pays de Gabä'on demeura le
pere de Gabä'on appele 'Idahel; le nom de sa femme etait Mo'ak; 3(ison
fds aine s'appelait 'Abdän, le deuxieme 'Asir, le troisieme Qis, le quatrieme
Sä'ol, le cinquieme Ner; (les autres s'appelaient) Näbäl, 37 Gedour, ses freres,
Zakour et Maqälot. 38Maqälot engendra Semä'el. Ces princes demeurerent ä
'Iyarousälem avec leurs freres. 39 Ner engendra Qis; Qis engendra Sä'ol;
Sä'ol engendra Yonätän, Malkasou e, 'Aminädäb et Bä'al. in Le fds de Yonä-
tän fut Mafrbä'al. Mafrbä'al engendra Mika. "'Les noms des fds de Mika furent
Piton, Mälokä et Tärä. "- 'Akäz engendra 'Iyäladä'e. 'Iyäladä'e engen-
dra Gämebot, 'Azmot et Zenbri. Zenbri engendra Mäsi'e. "Mäsi'e engendra
PATR. OR. — T. XXIII. — F. k. 37
570 LES PAHALIPOMENES. [50]
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m. — ib. m»Avirt-ö] A «"ADO-rt. — 3. a>(W7] A o/«. — ib. >i?"-).eA] P ^yiA sj'c. — 4. AH]
A ö/n. a. — ib. 5r<Wh] P -hr^h. — i^. >,Trn] P wm. — «6. rt.e.ÄYi] P om. w. — ib. n*]
A n-fc. — /6. >,a s h.r>V- > -vit-^v] A "fe^/v. — ib. iihTr/"/!] A iijßxa>-c. — «'*■ Wi+a-] P ^>>a. —
iä. -nn->] A T+. — iä. .evr.!»"] A .ft?CP. — i'i. AhA j ft.ee] A ft^K •■ A>>A. — ib. *•/•»'/] P >>+
ao. — ib. AÖA.O-] A <\ÖA.V. — 5. C>if] P Chr. — ib. Hh-V/^J.] A HjßXWC
Bä'enä, Rafeyä et Le'as. 4<'Es6l eut cinq fils; voiei leurs noms : 'Azqam
Faine, 'Asma'ei le deuxieme, Baryä, 'Abdiya et 'Ounän; ce furent les
fils de 'Ksrl.
X, 'Les 'Ilofeli en ces jours lireut la guerre a 'Esrä'^1; 'Esra'el s'enfuit
devant les 'Ilofeli; (beaueoup d')Israelites tomberent (et furent) tues sur
la montagne de Geloubouy. - Les Llofeli poursuivirent Sa'ol et ses Ifls; les
'Ilofeli tuerent 'Iyonätän, lils de Sa'ol, 'Aminädäb et Malkäsou'e, fils de
P, Sa'ol. 3 Le combal, fut tres severe contre * Sa'ol; les archers l'atteignirent
en le percant cruellement; il souifrit beaueoup de la violence de leurs
arcs. l S;\'ol s'adrcssa et dit ä celui qui portait ses armes: « I)t5gaine douc
ton 6pöe et transperce-moi avec eile, afin que ces incirconcis ne viennent
pas et ne sc moquent pas de moi. » L'liomnie qui portait ses armes ne
voulut pas le tuer, paree qu'il eprouvait uue grande crainte ä le tuer. Sa'ol
degaiua son epee, la dressa et se jeta sur eile. '" L'homme qui portait ses
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[51] LIVRE PREMIER, CHAP1TRE DIXIEME. 571
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5 £{. : at'M:-f*a»- ■•• Kfl)M i h9°^:'W. •• ll'i'b • »»Ä'h- > ä.A»T-A. : h«w» « JK-'iAi*»- "
4"|."AV • «V-h-nf •■ AA*A i fDAwAA'l: ■■ ft«fe* i fl^S-^V i fl»-f|+ ■• f,-ü£ - «7AI1*
£ :•• 'fl»rtAnP,oD- : ö»AAJ.A>. : tm-YOP .- ChA i «i-|"7A?i?' i 9°flA •• *m • A*A- :
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P hOT-aiF«»» SIC. — 8. fl»-flt] AP. — 9. ©AthAi] A »i>A«U.Art. — i'6. t^A^JP] A äcjp. —
i'J. "»TP] Po/«. — /o. A>«hjp] A AWn.. — «'*, AHa.tJ"ö»-] A >„'i.Hn.«'<»,,•. — 10. j^JTr i hiTAf«»-]
A >,j»»At>ö»- : HAö^ : j?-)-». — 11. n^ro-nt] A -nA.«;. — 12. tV">i.] P yftfh- — ib. tt-tt ■■ 6
£<!>• : »>■»■»] P tl^A" I *Ä<D : *>■■»>. — /Ö. «D^ntfU»'] P flXtfnj" SIC. — l'Ä. CDMl£-»t] P rt»hll.e.-
"»*; A mAMl.Ot. — iä. Ä-fe*] P om. — ib. *At] A «»«pöa.
armes, voyant que Sä'ol etait mort, se jeta lui aussi sur son epee et mou-
rut. "Sä'ol mourut ainsi que ses trois fils ee jour-lä; tous ses gens alors
tomberent et moururent. 'Tous les hommes de 'Esrä'el qui etaient dans
la vallee, voyant que 'Esrä'el fuyait et que Sä'ol et ses fds etaient morts,
abandonnerent leurs villes. Les 'Ilofeli vinrent et y demeurerent. 8 Ensuite
les Ilofeli vinrent depouiller les morts; ils trouverent Sä'ol et ses trois
fds tombes sur la montagne de Gelbouy. 9 Ils les depouillerent; ils cou-
perent la tete de Sä'ol, l'emporterent avec ses armes et l'envoyerent ä leur
pays pour annoncer (leur victoire) devant leurs dieux et leur peuple. ,0 Ils
placerent les armes de Sä'ol dans le temple de leurs dieux et ils
mireht sa tete dans le temple de Dagon, leur dieu. "Tous ceux qui
habitaient le pays de Gala 'ad apprirent tout ce que les 'Ilofeli avaient
fait contre Sä'ol et contre 'Esrä'el. ,2Tous les hommes vaillants du pays
de Galä'ad surgirent, enleverent le cadavre de Sä'ol et les cadavres de
ses trois fds et les apporterent au pays de Yäbes. Ils enterrerent leurs
os sous un cedre qui etait au pays de Yäbes; ils pleurerent Sä'ol et ils
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80 V°
572 LES PARALIPOMENES. [52]
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P aDÄ^-t ä'c- — 14. h.A?»*'] P hftjn». — ib.-iir*'] P •»?■/"; A «■»•W*,;K — //;. *A.e] A },A..ft.
XI, 1. £*+] A o/re. — ib. M<!-h.A] A .e,n<J.h.A. — ib. M>fc] P ><pji.. — 2. <0>D7Aani]
A m^^A?-».. — ib. "/AM-] A "/Afi*. — ib. mt\a><\.-h\ P fl>«n»i,>,. — ib. Whi\o-~\ A MW. -
ib. J,fi/->..A] A j6(l«Ms/c. — j'/>. ante NTrt P arf^. £. — /A. ^CöV-a»-] A fr^lifa»-. — «i. A
/"hii-flf i >ifi^>i,A] A aaO/ä.a : «■»•'li-nr. — 3. >ln^>bA] A y.fu.h.A. — i£. o«t»iPÄ ■ •S'C^ > "V>/" i
iu>i>] A a»-(-*if^. i ntu>f> ■ "i-bt" ' s^. — ä. n-n»h.<:] P o/«. — i£. >s.n] A oöa. — /i. rift/i.h.A]
A y.t\/. ->i.a. — i'ä. n>i£'e»''] A (HöA. — j'S. A^oo-JuA] A o/n. A. — 4. >,A<!.>bA] A jen/!.h,A. —
ib. «Diu:] A «dYiöoti. — ib. KffrWlr} A ?^^nrt.}»',V. — z'ö. K.f n-rt.?*'*] A h.f[|,Wfy. — ib. fiR
i:i*] P fitRcr sie; A .e>D<..
jeünerent ä son sujet peadant sept jours. '* S;\'ol mourut ä cause des peclies
qu'il avait commis devant le Seigueur, parce qu'il n'avait pas observe le
commandement quo le Seigueur lui avait prescrit et parce qu'il avait consulte
les devins. u Le propliete Sämou'el lui avait dit de retourner vers * le Seigueur,
mais il ne l'avait pas ecoute. (Le Seigueur) fit perir Sa'ol et la royaute" passa
ä Däwit, lila de 'Esay.
XI, ' Tous les lils de 'Esrä'61 se reuuirent aupres de Däwit au pays de
Kebron. Ils lui dirent : « Voici que nous sommes tes os et tes reins. 2Hier et
avant-hier, lorsque Sa'ol etait roi, c'etait toi qui commaudais d'aller (au
combat) et de revenir : tu couduisais 'lüsra'öl. Le Seigueur, tou Dieu, t'a dit :
« Tu paitras mon peuple de 'Esrä'el. » :t Tous les priuees de 'Esrä'öl viureut
aupres du roi Dawit et le roi Däwit lit alliancc (avec eux) devant le Seigueur au
pays de Köbrou. Ils oignirent Däwit, afin qu'il deviut roi sur 'Esrä'el suivant
la parole du Seigueur qui avait, ete (dite) par l'iutermödiaire de Sämou'eL * Le
roi (Däwit) et tous les hommes de 'Esrä'el allerent ä 'Iyarousälem. Celle-ci
s'appelait 'Iyäbousewon; lä etaieut les (gens de) 'Iyäbousewou qui babitaieut
[53J LIVRE PREMIER, CHAPITRE ON/IKME. 573
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5- ?->.£■<■] P fitR<- sie. — ib. >,4»ä"°] A k&jz.a*'. — ib. %-V.h] P 0/72. — //>. ^Vt] P om.
- 6. h.^O-0«B] P h.n-11!. — «6. *»«o] P VK.««. — I*. ft<.h.^] A fl(T1.e. — 7. IITh] A Ti-V*. —
-S. /fi>8] A MO. — ib. tkfrh-t s mc. •■ m),a>-^2 A Ofl»-^ •■ rt.e>i-t i ine ■ 'hr'X'iV. — ib. •S'e^ : <D1-
WOIT : A07C] A ID>,f|-J-;Ml>, : rt07f. : fiV.H'. — 9. m»rtÄ i -St* : fl>AU+] A «OVAi : OtAW : ZV.*.
— 10. «n.^>,ti^-] P m>^>,int ; A om. — ib. ante Tft-«V» A add. "hb. — ib. >,n/./i.A] A p,t\i-h,A.
- ib. wao t t^irr ■■ nn<n> , ,*/> : x-invi-nA-c : n^.n ■■ >.n<{.>HA] A o™. — 11. >»a*o»-]
P -TA*«»- sie. — ib. 3f*rt] A ^.e,At sie. — /ä. ^fin?.^] A f-nfi>.9". — /A. hh."?] A >,n."7
■>. — 2*. «i:jv> i ■»"»'»] A r>,n i "/An. — //<. ^.nn>i?"] A ^att-i. — ib. «d-/,*] A om. —
/'6. ftjßC] P rtjEA. — t*. n?"öc] A ow. — ib. w+tA] A mi-p+trav .• A. — 12. a>T't\h.o-X ■■
IIA»] A fflOA- : 5TAA.U-. — /6. ^-S>>] A *^..
le pays. 5 Les habitants de 'Iyäbousewon s'adresserent et dirent ä Däwit :
« Tu n'entreras pas ici certes. » Dawit prit d'abord la forteresse de Seyon ;
ce fut la ville de Däwit. 6 Däwit dit : « Quiconque tuera le premier un lyäbou-
säwi, je l'etablirai prince et chef du peuple. » 'Iyo'ab, fds de Sarou'iyä,
eutra (le premier dans la forteresse) et lanca des fleches ä l'avant; (Däwit)
l'etablit prince. 'Däwit habita la forteresse; c'est pourquoi la forteresse
de Seyon fut appelee ville de Däwit. 8 Däwit bätit cette ville et son eneeinte.
Däwit combattit et prit la ville (de 'Iyäbousewon). "Däwit progressait,
devenait (de plus en plus) grand et s'affermissait dans le Seigneur tout-puis-
sant, parce que le Seigneur etait avec lui. '"Voici les princes vaillants qui
furent aupres de Däwit les intrepides (soutiens) de son royaume avec tout
'Esrä'ed, pour le faire regner sur 'Esrä'el suivant la parole du Seigneur.
1 ' Voici l'enumeration des vaillants qui furent avec Däwit : Yesba'am, fds
de 'Akimä, chef de trente; ce fut ce Yesbaäm qui degaina son epee pour tuer
en une seule fois trois cents (hommes) Iememe jour. ,2Avec lui etait 'Al'azär,
574 LES PARALIPOMENES. [54]
"11 • -tttl^C - hat» : -t-p-tth- ■ h,(i-"T^ • nUf : AIvHrt» « CDIM" : w'id.'t' • 1
/..fl>-U : ?nA-V> : rtl»» : <D'?»£ : rThTill * ?,ft/..>,.A : fciT^Ä-"» s 7Ä » A.A»VA« "•
r'(D$0O' : «7?,JiA « ao\\&.(\ : <Dfc£"W ■' A.fc?»'/: » -ttduC • fli+'l-A-n»* i A^.A-V
A. « rm-fl/. : h1\Ovt\th,C ■ oog.'^X't' •• Ott.? ■ AhA^/bA : llh£ s tftfr ■• l mat r'
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fl"P£Mi. : "?f ■ ?iy°0H4"P i IM* • Arh.9° •• M+ ■ JMffl> : «d-A-P • M+JF ■• fl»
-H-T ' Afclll.A'flrli.C i i!,fl»^(l, : rhA ' A.I' : ^9°Ah.f ä X\ao : h.W'ttC »
J*. MHi.] A h.l>li.. - ?'*. KV**] P KS'öt: A »Ml. — 13. n^n^^V] A m-f.rt.^.'T.ft. -
ib. tp-tlh-1 A ,e->.->-nh.. — ib. ua»] A »AT. — ib. r"***] A ?"fr>,t. — ib. ft?««»] A fn?".
— ib. ;hTM] A ft-nh. — ib. 7ä] A v^öo- : a. — 14. anle "7>,)in A c/rf«/. n. — ib. o»n
AA] A wHiA*. — ib. IDhRVi ' l\fih-t ■• H/h-C] A fl>.P.7,t s -UM •■ hR$}. — 1"'. «*"\1] P u"\t\.
— ib. ««"^H*] A *^Xtt. — '*• not] P -not s/c. — ;7>. o>:>-4.eTr.-M:u'<n>-] A fl>Y-ö,ftV-Ffl«>-rt.
— ib. ante l-0,e>- P «rfrf. ftm-ht. — ib. ante ^.a? A om. n. — iä. ACfV*] P DCt°7t;
A ac"7*. — 16. iia° s >>"%V] A ha%l ' ülv. — ib. no»-At] A om. fl. — 17. jrrtfrri] P W">.n
1-fV.. — z'Ä. Hfl>-nt] P. A iCTMiA. — 18. x<r*t] P Mö1- sie. — ib. "?>,nA] P a>a»Ah\i : A u>-ft
t. — /'6. DA«»*] P HA»* sie. — ib. MIKvh.] A >,-«>,.. — 19. h..ev-nc] A K..e.Tnc > A.
* p. lils de Doudä'e, du pays de * 'Akoki ; il etait (Tun) des trois (homraes)
80 V" lt. . .
vaillants. " II se trouva avec Däwit au pays de Fesdomen, quand les 'Ilofeli s'y
reunirent pour combattre. La moitie de la campagne etait remplie d'orge. Le
peuple de 'Esrä'el s'etait enfui devant la face des 'Ilofeli. "(Ces vaillants)
tinrent l'erme au milieu du champ; ils delivrerent le pays et battirent les
'Ilofeli. Le Seigneur aecorda une grande delivranee ä Esrä'el par la main de
Däwit. '"'(Ces) trois chefs renommes parmi les trente descendirent jusqu'au
roeber oü etait Däwit dans la caverne du territoire de 'Ayläni. Les tentes des
'Ilofeli etaient dress^es dans la vallee dos Sartamät (geants). "Däwit ötait
alors dans la forteresse et tous les soldats des Ilofeli etaient ä Höta-Lehem
17 Un desir s'empara de Däwit et il dit : « Oui donc me donnera ä boire de
l'eau de la citerne qui est ä la porte de Beta-Leliem ? » "Ces trois illustres
vaillants entrerent et passerent ä travers les tentes des "Ilofeli; ils puiserent
de l'eau ä la citerne qui est ä la porte de Beta-Lehem. Apres avoir pris de
l'eau, ils l'apporterent ä Däwit. Däwit ne voulut pas (la) boire. II en lit libation
au Seigneur ,Jet dit : « Loin de nioi, mon Dieu, que je fasse pareille
10
si r
LIVHE PREMIER, CHAPITRE ONZ1EME. 575
HM- • +A i mh.y.M: i £«■ •■ rtnh • (DhJ>(\l: • UM' • a»6hrt •• Wtn">- .- M\tm -.
•Mfl.A-«°- : Hhfia»- : fc9°jfojP •• 0>A.£4»£ « Wl" » h"» » J&JHhJB. « «D1I71: :
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04>fA] A +tA J OHDtR. — ib. nOH*-> : (1ÖA+ : WiO»^] A n"iH*t : (I^A : AttmR. — 2 5. ann
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«■>•] P orn. — ib. 9°lu\ -. -Mit- ■■ ■7-n^'E i <o-M- -. Tij^ü-] A «o-ftt = VtU' ' ATill- = •MlX'e. — ib. ante
/.y"A P a^äf. a. — ib. nee : MV**] A ivceiro* : Ah>?"^. — #. ^.ito-] A '»ftA.u-. — ib. im
->r.] P (IfHvC. — '6. post ai+tA» A ar/ii. n>iX,u-. — 24. post nilrlr A rtc?ö. ö»->.-J:. — ib. i\V>i
>i.] P Ah.f>,-n.
action et que je boive le sang de ces hommes. Je ne boirai pas (l'eau) pour
laquelle leur vie a ete en danger, car ils Font apportee en s'exposant. »
Däwit ne voulut pas (la) boire. Voilä ce que tirent les trois vaillants.
20 'Abisä'e, frere de 'Iyo'ab, etait le chef des trois. II degaina son epee
pour tuer en une fois six cents (hommes). II etait le plus renomme de ces
trois princes; -' il etait plus illustre et plus vaillant que les deux autres;
il etait leur chef et prince ; il ne se separa pas d'eux. " Benyäs, fds de
'Iyodäi, etait fils d'un nomine vaillant; ses exploits furent nombreux; il
fut le plus courageux (des gens) de Qabasä'el. Ce Banyäs tua deux (lions)
dans * le territoire de Mo 'ab; il descendit et tua un lion dans une citerne » j
un jour de neige. 23 II tua un egyptien, homme vaillant, d'aspect imposant
et dont la taille etait de cinq coudees. Cet egyptien avait ä la main une
lance comme une ensouple de tisserand. Benyäs descendit sur lui avec
un bäton; il lui arracha de la main sa lance avec laquelle il le tua. 2iTels
furent les exploits (de Benyäs, fils de) Yodä'i. II etait tres illustre parmi les
81 r° a.
576 LES PARALIPOMENES. [56]
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IÄ. JWd*] P Mol-. — 25. TiT-KYfl* : o"\ii] P JifWW i "IAH; A fcjrMfl. — l*. aomi.t>. i
iwAfl*] A <n>>.y. i «omy j ^Ah-jb i f.. — 25-26. A.R i A£* b dJ-i^Tr : 0XTAt ■ >ift<5-h.A] A Aft"7.J>
I: ■■ mn.n i KVft* i aW\> i >>A/.>i,A. — 26. M*h.A] P om. — rö. a>A^-] A »AÄ. — '*• A^4Jw]
A **.. — 27. wft?"-v^] P «Drtyvt: A »AI»*. — ib. VLhAi:] A Mi.*.'»*. — li. A<£.A°i] A u>
A-R •■ 4,ip<iV- — 28. >u*fl] A >,to. — 16. **>b] A t+h.. — i'ä. wvn.pHC] A «»a^HC. — I*. ti
V+PV} A »iT+^-'B. — 29. <DM*i«e] A mn-nti^. — ib. fcrt.*] P hrt.t : A hfl*. — IÄ. fflV.A.] A »y.
.■i-h.. — 29-31. toAR : >,n.ie — -nv?"] A my.^-h. I »A£ I «{.«Jh. I rh.A..C- : «daä : nhi : J.'J.'n'e •
wi,^-jr s wajp.: c:nh. i "7./h<? s rti*/n«e i Äf"iD"j<: > mfr. — 31. »nvn] P «n-vn; A »nvi. -
32. >,!T>iA.-»,fi] A >!?»HA>,ft. — i*. «»hHV-A] A «MI<kA. — ib. liej-Vß A AC«^e. — «'&. •
^tit*^] P »hii?"t. — ib. nnn«e] A or.ftn«e.fTr. — ib. fiA.nt] A o^nl-. — 33. *,n?-] A h.
07". — <6. v»u"»] A v)y/v. — 34. >,^c■;^] P >>«Mrt; A hJ-e*. — 35. <nh,A^.?,A] A <d^.a
-f.hft°. — 36. M4.¥} A h^ /..c. — ib. HM°-n>h.l] P HT»»0^« s«c. — JA. «A>>] A ift-*. —
37. VM 0,] A >iH.H. — 38. «vic] A a»T1<5. — ib. h.ii-.e.'} A >,^/i.'i;. — 39. mftM»] P mnA.
4»; A flirt,A4». — i'6. ante "hy-ttAbi A add. n.
trois vaillants; asil etait plus vaillant et plus courageux que les trente
vaillants, mais il n'egalait pas les trois. Dftwit admit ce Benyäs dans
sa famille. *' Les braves et les vaillants de 'Esrä'el etaient 'Asähöl frerc
de 'Iyo'ab, 'El'anän fils de Dodä'e qui etait du pays de Beta-Lehem,
27 Sament Adikiläwi fils de Filoni, 2a 'Are fils de 'Iqis qui etait du pays
de Qoqö'ö, 'Abyäzär 'AnototAwi, 2'J Sobakäwi fils de Asit, Ueli fils
de "AkAy, "MerA'i fils de Tafti, 'EldA fils de Bo'ani qui etait de Lafti,
" HetA'i fils de Riba'i (qui etait) de la tribu {texte : colline) de BenyÄm, BAnyAs
FarnotAwi, "'Ari (qui ötail) de la ville de KAlen'as, 'Abihel Serotäwi, Azmot
BasbAwi, Elyab qui etait du pays de Selibot, " les fils de 'Esem (du pays de)
'Aghon, YonAtAnfils de Hag«1' :"qui etait du pays de Arärot, "'Elfa'al iils
"de 'ArAfet MakArAwitäwi, 'AkiyA qui etait du pays de Felot, " SarA'i Qar-
melAwi, NorA'i Iils de 'Azbi, "'lyohel l'rere de Yonatan, NAbAr fils de
'Agäräy, " Salßq (qui etait) du pays de 'AmAn, NAri'i BerotAwi qui portait
* p,
81 r° b.
[57] LIVRE PREMIER, CHAPITRE D0UZ1EME. 577
ai'.Y.h. i n,(?.^<R •• %*?&> ■ TP? •• 1*A- ■ tlhS'h-n ■ fl'Aft i Mhjtl ■ "Wi./.-
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A. : wffl,h£,f •' ö»A£ ■ fi,Uh : (DA?. ■ (?n,A •• "»AM • fl)jTAA,i>- •• u-AA « ö»
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fl^p-HY. : fri-tf- « tth9°-Ü*d*,d ■ -f-A^. » 4üfl»h,AfcA •• a°W£ • a>K9&QK
(DhJ'tih. ■ WAS- ■ hh>t\Hhr ■ mh,M:h90 ■. fhtW. ■ mJiAfcA • (Dpa,?;
fl»?A,y.A : <n>l\H'P.?'i ■'•
XII, *?»A- » &«"»■?* • hA ■ "»fth. •■ -\fl s J?«P/»- i flAA.*i>" i h^H • ^rtv>» i
w iD-fc* ■• ?,9°7ä •• A*A i fl»A£ ■■ *A « w>iA- ■ n-V-A-fe > KV» i flU^A. J"» « (1+
'hA : 2fl»n>^.V > (\?'9°'i s tD(\0P9° •■ aHDl<Zfl i n»»*PeV'h ■• fc-fl'} •• oV^T-l- :
T+ : hl^h^'RiJ- ■■ AAJ.A : tDh9°-n'}?90 « 3«»AMl : h"W.li,C > mÄ.f->»fl '
i*. a»V<5h.] A ©«.v-h.. — ib. *<pa»] P ä«p<!. — ib. -14-A-] P -V*A. — ib. rt<.h..rfi] A AX-Vf".
- 40. <Dh.<t.fi] A wh.^n. — ib. >,.-j:y.A] A NUT"!«. — ib. m^^-fl] A d»°K.-fl. — 41. J»n<i:]
A IfcTfe. — ib. wii-n^-] A iDHn.e-. — ib. «DA-*.-] A a>A£. — ib. A*ift°A,] P Ah.fr"i:ft,. —
42. «B/hJt?*] A mwufLT. — ib. ft,»iV| A imV — ib. j»"\1] P "/Art. - 43. -7.>i] A «7>». —
ib. oo->tve] A oo-v^-'j"?. — 44. hM-im.+'K'] A hrtTcf^'e. — ib. mn^rh] A fflft«»?^. —
ib. aJh.^y.A] A fl>h.f-y.A. — ib. «£*+] A a>A.?. — ib. Yi-V-fV] A »i;>Tr. — 45. a>h.£,y. : n»A
f. : ft"7<?] A fl»h.f-y.A : WAjP. i ö>»/5-<5 : «>i£.y.A ' t\°16. — !**■ -MW.] A -Frtö. — 46. (?•>,. A'/.A]
A ioh.A'/.A. — i^. <^•1I'^;^,^;] A «»ji'e^'V. — «ä. «>h.^<5n>».] A n»h..e<5nh.. — ^6. <Dh.f»K.] A m
K1>*. — ib. »A*.] P foAR. — ib. rth,AV>.?"] P fl>Ä,AVS?°; A l\%Ar-h9°. — ib. flJh.e*>i?"] A
iDKfi+h,y. — ib. m.c rt,y.A] A m?».f nv..
XII, i. nnA..*?°] A nft.A.*y". — ib. «tn] A *n. — i'J. »>iA-] A om. a>. — j'i. n->»A*] P n
•VA* s/V; A n-wv*tf»-. — ib. a»<j>ih.^V] P wtxh.j'r . — ib. n+^A] A n+*A. 2. <Dn>^.i:]
A dWP.rv. — iä. nj&9"">] A nt^rav. — ib. a>no?9°~\ A mnKpTov. — ib. nanfävi-"] A ni°
XÄ. — i8. fl»>.e.Vl-] A miAVf"i. — ib. afhr,-n"!rfr''] A afhr,-n"i?r"i.. — 3. <n>Ahln > h*M.UC]
P «niAAh- : rt>,-|^.H.C : A ./»AMI- : nV7-5H><..
les armes de 'lyo'ab fils de Sarou'i3'As, '" 'Iräs qui etait du pays de 'Itouhel,
Gän>b, "'Ouryäs Kotäwi, Zabd fils de 'Aloli, "Hadeno fds de Sekä'e
lils de Robel prince et trente (hommes) avec lui, " 'Anän fils de Mika,
'Iyosäfel Mantanäwi, ** 'Azyäs 'Astaratotäwi, Semä'e, 'Iyähel fils de Kanton
fils de 'Aräri, *s 'Idöh6 lils de Samäri, 'Iyozähi son frere qui etait du * pays * i\
de Tosä'i, ,fl 'Klhel Ma'äwiyäwi, 'Iyäribo'i, 'lyosä'i fils de 'Elnä'am, 'lyouti'am
Mo'abäwi, 'Alhel, 'Obed, Yäsehtd (qui etait des) Masbäwiyän.
XII, 'Voici ceux qui vinrent vers Däwit ä Seleqäm, lorsqu'il fuyait
devant Sä'ol, fils de Qis. IIs faisaient partie des vaillants auxiliaires dans
le combat. 2 Ils tiraient de Tarc de la main droite et de la main gaucbe
et lancaient des pierres avec la fronde; ils etaient tres (bons) archers
parmi les freres de Sä'ol et de Benyäm. ' Le chef etait 'Agdizer, (puis)
57S les PARALIPOMENES. [58]
fl»A£ : A°7?i •■ h-lMt : (Dhtt.V.fr •■ (Dd.ti.'Y : &«fc«P '■ KTifl"^ i <Dfl4-tl.tf) ■
öiÄ.f.y.A ■ mwz ■ mffijti • \\hrfi,h,t. i -in*? ■■ -ahfi. * x^ö ■ mch-ti
C-J-P. ■■ öJ^-Ap-H • a>h.j>6i°i- -• oin*jA^ : m(\oic? • o>M.'i\efi -■ nhra,M.
hCt-t ■ ' ö^A+V • ö»h.ftJP ■• fl>ÄA.y.A -• m^HC : <D?.ftqtar ■ 4>/.h<P.n
7a»^py,A : ffliin^.^ ■ £*+ i /».PY«*?" ■ fl)A£ : i*c ■ "mfcjr.n^. .- l^Am-
m<f.AA- • *M i WJ- ■ n W •• *£<d- ■ ÄVfllh i IM£A i fl»fl£fl>- • a-M^-l^'i
fH"PA s flJJ?,hA« •■ Ä'ßd : fl»A;l* : (D£9°<h •■ mWao* -. «7<-{T s h"» : 7Ä > MflA
0?£JI7 i \\o» - Jitl- • a>£mA • atf.&ah&. ■ ^.n : fcÄ-flC : mfi/Vh " mhMl
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"m-wi«?? : /..-nö : tf»Ahh i wh.f&atyti i £9°A ■ »»Ahn l "<»*,•/: ■ AJWl
*»AMl s ro^AV-A i A-flfl ' «»AWn s '2<nPvhVJ ! IP""} « »»aMi s a>fc.Aiffl V
ib. Ml-S«0] P fflj.-n^'e; A VMPV. — ib. fl»Ml.y.A] A mMLy.A. — ib. miA-T] A a»4.A,T.
- f'4. MW0*] A mw0*. — «6. am^tL.rn] A a>M.n?. — ib. <Dh.ey.A] A a>h..e.y,A. — «6. hV
•F;J-'P] P hrVfZ. — 4. a»0"?..pfl] A oin. — ib. <n>bC"7,.Pfi] A n»h.f:j»".en. — li. n»h..my.A]
A o»h..fty,A. — »i. fl>h.f-Hn*] A mh.rilP*. — «4. ^£-cf.-*""] A ikg+v.. — 5. a»h,Ar-n] A a>h.
AV")l. — t'4. mfc.^si0*] A h.rai°*\ — «4. ai/>*T^fi] A o>ft<(.T^(i. — iä. hC4-*] P >iC4-t : A
^/.O. — 6. fl»>iA*V] A a>h,A.*V. — /6. flJh-n^] A mh.(if. — ib. n»,ft.y.A] A o>h,Ay.A. — ib. m
h.MC] A mh.f-iic. — ib. fi-hltfil P <n*<5.Me.rv : A *fi"<!.'e^Tr. — 7. mJbf-y.A] A h.f-y.A.
/6. «dho^] A TW1-S..P. — /4. h.f ^v.y] A h.^cK?°. — (4. <DA.e] P «o-a-ä. — ?J. 1^.0] A ■//•.r.
— 8. afhr'p^.'] A >,y">7>}.. — «4. öa.m-1 P ö^m. '4. äv**] A *>-vv. — rt. a>öÄfl>-] P nag.
af\ A o/«. a>. — ib. «ofit**^Tr i d+*A] P <n>fl1-**^> = +*A. — ift. fl>.RHA>] P ffl.ftHA. — ib.to
<^?"/Ji] A flUt^Tt. — ib. 7x] P o/w. — ib. .s.n] A «n-fii-. — 9. ©Mif.V.] A a»Mici. — ib. +^"7
t] A om. — ib. w°,-(\fi.t~\ A Ml-Vf. — /6. »ift-n] A om. — ib. <i>ä.a.i'ii] A >iA^11. — ib. "/A
n] A o/n. — 10. a)"7nTV] A wn-TV. — ib. i.-mi\ A om. — ib. a>M &a%ffi\ A hC*7Lflt. —
ib. ;i?»n] A om. — 11. «DJ,.*] A h-t. — ib o.e;ft] A om. — ib. h»,.av.a] A y.Ay.A. — rt. 0-fl*] A
om. — 12. fl»f-w.T>l A om. m. — ib. im»-»] A om. — ib. «»..aiiü-V] P n»i,Anni-; A hAlin.e:.
'Iyo'as fils de SemA'e 'AbdAwi, 'Azehel, Falet fds de 'Azmot, Barakiyäs,
'lyouhel 'Anätotäwi, 4 Sämiyäs qui etait du pays de Gaba'on lioinmc
vaillant et chef de trente hommes, 'Ermiyäs, 'Iyäzhel, 'Iyonän, 'lyozabat
GädrotAwi, 5'Rlyozä, 'Iyärimot, Ba'AlyA, Samäryä, Sofaiyäs qui etait
du pays de 'Arfout, "'ElqAnA, 'Ousyu, 'Alihel, 'Izär, Yesbä'am (qui
etaient) QorA'awiyän, ''Kyohel, ZabAdivA iils de 'IyorA'Am fils de Gedor.
* De GAdi se detacherent et passerent vers DAvvit dans le döscrt des hommes
vaillants au combat et rüdes guerriers capables de porter le bouclier et la
lance; leur visage etait terrible comme celui du liou; ils etaient rapides
comme la gazelle et couraient sur les monlagiics avec agilite. " 'Azor
ötait le prernier chef, AbdivA le douxieme che!, 'KlyAb le troisieme
chof, "' MAsmAn le quatrieme chef, 'hlyarömiyAs le cinquirme chef,
M'Eti le sixieme chef, 'Klhel le septieme chef, ,sYohanAn le huitieme
[59] LIVRE PREMIER, CIIAPITRE DOUZIEME. 579
:i-t\fi ■■ a*Ahin ■■ aa»kcr%fh ■ wc » »»AMi ■■ m»»U(\<;h. ■■ °,rc • mhAA- ■■
o°- •■ A^'h-V ■■ «j«»^ ■ itp.ihti ■ ,e.<wftA ■ nro-cii-r ■■ awaj. • nhAY- « iShfc •
. -S.n •• W-A- •• ChAoi»- :: o)A££-ji><n>- : Atf-A-tf»- s hA ■• ?•*£■{. •• M"-A7 ■ hwj-i
A i JMA i fcfth : V.-n s 1 ffl«»Xh- • *£«»• : K9°&>k+ • UlfV ■ fl>hjr&*+ •
ILA»»»- : J>,otA : nrtA*° ■■ «n^Jihao- : 'M,f i J&1KI I A'flf i *{•£ i nMA-h«»- ■
mhoofl s ht°tmj>,f .- fflA'l'RCC i HjtAO i *•»! " awir i fc£0>-e •• £CJt£ : h
10 9°Ah : MW i fl»£liA<i'. ' A^HIM : *M ■' RAM-P « ffl?»»"rt i ho»->hm»- :
h^lfiflo-Ji •■ /.£'h*l' •■ «»MRAhfl»- : A./' • ßCft£ i h0°Atl i MM!> ' aip-l/*'
X- :: l*mao14A i *Ä"J/' i /ih^tlh. • tuhH- • 7i9"h&frU ■ «»AMl* i a>£fl, i
'£- ^-fl*] A ow. — 13. fl»>i,r:"V.^ft] P a>/WA; A JuC^n. — i*. VC] A om. —
ib. fflaotiOVh.] A aotiflYh.. — l'Ä. VC i *l»?«/li*] A O/W. — 14. post Tun»*}-!: A a^rf. 0o*\>ill
-■»-. — l'Ä. A?™?,*] P 7,?°>«*. — *'/5. «Vöd^.] P «Voo-J-. — I*J. H.ft-».')] P om. H. — ft. n«B-CH-
+] P nw-cH-t. — //-. a>oa.e] P **».?. — *. n^A^] A nhöiv. — 15. fo^-m.] P ^o.c-
fl>- «c; A °i!t.a>- sie. — ib. ttme.^ •■ +.S"7.ft] A n+^0?^. : «Ct. — i'Ä. ante aniv* i «*.»"
A fl'/rf. WH ' »Xt > yrt-^ : *\ÖA : .e-'V.JH.Ü' : 0>7»P s tf-A" s -feA-f.* : HTW.* KPHill. — li.OII
■** : ^:x.?"] P am-y* : vn.ao. A ni-v* i <p*«>». — i'A. aw-a»«»-] P aW-ö»- s«V. — ü. ptjt*]
A £->£■«. si'c. — i'A. >t<n>-»7A] A «ni-wA. — 17. ante .eiKV P «rf^. ri«»». — ib. A-flf i fl*.<C]
A bi-i. : A-Ilf. — ib. M-aofiV — atfiTtAV} P om. — (6. ^^■-l-flK.lL] P h,:i-Ttth.i.. —
li. io>,«i>rt] A <nA7i«»A. — j'A. htfo-vna»-] A hTVYio». sie. — 18. mwTrAA] A a>a»-^i,t\ -. >,-/
H>,-nA.C. — ib. >,*•><•] P >!»¥">' sie. — ib. AN"VAA.] P om. A: A A>i7.°7fi1i.. — ib. post >,A^.
P arfrf. fc7°0A. — l*. 7,^J,ATl* i 0047,11)- -. at.e.a.2 A X?">iA1l-|: i Oirt i 0A°A.9" i oolMi* i
a>.e.n.A».
chef, 'Elzabat le neuvieme chef, ,3Ermiyäs le dixieme chef, Makäbänä'i le
onzieme chef. "C'etaient des fils de Gäd; (ils devinrent) chefs de l'armee;
celui d'entre eux qui etait le plus jeune d'age et d'apparence (commandait) cent
(soldats); le plus äge (en commandait) mille. '■' Ce furent eux qui traverserent
le fleuve Yordänos au premier mois, alors qu'il * debordait tout le long de ses * f '
rives. Ils repousserent tous ceux qui demeuraient dans les vallees depuis
lorient jusqu'ä l'occident. ulQuelques-uns des lils de Benyäm et des fils de
Veliouda vinrent au secours de Dävvit. "Däwit sortit, alla au-devant d'eux,
les salua et leur dit : « Si vous venez pacifiquement vers moi, que mon coeur soit
tranquille ä votre sujet; mais si c'est par ruse et par hostilite, bien qu'il n'y
ait pas d'iniquite sur mes mains, que le Dieu de nos peres (le) voie et qu'il
fasse justice. Ne me livrez pas ä mes ennemis. Si vous dites la verite, vous
etes mon secours et vous vous consacrez ä mon (service). Que le Dieu de nos
peres (le) voie et qu'il juge. » '" Raffermi par l'esprit, 'Amäs'i, Tun de ces
princes, dit : « Va donc en paix, Däwit, fds de 'Esey, ainsi que ton
580 LES PARALIPOMENES. [00]
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0-f-AAffl* ■ 07-dh.] A t<CA/n- : «m-nh-. — i*. ante h<n»] P acta. <d. — ib. h.A-VA.] A h,A»VA..
— ib. Yi«n»] P 07M. — ib. .e^-,*tA5P] P ifirptF sie. — ji. ns^Vic] P n?"!!/.. — ib. Ch.tvr
«■»•] A c.tiCo»-. — ib. Ah.A°*Aj A A?bA»VA.. — 20. whoo] A o/?i. m. — ii. f/ha»-c] P f.MOf
c «je. — ib. A-fiA.^] P A-fl/h-c; A om. a. — i*. -t*^-?] A A-fe^-f. — i*. h.w] A^v. —
ib. <dkjpmr] A »KfHnjt. — i*. fl»K..e^.y.A] A mh.rjt*A. — rö- fl»h.fiil£] A om. — ib. m
AAA1»-] A «dAMA. — ib. CMi] A >.r.>^AV 8«:. — 21. afhtH : tnhA- 1 9"AA i *<&• > ns.toi\ . "/S-
c] A mi.K'hr ■. mv.* •■ ni^-.e-. — ä. n-»#A] P n-i^A. — i*. ch-t>] P cm>. — 22. aa*]
A *A^. — I*. ■S'C^] P -St «IC- - ib. MRK*'} P A<Jjt>b1-. — ib. Odfi > Ho» ■ «MBA i X-7H.».-«
A.C] A >,Atl : MUBTMh i 0(1^. ■ h-öfi-it ■■ ■hin.h-iiih.C. — 23. <d7.A- i >i«»-'V-t:] A fl>ti««m . »•}»*.
— iä. -V»u\] P >"|i»>: A oD-v^/^t.
peuple, car ton Dieu s'est porte ä ton secours. » Däwit les accueillit et
les etablit chefs des vaillants. "De (la tribu de) Menäse (quelques-uns) se
rassemblerent, se detacherent et se rendirent aupres de Däwit, lorsque les
'Ilofeli vinrent combattre Sä'ol. II ne les aida pas (au combat), parce que
en un conseil tenu entre (eux) les chefs des 'Ilofeli (s'y opposerent), en
disant : « Avec le renfort (texte : les tetes) de ces hommes il retour-
nerait vers son maitre Sft'ol. » ""Lorsque (Däwit) alla au pays de Tiqouläg,
(quelques-uns de la tribu) de Menäse se joignirent k lui, (savoir) : 'EdAnä,
'lyozabod, 'Iyädihcl, Mikä'cl, 'Iyozabäd, 'Elyou et Sälest; ceux-ci etaient
chefs de mille (homtnes) de Mcnäsc. -' Ils combattirent avec Däwit dans
le territoire de Gedour, car ils etaient tous (des hommes) vaillants an
combat; ils devinrent chefs de Tarmee. "Chaque jour (des recrues) venaient
vers Däwit en grand renfort comme l'armee du Seigneur. *' Voici les noms
des princes des peuples qui vinrent vers Däwit au pays de Kebron pour
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[61] LIVRE PREMIER, CHAPITRE DOUZIEME. 581
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24. /h*A] P AfrA. — ib. mjift] A 0/«. },A. — i'Ä. mgf] A «nft-Vi.*. — l"4. A+*A] P A*
->A; A n+*A. — 26. ml A *C-n*V. — 27. mh.f **.>.] A o>h.f -Sh-'V. — ib. <D?»fiA,ih] A w?"n
A.y.5,. _ iJ. flÄ(D.] A om. — ib. öjV] A u»V». - 28. «ort/»**] A <DO/.+i. — i*. n».eA]
A o/n. — ib. a><n»<ßrii4-£] P <»»»untJ.. — A. Cft.e«"»-] P tnye. — 29. mi.zA.p.o* i f^4»iv]
P fl>*£.w./,.<»>- ' jB6+n-. — #. >7^ : n.+] P np. ■■ t ««; A n.t > >7j?. — 30. »vw ■ (P »v-
«l> :) p-tjsA s *Ä<»-] A >,äö>- i »ir-^'V ' (l^.P.A. — ib. n«n»-^Tr] A o/«. — ib. «Dtlfl*] A w+OJ.'V.
— 31. a».«»'V<f.<f\| A flJöoVÄ*. — ib. m/»P] P Wirv sie. — 32. .eAHC] A fAt>C. —
iä. mn-fl*] P mn-nt. — j*. n>.Am+] A nw"»*. — '6. mH^h^c] A thr><. sie. — i*. h^tiic]
A HjR7-n<.. — ib. fflW-fr : WeWif*'] A m/,;!«?«"«»- ■ ynA.ir<n>.. — 33. fl»7,?»iin-A°V] P MmiLA-T-.
— i£. ,ftfl»*w.] A a>6K. — ib. a»>,A] A afhiw — ib. <o>,A-] P om. a».
trausi'6rer k royaute de Sä'ol ä Dawit selon la parole du Seigneur. -'' Des
fils de Yehoudä portaat des armes et des lances il y eut six mille huit
cents vaillants au combat. 25Des fils de Sem'on qui etaient vaillants au
combat il y eut sept mille quatre cents. -"Des fils de Lewi il y eut quatre
mille six cents. -"lyodä'e, prince de la maison de 'Aron, (amena) avec lui
trois mille sept cents hommes. 28Sadoq, * jeune homme vaillant au combat,
(amena) les princes qui etaient ä la tete de la maison de son pere, (soit)
vingt-deux. 29 Des fils de Benyäm, freres de Sä'ol, il y eut trois mille; la
plupart (des autres restaient attaches) ä la garde de la maison de Sä'ol.
30 Des fds de 'Efrem il y eut deux mille huit cents vaillants au combat,
hommes renommes et courageux dans la maison de leurs peres. " De la
demi-tribu de Menäse il y eut dix-huit mille (hommes) qui furent designes
par leur nom afin de faire roi üäwit. ,2 Des fils de Yeskär, hommes sages
de ce temps et sachaut ce que 'Esrä'el devait faire par ses chefs, il y eut deux
cents et tous leurs freres (avec eux). " (Des fils) de Zäboulon qui allaient au
combat et qui etaient vaillants ä porter les armes il y eut cinquante mille ;
* i',
81 v° b.
* p,
81 v» b.
582 LES PARAL1P0MENES. [62]
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IÄ. >uli* : fc»°iir«n>- : flOfl] A »IM I hWi-S- ■ >i»"iir«n>-. — 34. (OJ.'^VV+A.^-a] A 0/H. '/..
IÄ. irolMl*] P «■AMlt. — '*. Ch-OV] A Cft-fTr. — IÄ. flrnl*«»] A I1UJA;»-. — 35. •S'V] P S VI!
^. _ 36. m>,?»£*+] A <D£4:4>. — iä. hrt,r.] P h sie. — ib. «h.+] A <JÄrh.t. — 37. mjjjt]
P fl»^^.. — ib. a»«A] A o/h. >,A. — ib. >iA] A >iA- i *hl\. — 38. mtf-A»»»" : >ifr] A m^A- i W-A»»»-.
— IÄ. *W»] A ÄVö^. — '/'. oHU^] A flXlhrfi-fc. — //'. AöA : >ifi/{-h,A] P <DA>iA/.h.A. — ib. m
h.t^(t] A (Dh.tC<(.. — «'*• Wh-h/ht] A O/H. Wh.. — Ä. .»Tr^y] P ^Vtf. — 39. «DOAffl.] P m
»An»- sie; A fl>>n<.. — ib. <»>A-rt] P ^d. — ib. öA1] A «n>«p4A. — ib. Wll i .e.A^R i atf.n
A0-] A >,-VH : .RIIAO- : my.föv.. — ib. hiiMlUB.'] P, A hflt-SAi» «c. — 40. »««VtÄi?*0-] A m
4,<.nt,i»'ö»-. — i*. >ifiri>] A >,nm. — iS. .ennc] A ,p.aj>c. ä. fl>nn.A»-v] A o»h-ha--v. — ib. m-
A-I-] An. — ib. fl>s.n] A o/h. A.n. — ib. >,ii4»a,Wöi>-] A Mlt-ft.ir«»' v/V. — /ä. hAwiri] P *A
»5»"t: A hAA^tlf«0*. — '*• «>Wi<5ä] A «>/ii/,n : m.s.n.A.i»". — Ä. n»>»n<C.«t-?+] P mj.ft^.^'Jt.
— ».■'>. hft>iA i anofiil P >ifl>lA : fl»jR>.
ce sont eux qui allerent au secours de Däwit; nul d'entre eux ne fut trouve
lache. "(Des fils) de Neftälem il y eut mille princes (et) chefe, suivis
d'hommes portant les armes, le bouclier et l'epee, (soit) trente mille sept cents.
85 Des iils de Dan ceux qui ötaient capables de combattre furent vingt-huit
mille six cents. 8S Des fils de 'Äser ceux qui viorent en renfort pour le com-
bat furent quarante mille. " De l'autre rive du Yordänos, (des fils) de Hobel,
de Gäd et de la demi-tribu de Menäse ceux qui portaient les armes furent
cent vingt mille. :'8 Tous ceux-ci etaient des hommes vaillants combattant
dun meme cceur et dun meme esprit. 11s vinrent au pays de Kebron pour
etablir Däwit roi sur 'Esrä'el. De 'Esrä'el il ne resta aueune Arne qui ne
vint vers Däwit pour le faire roi. 3" Ils demeurerent lä trois jours buvant et
mangeant ce que leurs freres leur avaient prepare. '" Ce furent leurs proches
jusqu'aux (tribus) de Yesakar, de Zabilon et de Neftälem qui leur apporterent
sur leurs chameaux, sur leurs änes, sur leurs mulets et sur (leurs) boeufs des
10
* p,
82 r a.
[63] LIVRE PREMIER, CHAPITRE TREIZIEME. 583
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li. A7ift4-h.A] A Ajcn^h.A.
XIII, 1. ?">,*] P *»M\ — ji. WWW] P «n»«l«Trt. — 2. «VW£ • >,fl^h.A] A T>n«f«>»- i
Ahil^TbA. — i'i. ante nf.e P arfrf. w. — ib. post -VA>,Yt A rtrfrf. WH. — i*. ntf-A-] A om. tf-fr.
— i&. ^n-i-h.A] A jan^feA. — 3. A.i-ni-] P A^n^. — rö. »»-vi/uv] P «o-mav. — «'*. >.»->•«>"]
A o/w. >,»». — 4. >,n^>.,A] A .p.n/-)hA. — i'Ä. n] A n>n. — 5. .*s«e*] P om. — ib. m^k-a]
P om. — 5-6. >i?">,.e,-'PA i "j-n* — Ti-vh ■ l>-nc] A m^ruA»»»- ■■ ~hr>£a>t\ •. a.ac ■ i-n» ■ ^nu i
<n>-nh : h.^^ : n«n» i ^i-nh ■ A^-nt > >.°/n>,-fi<h.c > hr'^m- ■■:■■ >,y"*c^-c?" ■ o»hö«c^ ■ ■S'e^- = mW-A- ■
tiM-tbA I A.J-nt : Tk'IH.h'fldbC ■ U7<C : ^«e* : Wt : .P.U-S : Ho» i .PÖC.^ ' >i'/"Mf I A^-Pt i >i"JH.MWi.
C i >i?"Afr : V/t : ^V-dC. — 6. fl>0C7] P, A athbip. — ib. +C^C?°] P, A S^. — I*. H.<-(1.
A] A tL<.-n. — «'fr. Aö»- : A>,°»H>,-n/h.C] A A«n> : V7H.Vfl<h.C.
vivres, de la farine, des corbeilles, des raisins, du vin et de Fhuile ainsi que
des boeufs et des chevreaux en grand nombre, car c'etait joie et rejouissance
pour 'Esrä'ßl.
XIII, ' Däwit tint conseil avec les chefs de mille (soldats), avec les chefs
de cent (soldats) et avec tous *les princes. 2 Däwit dit ä toute Tassemblee de * p,
. . . 82 r° a.
'Esrä'el : « Si cela (vous semble) bon et droit et si le Seigneur, notre üieu,
l'appouve, envoyons des messages ä nos freres qui restent dans tout le
territoire de 'Esrä'el, aux pretres et aux levites (qui sont) dans toutes les villes
et dans tous les faubourgs, afin quils se reunissent aupres de nous 3 et que
nous ramenions l'arche de notre Dieu chez nous, car on ne l'a pas cherchee
depuis les jours de Sä'ol. » * Toute Tassemblee de 'Esrä'el dit: « Qu'il soit
ainsi », car cette parole etait droite aux yeux de tout le peuple. 'Däwit
rassembla tout 'Esrä'el depuis les frontieres d'Egypte jusqu'aux frontieres
de 'Emot, afin qu'on ramenät l'arche du Seigneur du pays de 'Arm. ° Däwit
avec tout 'Esrä'el monta pour (chercher) l'arche du Seigneur dans la ville de
584 LES PARALIPOMENES. [64]
hiu.h(ith,c ••■ mhittcp ■ A;i-n»- ■■ Kiw.yxttth.c ■ i.a • tttn ■• mm ■■ nh
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a • (D^titurov-x : "-H^/.t -• mhM. •■ riÄVX" a ■■ o»hA>. •■ nhnt? -• flj^Ajr :
IVttfiH ■ (OttfiblYi'l' ■•■ 'fflllÄVh. : ?»fth> i 9°b$& '• X"U- '■ G>(\<?*tU ■ ?i?„r»- ■■ >*
H i \\ao : $fti°, : A.i-nl- : h*?H.frfl<h.C i hft«» : fcjftfr : h?» : £fl,Vn<P
ÄAU?"^ : AA/.1A ■ ' "a*l9°ö0 • hlH.^-nA.C ! «•»'H' : AM » VI = m+ltr
nv? ■■ wi»» i rtf-r/» i ?*&,»• i aöa • ^-n-r ■ h^iUriirfhc: « ©1»+ .• nw
C ■ Wi •■ (DRat-O > tlT • fidt-h-U •• aoiri s 9°-1'/.-l' • Mi •■ htlh •■ H-f: •• öü 10
* « "<D£CU : f\V.'l' » ftllt.frfl'h.C • M^AJl : fl£2rf: « <VA> : K"JH : J?.-11A :
fcfc°V- : ft'jll : htttD-h : ^-fl-p > h1H.JHlfh.C ■' »«i'}7A,P "• umh.fM'tP " •S'C* s
A.J-nt- i ?i«7ri.^-nrh,c ■ •w.u« ■ ©^«1 ■ mh-nh ■• tu* • h&ju h,?T • h,T
7. vnxv'h?' s AA^vV] A .e,öi>r.A- •• h-iuv/h}»*»'»- : a^a*. — 8. <D.e.;i<C/'MrfiO P m.e.t^/^'w»-
sz'c. — (6. fflirnA.i/"<n»-i] A m?»fift.ü-. — ib. fflMi] A a»iAH. — ib. mnhfrc."iY\ P «K)S*Cit.
— 9. >ifitiV] A )»nti. — ib. r'^fR i *■><!•] A »VA ■ 9"Ki^.e:. — ib. "hSL»- ■■ ^H] A Ml i >iä,i>.
— i'i. ,p**»V| A fh^H. — ^6. jen/h-nr] A .enAn-. — /6. j,Auy°* : An.c?'»] P hAMirt i
ttW\. A A4T>tV s dAAD-. — 10. a>1-y"*0] A af\-f°°i. — ib. h1H.MI>ibC ■ <n»*Vt] A a»^+ >
>i°/HH.>.-fl»h.C ««•• — i*. >,H] A P». — ib. nüf] A ttVf. — 11 iT^it : MI"*] P aoti ' flSHTr.
— ib. WlTl i H-t ■ OA*] A >,Ah : f9° i <D>.n)l i Mt : *A^. — 12. «DiCO ' -S-e^ ■ >i°/IL>i-n'h.C i >.?"
^j>] A mÄr.«" : AJ.lli.Ml/h.c ' h?°Ah-. — «Ä. \(\afh •. ,-i-Ptl A >,n<»->, s A.'-Ot.
Qaryätärem, qui est dans (la tribu) de Yehouda, afuidetransporter de lä l'arche
du Seigneur, son Dieu, posee sur les cherubins, oü le nom du Seigneur est
invoque. ' On placa l'arche du Seigneur sur un chariot neuf, (pour
l'amener) de la maison de 'Aminadäb. 'Ozil et ses freres conduisaient le
chariot, 8 tandis que Däwit et tout 'EsräYd dansaient et se rejouissaient
devant le Seigneur de toute leur force. II y avait avec eux les chanteurs
et les joueurs de cymbales, de tambours, de cornes et de troinpettes. ° Ils
arriverent ä l'aire de Senrä. 'Ozft etendit la main pour soutenir l'arche
du Seigneur, parce qu'elle penchait, lorsque les bceufs tiraient le chariot.
10 Le Seigneur se mit en colere contre 'Aza et le tua la, parce qu'il avait
ötendu la main sur l'arche du Seigneur. 11 mourut lä devant le Seigneur.
" Däwit considerant comment le Seigneur avait retranche 'Oz&o (de'Esrä'öl)
donna ä ce lieu le nom de « Separation de 'Ozän » (qui subsiste) jusqu'ä ce
jour. '2 Däwit craignit le Seigneur, son Dieu, en ce jour et dit : « Comment
donc ferai-je entrer l'arche du Seigneur cliez moi? » ,:1 Däwit ne iit pas venir
l'arche du Seigneur chez lui, mais il la detourna et la Iit entrer ä la maison de
• 1'.
82 r° I).
[65] LIVRE PREMIER, CHAPITRE QUATORZIEME. 585
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A om. — ib. m|<i>A<r-] P ffltAS- sie, — ib. wfr.t] P >,/,'«>'A-^. : a>-A-.e.-; A .e**. — 4. to>,A- >
T.oo-Tr-}-] A mti«oni : a).^*. — /ö. >,A : -J-fflAS] A o/?2. — rö. «D-f-WW^?»] P mtVA'/^}» s/f,"
A iDt-V-A* : A»|:. — l'Ä. rt"?-fc] A A"1/^. — 'V' fl>rt"fW)] A mrtnil. — 5. fl»h.F0->iC] A fflfnhC. —
//'. «»bAdffl-] A mh,euD<. — ib. fli},<i:A.T] A «d^a-J-T. — 6. flJV'P'r] A «nv-J.-l-. — rä. ath.y^Lh.1
A fflh.^><Ch.. — 7. fl>h,An°7] A fflh.Afl"7. — Ä. fl»-fl";Ah£-] A <D(lAh^. — zi. «DTuA'i-A.T] A m>,
A"f-A»T. — 8. h.A-VA.] A h,tVV.ft,. — ib. "ilo>-\ A •V7-/»'. — ib. h.A-'PA. : Jf-A-ö«"] A tf-A-o»- :
>bA°¥rt,. — IÄ. A+nAlTö»-] A A+n^ s h.A«"i:A,. — 9. mh.A-'Pft,}'.] A (D/,,A»VA,.
'Abidärä'edom Retyüwi. ''L'arche du Seigneur demeura dans la maison de
'Abidära pendant trois mois. Le Seigneur benit 'Abidärä et * tous les siens. * p>
. . . 82rb.
XIV, ( Kirän, roi de Tiros, envoya des ambassadeurs ä Däwit. II
envoya aussi ä Däwit du bois de cedre, des magons et des charpentiers
pour lui bätir une maison. - Däwit comprit et reconnut que le Seigneur
lui avait reserve la charge (royale) sur 'Esrä'«M et que sa royaute
serait elevee au plus haut degre ä cause de 'Esrä'öl, le peuple (du
Seigneur). 3 Däwit prit d'autres femmes ä 'lyarousälem; des fds et des
blies lui naquirent. i Voici les noms (des enfants) qui naquirent et furent
denombres ä Däwit ä 'lyarousälem : Samäti, Sabeb, Nätän, Salomon,
5'Iyabou'ar, 'Elsew, 'Eflet, ''Naget, Näfet, 'Eyäfe'i, ' 'Elsamä, Be'äl'ad et
'Elfelet. 8 Les 'Ilofeli apprirent que Däwit avait ete sacre roi sur 'Esrä'el.
Tous les 'Ilofeli s'etant rassembles monterent pour saisir Däwit. Däwit,
I'ayant appris, sortit ä leur rencontre. 9 Les 'Ilofeli arriverent et cam-
PATR. OR. — T. XXIII. — F. 4. 38
* p,
v" a.
' P,
v" a.
586 LES PARAL1P0MENES. m;
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fl»J&(l, ■ ^*e-l- i M-l-.itt.Miao' : h&WP i llfcA-p :■■ ,ao»WL ! RT"»- « A.A«<i:
A. • fl»rhft<- • öJ'J'JfV- s ö>-AI" i AAl : flCW'1' « "öJ'hfthA- • •}-?. • JJ«e 10
> ■■ ATrfll.A'flrh.C i h'Hf : JrVflA i A?i»»V- i fcfhC • Uött i (Dh'flX'rhfli» :: fl>
#n.A- : h^H.viua: i Ä^fhC i fflh.l-i-Ap'ö»- : ä"V<i,i;'oi»- .. m ■. +oo?
Jitn>- : hFWao • tn>X-(\hf.ao- s haV/ ■ Ifflöh i M ,*-lA-fo'»- : ?»ft«» : «A
iä. flft<h-] A fflöh-. — iä. Wt"7*] A ocW*. — 10. ftV?H.Vfl<*bC] P '""• A- ~~ '''• ><ö"] A
o/h. — ib. fl»,>A?'<«"] P mM'fr-iPoix s/r; A WMWthfi*. — ib. Ah.ft-'Pft.] A Mbtwu.. —
ib. a>:iTnhoo-'] P at:j-itthao. sie. — ib. tiRVt'] A >,.p„r. — ift. mh'/] A o///. m. — ib. \r«ijti]
A >«.e„Yi. — 11. )i.e-nA}»»] A iino»-. — ib. tt",i\ ■ r^-rt.-v] A tt9<s-x."V. — i'i. nw? > -S1.'>] A ^<e
•V : (IWf. — IÄ. Ah.fr"i:rt,] A Ah,A°«i:ft.. — /6. V7II.VIMi.C] A V7ll.>iP- — I*. Vi»»] A ttWao.
— ib. mnr."VfM] P innVI-ll s/'c — 12. h.A»«PA.] A Jtft»VA.. — 13. K.A°'i:ft.] A JbA-VA,. — li. a>
■/•"if/-] A o///. — j'ä. or.-i-'"/*] A fiel- « 1°^". — 14. <Dl-fi>»/i°] A mtn>.A. — ib. a>.ö">- i >>,i-c]
A ff°X •■ MfO. — l'Ä. >löfl] A o/H. — /'&. flJK.l-'jASPi»"-] P mJi.^-1-AJPm»- — ib. Mritfo»-] A
Jir.fVpir«»'. - 15. mjeiKV] A tD^tiin-'V. — i'i. >i5'"'i:»«»] A >iir<i;Ä.y»*. — ib. At.'»->A»-f-<n>-]
P A-|-/M-A°-Pöi>- sie.
perent dans la vallee des Soratamät (geants). '" Däwit interrogca le Soigiicur,
en disant : « Irai-je poursuivre les 'Ilofeli et les livreras-tu entre mes mains? »
Le Seigneur lui dit : « Leve-toi, va, approche d'eux et moi-meme je les
livrerai entre tes mains. » "Däwit se leva et alla au pays appele Ba'äla-
Päräsin. Däwit battit lävles 'Ilofeli. Däwit dit alors : « Le Seigneur a
separe et le Seigneur a livre mes ennemis entre mes mains, comme les
eaux se s6parent. » C'est pourquoi ce pars tut appele « Separation de
Päräsin ». '2 Les 'Ilofeli laisserent lä leurs dieux. Däwit dit : « Apres les
avoir rassembles, brülez-les dans le feu. » ''Les 'Ilofeli vinrent ä nouveau;
ils demeurerent et camperent dans la vallee des Sortamät. ' ' Däwil interrogea
encore lc Seigneur, en disant : « Irai-je ä nouveau et approcherai-je d'eux? »
Le Seigneur lui dit : « Ne va pas les poursuivre, mais detourne-toi d'eux
et demeure dans leur voisinage. ' ' Que (ceci) arrive : quand tu entendras le
liruit et * le lumulte du front de leurs armees, alors tu sortiras pour les
10
[67] LIVRE PREMIER, CHAPITRE QUINZIEME. 587
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A;i-fl-/- : hlllJitlth.C ■■ Oftrt ■ aoUt • HAA-MAlD » A-fc " 'fflÄfPl "^«Ilft i *i'C
* i WA» • fc«fc+ i hH •' fl'A.'P'R.r* ■■ 0>£<fc<|> : ,+«M« s fl)<i,/,A5'. i <»>AMl i ö»
tf-A- ■• h'^ih •■ e? •■ (oft .■ ' m£«fc+ : "?><{ .• A.AP.^A » 0»aaIi • wW^ü- •■
ib. -la&.irao-] A frlrjBitfVn» sie. — #. Ah.A°<nft.] A A?brt-"t:A.. — 16. »rA»] A Olli. —
ib. Ah.rt»<i:rt.] A Ah,rt°<i:rt.. — ii. >,y- -fiA.«;] P >iir-(iWi,(:. — Ä. ^n^■v] A 7n>.'V. — j'5. .m
<{•] A l^a-. — 17. n«»-] A ".TU-. — ib. o»V»i.vn/h.O.] P o/«. m; A o;«. ■/.. — iä. V'/fM]
P h'VIl^lL.
XV, 2. ante h.ti> : lWj-f A add. h.f"iAvh > a°>'L ■■ .'IM- •■ >i°/H.MI/h,C. — iä. Mao'] p Mr
— i'i. >n i 0ö£] P 07W. — ib. M] P >.rt. — li. id.»"»»- s AA.'P'HrV] A >n i A.'Pa»-»'»- — ib. f"i
/»"hr] A ,e,-yr"hv. — ib. mfi-ncr] A o/w. — /6. flj>,<»o--vj:i] A o/«. £. — j'3. a.«p«i:^->] A a,t
ö»-^'*. ~ «*. A^Ay"] P A"iy° sie. — 3. >,n<!.h.A] A .en^h,A. — 4. mA.<P'e.eV| A <BM>io-f». -
5. fl».w] A 0//2. m. — ib. 4-",H] A +-,'|-. — ib. m£%Al] A a»^.y,A"/.. — i'ä. mifA-] P mtf-A»"'
A om. — ib. h^'Co] A mh-.Vi'.ih-/.. — /ö. gjf : mg] P fljgj : m»; A V :=: mg. — 6. fl»£<fc'i>!I
A oto. m. — ib. -X/.-6] A «"i^.^. — ib. h.0P.^n] A hrt.h.»fi.
attaquer, car le Seigneur sera sorti devant toi pour attaquer les tentes des
'Ilofeli. » ,c Däwit fit tout ce que le Seigneur, son Dieu, lui avait commande.
II saccagea toutes les tentes des 'Ilofeli depuis le pays de Gaba'on jusqu ä la
frontiere de Gäzerä. " La renommee de Däwit se repandit dans tout le pays
et le Seigneur imposa sa crainte ä tous les peuples.
XV, ' Däwit fit pour lui une tour dans sa ville (de 'Iyarousälem). II prepara
im lieu pour farche du Seigneur et fit pour eile un tabernacle. "Alors
Däwit dit : « II n'est pas bon, il n'est pas admissible que l'arche du Seigneur
soit (portee) par d'autres que par les levites, car le Seigneur les a choisis
pour prendre l'arche du Seigneur et la deposer. Les levites doivent servir
(le Seigneur) ä jamais. » :i Däwit rassembla tout 'Esrä'el ä 'Iyarousälem, afin
de faire monter l'arche du Seigneur au lieu qu'il lui avait prepare. '' Däwit
rassembla tous les fils de 'Aron, les levites; 5des fils de Qä'ät, Rihel, '
(leur) prince, et tous ses freres : deux cent vingt; °des fils de Miräri,
588 LES PARAL1P0MKNES. [G8]
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a»h.^n.en. — ib. mrt,»7..rv] A miir'P'i. — ib. mh.Ay.A] A <d>,.vvI..a. — 12. /;i;>] P o/w.
— ib. A.'P'/.'.ev] P AA.'P'i.'.ev ; A h,v<o^'i. — ib. «>>,■>•><>■»•] A ow. — /i. A^-ot] P A./-n->. —
z'i. aon-v] P öDt|>. — ;/-. ti>,ni-';rtwii] A n>,fi/-.SA-ri- -- 13. I1+.P.1»"»] P M+.e.ir-1-V .s/r; A
r)//;. >. — JÄ. W.n»t<'.>] A om. >. — IÄ. fl>A.I;ii»'i»'>] A fl>>,.;ii»'iw'/. — jj. (lrt>-fl|- : <>fl1] P l)fl>-
fit : +fl¥; A A-1'fl^-V. — 14. «Dhftt'SAtfi.] P «»hflt-SAffl- s/( ; A »/«. — i'Ä. fl»A.'I"f:.flr] A mwaf
y-i. — ib. ante ti<n» A arfrf. <n/-.?A(/i.. — ib. yöCir'] A ^öCTP. - 1">. A.T'l.*^V] A A.«P
m-a'i. — ib. A;Mi-/] A AtPt sie. — ib. post n*A = >i"?ii.-in.h.c A rtrf^/. nonfrnv-p«"»- : na»
• I'.
B2 \" I'.
»a>j:.
'Isäyiyäs, (leur) prince, et ses freres : deux cent ciaquante; T dos lils de
Garson, 'Iyohel, (leur) prince, et ses freres : deux cent t reute ; 8 des fds
de Tdsäfen, SemA'i, (leur) prince, et ses freres : deux eeuts; "des lils de
Kebron, 'llihel, (leur) prince, et ses fröres : quatre-vingts ; [" At'.r, lils de
'Izihrd, 'Aminädäb, (leur) prince, et ses freres : cent douze. " Däwit appela
les pretres Sadoq et 'Abyatär et les levites 'Ourähöl, 'Is'iyän, 'Iyoliel,
Semiyän, 'Elhel et 'Aminädäb. I3 Däwit leur dit : « Vous donc levites,
prinecs de la rnaison de vos peres, purifiez-vous aiusi que vos freres,
faites monier Farclie du Seigneur, Dien de 'EsraY-1, et amenez-la au lieü
que je lui ai prepare. ''Au commencement le Seigneur, notre Dieu, ne
nous avait pas distingius les uns des autres et ne * nous avait fait aueun
grief. ''(Mais maintenant) puriliez-vous. » Les pretres et les levites sc
preparerent ä faire munter l'arclie du Seigneur, Dieu de 'Esrä'el. ' ' Les
fils des levites prirent l'arclie du Seigneur selou (jue Mouse leur avait
commande d'apres la parole du Seigneur, ainsi qu'il est öcrit. 11s portaient
10
[69 LIVRE PREMIER, CHAPITRE QU1NZIEME. 589
<dim'hu- s ainhiK? •• fl»n+f:> ■• h«» •• je-^c^ • ö)jpam- •• ?\k\ra»- ■ nfcc
JP'/' i ll«»'A s T-/»'* •■ cD,h'V.'l- " " a»h*9°9ta°' • WP.f'i « Ah. "77 : ©AR
P-'/.A • a>h9"h:'"P.ih » MT- •■ fl>A& ■• n/.h..e ■ K?°ft*+ = "V-rf •■ «»h:*"/;«»-
^;K> •■ ö»A& ■' <fcA(>- ■ ls JPflA.iro'»- •• ^:,"fiI»,^• : afllAAfclJ'«"-* : ifllC^ft
a*K?M-& •■ fl»A./..r-1- » iohjit\ •■ wj»fc • fflh,A,en = a»n>.eA ■ ö»'/»hrt.
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A • <»Mfc ■ fflJbA^'fl • a>9°htl?tl : AMI W i IM7IU«* : AM ■ hAI"^ « "' 0)
hfrvyix •■ ari-i:}fti • fl»ö7*}.eA • mo-a&F-o0- ■■ mhjM.fo : mhmifti : fip.nn, ■
/A. möDd^v.] P «nrihv.. — «A. <o<r-r.nn] P <»4"Cfl>X. — 16. A,"P«e.r>] A /VP<o\rv. -
i'A. «Dfl+O] P «0(1*0 ««■; A «on.*A s +0. — 17. «D^+y^ö''-] A «DM.;r}P. — «A. «vi"e^»] A
«vi'io-.ry. — jA. A/V7'»] A AWbT». — '6. yy.A] A f-h,A. — ib. ante m'hirh^V.O' P ow. «n.
— ib. mv] P «<W. «o. — ib. m.i\.fl A iu\).p. — ib. <o>,;i<eu-] A },y>,;i<ei>. — ib. h,.'-"/]
P rtäfüf. o>. — zA. <MO] A «ftfiX. — 18. ydA-Wo»-] P n«vWö»- sfc. — «6. «oviA>.ii/'öP-y.] A <o»ia
\i.iro»-. — ib. <oh,yh.y,A] A <oh.ni>i,A •• h.yhV,A. - ib. atd.i-i0*'] A n»ft?% : i0*. -
iä. <o?».^y.A] A <oj\..e>>.y.A. — i'A. «onvo] A «ons-h..e — «A. «»«/»hd] A ro»y>,n^. — ib. a>
"1-tf ft] A n>öi>VtVn. — ü>- toh.A'P/\] A .»^.A'i.A. — ib. ioöd«|;^..p] A ffloo*^. — ib. mMl.P„/»
öo-] A m>,n.e„ : h.p.r'. — i'A. a>h.^h.yA] A fl>Jxfhy,A. — «A. ante 0<Mlt P rtrfrf. <o. — 19. man
ny"^-».] P «Dooiu-Vii sie; A <o>,öOHyn<!-'V. — z'A. h,»7V| A y,TV. — j*A. j£ii.y°<.] P om. —
ib. fiRr'o-l A .e.e-y°jv. — «6. AU-n] A iiao-a. — 20. m*.Hy.A] A fl»t.ii-y.A. — ib. mnr-i-T't]
A o»h.y"fi<{. s <»"•>. — ib. o>h.ey,A] A «oh,vy,A. — ib. a>Wit\ A a>M"/.. — ib. «ojp'j.nyn] P om.
<o; A «o^hfi^fi. — ib. iö/\] A y"firt. — «A. hAf**] A h,'»«»D:>-. — 2L. mh.A'P.en] A «oh.A'J.A.ffi.
— z'A. wy-t^fi] A »y*yft. — «A. m"7<|fV.efi] A m«ni<|>>it'ft. — «A. mo-tt&p.o0-] A fl»>h/..ß««»-. —
i'A. a>h.fA%A] A «nh.Ay.A. — /A. n.enn.] A n«»nv*.
aussi les oblations et les sacrifices. "' Däwit dit aux chefs des levites :
« Disposez donc (quelques-uns de) vos freres.coinme chantres, (pour qu'ils
jouent) des cymbales, de la cithare, du tambour et de la trompette, qu'ils
chantent et qu'ils elevent bien haut leurs voix avec des cris de rejouissance
et d'allegresse. » ,7Les levites disposerent 'Emän, fils de Yohel, et parmi ses
freres, 'Asäf, fds de Baräkiyä; parmi les fds de Miräri, leurs freres, 'Etän,
fds de Qisä'ou; l8avec eux leurs freres du second (rang) Zakäryas, 'IyäV'lnd,
Sirämot, 'IyähOl, 'Ani, 'Elyäb, Banyäs, Mo'asi, Mätiyäs, 'Elfelä, Maqediyft,
'Abdedomou, 'Iya'ihel, 'Ouzyäs, (qui etaient)les gardes des portes. ''J Les chan-
tres 'Emän, 'Asäf et 'Etän jouaient des cymbales d'airain dont ils devaient
faire resonner les airs. -"Zakäryas, 'Ouzahel, Semrämot, 'Iyährl, 'Anani,
'Elyäb, Me'asyäs et Benyäs (jouaient) de la cithare sur le ton 'almot (eleve).
21 'Elfeyäs, Mätiyäs, Mäqenyäs, 'Abdedomou, 'Iyalhel et 'Azyäs devaient (les)
590 LES PARALIPOMENES. [70]
mhlA.'tf- : htm ; jftlWiÖ •■•• 2>VlWA : aofrhi} ■• WP.P'i : mao&h
ir<. ■• fthfyci'i' •■ n*.e.»B : ;j.n-/- .■ hiii.^'flrh.c « «Do-nÄ.*««»- • (ßhjhj ■■ o
«P-fW" ■■ *i?*Ä ■■ ;J-n-J- • h1\\.y\-üth.C •• ^muhm .- J",^'!- .■ mhMl ■• #SjV./S,A ■ 5
WjiCfcfl'J- ■• hAT- s f,hflK- " fl»,e,'J-Affl. s ;JvlW* -• -l-fl'l- s ->?»HH : h-flf.Vfl
rh,C ■• fc9°fl,+ • O-fl&P'O». : n-1"lV*'rTli'l- :■• * «Dil* : hö7.'/ i IttiOT l txKlPa^ '■
h.lfLh-tttb.C ■■ hh.'P'P.n : tl»n : ?.£<. : ^-fl+ s ^HH I ?i1H.Vfl,h,C I ffl'/'
83 r'a. *i> •■ rVno-i- ■■ hAiW*-f* 5 cd?; : ihfaisfr "• 21 (oy.'ii-l-'/. i 4»v-Th : HOK'V i Hflö-n •■
"/.m- « cotf-A-öo- i h.WJl ■■ £R<o-<. ■ ;MM- i frfcfllf ■ KlW.h-ttdv.i: ■ müh io
öl. : '/'flA.U'o'»- : «w»H0%-> : CDh'ffcJPft • «»AMl : HOT^Af i aoft&f, :: (Dl)
h(D : OÖK i ^.n : **&• i HhO-C • '7,m- « ** <Dtf-/V I hlUh,& i JPOC?- : £-p+ I
z'i. a»V7ft.»] P V7A.'/.r; A <d},«d : o>..i- s;'c. — 22. mti"/k.cn] A fl>»>>'/..e. — i'i. ft,'P<t:.e-*/]
A A.'Pfl»-^*/. — li. <ro;4A.ft] A "V^AjB s/f. — 23. <DfM.lL.rn] A mfM-lL.m. — ib. <DUA.*Y] A <D
>"».•'"''• - ib. M¥K ■■ imp>] A hVl'Ä : .■inv. — 24. wnn^en] A (opntf. — ib. post a>V7
n>. A add. miincrn i mnvw.. — ib. <o*,.r>...r] A <n?,..r>...r. — ib. h«?;px] P OT4»j?. — 25. <du
ft<n] A <D«n». — ib. rwio»«.] P fi^at-i. sie. — ib. w.etAffl.] P <d.p./-a<d- sie. — ib. ß-h>¥\ A
fc-M. — ib. -imiii : V7ii.vn,h,c] A Vhn» : t\7,°i\ih-tt<h.c. — ib. o-njp„/>.<n»-] A >,-nx.><p.ö>>-. —
26. ntioo] A i>n. — ib. >i*Trj>a»-] A >,»y"hon-. — /6. nrt,i"i.'.r"/] A nA.<c<L\r* sie. — ib. .e.^<.]
A n.M. — ib. -Hit i ».im] P »,1111 > .i-n/-; A ^-n-r : -».hh-. — ib. >,"ni.VfMi.<:] A n>,"/n.h
■thh.c — 27. <>v^] P .»••/■. — iä'. .i>,iiii] P »,hh sie; A Htw, _ ib. MnjvttiKC] A n^-vn.
vn.h.c. — ib. mimm.] A «iiMiii- sie. — ib. atlarifii] A miivv.rn. — ib. odasyi ■■ iio»;iAf :
«".'»A.C.] A o»AMl : "WA.»". : n,hn.ft>. — ib. WOftm] A <dua«. — ib. oöv •■ -S.n : S'lM- : HYin-c :
■t/n-] A »,KV. : Yin-C : .S.n,(>. i ft^l.'» — 28-XVI, 7. <Dlf-A- : >,n<ih,A : fOC.r : .-<|l/- I .1.7- I rt>,"/
ILMIA.C — ti«n i .RT/P : A^"lH.}i-n<h.c i ii\e. i MV ■■ «>>,:i'i:i>] P om. — 28. .»'()<:?•] A roc.i-.
rcnl'orcer aveedes chants d'allegresso äTamäsinit (oetave basse). 2ä Kounaui'väs
etait prince des levites et maitre du chant, parce qu'il etait liabile. J ' Bäräkiyäs
el Helqänä etaient les gardes des portes de l'arclie. u Sobaniyäs, Xälnälnl,
'Amäs'e et 'Al'azAr, (qui etaient) prßtres, sonnaient de Ia trompette devant
l'arche du Seigneur. 'Abdödomou et 'Iya'iyä etaient gardes des portes de
l'arclie du Seigneur. "Dawit, les anciens de 'Esrä'el et les chel's de mille
(soldats) marcherent derrierc l'arclie de l'alliance du Seigneur depuis Ia
maison de 'Abdedomou, aveejoie. "'' Alors comme le Seigneur avait assiste"
* P. les lövites pour le transport de l'arche de l'alliance du Seigneur, * on sacrilia
83 r° a. r ' n
sept taureaux et sept beliers. -' Dawit etait revetu d'un manteau de grand
prix. Tous les levites porlaient l'arclie de l'alliance du Seigneur; avec
eux sc trouvaienl les clianlres et Kanoniyäs, maitre de la musique et du
chant. Däwit etait revetu d'un manteau de grand prix. "Tout 'Ksra'cl til
mouter l'arclie de Ia loi du Seigneur avec des cris de joie et au son de
10
[71] LIVRE PREMIER, CHAPITRE SEIZIEME. 591
Ai- « Ah*ni.h-afh.c ■ n.e.nn, ■ a>n.+A •■ *a ■ mn««"n*a-l- : <»navKA ■ ?ti
rih -. nv-nA.fi ■■ oin»»rt*** •■■ -oj.-j-oi- ■• at- « Afc-iii.fc-nih.c: ■• nM* •■ in*: ••
fg^ : n)"7.At»A ■ rt>A'|- i A*A i r/ifl>Ä-1' i W+ » a°t\\ft : fl»CW* i AWI' i
IT-/" i h7H •■ .ftHT-'J i (DjBJWiß : <D»»VH- ■• (IAO a
XVI, 'fDfrnM» i A;l-n-l- : h1H.K-nA.C • (Dh'ittCV i "7<ihA ■• &iwv.. •
-flJ^.X.T' i J|tf" • hÖCO i ao/fpfrfr s <DtlA49° ' «D0*:»!«»0- s A/h7lfl i nA»» i
?1°?ll>nrh.C ■•■ *aihdA«0*" i AtfA- i rt«nK ■■ hA4-fc.A i hy-dß1 : hfih • Jtffl* ■
K/-.ft+ i A-nfi* i a»h.A4-C i (Dh.tiM* •■■ atmoa • n**;«"» • ;i-n-I- ■■ hlil.h
11A.C i hrwen ■■ «»H0%* « a>A'l-1JhC ! fflA-IV^ •■ fl»Afl-nrlrh i h1H.Jt
■nA,c i h?°Ah ■• fcft4.h.A •■ 5KA«P.ä «i^we ■ ffli*w ■ ">ic.e • ,e^h,A i ©h
oÄ/.'r°> i ffli'.ÄJbA • fl»^;j-i-.e : öi^AÄ-n • aunnfv • mh&Khf-v « n>
<pp i vnA.fi ■ mtio-üt* i idmt- i hävä-a i jwa ■ ' <»iwd- •■ «oeyit^A ■
Jiuvi" i n«»«i*d'l- 1 ha<<. i n+Ä*o" •• ;J-n-i- ■■ at- ■■ M\i\\.h-(\th,c ■■ nat-h
-!-• i öa^ « h^y •• w-vn : wi- i n+^s4*! ■■ h«"» « £*w > Ahiii^-n/ibC ■ n'A
ib. /h?.] A ,V7.
XVI, 2. JiöCO] A hdCV s«V. — 5. h*iCjp] A primitivement mCfH (la lettre finale fi est
biffee). — 7. «ojrvf- ■ mn\oo-^] A mut •• a»nim>-r..
la corne, des trompettes et des cymbales; ils faisaient retentir les cithares
et les harpes. 23L'arche de la loi du Seigneur entra dans la ville de Däwit.
Melkol, fille de Sä'ol, regardait par la fenetre ; eile vit le roi Däwit qui
dansait et sautait, et eile le meprisa dans son coeur.
XVI, ' (Les levites) introduisirent l'arche du Seigneur et la deposerent au
milieu du tabernacle que Däwit avait dresse pour eile. Ils ollrirent des holo-
caustes et (des sacrifices) pacifiques devant le Seigneur. 2 Ayant acheve d'offrir
les holocaustes et (les sacrifices) pacifiques, Däwit benit le peuple au nora du
Seigneur. :' II distribua ä tous les gens de 'Esrä'el, depuis les hommes jusqu aux
femmes, une galettedepain, im 'esfär (morceau de viande) etun 'isisäb (gäteau).
'' II etablit devant l'arche du Seigneur des levites pour lechant, la commemora-
tion, l'action de gräces et la louange du Seigneur, Dieu de 'Esrä'el : s 'Asäf
le premier, Zakäryä le deuxieme, (puis) Yä'e'el, 'Emerämot, Yeh'.d, Mätä-
tyä, 'El'ab, Kenyähou et 'Obed'edom. (Yeh'el jouait) de la cithare et de la
harpe. 'Asäf faisait resonner les cymbales. «Kenyähou et Yahäze'el, (qui
etaient) pretres, (sonnaient) continuellement de la trompette devant l'arche
de la loi du Seigneur 7 en ce jour. Alors Däwit ordonna d'abord qu'on ren-
dit des actions de gräces au Seigneur par l'intermediaire de 'Asäf et de
592 LES PARALIPOMENES. [72]
:i'0-t- ■ hin.h-a(h,c ■■■ fl»^,n.A- ■• wa- ■ hti/.h,& ■■ hcw • Ah/hH-n • rine ■■
(D°iPK : H-fc • im^ao-C : HrJlAP- l &*+ : \tli >h.ti ' +£«» : ;I'M' '■ T\°l\\.h'tt
<h,C •••■ GJ£fl,A- : 8t7VP : A?i1ll.*'fl<fi.C : <DÄfl>-0- ' AT* : tDIIGFo- * AhHiH
•(1 : 9aaHU? « fflH9"<- : A"'|: : fl>-J«7{. : tf"A» : a»'}\\C: « "oMfMK. : Mö»- :
*«JA « fft&ytfh ■ A-n : HP-V/' •■ Ah-?HAnrh.c « " 'V/^j" j A?i*,iii.Vn,h.c ■ at
fljym •■ Mo- ••■ "nch - h-ncvr ■• hinci'.V' ■■ my.'k'f * eA*-n ■■ W/.o-
"at-h-U • h'tW.ivüily.C. ■■ WIM ■• ai-M* ■■ tf-A- ■■ 9°£C = W-Viu- a ' <D-Mih<.
/»CO* » HA°/A?" ■ .*A» : HMWtf»- ■ AT? • >fl>-A£' « "Ho'CO ■• AMlC'/?°
a>aofUh .- AfflWi* - '(Dto'tm : t\9°0 ' AjPlW-n = (Dtihl\£h,& ■ XiJVt ■ HA°/
ib. fl>.en.rt-] A m.e.iirt-. — ib. >,juh.A] A .e.fu>tA. — ib. n-fc = ao-iioo-r. : n.i,Af.] A OT+fc :
ao-\\an-C : YftC. — l'Ä. flJ.ftfl.rt-] A m.P/llft-. — 8. <D"ialC.9>ov'] A «DVK.. — 9. Will'"*.] P fl>ll«o<.
s/t. — 10. <i>mhk.] P, A aj^yi-ik. — /7>. Pft><{."/,1.] P .('.1i<f„"/^i ; A ft.e.1<C"//')i sjV. — 15. m-ni
vk.] P, A mi-ini<:. — ib. hmiiiö»-] A hmiii. — 16. amic/it] A rtMiv?" sz'c. — 17. ©wo»]
A <o^«i> sie.
ses freres. Voici le cantique que les enfants de 'EsräYl chanterent devant
l'arche du Seigneur. Tout 'Esrä'el dit : « Montrez aux peuples ses oeuvres. »
En outre, voici le cantique que les enfants de 'Esrä'el chanterent devant
l'arche du Seigneur. Ils dirent :
8 Rendez gräces au Seigneur et invoquez son nom ;
Racontez ses oeuvres aux peuples.
'•' Chantez-le, racontez toutes ses merveilles
'"Et gloriiiez son nom Saint.
Que le cceur de celui qui cherche le Seigneur se rejouisse.
" Cherchez le Seigneur et vous deviendrez forts;
Cherchez sa face ä tout moment.
'■Souvenez-vous des merveilles qu'il a faites,
De ses prodiges et des jugements (sortis) de sa bouche.
1:1 (C'est vous qui etes) les descendants de 'Abrehäm, son serviteur, (tc.rtc .-
ses serviteurs)
Et les enfants de Ya'qob, son elu {texte : ses elus).
"ll est le Seigneur, notre Dieu;
(II rend) ses jugements dans toute la terre.
' Souvenez-vous de son alliance ä jamais
Et de sa parole qu'il a prescrite ä mille generations.
10 C'est lui qui a l'ait un aecord avec 'Abrehäm
Et qui a fait un serment ä Ycshaq.
"II a confirme (son) tömoignage ä Yä'qob
Et ä Esrä'el sein alliance eternelle.
io
10
[73] LIVRE PREMIER, CHAPITRE SEIZ1KME. 593
A?° - ,s(».e.n,A» « Ah : frMih ■■ r£i. • hvhl ■■ WHi*"' ■ rh-nA • cft-'ih
Atmi • flj-ft-h ■ fiiii-n ■• aJhni^-l' i oWrt- ! }»a?» ■ Aif-n ■■•• äl «ofc.'lfri ■ £
ftfhmö»- i An?» ■ «diwä : Yir\- • lÄHAü*** ■ " WWftfr » f">(i.w? •
H-im. i ItrM* > Mh i ÖA* ■ fc£"K* « 2,2hti<*° ■ 0\U- ! Mll.*-flA.C ■ at
•niM i hh»-fc* ■ mi^r ■ o»*K* • aöa i ha- i vvAh-l- •• "*»«■ ! fc"?A
h-/:iro>»- i AJwfcH-n • h^rrt- ■• <DMii.*-fl,h.crt ! AW- ■ i-fl^ ■ rh°Vi ■
fliwTJVV .• $£"7,ii- ■ 4»£A1- •• fflAfl? i A-ÜiM* " flWH* ! 'w+ftA- •• ""h^'Kh. ■
A7rfi!>flrh.c i nr/ia>-C'h i fcAH-n • hrxh, ■ AfrnüHUhC ■ Ihm •• att\-(\,u
+ « *' wjWi. i Afr7ii.A-fl<ft.c « ft-nwii- 1 M\o°- ■ Vh- » o»/*,*pa+ ■ fflnh- •
18. tiW*] A WV*. — 19. M*«n>-] A Tun*-**. — 21. M/"t] P 77/-*. —22. ante h.*
-Iftfr A add. 7,-VH : „e-flA. — 23. mtlt>ffl.] A mtii..i'>w mc. — rö. 7ifiti] P, A oni.
18 II lui a dit : « Je te donnerai la terre de Kanä'an,
Alia qu'elle devienne pour voüs la (part, mesuree au) cordeau, de votre
heritage,
19 Bien que vous soyez tres peu nombreux
Et etrangers en cette (terre). »
20 11s passaient (alors) d'une nation ä une autre
Et d'un royaume (texte : de rois) ä un autre peuple.
21 Mais il ne permit pas qu'on leur fit du mal
Et il chätia des rois ä cause d'eux.
22 Ne touchez pas ä mes oints, (dit— il,)
Et ue maltraitez pas mes prophetes.
-:! Glorifiez le Seigneur, (habitauts de) toute la terre,
Et * annoucez de jour en jour son salut.
2,--;' Car le Seigneur est grand et (digne de) louanges nombreuses.
II est plus redoutable que tous les dieux.
26 En efl'et, les dieux des peuples sont des demons,
Mais c'est le Seigneur qui a fait les cieux.
* p,
83 r» b.
27 L'hommage et la magnificence sont devant lui;
La saintete et la grandeur des louanges sont dans son sanctuaire.
28 Apportez au Seigneur, pays des nations,
Apportez au Seigneur la gloire et la louange.
23 Apportez au Seigneur la gloire (due) ä son nom;
Prenez des offrandes et entrez dans ses parvis;
Adorez le Seigneur dans le parvis de son sanctuaire.
594 LES PARALIPOMENES. [74]
afii-t i höM.o- ■ /m- ■■ Ahin.h'ttih.C ■■ nOÄR : aoty&h' " 30 ;J-.R-A+A+ : W-
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£*f A i rt"7£ •• atttthwß, •■ 9"?:C. - 2 mWUmti • HAC ■ tt9°&h •• fl'.e.'lvh
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Ä9°KrC « 3 **M'- i Ah1ll.h-tt,h.C i fcft«» • U: i Ml»» i A°/A'/' i y°A^* "•
3SfliflA« i h£"W •■ K1l!> ■ hrilM ■ fflhft+J'-flM ■■ h'/'hAHfl : h</«» : j
«7*?. i AArh i 4M.fi i mh«» i Vr-^ijA : nAnA-J:h •••• "fifrtMSn « hliLMi
A.C •■ fc'/'Ah i htl/.h,A ■■ h9°*P:o° • "/Ar : fliJiAh i A°/Ar « ro.e,nA i Vf- io
A- : AlMl ■• h"*? ! ß>£A/fl AP» = Ah-JH^lOrh-C: « ' (D-^l^ao. i (IUP : fl*
30. VM : 9°jta ' V'l'.e:«"' i 1«-] A >,y"'l'.e.öD s 7*. : i^ : ire.c. — 31. **£•?* ■■ (P fr*
<f„"/<Vi 1) rt"7.e] A .c.irf„r'-'i : rt"V.efr. — 32. »fri-iimn] A mfrfrumn. — ib. a»j6*«ho«p] P nj.e.fr
,,„„,,. _ 33. #e,^vl.i»'R] A ffru-ih-, -- ib. .(•.«»»>.] P jß«n>irt» 1 m.('.<n>}V)> : A o«. w. —
ib. ante .eh»-/-? A add. a>. — 35. milA-] A fli.e-nA-. — i'i. VJll>] A MH.M1A.C. — &. fl>t>«° !
•«•«■•»«■h] P «nViö» 1 •*/>"7.*i/"li ; A om. Xia». — 36. ffl.e-ilA] A m.c.nA. — ib. >,"■*."/] A ftjeiKV. —
ib. <D.p.rt.-fl<li^] A rnn-n,i,jp. — 37. nur] A ow. n. — > ib. nfr.r.«"] A om. 11.
30 Que toute la terre tremble devant sa face.
Dites aux peuples que le Seigneur regne
Et qu'il a affermi le monde, afin qu'il rie soit pas ebraalö
Et afin qu'il le juge dans la justice.
Que le ciel se rejouisse et que la terre soit dans l'allegresse.
12 Que la mer s'agite en sa plenitude
Et que les arbres des champs et tout ce qui est en eux se rejouissent.
33 Qu'en ce jour tous les arbres des champs se rejouissent devant la face
du Seigneur,
Parce qu'il vient juger la terre.
31 Rendez gräces au Seigneur, parce qu'il est bon,
Parce que sa niisericorde est a janiais.
Sä Dites : Sauve-nous, ö Seigneur, notre Dieu,
Et rassemble-nous (loin) des peuples,
Afin que nous rendions gräces ä ton nom sainl
Et que nous nous enorgueillissions a tc louer.
"; Que le Seigneur, Dien de 'EsraYl, soit b6ni
Pour les siecles des siecles.
Tout le peuple dit : Amen, et glorilia le Seigneur. " On hussa la,
devant l'arche de l'alliance du Seigneur, 'Asaf e1 ses freies, afin qu'ils
3 1
[75] LIVRE PREMIER, CHAPITRE SEIZIEME. 595
j>;ao : ;J-nl' s 1?,HH -■ hlltfk'flffl.C : AMT- ■ (Dt\h:'"Pjh i tl»» s &I*W :
H<lf>.e.-r/D : :J-n-l- •• Htf-A- ■■ «»«PdA.!»*«"»- ■• MAA •■ flA'l" ■ flA'/" " sfflU-n?„^-o»-rt s
■IW- ■■ K^+Ä" « 3!'tDAA^.«> .- Um ■■ fl»A^:"»rßi#- = hiJV-1* ■ aihw'i-U ■ fr+Ohao- :
s afM- • nai • «•ndl./. i in*7 ■• *ä-«» •■ im* ■ K-nuMMr-c * ° h«» ■ ^»ct- ■
♦hmt* i A^ii.^'fifh.c ■ niM" ■ «»frftfr ■ mhiu ■ f-cn»?+ ■• f+cn- •■ aa ■■
MO ■ fl'AA ■■ ÄCh •■ nhon .- vf-A- i HJC/M* •• iD-fl-1* i AI ■ hlH.Ä-flA.C « fl'IH
Uff" i m/h i ö»-rt. ■ vn..e, .• '("-AtD- i Ah-?ii.vn,h.f: ■ h«» ■ jwich»- : a&
«fe+ i t\l\6*h.i\ ■■ M<Dy°ftA.U-i i An*.* i tDtfö"Wh ■ h,"tr, i mhJt&T ■ r»
io JiaVjvl i ?»a •■ -i-ntf- ■ p-mcp ■ m-tw^aa- .■ h«n : £A>nAip : Ah-w.VnA.
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servent tous les jours devant l'arche, chacun ä son jour. :|S 'Abdcdomou
et ses freres (qui etaient au nombre de) soixante-huit ainsi que 'Abde-
domou, fils de 'Idoutan, et 'Ase'e, (Däwit) les etablit * gardes des portes. 3"(I1 ' P,
chargea) le pretre Sadoq et ses freres pretres de se tenir au bämä (lieu
eleve) du pays de Gaba'on devant la maison du Seigneur, 40 afin d'offrir
les holocaustes au Seigneur dans la maison de son sanctuaire et d'apporter
les holocaustes chaque matin et chaque soir, selon tout ce qui est ecrit
dans la loi du Seigneur, comme Mouse le prophete, serviteur du Seigneur,
avait ordonne de le notifier aux enfants de 'Esra'el. '' Avec Sadoq et ses
freres etaient 'Emen, 'Idoutäm et les autres qui furent choisis et furent etablis
pour louer le Seigneur ä jamais. "Ainsi que les pretres ils portaient des
trompettes et des cymbales pour jouer; (ils portaient) aussi comme eux des
liarpes pour les chants du Seigneur. Les iils de 'Idoutän se tenaient ä
toutes les portes. " Tout le peuple s'en alla et chacun s'en retourna ä sa
maison. Däwit s'en retourna afin de benir sa maison.
596 LES PARALIPOMENES. [76]
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K"ln<n»- .■ a.'/- : IL-I- ■• Hin-1* ••• 7a>hff»"H .• üa- •• AWI- •• «p'-A'V.P i h<wii « £11, s
hWiUdyC ■• K2H. ■ WA- : -ttj&lhh ■ fl>V"/Mn-h i M-!»* ■ ?»«rÄ"'V. i
XVN, 1. >tji.] A vu-fc. — j'i. H"»n^-] P ninn> «c. — /A. m+ni-] P «n.-i-n*. — ä. WM ••
>,'7ll.>i-(lrh.C] A -».IIH- : AV}H.MIrh.C. ~ Ü>- *>HC] P O/H. — lÄ. U>+] P U-+. — 3. pOSt A.rt.'|-
P add. afp'/. ib. vvn ■ ^.-iia] A mfittjr. — 4. A^«e* ■• •(•■-A"i.f] A A<j>-A«i.r = si.'V. — 5. öft-V]
P, A ftAt. — ib. ha>-9'hxi9'0»''] A ho«:"/}"«»»-. — ib. M] P 0.1-. — ib. «uw-AI] A o»i. «n-nt. -
ib. tf-A-] A (Hf-A-. — ib. \Wh\i- ■■ a><hA«)K] P >>A •• Oh. : m|-:iA4-. — 6. H>] A «DP»-. — ib. titU-
h,A] A .ftft/.>,,A. — ib. in] A A. — iä. ^A^>hA] A .c.n/A.A. — ib. post A^ii-nr A arfrf. >>A^h.
a. — /6. inn-l] P inn* sk. — 7. am<n>ii] A «>.k>,ii.>. : na-ii. — ib. M>£t ■■ •i--A"/.f] A A'i--
A'tV i ve*. — li. post tf-A-A add. "ihr". — ib. >,?"ll"/,l-] P W"-ttarl- sie.
XVII, ' Lorsque Däwit fut entre dans sa maison, il s'adressa ä Nat;'inT
le prophete, et lui dit : « Voici que j'habite daas une maison de cedre, et
l'arche de Falliaace du Seigneur est placee sous une teilte grossiere. »
2 Natän dit k Däwit : « Fais tout ce que tu as peuse dans ton ame, car
le Seigneur est avec toi. » 'La nuit suivante la parole da Seigneur sc lil
(entendre) a Nätän, le prophete, en disant : ' « Va donc et dis ä Däwit,
mon serviteur : Ainsi a dit le Seigneur : Ce n'est pas toi qui me bätiras
la maison oü je dois demeurer, 'car depuis le jour oü j'ai tire mon peuple
de 'Esra'i'l de la terre d'Egypte jusqu'ä ce jour je n'ai pas liabite dans une
maison, mais j'ai demeure sous une tonte, allant et passant en tout
P, (Heu) "avec tout 'Ksrä'el. Ai-je parle a 1'uue des tribus de "Esrä'ßl ou
ä Fun des juges de 'Esr&'öl, a qui j'avais commaude de paitre mon peuple,
et ai-je dit : Vous ne m'avez pas bäti une maison de cedre? 7 Ainsi
dis ä Däwit, mon serviteur : Ainsi a dit le Seigneur tout-puissaut : Je
t'ai choisi et je t'ai pris dans la cavcine au dernier (rang) des pasteurs,
atin que tu deviennes condueteur et prince de mon peuple de 'Esra'61.
83 v° b.
[77] LIVRE PREMIER, CHAPITRE DIX-SEPTIEME. 597
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«JP.'/'V : h&tlV* ■■ AJ1,"1P ■ <»od?«7/"-|:£ .- hfth • A°/A'r « 'Ah»» ■■ W-A* i .*A
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ib. fü\] A *\ÖA. — JA. ^ill-OP] A 01)1. — ib. >,fl<!?i.A] A ,(>,fl/.?i,A. — 8. <BHAfl)-ll] A <D»n«rh.
— /A. XA>»-|-Yl] P X^>>>n. — ib. ftWV-**/"/] A AKVö*. — 9. m>,i».('.«/»] P tn^wfi'J". — ib. •/.?]
A nur. — #. <nv"J.e,<.] A <dp>.p.c. — ?6. nA-t-F»»-] A nA-t*. — //'. fl>^,,p..p.°/?" : Ti-vin]
A o/h. — ib. üuii] A <:nn. — ib. im«»»] a yio« = niio». — 10. ottöa] P »»'fön. — zft. m
>iAD+Yi] A «»hAtwni. — «Ä. fl»n.+] P om. Mr. — 11. dftr<h-] A n»Wi. — //'. HChti] P IIOiYi.
— //>. iDhn-IXA-] A «DÄfil-SA- — //'. <n>->'7/,"F] A a»* : oo-yi/^t. — 12. «»>,<M-ö] A o/?z. m.
— 13. mWiX\ A >i>. — /7). hnih] A hü. — ib. flXD-VI:"/.] A om. >.. — /7*. h..PC/h<ft] A hf/VU. —
<Ä. <>.e.-«T.h] P 'l".?.9"b: — 14. >Mfcflf : AfU-F] P >ia.fH'Yl : An,->f. — «6. maa-i-i/v-pij P milö»'V7
/"■».•'i. — 15. Yf-A- : .+*\>] P Vf-A- : .-MI-; A M : Yf-A'Tr : ,+A>. — /Zi. fl>H-Vt : tfli] P (OHtTV^.
''Taiete avec toi en tout ce que tu asfait; j'ai extermine et detruit tous tes
«unemis devant ta face; je t'ai fait une renomraee semblable ä la renommee
des vaillants qui demeurent sur la terre. 9J'ai donne im territoire ämon peuple
•de 'Esrä'el; je Tai plante ici et il (y) demeurera seid. 11 ne sera pas adlige
de nouveau et il ne trouvera plus desormais la derision et l'humiliation
comme aux jours d'autrefois '"et comme aux jours oü j'ai etabli des juges
sur mon peuple de 'Esrä'el. J'ai abaisse tous tes ennemis et je t'ai fait
grandir. Le Seigneur te bätira (ta) maison. " Lorsque tes jours atteindront
leur terme et que tu dormiras aupres de tes peres, j'eleverai apres toi ton fds
(texte: ta semence) sorti de tes reins et je preparerai son regne. ,2C'estlui
qui nie bätira (ma) maison et je dresserai son tröne ä jamais. ,3Je serai pour lui
son pere et lui aussi sera pour moi mon fds. Je n'eloignerai pas ma clemence
de lui, de meme que je ne Tai pas eloignee de ceux qui etaientavant toi. uJe
le rendrai fidele ä ma maison et son regne sera ä jamais. » ''Conformement ä
toutes (ces) paroles et conformement ä toute la vision qu'il avait eiie, ainsi le
84 i° a.
8'i i
598 LES PARALIPOMENES." [78]
M » h">h ■■ mh.* : hrtfas ■• to^Tfl"!' ■ io-h-P ■ n.-1-e •• m»» « fc'P+chi ••
fcfth ■ A°/A</" ■ l7fl»MRCh i ir»+ ■ W-A» i n*Jt«*Xh i MH.*J* i hri\X\S ■• <p
•l'VICh i AAA '• ll,'l- i +^A«V.h i hi^Ch* i (DfcChfc : flho" i fcCjtf = 'tthfl. ■
(DfcAdAhfc ■■ athm^MX i Mll.* i h9°Ah.f s 'VH*- i ?»'*h i £MT i 8«E
;l- : IHlUi : h/w> : .e.rtfl/hh « mh'i'l'i. •■ h°?il> « "Mi<wV. ■ fl>mf+ i +-A°i.h ■
r»nh<w. ■ A-nh i /.rtjP4i ■ ott.fi- • 5>°fiA.e « "MH> ■■ fcAn i H.e,m>ftAh » m*
ah • nö.e.- .- i/ä>iia.1i i hin> i (Vno° ■ w-A- ■ hA"7AV i (Dum ■ äl ö>J»Afl ■ n
\\<m : ATiflh : fcftl.fc, A ■ AilMl : OdÄ" ■ fl^O i 9°frC i flho» : tf«Crh » Mll.*
•fkibC i «00+11 i A-+ •■ A/hlM* i h»» : £»///' : (lAAA.il- i tia» » 0JU i «D«7tf.fc :
(Dftim -. JP<PAA i h'rb&ao i 1Ä i JhlMlh s HhfVfhtl i mOA/hll i h9°Ä"^ ■
«?flJV • JuliHfl ••■ -iDh'iaCh ■■ a>£A£h ■• ,Th1imi •■ hft/..>i,A • Ah • Allflh •■
hfttl ■ A0/A9" i Oih'i'l'i. ■ h?l\\.h • lfi1»«n»- : ÄJTAh ■ "«JBAlLfc : VHlJt i
*Ah ■' HWMlh • AAA i 4"-Al.il ' «D3.fl ! It* ■ £«1-*J ■ ho°-V ! hflh i A°/AiT i
16. mm] A n»Wl<C. — li. Wto] A o/w. — //'. my,,V>V] P to'r-'rVf. — 17. mvwct!] P
u».Ä->cri. — ?'*. jr-ft-] A o/h. — 18. n-ifm] A 7-ncn. - j'ä. vjii>] P o/w. - 19. >,>,«>»
<:] P, A h>i<n>cvi. — ib. mmv*'] I' mmjB*. — 20. n*.er] P lö.e. — ib. tr-A-] P W-fl». — 21. *
n<!>i.A] A .en^>bA. — ib. A-M-n i oöä] P Anin ■ höä. — rö. /lanin-] P aa-hh. — ii. .«'."/.v]
A je-^i0. — i'i. fMöA.u-] A om. n. — ib. .pvAfi] A ^9A(i. — ib. lihtWMi •■ mn^AYi ■ V/**
.ey. : *7-n»] A iro^/hti ■ w>,ö^? i >i'r""/ii». — ib. h/hmi] A o/«. — 22. Ati] A om. —
ib. ,ViMYi] A o/w. ti. — Ä. hy\li] A hr"\Vo»-. — 23. ,*AH] A *AYi. — ib. ms.ai] A w\öA.
prophete Nätän park ä Däwit. ,0Le roi Däwit vint, se presenta, park devant
le Seigneur et dit : « Qui suis-je donc, ö Seigaeur, mon Dieu, et quelle est
raa maison, pour que tu m'aies aime ä jamais l7et que tu aies predcsiiiu''
P, toutes ces choses devant toi, * 6 Seigneur, mon Dieu? Tu as parle en faveur de
k maison de ton serviteur pour (les temps) lointains; tu m'as regarde comme
l'image (meme) de l'homme; tu m'as exalte et magnilie, 6 Seigneur, niun
Dieu. "Que fera donc encore Däwit envers toi pour te gloriner', ö Seigneur?
"Ton serviteur le sait et le reconnalt : tu as fait selon ton cceur de grandes
choses pour moi. ""() Seigneur, personne n'est semblable a toi et il n'rst
pas d'autre que toi, ö Seigneur, d'apres tout ce que nous avons entendu de
nos oreilles. -' II n'est point sur la terre d'autre penplc semblable ä ton
peuple de 'Esrä'el, car le Seigneur a conduit et gardö son peuple, afin de lui
donner un noni grand et illustre et de repousser les (autres) nations devant
la face de ton peuple que tu as tire et delivre de la terre d'Egypte. "Tu as
elabli et tu as fait Ion peuple de 'Esrä'el ton peuple ä toi pour toujours; tu as
rte pour lui, ü Seigneur, (son) Dieu. -' Maintcnant aussi, ö Seigneur, la parole
que tu as fait entendre ä ton serviteur et ä sa maison qu'elle soit veritable a
10
[79] LIVRE PREMIER, CHAPITRE DIX-HU1TIEME. 599
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84 r° d.
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'}?«' ■ Alk •■ '/.TV ■ hin i Pr/iÖJ-C : h»" : jKft^.Jh i fcR.ll- « ID'fH* i "Hill i
M* t-m.il ■• fl»«7iv.h i Wl- •■ m>/»'K ■ Tg : «nfrtftAVV ■ öJgff ; h^^ .•
iä. (Diiviinri] A o/re. — 25. i.ivliii] P (C^-At>. — #. Mi"**] P .e,lrvjv; A jeATr». —
//>. wnwi] A oi». n. — i'ä. d»n : «i'-A°i.ii : 'nn] A <:nn = 'C'vn i n«>Ä,ai)i > '/"-a"i.yi. — ja. j&x
ft.] A ,eÄ,ft.. — 26. -in] A Aört. — ib. iwT^-tri] A i»>s\ei-. — 27. wMiilli ■ .eMti] A m,e>,
H»i : h^nih. — ib. Yl«n>] A O/«. — ib. rt°/rt9" : +£"*Yl] A 'l\e."%ll s A'VrtS'".
XVIII, 1. fi>iAV] P IMt: A fi>.rt1:. — ib. ante «M-ft»m>- P add. m. — iä. Ah.ft»'i:ft,] A rth,
rt-«i:rt.. — /6. 7.-1-] P ta- sie. — ib. hö«S.v] A >,U7^<?» s/f. — ib. ~h9"\e.'£iro'>-'} A >irR«,o»'.
- 2. ^«e^-] P ^«et sie. — ib. n-flh : '/»Ml : h-Z-flC-l- : A-S'Cl] A h-7-rir.-j- : d-üh ■■ VM\ •■ A-S'C'i-.
ib. WJ-fli : faoftYf •■ A°|:] A (DpTtth. ■ A»+ : "J-fli. — 3. Ah"/£<!->IC] A A>i"/£<{1IC. —
ib. An, > ■/,T01] A 00 s V."?*. — ib. ,en<{.<1i] A ^<l-ir. — ib. m-n-l] A AöA. — ib. Vi:<;m.n]
A KVITÜ. — 4-5. «>Vh : I? — fflnavh] A (D^r'h •. Jxr'iO- : öoni-»Ö'i'> ■■ waai- : VM* :
n^70t s IDh'^d : (s/t) e? : ID^^4 : bt\i- : V :•: W/W •■ •S'I.M- i tf"A° : A^7A •■ ativ\-ld. : Jx9°lÜ- :
V : Cltfl ■:: WIlÄVli.
jamais, et (que se realise) ce que tu as dit. iA O Seigneur, ö Seigneur, maitre
de l'univers, Dieu de 'Esrä'el, que la maison de Däwit, ton serviteur, soit droite
devant toi, 25car c'est toi, o Seigneur, qui as revele (texte ; as ouvert les
oreilles) ä ton serviteur que tu lui edifierais (sa) maison. C'est pourquoi ton
serviteur a trouve gräce, pour prier devant toi. 20 Maintenant, ö Seigneur, tu
es mon Dieu; tu as promis ä ton serviteur tous tes bienfaits. "7 Maintenant que
tu as commence de benir la maison de ton serviteur, pour qu'elle soit ä
jamais devant toi, voiei que toi, 6 Seigneur, tu la beniras ä jamais de (ta)
benediction. »
XVIII, 'II arriva, apres cette priere, que Dävvit battit les 'Ilofeli,
les mit en deroute et prit le pays de Get et tous ses villages de leurs mains.
2 Däwit battit aussi (les gens de) *Mo'ab. Les gens de Mo'ab devinrent les * P,
serviteurs de Däwit et lui apporterent le tribut. :l Däwit battit 'Andräzär, roi
de Sobr (en) Hemot, qui allait etendre sa domination vers le fleuve 'Efrätßs.
''Däwit captura et prit mille cavaliers et deux mille (texte : vingt mille)
580 LES PARALIPOMENES. [80]
flJ'lCf • A-|: •■ Wr : h9nUPo^' ■■ 6V ■■ 0i>M-R6',"i •• mdRth " Ä : flCS ■■ h
Vf^M ■ i\tm ■■ ?.C.R'h • AMÄ-^HC -■ 'J-»"!*" s flfl • (O^'lem : JJ«^- : 4-fcft-
-f- •• <o<MA ■ ITAA.«»- : Afl>-hl- • fl/.'P.'l' ■• <s(v •■ ffl'Ä'V " 6mMflC •■ ffl/.rtP- ■■
Äöiy : w7-jA s flc.e s h£"7A* ■■ wohin. : uf s hiac-iiih ■ AWh ■• m.ein
h. s A-J: i-Wl«; - tBh"HLh-nth.Cl i JPÄ-'K s A^'ß-'l' i flH-A- i Hl-fl/. s r»>/»'fc i 5
^«e-l- : tf-n» ■• -niHV'J* •■ WC* ■ ihm- ■• mau'«"»- ■• Afci-niw- •■ MK/n-nc •■
«D^-nX'fhm»- : A.f4.AA9° « "oij.^-nr!»./. •• "7rn,n.;l- •• a>h'W.-?'l- •• hvito- ■
Ah'J£Y..HC : >/*'^ ■ Wl- •■ -fltt"* : '»"Pf ■ ttCA' '■ HfcA0 '• V-At. ••■• mhlFUh ■
Aö»-hi: .■ nc-'i- ■■ hiiu i rtA-r? i n/h/. ■• ?»?+ : -ncr = a>höati^y •■ «j'J'P
? ■ 'nC'l- « tOft<»lS : -f-O' i >?l*» ' h,°l:l' • htm : «MA» '• tföt •' AMÄY-HC •' 10
TfttP : 40 • Ö>AW"fr » (l/.'P.'U ' W(DM(D : A^«e> « ^./-l»" ■■ fBA1}. ■ Ö»MA» : h
«» •• .('.rtvfcfl>* •■ flJJ'.tv'J ■■ rtA<w •■ "V^hA"«»" ■■ ai\\tm •■ JiflCti s ht\o° • 'M"A° s
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fantassins. Üäwit choisit pour lui ceut cavaliers parmi eux. ' Unc armee
arriva de Damäsqo, afin de secourir 'Andräzftr, roi de Säbä. Däwit le battit
de uouveau et baltit avec lui cette armöe de vingt-deux mille (hommes).
,;I1 eonstitua (une troupe) et la pla^a comme garnison dans la Soryä de
Damäsqo. ( Les Syriens) devinrent ainsi les sujets de Däwit et ils lui
apporterent le tiibut. Le Seigneur assista Däwit dans tont ce qu'il fit.
7 Däwit prit tous les Colliers d'or qui etaient sur les serviteurs de 'Endrazftr
ei les apporta ä 'lyarousälem. 8 Du pays de Mätebet et des principales villes
de 'Andräzär Däwit prit une grande partie des vases d'airain qui etaient
iiuiombrables. De cet airain Salomon lit faire la mer d'airain, les colonnes
el les vases d'airain. "To'ou, roi de 'Kmät, ayant appris que Däwit avait battu
'Andräzär, roi de Säbä, et toute son armde, "'envoya a Däwit Diram, son
fds, pour le prier de faire concorde et paix entre eux et pour le felieiter
d'avoir battu 'Andräzär et son armee. En elfet, ce To'ou etait l'ennenii
|81] LIVRE PREMIER, CHAPITRE DIX-NEUVIEME. 001
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14. "VT-r"] A H">. — ib. tf-A-] A om. — ib. 7.A<5.h,A] A ^fi^h-A. — ib. fl>>IU] A a»T(li.
— 15. A^«e>] P A^«et. — ib. opa, •■ reo*] A m>imc. — 16. mMi.aiA.Y)] A Mn^A,m. —
17. wn'V^n] A m-fivyn. — i'6. mA-ll<h.^] A om. — ib. "EA-ft] A arttf:. — i*. h-dVf-c] A Mlli
c. — iä. o.+n.^>] A °/.<>n^>.
XIX, 1. Tr>iATr] A Trh,A-V.
de 'Andrüzür. " Tous les vases d'or et d'argent, Däwit les offrit et les
consacra au Seigneur avec Tor et l'argent qu'il avait ramasses sur tous les
peuples, sur le pays de 'Edomiyäs, sur le pays de Mo' ab, sur les fds de 'Amon,
sur les 'Ilofeli et sur le pays de 'Amäleq. ,a'Abis'i, fds de Särou'iyäs, battit
vingt-huit mille (hommes) du pays de 'Edomiyäs dans la vallee de 'Agourän.
43 II constitua et il plaga des garnisons dans cette vallee. Tous les gens
de 'Idomiyäs devinrent les sujets de Däwit. * Le Seigneur sauva Däwit
dans tout ce qu'il fit. " Le roi Däwit regna sur tout 'Esrä'el. II continua
ä faire droit et justice ä tout (son) peuple. l5'Iyo'ab, fils de Särou'iyäs, fut
etabli chef de l'armee. 'Iyosäfet, fils de 'Akitob, fut archiviste. '"Sädoq,
fils de 'Akitob, et 'Akimelek, fils de Abyätär, furent pretres. Sousä'e fut
secretaire. " Bänyäs, fils de 'Iyodä'e, fut gouverneur du pays de Keroti et du
pays de Pelati. Les fils de Däwit furent les preraiers fonetionnaires royaux.
XIX, ' Ensuite il arriva que Ne'äson, roi des fils de Amon, mourut
PATR. OR. — T. XXIII. — FASC. 4. 39
* P,
84 v" a.
* P
84 V a.
G02 LES PARALIPOMENES. [82]
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ft9°'flrh.l i ^CJP : «°hh ■■ mh'rn(h.£ •• A-Oh •• ftdlAi- • a»floft.|-x-i« s
* p , 7 öiortn- : A-öo- s rff •■ fliÄV •■ /mh-l-RöW ■ «»A/.lA'J- •■ *oA'J?"i*' •• T*hh ••
84 v° b. '""
2. "/Vi^v] A »•<»">. — ib. fl»A.e.] A «xhas.. — ib. .S'i:>] P ^$+ s/c — ib. i-t-iiai-] A o/w.
— ib. flWt > hlhO-] A IHk'VthO'. — JÖ. '>?H P, A "il-r\ — k. pOSt K.lt'Too- A arfrf. 0
«»■(•<: : >iA<lft : ÄChao- : >,fm : A>kir<nf. — 5. Wh] A >,Vnn. — ib. -(lÄvh-] P, A (l»/h-.
— 6. iDi;h,ron-2 A mc>,,p,}Pai».. — /Z>. |;i<f.i] A •/■^'i:<: — ib. (K-C] P -IK-^. -- ib. "IfiAm
D?.^] A öDfiÄ.«"»^'^. — //'• «•»!>.] A «i»'/umi>.. — /6. ft-n>>] A ft-n. — 7. inftv?-!"] A om. n.
et que sou iils regoa ä sa place. 2 Däwit dit : « J'userai de bieoveillance et de
misericorde envers 'Anän, fds de Ne'äson, corame soa pere a use de bien-
veillance envers moi. » Däwit lui envoya des messagers, afin qu'ils le consolent
au sujet de son pere. Les serviteurs de Däwit arriverent aupres du roi
des Iils de 'Amon pour le consoler. 3Les prinoes de Amon dirent ä 'Anän,
leur roi : « Ce n'est pas en honneur de ton pere que Däwit a envoye (des
messagers) vers toi, pour te consoler. N'est-ce pas pour explorer Iaville et
pour reconnaitre le pays que ses serviteurs sont venus vers toi? » ' 'Anän (fit)
arrtHer les serviteurs de Däwit, leur (fit) raser la moitie de la barbe et les
renvoya. 5 (Les messagers) s'en retournerent et firent savoir ä Däwit ce que ces
hommes leur avaient fait. Däwit envoya (des gens) ä leur rencontre, car on
leur avail fait un grand outrage. Le roi Däwit (leur fit) dire : « Demeurez
donc dans la ville de 'lyäriho, jusqu'ä ce que votre barbe ait rcpousse
et soit egale. Lusuite venez. » "Les fds de 'Amon voyant <pie le peuple
de Däwit etait offense, 'Anän, roi des fds de 'Amon, envoya mille talents
d'argent pour recruter pour lui des cliars et des cavaliers au pays de la
Sorvä de Mespotomiyä, au pays de la Sorvä de Makä'e et au pays de
84 vii. Soubä'e. 7 Ils recruterent pour eux ' trente-deux mille cavaliers et des cliars
10
183] LIVRE PREMIER, CHAPITRE D1X-NEUV1EME. 603
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hin- ■ ffli^iA?'^- ? A&«ft4* s of"* -• 12fli.e.n. s A.f"Ä-n ■ h"°fi •■ mihi •■
■tl/^t- •■ flC? ■■ -Thilos». ■ imfr-iW* ■■ afht»>(\ ■■ ä'JO-Ii ■ fc«fe+ ■ 01°^ : h
•n,h,c i Krrtni • a-hin.h'ttih.c. ■■ a-h-u • ?i(\c •• H.e.&A- i amfrlA-b ■ *£•
««» • hö?'il:ih ■• "oi-i-.+'hA ■ Ji.P-Vn ■ (ort/.- 'CT* ■' HJT'ftA.ü- ■ 5>°AA i rt«s-H
+ • ACJP « flJhAflC?'ö«»- « ö»7-P- ! h^Ä'«» •■ 1^ÖI>- :: v foChS'00' '• Z-t* '•
OT>-} : \\ai> .- -J-A-n^. •• ÖJ7-P- s A-nh •• ACJP •• aiai'h-f'OV'V. •■ '?"P •■ K9°1R- ' AÄ.
i> p-vn ■■ 'DM'"!» s ?«n,Ah •• h'Ut- • »oh. •• ffl'i-ÄfflV- •■ in/, i öinÄ'rh • h.v*
ib. fflArt^'E*] A o;«. fl. — iä. milX-.lf] A o/«. fl>. — 9. post wöh. P, A a«?rf. ->(1. -
10. mcKf'l A mchf. — ib. m-vcf] A wv^f. - i'i. ffl/S-H-t] P <d4.ii->. — 12. ->Yi<d-v'/.]
P jßYio>V-fc; A >n<D-V^. — i'Ä. ä-VO-Ti] P XT-O-i- — J*. W.erMi] P ti-RM.; A ^ä^ii. —
13. <d<doh-] A <d«dcii<b-. — 14. mfi^.'O] P <Drt4.«et. — 15. <or.h.f»»-] A <Dj;>if<n»-. — ib. <d<d-
7>*ö^V.] A om. X.
(et ils engagerent) le roi de Mokä'e et son armee. Ils arriverent et camperent
devant la ville appelee Medbo'e. Les fds de 'Amon se rassemblerent aussi de
leur pays et vinrent combattre. 8 Däwit, ayant appris (cela), envoya 'Iyo'äb
et toute (sa) vaillante armee. "Les fds de 'Amon s'avancerent et se rangerent
en bataille pres de la porte de la ville. Les rois qui etaient venus camperent
separement dans la plaine. '"'Iyo'äb, voyant qu'on l'entourait pour (le) com-
battre par devant et par derriere, prit l'elite de tous les jeunes hommes de
'Esrä'el et combattit contre les gens de Soryä. " II donna le reste de l'armee ä
'Abisä'i, son frere, (pour) combattre contre les fds de 'Amon. ,2 'Iyo'äb dit :
« Si les rois de Soryä l'emportent sur moi, tu deviendras mon aide; si les
fds de 'Amon l'emportent sur toi, je te secourrai. ''Sois fort et agis
-courageusement pour notre peuple et pour les villes du Seigneur, notre
Dieu. Que le Seigneur fasse ce qui convient et ce qui est droit devant ses
ycux. » "'Iyo'äb et l'armee qui etait avec lui combattirent contre l'armee
de Soryä; ils la mirent en deroute et eile s'enfuit devant leur face. l5Les
fds de Amon, voyant que les gens de Soryä etaient en deroute et s'en-
fuyaient, s'enfuirent eux aussi devant la face de 'Iyo'äb et devant la face de
"Abes'e, son frere, entrerent dans la ville et s'(y) retrancherent. 'Iyo'äb
604 LES PAP ALIPOMEN ES. [84]
h-ü • A.f {•4A.9" ■•• ' (DChS'W • Ü-tth ■ flC? • h<w • MV"i ' <D£-+ ■ m-ktlti '■ h
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fli^Vli : "<>AMl ■ rtCBlffl»" ■ AÄ«Td-f" •■ ?»'}£^HC : VXf°a»- s 17ö)H,Vfl>-$» : A3
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XX, 'fllJlV : ItflAh : °/OT-|- : nO"/'!' ■' >"?/**+ • h9°Xh '• K^^^ • W"A" :
Ä^-f* ■ a>MA«fc ■■ WA- • n^hO-CI' « 0+"J « fflflÄVh- '■ fflnh. ! 'Hrh./. '
ib. ante h.f<.0A.iT A «rfrf. am.. — 16. fl>ch.fö°-] A mChfav. — ib. g.'no.'] A a><c.>fl»-
ÄÜ-. — /p. <D>,rD-fl>,JP<n>- > ArfU-IM" : AC.P] P <DKOhö7x1P •. tihi-W : A flDiWS^o»- •• A^CC- —
/i. 1-Kill] A llnH.. — ib. m/iv\>'\ A amvn. — ib. hceirao-'} A /M«s«ewm»-. — iä. hTrjtAHC]
A h"/Ä<ä-llC -r '6. VX"?"«»-] P Vi:»*!"«"»" «Je. — 17. >.ii//>.a] A ,c,fi,'./,.A. — /6. <D0.e<n.]
A ffl^Ä«»- sj'c. — ib. fl<J.«i:.e-v] A (*c^fl>-^v. — 18. fl^q.\rv] P <*^«e^>; A (>G?afp7r. — ib. fii-v.
y"T\ A PGFZfn. — ib. eV] A ey">it. — «i. ö£«d] P öRw. — ib. A/»flVi] A AOMi-. — i'i. AC
iura»-'] A riXIfav. — 19. fl»CK.V*-o"-] A r0C>>f<n»-. — IÄ. >ifl<i>i.A] A .efl<!->i.A. — /i. mt»»ffl.]
P «Bl-nfÄ S'c- — '^ O'i-II.F'V] A (»C^'C^'V. — ib. Kffri'R'hPa0'] P h.^A'Ah««^.
XX, 1. °i<n>>] P <v«d-|-. — ib. na^t] P •nd'^1- s;c; A h«n> : ,en>ö>i.. — ib. Y1f»¥} P o/h. -
retourna ä 'Iyarousälem. '"Les gens de Soryä, voyant que beaucoup d'entre
eux etaient tornbes et avaient ete blesses, envoyerent des messagers et firent
venir une armee de la Soryä (qui etait) de l'autre cöte du fleuve. S;\fko, chef
de l'armee des vaillants de 'AndrazAr, etait ä leur tete. ,7On annonga cela ä
Dawit. Tous les Israelites sc rassemblerent, passerent le fleuve Yordänos,
rejoignirent et combattirent les gens de 'Anion. Däwit de son cöte combattit
* Pi contre Tarmee des Soräwiyän* et les dclit. ,sLes Sorawiyan s'cnfuirent
devant la face de Dawit. Däwit battit et tailla en picces dans 1 armec des
Soräwiyän (les hommes montes sur) deux cents cliars et quarante mille
hommes (de pied) armös; il tua Sobak, cbef de leur armee, homme vaillant.
1:'Les sujets de 'Andräzar, voyant quo les Soräwiyän etaient tombes devant
la face de 'Esrä'el, pactiserent avec Däwit pour se soumettre ä Kit. Des lors
les Soräwiyän craignirent de secourir les lils de 'Amon.
XX, 'II arriva l'annee suivante, (au temps) oü les rois se mettent en
campagne, que 'Iyo'äb rassembla toute Tarniee. Ils ravagerent tout le pays
w
* p.
85 r° b.
[85] LIVRE PREMIER, CtlAPITRE VINGTIEME. 605
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ib. <{.ni] A ^n-/. — /Z>. n^höHC-i-] Aw^t. — iä. /!-n->] P «s-nt s/c. — /ä. mtw^>,->] A «»
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de 'Amon; ils arriverent et entrerent dans la ville de Räbot. Mais Dawit
tlemeura ä 'Iyarousälem. 'Iyo'äb saccagea toute la ville de Räbot; eile
fut detruite. 2Däwit enleva la couronne de la tete de Malkal. Le poids de
■cette couronne etait dun talent d'or; on trouva sur cette couronne des
pierres precieuses; on la mit sur la tete de Düwit. Parmi le butin de la ville
on prit quantite des innombrables objets. 'Quant aux peuples qu'on trouva
la, (Däwit) les fit sortir, les scia avec des scies et les tailla avec des haches de
ffr. Däwit fit de meme dans toutes les villes des fils de 'Amon. Däwit et
toute son armee revinrent au pays de 'Iyarousälem. 4Ensuite il v eut
encore un combat au pays de Gäzer contre les 'Ilofeli. Alors Sabakä'i, fils
de Yosäti, tua Sope, issu des fils des Sartämät (geants) et il l'outragea.
"II y eut encore un combat contre les 'Ilofeli. 'El'änän, fils de Yä'ir,
tua aussi 'Emi, frere de Golyäd, qui etait du pays de Get; on trouva la
bampe de sa lance (qui etait) * de la grosseur de l'ensouple des tisserands. * P,
*I1 y eut encore un combat au pays de Get. II y avait un bomme tres fort
et de belle prestance; il avait six doigts ä chaque main et ä chaque pied,
85 r° b.
IS
606 LES PARALIPOMENES. [86]
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i'£. n»i8-no] P «>>iÄ-no siic. — 7. i"7*ifi] A ft«m»,n. — i'J. nunri] P, A wiv*. — ib. i-m.1
A +«»A£. — iä. ^s=>>] A <!.<f.ö. — ib. n7»jp„u-] A n>i.e.'/.'ü>.
XXI, 1. }ifu-h.A] A .p.n/.>bA. — ib. .l'.'7••A'(•-] P .e-VA«!'- sie; A .RirA-l: sie. — ib. >,fu.h.AY]
P, A O/W. V. — '2. an'Wil-"!-] A «nK\>,Vi/-. — //;. ÄVÖ^-] P, A KYÖ/\ — /A. <D->»A'/'-}«'o»']
P m-'rM'-irao- sie. — ib. ncniTi] P lir.nnh-. — iä. ante Mli P, A rt(W. a>. — ib. -v»A+ö»-]
P -VA*«"- sz'c; A ■V'-A-pöo-. — ib. VA*»"] P -fA*iw sie; A -V-A#ö»-. — li. ATkU^hA] A t\y,i\&.
KA. — 3. *VM-] P *y>it i ty-Jit ; A v : jrviflai-. — ib. TrT-/"] A o/w. — ib. Ah-tlP] A /».n
0. — iJ. Wl^JbA] A £iU.h,A. — 4. fl><{..e.<{..e] A ÄÄ*Ä. — IÄ. fl>n»/h > tf-A" i ^.efA " >>A<i>..A :
Wfaofim'] A mllXvli i tf-A- i f'M/-KA ■■■■■ (Iho» i Will : ¥h/v i rDl'mj/.m.
en tout vingt-quatre doigts. Cet (homrac) etait des fils des Sartämat
(geants). 7I1 insultait violemment 'Esrä'ßl. Yonätän, tils de Sämä'äs et
neveu de Däwit, le tua; il aecomplit cet (exploit) sur le territoire de Räf'e,
au pays de Get. Ce sont les trois (texte : quatre) Sartämat (geants) qui suc-
comberent de la main de Däwit et de la niain de ses serviteurs.
XXI, 'Alors Saytän s'öleva contre 'Esrä'el; il suggera u Däwit de
denombrer 'Esrä'ei. a Däwit dit ;'i 'Iyo'äb et a lous les chefs vaillants : « Alle/.
donc et faites le denombrement de 'EsräVI depuis le territoire de Barsebä'e
jusqu'au pays de Dan; faites-le-moi connaitre, afin qui> je sacbe quel est le
uombre des Israölites. » * 'Iyo'äb lui dit : « Que le Seigneur augmeute son
peuplc au centuple et que les yeux de mon seigneur le roi (le) voient. Tous
sont tes serviteurs. Pourquoi mon seigneur le roi demande-t-il cettc chose
susceptible d'elre (imputeei a |H'che an pouple de 'Esrä'i'l? » l Mais la parole
du roi fut plus forte et plus puissanle que la parole Je 'Iyo'äb. 'Iyo'äb
partit comme le roi Däwil de) lui avait commande; il parcourut tous
87 LIVRE PREMIER, CHAPITRE VINGT-ET-UNIEME. 607
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M : fcWl-fl i AAA,h i fff ££ i Ah i Jw/ifc i JUP-iif««»- i OftH- i V.?.t\ ■
h9°h^Yl-U • u»hM? : ?,<*»(}. i Ah « 'fflflh » ,?£■ ■ -Hl •■ Wl- ■ fl»f.n, ■■ h^Tl i
5. ^«Cl-] A o/n. — ib. -»»A+-] P ""A«/'- s/V; A ->--A'l-. — ib. M.1\\Y\ P H^mn-. — ib. h.liUil]
A ^iiin. — ib. >A-fc] P -VA-fe sä-,- A -v-A-fc. — ib. ~hm-h.ei\ A ztu-KÄ. — ib. yvf •. mstf]
A n; •. ir -. mi : V. — ib. XT*->] P ÄVöt. — ib. V«A*ö»-] P ""A*«»- sie ; A -V-A-po»-. — ib. ;-i
fp : m?. (Ps)yi1] A ■( : i;v ! at'ij?. — ib. MbY\ P xVftl-. — 0. fl»jc,l;+] A a>A^4>. — //'• «'.e.*'!'] A
fl>AÄ*+.— //'• h.-7-A<f-öi>.] P h/TMao- sie. — t'Ä. JiA-] A tf-A-. — /6. All-ü] A ,"hlU\. — ib. J£7]
P h/W. — 7. «AK] P o»>in-.ft. — ib. ante niTr-j: A ßöfef. <d. — ib. mhyjvh] A o/». a». —
ib. i°+] P f"-!-. — jTj. >,n<{->i,A] A .P.A/.Ä.A. — 8. post -wu: A add. '>.e.ö». — j'J. >,),•>•■(•]
P Witt. — 9. >n.f] A >a.K. — *. -S'l.'^] A oiii. — ib. WH i .tvtlA] A ffl.citA». — 10. ^C = >iV
tl] A Olli. — ib. AlflA" : A-W- : >i'VH : ■>-flA : Yl«n>1l] A Ylö'ni > DA» i A-S'lM" : Ji"VH : >-(IA I Vlöoll.
les territoires de 'Esrä'el, (puis) s'en retourtia et revint ä 'Iyarousälem. ^'Iyo'äb
rapporta au roi Däwit le röle du deaombrement qu'il avait fait des peuples
de 'Esrä'el; le nombre de tont 'EsräVl l'ut evalue ä un million quarante mille
hommes vaillants pouvant degainer l'epee. Des fds de Yehoudä le nombre fut
evalue ä quatre cent soixante-dix mille hommes vaillants pouvant degainer
l'epee. (;Des fds de Lewi et des fils de Benyäm il ne fit pas le * denombre- * p.
85 v° a.
ment, car en ces deux tribus 'lyo'äb negligea l'ordre que le roi avait donne.
7 Cette chose fut tenue pour mauvaise aux yeux du Seigneur et eile fit venir la
mort sur 'Esrä'el. "Däwit dit au Seigneur : « J'ai peche grandement, parce
que j'ai fait cette chose. Maintenant enleve cette faute ä ton serviteur, car
je suis humilie d'avoir pense une chose insensee ° Le Seigneur parla ä Gäd,
prophete de Däwit, en disant : « "'Va donc et parle ä Däwit, en disant :
Ainsi dit le Seigneur : Je te propose trois choses; choisis pour toi l'une
d'entre elles; celle de ces trois (choses) que tu auras choisie, je la ferai
contre toi. » "Gäd alla trouver Däwit et dit : « Ainsi a dit le Seigneur :
* p,
85 V b.
608 LES PARAL1POMEXES. [88]
r-h-? •• £S>n ■■ (d-m- •■ w-a- • n^ho>-c-/:h ■■ vAA-f- « 9«»+ « rohwr/: ■• >f-.e ■
h'Fb&'tm : ÄAfc'Thh s iPArt'f- •■ \\&'i,--\ ä ffl,?'}A«l'h ■■ «""PO/h-h « ÄAh'Thh « ffl
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M •■ lA-Aft-f.- : ,+a-> i a>£hH.rt : fcikftrtJ: i h&$ i ffl-rt+ s fcft i irfiUrtitfi.C
?irt<w> s •nih'V i 9°A^* ■ iÄ-f?. i h9°h?.$ ■. ffl-rtf- • h& i rtnh « "•?«<£
h'7ii.^'nfh.c i '/p'i- i nffl-rt/- > hrt/.h,A : oifliÄ-* .■ h9°ht\/.h& ■■ m •■ flfc
ffl- "■ "ffl^Vffl • hl\i.h-n<h,c i <n>AMi i ffl-rt-f- : ä.m.aa.?° • h»» ■ flWAfi •• io
fflftfflÄh i nv* « cm .• K-JuA-Hrh-c • 0*K?<hAf ■ 'J.n ■ mu* « ©.eiu» ■
ftllUffhlbC i Affl-h-t i ö»A^h s aufS°ttfi : evfltfh : ^4»?° s ?,£,h i (DhÖC
«P :: fl)*»D : ,/»AMl i K^H.VfLh-C i 3.fl ■ ")CV i >»C" i Ä^fl-A« S 16 fflfcA
0A • JkR.ll« ■ -S*^ • OfhÖ^'illlhX i fflCJiP" i A<n>Ahil i J»1H . £«|>ffl-J>° ■ °7J»
hA • rt"7£ ■ ffl«;°Ä'C i fflrtftf /. ■ 0-Avh i «WH" i JiR,u« ■■ (DMutä- -. «Wl-f- • u
11. ^y^A-Tr*] A >,5r>,rt»-v-j:. — /ä. .4»^^-] P ,+<»+. — 12. iuh-tl A h^ii-. — ib. .e.n-V i <^;sn]
A 4;vn : .en-v. — ib. 7-p.f] A ^7^p.e. — ib. <d/->a+»i] A wt-iA*m sie. — ib. i»A-n ■ öA-f] A
i»A-fi i öa^. — ib. aj</°V] P mf°-i-. — ib. hmfi*x] A ymy.-i-i.. — 13. ,eo»->] P P«n>> «c. — ?'£. >i
A] P >>A. — ib. fiVf'] P .<M1\ — j'6. m-n/-] P wM: i m-flt. — 15. «»Ahh] A <n>Ahr>. — Ä. h
CT] A hr.v. — iä. h.yiiA'1:] A h.^n.At». — 16. a>h.e.W] P majeet. — ib. oin^'h^] P mttVA*.
Clioisis pour toi une de ces trois choses : l2que l'une soit la famine dans tous
tes pays pendant trois ans; l'autre, la fuite devant tes ennemis pendant trois
mois, le glaive de tes ennemis te detruisant; l'autre, la descente, pendant
trois jours, du ehatiment du Seigneur, la moii (survenant) sur la terre et
Tange detruisant tout l'heritage de 'Esrä'el. Maintenanl fais-moi savoir
ce que je repondrai ä celui qui m'a envoye. » ls Däwit dil ä Gäd : « Ces
trois choses sont tres lourdes pour moi; mais maintenanl il vaut mieux
pour moi tomber dans la main du Seigneur, parce que sa misericorde
est trös grande, que tomber dans la main des liommes. » "Le Seigneur
fit (oeuvre de) mort en 'Esra'ßl : soixante-dix inille liommes de 'Esrä'el
tomberent. ,sLe Seigneur envoya un ange a 'Iyarousälem, alin de (la)
* P, ravager et de (la) detruire par la mort. Le Seigneur regarda et ' fut emu
<lu lleau. Le Seigneur dit a Tange exterminateur : « Assez; arröte ta
main et cesse. » L'ange du Seigneur sc tenait debout sur l'aire de 'Oma
'lyAbousAwi. ,0 DAwit leva les mains e1 les yeux; il vi t Tange sc tenant
entre le ciel et la terre : son 6p6e de*gainee ötait dans sa main, tendue
contre 'lyarousAlrm. DAwit et les anciens du pcuplc, revötus du cilice,
[89] LIVRE PREMIER, CHÄPITRE VINGT-ET-UN1EME. G09
A.P<AA.jr ••'• mm?:* -. j",<ß'|- .• im. • mAj";i- i ,7,iin » An.fl<«»- ■• i*'+ -• ,7öj
jp.n. s wi- ■ -in s h'vn.vrui.c ■• am- ■ m = ha, « ti»» • w-kp-pao. ,
AhA-'J'J: ■ rliTf-n •• fl>M : ©-fc* J *)<*•'*. « min* s fl)«h* : Kn-?, : 9°1(\6? ■■
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H+«?1<I i nfl»«> : Tklll.^'drh.C « *'m-haop.m : MIT i fflCJiP- ■ A"J7-/*' •■ W* s
io mhCdöl- •• &*fc# : "itt-h"} ■ mhCXh • »JA» ■ ©-AI- i jrh^R » MiA - 2I ffl,h
/. " m(\R,h ■• p,<pJ\- • *wi • *cv ■ fljfflöÄ ■■ >»cv • ?ijrö»-?.'|: ■■ T-cr > m-f-+
IIA- ■ AWlh ■ fl>A7£ : A-* : AWlh : mÄ- » m-h'V • 0"£C « "fl>£n,A» •■ Wl' •'
a>.cv i i;n>. : v>h : »»hv ■■ t-ci\\ ■ ai^riKix- ■■ nv.e •■ n,+ ■ 9°/*,'P(> • ak^ii.
is ^ : ,/.../.„. r,» . ^^Th-H-nf " 23 ffljP,ft,A- • >.CT ■ A Wl- ■ ->"/?» s Mi) • mj>,£
A. ■' h1U.*h? '■ WLW ■ (ti>g:tm : höP'HW- "■ Ö>V«P : M : mUttl^h ' hhV9° J *'
of) r a..
17. .ß-WW-JOd»-] P .e-T A'I>-}»,o»- s/c. — ib. A>irt-Tr-|:] A A>irt°-V*. — 18. fl7-CV] A nir.>. —
20. ^n-V>] A -vn->i>. — ib. mhcvft] P mJiCVft. — 22. 7^on] A -Jc-Vii. — ib. «Dji/h"/»] P
fflA'V». — ib. n^f] A (IUP. — ib. mh"l.?.m\~] P «»."/m^ s/V. — ib. a>:)-Wi] A a»^-v>";.
— 23. >.Ci"] P >iCT. — ib. <D,e,£rt.] A fl>,e«in.. — ib. post >i°/h.>iP A add. •vt-^. —
tomberent sur la face. ,7.Däwil clit au Seigneur : « N'est-ce pas moi (qui) ai
ordonne de denombrer ce peuple? C'est moi le coupable et cette mauvaise
action est mienne. Qu'ont i'ait ces brebis et en quoi ont-elles peche?
O Seigneur, mon Dieu, que ta main soit contre moi et contre la maison de
mon pere, mais que ta main ne soit pas, ö Seigneur, contre ton peuple pour
(sa) perdition. » l8 L'ange du Seigneur dit ä Gad d'ordonner ä Däwit d'offrir un
sacrifice au Seigneur et de dresser un autel au Seigneur dans Faire de 'Ornä
'Iyäbousäwi. "Däwit (y) monta conformement ä la parole que le propbete Gäd
(lui) avait dite au nom du Seigneur. 20'Ornä se tourna etvit le roi Däwit. Ses
quatre fds (s)'etaient Caches et 'Ornä se trouvait dans l'aire ä grains. 2I Däwit
alla et parvint aupres de 'Ornä. 'Ornä sortit de l'aire, alla au-deyant de Däwit
et se prosterna devant Däwit la face contre terre. 22 Däwit dit ä 'Ornä :
« Donne-moi donc l'emplacement de ton aire, afin que je dressc lä un autel
au Seigneur; donne-moi et vends-moi cet emplacement ä prix eleve, afin
que le fleau cesse sur mon peuple. » 23 'Ornä dit ä Däwit : « Prends donc
el que * mon seigneur fasse ce qui est droit ä ses yeux. Voici que je te * p>
donne les boeufs pour l'holocauste, l'araire et les trainoirs pour le bois; je te
610 LES PARAL1POMENES. [90]
1* s A^cnvl- •■ ö>«ic«i. -■ ö»»»'>w«rtv. s h»n : .e.Vhjh s (>oö>- ■ ©»Jon ■■ mi;
•nh-h : ficve ■ Air/"?* ■■ v<Ph, : fc->h • o>»Mih-h : hin.?»? « u9fiik ■. r,<p.
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chf •• Wr- i h«>» i Ajrv ■ ?i°?ii./inrh.r: : nr-cv ■ mä" i Ä.jpn-Ofj • mvo «
fl»/»,4Pd-f" • nw :: ° a)?.'(\iv.- ■ hiii.jfflrh.c ■ hi+ • in/. : ö»A, s mW- ■• •»
(1,1" ■• ^/»"«pa i »«J'H:nv> ■ ttio-h* •• fl»<PAA ■■ ma«»!- i -fUiY. i n°7 ■ hH- •■
£0>A I 70X1 « "OT^.5nUA : W' I fc*£<r i r/i'/.Y. I hfl» ä JM/»V i AhltiSvil 15
a,c i n*e i mi«» : ach ■ mfLtio • hrw •• tiM- • Afl»A^h • hinh-n^c •■
ib. .ßVK>h] A o/». H. — ib. bom-] A öflm. — 24. n«»] A om. — 25. n«»»fiACt] A n-l'A.
— 26. <d«o£-jv.-(-] A iin>i'V-l- i <"\i'.-i'/.K — /6. t^CHT*] P **CflV1". — //'• -l-cnvl] A '|>-r.a
-/. — 27. post i\.v.v- A «rfrf. »»Alt. — ib. \e.'ilo-~\ A >i.e.i»-. — ib. rt.e.d] A n.ft^h. — ib. il.'i]
A «..-»•. — 28. fflyo] A my>.. — ib. n'if] A nur. — 29. post Wil.vn.h,c A add. rt. -
ib. iDn.-i-] P nitt. — 30. nif] A aar.
donne aussi le ble pour le sacrifice; voici donc, je te (les) donne, ö mon
seigneur. » "Le roi Däwit dit a 'Ornän : « II n'en sera pas ainsi, carje te (les)
acheterai ä prix eleve; je n'accepterai rien de toi gratuitement, (nevoulanl pas)
offrir au Seigneur un sacriüce (obtenu) par liabilete. » "Le roi Dawil donna a
'Orna comme prix de cet emplacement un poids d'or de six cents (siele's}.
-''Däwit dressa lä un autel au Seigneur et y olTrit les holocaustes et les
sacrifices paeifiques. Däwit invoqua et pria le Seigneur. Le Seigneur
Fexauca par la flamme du feu (venu) du ciel; le feu descendit sur l'autel oü
etait rholocauste : il devora et consuma l'holocauste. -T Le Seigneur dit ä
Tange qui avait l'6pöe en ses mains : « Retourne Tepee et remets-la au
fourreau. » 28 En ces jours, lorsque Däwit vit quo le Seigneur l'avait exauce*
dans l'aire de 'Orna 'Iyäbousäwi, il ollVil lä des sacrifices. -'' Le tabernacle
du Seigneur que Mousö avait fait dans le desert et l'autel dos liolocauslos
olaionl en cos jours dans la region du bämä(lieu clevi') du territoire <le Gabä'on.
:|" Däwil no put iininediatement aller jusque lä cherclior le Seigneur, car il avail
ete rempli de crainte et d'6pouvante en face de l'epee de Tange du Seigneur.
* p,
86 r b.
[91] LIVRE PREMIER, CHAPITRE VINGT-DEUXIEME. 611
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Jijra-J. A rto?^. H. — ib. mMö.ey/J P m/viö.ei'. sie. — 4. (daooi] P huhu»-. — ib. -v-A*]
P -VA-fe sie. — //*. Hin*] P ti-/ni\ — i'ä. v-A-fe] P -VA-fe s/c; A -VA-fe. — 5. .^«i:*] P £*+. —
IÄ. .ß'iTrö] P fWX. — ib. 0>Aft(Mi>] P mAft-ll/JW-. — IÄ. hil-MA-] A hfl-l'-SAfl». — l'A. inOf]
P H1«H-. — i'6. n»i-n>] P rnMlV. - iä. V°A<fe] P -VA-fe s/c; A -v-A-fe. — 6. post ammy
A arfrf. .S<£>. — i'i. jk^-v»] P yfo"/?,-. — 7. «da.^p] A om. — ib. post «ja.^p P add. ,e-yvJV.
— i'A. ante y,"ii\ P, A «c?(/. m.
XXII, ' Däwit dit : « C'est ici la maison du Seigneur, mon Dieu; que cet
autel serve aux holocaustes de 'Esrä'el. » ■Däwit dit : « Rassemblez tous les
etrangers qui se trouvent * dans le territoire de 'Esrä'el. » II designa parmi eux * P,
des tailleurs de pierres et des polisseurs pour bätir la maison du Seigneur,
son Dieu. 3 II fit apporter quantite de fer pour les clous des battants des
portes. Le roi Däwit prepara aussi quantite d'airain, d'un poids inappreciable,
pour les gonds des battants et pour les autres ouvrages 4et des bois de cedre
sans nombre. En elTet, les gens de Tiros et les gens de Sidonä lui apportaient
une innombrable quantite de bois de cedre. "' Le roi Däwit dit : « Salomon,
mon fils, est encore jeune et inexperimente. La maison qu'il devra bätir au
Seigneur pour (sa) majeste, pour son nom grand et pour sa gloire ä travers
toute la terre, je (veux la) lui preparer. » Däwit prepara une quantite innom-
brable d'airain et de fer, de bois de cedre et de pierres taillees, avant de
mourir. CI1 appela Salomon, son fils, et il le chargea de bätir la maison au
nom du Seigneur, Dieu de 'Esrä'el. ' Däwit dit : « Salomon, mon fils,
012 LES PARALIPOMENES. [92]
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JV'Jii •• fl»?*7/»,'Ml i AAA ■■ hl\/.h.& • X\o» i 'IA'l"fl i fl»l-°?nf: •■ /hl « hlll.Ji
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frfcHH •" fl>V;P*h : HfcHH i VÜLMMbC ■ A<n»"A, i I1?iA/..>i.A : JW* •■ fl»"|-
AP- : flJ^'>qV.Ü : (DhJlW^b ■•■ "ö'VP I ÄV i Oh»» : '}£/>P " hA'I^JA
fl»-h- : Alt'/" : Ji^llA'flrh.C ä <mht\? '• 0>C'1> '• Tg : ffl-n<./. s «wJlAP : ?ff ' 15
S. o-fiM-] A xnht s/c. — 9. w/vt] P öjaäp. — //». -fl>irt. i *<.v] A -n>in. : *<•<{.. — 'V' fl»
M>a."] P ffl^öü". — '/'• wfiAa»] P n»M?". - 10. f/h"Wfr] P ^ATr*. — IÄ. fct ' AfllTf]
A nnirp = it>. — «J. a>A.e] P rtt; A «ba^p. — ib. hn\ A mi s/c. — 12. ^n^.h.A] A
jf.Ht.it. A. - 13. aHisl-Vt-V] A o;«. m. — 14. >,ni>irtfl>-n] A hfit-sn»»-. — 'Ä. «>1IW •■ "°
>iai'] P ö>n<.d : oo»A.e. ; A maonAr " -ik-c. — ib. vir] P AVy.
dans mon äme j'avais pense bätir la maison au nom du Seigneur, Dieu de
'Esrä'öl. 8Mais la parole du Seigneur est (venue) ä moi, en disant : « Tu as
verse beaucoup de sang et tu as fait de grandes guerres; ne me bätis pas la
maison ä mon nom, parce que tu as verse beaucoup de sang sur la terre devant
moi. "Voici qu'un fils te naitra; celui-ci sera un homme de paix; je le rendrai
tranquille au sujet de tous les ennernis qui l'environnent ; comme il sera
appele du nom de Salomon, je donnerai une grande paix et (une grande)
tranquillite k 'Esrä'6l durant ses jours. "'II me bätira une maison ä mon
nom; il sera pour moi un fils et je serai pour lui un pere; je dresserai le
* p- tröne de son resxne sur 'Esra'61 a iamais. » " Maintenant, "mon lils, que le
UV V° fl
Si'igneur soit avec toi et qu'il te rende prospere, pour quo tu bätisses la
maison au Seigneur, ton Dieu, comme il l'a dit ä ton sujet. "Que le
Si'igneur te donne sagesse et intelligence et qu'il alTermisse ton regne sur
'Esrä'el, afin <pje tu gardes et accomplisses la loi du Seigneur, ton Dien.
,3Qu'alors il te rende prospere, si tu penses ä garder et ä observer les
commandements et les preceptes que Le Seigneur a prescrits ä Mousö pour
'Esrä'61. Sois fort et courageux; ne crains pas et ne treinble pas. "Voici
que moi dans ma pauvrete j'ai prepare pour la maison du Seigneur cent
[93] LIVRE PREMIER, CHAPITRE V1NGT-TR0ISIEME. 613
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R-A+ i hlU.h-üth.C i fl0.-> i ttWiR. • Mioo : ?k«7il.Ä-n*h.C s
15 XXIII, 'flUMMhfc : AÜ+ : AHlÄV/i ! «n»*PAA.W- « Ö>V*7i*' » AA-T"* i Ö»A
ib. m-fict •■ «»•>«.>] P ffl-nc^ « mj^"/. — //'. inn*] P inn+. — i'i. iihfit-SAwh-] A iihM-
•sft»Jb. — ib. -/»A-fe] P -VA-fe «cy A 'V-A-fe. — 15. «da.^p] A om. — ib. inil A ^il«:. —
«6. man] A Tiin. — ib. n.v] A n.>. — 16. n«>c4»i] A om. \. — ib. -wvfc] P -VAt siV;
A -V-A-fe- — 17. fl>.ß>mn'i:jp] A <Djet<Dti<i:p «c. — 18. KtM-H«"-] P MM-Yio»-. — /Z». o»7^<c->]
P <B?4>. — 19. mV^ftmm»-] P W/v.iitooo- . — /6. ml-Tr^K.] A a>->VK-. — '6. ^.e:^^] P *.£1t.
— i&. ^>>Hii] P ^-miii sie. — ib. nn.*] P nn»i-.
niille talents d'or et un million de talents d'argent, de I'airain et du fer en
poids inappreciable, car il est liors de mesure; j'ai prepare (aussi) des bois de
cedre et des pierres en quantite innombrable. ''Toi, mon füs, ajoute encore
ä cela; ajoute de norhbreux ouvriers, des artisans, des ma?ons, des char-
pentiers et tous (hommes) habiles dans l'art de (travailler) 'Tor, l'argent,
I'airain et le fer (dont la quantite) est innombrable. Leve-toi, agis et execute,
car le Seigneur est avec toi. » l7Däwit recommanda aux princes de 'Esrä'el
d'assister Salomon et de le seconder. lsDä\vit leur dit : « Le Seiffneur
n'est-il pas avec vous et ne vous a-t-il pas donne la tranquillite sur tous les
ennemis qui etaient autour de vous et n'a-t-il pas livre entre vos mains
tous les habitants de (ce) pay s ? Tous les pays ont obei et se sont soumis devant
le Seigneur et devant son peuple. '"Maintenant disposez vos coeurs et vos
ämes pour chercher le Seigneur, votre Dieu; levez-vous, alin de *bätir le * p>
. . . . 8i; v" b.
sanetuaire au Seigneur, votre Dieu, et d'introduire l'arche de l'alliance du
Seigneur et les vases sacres du Seigneur dans la maison que vous bätirez
au nom du Seigneur. »
XXIII, ' Däwit vieillit et arriva ä (la fin de) ses jours. Salomon, son fds,
614 LES PARAL1P0MENES. [94]
.«j. .■ h9°?:"id>0' i (MoA : htUh,h ••■ -athtil' P-tth •■ Wl- •■ Ytltr • "»Afchi- •
hl\ih.& ■■ flJJiüV'l- i fl»A,*P'fi.e> « 3 ffl'h4W'S- : ffl-h-V-A* i A/P'ßjP? = hJ-dR
fl»- •■ •nX.JiV • («i : °i9° • ö»JirfiVl s fflliV •■ '1°6i$ao- : (1(1 s hC'hM'.xrao' ■ ff? :
ffl-il-p :: 'fl)h'/'?»A- s ?tA : R'|'fl>-fl«>- : fl>Jt*.-|-n<- « «»jPft-f-4-TV- < "JW. •• Cl.-f* •' ?t
*7lUWl<ii.£ •■ ef? •• aiyi '• a>&tM>'l' •■ cdouVsTJ'I- -. yy .- öio+n-f- •■ MbR • •
•//v ■ miiöft •■ \n i Rrvn,h- 1 fl»£iW4- •■ Ah*7.fl.^«nA.c ■■ nö^iiy.."!' •■ ?iA ■• r-
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Wr • nn i h-n^-f-ß»- • ar*+ » a.<e •■ aica? ■ whW-v •■ ö»A"7./- t ••■ 7o>aic
A? i AfV5*> • «DArt/TL !i "a»AR i W* i <n>AMl i h.?hj,fr i fliH.-f'/' i fl>P-fcA i
«'ArVfc a 9*DR«fc+ •• rt/'Z. s rtA""7.;|- " (»JiW/.A ■• ff»fc/..'> s fcA- « i*'Afl'fc •■ ao/[ 10
Ml+ i JVP i WH!iro«H : aM,hW*n ••■ '"«DAR** > A."?. •■ Ä.^W i mil.H i fl»
A.ffcfi i ffln.^"/ i k* i fco» H-' i hCHA'h ■ R«fe+ i A/'l '•■• "ffllM- i RVr* : ao
AMl •■ «D1I.H i »lo-n a flJfc.l'M ■' fflflrf«* ■ a*hj -mi-i- i «DAR i 0A.I4- i ft.1" •
XXIII, 2. mA.'i"!.'.i"/] A <da,<i>«-.i'>. — 3. miw*] P «Di-VA* sie. - ib. A.'Pf:.ev]
A A,«pm-,rv. — '/'• >iy"ö.e.«>-] A om. >,ir. — i&. -dk.-!.» ■ «i i •»»■•] A -no-v"/ i HM^.: i»:ifM ••
M". — i'ä. v-A-P«»-] P •va*»0, s/e; A v-a*«»-. — i'i. j:.y] P IS. — '* n>.p,?-(K.] P m^7-ll<-.
— ib. anithVh} P mÄjivt. — 5. fl»*iöil ■ 9S : .e.MW* i m.e.n.y"*.] A «dhöii ■ >iA i .i'.rt.-flrh. :
<o.Kn.ir<. : 9 : v. — ib. nV7H.vn<ii.c] A om. — ib. .i'-'/-(K.] A 7-n<-. rö. A>i"?n.>1-n<h,r.]
P o/h. a. — 6. im : >i-nA-pm>-] P ii n : MiA*«»». sie. — ib. n)A«)'"i>] A (da+'ii-. — ib. mh<n.£.&~\
A mftoB«. —8. h.^.'/.A] A h.r/.K,A. - 9. rt,«?.] A <*"TL. — ib\ mMr/.A] A mviiy.A. —
ib. fflA.hA.^.S'*/] A »da>,A..M'>. — 10. A.-7.] A ^«^.. — 11. (i)h.fWl] A mh.p>,A. — ib. <daä]
A «u-A-Ä. — !*■ '»K.»1'/] P ht'V- Sit".
r6gna apres lui sur 'Esrä'el. - Däwit assembla tous les princes de 'Esrä'61,
les pretres et les levites. :iLes levites furent recenses et denombres depuis
les hommes äges de trente ans et au-dessus; leur nombre par tete fut
de trente-lmit mille. ' Parmi eux ceux qui remplissaieat et executaient
avec diligence le Service de la maison du Seit;-iieur etaient viagt-quatre
mille"; les scribes et les juges etaient six mille; 5 les gardes des portes
etaient quatre mille; quatre mille anssi celebraient les louanges du Seigneur
sur des instrnments qu'on avait faits pour glorifier le Seigneur, Dieu de
'EsraYI. eDäwit etablit les lils de Lewi (dans les fonetions qu'ils devaient
remplir) chaeun ä son tonr : Garson, Qä'ät et Meräri. 7(Les tilsi de Garson
etaient, L6dän et Seini. s Les lils de 'Adän etaient 'lyä'ihöl, chef (de famille),
Zötom et "i'oliel : trois. 'Les lils de Semi etaient Salom6t, 'A/.ährl et
Wran; les trois etaient princes de la maison de leurs peres et (descendants)
de Lß'aleyädän. ,0Les fils de S6mi etaient 'Iyft'et, Zizft, 'Iya'as et Berö'a;
c'etaient les quatre lils de Semi. " Ve'et etait Taine et Ziza le second.
'Iyo'as et Uari ä n'eurent pas beaueoup d'ent'ants et les maisons de leurs
r* a.
[95] LIVRE PREMIER, CHAPITRE VINGT-TROISIEME. 615
<Hh.H.'/.A •■ hti- ■ ha»-iU i MW!-- := ,3 ft«fe+ > h9°&*9° • hl'."} ' ö>ö»-A, •■ <D-M
* ce ä hin • htm .- .c.-"!-'f'J^ft t A+Ä-ftf" ■■ 4*3.« i fl»£**fc ■■ h^ÄrlÄü- » ?»
• (oy.-Aai'O- •• h<'» i hiii.viua: •• Mh i A9A7* « "ö)ö»rt, .• in/. ■ ^u.h-ndi.
icw •• rt-ny.A ■ o»AWfi a " mfruAft i &*+ i J»A"/Hf: : hn..e ■■ ao&hto -.
(oh9lt^:"id,u- •■ A.* 0A£ ■ hhMHC * <d-A-£- ■ fl>fc«fe+ ■• /.hn.e • Mrt« -• a*
Au* s lx0i^<b4> i .mm: ■ rtA-r'i- •■ *n>AMi ■■■■ 1!,o»r«6+ ■ h-nn i K?k>Cf '■
io <w»a^3i : wu\? -■ »i*-n i M'ii.y.A i "/Aft i h.ytii%yi\ ■■ /..-na » 20 <dr«6+ i h
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«Dg*«? : TM. i fcA°/»IC i m*ft » '" «>'/"/" i AA°/HC i athjtofr?. : A-* i öl-
A-Ä- i -MIM- •■ iih'MA ■■ M*A£- := fl»h«o-iM}"'* •• £«fc+ •■ «ftft i h:""/J(/"} « 2iöJ.e.
ib. im i v-A'l'-] P nn : VA-r- sie; A nx i •v-.A'l!. — 12. *'y'»] P *",■/• sie; A *•**.
— ifi. h?"/!-;'"] A }>?%?". — //'. m.P.OJir:] A mfiiihC. — ib. <nj,.il.V.A] A mh.H.y.A. — 13. >>
?"^5>"] A r,y"<!.!r. — //'. rt'l'.edl] A A->.e;i-/-. — iä. ffljefrAMi-] P «".cl-AMib. — 14. *r"rt.e. •■
A.'i.*] A i-flyp : n.e/M- i A-'i;. — IS- ^cf^r'~} A 7cn?". — 17. £*+ .- hA^nc] A .e** > a>iA
°iiir.. — ib. htt.fl A ^ch-n^. — ib. ih-ttfl A J.CM1.P. — 18. .e.lhcl A jen^c. — ib. nn»
«p*] A (i/i°i""/. - 19. «"»Ahn] P, A oi>A>.n. — ib. h"%Cf] A >i"7C.e. — iä. h..fii.v.A] A h.
,ei|"/.A. — //'. A..t"/.""/..cn] A a>h.fU9"fl\. — 20. mAMi] P ow. — i'ä. <oh..en.cn] A a»K.^n. —
//>. Hftn] A ao AhM. — 21. «Phrt. : Wiflo-ft. : ID^4;4> : 'f»hft. > hA'VHC > Wftn] P Vhh. ■■ hMHC >
w-kti. — 22. tn*->] P ■i-nöt.
peres ne furent pas deuombrees chaeune separement. l2Les fils de Qä'at
furent 'Ainrüni, Yesä'ar, Rebron et 'Ouziliel; ceux-ci furent quatre. ,:'Les
fils de 'Amräm furent 'Aron et Mouse. Aron * fut choisi pour etre con- *i
sacre au ( Service du) saint des saints, (lui) et ses fds apres lui ä jamais,
pour brüler l'encens devant le Seigneur, pour servir, pour prier et pour
invoquer le nom du Seigneur ä jamais. "Mouse, serviteur du Seigneur,
et ses fds (furent compris) dans la tribu de Lewi. l5Les fds de Mouse
furent Garsam et 'Al'äzär. "'Lc fils de Garsam fut Soubähel, chef (de famiile).
17 II naquit comme fds ä 'Al'äzär 'Abiyä, chef (de famiile); apres lui il ne naquit
pas (d'autres) fils ä 'Al'äzär. Les fds de Ra'abyä furent nombreux et s'ae-
crurent. ,sLe fils de Yesä'or fut Salomot, chef (de famiile). "'Les fds de Kebron
furent 'Iyä'er}'ä l'aine, 'Ameryä le deuxieme, 'Iyäzihel le troisieme et 'Iyäqe-
miyäs le quatrieme. ""Les fils de 'Azihel furent Mika l'aine et 'Iyäayäs le
second. -' Les fds de Meräri furent Mo'ali (et) Iiamouse. Les fds de Mo'ali furent
'Al'äzär et Qis. "'Al'äzär mourut sans avoir engendre d'enfants mäles, mais
(seulement) des filles. Les fds de Qis, leurs cousins germains, les epouserent.
87 1° a.
616 LES PARALIPOMENES. [96]
«fe«p : av-h, ■ Vhii. » flJh,£,C ■ a}h.?61*:l' ■ whh-b ••■ 2 ha^lU ■ htr ■ £«fe+ >
a.'G : nrM- ■■ hti'Pjroo- ■ </da?i*h- ■ nw- ■ hn'eirö»- : Mi»» •• -v-a*«0- ■ nn ■
hChh±\rao' .■ tonn ■ ?ii*iö7'J:U'od- i >i'*h i £-pn<. ■ o>!>,<lrov -. <q-m: ■ «»a?!
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2:iLes fils de Mouse furent Mo'äli, 'Ed6r et 'Iyärimot : trois. '2vTels furent les
lils de Lewi selon leurä familles, princes de la maison de leurs peres d'apres
leur denombrement par tete et par nom. (Ils etaieut charges) de faire et de
parfaire le service de la maison. du Seigneur, depuis (texte : parvenus a) Vage
de vingt aus et au-dessus. 25Car Däwit dit : « Le Seigneur a donne le repos
ä son peuple, il l'a fait demeurer et l'a etabli ä 'Iyarousälöm a jamais.
20 Les levites ne transporteront plus le tabernacle et tous les ustensiles
de leur ministere. » -' Ge fut sur les derniers ordres de Däwit que le nombre
P, des lils de Lewi fut lixe d'apres (leur äge : soit) " vingt ans et au-dessus.
28 Ed. effet, il les plaea sous Tautorite (des lils) de 'Aron, afin de servir dans
la maison du Seigneur, les chargeant (du soin) des vestibules de la maison
du Seigneur, des cbambres, de La purification des choses saintes, des.
objets sacres du service de la maison du Seigneur, Dieu de 'Esra'el,
des vases d'argent, -'des pains de proposition, de la (leur de farine
pour le sacrifice, des poeles ä faire les azymes, des poeles a frirc, de la
päte cl de toutes les mesures. :,"(Les levites devaient assister) tous (les
prötres) qui se tenaient chaque matin pour louer et celebrer le nom du
87 r b.
97] LIVRE PREMIER, CHAPITRE VINGT-QUATRIEME. «17
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<n>- : oipcm •■ mftjwi* i ©AR** ■ w^ii:'- nv»A<fe i ar+ ■ im* ■ Mi*w S7\I,a
31. foc-h] A j"vr.7-. — ä. »nn i iim*] P wun-vw-. — ib. i-A-fc] P -va* sie; A -v-a*.
— 32. <DVn<fc1] P «DM141- sie . — ib. rtVÜ\l P AVI".
XXIV. 1. -11A.1J P -n-h-t. — ib. nn ■ mia*»»-] P om. — ib. <dj,a^hc] P «d^a^hc. —
2. «».AO] A mfcAfiö»-. — i*. Hon-] A t-KIM- sie. — iä. <d-a-£] A a-«"- i id-a-ä. — ib. hAlf
HC] P TiA'VHC. — ib. a>.e.+-ic] A <B.ß.+?°f.. — 3. Afl^*] A A4/>*. — ib. a»hft."lA.Yi] P «ohCT.
ft.^,. — ib. fificl A .e.»-y"c. — ib. >a*H P ?*A*<n»- sie; A -v-a*«"»-. — 4. wa'VHc] P >«a
0i,|C. _ ib. .e^-»7c] A .e.i-9°C. — ib. «iaä*+ > .e^-"7C — Wl«ew<n>-] A mAÄ*+ ' ^»°C = S ■
n-v-A«. = AÄt i mh: lfm»-.
Seigneur et (qui) faisaient de meme le soir. " (Ils devaient assister aussi)
tous ceux qui offraient des holocaustes au Seigneur chaque sabbat, chaque
neomenie et chaque fete, selon le nombre rituel des ceremonies que le
Seigneur a prescrites par la bouche de Mouse, sou serviteur. si (Ils devaient)
observer les heures et l'alternance des heures (pour la garde) du tabernacle
du temoignage (et assister) les fds de 'Aron, leurs freres, pour le service
de la inaison du Seigneur.
XXIV, ' (On classa ainsi) les fds de 'Aron, (en leur donnant) autorite ä
chaeun dans sa division. Les fils de 'Aron etaient Nädäb, 'Abyoud, 'ATäzär
et Yetämär. 2 Nädäb et 'Abyoud moururent alors que leur pere etait vivant,
sans avoir eu de fils. 'Alazär et Yetämär, fils de 'Aron, (remplirent) les fonc-
tions sacerdotales. »Däwit les röpartit, (en prenaut) Sadoq parmi les fds de
'Al'äzär et 'Abemelek parmi les fds de Yetämär selon leur nombre, (selon)
leurs fonetions et selon les maisons de leurs peres. * II y eut (parmi) les fils
de 'Al'äzär beaueoup plus de chefs puissants que parmi les fils de Yetämär.
(Däwit) repartit les fds de Al'äzär sous seize chefs de maison paternelle et
les fils de Yetämär (sous huit chefs) selon le nombre des descendants * de la 87 v'a.
PATR. OR. — T. XXIII. — FASO
4. 40
618 LES PARAL1P0MENES. [98]
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«c] P >>A"iHr.. — ?6. ,e.-»-"7c] A ,e..+?"f:. — 0. a>Afl£4>] A om. a. — i'o. <Drthn."*iA,ii] A mh
n>°%ivn. ib. Mi.f.»-c] A oiUf^-C. — «ä. fl>A<n"\>,iH-] A o/m. a. — ib. n,t] A o/;/. -
ib. d>AA.«P«WV] A mh,Va>-fi. — ib. hihX. ■■ h«h«.] A h/h^.. — J'6. A>iA";HC] P TiA^HC. -
//'. <n>uh^- i h/h-'r] A ©h/hfl.. — JA. A.ft;J-D7C] A A.ft.J-r'C. — //'. öfl] A AV. — l'Ä. post AM' i
«»i|>jp.n A add. «rniTr* ■ wi"7-tir««»" > A*ii)Yfr •■ a>iA i lA.e«»-. — 7. «dyiö-ü] P, A wnöfl. —
//'. Ah.^.h,^] A Ah.e.h.,p. — 8. «JAA.W-V] A fl»AA.>i<i-Tr. — 9. a»A"lrt.h.^h.»°] A wi\"%d.ix.yh.r\
— 10. mAMI^] P, A om. A. — 11. n»Ah.frtö] A h»a>i»». -- 12. «oAh.A.fft.-fl] A <DA>i.A.ert.
^I_ — 13. ampytt} A <nAh,T>i. — //'■ <i»A>b'»'l>1] P o/w. A; A h'ä.ai1.i|';i — L4. «>An,Aj9>i] A «da
ftA^Ö. — I&. a>ilh,0%G] A fl>A>i."*C. — 15. (WWW.] A <BAh.^H.C. — 16. <DA>».*A] A (DAh'liA.
maison de leurs peres. 5 II classa par le sort les uns et les autres, car les
princes du sanctuaire et les princes du Seigneur furent choisis parmi les
iils de 'Al'azar et parmi les lils de Yetämär. 6Semyft3, fils de Nätänähel, des
descendants de Lewi, les inscrivit en presence du roi, des princes, de Sädoq
pnHre, de 'Abimelek fds de 'vVbyätar, des chefs des familles sacerdotalcs
et levitiques. Dans ces familles (on prit pour les fonctionsi alternativement
(la brauche de) 'Al'azar et (la branche) de Yetämär. Les prelres (devant
servir) au sanctuaire furent tires au sort. 7 Le premier sort echut ä lyärib,
le deuxieme ä 'Idi'eyä, s le troisieme ä Rarem, le quatrieme ä Se'orän, 'le
cinquieme ä Malkiyä, le sixiöme ä Möse'iyä'im, '" le septieme ä 'Aqdes, le
huitieme ä 'Abyä, " le neuvieme ä 'lyasou'e, le dixieme ä 'EsköayÄ, "le
onzieme ä 'Klyäsib, le dou/ieme ä 'filyÄqim, ,:'le treizieme ä 'Opä'e, le
quatorzieme ä 'Esabä'e, "le quinziöme ä Belaga'e, le seizieme a 'Emer, ' " le
dix-scptieme ä 'lyä/.ir, le dix-liuitieme ä 'Afousi, " le dix-neuvieme ä 'Apiti,
1(1
b.
[99] LIVRE PREMIER, CHAPITRE VINGT-QUATR1EME. 619
1 wAfch.T •• brw.- • mh.hti- •••• <DAPo°-fc i fl/'Y«. : mhAh.-|: ■■ lswMAh*y ■• ö
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17. fl»rt.9ö"-y.] A mA.-xn'-y.A. — 18. «ort-SAW] A mA£A>i.P. — ib. fflArwi] P o/w. A. — 19. -i«
a*ö»-] P "»"A#<n>- s/'c; A -VA*«»-. — ib. f»CO*] P /MCOI*. — i'i. ante hn-ifö»- A add. m. —
20. K?*K?1 A kjVhf. — 21. h^..S.rf A M.£,f. — i*. hAftf] A >,/..n.i\ — ''"■ W..rrt.h..Pf»] A
Kfü-^fti. — Ä. o»Ahh] P ooAMü. - 22. rofth.ftv,^] A <DAh.nh<S. — '*• h.?*] P h.T1' «c; A h.
Vi-. — 23. M'..S.t'.] A h.P..e:P. — ift. h.^H.y.A] A h.W/.A. - 24. ^.n>,] A "Y.ti. — 2F. A"7.>i>i]
A a«Hi. — //»■ hArt A h.hf. — ib. m?.*.* ■■ UAS' ■ fHtGfÜ} A o/m. 26. -f">iA.] A «»hrt.. -
ib. ffloo-rt.] A <DWifl»-A.. — ib. K.H^] A h.ni^. — ib. ante n* P, A add. mg.*.*. — 27. AhH.^n]
A AhTtffi. — ib. ante g,{\^9° P, A arfrf. idjc«4>. — i*. amnr.] A wh^iC. — ib. P-tt-%'] A h-fl^.. —
28. hA»l«C] P ATiA^HC- — 29. ante g*.* P add. fl»A«fifi ; A <da^ : A*ft. — 30. -P»>.A,ts] A T^AP.
— /6. <u>b<!i0->] A ath.Cf*. — ib. m-i»A*J] P m-TA*. sie ; A «d-v-a*. — 31. 1-Ire<n.] A t-io«»- sie.
le vingtieme ä 'Eqel, ,7le vingt-et-unieme ä 'Akino, le vingt-deuxieme ä
Gämouhe, l8le vingt-troisieme ä Däla'iyä et le vingt-quatrieme ä Mo'aze.
19 Tel fut leur classement selon leur ministere, pour entrer dans la maison du
Seio-neur, d'apres la regle etablie par 'Aron, leur pere, comrae le Seigneur,
Dieu de 'Esrä'el, lui avait ordonne. 2nLes autres descendants de Lewi furent :
parmi les fds de 'Amräm, Soubähel (et parmi les fds de Soubähel) 'Iyadä'iyä;
21 (parmi les fils de) * 'Arädiyä, tils de 'Aräbiyä, 'Iyasi'iyäs, chef (de famille); _* P.
22 (parmi les fils) de 'Is'äri, Salomot; (parmi les fils) de Salomot, 'Inät; -!les
fils de ('Inät) Myoudiyou (le premier), 'AmAryäs le deuxieme, 'Iyäzihel le
troisieme, 'Iyäqemyä le quatrieme; 21 (parmi) les fils de 'Ouzouhel, Mikä'e et
(parmi les fils de Mikä'e), Sämer; 25le frere de Mikä'e, 'Isiyä; le fils de 'Isiyä,
Zakäryäs; 2Cles fils de Meräri, Mo'äli et Mouse; le fils de 'Iziyä, Bäni; 27les
descendants de Meräri par 'Aziyäs, Yes'äm, Zäkour et Obdi; 28le fils de
Mo'ali, 'Al'äzär; 29le fils de Qiso, 'Arämähel; 30les fils de Mouse, Mo'äliyou,
'Edär et 'Erimot. Tels furent les fils des levites (d'apres) le denombrement
des familles paternelles. 3,Ceux-ci aussi furent tires au sort, comme leurs
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620 LES PARALIPOMENES. [100]
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ib. mno'VH.^*] A fl>(lö'VH>. — ib. «MWIöll] A fl>.*rt : *CTr i <"'flö'l. — j'i. -V-A-po"»-] P «*»»•
s/V ; A -wv*«».. — //'. a>iA] A aa. — ä. n<D-ni-] A nn. — 2. wh.^rt.iiA] A wyKyi\,h,e\. -
3. mrt."*h.] A m{t,"1.h.. — ib. mhft^n] A atMVfd. — ib. h.**-»] A h.-S-^->. — 4. fl»«oVf/..f
A] A moo-y-fv.rn. — '6. fflA.H.%A] A o»V)i7.A. — ift. fl»h.Cf°^] A «u^ct»*. — J'A. »WVIi]
A a»hYfi.en. — «J. fl'l/,.'\fc] A wi^.nt. — «6. »A'^'TLhiltC] P m<5.<^D?. = fl>h,H.r: ; A «>iD7»V. :
oDbiLC. — '*• <ort.fl.*<n'V] A fflMi.+mv. — ij. aJA.f-A.-tc] A mh,fh,tC. — ib. a>a1hW:t'} A a>
oowcif. — 5. h.D7Tr] P Offz.
freres, les fils de 'Aroa, en prcsence du roi, de Sadoq, de 'Abimölßk et des
chefs des familles sacerdotales et levitiques. (Les chefs) des familles regurcnt
(leurs fonctions par le sort) comme leurs jeunes freres.
XXV, ' Le roi Däwit et les chefs de Farmee designerent pour le serviee
les fds de 'Asäf, de Emäu et de 'Idoutoun, qui prophetisaieut (en s'accom-
pao-nant) de cymbales, de cithares et de harpes; leur nombre etait »Stabil
(selon la repartition faite) par tetes (de famille) pour le serviee des charges.
2Les fds de 'Asäf etaient Zekour, Yosef, Nätänyas et 'Iyäsihel. Les lils
de Asäf etaient aupres du roi. 3Les fds de 'Idoutoun etaient (idoutoun),
Godolyäs, Souri, iyou'isäyäs, Seme'i et Asfiyäs : six sous (la direction
de) leur pere idoutoun; ils jouaient de la liarpe, celebraient vi glorifiaient
le nom du Seigneur. 'Les iils de 'Lmän elaient Bouqiyäs, Mantiniyfts,
P, izihöl, Soubähöl, *irmot, Anänyäs, Anäni, 'Elyatä'e, Gßdolatö, R6m6-
mi.zer, Srbäqalan, Me'öläti, 'lyo'itir et Mä'aziyöt. 5Tous ceux-lä etaient
fds de 'Emän qui jouait et chantait devant le roi les louanges du
Seigneur; ils sonnaient de la trompette. Le Seigneur donua ä 'Emau
[101] LIVRE PRRMIER, CHAPITRE VINGT-CINQUIEME. 621
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19. Tifin./] A rt-0V.A.
quatorze fils et trois filles. "Tous (les chantres et musiciens) etaient sous (la
direction de) leurs peres; ils glorifiaient et chantaient devant la maison du
Seigneur avec des cymbales, des harpes et des trompettes ; ils etaient aupres
du roi et de (leurs peres) 'Asäf, 'Idoutoun et 'Emän. ' Leur nombre avec leurs
freres, instruits et habiles ä glorifier et ä chanter le Seigneur, etait de deux
cent quatre-vingt-huit. 8 Eux aussi furent tires au sort (pour remplir)
chaeun (son service) ä son tour, petits et grands, maitres et disciples.
*Le premier sort echut ä Yosef (de la maison) de 'Asäf, ä ses fds et ä ses
freres. Le deuxieme ä Godolyäs (de la maison) de 'Enyä, ä ses freres et ä ses
fds : douze. ,nLe troisieme ä Zekour, ä ses fds et ä ses freres : douze. " Le
quatrieme ä 'Iyäzri, ä ses fds et ä ses freres : douze. ,2Le cinquieme ä
Mentanyäs, ä ses fds et ä ses freres : douze. ,3Le sixieme ä Bouqiyäs, ä ses
fds et ä ses freres : douze. ' 'Le septieme ä Esrä'el, ä ses fds et ä ses freres :
douze. ,bLe huitieme ä 'Iyäsihiyäs, ä ses fds et ä ses freres : douze. ,r'Le
neuvieme ä Mentanyäs, ä ses fds et ä ses freres : douze. ,7Le dixieme ä
'Emi, ä ses fds et ä ses freres : douze. ,8Le onzieme ä 'Azrihel, ä ses
fds et ä ses freres : douze. ,9Le douzieme ä 'Asbiyä, ä ses fds et k ses
C22 LES PAR ALIPOM KN ES. [102]
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20. fr«iy.A] A ?""/->'*/.en. — 21. öo-v.i-vji'n] A hjwra. — 22. mw£| A ot;». —
23. wv^n] A h.en<ii*TV. — 24. h.eiifli^TV] A v;%. — 25. «datvj:] P anim>yf:. — ib. M't]
A «TAfc. — 26. «ia,-/:] A h,A.efc. — 27. JbA.pl:] A h.?kc]. — 28. h..p-fcc] A i^.A-l:. -
29. J^At] A ivfclir-4-. — 30. «"MI.«*-*] A r>a.«"A'*-ty. — 31. PAa*Tr-fc,j,ll.c] A .ft/;il.C.
XXVI, 1. (DAHiVAt] A om. a. — «6. o*n] A w-n-v. — ib. >,»+»] P hTr+x: A j,«?**. -
ib. a»-AA?"] A öo-flA?". — 2. flJAa»AVV..p] A fflAunnAy.P. — ib. h,.M.V.A] A K.y.tV.A. — ib. Uli
•S..PA] A H-n.Rvrfi. — /7>. post h.f>y.A P add. tr?". — 3. h.f-M.fhJ A h.CA. i 7.VH.. — ib. post
1-11* P, A add. h.f-y.A. — 4. fl»A(l-ll.e../P.i'"A] A m/\M\)/.,f.r'l\. — 2*. A"7S.^A] A rt»76.en.
freres : douze. 2" Le treizieme ä Soubähel, ä ses fils et ä ses freres : douze.
* p» 2I * Le quatorzit'iiie ä Mantänväs, ä ses fils et ä ses freres : douze. " Le
88rl). , ,
quinzieme ä 'Iyarimot, ä ses fils et ä ses freres : douze. "Le seizieme
ä 'Anänyäs, ä ses iils et ä ses freres : douze. 2lLe dix-septienae ä 'Iyous-
taqüten, ä ses fils et ä ses freres : douze. "Le dix-huitieme ä 'Anani, ä
ses fils et ä ses freres : douze. "cLe dix-neuvieme ä Meleti, ä ses fils et ä
ses freres : douze. 27Le vingtieme ä 'Elyäti, ä ses fils et ä ses freres : douze.
28 Le vingt-et-unieme ä 'Iyatir, ä sos fils et ä ses freres : douze. 2" Le vingt-
deuxieme ä Gadoliti, ä ses fils et ä ses freres : douze. '" Le vingt-troisieme
ä Ma'aziyot, ä ses fils et ä ses freres : douze. " Le vingt-quatrieme ä
Sorßmentiyäzßr, ä ses fils et ä ses freres : douze.
XXVI, ' Pour la repailition de la garde des portes (on choisit, parmi)
les fils de Qorö, Mousälam, descendant de Qore et descendant de 'Asaf.
- Fils de Masalämiya : Zakäryäs l'ainö, 'Iyadihel le deuxieme, Zabdiyas le
troisleme, N;\tanA le quatrieme, 'Iyanouhöl 'le cinquieme, YouAu le sixieme,
'lyoulehenä'i le septieme. 'Fils de 'Abdedom : Sama'iyas l'ainö, Yozabäd
le deuxieme, 'lyo'a'ar le troisieme, Sokar le quatrieme, Nätänahel le
L03 I.IYRE PREMIER, CHAPITRE VINGT-SIXIEME. 623
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C-fc •■ <dipAA'|: '« ,2 KA- : hf-A-T s 0*0 » ht+R ■■ «"AWfi+ • 'V£A ■■ AA ■ (lh
">h.A ■ (D0fl.JR, : nhOT : A£'l' . (1.+ ■• hfl'Clffl«- : AA s Ä'J+Ä- ■■ (Oh-iQX ::
j'i. vii«iÄ] A r-iHi.e-. — «'*. OfC] A rtiir.. — 5. .efinc] A .e.wc. — ib. -MA-t] A "PA*. -
8Ä. post oy"V P, A rt<W. F-n^,. —6. wAO'T.h.^] A wA'iK.0V..(*n. — ib. ?.<\:¥\ l* Ä'l!+. — 7. rt.
"7.h..e] A ft'Ti'V.^. — ;6. £**] P £*+. — 8. post mh^v.irav A arfrf. i. — ib\ post m.e**
«•>• A add. X. — ib. -v-A*«»-] P VA*«"" s/c," A V^A*«».. — 10. ä**] P £*■/•. — 'i- h,
1«>A£] A -f-wA-S-. — ii. *i*(lt] A mw*. — 11. mii-A-ft^n] A mtk&frf. — ib. miw^Ii] A <d
/n.n.C.Vfl. — 2Ä. AM),] A Ahft>i. — //'. öiiwAM:] A ffln.^-fl*. — 12. 1WW] P IIVAt. —
/6. VV+*] P h'V+Ä. — IÄ. oolMit] A Atf»A>.Vl|-. /A. nMIÄ4-] P ilMia.1- */(.
13. pOSt <B-\-°,0m. A rtrf£/. 4» : Hfl^*. — /6. AA : W+» i fl»i'V+»] A A^t-flt : M&X.
cinquieme, ' 'Amihel le sixieme, Yeskär le septieoie, Pouliiti le huitieme, car
le Seigneur, son Dieu, avait beni (Abdödom). "A Säme'iya naquirent des
iils (dout) Rosä'i fut l'aine (et qui furent chefs) de la maison de leur pere,
parce qu'ils etaient vaillants. 7 Fils de Seme'iyä : Goutän, Räf'el, 'Obdr.
'KlzAbed, 'Akiyou, hommes vaillants, Helyou, Sämäkij^äs et Yesbäqom.
8Tous ceux-lä etaient les descendants de Abdedomou; eux, leurs freres et
* lcurs fils s'acquittaient vaillamment de leur Service; le nombre (des des- * l
cendants) de Abdedomou fut, au total, de soixante-deux. a Les fils de
Meslömyä et ses freres etaient (au nombre de) dix-liuit; ils etaient vaillants.
'"'Asä'e, descendant de Meräri, eut un Iils qui garda le droit d'ainesse, car
son pere, n'ayant pas eu d'aine (competent), avait etabli chef le cadet.
H Relqiyäs etait le deuxieme, Taberiyäs le troisieme et Zakäryäs le quatrieme.
Les fils et les freres de 'Asä'e etaient (au nombre de) treize. '-Teiles furent
les classes (chargees) de la garde des portes. Les chefs des milices devaient
servir, chacun ä son tour, comme leurs freres dans la maison du Seigneur.
11 Ils furent tires au sort, petits et grands, d'apres la descendance de la maison
SS v° a.
624 LES PARALIPOMKNES. [104]
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AA.M? ■ (DAR : 1CA"J s A.ff/.A s "H.**" i fflAu&fcA i hUh i AÖA i «°m
14. Art.A»"7..r] A AA.A°7°,p. — /A. post f->,fi P add. <n»ATi..f ; A «<frf. «n>in.^. — ib. post
hIrfK. A add. A»*. — /*. »<bö>, : öd] A m^tifi : ttbfh. — 16. wAft.^h.9"] P, A mß\R i rt.^,h.
jr. — i*. «>A?,<1] A »AMI. — ib. föt-p*"] P 9"bi-p-t-. — ib. o«f»n] A i"\4>n. — ib. od'VX/.]
a «o-v»<:. — 17. hjen* i aa : aa^] A n.^n* ■ aa/vu : nÄ-n-t ■ aaö1»- v^v . — ij. «ob^a]
P om. a>. — ib. MJ.r''] A hiU.T". — ib. ffl>^.^.*4n-] P a>£**£i\-. — ib. post at.e.*p£n-
P, A rtC?«?. <DAh.f^Ai ! H«»'V7A : »d.1\ ! 7°flA : >>Tr+X ■ ftt * of>ni<PAÖ : ■»'AAt : AOt = öm^ =
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A : >irt,«i:>i : INI i llAJb* : jp.^^fh i «jr^-VX*. — 18. andf-OH*"}] P fl»tö>tlV>. — 19. H<P
At] A H*A1-. — 20. a>A."P'CX''Vrt] A »A.'PtB-.f'VA. — ib. fit i winiit = "iVf •■ 4>.e-0t] A «ni|"/
•flt : dt = ^.^O*-. — 21. A.-S->]A A,C"V. — ib. rtt] A o/«. — ib. post w.ff:y.A A rtrfrf. «>£*+ :
h.Ry.A. — 22. fflh.«A ] A wh.fy.A.
de leurs peres pour chaque porte. " Le sort (pour la porte qui est) ä l'orient
echut ä Selomiyä. On tira au sort pour Zakäryäs, fils de Yo'As; (lui) ecliul
le sort (pour la porte qui est) au nord. ' A Abdedomou (echut le sort pour
la porte qui est) au sud en face de la maison des 'isifim (magasins). ,6 A Scie'im
et ä \Asä echut le sort (pour la porte qui est) ä Toccident vers la porte de la
maison des chambres qui est sur le chemin montant, les gardes etant vis-ä-
vis. "A l'orient, six (gardes) par jour; au nord, quatre par jour; au sud,
quatre par jour; aux asäfim (magasins) deux par deux se tenaient vis-a-vis
* i\ et etaient proches; l8ä l'occident (les gardt^s) etaient quatre; au * chemin deux
(se tenaient) pour relever la garde. '"Teile fut la repartition des portiers qui
etaient fds de Qore et fils de Mcräri. -"Les lövites, leurs freres, etaient (pre-
poses) aux trösors de la maison du Seigneur et au tresor des vases sacres.
21 (Voici) les descendants de Ledän, fds de Garson. Des (ils de Lcdäii
(sortirent) les chefs des maisons paternelles : Li'adan de la descendance de
Garson et 'lyayouhel. 2" (Les fils de 'Iyayouhel), Zetom et 'lyoulicl, son frere,
[105] LIVRE PREMIER, CIIAPITRK VINGT-SIXIEME. 625
(IV • fl,h '■ MfLhUib.C i 2itniih/.-9° : atW.tiht ' aHUn-tlCt • mAh-ll.fcA «
'fflAfrn'/.A ■■ fl»A£ • ICA?" i ö»A£ ■ o»A. > «"»Pfl. « AAA » «mUll" « 2 ö»A?i
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+ ■ P-C^TA ■ H»»-}7A • 0^-n : AM • Vf-A- ■ lUt ■ «,-h ■ X'VH.^'flrfbC ■ »AA
23. fl^A^.^?*'] A miW^M.r'. — i'A. fl>A^H.XA] P om. i\, A fl>W.H.y.A. — 24. a»A£] A «daä.
— ib. «bAä] A »daä. — 25. rtJiA-wc] P AJiA^MC. — ib. <?»,n..ffi] A /.°ia^n. — ib. a>Mh.f ft]
A flJh.0/i.>>..fn «c. — 26. Aftft] A Art. — ib. aoin-nt] A aotiiim-, — ib. »rtCJt-1>] A om. rt. —
27. m>,y"W-rt- : fl-hoi-c*] P »^yWA- i n-hflJ-Ct: A a'hr'HtOl. — ib. h.f£')C.~} A h.fij&C- —
28. mh-nic] A mWAi:. — ib. n<.h.^fi] A Profil. — ib. t+^ft-] A +^fr. — rt. n>iÄ ■ H.Wo»- :
rtA-T-^] a n^x. ■■ fl/i«"PTr. — 30. Math] A vwi/n. — «6. kt**] p, a xT*t.
etaient (preposes) aux tresors de la maison du Seigncur, ■ ' (avec les descen-
dants) de 'Aräm, de Yes'ari, de Kebron et de 'Ouzihel. 21Soubähel, fils de
Garsom, fds de Mouse, etait intendant des tresors. 25Son fröre 'Al'äzär
eut pour descendants Ri'äbiyäs, 'Isä'iyas, 'Iyoräm, Zekri et Salomot. 26Ce
Salomot et ses freres etaient (preposes) ä tous les tresors des vases sacres
que le roi Däwit avait consacres avec les princes des maisons paternelles,
les chefs de mille, les chefs de cent et les officiers de l'armee. 27(Parmi les
objets) que Däwit avait pris et amasses dans toutes les villes et dans tous
les pays, il en consacra (une partie), afin de ne pas retarder la construction
de la maison du Seigneur. 28 Tous (les autres objets) avaient ete consacres
au Seigneur par Sämou'el le prophete, Sä'ol fils de Qis, 'Abner fils de Ner
et 'Iyo'äb fils de Serou'iyäs. Tous (les objets) qui avaient ete consacres
etaient entre les mains de Salomot et de ses freres. 29 Kanenyä (de la famille)
de 'As'äri et ses fils (etaient charges) du Service exterieur comme scribes et
magistrats en 'Esrä'el. ,0 'Asäbiyäs (de la famille) de Kebron et ses freres,
hommes vaillants, (au nombre de) mille sept cents, (etaient charges) de sur-
veiller 'Esrä'el et d'aller * de l'autre cote du Yordänos vers l'occident pour * p,
89 r° a
toutes les choses de la maison du Seigneur et pour tout le Service de la maison
626 LES PARAL1P0MENES. [106J
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31. (DAYl-llCV : h.V-<!.Pn : o»AMl] A Offi. — ib. poSt «n>AMl P, A add. fflAln-flCV. -
/6. ntio»] P om. — ib. anle nhCfl"^ A rtrfrf. m. — ib. t;'*"'«»"] P tli.P.-'/-. — ib. post «i>-n-|:
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W-A-. — i'ä. Mowt] A -».MH.
XXVII, 1. V-A<F«>^] P TA*«" sie; A V-.A*«»'. — ib. Vl^Aih] P VlVAl-. — ib. (»ll.e<DA>>]
A om. 11. — ib. aiAtf-A-] P om. a>. — ib. ultn>*'] P »,«n/-. — ib. Vi<i:A^] P HVAt. — 2. hAH>,
?°] A hin^y". — 1*. mwa] A ii-n.e„v.A. — 4. £>,.»•.] A ^.e,. — //>. mm:] A >,)B-t. —
I*. WA*] P YlVAt.
du roi. :" 'IyorivAs etait chef (de la famille) de Rebron d'apres la descendance
de la maison paternelle. La quarantieme annee du regne de Däwit 011
fit leur denombrement; on trouva parmi eux des hommes vaillants ä Inyäzßr,
du pays de Galä'ad; 3t (eux) et leurs freres, hommes vaillants, ctaient (au
nombre de) milk- sept Cents chel's de maison paternelle. Le roi Däwit les
etablit sur la tribu de Robel, sur la (tribu de) Gad et sur la demi-tribu de
Menäse pour toutes les choses du Seigneur et pour toutes les affaires du roi.
XXVII, ' (Räpartition des) lils de 'Esrä'el d'apres le nombre des chefa
des maisons paternelles, des chefs de mille, des chefs de cent, des scribes
servant et administrant publiipiement selon tous les commandements du roi
conformement a toutes les divisions (militaires) qui etaient relevöes (texte :
qui entraient et qui sortaient) par ordre ehaque mois, pour tous les mois
de l'annee, cliaque division etant de vingt-quatre mille (hommes). 2(Le chef)
de la preiniere division, au premier mois, etait 'Asba'äm, lils de Zibdöhöl;
sa division etait de vingt-quatre mille (hommes); ; il etait des fils de Fftres
et il commandait tous les ofTiciers des troupes du premier mois. '(Le chef)
[107 LIVRE PREMIER, CHAPITRE VINGT-SEPT1EME. 627
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A»/,h. ■ fl»AoA •■ hVAl- ■■ ll.hu- •■ evr •• mg? :: {^r'ö • l\tnc"i •• -J-r'ö ■• hfl.
.ei*.r; ■ hs°V;J-<e ■ tthirn<h,<'. • n'i?9° ■■ ö»aoa : hT-A-i- ■■ ii.hu- •■ m ■ m^p «
5. HYh..t*n] A AVhjPA. — ib. <»A£] P om. — ib. a»AMn] P at>AM. — ib. post at^öh A
«rf(/. tf-A-. — «'(!>. ti¥At] A »w. — 6. nv.i'n] A -nvvn. — j'ä. >,i»"i»"\o] A tir'Mii. —
ib. i*»At] P, A i»"»n. — «6. ViWAt] A »Wt. — 7. aJ/!.-nfl] A .»lUiln — rt. nwci] P dmo:
A ow. (1. — /£. 7>Vih] P Wir»»-. — ib. wjiii.S.^fi] A <nATl-fl.^fi. — ib. toVA-J] A m^A-l-. —
8. ante riy-fi A add. a>. — ib. (ifflC^] P, A ilmr.-V. — ib. A-^hV) A iifW. — ii. AK.r>l<s-K.]
A A^^il^h. — /A. YWAI-] A nvAt. — 9. nwr.-i] P ilfflf.V. — ;6. >i.f^h,] A h.f^h..R. — //». a
>rfc] A a>>*. — ib. HMr-il/h,^] A o/». >,y». — ib. -fe.p>i,] A **h,. — 10. nwO] P (HnCJ. —
ib. tiAA] A »•'»A. — ib. TA.A«e] A «PAAIJ. — ib. A,'i:<&?"] P >,V<.y". — ib. fi<PAt] A HVAt. -
11. llfflO] P llfflCV. — ib. fDAfi. •■ hA-fc] P om. — ib. WAS- : A»l<!-h.] P o/«. — ib. mvAt] A n
VA1-. — 12. fifflO] P na»c>. — ib. htly\uc] A Ml^itc — i'Ä. hT">.-»-<e] A hr^-«. — ib. tov
A/] A V1VA+.
de la division du deuxieme mois etait Do'ay. iils de 'AVati; (sa) division
etait de vingt-quatre mille soldats. " Le chef de la troisieme (division), au
troisieme mois, etait Banä'iyäs, pretre, tils de 'lyo'iyädä'e; sa division etait de
vingt-quatre mille (hommes). ° Ce Bänväs etait im homme vaillant; il etait le
plus fort des trente et il etait ä leur tete; *sa division etait de ving-t-quatre * p-
. . ° n 89 r b.
mille (hommes). ' Le quatrieme (chef), au quatrieme mois, etait 'Asähel, frere
de 'lyo'äb; (apres lui etaient) Zebdiyäs, son fils, et ses freres; sa division etait
de vingt-quatre mille (hommes). R Lecinquieme (chef), au cinquieme mois, etait
im prince appele Samä'at, fds de 'Iyäzrä'i; sa division etait de vingt-quatre
mille (hommes). '' Le sixieme, au sixieme mois, etait 'Jyarä'ö, fds de 'Ete,
du ]>ays de Teqo'e; sa division etait de vingt-quatre mille (hommes). ,0Le
septieme, au septieme mois, etait Kalas Palesäwi, du pays de 'Efrem; sa
division etait de vingt-quatre mille (hommes). " Le huitieme, au huitieme
mois, etait Sabakäy, lils de 'Asoti, descendant de Zarä'i; sa division
etait de vingt-quatre mille (hommes). '-Le neuvieme, au neuvieme mois,
etait Abiyäzer 'Anonatäwi, du pays de Benyäm; sa division etait de vingt-
* p,
89 v° a.
628 LES PARAL1P0MKNES. [108]
13 VC ■ n<DCi •■ 'irr. ■■ tmhih. ■• ithir-ath,/. > im4-T • mA-s- ■ aiu-ä.
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«DA* i Ah-IL^ft ■ atHoB'id.i' : >7£ : {T"Trt, i Ä.P-XA i (DAR ■ TA3Ji.JP
21 tDhtm'id.'t' : Jl£ : f"VA. • *.&.*&. : »AR i TMl^A i HfcJPWlrh,*: i lAfcÄ"
<DA£«fe«p • -n-JjP?" ■ Mih.fi>. i CDA* i AJfflfcC « "fflA^ i A.*?t!v!%A i «da*
13. n»«] P nmo. — iä. »MhJ A »ms,. — iä. tiva-t] A n^At. — 14. nmo] P nn>
r.->. — iä. mvAt] A \ww-. — 15. DA^h.] A tiA-Sh.. — iä. «it+t] A oow.t. — ib. A*p.
ky.A] A <h/><i7bA. — IÄ. YlVAt] A YWl-r. — 16. A<J.m..ffl] A ft4.m..pn. — iÄ. aopttj] A oo.lfl.
— ib. <n»Mi7,] A «n>Ml)i. — 17. fl>AA>>£] P WA.'P'e. — IÄ. hAlUfh] A hilil/n i «»"^n.. — 18. «>A,P.
n*ic] A mhfiimc. — 19. A'^s.i'A] A (ii.vn. — «*■ Ao-n^.^n] A AAh-n.^.en. -- iä. M'^t***]
A Kf&V*. — ib. Ah.H.V.A] A Ah.H-y.A- — 20. Ah.H..ffl] A AMI.?!). — l'Ä. TA^h./] A TMlx?.
— 21. fflAfln-VÄ*] P p/ra. a. — i*. h.h.^h.] A nh..ey,A. — J'i. ii-n^n] A imwn. — iä. <daä*+]
P om. A. — IÄ. AMJiC] A A>inkC — 22. fliA-STr] P, A «DA^Tr. — l"Ä. h.^H-<5y.A] A h^U^KA.
quatre mille (hommes). ,:'Le dixieme, au dixieme mois, etait Ma'alä'i, du
pays de Netafat, descendant de Zerä'i ; sa division etait de vingt-quatre
mille (hommes). " Le onzic'me, au onzieme mois, etait Banä'iyas Ferotäwi
des fds de 'Efrem; sa division etait de vingt-quatre mille (hommes). ' ' Le
douzieme, au douzieme mois, etait Keldä'i, du pays de Metfat, üls de Hado-
nehel; sa division etait de vingt-quatre mille (hommes). ,6(Voici les cbefs)
des tribus de 'Esrä'el : chef (de la tribu) de Robel, 'ElyAzrr, iils de
Zekri; chef (de la tribu) de Sem'on, Safätiyäs, fils de Ma'akä'e; "(chef
de la tribu) de Lewi, 'Asabiyas, Iils de Qämouhel ; (chef) des fils de 'Aron,
Sadoq; ,8(chef de la tribu) de Yehoudä, 'Elyäb, (lun) des freres de Däwit;
(chef de la tribu) de Yeskär, 'Amäri, fils de Mikä'el; "'(chef de la tribu)
de Zabilon, Sama'iyäs, fils de Abdiyäs; (chef de la tribu) de Neftalem,
'IyArimot, fils de 'Ouzihel; "(chef de la tribu) * de 'Efrem, 'Ase, fils de
'Ouziyäs; (chef) de la demi-tribu de Menäsc, 'Iyohel, Iils de Palda'iyä;
21 (chef de l'autre) demi-tribu de Menase, Tida'i, Iils de Zebdiyas, du pays
de GalA'ad; (chef) des Iils de Benyäm, 'Asahel, fils de 'Abner; '3 (chef
de la tribu) de Dan, 'lyAzourihel, fils de 'Iyoram. Tels furent les chefs de
[109] LIVRE PREMIER, CHAPITRE VINGT-SEPTIEME. 629
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/Ä. Mio»- : ^Äi^t] P >.nfl» : •Pg.r'-l- : A <n»A>>>1t. — ib. £*4>] A Offl. — 23. «Jh/V-rt-fe]
P <Dh.-VA-fe s«'c. — ib. -y-A-Po»-] P -rA*»»- sie. — 24. rt<.K„pfi] A h^'hfO. — ib. jb->»a«I^]
P .e-TA-h sie. — ib. a>f>n-(l] P ö».e>MI sie. — ib. h^u-] A om. — ib. mh.f V-A-fe] P a>
K-J-VA* sz'c. — ib. -v-A*«"*] P -V"A*o»- sie; A -T-A*«»-. — 25. «mirn»-^] P (miöo-i- s;c," A a>
Uao.^.. — (ö. Ah.j'-y.A] P Ah.S.y.A. — ib. «»in-n^] P «»i|-M11-. — /6. »Am.] A Oi\m- sie. —
ib. rixiHi-/-] A o/w. i»-fit. — ib. Ml^t] P Ml^t. — ib. "7-ü.^] P T^ää. — ib. Ah.S.y.A]
A Ah..e-XA. — 26. >,n<"» : A>iA] A <»AÖA ' >iA. — ib. iDA>iA] A «D^ftA : 7.A. — ib. VH^fc.]
A vm^K.. — 27. li-at-vl A °,ojt. ■■ «nj&Tr. — ib. it.'^.K.I A rt."»^.. — rt. A-ft<h.<:] A H>i?"-n«h,
^. — /Ä. <{."7t^] A i."!*?. — ib. ödh-MI*] P aon-1-flt. — /Z>. DAffl.] A OAfl»- Si'c — ib. ll-fl-S.]
A im^. — ib. o<i:*] A nq:^.
tribu des fils de 'Esrä'el. 2,Le roi Däwit ne recensa ni ne denombra ceux
(qui etaient äges) de vingt ans et au-dessous, car le Seigneur avait declare
et dit qu'il multiplierait son peuple de 'Esrä'el comrae les etoiles du ciel.
24'Iyo'ab, fds de Sarou'iyäs, eommenga ä denombrer et ä recenser le peuple
de 'Esrä'el, mais il n'aebeva pas, (car) un fleau survint contre 'Esrä'el ä cause
de cette entreprise. (Aussi) leur nombre ne fut ni compte ni inscrit dans le
livre des Rois aux jours du roi Däwit. as Aux tresors de la maison du
roi (etait prepose) Wazmout, lils de 'Iyohel. Aux tresors provenant des
champs, des villages, des maisons de campagne et des chäteaux appar-
tenant au roi (etait prepose) Yonätän, fils de 'Oudihel. 26Sur ceux qui labou-
raient la terre et qui la eultivaient avait autorite 'Ezrä'i, fds de Keloub.
"7 Sur les champs (l'intendant etait) Semi'i du pays de Rämätiyä. Sur les
biens provenant des vignobles (l'intendant etait) Zabdi, fils de Säfni.
-8 Sur les oliviers et sur les figuiers qui etaient dans les vallees etait Balanä
10
630 LES PARALIPOMENES. [110]
ÖOtn- : fflt&l- ■ ß»AoA •■ flPfiiOi' : hA : !/A*P • flWH* : <£.A*7 : flAV • 1F-&-V. ••
hilf" • AM '• anHI'tt'l' • HJV'Prt ■ h.fhft • ■f'Wf.ao :: 'WAoA : ""/.-O
V •' hAUiTl" s hA ' I/Atn. : flJ-A-l- : «feA-V ■ ftlVh. ■ flC?<i°'Il<£ "■ fflAoA « hA
,' ' b VT* ■■ hA • iMfli. ■ at'tl *+ i M-A*? ■• M-T i fl>A* i Ah*ih. « "hfl»» •■ Ad
A i h«l"ll\(\ ■ h.li.fh ■■ htlalaiAfR ■• •VtPf.ao :: rDAliA i JtTrf-l : K?*.?t\ •
Hh'/'-Orh,/. i <"Y.-F> « ' fflAoA i h"M.>. i M1*H : h.^^ « hA- i WA-ö»- :
<wj-n> i Ji*>,e.O«»- : AflA : WA* i T<J* •• A^'P/l' ■ TW ■•• Wfl»P-V^-> : hl-U- i
Ahn-D- s awi- 1 -nhfi. ■■ m</"Vm: ■ jvv-o •• mmfl/n •■ mÄrh^, « «p-h+fc » mh.
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XXVIII, '{Dhtl'l'Ptth •■ WA' '• w-A- : «oAfch-l- •• hfi/«h,A ■ «wAhiil- ■ CD
»WH i mw-A- •• «"iMM- 1 hA : nn : oA-fo»- • eo^-n?1 ■ a^t-/*' ■■ ojaw-a« •
«"»AMlf- •■ hhAT- • athr>\:\' i tDAöA ■■ W-A« i hA • ,e»hfl>-V- : AdA • «"H*W1+ * f-C >5
HV Ih ■ fflAWA- i hA i •tiff.ao' : AoA i W"A- ■ T^* • ©AX'W» ■ fl»A»»ft-/-+HA
28. AA-7] P, A <{.A7. — ib. 7/U-V] A l./.^'C. — 20. hAU5^*^] P >iAUy°1-. — J'6. OAffl.]
A oaw kc. — ib. •ji'\^-] A >feAt. — ib. fiT^h.] A AT^h.. — ib. DAto.] A »Afl>- sie. — ib. KV
A"»] P, A tiW\l. — ib. AVJh.] A t\\MK- — 30. VVVAft] A >,"J"7AV.. — //'. h.rt.^A] A h,A
^n. — ib. post >>>.^.T A rt«i(/. \. — ib. >,..p.S..?n] A KfR-fh. — 31. >imft.i] P v*-«nA,i sj'c. —
32. iiirnr.] A n?"li*.. — j'S. a»-M:>.] A o/n. >.. — jj. A/in."?*.] A A>,n."7ir.. — 33. a>Mim<i:}.]
A «i>,ri./n¥ii. — ä. n»»f-rt.] A mn-ft.- — 34. h'n.mvx'] A >,^.im<i:a. — ä. h.f h.^h.] A h,r/i-s>i..
XVIII, 1. Od •■ ÖA-F«»-] A (in ■■ A-HäI- : öA-Fö»-. — rö. TiA j .P-Yk»-1/- i Aöa] P om. — ib. a»W
°int] P «n>in-n^.
Gadoräwi. Sor les provisions d'huile etait prepose 'Iyo'as. aoSur les irou-
peaux de boeufs qui etaient dans les terres basses etait Seträ'i Seronotäwi. Sur
* p» les boeufs qui etaient * dans les vallees etait Sel'ät, lils de 'Ailä'i. '"Sur les
H'.l v° b. n
chameaux etait prepose 'Elijas 'Esmä'eläwi. Sur les anes etait 'Iyädiyas, du
pays de Maräton. " Sur les chevres etait Yozez 'Agarawi. Tous ces iutendants
etaient preposes ä la (gestion) de tous les biens du roi Uäwit. '" Yonätan, l'rere
du prre de Dawit, etait conseiller; il etait vaillant, savant et lettre; Uli et
'Iyähel, lils de 'Akimäni, etaient aupres des fds du roi. " 'Aktafni etait con-
seiller du roi. Kouesi etait grand ami du roi. IS Apres 'Akitafni venaient
(imm6diatement) 'Iyo'iyada'i, fils de Banä'iyas, et 'Abyatär. 'Iyo'ab elait
general de l'armee du roi.
XXVIII, ' Däwit reunit ä 'Iyarousalem tous les princesde 'EsräVl, leschefs,
les olliciers, tous les cbels qui, chaeun ä son jour, gardaient le roi, tous les
cbefs de niille et de cent, tous ectix <[ui etaient eharges des tresors pour les
offrandes, tous ceux qui etaient preposes ä (la gestion de) tous ses biens. les
a.
[111] LIVRE PREMIER, CHAPITRE VINGT-HUITIEME. 631
i : >iA : th-lhfll - flWl+ •• ftC«B - tthJKAM* ••■ -inlf.fm : JJ«g+ : '}-)./»• : 0l't\'\* :
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+ : IL+ i 0hdft4.0< : Ml»» : •^.hp» i t\o» i P.VhVfc •■ fl»A£ ■ n>M>. • Mi
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/6. rtCB] A (\i-vj\-. — 2. post ■^T-p' A add. n>i7<{i>. — iä. post rt.1- A add. n. — ib. a>h
m-SAfl>-h-] A mhti-t-wfn: — 3. m.eru] A io.en>A>.. — ii. /i.-J/h'V»] P h^A-v*. — 4. hö^c]
A om. — ib. -v*?!»»] A -VT-iw. — 5. -nH->] A -nil-V — ib. m-iir] A om. m. — 6. f^hT-»]
P .fWi-V». — Ä. «>>iö8-S.t»-] A «Dhövs^f. — iä. ©Aä] P aftvx..
(homines) vaillants et les combattants enröles dans l'armee. 2Le roi Däwit se
tmt au milieu d'eux et dit : « Ecoutez-moi donc, mes freres et mon peuple.
Un desir etait monte dans mon coeur : j'avais pense bätir un temple pour
faire reposer l'arche de l'alliance du Seigneur, oü se tiennent les pieds du
Seigneur, notre Dieu. J'avais prepare tout ce qui est necessaire ä cette
construction. 3(Mais) le Seigneur, notre Dieu, a dit : Tu ne me bätiras
pas un temple ä mon nom, car tu as ete un guerrier et tu as repandu
beaucoup de sang. * * Le Seigneur, Dieu de 'Esrä'el, m'a choisi dans toute * P,
la maison de mon pere, afin que je devienne (roi) et que je sois etabli
sur son peuple de 'Esrä'el ä jamais. 11 a fait reposer la royaute sur (la maison
de) Yehoudä; dans la maison de Yehoudä la maison de mon pere (a ete
choisie); de tous les fds de mon pere il m'a agree et choisi pour devenir
roi sur 'Esra'el. r'De tous mes fds, car le Seigneur m'a donne beaucoup de
ills, il a choisi Salomon, mon lils, pour le faire asseoir sur le trone royal
de 'Esrä'el. '' Le Seigneur m'a dit : Salomon, ton fds, me bätira le temple et
ses parvis, car je Tai choisi, ahn qu'il soit pour moi un fds, et moi aussi,
je serai pour lui un pere. 7 J'affermirai et je dresserai son tröne royal ä
jamais, s'il est capable de garder mes commandements et mes lois, comme
90 r a.
632 LES PARALIPOMENES. [112]
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V i JB^hS-hflll i Ö»A?t»«.Jr : -MV» s £7£r£h ■ AlJA-tf« ••■ lo0£Mtfc i flJAÄP i
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A r>Ä7Yl. — 10. *,V»*] P ^A"/». —11. flJhöVU»-] A fl»,ö"7A{.u.. — ib. fflOT^V] A «»-"/T.O.
— ib. l°9>i^] A T»9>i*. — 12. mrt>,r.>,.e] A mhCht- ■■ n-M\f. — ib. ahhüM+Ji A om. mA. —
ib. haff; ] A °,afH. — ib. >\bti\ P A>,A i AöA. — ib. «d^öa] A ow. <d. — 13. t<:-{.^] P +«.t ; A
^•^4.*". — ift. H»lUV*] P H>lUTt. — ib. <DNA,«P«e^-V] A "/«. ffl.
(il le fait en) ce jour. "Maintenant en face de tout le peuple du Seigneur,
le Seigneur, notre Dieu, etant temoiu, gardez et chercliez tous les com-
mandements du Seigneur, notre Dieu, afin que vous heritiez de (cette) terre
benie et qu'aprös vous vous (la) laissiez en heritage ä vos fds ä jamais.
' Maintenant Salomon, mon fds, connais, crains le Seigneur, Dieu de tes peres,
et sers-le avec un cceur parfait et avec une ame de bonne volonte, cur le
Seigneur sonde le cceur, connait et penetre toutes les pensees. Si tu le
cherches, il sera trouve rapidement par toi ; mais si tu l'abandonnes, il te
rejettera ä jamais. ,0 Maintenant, mon fds Salomon, sache et comprends que
le Seigneur t'a choisi pour lui bfttir (son) temple; sois fort et agis. »
" Däwit remit et donna ä Salomon, son lils, le dessin de l'autel, des parvis,
de tous les vestibulcs, des chambres hautes, des appartements secrcts {texte
interieurs) et du propitiatoire, ,2ainsi que le plan (qu'il avait) dans l'esprit
" i'. des parvis de la maison du * Seigneur et de toutes les chambres environ-
nantes pour les trösors de la maison du Seigneur et pour le tresor des objets
sacres. "(II donna des Instructions) sur les fonctions quotidiennes des
10
15
[113 I I \ 111 : 1M;i:M1KI{, CHAPITRE VINGT-HUITIEME. 033
waofiMl-l- •■ M\,l' i hlUMUu: •■ <»AAA : *yni|«HW" : VP?+ • "MC ■ Itf+'J
V- •• 11(1,+ •• FfVÖ •• öMl,f- ■• hin.h'üth.C • "iDAdA i ooJtA-l- ■■ f«Pf i +£"
0-1- : ti0*>Vli\ i IDC+i •• «Mf'"»r/A •■ -fK-Cfc •• ' (DlUm'ilh : «b;V-|-(II- : -V>A*fe »
odäTA-Is ■ ö>W0 s öi»»rn}>» .- A"»:''-!-«)- s "fl)tfA" ■■ o»Ä-A-+ ■■ "Yfc'fr ' H9"/»'J?
r : WA- 1 h<hi: ■■ lohM: i °7?iP.- ■■ ?i'M- : <dc* ■■ flJhfl7(»- •■ H-iK-Cfc • " tor-m?
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4» i ©h«»'J7A •• -au: ■ ?iA : .t'.hö»-v- > aa ■ h,uv,- ■■ hihH- ■■ n</n.e.-A-'!- 1 IH«»mi.
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Chyo- ■ OthCh? •■ A<S1A+ •• h.<-ll,A • hA = ft*^h"J ■ InU.V'a»- .- fl).CÄ,AA- :
i «nAAAh : ;i'0/' : IrhHtt : h1H.Jfflrh.£ « "ffl'rfA- ■• HÄ*/h-<P « ©'AI •• *1i*l ■
Jilll.^-nrh.C •• <n«0 •■ fl></i>mj»» .- j;«£+ : '}?■/»' : AAA"«JB'} ■• COA-S- •• llh«"» s
vh* .■ 'hoi-un-c- " Tfl-n ■ <ö^t:f».e •■ h»» .• jnnc ■ atp.fow •■ n»+ ■ fc*7H.*
-n,h,c •■ WAh ■• ?iA/.h,A :•• -"oi.e,a, • 8«e^ •■ Aa-t* i ©a.c-p ■• JTCö ■ <»•>
ha : <mni: ■ a»Ä/H^u : fl'M&T'M : mi»d : MiUrtMbC ■ hrAh.p ■
///. oooAWit] A <Oöi"\>,1it. — 14. -fK.Ck] A 0/72. ■/.■ -- 15. -V-A-fe] P, A VA*. SfV. —
ll>. "W.->] r "7VH-. — 17. post WfVb A «<W. «o-iK.c. — i'i. (nA«'^e.•rt•'i'■o,»•] A fl>iioi«.i'rt"
•Po»-. — //>. fl<">£A">] P ll«".e;rt»t. — 18. Hfl'nV-'l] P fl>llö")'i-|- : A a)o»-y,V ■■ ö«lV>. — ib. <n
'i:-!.-'/] A oin. a>. — //). n*-h-V] A fl$.»>. — j'6. .J-fll] P ;MIV. 1'»- «nti^A-] P <ntf-n°. — '/' <>»
>iCh.i'] A afhChf.
prßtres et des levites, sur tou-t le Service et le ministere de la maison dii
Seigneur, sur le tresor des ustensiles du Service qu'ou emploierait ä l'autel
et dans la maison du Seigneur, ''sur le poids d'or et d'argent des vases
sacres. '11 lui donna et lui remit le poids exact (d'or et d'argent) pour
les chandeliers et pour les lampes, "'' tout le poids pour les tables de
propositiou, pour chaque table d'or et pareillenient (pour chaque table)
d'argent, ,7le poids d'or et d'argent pour les fourchettes, pour (les ustensiles
de) l'autel, pour les c'oupes d'or et pour les autres (objets) selon le poids
de chacun (d'eux), " (le poids de) l'or purilie et eprouve dont l'aspect n'est
pas trompeur (poun faire l'autel des parfums, ainsi que le plan du char des
cherubins dont les ailes etaient etendues et ombrageaient l'arche de l'alliance
du Seigneur. '-'Toutes les choses qui sont ecrites dans la loi du Seigneur,
le roi Däwit les donna et les remit ä Salomon, son fds, eonl'ormement au
modele et au dessin qui lui (en) avaient ete donnes, afin qu'il fit et bätit
la maison du Seiffneur, Dien de 'Esrä'el. -"Däwit dit : « Salomon, mou
bis, aie force, aie eourage, agis, ne crains pas et ne t'effraie pas,- car
le Seigneur, mon Dieu, sera avec toi, ne te rejettera pas et ne t'aban-
donnera pas, jusqu'a ce que tu aies acheve tout le travail du temple
{texte : de l'autel) du Seigneur. Voiei le dessin de la eonstruction de la
r.vrn. on. — t. xxut.
41
634 LES PARALIPOMENES. [114]
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Wfi : Art-flh •• H-fc ' AIÄ ■ HhTÜA i AMH.JfAfh.C ■ hflM "• -0Ah«» i nh9°*n
V i *tf.Af • hfi-f^Atn-h- • AA.1* •• V7H.MMi.C • fc?°4h.P i 0C+ •■ 0-nW. i fl»-n
c-r s m-u.i i 0*00 •■ 0Miv i A?° s nn • »»h-nn- s ©mi> ■ hnv-i- s nn ■ aa
^i/'öd- .• »w-a» s h-nv •■ tod'i^. •• hnv. ■■ «>fl)/..fl>-<{, i •nn-,i « «b'J-?. •■ M
H i TtA^Xr : MAC i AA.+ i Mil.frArfi.C i Jtf°AH.f ■ 0infltih ■ TP„ei- i 0C
* : 0 fKC : VT i 011'Alh i AA.+ i MlLMhhC i Ä9°Ah.f i -nth'Ti • Hh?AA •
20. ftcf>] P ncrt. — 21. nn ■ >,-n<s.-Fö»-] Pnn ■ miä-m» .«'c. — ib. nw?*] P *iu?+. — iä. <o
A.«P'WV] P mtk.'PV.fi : A «BA.'Pfl»-^'*. — ft. post idoi»^>iYi^ A rtc?J. i. — ib. ,e.(\9"0-'] A .f.fiy"0-.
XXIX, l. -icr] A i^p. — 2. hnfsno-fr] A >,nt^rt°n-. — ib. o?"] P n?". — ib. «»vwin-]
P oounn-. — ib. «»>,•«>] P a»7,-n-/. — ib. nn = ^n^woo-] a H-nH-v ■ tn<5irö>>-. — ib. ante ««
^fl>-Ä P, A add. bTr-k. — 3. aunflCfr] A (»Hinrni-. — i'A. HH-t] P -flH"t.
maison du Seigneur, de ses parvis, de ses vestibules, de ses chambres
hautes, des appartements secrets (texte : interieurs), du propitiatoire et le
plan de (toute) la maison du Seigneur. 2I Voici que les pretres et les levites,
cliacun ä son tour, (vaqueront) * a tont le service de la maison du Seigneur.
(Des hommes) experts en tous arts t'assisteront pour toute I'ceuvre commise
et confiee ä tes soins. Les chefs et tout le peuple obeiront ä tous tes
ordres. »
XXIX, ' Le roi Däwit dit ä toute Tassemblee de 'Esra'ßl : « Salomon,
inon (ils, que le Seigneur a choisi, est jeune et adolesccnt, niais l'oeuvre
(qu'il doit faire) est grande, car cette construetion a'est pas pour uu
homme, inais pour 1(^ Seigneur, notre Dieu. "Selon mos Forces j'ai prepare
pour la maison du Seigneur, mou Dieu, de Tor, de largcnt. de l'airain, du
fer, du bois, des pierres d'onyx, (des pierres) variees a enchasser, des pierres
precieuses de diverses coulcurs, toutes sortes de pierres precieuses et
quantite de marbre blanc. :| De plus, voulant faire (somptueuse) la maison
du Seigneur, mon Dieu, voici que je donne ä la maison du Seigneur, mo«
* P,
90 v° .i.
* p,
90 v° b.
[115] L1VRE PREMIER, CHAPITRE VINGT-NEUVIEME. 635
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JR^n/.h i VMjMkhC i h9°Ah i ?»A/..h,A : hfl i ILA! i h*"**-«» : «JA9° i
i8. iimw-sauhi"] A HhM-SA»n-. — 4. wnm ■ ?">.-r] P mg?. — //>. »«.je : o«t^] a *<.«• :
«»<i:*>. — 5. jrä»?"] P .ec*r sie. — 6. vr-no-] P T-no- s/c; A to-ö. — ib. 0007-0^] P m
o"7-n+. — ib. fl)m>7-nt] A fl>o«>H°/-ri-J-. — 7. ma>rth-] A o»z. a>. — ib. m%.<; i.y -. gr#] A om.
ib. ffl;»mi-;] A om. — ib. «dodyiap i >ä.Tt i Typ] A m,i»;,ay > -tlch- ■■ hAt i >iAV i mftoo->* -.
?">,•> : (DantiAf : /h<0 ' ^«"C* > >iA¥. — 8. «Dtf-fl»] P mtf-fr. — ib. Ml^tir.«»-] A Odf-tWao..
— ib. ffloortifli.] A foaomah sie. — iJ. A<n»7-n-J-] A A<n>q*7-nt. — l'J. Il>i-fl^./.] P nh-dA»: «c. —
rö. 7CA.TC] P ÜC.{>1.
Dieu, les nombreux vases d'or et d'argent que j'avais faits (pour moi-meme),
sans compter ce que j'ai prepare pour le temple : 'trois mille talents d'or du
pays de Soufir et sept mille talents d'argent pur et fin, afin que les artisans
(en) revetent et (en) recouvrent les murs de la maison du Seigneur. JQui
donc aujourd'hui s'empressera de remplir ses mains (d'offrandes) ? » 6Les
chefs des familles, les princes des fils de 'Esrä'el, les chefs de mille, les chefs
de cent, les surveillants preposes aux travaux de la maison du Seigneur et les
intendants de la maison du roi s'empresserent (d'apporter des ofTrandes) au
Seigneur. 7 Ils donnerent et ajouterent pour l'ceuvre de la maison du Sei<meur
cinq mille talents d'or, dix mille pieces (d'or), dix mille vingt-trois talents
d'argent et cent mille talents de fer. 8 Toutes les pierres precieuses qui se
trouvaient dans leurs maisons, ils les offrirent et les livrerent aux intendants
de la maison du Seigneur par l'intermediaire de 'lyohel Garsomäwi. 9 Le peuple
se rejouit extremement et exulta ä cause de * l'empressement qu'on avait mis ä * p,
offrir (ces dons) avec un cceur parfait au Seigneur, son Dieu. Le roi Däwit se n° v b'
rejouit d'une grande (joie). "'Le roi Däwit benit le Seigneur devant tout le
peuple de 'Esrä'el, en disant : « Beni soit le Seigneur, Dieu de 'Esrä'el,
636 LES PARALIPOMENES. [H6J
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HJ?.;P°/.7ft i 0J&HIC ■ A'HA-tf- •■•• nMHh '■ WiM ■■ DAf""1!} « -HM- ■• -nil-'V i
HhA/^Ato-'n- •■ \\ao : M'iX ■ 0»+ I Art«» i >Uih : 4»*f| I ?if?v?. -• H.Jih •■
ffltf-A- s llll.Ml : MlU.h a 17 tohho-CTn- ■ fflfllf* i V71I.* •■ 2iA»» » h'JP « IJ
-l^"* • An i m:)*6M: i »-£•+ i hfi»» ■■ nf «pü ■ A-n i mn^h- • hw • tf-
A- « (D£h\M. ■■ fclll.* • ?»A : 'IV.fcn- i fcfäilMlIl i IIP -• CA,hJP«°- i flWi"!t
11. M«Tr] P tft*>; A i-aws/c — //'. iiiiy".e.c>. ■ wiin"7.R>.] A min"7.t*.>. : »Hnjrjttt. —
12. wVf:] A o/w. — ib. (Dlft'1:"/] A mlft'i:"/ sie. — ib. hö-nv"] P Mfl.f- — '*■ n»WPW]
A o/n. m. — 1.3. -V7V:] P txT/.. — ib. «»»ft.-ll.li] A roTrft.il/liU. — 14. »»■*»**■] P fl»»^»t>.
/Ä. fl»9n'/>V-] A, P wT'Wr — ib. Aill-fltl] P ."imini. — //'. «»(H'/ll] P «»diiii. — ib. aiM
>»>] P mh-Whi sie — 15. >iö».>/.] A o/m. — 16. Ull-V] A -ilir;l. — ib. n>,ft|-.'JrtiD-ii] A iihflt
fUP1\: — 17. (l/h"/.V] P ll/ln»"|- sie.
nolre pere, depuis le commencement des siecles etjusqu'ä da lim des siecles
" A toi, ö Seigncur, grandeur, puissance, gloire, vicloire ei force, parce que
toi, ö Seigneur, tu domines tout ce qui est sur la terre et dans le ciel. Devant ta
face s'epouvantent et sc troublent tous les rois et les peuples. '- Les richesses
ei ta gloire vieiment de toi. Toi, 6 Seigneur, tu regis et domines tout; tu
conimandes ä toute dignite; daus ta main sonl la puissauce et la force;
dans ta main, maitresse de l'univers, sont la grandeur et la puissance sur
toutes choses. " Maintenant, ö Seigneur, nous te celehrons ensembte et 11011-
glorifious ton noni puissant. ' 'Que suis-je, moi, et qu'est ton peuple pour
(|ue nous osions nous permettre de (t'offrir) de telles choses? Car tout est
a toi et de ce qui est a toi nous te l'aisons offrande et liommage. l5En eilet,
nous sommes des etrangers devant toi et des voyageurs, ainsi que (Tont
ete) tous 110s peres. Nos jours sont comiue l'ombre sur la terre ei personne
ne dure et ne demeure a jamais. "() Seigneur, notre Dien. 1111 si grand
noinbre de choses que j'ai preparöea pour batir une maison ä ton nom
saint (proviennent) de ta inain et sont toutes ä toi, 6 Seigneur. ,TJe sais
et je suis certain, ö Seigneur, que tu sondes le coeur ei que tu aimes la
verite. (Tu sais) que j'ai offert avec un coeur sincere toutes ces choses.
1171 LIVRE PREMIER, CHAPITRE VINGT-NEUVIEME. 637
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A add. fjf>*. — ib. iD,h^?.+] P a»wi<!.i>. — 22. *.^»»] A n*.?:«». — rö. non.^] P no-n.ft
sie. — rö. »ft(l s ArtA-TTr] A AftA»f°"/ : »UM. — ib. mbf&x] A ID^^*V..
Maintenant, ö Seigneur, j'ai vu avec joie ton peuple qui se trouve ici t'offrir
(ces choses) avec empressement. ,80 Seigneur, Dieu de 'Abreham, de Yeshaq
et de 'Esrä'el, Dien de * nos peres, maintiens cet (empressement) dans le * p,
coeur de ton peuple ä jamais et dirige son coenr vers toi. I!) Donne ä Salomon,
mon fils, un coeur droit, afin qu'il observe tous tes commandements, tos
preceptes et tes regles, qu'il mene ä achevement et ä execution toute
la parure de tu maison. » -"Däwit dit ä toute l'assemblee de 'Esrä'el :
« Benissez le Seigneur, notre üieu. » Toute l'assemblee benit le Seigneur,
Dieu de leurs peres, et se prosterua ä genoux devant le Seigneur et devant
le roi. 2l Däwit offrit des sacrilices au Seigneur et oll'rit des bolocaustes au
Seigneur, son Dieu. Le lendemain il immola mille taureaux, mille beliers et
mille agneaux; (il oll'rit) de nombreux holocaustes et sacrifices pour tout le
peuple de 'Esrä'el. "Ils mangerent et burent devant le Seigneur ce jour-lä
avec grande joie. Ils firent roi une seconde fois Salomon, tils de Däwit, et ils
l'oignirent, afin qu'il füt roi du peuple du Seigneur. Sadoq aussi fut institue
(prince) des pretres. -'Salomon s'assit sur le trone royal de Däwit, son pere.
038 LES PARALIPOMKNES. [118]
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C<t] A t£A.. — ib. Iob-kaI P rt<n^h,A szc. — /7>. >n..ft] P >-fl.R «C — ib. mn.*A] A wn*A
1-. — ib. >üj&] P Vfl.e. sie. — ib. <nn.*'W- s .ig: > "Hlfl] P o/??. — 30. •*-»/»■ ■ iwe^-] A •>«?•»»• :
A-Si;^-. — ib. »Tr0\J P X-VO: A om. — //>. <nn<n>'PAA] A oflWt i «""PftA. — »A. n>i-fl/J.+] P
l)>.-fla.t s/c. — ib. Tr-ii»*] P -j-jy. — ib. },fi^>i,A] A fih£-hA. — ib. post »Vt • ?"JC:C P
ll fut airae de tous et tout le peuple de 'Esrä'el Iui obeit. -'Les princes,
les vaillants et tous les fils du roi Dawit, son pere, se souiuirent ä lui.
25 Le Seigneur eleva Salomon au-dessus de tous devant tout le peuple de
'Esrä'el. Le Seigneur lui donna une gloire royale teile qu'il n'y en avait pas
eu (de semblable) sous les rois precedents qu'il surpassa. ■'Dawit, fils de
'Esey, regna sur 'Esrä'el "'quarante ans : au pays de Köbron sept ans et
ä 'Iyarousälem trente-trois ans; le total des annees du rögne de Dawit fut
de quarante. ""II mourut dans une heureuse vieillesse, comble de jours, de
gloire, de richesses, de louanges et de reconnaissance. Apres lui Salomon
i> regna ä sa place. -"Les autres actions du roi Dawit, les premieres et les
dernieres, sont öcrites dans l'histoire de Samou'61 le voyant, * c'est-ä-dire
le prophete, dans l'histoire du prophete Natän et dans l'histoire du prophete
Gäd, 30concernant tout son regne, tous ses exploits et (les evenements) qui
se sont passes ä (son) epoque et sous son regne dans tout 'Esrä'el et dans
tous les royaumes (texte : rois) de la terre.
91 r° 1).
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Türe : «tXJTV i tiA>>] P -M8Tr i sie »iA>, ■ g : A hfhVi ■■ Ylfir •■ jftiM ■ »iAV — 1,1. MM°Tr]
P litff"! sie. — ib. Iluo-v»//*-*] P aootift. — 2. ACh-0>] P ACIWIV «C. — Ä. X?] P y?;
A 7»A«P. — ib. fl>ACM>] P a>Ar.rHt> sie; A o/«. a. — ib. f] A T"**. — ib. odami^] P <n>i>,
Kit. — 3. TW : M/f-h-A] P TW > AA»T"V. — ib. UA»] A «Am*. — ib. >,■*+] P VVH. — 4. Ä
f^oK] P >.?"U7r.. — #. +c^W] A +c.f-tv. — 5. iiii.A.'/.] A ikiava. — i&. hCftt] A h-c.».
— ;6. A>iC.f] A A>.c. — i*. ifct i ny"4 : h] P om.
(LIVRE) SECOND DES PARALIPOMENES
I, ' Salomon, fils de Däwit, fut affermi dans soa regne; le Seigneur, son
Dieu, etait avec lui; il l'eleva et l'honora extremement. 2 Salomon parla
ä tout 'Esrä'el, aux chefs de mille, aux chefs de cent, aux juges, ä tous
les princes, devant tout 'Esrä'el, et aux chefs des familles. 3 Salomon s'en
alla et toute l'assemblee de 'Esrä'el avec lui vers le lieu eleve qui etait en
Gabä'on, lä oü etait le tabernacle de la maison du temoignage du Seigneur,
que Mouse, serviteur du Seigneur, avait fait dans le desert. ' Mais Däwit
avait fait monter l'arche du Seigneur de la ville de Qaryätem. En effet,
Däwit lui avait prepare une maison ä lyarousälem. ' L'autel d'airain qu'avait
fait Baselehe, fils de 'Aryäs, fils de Aryä, etait lä devant la maison du
temoignage du Seigneur. Salomon et toute l'assemblee de 'Esrä'el (allerent)
640 LES PARALIPOMENES. [120]
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fl»An-V : htm : -TM^S" : ATTJ* : JhlMlf ■ HhWlhfl i AAA.ir<"»- i "TAA
fc i ©Afi'V : MMlll : OMlAA : mfpf < fc-fl/. ■' MMlll i HA.+iD-un i h»«>t| :
6. o»oc7] P mhö<:.i. — ib. m ■■ nft»«j°-v] A (id-fi : uf. - /ä. m-ni- s ai- < >"/*"p« '
mir.*- : n*.e-«n» : >."/n>i-fl<h.r: i hoa-] A o/re. -- ib. y;g] A 0i»»t:t •■ y>i+. — 7. iiTiihnn]
A ow. h. — 8. oaf] P o-nr sie. -- 10. mniih^v] P «xim^f. — i*. Aiiwr] A -mmi. —
ji. TITr-fc : Ä.TM1 : fln..e s: (P 01I.P. SU )] A H"*t " ÄiHfl I OHP. — 11. "H"»*] P OOT.
ib. X4M-H] P X'W/tl. — /*. fl>-(lH-> : «»<PÖA] A fl>-(|H"> : «o«PÖA. -- 12. TIMi] P TdHi.
— /*. nh.ta»-un] P Hh.twuun «c. — ib. n<n>ti] P, A »i^/n.
chercher l'arche du Seigneur. ß Salomou monta ä l'autel d'airain, devant
(l'arche) du Seigneur, qui etait dans la maison du temoignage et il otl'rit
dessus mille holocaustes. ' Cette nuit-lä, le Seigneur apparut ä Salomou et
lui dit : « Demande-moi ce que (tu veux que) je te donne. » 8 Salomou
dit au Seigneur : « Tu as manifeste une grande misericorde envers D;Hvit,
mon pere, et tu m'as etabli roi apres lui. '' Maintenant, ö Seigneur, mon
Dieu, qu'elle soit vraie ta parole sur Däwit, mon pere, puisque tu m'as etabli
roi sur uu peuple aussi nombreux * que le sable de la mer. '"Maintenant,
ö Seigneur, donne-moi la sagesse et lintelligence, quaml je parais (texte :
ä ma sortie et ä mon entree) devant mon peuple, parce que personne ne
peut gouverner ce grand peuple. » "Le Seigneur dit ä Salomon : « Parce
que tu as songe (ä cecii et que cette (pensee) est montee dans ton coeur,
i parce que) tu nc m'as pas demande les riebesses, les biens, la gloire, ni la vie
de tes ennemis, et que tu ne m'as pas demande de nombreux jours, mais
que tu m'as demande la sagesse et lintelligence pour gouverner mon peuple
sur lequel je t'ai etabli roi, ,2je te donne la sagesse et l'intelligence et je
te donnerai des riebesses, des biens et des honneurs tels qu'il n'en a pas et6
91 v" a.
10
,121 1 L1VRE SKCO.ND. CHAPITRE DEUXIEME. 641
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i'A. i\"nr>h- -. +£ir*] P n>7/"^ ■ <lM,.'/"-1- : A A+£jr*. — ib. <dV/" £;1<2.U'/.] A ow. m.
— 13. ~h9°naT] A ^n"?. — 14. mji-vjp] A fl>»i>. — /A. «nn-nn«»«»-] A o»nnn««»- *«?. — «>. Zf? .•
a»9f] A ^i»>c* i h£\v ■• fflhc-n-i i Di^. — ib. ittiW] P n^T\t. — ib. str ■. m»?] A >i^h^- 1
>iA'i: : mSfld. r ?->,!»•. — ;Ä. hVi-(\] P hQV.rt SM !. ib. Whi] P >iU7^<: S«f. — 15. fHl«n> :
>»-t)v i n>i.F<.0A,?"] P nn«n» : vm : n<n> : nh.f •f.ort.ir ; A n«n> : ö-riv : nh.v<.0A>!r. — j'ä. ante
iiii/ii./. P arfrf. id. — rt. ntio»] A n«o. — «'6. ante nn»-fi1- P, A add. a>. — 16. mw*?,
h] A fl>«n>?°»>,. — ib. post "?n» A ß^rf. m^T"/ ■■ U-t^i. ■■ }?X.ftV: — ib. fl»-Mo»->i-J:] A flm
■V* : o»->,-j:. — ib. ffl^fi^ü-] P <Dhi)t°iV-; A aihtrt-hv. — ib. .e.ri»*.] P fl*c. — ib. athö£i~]
P, A ffloo-. — 17. s] A hM.. — ib. n«v] A nn.e-fi* : ?">,^. - iö. siivmv] A >,w.^. = nyj.i- s
at59°4. — ib. \\pa*f"i\ a wen. «"*■ nx-fia.*«»-] P iiviu.i-n". s/c.
If, i. ^A'V»] P .fWilr». — JA. fl».e.A-V»] P ffleTh-V*» sü-.
donne aux rois precedents et qu'il n'en sera pas donne apres toi. » l;1 Salomon
descendit du licu eleve (bamä) qui etait en Gaba'on (pour aller) ä 'Iyarousalem
devant la maison du temoignage. Salomon regna sur 'Esrä'el. "Salomon
rassembla des chars et des cavaliers; Ieur total fut de mille quatre cents
(texte : cent quatre mille) chars et de douze mille chevaux. II mit les chars
dans les villes (destinees ä les recevoir). Mais les hommes (d'equipage) furent
avec le roi ä 'Iyarousalem. ' ; Le roi Salomon rendit Tor et l'argent aussi
(communs) que les pierres ä 'Iyarousalem, et les bois de cedre au pays de
Yehouda aussi (communs) que les nombreux sycomores dans les vallees.
"' Le lieu de provenance des chevaux de Salomon etait la terre de Gebs
(figypte). G'etaient une gloire et un tribut pour les grands du pays d' aller
(les) acheter pour le roi Salomon. Ils faisaient monter et amenaient du pays
d'Egypte ,Tun char pour six cents pieces d'argent et un cheval pour cent
cinquante. Pareillement ils en amenaient par les (memes) moyens pour
tous les rois des Kätäwyän et (pour) les rois de Soryä.
II, ' Salomon dit qu'il bätirait une maison au nom du Seigneur et
G42 LES PARALIPOMENES. [122]
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7 fflJK.JiH.3r •■ £V- ■ A,-» ! -AhA, i mM : mV fh9°C • fl>H.fcJfjA i Afl.m i nfl»C+ i
axHif-c • (Dfl-ncl- • aiiwk/* ■■ öja^a-i- • axH-ni •• a^. ■ ©ah ■ ^m* ■
2. ««] A % : >,A£. i'i. WiiiAt] A im. — ib. gff] A ft«n»Trt i >iA<t. — ib. ante <d<m:i- i
>i-(rv A add. mei-M- i fla»vt ■ >>A<C i ». — ib. <n>iAA] A om. (t. — ib. .p.+ib-öo- : <\ftA.ira»-]
A ,e>£-?*}Pao-. — /6. «i vt» v:v3 A Mi •■ 9?Wt > mfi.e-n* i y">i^. — 3. jbA-*«] P, A /AT-*. —
4. h<h*Vif] P JiAi'V*. — iä. post I1W-A- i J.H. A add. mxiao ■. ^ftci i +-CA11- ■■ (Itf-A- i Xlfc. —
/'6. 0nnc4>] A a>nn<"c*. — /6. im*a] A n»-nt. 5. on.jß] P o-n.e sie. — ib. n^avi*] P
h«n»AVlt Sic. — 6. A"7/V] P ft"7f* «C. — /6. h«ro] P i»»l<n>. — 7. Wifhr'C] A fflHfSfC
s/t-. — ib. n<nc4»] P <nna>c+; A om. a. — ib. anm<.ci A om. n. — /6. mdllC*-] A ow. —
i'A. mn"*A*] P <nn»%A1-: A «nnt-fl^ i "l^^.
pj qu'il bätirait une maison rovale pour lui-meme. 2 Salomon rassembla *
91 v° >'• . . ...
soixante mille porteurs et quatre-vingt mille tailleurs de pierres dans les
montagnes; ceux qui les surveillaient etaient trois mille six cents. 'Salomon
envoya dire ä Riräm, roi de Tiros : « Ainsi que tu as l'ait pour Däwit,
mon pere, en lui envoyant des bois de cedre, afin qu'il batit la maison dans
laquelle il devait demeurer, 4 (ainsi l'ais pour) moi, son fds, (qui) vais bätir une
maison au nom du Seigneur, mon Dieu, afin de (la) lui consacrer, de brüler
l'encens devant lui et (d'oll'rir les pains de) proposition en tout temps (et des
liolocaustes) chaque matin et chaque soir, aux sabbats, aux neomenies et aux
fetes du Seigneur, notre Dieu, et ceci ä jamais en 'Esra'el. ' La maison que
je bätirai sera grande, (parce que) notre Dieu (est plus grand) que tous
les dieux. ' Qui peut lui batir une maison, puisque le ciel et le ciel des
cieux ne peuvent pas porter sa gloire? Qui suis-je pour pouvoir lui batir
une maison? Mais je ne dois bätir que pour brüler l'encens devant lui.
7 Maintenant envoie-moi un homme liabile qui sache et qui puisse travailler
l'or, l'argent, l'airain, le fer, la pourpre, l'ecarlate et l'hyacinthe, et qui
sache et puisse sculpter avec les artisans qui sont avec moi en Yehouda et ä
[123! LIVRE SECOND, CHAP1TRE DEUX1EME. 643
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gff " «»n<tct] A a><D.e> i hA)b ■ >iA<t i n«»»ft<(.ct ■ nji.li « mH.eti i ha*. ■ >iA<{. ■ (iö"ftAC+ «
n^,n. _ li. jn] P om. —ib. flMwJf] A a»tct". — 12. (i>n.(l] P mfL-fl. — «*• •fl'»"C]
A ftiVC. — 13. (»^»"C] A HPh»°C «C. — 14. «Dllöi»!] P <DII«n>£.
'lyarousftlem sur (les matöriuux) que Däwit, raon pere, avait prepares.
s Envoie-moi des bois de cedre du Libänos, car je sais et je suis certain que tes
serviteurs savent couper les bois du Libänos. Voici que tes serviteurs (seront
char^es) 9 d'aller avec nies serviteurs et de preparer pour moi quantite de bois,
parce que la raaisou que je bätirai sera grande et glorieuse. ,0 Voici que je
donnerai gratuitement ä tes serviteurs qui travailleront et qui couperont les
bois comme nourriture vingt mille mesures de ble, * vingt mille mesures
d'oro-e et vingt mille mesures d'buile. » " Riräm, roi de Tiros, ecrivit et
envoya dire ä Salomon : « Parce que le Seigneur a aime et a choisi son peuple,
il t'a etabli roi sur eux. » '2 Kiram, roi de Tiros, dit (encore) : « Beni soit
le Seigneur, Dieu de 'Esrä'el, qui a fait le ciel et la terre et qui a donne au roi
Däwit un fils sage et intelligent, connaissant la sagesse et (ayant) l'intelligence
pour bätir une maison au nom du Seigneur et une maison royale pour lui-
meme. ,:i Maintenant je t'envoie un homme sage (qui) connait la sagesse et (a)
l'intelligence, Kirän, mon serviteur. "La famille de sa mere (descend) des
* P,
92 f a.
644 LES PARALIPOMENES. [124]
Afcö»- ■ h.9°hVti& i Vi • a>M-ih : -n?iA. ■ h9°h«PAR ! m.f?A " mph9°C •
wir : fliAn.m : nwc* -■ tonn<c • mn-nci- ■• a>n'ix.i ■■ «»njk-n"» •• «nruw
fl>- : tD£hA i fci««» ■ "*A-> i rDnjPh'}'|- i fl>n^Ann i hn-c i röflfcAHA ■ A.c. :
<BJP.*1A : 1/i.d. s Ä9°AA • Ö).e.rh.A. ■• ö>£A,n* ■■ W-A» : "f-fl/. • HhTft • t*°l\\
ö>-h : A+*V- • 9"AA i rnn-nlh ■ aimfl-fl-f* « fltf* ■ ?i*7H.?iP ■ fclWi " cd
j&MLfc i AC«7£ ■ mtxir ■ ci)H.e,> s mm?/} •■ uf,a, -. hiw.h? ■■ htm ■. f.<0- :
Ahl'ttCt.O- : «»HlV- « " (DVi'i : TITW0 : 000» : ^A.GTA i iHl»» : Hf£->fll
h s awooXh"-' •• ara-aGa* • MfcCTA • Mi" • A/hf." « hAh ■ -fUh.1. i Ä.P-
Ä, : <D;j-fVJ->n*öB- i oi.i-nÄVhö»- •■ Ä.P4-AA.1P0 " r athtilP-nh ■■ Art-f"* :
TW* ■ W"A** i fl£fl> i 0r7»;i-fl»-.e> ■ ?iA ■■ O-A-f' i JTJt^ > hft/.<Jt.A i hA s fvh i-o
An* i ffl+v-A* » 9°aa ■ ha ■■ v-A*fe i nopt •• Ml* •■ ffljv.hn ■ <*>h-nflfl»- 1
jff? s fl>££f : ffliijg : flllg :: "tO^Af s h9°fl»*A't-f ö"»' " %fV ' rhHA-p •' ©Äff1 :
fl>+C+ ■■ MW •• flJiiijf s onr " >iA •■ f.+lß.pa* • AoA •■ A*IM1 «
i'£. fc^-h'PA.R ! <n.«f f] A >.y"m.if n. — ib. myhr'cJl A mrhiT «c. — t'A. iDnjst.Tr] P la lettre
>\. est effaeee. — ib. «M*] P «1A+. — ib. «Dn.eti^OT'P n»nmTr* sie. — ib. wn-c] P feit«. —
ib. wnhAOfi] P mrihAnn. — ib. >>y"iA] P hi>"AA. — ib. rn>mo>n] A «omn. — ib. At-KVif] A
»t+'Vf-. — ib. miMH-ji] A mn.ot.n. — 15. mm?"] A fflrti?". — lti. dhcVA] P »«" = fcCVn.
— IÄ. iD.-f-DK'/'xnx] A fl»;i-n»W>(»'ö»' SIC. — 17. nA;lfl>-.P>J P nA;>fl»-.0 ; A «{.'»fl^'V. — l'J. >iA] A
ä^*ä"W. — ib. "hh.> -v°A*] P >ift i t-VA*. sie; A h w»-fe. — i'ä. Tff ■ m/-rr i ffloiv : fl>?;v] P ;■;?? :
<!>/•« : Win? i d»g; A I@ i «nriyn-»: : J»A*B i WAO : «BflJtfl* ' l^)»^. — 18. rrr ■ AIIAt] A A-H"it :
>iA<(. •■ JW»Ct ! o*. — i'A. «»*??] A «Dft«wV+ : >>A<{.. — ib. wöiS " ffl»%jp] A fl>i»>AA : r"h+ i «nfl.e-fit '
?">,t. — iä. ante M P, A flrf</. to. — ib. .ewp.yo»-'} \ ,e,+flj-<n>. : mfi&tfiy«*'.
filles dfl Dan ; son pere (descend) des filles de Tiros. II sait travailler et plaquer
l'or et l'argent, (et travailler) l'airain, le fer, la pierre et le bois: il peut
tisser (des etofles) de pourpre et d'hyacinthe et (faire) des liabits precieux
et des habits eearlates; il peut sculpter des figures; il (peut) concevoir et
comprendre tous les ouvrages que tu lui douneras ä executer avec tes arlisans
et (avec) les artisaus de Däwit, raon seigueur, ton pere. ' ' MainUuant (que
soitdonnee) la quautite de ble, d'orge, d'huile et de viu que mon seigneur a
promis d'envoyer ä ses serviteurs. "'Nous couperons les bois du Libanos
ainsi qtie tu (le) desires; nous les appoiterons, nous les chargerons sur des
radeaux (et nous les eouduirous) par mer jusqu'ä la ville de 'Iyope; tu les
rasseinbleras et les transpnrteras ä 'lyarousalöm. » l7Le roi Salomon as-
sembla tous les proselyles du territoire de 'Esra'el qui avaienl ete recens6s
et denombres avec ceux que Däwit, son pere. avait denombres; leur total sc
trouva de cent cinquante-trois mille six cents. Is 11 fit d'eux soixante-dix mille
porteurs, quatre-vingt mille tailleurs de pierres, et trois mille six cents
contremaitres pour le peuple.
* p,
92 l" !i.
[125] LIVRE SECOND, CHAPITRE TROISIEME. 645
ä.^^a. 9° ■ nft-nd •• vre? ■ n-tn ■• htiichv- ■ hin.hn.h.c ■ AW- =
II • fl(l»T'i ■• h'«» • ?.'Y}R ■■ IL-I- ■• Art"" : ?»«?H.Vfl,M: • M»Ah • fflC'V :
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(1- - Art.-'!- •• vy ■ IIKw'1' ■■ afi'-i. -. r ■.-. öiAIlm ■■ h'W- ■ fl>-Am- •• flöHI* : »'{-£ «
fflAÜ/f-rt : Ott.?, ■■ hai-W ■ i»h?nP ■■ ftöO ■ mn-l- ■ toMlm ■ rt— 1=5: • Hfl»
1 f."* •• ?»<•.«'. •■ (O)hd. • llA<>Aw>- s IH'A-J- » <Dfcfth4-f- « ffl^Ac??» .- AfU-fcl- .-
h.-> i h'/,<m'- s hn-n ■ Ahm: : aaxmcty ■■ x<?. •■ aw,.?, ■. hvaici .
Uh9°:i^V,'r : fflfcAlh" : Af»*?.'|: ■ (Vi- ■ (Of\h/A'l.O- • (DAta'4'X.lJ- •■ mtiaott
h«J- .- (OiW'PMi- : ttmift ■■ W« « 0»7A«£. : IlMA,!)- ■" fMAA • at'h'\: •■ h/Stä ■
flJt9u4A i h.<-n,A « "«»7-n/. : IM" : 4»«Jfl : 4»«J-A1' i V-"V i Atf»?»'|: : 0,1' : * :
III. i. h'r3*:^] A Mir**:.i*. — ib. n>cv] A «a. — 3. >,i»t] P >,(«>■»•. — ib. :<•] a no. —
ib. •#] A >ifi/!-. — '->. AH.1-] P rtn.1-. — ib. #] A >.fi^-. //>. ante mv-i- A «<A/. atfav. — ib. V]
A (n\1\i- ■■ n>io»->. — li. 7. ■>/•] P VWI. — //-. m-ildv] A wfl'n. — ö. OH..«] P O-fljB Sic. — ib. flrtn]
A IlöHfl». — 7. flJ-X..ft] P o/«. <n. — ib. ItTtocA' ■. HW'Tf/.r' •■ <»>iAll/» i (\Whl: •■ n,-> : mhhM-
t»- : «OAVi'l'K.U- : 0>rtO»^ll(B- : (DAlfPIIW : ttWCA' I 'ü.ft] P 0/72. //>. nh?"1ft] A Ol». f|.
8. -Vt-n : 'l'.<;<>->] I' «l'-'i-n ■ -I-rm- sie; A '>.e.ni- : '>wv. — rt. k] A >ifu-.
III, ' Le roi Salomon commen^a a bätir la rnaison au nora du Seigneur
ä * 'Iyarousälem sur la montagne de 'Ämoryä, oü (Tange du) Seigneur avait * p
apparu ä Däwit, son pere, ä I'eudroit que Dawit avait prepare dans l'aire de
()niä lyäliousäwi. "Salomon commenca ä bätir la niaison au nom du Sei-
gneur le deuxieme mois de la quatrieme annee de son regne. :1 Salomon
commenca ä bätir la rnaison au nom du Seigneur de cette maniere : sa
longueur, d'apres la coudee de l'ouvrier (selon) l'ancienne mesure, etait de
soixante coudees et sa largeur de ringt coudees. '' Quant au vestibule
('elänn, sur la facade du temple sa longueur correspondant ä la largeur du
temple etait de vingt coudees et sa hauteur de cent (coudees). II (le) revetit
d'or pur au dedans. 'II lambrissa et renforca la (partie la plus) grande
du temple avec des bois de cedre; il la revetit aussi d'or pur sur lequel il
grava des palmes et des chainettes. f'll decora le temple avec des pierres
precieuses de (grande) beaute ' et avec de Tor pur et clioisi, de l'or de
Pärouhcm; il revetit d'or clioisi le temple, ses murs, ses portes, (ses)
fenetres et (ses) baltants. II sculpta sur les murs des figures de cberubins.
8 II fit le saint des saints; la longueur du (saiut des saints) etait de vingt
coudees et sa largeur etait de vingt coudees. II le fit revetir ainsi que les
'.12 r- I).
* p,
92 v° a.
646 LES PARAL1P0MENES. [126]
i\hao^r : (DCM* ■■ f\(D-hU ■ 1V1- : Ä : flh«»* ■■ mhhftfl* •' flCDC* ■• "iZlh
Ah.<-n»A : (1»»>iap s mc<t> •■ g? « 9öJ»»Vi'nn •• 4"lv.-t = aä ■• aotx^cA-
t •■ IfiC ■•■ (DtiftCM. : fcAflrn : nfflC* ■• ?JUTh " '" on-n^ ' (D-i\V ■■ n.-h
*£ftf- •■ *£-«VV •• hAh,*l- : ti.<n,A ■ o>lAfc"ö»- : hJ»"öö = a>hfr(\tn -. (\atc.
4> s "fliy.-^ .■ hVi«rö°" = Ah.<.n,A •■ ä • flh«»^ : w6 -. ln'}4- ■ £ * flh«»;l-
hfih : y,Mn<h ■ -in = h/.<t i- •• im- « "öjJia?» ■ in* •• g ■■ n?»»»-i- .• ^h
.c.Ahv ■ *n«i. •■ h.<-n,A ■ hA?i = "/An : hi*. ■■ h.<-n,A ■■ £ • ahooi- : ht\h
?,Nn<£ : *Hl • h&ti* -■ IM- ' /« -flö ■■ *i**<t -■ h.<-n,A * £ ■■ hh«Hh .■ fcfih = ?,
Ahy- » h><{. •■ h.<-n»A = hA?. « " fflhv^irtf»- ■ Ah.4-itA : frf.*? ■ ©tih-n
riM^irö»- •• fl>?jtfli»- • £wrc •• -vn = im* * hin^-nrh.c •■■ "öj-mu ■ »«.'jrn^
*+ •• hr.eh'rt- •• fl>h^A *•> •• flih^'i-n/. * a?. ■• aHx9°tu..?, ■■ öi^?,v»d .- 4
ÖA.U- • Afl>-?»|- •■ »n->rn/\(>V ■• h9°f\h ■ h.<ll,A ■ ' <D*)fU : MW « IM" : ?t1
u.^nrh,c s höaii?* • hAh,-i" ■ nn * m s flj-v/'Ai-" ■■ nh«"-i- : >•»• •• ö^^c^A•/:
ib n>i«o^] P, A om. — ib. ror.^n-] A a>i.^n-. — iä. Ar»->i1: : fl*] A om. — ib. K] >,fi/!-.
— ?'*. riU.AIIi»] A mhAnCö»-. — IÄ. TrÄ-A] P -VÄ.r»i. — I&. 5?Jf] A flfr i y">.V. — 9. 4'^V.I:]
A 4»^/J.-fcl>. — «6. Aä] A Arth/h^}-. — «i. «»«»JIACt > ?; i WC] A ;ii^'» " S.SV. i «Dt:*. — t*. VX.,li]
P -VÄ./J1. — 10. ^t^-] A **A*». — '6. fl>7Afc-:a"-] A m"/A-«J.Tr. — //'. ^Vflrt] A IIÖO : hCfem-
■tvv : fl»-ni- " n,*. ii. »] A >i/^'<!.. — «6. <i>Ä] A a»><h%: — ib. m-»4.] P n><c.
I*. g] A rl?»«*. — 12. g] A riyfW:. — J*. g] A ;Yf»t\U. — «'*. >n] A 0«. — ift. g]
A ^»"fi*. — (i >»fm] P >>A. — 13. fflU^-ir««»-] A ni|iw.ii'«»-ii. — i'6. rut] P ow. — 14. m
~hr"}-M3 A om. sr'. — 15. mi-n^] P om. m. — ib. hitzig. •■ »am > nn : «i : <D-v?°n*] A
HAVI- •• h*"7Ä i mnj?:fi*.
ch6rubins, d'or pur (du prix) de six cents talents d'or. 9 (II fit) tous les clous,
valant chacun ciuq pieces (d'or). II fit revetir les chambres (haules) d'or pur.
'"II fit dans le saiut des saints deux cherubius; il les sculpta dans le bois
et les fit recouvrir d'or. " L'etendue des ailes des cherubius etait de vingt
coudees; celle d'une aile etait de cinq coudres et toucliait le mur de la
maison. '"La deuxieme aile avait ciuq coudees et touchait l'aile du deuxieme
cherubin; la tioisierae (qui etait) l'aile du (second) cherubin avait cinq coudees
et touchait le mur de la maison; la quatrieme (qui etait lautre) aile du
(meme) cherubin avait cinq coudees et touchait l'aile de l'autre cherubin.
''Les ailes des cherubius etaient deployeos et contigues; elles se touchaient
les unes les autres et avaient (ensemble) vingt coudees. Ces cherubius
etaient dresses sur leurs pieds et leurs faces ötaient tournees vers la
• v. maison du Seigneur. ''II fit un voile d'hyacinthc, de * pourpre, d'ecarlate
" "' et de lin (fiu); il fit tisser sur ce voile des figures de cherubius. '''11 fit
devant la maison du Seigneur deux colonnes ayant chacune trente-cinq
127] LIVRE SECOND, CMAPITRE QUATR1EME. 647
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Afc,-/- : hAiMP*-l* : I: « £fcftr{> ■• «»TiA > JtfMi ■■ »i; • p.i.X<* '■ *™'}lA ■ Od
•n : fl)j; • £MK- ' f">Hti i haV1i ■ mj; ■■ fAttt* •• Willi s ftn-fl « ö»n*Th
l'A. IDhCtitl-tO- i Afl>->i»: : hft"?^ : (10 : /; : n>,oi..7-] A mhOifl-fc^ : ^?™n + . — 16. rtCft.lf1-]
P ncrt.!?*; A n«Cft.C"t. — ii. hOiJit i >iö°7.e-] A hCÄfitW*»« ■ ATiAYi»; ■ >iö"V£- — /7>. V] A 9**
M". — ib. c°7S-1-] P r."vv-l- sie. -- 17. «"»AflAfew«»»-] A «toaöa-j- .- «,<!• : ft.«^. — ib. s]
A h/h^. — «'*■ «>S] A m?,^i.?. — ib. ii«d-V7A •• (•"?■> : r.Vö •■ a>A«of : ni° i A^?".^] P om.
IV, 1. ä] A ö/1"«!-. - /'/). a>r.^n- •■ br'i- •■ tt^a»* •■ fl»t>- • *^«»'C+ s n^a»^] P o»i. —
2. >,"Vt] P >iTrll. — ib. T (P ») : fl*«".* : "7J.K1A : IW& : a>W(\H > W-A^.-i'V] A A-fWl- I ^u>C* > t\"h
o»H- •• hirrti*? •• flJYil-ll : If-A-'V^-v v/r. — ib. mhoffi] A »"id^^ir. — ib. u>i\i\] P "nn s«c; A f
Afl. 3. T (P ») s fflö/"f: : fl>i«n>^] A */"C : n>i«o^ : lObf^C. : (1>iö»^. — ib. WM1£] A Ofll. ID.
— ib. atotfc.i: ■■ mviAh,*] P, A o/h. «DOiwct. — ib. yfinm] P irfinn s/c. — 4. o>7-n<:] A «>7-n^.
— ib. Oiwct : fl»nA>i,t] A Trog. — j'o. C] A ivAA*. — iä. fflC] A rniwAM:. — j'6. o»i:] A miwAfi
*. — «6. fl»r] A «DioAA-J:.
coudees de hauteur; les chapiteaux de ces colonnes avaient chaeun cinq
coudees. ,e II fit des chainettes (comme) dans le sanetuaire (däber) et il les mit
au haut des chapiteaux des colonnes. II fit cent grenades ,7et il les mit sur
(les chainettes). II dressa les colonnes devant le temple, une ä droite et l'autre
ä gauche; il appela la colonne qui etait ä droite Rectitude; il donna ä la
colonne qui etait ä gauche le nom de Force.
IV, ' II fit l'autel d'airain; sa longueur etait de vingt coudees, sa largeur
de vingt coudees et sa hauteur de dix coudees. - II fit encore la mer d'airain;
(son) diametre et#it de dix coudees; eile etait toute ronde ; sa circonference
etait de trente coudees. :| Des figures de beeufs en groupe de dix par coudee
etaient (sculptees) sous son bord (texte : contour), l'entouraient et l'envi-
ronnaient. II fit des bassins autour d'elle. II y eut douze beeufs qu'on
fondit dans la fournaise. '' (Des) douze boeufs (qu')il fit trois regardaient
Torient, trois regardaient l'occident, trois regardaient le nord et trois
• p
* p,
92 V b.
648 LES PARALIPOMENES. [128]
c • tinYt^ •■ (o-i-ncA- .• /roArtA-i.'irtf»- ■••• a>?;"id,irao. .. AKAh* • hAD-ri- • ?.
WTC : a>-/im « fl»/;V : A£J»-fc •■ fl^bc « KTi- : nc'l- • fc?-I" : /»"HC « m\\-id./.. •■
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A o/«. a>. — ib. Otl.v~\ P O-n.c. sie. — ib. <nai>i»<D] A om. — ib. 4-n->,|] A -l-D-V. — ib. -ttc.
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fit- — ib. M-1-] A om. — ib. rtf'";}] P om. i\, A om. — ib. rnny^-l-] A fl>awi<i-1-. — ii. m
ti^n-] P «Dtf-rt-: A om m.
regardaient le sud. (Cette) mer clail fondue et pösee sur eux. La Croupe
de ccs boeui's etait dirigee vers l'intcrieur. ' L'epaisscur de cette mer d'airain
etait d'une palme. Son bord etait comme le liord dune cou[>e; il etait recourbe"
[texte : sculpte) sur lui-incnic comme uue ilcur de lis. (Cette mer) contenait
trois mille mesures. 11 la fit et il l'acheva. 'II fit aussi dix bassins; il (en) mit
cinq a droite et cinq ä gauche, afin qu'on y lavät (les usteasiles) qui etaient
employes (pour) le aervice des holocaustes qu'on döposait la. Mais la mer
(etait reservee) aux ablutions des prötres. 7 II lil encore dix chaudeliers d'or
selon le modele prescrit; il les mit dans la maison du Seigijeur, cim| ä droite
et cinq ä gauche. 8 II lit faire ' dix tables d'or; il (les) mit dans la maison du
Seigneur qu'il avait bätie, cinq ä droite e1 cinq ä gauche. II lit ceut coupes
d'or. "11 lit le parvis des pretres ei le grand parvis auquel il lit des portes
ei des panneaux {texte : fenßtres) couverts d'airain. '"II mit la mer dans
l'angle du leinple du eöte droit vers l'orient. " Kirain lil des fourebettes ä
i»
[129] LIVRE SECOND, CHAPITRE QUATRIEME. 649
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ib. post fl>7-n<C A rtöW. aii.%ao. — 12. a>«n»AöA-J:ir<«>-] A om. m. — ib. HVf-.J-a.^] A VJ-A*.
— '*• B] A UAh,*. — J'5. fflülAW] P fl>YlA>h-J:. — ?'*. .ttllÄ'V] P .RH^V «IC — (Ä. W-.i^^c] P tf-
^■it; A ftfvSfr. — rt. i/)HArii.] P <i)iin»>- .v/r. — i'Ä. ^lAh,] A VlAh,*. — 13. XV»A] A KVVJVA
s/c. — /6. a>B] A ac?rf. jf. — ib. X] A >i/h^.. — ib. >i?">iA-] A >ijr»>iAVi-t. — ib. Jia>-££] A hm-
Ä^. — ib. >!AYi+] P JiAVl-fc. — ib. g] A HAh.t. — ib. fflW^-it] A a>\i?-6-\-. — ib. HOftw]
A iliJA»- — ib. >,A1i1:] P HAh,*. — ib. post hb^R A add. e. — 14. ^ti¥"1-] A "VnT-V. -
14-16. «nJAÖA-tWö»- : A>iAH-|: i (A AHAh,-J: i) a%f\,T:V •■•■ «D>,Tr^H-t : hWi-t i HAf. : (D^iwC* ■ ffllnAh,.
+' s hAU?"^- ■■ >iA ! ,e+fl»-o»- : <n».Y-,"h-I;V s fl»9"/ii«ni] P OW. — lü. fl»y«"Y?nt] A m»"A«n.
— ib. fl>>m;>-i-] P af):m^ sie. — 17. 0«»'niA] A nwiui..
feu pour la chair, des chaudrons, la grille (ä feu) de l'autel et tous les usten-
siles du Service. Kiräm fit tout le travail que le roi Salomon (avait entrepris
de) faire dans la maison du Seigneur. ,2I1 fit deux colonnes; ä leur somraet
(il mit) les bourrelets (golät) des chapiteaux (kouetäret) (qui etaient) sur les
sommets de ces deux colonnes et deux treillis pour couvrir les sommets des
chapiteaux (qui) etaient places sur les sommets de ces deux colonnes.
13 II fit faire quatre cents sonnettes d'or et (les) insera dans ces treillis;
il insera deux rangees de grenades d'or dans chaeun de ces treillis couvrant
les deux bourrelets et les chapiteaux qui etaient places sur les colonnes.
14 II fit aussi dix socles (mekänot); il fit des bassins sur ces socles. ,s(Ilfit)
la mer [texte : cette mer unique) ainsi que les douze boeufs qui se tenaient
sous eile, l0des bassins pour les pieds et des bassins pour les mains,
des chaudrons et des fourchettes ä chair. (Voilä donc) tous les ouvrages
en pur airain que Kiräm fit et ofirit au roi Salomon pour la maison du
Seigneur. ,7C'est dans la region du Yordänos, dans la terre argileuse entre
ATR. OR. — T. XXIII. — F. 4. 42
* p,
93 r° a.
650 LES PARAL1POMENES. [130]
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>. • flJVf-A» ■■ 7<pe ■ "i-nc s Htaifc •• fiiP.:i- ■ haom-a-t- •• n»+ ■■ hiu.hn.M: ■■■■ "h
"VI ■■ M-t-P-nh ■ AA-r> : W-A" : onAÜ*i- : htl/.h,fr '■ 0»ifA- ■ r/nA?i5nl* ' >*l
«6. ll-VWlA 1 UM- : ro||"7>i1irt : r\Rr.;'] P «nnru-r 1 fl»i>. — 18. fl-flTH- = VP.el] P 11X11- ■■ sielt
f!!lm A Xt-tf ■■ HT-t i "VP^t. — ib. («"/■n*'.] P mvm.. — ib. fl>h.y,lift+] A wK.eJ-XM"- — ib. -n
t:'i] P HCl-. — 19. ■9-fld] P "Ml?. — //'. m°7Mt : mi:'>] P o/72. — //i. im^y] A 7». —
20. fl>y"'>'i*"71-] A m-i-'l"/*««». /A. ö»;iii'fl»-] A "V-Vl-m-. -- /V'. <D(n>;,,-').fl)] P <doi>;v1-ö>-. —
i'ä. .encu-] A fftc/. — ib. ante miö» P «c?«/. o>. — ib. hT-«/.] A >iV««c «f'c - - 21. «m.-ilw]
P al$:t-iD- sie. — i"6. moD'/^.fl)] P om. ; A mo»V->in-. — zo. ö»AflA1;l/"V] A «"AftA-tlfo»1. —
22. <D»'P",t] P «dä-T^1!'; A om. m. — ib. <B-0T.fl] A aa»-"lm. -■ U,^ : m^iays n,^-. —
ib. '>.efi^] P 'l'jefit. — ib. <daw+] A w-tii •■ A»+.
V, 1. W.* •■ htt-a-2 A ?>IM>- : ^'R^. — //>. mttW.i.'] P m-fK-Ci. — '*■ fl»o»C+2Ü P mion*
>.. — /i. (Djr-A»] P mW-A-. — 2. <n"iU'M-] P "7AU4-I- .svV ■.
Säkot et Seclortä, c'est lä que le roi les (fit) foiulre. '8 Salomon fit fondro
des vases et des ustensiles extrememeat nombreux sans epuiser la quantite
d'airain. "'Salomon fit tous les vases du Service de la maison du Seigneur,
l'autel d'or et les tables d'or sur lesquelles etaieat les pains de proposition.
* p> ~" Les candelabres et les lampes qui brülaient * selon la loi et la regle devant
le sauetuaire (däbir) (il les fit*) d'or pur et fin. *• Les candelabres et les
lampes qui etaient sur eux, "les coupes, les encensoirs et les cassolettes (il
les fit) d'or pur et fin. La porte Interieure de la maison du Seigneur donnanl
acces au saint (des saints), a Lendroit le plus retire du tcinple et ä l'autel (il
la lit) d'or. (Ainsi) furent acbeves tous les ouvrages et travaux que Salonion
fit pour la maison du Seigneur.
V, ' Le roi Salomon apporta les objets consaercs par Dawit, son pere,
ainsi que l'argcnt et l'or et tous les vases de Service que Dawit avait reuais
{texte : avait introduits) et (il les mit) dans le tresor de la maison du Seigneur.
-'Alors Salomon asscmbla tous les anciens de 'Esra'el, tous les princes des
[131] LIVRE SECOND, CIIAPITRE CINQUIEME. 651
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*(DOh(n. : >ttf»'H-- .- ll.^-ltA i AfrJiT i hiÄU*«"»- i aofröfrl:'/ ■ Aj&M: ■ ;i-
Ol- : ffl.e»h.e.-j*p s h.<-n,A ■ hAh-fc ■ ,-i-o-l- ■ Ji-m.Vn<h.c • fl>^n ■ w
i'ä. ante nh.vf.lA,'/" P arfrf. m. — ib. ;»-Pt] P o/«. — ib. »iHH] P IMiii sie. — 3. tot?
-tth-2 P fl>1\Mlh. — '/'• JA] P om. — ib. (i/FVT, ■. '/?•/*•] A Tr7-/" i AA-'P'V. — z'£. ante W-rt- P
add. a>. — ib. <mia>-}W.-] A flniVJ: i m-lx-f:. — ib. 0-fl.ö] A HVTr. — 4. trA-] A tf-A»o>".
ifc. A.«P<e.eV] A A.'Pfl>-.ev. — ib. A.J-nV] P o/m. — 5. »orttf-A-] A miwi-tr-i. — ib. post h»a» i
<o-nt : £-f)t<5- A arfrf. (dittographie) mMiTP •■ rt.R>it i .i-n^ ■ a>i\R-tt1-£. ■■ fi!T* ■ a>i\1t-fr -. VP
.fl- : (1.+ " "l-nc. : n+.e:0^ : Hüft» i m-hi- ■■ .en-lvs-. — ib. mwp.fV] A m^vm-fi. — 6. fljtf-rt-]
A afit-tf. — //?. r-»nt] A M-. — ib. V-A-fe] P -VA* sve; A V^A-fc. — ib. <i»>,AP] A «d^APö»-.
— 7. post A.-M1-I- A arfrf. frJiHH. — ib. H^ntSAffl.] P Hhfi-MA«»- s/V; A HhAt^Afl». — ib. n»t :
^ä-o^] P n.i- i fl>-At s n.+ : *.?;'»■>; A nt > ^.erfit : ■7'S'i'v. — ?i. m><tu*o^] P mTAWö^ s/V.
— 8. <Dt)A<n.] P, A muAfl»- sie. — ib. .J-n>] A a"-ny .- ,-i-nt .• ^>,HH- i A>.*7ll.h-flrh.C. — /ö. >,A
1i*] P >>AVit. — ib. ante .-K>t A aiöf. A.
Iribus et tous les chefs des familles des enfants de 'Esrä'el ä 'Jyarousälem,
afin qu'ils fissent monter l'arche de Talliaiice du Seigneur de la ville de
Däwit appelee Seyon. 3Tous les hommes de 'Esrä'el se reunirent aupres
du roi Salomon pour la fete ; celle-ci eut lieu au septieme mois. ''Tous les
anciens de 'Esrä'el vinrent. Tous les levites prirent 5et firent monter l'arche,
le tabernacle du temoignage et tout le mobilier sacre qui etait dans le
tabernacle. Les pretres et les levites firent monter (l'arche). °Le roi Salomon,
toute Fassemblee de 'Esrä'el et tous ceux qui craignaient le Seigneur (se
tinrent) reunis devant l'arche du Seigneur, sacrifiant des boeufs et des
moutons (texte : des boucs) (sans) nombre, sans mesure et sans Evaluation
par suite de leur multitude. 7Les pretres introduisirent l'arche du Seigneur
dans le lieu qu'ils lui avaient prepare dans le däbir (ou) sanetuaire sous les
■ailes des cherubins. 8 Les ailes des cherubins etaient etendues au-dessus de
l'arche; les cherubins couvraient l'arche du Seigneur et (s'etendaient) sur le
652 LES PARALIPOMENES. [132]
"7 s A£?»'f: » .-J-fl^ -■ h^Mfr ■• athl Ti .- <Pä-"7 " "at&tfäRfr ■ hCKAf- ■ <w>
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•flrh-C ■ AR*+ ■ fcA<S-h.A : hon : .ftfllöh- i M*£-£ ■ "/'flÄ' « "fflM i h?" 5
£-1<: ■ mdh. i hUV-T- i fc?°fl,-|- i *£-A-> ■• hA»n : tf-A»o»>- i iiUVP •■ h9°fk't i
*.^A-l- ■■ ?iA s -i-^inn- 1 nue • ++ftfr i wa.»iv- ■• tia»-^ .- «d-ai- : miä
7 ■ fflA&«fe# i inAh^^Ü- i hA ■ £/.'flfl- s JiAnrt ■ A.^.?. i llÄVÄA • fDflh
ncr ■■ fl»n-nöH ■■ jt+m-o»- .■ ot-^a : Ä-nwi •• n.+ s rrvö •• hvaait«»^ ■• ">
hu?* ■ gö»Ä ■• j&w-t- i nh*o-> « I3«dm i ,+a i od.?, ■ mjwa « An ■
w-v- i nfl»-?»* • h$ci> ■ toAn ■ H«><. » ©An ■ o^p- ■ wa-o»- : om
■fc : .*A : h<w : £«!>£ : ©.ftA-flA?» » AhöJH.^-nrh,C " ffl^AOA* « •**A-<n>' s
flaMi* i jftc?* ■■ ffln-n"i.H> ■ cmaätä-a ■ fDn«DrhA.e. • kw ■ jvnA- s
9. o»-fi«p>,>] P «»•ti'PM-; A yn^-PTr sie. — ib. wn.1-] A >«?™n,t. — #. m/c] A mt>A?>.
— 10. TiAMO P HAM-. — ib. h-n^*] P h-nw. — 11. ante wöh. P add. «j-n». — //;. M»n,t s
*Ä:0¥] A JiiT'n.ih s tyeft*. — iA. )ini.t i ■l'.P.'i^ i (P ■l-.er^t)] A om. — ib. o»h,li>-] A o/>*. ^,.
— /i. fltfn-.eir] P flao-^'V. — IÄ. Vfl<2.->] P Ji-fli^ SJC. — 12. fflA,1"W>] A «>A.'Pfl>-^V. — ib. (Bao
H»%*V] P ann»iir£-7r sie. — i&. <Drth,»7^-] P om. fl>; A mA>b"7». — ib. jß^Yin-] A .CA-dfr. —
ib. post «ixwirtu A arfrf. mf|oi>fl"V*. — 16. j?m»] A ?"}.* : «dJ,/^^.. — 13. Ofljc] P 0-n.ft sie. —
iä. .*a] P o/72. — ib. m.e.n-n/hj»] P ai.ert.-n.li}". — ib. M»o*] P h^evt. — ib. mn-n%n*2
P «D-n^iH-. — ib. post mdÄVÄ-A P «rfaf. «jnflMhje.
front de l'arche depuis le sommet; le front etait recouvert. "Les bouts des
* p, brancards se voyaient du sanetuaire devant le * däbir, mais on ne (les) voyait
pas du debors. (L'arche) a ete lä jusqu'ä ce jour. I0I1 n'y avait rien dans
l'arche que les deux tables de pierre que Mouse (y) deposa au mont Kond),
sur lesquelles le Seigneur institua (sa loi) pour les enfants de 'Esrä'6l,
lorsqu'ils sortirent de la terre de Gebs (Kgypte). "Apres que les pretres
l'urent sortis du sanetuaire, car tous les pretres qui s'etaient trouves la dans
le sanetuaire avaient ete consacres sans etre designes selon la repartition
(des fonetions), '-les levites et les ehantres, tous lils de'Asaf, de 'ßmät et de
Idoutoun, avec leurs fds et leurs freres, portant des habits de lia (fin) et ayant
des cymbales, des tambours et des harpes, se tenaient Vera l'oricnt de l'autel;
avec eux cent vingt pretres sonnaient des trornpetles. I:'1I y avait grande
clameur et (grand) bruit, lorsqu'ils sonnaient des trompettes, lorsqu'ils
chantaient et lorsque tous s'aecordaient d'une nieme voix pour celöbrer et
glorifier le Seigneur. Ils elevaient leurs voix avec les trompettes, les harpes,
Ü3 r° b
93 v a.
[133] LIVRE SECONDj CHAPITRE SIX1EME. 653
1» i AV7H.M1A.C ■• ht\aa : ,h,C l hft»»> : A°/A'/° : 0°A<S* :: fllfl, + l Mll.
Ml,h,C ' »"Ah i öi-Ml.C''/ i Rooq-t s h-ttth-t- ■ ft*7lUWl<fi.C ■• " tohjnüdr i
jj«?/w> .■ »hj«,'-!- s «J"e«» ■■ oH-Ahln •• h9o$?:0° -• at-h-U • (Jfl»-rt- « &o»v i h
Ar/o : «daä s rtnw»/' : hin.h-adhC i h?°Ah ■ hti/.h,& ■•■
5 vi, 'äö7.'/ : jp.ii, i rtA»T'} i hiii.h-nrh.c » xin ■ mj&n, ■• ha» -. j&aä-c ••
flJ-fW- •■ Öfl>-A" « " fl)JOrt : 'WX-Yl- i IVI" a Aftff» s Ii.hu- •' 4»-S-ft s fl»£"Afl»- s
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les cymbales et les instruments, en disant : « Rendez graces au Seigneur,
parce qu'il est bon et parce que sa misericorde est ä jamais. » La maison du
Seigneur fut remplie et couverte du nuage (texte : des nuages) de Ia gloire du
Seigneur. ''Les pretres ne purent s'(y) tenir davantage, (ni) accomplir leur
ministere ä cause de l'obscurite (texte : la tempete) du nuage, parce que la
gloire du Seigneur, Dieu de 'Esrä'el, avait rempli (le temple).
VI, ' Alors Salomon dit : « Le Seigneur avait parle et avait dit qu'il
habiterait dans l'obscurite (texte : la tempete). 2 Mais moi j'ai bäti la maison ä
ton nom saint ; la demeure est prete ä jamais. » 3 Le roi Salomon tourna sa face
••et benit toute l'assemblee de 'Esrä'el. Toute l'assemblee de 'Esrä'el se tenait
debout. Salomon dit : ' « Beni soit le Seigneur, Dieu de 'Esrä'el, qui a parle
de sa bouche ä Däwit et a realise par ses mains, en disant : 3Depuis le jour oü
j'ai fait monter mon peuple de la terre de Gebs (Egypte), "je n'ai pas choisi * p,
de ville dans toutes les tribus de 'Esrä'el, afin qu'on m'(y) bätit une maison
et que mon nom y füt; je n'ai pas choisi d'homme pour etre chef de mon
peuple de 'Esrä'el. °Je choisis (maintenant) et je bätis ä 'lyarousälem une
maison pour moi, afin que mon nom y soit invoque, et je me choisis Däwit,
93 v" a.
654 LES PARALIPOMENES. [1341
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H.7.P. — 9. M-W.-V*] P h.^/'hT'». — ib. ante rut A a^a. A.t. — ib. >,A] P >iA. — ib. fl»A.e.Yi]
P mA£;n. — ib. f/h"V»] P fATiK. — ib. ante n,+ A add. rt.-/-. — 10. toxich-] P om. a>. —
ib. «ro'/"//"!] P ö'»'V"//»"V. — 11. «ML.«",',* i II] A <Dh.^5>. - 13. tn.or.7] P "70C7 «'C- -
ji- ante H-nc1!- P a^«?. AA-T-V. - ib. a»M"f°] A «dWIKT«»-. — '6. ox.eJ P OMä s/V. —
l'S. ?;] A ;1?"A1:. — JA. <n?j] A ffl^?"ni:. — //'. <t-"ifl-] A *7jt«D-. — '*• «nflAA i (17.«"^ ■ "/Ä-
ü»-] A mwAn* i fl>i<n>-> i *«»■*•. — li. «""/Ci] P "V°(C? sie. — iä. ante TW A arfrf. W-A--
afin qu'il soit roi sur 'Esrä'el. 7 Est montee dans le cceur de Dawit, mon pere,
la pensee de batir une maison au Seigneur, Dieu de Esrä'el. 8Le Seigneur
dit ä Dawit, mon pere : « Puisqu'est montee en ton coeur la pensee de bätir
une maison ä mon nom, tu as bien fait d'avoir pense (ainsi) en ton coeur.
9 Toutefois ce n'est pas toi qui bätiras la maison ä mon nom, mais c'est
ton fds, sorti de tes reins, qui bätira la maison ä mon nom. » '''Le Seigneur
a confirme la parole qu'il avait dite : j'ai ete engendre par Däwit. mon pere, je
me suis assis sur le trone royal de 'Esrä'el comme le Seigneur avait dit,
j'ai bäti la maison au nom du Seigneur, Dieu de 'Esrä'el, "et j'y ai depose
l'arche oü sont l'alliance et les engagements que le Seigneur a conclus avec
'Esrä'el, son peuple. » '-(Salomoii) se tinl debout devant la maison du
Seigneur et l'autel en presence de toute l'assemblee de 'Esrä'61, et il etcndit
ses mains. ''Salomon avait fait une estrade d'airain et il l'avait mise au
milieu du parvis de la maison du Seigneur. Sa longueur etait de cinq coudees,
sa largeur de cinq coudees et sa hauteur de trois coudees. II se lint sur
cette estrade d'airain, s'agenouilla devant l'assemblee de 'Esrä'el et tendit
10
15
93 v° b.
[135] L1VRE SECOND, CHAPITRE SIXtEME. 655
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fl»?»»»A i h-lll.X : Afl7.fc s «DA0?? i A"V-1* ■■ A.£l)Ar i fc'/Y. ■ A'flrh-th i fl>
9°'i1i- i Ohh-t: : 1I-J-I- : fl,* • HM i rhVJVh- « '"©WTC I AAA i RA"I* : 7-11C
h ■ ojaaa ■ AhA-fc ■ hin.h ■• hrilnv ■ h»» ■ Ihiö •■ ra->p i dAhA-f- •
i*. Ve„ü-] A Ytg.VP'. — 14. m-l-04-fl] P <d+0'1"(1. — iä. ante >iA P add. m. — ib. VA,af
<■] P ftbR<-. — ib. nw-A-] P mtf-A-. — 15. mn>ij?i.»»i>.] A 0/72. ^. — j/3. nn«n> i Ht] A nu
-t. — 16. h^'^n] P ?,y°An s/f. — ib. imCtO A HI-VICl». — JA. h.fAA+Tl] P h.^hA<Mp
A h.P'hA'K — JO. m>,ai>n] A mnA* •• >>ö"rt. -- j/3. .e.-fc^Yi] P j?«6+li. — i'A. «PVm-p] A *s"
«Cf. — ib. rn^im : ,!.<:] P n»» i >>«»-C. r/3. n<D-M- •• ^ilf] P IKn-flfc-Fo"- s (Hl«» i A°?f. —
17. >i«n»->] P >,o»--v. — iä. •f^A-k.Yi] A 7(lch. — 18. post mVTrh-i- A «rf(/. >.-y.-j. — 19. ante
V?H> P flf/rf. A. — /Ä. hy"A11f] A hiTAtlT.
ses mains vers le ciel. '''Salomon dit : « 0 Seignour, Üieu de 'Esrä'61, il
n'y a pas de dieu qui soit semblable ä toi dans le eicl et sur la terre, puisque
tu confirmes et gardes ton alliauce et ta misericorde pour tes serviteurs qui
marchent devant toi de tout leur cceur. '"Tu as confirnie ä Däwit, mon pere,
ton serviteur, ce que tu (lui) as dit par ta parole; (ce que) tu (lui) as exprime
par ta bouclie tu l'as realise par tes mains, comme (ü est manifeste en) * ce *p
jour. "; Maintenant, ö Seigneur, Dieu de Esrä'el, garde et confirme ä ton 93 v° b'
serviteur Däwit, mon pere, ce que tu lui as declare, en disant : « II ne te
manquera pas un homtne devant ma face pour s'asseoir sur le tröne royal
de 'Esrä'el, si tes fils gardent mes voies et s'ils vont selon ma loi, comme
tu es alle toi-meme devant moi. "Maintenant, ö Seigneur, Dieu de 'Esrä'el,
vraie soit la parole que tu as dite ä Däwit, ton serviteur. ,8(Se peut-il)
veritablement que le Seigneur habite.avec les hommes sur la terre? Si,
6 Seigneur, le ciel et le ciel des cieux ne peuvent contenir ta gloire,
qu'est-ce (donc) que cette maison que moi-meme ai bätie? ''(Mais) regarde
la priere de ton serviteur et sa demande, 6 Seigneur, mon Dieu, afin que tu
656 LES PARALIPOMENES. [136]
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94 r" a.
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20. a»ri«»] A o/ra. id. — z'6. ■>*■/•(■] P "VfcVt sie. — ib. oo^a-I-] P "7öAt s/c. — i'A. n
uc] P nvf sie; A o/n. — «o. n.^-] A oon'V. — ib. n?**i(i] P noon ; a i\9"r. — 21. mn«ni] A om.
in. — ib. pOSt fl»-flt s "H"** : «oilTr A «flfof. (dittologie) Hh">t i ^-(U i Yio» i fioxmf, ■. ti9"M > HOö
rt,o> < n«n i ^n"'/* •• a/i-t i 7-nr.Yi i ii.cA.rt. i in.n = m-nt i in-t: ■■ aow-,. — ib. ^n-nti] A 7-flcn.
— ib. ooti>] A "7»i> sie. — ib. post ^"rt"?^, P add. m<"/-^.^c"<n>". — i'A. moo-hA •■ «oft.:-«.] I' n>
«n»/hC = attii.fi. — 22. «>->il:] A 1I"V*. — /A. ante m-nt A arfrf. <d. — ib. afMß A *H"V*. —
23. mtioo] A p/w. w. — ib. «niioo .• ^-Mif-] A o«?. — /'/>. a»^*j^#] A <dvi«/» i :I-xr#. — ib. s]
A >i/h^-. — 10. post S P rtöfrf. Mao i >,,1hf. — 10. Hot] P «m«o ; A IHl<n>.
exauces ma priere et la demande que ton serviteur t'adresse en ce jour,
-"afin que tes yeux veillent jour et, nuit sur cettc maison et sur ce templc
oii tu as dit que ton nom serait invoque, -'et afin que tu exauces la priere
que ton serviteur t'adresse en ce Heu. Ecoute la priere de ton serviteur
et la demande de ton peuple de 'Esrä'el. S'ils te prient en ce lieu, toi
de ton cöte, ö Seigneur, ecoute dans le lieu prepäre de ta demeure, du ciel
exaucc leurs priores et sois-leur niisericordieux et indulgent. ssSi quelqu'un
a peche contre son procliain, si quelqu'un a fait le mal contre lui pour
l'affliger, s'il vient, prie et suppüe devant cette maison et l'autel (qui) est
dans cette maison, 23toi de ton cöte, ö Seigneur, ecoute du ciel des eieux
* i', el rends justice ä tes serviteurs, alin de * chaticr l'inique, de lui rendre le
mal, de reverser sur sa tete selon ses voies, de faire justice au juste et de
retribuer chaeun selon la justice. -'Si ton peuple de 'Esrä'el est en döroute
devant ses ennemis, s'il a peche" contre toi, s'il revient, implore ton nom, prie et
supplie devant toi dans cette maison, 2"toi de ton cötö, 6 Seigneur, öcoute-(le)
94 r° a.
[137] LIVRE SRCOND, CHAPITRE SIX1EME. 657
mMLf. : AÄ11A ■■ ATi-flh •• hiUh,t\ • fl)-1"7.rntf«»- : AHö- l Ot'tX'l' • 9°£C ■■
Mi" • hat-s.Mw i tihlVPjro»- •■• Mh*n>(i .• HMlfextf* ' W"» ■ »V7.e. i «'
Mlf-r i hfl»-r:^ •• ay-tif •■ ITÄTC " hi\tm : MiA- « Ah : Ö»ÄAP I «»'AI' ■ ö»-
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3 <n>- : hf|0D : MAClM* •• " tOht-t-t. I Mll.fc : A"?J> « M"Ä*7J& ! fl>0D,h£ :
YKJ i «'(V.?. i MMU'"«" i AfVHflh •■ fcA/.Ji.A « ?ifl»" •• hChfto** • 9t
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A >.a»-^.er»'ö»-. — 28. H«»w>,] P ilh'/"?.-h. — ib. «»»>,] P fl»A. — ib. zw ■■ *\öA • «-rj P o/h.
— jft. ><f.fl] A ««"-»Art. — «&■ £«] P O/H. — J*. ofha» i hji i J.Vti'-ö] P fl»7io» ' M" ' S"Pii " M1-"-*
«c. _ ,6. rD>,«o = Mi] P mt,a«(i. — ib. jc11l^] P .P.7-n^. — 1*. >.«"] P >>n«"». — ib. whAÄ-l']
A Who° ■■ hAM-. — 29. Xft~>] P ÄA-t. — Ä. flM*] P riÄAt. — «'*• fflA^oH P axhaoao. -
30. <n,f.fl>^] P r»rf.rnr». — ///. mö/»"f] P «nOrtf.
du ciel, sois misericordieux, pardonne le peche de ton peuplc de 'Esra'el,
convertis leur cosur (et ramene-les) ä la terre que tu as donnee en heritage ä
leurs peres. 20Si le ciel retient la pluie et refuse de (la) faire descendre sur la
terre, parce qu'ils ont peche contre toi, s'ils prient en ce Heu, s'ils glorifient
ton nom, s'ils se convertissent et fönt penitence ä cause de leurs peches,
parce que tu les as affliges, " toi de ton cöte, 6 Seigneur, ecoute-(les) du
ciel, sois misericordieux et pardonne les peches de ton peuple de 'Esra'el.
En effet, tu leur montreras la voie droite en laquelle ils doivent marcher; tu
enverras et accorderas la pluie sur la terre que tu as donnee en heritage ä
ton peuple. 28Si une calamite vient sur la terre, si la famine vient sur la
terre, ou le vent de la maladie, ou les diverses especes de sauterelles {texte :
ou les anakou'e, ou les 'anbatä, ou les dagobyä), si l'ennemi arrive, approche
et amene le danger devant les villes de ton peuple ainsi que toutes les afflic-
tions et souffrances qui (pourraient) lui arriver, "quelle que soit la priere
et quelle que soit la supplication faite par uii homme ou par tout ton peuple
de 'Esra'el, quel que soit l'liomme qui, ayant reconnu sa maladie et sa
douleur, vienne et tende ses maius vers cette maison, "'toi de ton cöte,
ö Seigneur, ecoute du ciel et de ta demeure preparee, gueris et retribue
658 LES PARALIPOMENES. [138]
P- •■ h-tthfi. ■■ IUi<w> •. WPjh • fl»nh«n> : mf+ •■ 1A.TU- ■• hl\<™ ■■ hl't ■■
• r n*'W-lhh ■ hlti.h ■■ ^h9"f: i fl»rm,J?.*> : W-A» ■ lA.Virö0- i AMA » ?.
94 r° b.
<n»- : at'tx-V • 9°?:C ■• h1+ ■ hat-SAh « AMPCi/'«»- « i2aJtf-A- » HuC » HÄ.M '•
hPVhlMIll ■■ fcA/.^A •■ (BKaoP ■ HHKVh •■ h9°-ttib.C ■ CA.* ■ (1?TH' i A &
yh : fljnhR,h •• JV'JA-r ■■ ö>n»»'M/--d;l"h s AO-A s fflA^<w s flÄVh- •■ fl»nh- •• ö»
KAP- i (D-M' : ni'Jl: « o°h*} i ' «öfc-Hi: i h1H.>* * h9°Pa°- » ^/"A"??. « ?i9°
,e.-Ao>- : ^ftch •■ miflc • a~|j ■ HAfcA •■ -VlMi j m-X'l-- •• YnX « h»» : .Fhs»0
<• s vf-A»tf»- i h/hnn : yjtc ä ft^oji : (d\\<"> •■ p-^cu-h ■• nh«» ■ rVH-nii :
fcA/. -^A •■ ö»h«» ■■ .??!'/"<. : mjr.^r/DV. : h»» ■ 'l"ÄO>-0 •■ A?°h •• AAA ■■ tn-I: i '»
n,v s hm ■ diWttb ■ 'öj^^a .■ ©oh- 1 Aiinh i Aon.?» i l'W i PC«"»- i
nhvt- • ^'^ipoo- .• \\ao i P.M- • n-f: •■ «»äa?- •■ ■ifl.u- ■■ nh«w» •• /^cj-p »
Uli?«»- : Hh'H- « rlutf.h : ÜMiM • X\a° ' .P-Ä'PA • ftyh i I1AAA i TI7* :
IM- ■ HM i fhWh- i AAirh : ath-ii'/. ■ hlUh • tirpa»- . ^rrt^.ft •• A
J,A-f-ö»- s fDÄA'-f-ö1»- ■' ÖJ-l'^flC ■• V'Thrh«"»- :: 'KA<n> s ^flA- ' Ah " JiA»«» : h '»
z'ä". «ptiiu-] P <a<n. — '/'• fl»nn<n>] a om. n. — ii. ante i-hrr. P «rf</. n^irth. — ib. +
hf°c] A th5^C sie. — ib. tf-fr-] A W-A-. — i*. 1A.viro»'] A Aft,Ttif<"»-. — 31. mYioo] A o/».
w. — 32. ante Hh.t>> P add. m. — ib. *■>**] P »Väl-. — ii. fl»n«n»i^öVn] P «»TI*»t1». —
33. ante u(iht\ A arft/. HW-A-. — ib. ante fiö»n P add. m. — ib. .e.vr.tMfi] A om. w. —
34. jh-H-nti] A o/w. ti. — iä. +^jp.>] A o/re. — ib. »er«»-] A oc. — ib. .e.a«Pd] P .e.xa»-ö. —
ib. ante (Höa P arfrf. m.
cet homme selon ses voies et seloa quo tu cormäis ses scnliments, car toi
* P, ' seul, ö Seigneur, coonais et penetres toutes les pensßes des hommes,
81 afin qu'ils craignent tes commandements et tes voies, tous les jours de
leur vie, sur la terre que tu as donnce en heritage ä leurs peres. ss(Si) des
etrangers qui ne sont pas de ton peuple de 'Esrä'el viennent d'un pays
lointain ä cause de ton nom, de ta main forte et de ton bras eleve, s'ils
viennent, entrent et prient dans ce lieu, :l:1toi de ton cöte, ö Seigneur,
6coute-les du ciel et de ta demeure pröparee et aecorde a ccs etrangers ce
qu'ils t'ont demande, afin que tous les peuples de la terre connaisseat ton
nom, afin qu'ils te craignent comme ton peuple de 'Esra'dl et afin qu'ils
sachent et croient que ton nom est invoque dans cette maison que moi-m6me
ai bätic. v'Si des hommes de) ton peuple parteat en guerre contre L'armee
de leurs ennemis, afin d' aller par (la voie) ou tu les as envoye's, s'ils te prient
(en se tournant), selon la regle, vers la ville ([ue tu as choisie pour que
ton nom soit invoque dans lc teinple que moi-meme ai liäti a ton nom,
"toi de ton cöte, ö Seigneur, ccoute du ciel leur demande et leur pnere,
afin de soutenir leur cause. "Mais s'ils pechent contre toi, car il n'y a
94 r° b
p,
v° a.
[139J LIVRE SECOND, CHAPITRE SIXIEME. 659
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36. at.e.K.tD-m-irof'] P <D.e.Ä,a»-j»ai>-. — /£. •>c-fl;r] P 4»c-flt. — 37. ir'.e.ir«0*] A irjcfö»-. —
l&. .ß-nn-] P .e.-flA». — 38. «.»DflJ-jPöw] A lat-m-pav sie. — ib. ^Vl-] P >iTrll. — ib. aommw^
A «"min. — ib. mfU-] A ffllfct. — 39. VM>] A >i"»l> i ri°?il.>.. — i*. fl»^--jnc] P mfrv-nc. -
IÄ. fr-V] P 1YHD--V. — 40. VlJVt] P ■>*'/•>. — ib. **OmYi] A ^^«C^. — ib. fl>-flt] P o«/. -
41. Ji^AUf] A hi'^'tn.P. — 42. MTWP] A hy^ltP. — ib. 7Ätl] P 7?i^.
pas d'homme qui ne peche, et que tu les abaltcs et les livres aux mains de
leurs ennemis, et que (ceux-ci) les emmenent captiTs dans le pays de leurs
ennemis dans un pays lointain ou proche, "s'ils se tournent (en) leurs coours
vers la terre oü ils sont nes, s'ils se convertissent et s'ils te supplient dans
le pays oü on les a emmenes captifs, en disant : « Nous avons peche, nous
avons agi iniquement et nous n' avons pas garde tes commandements »,
38 s'ils * reviennent ä toi de tout leur eceur et de toute leur äme d;ins le * p,
i 94 v" a-
pays oü on les a emmenes captifs, et s ns prient (en se tournant) vers le
pays que tu as donne ä leurs peres, vers la ville que tu as clioisie et vers
la maison que j'ai Lätie ä ton nom, 3''toi de ton cöte, ö Seigneur, ecoute du ciel
et de ta demeure preparee leur priere, alin de (leur) faire justice et sois
misericordieux ä ton peuple qui a peche contre toi. ""Maintenant, ö Seigneur,
que tes yeux soient vigilants et tes oreilles (attentives) ä ecouter la priere qui
t'est adressee en ce lieu. "Maintenant, ö Seigneur, mon Dieu, leve-toi pour
(fixer ici) ton repos, toi et Tarche de ton sanetuaire. Tes pretres, ö Seigneur,
se revetiront de justice et tes justes se rejouiront de joie. 420 Seigneur,
mon Dieu, ne detourne pas ta face de moi, ton oint, et souviens-toi de (ta)
misericorde envers Däwit, ton serviteur. »
000 LES PARALIPOMENES. [140]
VII, >An » &."kaf> : ftti-tp-i : m-t ■■ Kitt '■ f.Mi. ■ hlh ■ MTh ■■ <ßL
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«>->i*] A m-fW- : «>-}i1.\ — 3. •Vmc.e-] A ^atCR-f: sie. — iä. ididjc*] A idA7^.. — Ä. fl»o>fW-]
P OOT. id. — ib. lAflC'TV] A ♦Alllfrtl'». — 4. fl'>£-«» : V7H. Vflrh>C] A rtT.-Ml.vn/h.C. — 5. gff !
<":'•>!] A "iixct i ?">>-l- i mö/"<!.. — ?6. fli<n>/..öf] P o»i. m. — ib. Mio] P V/<l'#. — i'i. I*? «
*»!???] A "iU-C-I- s >iA<{. : (DtlAh.t ■ >iA<£. — IÄ. «D7-ni > AlHiÄlt] A B»?1I<; I «".P.-l'/h. —
ib. ante n.t A add. i\. — (i. «dfotV-] P w.eOT7-. — ift. y«*4"i,''?-fci/"flo-] P ■r^T-l.irof. -
ib. mrt,'P'i:.e"/] A fl>rt,<pa>-.rv. — 16. jB4,-Vm.] P .ft<Oa>- sie. — /ö. A7>"fil.Vfl/h.C] A ii+äo»!
>i"/ii.h-n/h,c.
VII, ' Quand Salomon eut acheve cette priere, alors le i'eu descendit du
ciel, devora et consuma tous les holocaustes et tous les sacrifices. La gloire
du Seigneur remplit la maison 2et les pretres ne purent plus entrer dans la
maison du Seigneur en ce jour, car la gloire du Seigneur avait renipli cette
maison. 3Tous les enfants d'e 'Esrä'61 virent descendre le feu et la gloire
du Seigneur sur cette maison; ils tomberent la face contre terre dans le
lieu qu'on appelait golserotan, c'est-ä-dire le pave, sy prosternörent et
glorilierent le Seigneur, en disant : « Car sa misericorde est ä jamais ». lLe
roi Salomon et tout le peuple de Esrä't'l ofTrirent des sacrifices devant lc
p, Seigneur. * "Salomon sacrißa ce jour-lä vingt-deux mille bteufs et cent vingt
mille moutons. Le roi Salomon fit la dedicace de la maison du Seigneur
avec tout le peuple de 'Esrä'61. 'Les pretres ötaient debout et encensaient
(en se tenant) chacun ä son poste; les levites avec des iastruments de musique
executaientles cbants du roi Dawit au Seigneur, (en disant) : « Hendez graces
au Seigneur, car sa misericorde est ä jamais ». Parmi les liymnes ä la gloire
10
'.Kl v" I)
[141] L1VRE SECOND, CHAPITRE SEPTIEME. 661
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IÄ. DA-fl/ht i TV?H.Vfl<hG ' ö»n<öo-<: < («rollflo- : .s/t) h^i;*] A nn-ll/ht i «»niö»-C ' ii-sii-V. —
ib. ante n«H<{«'o* P add. w. — 7. ante wf A add. n. — ib. H-ncl-] A om. — ib. h.v-(l(f]
A Kf>°°£. — ib. fl»<('-r.nvi] A wf-cns^-. — 8. 0H.e] P 0-n.e «c. — ib. h.1"*] A h."7^. —
9. a>tt<\ij- •. nt?*"V>] P milfA;»- =: fl'iüi^". — ib. hfl«"] P o/«. — ib. w|-<l>£rt] P m+Äfl. —
ib. ört-f-] P öA>. — 10. ;»] A \fi: — ib. M-M ■■ a»CV] A l\mc.^ ■■ nr>^. — ib. on.iKe:Mru<>-]
A ao^Rttrav sie. — ib. tpn.r' ■■ <n] A om. — ib. mAAllfl-] P, A om. A. — 11. Kl«"1] P ntioo.
du Seigneur ils chantaient les psaumes de Däwit (qu'ils aecompagnaient) de
leurs mains. Les pretres sonnaient des trompettes devant eux et tout 'Esrä'el
se tenait debout. 7Salomon iit la consecration de l'interieur du parvis de la
maison du Seigneur, car il y offrit les holocaustes et la graisse des viclimes
pacifiques, parce que l'autel d'airain qu'il avait fait il ne l'avait pas etabli
pour y mettre (tant) d'holocaustes, d'oblations et de graisses. 8Salomou fit
en ce temps-lä une fete pendant sept jours; tout 'Esrä'el etait reuni avec
lui; il y eut une tres grande assemblee depuis Tentree de 'Emot jusqu'au
torrent de Gebs (Egypte). "Le lendemain, le huitieme jour, Salomon fit la
clöture, car l'autel avait ete inaugure et consacre et Salonion avait fait en
ee temps-lä la fete pendant sept jours. ,0Le vingt-troisieme jour du septieme
mois, il renvoya le peuple, chaeun vers sa demeure. (Tous) se rejouissaient
et exultaient, le coeur satisfait, rejoui et heureux des bienfaits que le Seigneur
avait aecordes ä Däwit, ä Salonion et ä son peuple de 'Esrä'el. " Salomon bätit
et acheva la maison du Seigneur et la maison royale. Tout ce que Salomon
avait projete et s'etait complu (k imaginer) en son äme, pour (l')executer
dans la maison du Seigneur et dans sa maison, fut lä pour lui exaete reussite.
662 LÜS PARALIPOMENES. [142]
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fii\»Ti ■■ ay.hl: •■ A.A.V ■• a».e.n,A» • iWh- ■ ftft-Hi « fl»v.£tv s a-wj* «
»»>r> ■■ Y\at> : e.n-ijr : n»l* '■ 9°/*"Pö •• nfl>?i«»rt ■• hKnölnv -■ Art"?.?, s mM
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P : ffl'Vw'U" •• 1JVP ■■ (D-t-fmp.m- •■ hTT'T'l' •• hiW'OO- : (D^X •" hA^Vo»- :
hrft0!?. •■ Wr^^(0- ■■ °l"l?X? ■■ (OOBA^ : hhö»'"} : flJ|V..P» : A^HAlFö»- :
(Dhi0(P'(ia°- •■ (DhthV- '■ 9°^-aao- :: ' fl)^.hH,>. ■ höfi-tfä : '**•/»- : JP-ht»-«,' =
OJ?iH'K>. : $Wh •■ Art«"/" : h'JH : ttd.1? : Oft\V « H7* : «n^ :: " 0)£
MU •• -tej&hp • flJ+p.Ah?* : AH>'1-' « n>-7- i Y\ao : .e.rtoDf, .- t\9°? •■ hhh ■
A^A9° » IDUPJr : .e.hWV » fcA.e.VJ-f •" CDAflP fc S fltf-fr » «»«PAA " '7 fflh'H-Jr :
Ah<n> : rhCh : n+Jt«**? : Oh»» : */. : *fltf- : fcfHl s tDlÜCXl : tf-A» : HfcHTiVh
h : rli^P : fln/->kP>. ■ Ah«" : 0<|>nh ■ * hW'J0 • O'fcjOA - »o-ilU : au^f»
>h ■• nii»» ■ thf £■*#• i a W»- • ^n-h ■ ?i}h • kha • Ä.ewiA+h • -nhfi. ■■ hj?.
iA. nuf : -nmip] P *io» i .e-v^nn. — 12. n.R>ii:] P m.r.Vfc. — j*6. ,eji>i] A ,e,n--/. — 1 i. m
7.«»>.] A me\-ha»i. — 14. WV-r-l-] P hVer1!: — «6. <n>„{„rt»-^ai>.] P >,<,a»-n. — 1"). >«»:•/•»■]
P •v*v^-. — '&. o»,iiw);] A wvirm.. — '*. a»-ni-] P <»». — 16. post nsn* A «rff/. nwc —
ib. iDA-dfli] A o//i. >.. — 17. rt},<n>] p o/». — 18. ante im«» P add. m. — ib. i-w R~nf2
P l-KifÄ'J» s/V. — ib. >.-flA] P o/w. — ib. Kf^iA+n] A h.r-VA*.
« p, * ' 2 Le Seiauieur apparut ä Salomon cette nuit-lä et lui dit : « J'ai entendu
ta priere; j'ai choisi ce lieu, afm qu'il soit monautel. l:iSi je fenne lc ciel et
si je l'empöche de faire descendre la pluie sur la terre, si je commande
aux sauterelles de manger tous les arbres qui donnent des fruits, si j'envoie
la mort sur mon peuple ''et si (les fds de) moa peuple sur qui inon nom
a ete invoquö se detournent et s'eloiguetvt (du mal), s'ils nie prient, s'ils
cherchent ma face et s'ils se convertissent de la voie de lcur malice, moi de
mon cöle, je les exaucerai du ciel et de ma demeure preparee, je serai misö-
ricordieux et indulgent ä leurs peches, je les guerirai et je sauverai leur
pays. ,s Maintenant mcs yeux seront vigilants et mes oreilles ceouteront la
l>riere qui sera adressee en ce lieu. '" Maintenant j'ai choisi et j'ai sanctifie
cette maison, afin quo mon nom soit invoque ä jamais et que mes yeux
et mon cceur y soient tous les jours. "Si toi aussi tu marches en ma pre-
sence com ine a marche Dawit, ton pere, si tu accomplis toute ma loi que
je t'ai prescrite et si tu gardes mes commandements, lsje maintiendrai et
j'aH'ermirai le tröne de ta royauto ainsi que je Tai promis a Dä'wit; ton pere,
en disant : « 11 ne te manquera pas de successeur (texte : d'liomme) (]ui soit
p,
r b.
{143] LIVRE SECOND, CHAPITRE HUITIEME. 663
X\Wi •■ M-% i AM ■ AlMl? ■■ h(l/.h,& « '«nAh^A ■• -f-önfTlfl«»«»- .- Jtf'l-o0*
<n,hft"?oi»- : flV.Adhtf,>- •• l-hHIftf -• aifoi? i Himmaf-'n-lna0- ■■ oi^Chö0-
J#°JtC •• M-f ■ hat'/MM'v0- ■■ hhlVP.lnaT*' -. mtniiU • (Li- •■ H<^&All5',
5 A/llTP • ?,«».e.T s iä-P « hfiü" • atWkfp ■ mh&M- •• Yli. •■ a>h'Ft\h « A
if-A- •■ JwliH-fl ■ flUW ■■ Atf-A- ■■ nthat-tft •■ äl mMU • IV'I- « VlfW: ■ f»WA- ■•
rM£, ■■ V'i"'i" ■ H.f<J.hP- ■ W?o- s ffl.e.nA- s nx*7+ i 9°i'l- ■■ int •■ Mii.fc
■n<h,c i a*a : mb ■■ (VI- i waöa •■ in* • r&c ■■ h»»ii ■.: 32a>ya>s»h- ■■
flJ.ft-nA- •■ htia» •■ /ftd?' i hhlll.h'aih.C ■■ t\9°1h i ha<Pjra*>- : Whiit-i,'/,
io ou- • h.9°ß:£ ■ 1'fHV i ffl'l'Afli. « mh9aM\- i ^"VAhl" s ttu: s 0»'/*+'*?- > a»
<n>- s 0>n?t'H"TI s fc'/"ft'h s ArtA-l/'t"»- •■ tf"A» : )l'i'l' • hfr? «
VIII, ö)1iV : W»JCM i ä " •}«•"> i #MR ■ rtA-T"J i IM- i hlli.
h-tttMl ■ «nfl»'l* ■■ »»"n/*** ■ 2<»KUT-<i£ ■■ JiA ■ flWfl « *l.^-iT» .- -JT-w i m.
(?A : ArtA-f"* » JwMR i AA-1°? ■ öifc/hRtfo»- i DP ■ Afc*+ ■ T\t\6h,l\ •• at
15 immi i AA-fl°i « Mh i RfflA ■ h,°7l" i <vn>i • flJÄX"jo « 4<dJwMr : nur ■ +£■
?'Ä. rt>{.i : <\ÖA : AllHf] P <\drt : fl<{.!t ' «MÖA i ATHIP. — 19. fl>Wi.P."J«»-] A O/M. — /Ä. H
«TOrtHD-n-li««».] A ll<nxn)Mi0i>-. — 20. Ti-V-I-] P >i"VII. — ib. AW-A-] P fitf-A-. — 21. HjBA>if-] P
H>iinf. — ib. .ft.P.>°/o-] A .p..e.>°»u. — ib. 5T-v>] A fhYf. 22. ffl^oiA-h.] A o/». id. —
ib. ^Aö}P] P iCOöVlJP. — ib. mlAm.] P ar\-W.
VIII, 1. -£] A ö/"M/t-. — li. ante ,h>X P arfrf. >i9".e.-^<:. — ib. roat] P om. a>. — 2. whui-
jü.1 P iDhu-^o.. — 3. amfiih •■ nA-v* i >.nn ■ .cwa .■ h,"7>] P c»n»wi ■ ä<da i >inn i >,«»»t.
prince sur mon peuple de 'Esrä'el. » ,9Mais si vous vous detournez (de moi),
si vous abandonnez et oubliez mes commandements et ma loi que je vous ai
donnes, si vous allez adorer les dieux des etraugers et vous prosterner devant
eux, -° moi de mon cöte, je vous ferai emigrer de la terre que j'ai donnee
«n heritage ä vos peres; de cette maison que j'ai sanetifiee pour mon nom je
detournerai ma face, et je la donuerai et la mettrai en lecon et en exemple a
tous les peuples et en fable ä tous les pays. 2I Quant ä cettc maison glorieusei
quiconque passant par le chemin la verra, sera stupefie et dira : « * Pourquoi
le Seigneur a-t-il agi ainsi contre cetle maison et contre ce pays? » 220n * P,
repondra et on dira : « Parce qu'ils ont oublie le Seigneur, Dieu de leurs
peres, qui les avait tires de la terre de Gebs (Egypte), qu'ils ont suivi et
aJore les dieux des etrangers et les ont servis, ä cause de cela, il a amene
sur eux tous ces maux. »
VIII, ' Vingt aus apres que Salomon eut bäti la maison du Seigneur
•et sa maison royale, 2il fit rebätir les villes que Kiräm, roi de Tiros, lui avait
donnees et y fit demeurer les enfants de 'Esrä'el. 3 Salomon parvint jusqu'au
territoire de 'Emät-Sab'e (dont) il s'empara. ' 11 fit bälir Tadmor dans le pays
95 r° b.
* p,
95 v"
G64 LES PARALIPOMENES. [144]
1°C ■■ Ohlft •■ n*h,/. : 1X9° ■ fl)tf-A»7 : KWb£ ■ ÄYd-f- » HrhVÄ : tt-üth,d. '
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A aöa.p.-t. — '6. ^A^r] P +/"h.-»-.e ; A ,-i-hf.e.i-. — i*. hOT-4] P hu?*c; A >,07-4 «c. — ib. ft»
•P'V] 1' ft»tV.. — ib. post mhV^K P add. anrov-ncl'. — 6. (1Ah>] A (lAö-1-. — i*. hW>C] P, A MV-
C. — ib. mo-MT] A Ji'Vjp. — ib. cdAMH-I] P mhü7*<;; A AhU7^. — '6- mAJf-A-V i MJ7-4 i (P hW
T-i ») «WitJVöW] P <da>iU7^<1 i h<t:<!-n. — ib. >,Trti] A o/«. — ib. ante AA-f"» A add. a. — f'6. .&
rVVJV] P fA"V». — iä. ffidtf-A-] P om. n. — 7. Mrii.ni'j.'.rv] A >iy*n.'no>-fV. — ib. <D>1j>">iT'V-<e
^•V] A io>,y>,i%«»-^-». — ib. «Djiywmn-rt A <D>i?"<CCHfl>-^V. — i"4. a>>,ir>,..enAfl»-.eV] A a»,
•f°K?Mw?"i. — ib. >».»>>■] A h,}>>. — iä. v»a*ö">-3 P ■TA*»»' sie; A -v-a*«"»-. — ib. aä*^
A >,'/".p.«t+. — 9. post h.V"*» A arfrf. A°*. — i'ä. hl-OCt " «"»"W***] A -?-n<: i n»VI/lW*. —
?6. xvö^] P ÄVöt: A »>-°,-V. — i'Ä. <D<n>fi|»dV'/] A om. — ib. fflm^Mnfr] P, A a»«n»A>.Vit.
du desert et il bätit toutes les villes fortes du pays de 'Enämöt. :'II b;\tit
«ncore Betoron la haute et Betoron la basse, villes fortes ; il leur lit murailles,
portes et barres. ' Salomon (fit) de meine pour la ville de Balä'at et pour toutes
les villes fortes qu'on lui avait donnees, ainsi que pour les villes (destinöes)
aux chars et pour toutes les villes (destinees) aux ca valiers. Salomon realisa
donc tout ce qu'il avait concu et voulu pour tout cc qu'il avait resolu de bädr
ä lyarousälem, au Libanos et daus tout son royaume. 7Tous les peuplcs qui
restaient des KiMäwivän, des 'Amoräwiyän, des Farizäwyan, des "Iyäbou-
säwyan qui n'etaient pas du nombre des enfants de 'Esra'el, "(mais) qui
etaient nes des enfants de ceux qui resterent apres eux dans leur pays et
que les enfants de 'Esra'el n'avaient pas tu£s, Salomon leva sur eux (1'impöt)
* p. et les contraiguit k payer le tribut jusqu'ä ce jour. ' 'Mais des enfants de
'Esrä'el Salomon n'en prit pas comme serviteurs de son royaume, parce
qu'ils etaient hommes vaillants, cavaliers, guerriers, capitaines, combattants
95 v* a.
(145] LIVRE SECOND, CIIAP1TRE HUITIEME. 665
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(lh»«i : h|/H : ao-ft, : (\(\ : AVlll' : «(1(1 " ÄÖ^'V ' 0(1(194-1- » /»"Art « A°/
io OT--J. : ainn°/A : s7i-i- s axiim-f* • Avnr ■ aiium-f- • «»xa* ■• "©m*
ao- .■ ö)A.'P'fij?'jA s nSi»» : <r<><p"7-/;irtfi>- .• h«n s je-rt-n^i?» ■ AKiiLÄ-ndiiC ■
fl>£rAJ»h}"tf»- ■ AilUVl- •■ llh»»> : tf-A- •■ +A ■ HAA •■ AAr s fl>0«MH- i M'*
XX ' flh«w : yiT-A-f-o»' : (1(1 : h'H'fltf«»- s ht\ao : h»»ll : J&h'fc : 'l'ltiWa»- :
15 ri-Trn ■■ ?,'£> : -nhA, : fr7ll.Jfflrh.C « ,sfl»Ä«rhRl ■■ mh^fH"/. • Kr^MU • W.
ib. öjäVö-V] P <däVö+; A fl>»"/-()ir. — ib. maaVKHV] A o/«. m. — ib. fl>flDn-/-»ö'i"V] Aom. m.
— 10. eV ; m:Q A DAh, : ^"Ji^ : m]i. — ib. m^öA] A Mftrt. — j'ä. >,;i,u-il] A ,VlMl. — 11. «da
<i»At] P «>fl»At. — i'Ä. a»,"Mi>.] A m^-n»!. — /6. post AA'T'Tr A add. "ii-f". — ib. A.Mi.e.c]
P h.^-W>.?:C SIC. — ib. A.+flt] P Om. A. — 12. tnj,""/;'/ .• hö^-J : AA»'Ji"V : WV-l.rfi : A>i°/Il.>i-Il,h.t:]
A ow?. — 13. ihm] P n>nn sie; A haa. — ib. xio» i $t>c.i~] A nn«» : voc.-h. — ib. /"Art] P f
Afl. — /ö. A"j«»>] P Ad^A. — //). m(HI"iA : VM-] P mfid'VA i HftH"ll : A ffllM°/'\/- ■■ Vö>. -
ib. flj|M"i'»l] P i»ft-,M- sie; A mnil'V\->. — 14. TiVA-fö»-] A ö-n^.*«»-. — /ö. ViVA-fö»-] A 0-lU,
-Pöo-. — ib. IM > ^Tr+Zo»-] A AhV>» s (nh"/+W.
et chefs des chars et des cavaliers. ,nLes chefs de Service du roi Salomou
etaient (au nombre de) deux cent cinquante, qui surveillaient les travaux de
tout le peuple. " Salomon fit monter la fdle du pharaou de Ia ville de Däwit
et la conduisit ä la maisou qu'il avait bätie pe-ur eile, car il dit : « Que ma
femme rie demeure pas dans la ville de Däwit, roi de 'Esra'el, qui est sainte,
parce que la est l'entree de l'arche du Seigueur. » l2Alors Salomou olTrit
des holocaustes au Seigneur sur l'autel du Seigueur qu'il avait bäti devant le
temple du Seigneur, ,:'pour qu'on (y) ollrit (les sacrifices) selon l'ordre de
chaque jour, comme Mouse (l'javait commande, chaque sabbat, chaque mois
et aux trois fetes de l'annee : ä la fete des azymes, ä la feie des semaines
et k la fete des tabernacles. "Il dtablit d'apres l'ordonnance de Däwit les
pretres selon leur classe et selon leur ministere ; les levites selon leur rang,
afin qu'ils glorifient le Seigneur et qu'ils servent les pretres d'apres toutes
les ordonnances de chaque jour; les gardes des portes selon leur classe,
ä chaque porte, car tels etaient les commandements de Däwit, l'homme
du Seigneur. I5I1 n'omit rien des commandements du roi Däwit concernant
PATR. OR. — T. XXIII. — F. 4. 43
666 LES PARAL1P0MENES. [146]
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IX, '(O-iir'-l- • tlWtl i fljPOfr : H.VU- s ArtA-T^ ■• (Doofth-I* : fttfD :
^«/»hC ■• ArtA-f"* i *>!-/»• i nfcfl+^flA- i nA.f<.AA.y i flrhj?>A • HTM ■ i»
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n-<: i fonx'rfi^ •• -w •• aa-vi ■• mwuA- • w-a- i howi*- .• ao « "mAA-f''}
y. s Uön ■• H.VP i WA- ■ *A/."/ : (DK'h^l ■■ .+A i AA»f"* » ?»9"V7<- i JIA.H.VP i
nXTfku- ■ 3fl»c?».e •■ wrt •■ aq?i » Tnn.u- • aaa-t"} ■■ mn,* •■ Hrhta ■■
'fflöBfiAö-l- ■ afihM* ■ aumW'ttC'l' •■ hl-nc-lio- ■• *»*;'■ -. AhttiyJ- • mhMti.ir u>
15. ntf-n-] P munw-rt'. — 17. »\-v : ?n.c]A ^/"f-Tr ■ ?n,c — i'J. >,->•/■ i jvva] A >,-vt i »»a
öa-I- i »-Vi. — 18. .sTi?"*.] P y>,!r<.: A thnsic. — «6. A-fl«h,<c] P, A ao.V. — j'ft. «ohM-m.]
P, A mhM-af sie. — ib. mhr'Xh.] P m«»»>i..
IX, 1. "/?•/"] A owi. — i'6. W-A» : II] P ont. — 2. H.5-P] P K.¥«c. — #. *AtV] P, A ,+tt
u-. — ä. ii^itvp] P o/u. — 4. 7,"Hir.fci>] P vj-ncV. — /6. <D°,-Tr»iiWv] A <DA-vy<h. — ?'*. ante
AA-'r"» A arfrf. a.
les pretres et les lövites pour toutes les choses qui avaient ete prescrites et
pour les tresors. '"Tout le Service avait etc pröpare et orgaaise depuis le
P> jour oü Salonion commenca la maison du Seigneur jusqu'au moment oü * il
l'acheva. "Alors Salomon alla au pays de Seyon-Gabir et ä 'Elftm sur le bord
de la mer dans le territoire de 'Edomyäs. '"Kiräm envoya par ses serviteurs-
des vaisseaux et des navigateurs experimentcs. Ils partirent et voguerent avec
les serviteurs de Salomon vers le pays de Saferä; ils prirent et ramenerent
de lä quatre cent cinquante talents d'or, qu'ils apporterent au roi Salomon.
IX, 'La reine de Sabä'e apprit la renommee de Salomon; eile vint pour
eprouver le roi Salomon en lui proposant des enigmes; (eile arriva) a
lyarousälem avec un equipage tres puissaut : (eile avait) avec eile des cha-
meaux portant des aromates, beaucoup d'or et des pierres precieuses ; eile
parvint aupres de Salomon et lui exposa tout ce qui ctait dans son cceur.
2 Salomon aussi lui expliqua toutes ses enigmes et ne laissa passer (aucune)
enigme sans la lui Interpreter. :iLa reine de Saba'e ayant vu la sagesse de
Salomon, la maison qu'il avait bätic, iesmets, les tables, les appartement»
de ses serviteurs, l'ordonnance de ses domestiques et leurs habits, ceux qui
95 V
om
A a>ö
— ib. A°*] P A°A° sie. — ib. n.<0] A i\i.,t.. — ib. <dao<d] P mbOa>-. — ib. mö^-k] P,
»•»■/-. — ib. nn-dj P \it\c. — 11. ?iAiit]P>iAtf-t.
se tenaient aupres de lui et leurs vetements, ainsi que les holocaustes qu'il
offrait dans la maison du Seigneur, en fut stupefaite. 5EUe declara et dit au
roi Salomon : « Elle est vraie la parole que j'ai entendue dans mon pays
au sujet de ton renom et de ta sagesse. °Je n'avais pas crudes paroles des
gens jusqu'ä ce que je sois venue moi-meme et que j'aie vu de mes yeux;
voici qu'on ne m'avait rapporle que la moitie de ton abondante sagesse;
tu as ajoute renommee ä la renommee que j'avais entendue. 7 Heureux sont
les hommes et heureux sont les serviteurs qui se tiennent devant toi en tout
temps et qui entendent toute ta sagesse 8Beni soit * le Seigneur, ton Dicu,
qui s'est complu en toi pour te donner (la royaute) et te mettre sur son tröne,
afin que tu sois roi sur tout 'Esrä'el, et afin qu'il t'etablisse roi sur eux ä
jamais. II t'a fait roi sur eux, afin que tu rendes le droit et la justice. » "La
reine de Säbä'e donna au roi Salomon cent vingt talents d'or, une gramJe
quantite de parfums et de pierres precieuses; il n'y avait point de parfums
semblables ä ceux que la reine de Sabä'e donna au roi Salomon. '"Les
serviteurs de Salomon et les serviteurs de Kiräm apporterent au roi Salomon
de l'or du pays de Selerä, des bois de pin et des pierres precieuses. " Le roi
96 r° a.
[147] LIVKE SECOND, CHAPITRE NEUVIEME. 667
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^ s flJÄlnC'h : ih/.9° • M»°X"h. : A-* ■• AAA-fl°'* ■ "Tbl» ■ fl»i:+ ■ h9°-ttih./'. *
tt,£,i- •■ (Odem ■ u«!^ i mö'i'k i hnv. « "ffli-n/. ■■ AA-'p* ■ >?•/»' : htäit •
5. AT-T./"] P Offl. — ?*. Ilrt«"/*n-] P IWVdll. — /6. (IV/1- : ,*Ah] P (l>i'V|- : .'/-Ah : o»il>iV
•/• i .+Ah. — 6. h.it>fl».i] P, A h.w.'itD-x sie. — /7>. -iih">] P -nH->. — 7. -no-'W : ho»-"/t. •■ ö.e.at-2
A ub-M- s >i>«"7-i:Yi. — /A. Tfiim] A -rnnn. — 8. viwm] P ^»-nn. — iä. o»-vn«c i UMh] A a»
Trfli s ao-,«\f^ s ||>i1H.>i-n/h,C. — '&• ■»■»>] P "VT-/". — ib. »TA- I ^A^JbA] A Atl-fltl I ^A/i.>bA.
— ib. mh-iloifil P »Dh,>7/l"ti. — 9. inji] P A0>i. — ib. <i'/„<..i>] P (Dh,c<C s/t. — /'6. iDö'/'k]
P fflö'V'r-. — ib. Wh] P An>>. — ib. AAA»1°V] A ArtA»^ sie. — 10. mhlUCI- •. AA»1°'V] A
* p,
90 r° a.
668 LES PARALIPOMENES. [148]
Ö0(D ■ V^ : aB«,C) : A0.+ i fr7ll.Jfflrli.£ • (Dod^C.-} : Afl,/' : ob">«7/»«+ :
A.e. •• mwim • h«»*ii ■. n+f.r**"*- ■• nh»» « i-at ■ aa-t"* ■ •»•!«/»* ■•
M°?.V. ■■ .e.n-4; « '" mturTYl. ■ flWfl •■ fiil^'l' • Wh • Vf-A» ■ tm^r, .- Hfl
JiA-f- ■ Hh'JflA : Hh'röÄ'l- ä hr>Ü- ■ A'JTV" » Atl-T'i '•• at'li\M' • (BYtm$, 5
riv'l- ■■ nJi./.. ••■ 13ioM : <n>h-flfl : ©£$ : Hh9°K'h* ■ A-* • ArtA-f"} i Ilft-Vt !
«*««»* : %f : fl};i; : r/n}jAf • (DC& • "ittrfflA i Ö&at- : ?,A •' R\rM.*l i WrtjPrtl. '
?iA •' W?- •■ .ewX-h. : A-|s ■• <D»7rfflA : WA* : V7/A*'|- i h/.-d.e i <Dot/J
T-'H" ■ 9°Ä-C •' H^^Ä'h. i fflC^J-. : 0>-fl{.l -• ATW i rtA«"/0? "• "flrffll i A
A*"f°'} ■ hAh, s g ■■ fl>A'>flJ : HfflC* = ll-fUn : otAA * 6 ■■ h9°h£\Yl'b •■ fl>A-l-fl>- » i°
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nc?«»- .■ rtA-'/°'j : (D-ni- 1 im- ■■ ^9° • HA.nTft « "«hii ■■ rtA»'/"? i »»-jn/. ■■ «»
/7>. <n>>';C7] P ö»"7»,f.7 v/c. — i'J. >,y"),A-n;.] P >>>i!r>.A^f: .•>/>. //'. ööfl>] P ö(lfl»-. — ib. <m
n«T*t] P m<""JV'l!-|- -v/V. — //'. m.^--5r-ni|i-] P a>iCit\.h-\- sie; A m.e,-"/-nO-|- svV. — ib. Ao»-hA
jR] A Ao»1A.ft s/V '. — j'J, iniao] P mtioo; A II. — 12. post fl)ftA'"lDVli A add. •V7-/w. —
/7). «ni»n] A mun. — /'/'. -ii/h./.] A wu-. 13. AnA»'/°v] P om. a. — /'//. :?v : m:>;] A n.e-ni: :
'/-VI- : mi\t\ -. int\h-. — ib. «ohaf] P <n»iA.P.. — 14. <nn.em.] A mftfT. — ib. ,R>"/"J.] A .e.iv
7.S-. — //'. hdUf] P Vll^ sie. -- ib. mc+i] P «DC*i. — /V). m-IK./.] P ffl-fK-C. — 15- »>A
h. •■ V] A KiAh./- i ?">i-l'. — //'. ä] A h/ii.S-. — /'6. Äy-ÄA^l*] A hr'M. — ib. "tm-] A om.
— ib. o»c«>] P "///• — 16. i;V] A flA/"* i l^Ji^. — //'. M""] P ^«». — 1". ante »n-vn<C P <7fl?(/.
n. — ib. Ji^h^CV*] A V/*"Vl'Ot. — /Vi. lOhAII/n] I* inhAflm.
Saloraon üt de ces bois de pin les degres de la maison du Seigaeur et les
degres de sa maisoa royale; il fit encore de ce3 bois de pin des harpes et des
lulhs pour les musiciens (texte : les instrumeats de musique). (Kien) n'avait
ete fait auparavaat de seoiblable ä ce que le roi Salomon lit dans la terre de
Yehoudä. '"Salomon donna ä la reine de Säbä'e tout ce qn'elle avait desirö
et lui avait demande et au dela des presents qu'elle lni avait apportes. Elle
s'eu retourna et revint ä son pays. ' ' La somme d'or qu'on apportait ä
Salomon chaque annee etait de six cent soixante talents d'or, "sans compter
ce que les homines designös, les marchands et les vovageurs lui apportaient,
et sans compter l'or et L'argeat que tous les rois de 'ArabyA et les princes
de la terre apportaient au roi Salomon. ''Salomon fit deux cents boucliers
d'or battu; le piix de chaeun de ces boucliers etait de six cents pieces
' P, d'or. Ifi(ll lit aussi) trois cenls (petits) boucliers d'or; le prix * de chaeun
r-lait de trois cents (pieces d'or). Salomon les mit dans la maison en bois de
Libänos. "Salomon lit son tröue royal avee l'ivoire de grandes Cornea
[149] LIVRE SECOND, CHAPITRE NEUVIEME. 669
(DWi : 18ro;i : ao°,cn. .- Am-Trl-' • "»"Hill > Afl-T* > fl'4'n'M •■ a>CA* ■■ (n-l-n
/. ■■ rt>t.&. ■■ ai>m:b •■ riA^„ ■ o)nA<c ■ Anw. i «"'*n/. ■■ «■w»** « mm^ s
rohAh,* ■• vr-nA-'i- i JP.+HMH»- • up • »»AflA-r » hAh*l- ■ i i o»^:i ■ ha
5 <L ■ milAÄ, i fl»A.'M-n/. ! hwil • fllrf-A- « mVIPp* •• 'ö»WA- 1 "»«Pf ■ <Hu- ■
A'H-/** i rtrt-f'J : öJ(:4» : rD.n<C •• mtf-A- ' "»«Pf ■■ *fc i MW* : M" • IIA.0
TA ■■ Hö»c:* « fli+CÄ ■■ <D££-££ : mhfrfl i rfiAfl i ffl>A«fc • fl«»«PM.iJ- i A
ÄA-1°*J ■■ IT-/" •■ fK-C ■•• älMl«» ■ A«ro4. i An/»' i AA-<r> i JWW i A(l,h./. i
+CA.A • 9°AA • hinC-1'Jh •■ All./.'/' ■■ (19°ÖC '■ ©IM ■ I; i •Ja»-!' i p.«oÄ-h ■•
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P, A ffl-VA-fe s/< . — ib. hdtVP"! i -VT-^"] A ATr7Y" s AA-V""/. — 21. riiTöC] A ?"*<:. — 22. >7
/*"*i] A 0//7. i. — ib. ante mioa'/. P add. m. — 24. h?°;i i Tr-Pft] P Vf'.ei- i W°;S. — «o. w
C*] P toc*. — ib. mhAOA] PmhAlfi. — ib. <D*TrM] P ml'IrM- ; A a>hi.m ■. H.ft><tl-fl»- i fflli.e)-.
— ib. mannAöl- •■ TO-ö»] P maniiAö* : mtO'V . — ib. mwi-tx] P whvth sie.
(d'elöphant) et il lo revetit d'ör pur et fin; ,8les six degres de ce tröne
etaient revetus et recouverts d'or; il fit les supports des bras d'un cöte et de
lautre du tröne royal; il fit deux lions se tenaut pres des supports des hras;
'"douze lions sur les six degres se tenaient lä d'un cöte et de l'autre; il ne
setait (rien) fait de pareil dans aueun (autre) royaume. 20Tous les vases de
Service du roi Salomon etaient d'or et d'argeut; tous les vases de service
de la maison en bois de Libänos etaient d'or. L'argent restait en abondance
et n'avait (ni) estime (ni) valeur dans les jours du roi Salomon. -' En effet, les
vaisseaux du roi Salomon naviguaient vers le pays de Tarses en meme temps
que les serviteurs de Kiräm; tous les trois ans les memes vaisseaux arrivaient
du pays de Tarses; ils venaient vers le roi charges d'or, d'argeut, d'ivoire
et de singes. 22 Salomon fut glorieux et. surpassa tous les rois en richesses
et en sagesse. "Tous les rois de la terre cherchaient et desiraient la face
de Salomon pour entendre la sagesse que le Seigneur lui avait donnee
dans son cceur. 24Chacun de ces rois lui apportait (ses) presents : des
670 LES PARALIPOMENES. [150]
4»A « '2 flH^hfl ■■ A»* : ArtA-fl0"} ' ü?,A«H •' fcT/.A ! JiKVA » AA/.9AP •■ fflTflJß
TiAT- ■ Ji<tV«A ■ hltt'ö •■ fl>h>n(?«». : AA-T"} • mh^A-ö»- : fl>-A'|- • hVluü •• A
* p, /.7A ■ mrAA,ih s ! A7T-/" » ftti.P4.AA.?" « 2I fl>M i A4fc » AöA > tf-A- • Vl/^V i
96 v° a.
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't\0i9° : 0>A£ s VflT « '"ffliliK ■ AA-f"* : 77-/*' ■• AÖA • WA- » hh/.h,fr ■ hC 10
n'J 1 *}<w>.f" :: 31fl)S"»» : AA»?°7 • flJ«PflC$P > flWl«f* * «7^ » Wl' s fcfWJ- s 1D>«7
X, ^ao^h .■ fMTJir ■ nvi.-nc?'* = ?.A«w : v? • aoxh- ■• tf-A- ■■ hfi/. >bA i h
««» 1 yii/^f ■■ AC-nw « 2fl»v«> 1 An 1 A'ro ■ ä.mhi'W : oa?. = vot = ?iA«w -•
25. s >,a^] P s«. — ib. >.'i:^n] P >!*4n sie. — ib. h>.'/-fi] P, A Kh>t\. — iä. wTflig
>iA«j:] P ffl.Tv? : fflRv?- — ib. hV£W\ P >,^«Cft sie. — ib. >,U7-£] P M)7-<C. — 2(i. n^.k] A n-f.fc.
- 27. J.-nTr .- (daooi] P öflm- : >,-flV. — ib. Hin*] P IHO*. — 28. mVKhtl A m?"^«/.. —
29. i»>iA] P «>A>,A. - ib. »A-<.*] P A-A.-f.ti A KdfS-i. — ib. ante ü/MI- P flrfrf. a». — ib. >n.
.c] P v-n.e s/V-. — //). h^iy] A >%\ip. — ib. nA»ve] A nn-vi;. — //;. «>n*A] A mtunv. — ib. ante
(1>.-Vt P add. m.
X, 2. h.fc-ii'v/"] p c'-n^?™. — /A. VIT] P TUT. — IÄ. >,n«ro] A Ä"»H.
vases d'or et d'argent, des velements, de la myrrhe, des epices, des chevaux
et des mulets. 25Salomon possedait quatre mille (texte : quarante mille)
juments pour les chars et douze mille (texte : cent vingt millej chevaux (pour
les cavaliers); Salomon les mit et les reparlit dans les villes (destiuees) aux
* P, chars et aupres du * roi a 'Ivarousälem. 2|'1I domiiia tous les rois depuis la
96 v° a. .
frontiere du lleuve ('Efrätes) jusqu'au pays des 'Ilofeli et jusqu ä la frontiere
de Gebs (Egypte). 27Le roi Salomon rendit l'or et l'argent ä "lyarousälem
aussi (communs) que les pierres, et les cedres aussi aombreux que les
sycomores qui sont dans la campagne. ~* On amenait des chevaux pour le
roi Salomon du pays de Gebs (Egypte) et de tous pays. 29Les antres actions
de Salomon, les premieres et les dernieres, voiei qu'elles sont ecrites dans
les prophetics du prophete Nätän, dans les propheties de 'Akya Selonäwi et
dans les propheties de 'lyohel, le voyant, concernant lyorbe'Am, fds de
j\äl)At. i0 Le roi Salomon regna sur tout 'Esra'öl pendant (juarante ans.
"Salomon s'endormit; on Fensevelit dans la ville de Dawit, son pere.
Robe 'am, son fds, regna apres lui.
X, ' Robe 'am vint ä Kebron, parce que tout 'Esra'el y etait venu pour le
faire roi. 2Lorsque lyorbe'am, bis de i\ah;U, apprit (cela), il se trouvait
[151J LIVRE SECOND, CHAPITRE DIXIEME. 671
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96 v° b.
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HÄiThCJ» ■ flW'"7h/. ■ ?°AA « £4:4» ■ ?»A ■• -f-Aö*. i y°AA,i> •• >»A : fl+own».
15 4> £■<»£„. :: '•' fl)£fl,rt»0i>- : o»"}«!" : ;l'OT]n<.Jr i hl^'O0' '■ ho» i hah^'h"1*' ' P
ib. m-ti^J A o/ra. V.. — /i. oft»] A ortw. — iä. n-fl/W] P, A om. n. — ib. m,hw] A <D/h
£. — 3. >,fi<i.>„A] P >i"MLVri/h,C. — 4. *i] P, A tm. — iä. m>iy"'>iih] P om. at. — 5. V/Vin]
A ow. — i'i. m:f-m..e,'kx] P »¥'«n»f*i. — 6. <D.cn.rt"oi>.] p m_p,n.ft». — 7. %£] P -i.e. — iä. wn
<roC1l] P llfl»'»r:il(»»'. — ib. i»>S'.ftt] P WVP+ *'(,•. — 8. A«n>/\u<>.>] P A<n"\u4»-J-. — ib. fi.^m-ao-']
P .efD-o»- sie. — 9. yvt] A 9"7i+>. — /6. ^■»»VK.i] P .-»-»»ik^; A ^«»vk.^.
au pays de Gebs (Egypte), car, deputs qu'il s'etait enfui de la face du roi
Salomon, 'Iyorbe'äm demeurait au pays de Gebs; (alors) il revint de Gebs.
3 Ou (lui) avait envoye (des messagers) et on l'avait appele; 'Iyorbe'äm
vint. Toute l'assemblee de 'Esrä'el vint aupres du roi Robe 'am, en disant :
a 'Ton pere a fait peser sur nous la servitude; mais toi aujourd'hui allege
et reläche le poids de la servitude amere de ton pere et de la dure servitude
qu'il nous a imposee, et nous te servirons. » 3 II Ieur dit : « Allez-vous-en
donc pour trois jours, (puis) vous reviendrez vers moi et vous connaitrez
ma (reponse). » Tout le peuple de 'Esrä'el s'en alla. °Le roi Robe 'am
convoqua tous les anciens qui se tenaient continuellement devant Salomon,
son pere, quand il etait vivant. 11 leur dit : « Comment desirez-vous et
comment * vous apparait-il que je (doive) repondre ä ce peuple? » "' Ils * P,
repondirent (ces) paroles et lui dirent : « Si tu es bon en ce jour pour ce
peuple et si recevant, (ces hommes) avec faveur, tu leur dis de bonnes paroles,
ils seront (tes) serviteurs pour toujours. » "(Mais) Robe 'am delaissa le
conseil que les anciens lui avaient donne. II consulta les jeunes gens qui
avaient ete eleves avec lui et qui se tenaient en sa presence. 9 II leur dit :
« Quelles paroles me conseillez-vous de repondre ä ce peuple qui m'a parle,
672 LES PARALIPOMENES. [152]
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c-ni*0 : •nv ■ n-f aa-1- ■ öav ■ nh<m > o£f,<«" • ttr ■■ mh ■ jmia 1 in
h- ■• -me •• n"f Afti- ■ öai- ■ 'ruho»-/»'^- .- ^t» -. $>\<t> •. (,ow ■••• at,u&i ■.
c-tx^y0 : 77-/** •• 9°\\c:o»- s fiOD/wb-l- •■ "attiahfhao- .■ A^ni-n ■ m°.[\,t^ao- : 1»
nh»D .■ rw. ■ flj^.ji"> ■■ km » /?.-nA • fcnr \ • fchflfc 1 A<*A,ho«»- : to ■ ©M
fc « hWhln ■■ AdAu- > MV? fc : iiPÄhö»- • n»»4*i*"r- r « fl>Mfc ■■ h Vä*!««»- •■ fl
o^C'ttl' •■■ Ka>K(\9°o s (?'n°yjr : +a-i- ■ /hii-n « ?ifi<™ = M ■ öaöj-v •■ n-^n =
K-fn.vnrh.c : H^-n, s Ä«i'«° ■ ha\\\.h-ü,h,c ■ *a- .■ Hvnn ■• nh^D- ■ aä»ij? ■
ib. iih-in«:] P ll.ft>-nc. — 10. ä**] P Ä'ft^. — ib. ante n«n»-n] P add. a>. — ib. hVin.O
A wnttH. sie. — ib. -}h.n] P, A >,-Vft. — 11. ante <n.e>,H.V. P, A add. fl>,en,A»a>>- ■■ C-W-if" •• 'V7-
p>. — ib. 7u»}H)ai>-] P 7u>«fc. — ii. n*i] P fl>n*i. — /6. Yin-.^-] P ruhe; s/<\ — //>. n»»4'i»",:]
P a>fiöD.>ui<i: ; A fl9"^"IV. — 12. mJi^A- i Ai"H-fl] P iD^ni-n. — '7). >n i cr-fl"/!'"] P »fin
jr. — //;. ante n*7Afi> P add. a>. — 13. A<n"\U'M-] P A«>"\u*-I-. — 14. *k .■ wh^i > >ii;nii ■■
Aört,lh] P ow. — 15. V>] A Ki>^. — ib. iiAfo-l-2 A öAmil-. — ib. mn] A >i?"tn. — ib. AMl
^•] A AhlU^.
en disant : Reläche pour nous la servitude que ton pere nous a imposee. »
,0Les jeunes gens qui avaient ete elevös avec lui lui repondirent et lui
dirent : « Reponds ainsi k ce peuple qui t'a parle, eu disant : Ton pere a l'ait
peser sur nous la servitude; inais toi, allege-(la) pour nous. Reponds-lcur
ainsi et dis-leur : Mon petit doigt est plus gros et plus fort que les reins
de mon pere. " Donc mon pere vous a chäties par une lourde servitude,
mais moi j'ajouterai ä votre servitude; mon pere vous a chäties avec des
fouets, mais moi je vous chatierai avec des scorpions. » ,2'Iyorbe'am et tout
le peuple vinrent aupres du roi Robe Am le troisieme jour, ainsi que le roi les
avait convoques, en disant : « Rcvenez vers moi le troisieme jour. » ,3Le
roi leur repondit des paroles dures. Le roi Robe 'am delaissa le conseil des
anciens, "repondit au peuple et s'adressa ä eux selon le conseil des jeunes
gens, en disant : « Mon pere a fait peser sur vous la servitude, mais moi j'v
ajouterai; mon pere vous a cliätios avec des fouets, mais moi je vous chatierai
avec des scorpions. » '-'Robe'äm n'ecouta pas les demandes du peuple, parce
qu'il y eut un changement (voulu)par le Seigneur qui avait dit : « Le Seigneur
10
r i
[153] LIVRE SECOND, CHAPITRE ONZIEME. 073
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'6. CA**] I* Cilt*. — /6. ante 9"l>l\ P arfrf. o>. — ib ffl-A-e] A om. — ib. fcnjß] A >irt..t'.. —
ib. 1-fi.e. : m-tll- : onii.evJYmi*. i }iA<i>t.A] A >.-/: i >,fUh.A. — l'£. Ml] A ffl-fW-. — /£. <n>;l^^iröi>-]
A •^IThU.&xrao' . — 17. mö.en»] P fl»ö£fl>-. — e'Ä. >.UT-<:] PhUV-i. — 18. Ch.il ■■ "Mir. ■ mmicP > Ä*
+ : >in/-h,A : Ilö-11'V s (BVV : fll] P 0/72. — ib. Tr7-/"*] P 'Vl-i*'. — 19. <D0A(D.] P, A <D0A(V S/V .
XI, 1. W : ©Äff] A "iuT./: s <Dftoi>>-J: : T.A'i:. — *'Ä. »>■*■/*] A Ä>*^Tr. — 'V' fl>lvMA»fl»-]
A .e^.-J'tA-oo.. — 2. ny"^] A <»?"^. — 3. Atf-A-o»-] A Atra"- sie.
a confirme sa parole qu'il avait proferee par 1'intermediaire de Akyä Selonäwi
au sujet de 'Iyorbe'äm, fils de Näbät, et au sujet de tout 'Esrä'el. » "' Coniine
le roi ne les avait pas ocoutes, tout * le peuple repondit et dit au roi : • p
« Quelle part avons-nous avec Däwit et quel heritage avons-nous avec le fils
de 'Esay? Fuyez vers vos demeures, (enfants de) 'Esrä'el, et maintenant
pourvois ä ta maison, Däwit. » Tout 'Esrä'el s'en alla chaeun ä sa demeure.
,7Les hommes ile 'Esrä'el qui demeuraient dans les villes de Yehoudä
garderent pour roi Robe 'am. ,8Le roi Robe am envoya (aux dissidents)
'Adoräm, intendant des tributs ; les enfants de 'Esrä'e! le lapiderent et il
mourut. Le roi Robe'äm se häta de monter ä Iyarousälem. l!'La maison
de 'Esrä'el se rebella contre la maison de Däwit jusqu'ä ce jour.
XI, ' Robe'äm vint ä 'Iyarousälem et reunit tout le peuple de Yehoudä et le
peuple de Benyäm; leur (nombre) total etait de cent quatre-vingt mille jeunes
hommes vaillants et aptes au combat. II (voulait) lutter contre le peuple de
'Esrä'el, pour (le) reduire, (le) soumettre et retablir l'integritö de son
royaume. 2La parole du Seigneur s'adressa ä Samyä, komme du Seigneur,
en disant : 3« Parle ä Robe'äm, fils de Salomon, et parle ä tout le peuple
ti" r a.
674 LES PARALIPOMENES. [154]
a°' '■ Alffl ■• ß>l)-fi ■ at-Mfr -• hlrti •■ ^ -flA • 4h«oll : ?,0, « TilU.h'ttih.C • Jt«
1*d<I?- s (Dh.'1-M- ■■ fl>Ä.;R\"H"AJ»,tf',• : A^:'"e3Fl<n»' •■ "Ml*!- •■ ÖJ'hOTfm- : 66 :
at-ti-t •■ ao-\?:t,\\a»- .- hl\(*o ■■ h^-htt,? •■ (D-h-U ■■ in* •• V1C « mrtiT0- ■ *A •■
hinjvttth.i: ■• aH-tm^m. ■. (Dh.M~ .- a*A • Ä.P-fMW?0 « na}£n°/9°X •• fl»A£ '
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4. h.^*^?] A h.löC7-. — 'V». fl'h.:l-><)'1A}p<i»-] P <nh.->-T"M-A?»<">- s/c. — /6. post m-|-«rop,m-
flc?rf. «rn-nh.. — ib. aih.^.*.] P o/w. h.. — ib. h.fC-d*^!'"] P h.f<.lrt.iT. — 5. M)7-<0 P, A
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A
»". — /ö. a>h.<nV.p] A (B)b"ir. — i'6. ml'.'Ph.] A ö»l,<Ph.,
- /ö. wrtji] A mft-n : a»nj>"/. — ib. tohfAif0] A mh^.iir. — 8. a>7CPTr] A o»«n>c(>Tr. -
'b. miM.] A fflitrf.. — 9. m>,rtli.fi] A 0AtLfl. — ib. <dMI.4>] A toa,U:i-. - 10. a>h..t(v"i] A
07 r° b
aih.PM. — /ö. huir.] P, A hU7vn. — 11 hivf] A ••id-lir«^. — ü. flJti.e.^ : a»ffl,eTr] A to
mpn : mii.e^. — 12. an ■■ inn] P n»:»7c. — ib. a»ifn-«Trj»m>-] P «»ifit^vj1. — t'A. Aiin] A An
(l. — 13. fl>A,i"i;.PV] A atxvjfy}. — 14. m h£7-] A>.fioo i )Ä7-. — ib. A,T<l.*^V] P mA.'P'e^'V.
A A.Tav.eTr. — i"Ä. ante "7^Äd P add. a>. — ib. <n»v>il.u'ai>-] A 9"ö*fl.ira»-.
de YehoudA et de Benyäm, eu dis.uit : « '' Aiusi dit le Seigueur : Ne montez
pas et n'allez pas combittre contre vos freres; revenez et retournez, chaeun
diins votre djmeure, parce que cet evenement (est arrive) par ma (volonte). »
Ils ecoutereut la parole du Seigneur; ils retounierent et n'allerent pas contre
'Iyorbe'äm. 'Robe'am, fds du roi Salomon, demenra ä 'Iyarousälem et iit bätir
des villes fortes dans le pays de Yehoudä. 6 II lit bätir Beta-Lebüm, La ville de
ltäuyä, Niqo'i, 7 Beta-Sourä'i, Sako, 'Adolam, 8Get, Gorson, la ville de Zofä,
:I Adorä'im, Alakis, la ville de Azäqä, '"Sarä'i, 'lyälon, Kebron, cn Yehoudä
et cn Benyäm (et en lit) des villes fortes. " 11 des) entoura toutes de murailles;
P, il (y) plaga des gouverneurs; il mit des magasins de vivres, «Thuile et * de vin
,2en chaque ville; il y etablit (des arsenaux) de boucliers (texte : piques)
et de langes; il rendit (ces villes) tres fortes. Le peuplc de Yehoudä et le
peuple de Benyäm etaient avec lui. "Les pretres et les levites qui etaient
dans tout 'Esrä'öl se rassemblerent pres de lui (venant) de tous les pays.
"Les levites abandonnerent (leurs) demeures (et) leurs postes et allerent
[155] LIVRE SECOND, CHAPITRE ONZIEME. (175
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fl"7 s /w^h-V : fl)A'l" '• Y\l\,(uV9° h OlfllAA'l* -• A-* ■• h'fljP ■' ö>A,p-J; .• flill.H :
ö>rtA»^"> « -fl»M-+<s- s ir-n0/^' ■ A«»Wn •■ ö>ap .• hn»rt,A-'/° ■ hrftfr • h'rnt-
jpjj- : (Bwr-dtf ■ ö*n/:u- s A4«» .- «*/»'<. : o^jr .• kim- ■■ >/**A •■ rod^nj" ■
//*. vn] P nn « ;min. — //». (ih.f<.'jA,?"] A aw^a,?". — ib. r,n«»] p, A om. — ib. h.fi-1-*
>f.] P h.**'/?. Sic. — 15. (»AhflA ■• (A att\hTy<lA9" •■ sie) fliAHlTVir s fl>Ah?"0A ■• ^W?"] P «Dftrt :
y,9"fil\ ■■ AM?" s/c. — ib. ante )|?-||^ P add. m. — ib. hj-oft",'/"] P vc.iiai9a. — 17. >,fni] P >i
AM*. — //>. «*«•»*•] P "lön-l-. — /ö. u-Aflt] AR. — 18. af/P'h •■ A-J: : CT-d^lT : "ilf" •■ -||>irt.+]
P Tifio» : ^ .■ nfVPI- : y,v.h- ■ •1\},<1:V. — ib. 1»1->] A TAI-. — /6. KfC.oi**'] A h.^««»-^. -
//>. (Bhfl.c] P mi,p; A h-nh.^A. — ib. ante mAt P add. m. — /7i. h.^n,p.] A h„et.e. — 19- """
A.PJI-] P fl»A^.V. — /7». A-f: •■ Jf.-P.-I" : h.f>,n] P om. — ib. rnllA-ilA?"] A wAII?". — 20. >,il.rt.A-
jr] A Mlrt.A»ir. — //;. athf+J A aihf-t. — /7;. mrtA»i»>] A a»AAf"*. — 21. cf-n'V?0] P, A
Kf-n-fl'^ir. — ib. hH,rt.A»i»"] A >,nrt.A-ir. — ib. ante >,5r»W-A" P ocW. m. — ib. atr'<-'i P
■°/u>{. s/c.
en Yehoudä (et) ä 'Jyarousälrm, parce que 'Iyorbe'äm et ses fils les avaient
chasses, afin qu'ils ne reinplissent plus le ministere du Seigueur. ,5 'Iyorbe'äm
se donna des pretres des hauts-lieux pour les idoles, pour les faux (dieux)
et pour les statues de veaux qu'il avait faites. "11 fit sortir des tribus de
'Esrä'el ceux qui aspiraient en leur coeur ä cliercber le Seigneur, Dieu de
'Esrä'el; ils vinrent ä 'Iyarousalem sacrifier au Seigneur, Dieu de leurs
peres. l7Le regne (de Robe'äm) fut affermi pendant trois ans, parce qu'il
marcha dans les voies de Däwit et de Salomon, son pere, pendant (ces)
truis ans. ,8Le roi Robe'äm prit pour lui une femme appelee Molät, fille
de 'Ivärmout, fils de Däwit, et (une autre femme nommee) 'Abvä, fille de
'Elyäb, fils de 'lyäsay. I!l (Celle-ci) lui enfanta des fils : 'Iyo'as, Samärvä,
son fils, et Zalouzälam. 2"Ensuite il prit pour lui une femme appelee Ma'aket,
fille de 'Abeselom. (Celle-ci) lui enfanta 'Abyä, 'Ayäti, Zizä et Salomon.
21 Robe'äm aima Ma'ak, lille de 'Abeselom, plus que toutes ses femmes et
plus que toutes ses coneubines. En effet, il prit dix-huit femmes et soixante
676 LES PARALIPOMENES. [156]
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Ä.eA s vn..f. s -in s (rn0/^' s nv •■ wvn •• otakiü- « pu*^ > ?iA s i-n-hTr ••
ib. S] A M. — i*. »] A bri- — «'*• n»n"7it] P ml^li.-!- sie, — //'. mh-PAÄ] A mhVA.e.:
— ib. S] A M. — 22. "Vhli] A tf»Mi. — ^- wft«] A m(\<.-,.. — 23. ante nW-fr P «^ "»•
— ib. o>nhU7-c] P, A mnM)?^C. — ib. wrthrt] A mv/">,. — ib. ante -fW-V P ßdd. a>.
XII, 1. od-v"?/"/.] A ov'rtr'*. — ib. ^->»iiii] P MiHM s/V. — 2. ft-n-1'h.y"] A ft-o*y".
— JÄ. KV<-1M"1 P >...P<-0A.iT */r. — 3. n.TV] A IH)a>C-|: : V. — //*. «nKK] P Om. V. — «6. BlgS]
A mftÄfll: : >>A'i:. — ib. V-A*] P -"A*. .wV •; A -7--A*. l'Ä. fl»>i?"nWin>-r.l] P HooffJi i y'flA.
ih i >isnMifl»-r.+ . A t«n>»>, : ?"nA.ih i >,y"-rirh.a>-ci- sz'c. — ib. A-ayJ A A-riyn. — ib. mmr/Ai:
.p->] P «DfliTVe/"*; A mtmflftAfi. — 4. idn^iijpö»-] A »MUrV. — Ä. ftMJ»C] P AhW?^^:
A a>.u/^c. — ib. ba«p] P uaoh s/r. — //>. wn»<h.] P, A duiftvh. — 5. n«v>i.^n] P ^fi«» ■ >.n.eft
.s/V. — ib. vhjr] P >-n.e,. — ZA. in-vv] P v^ibh-v sie.
coneubiues, et il engendra vingt-huit fils et soixante filles. "Le roi Robc'äni
etablit Alna, fils de Mä'ak, chef et prince de ses freres, parce qu'il l'aimait
-'et qu'il etait plus grand, plus beau et plus vaillant que tous ses fds (qui
etaient) dans tous les pays de Yehoudä et de Benväm et dans les villes
* p' fortifiees. II mit beaueoup de vivres * dans (ces villes). II demanda (pour ses-
'.i7 v" a. '
fds) de nombreuses fcnirnes.
XII, 'Apres que son royaume eut ete afTermi, Hobe'«\m se relächa et oublia
les commandements du Seigneur, et tout 'Esra'öl aveo lui. 2La ciuquieme
annee du regne de Robe "am, Sousqe'öm, roi de Gebs (Egypte), marcha
contre 'Iyarousälßm, — car (les enfants de YelioudA) avaient peehe devanl
le Seigneur, — ' avec douze cents cbars et soivaute mille cavaliers (texte :
chevaux). Innoinbrable 6tait (Ia multitude) qui viut avec lui du pays de
Gebs et du pays de Lebyä ainsi que les Taraglawivan et les gens de 'Ityopya.
'Ils prirent les villes fortilie'es qui elaient dans le pays de Yehouda et il»
parvinrent jusqu'ä lyarousäleiu. 5Le prophete Samä'iyas vint trouver le
roi Robe am et les princes de Yehouda qui etaient reunis ä 'IyarousAlem
[157] LIVRE SECOND, CHAPITRE DOUZIEME. 677
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/" :: '-fll^Jl : Iftrh- ä /«".ftm i h9°ilfö«>- i <m|l+ i h<7H.Ä'flrh.C = OH^fthti
ib. /h.e.70iöo-] A hVÄ-vn«»»-. — 7. >ii..p.] P >-n,e a/c. — ii. /...tvhAtfö»-] A h.fiA*«n»-. — 8. ante
Ina» P acht. w. — 9. rt-fi-W"] A n-O-J;?". — 10. C-n'^y" ! V7/M] P rt-ft<M" : Tn-o« : *M1». — //'. <"•
'kJiTnl'] P <«"\>1\i.')-. — zi. (DfO^fl-] P mpotyn-. — 11. h«ro] P ■hao. — ib. frl-at-im- : »DfO-Vn-]
P ^0'>n- i mfi'l-m-ao. ■. mfO'l'll-. — ib. jß->rt>iYlJ»*o»- I Aö»'\>>l(l-'i- : >)A] P Olli. — ib. ,C<hfl>-öD-] P jb
ü>-ai>- s/V. — iä-. <Df(M>n-] P ra^O'l'n-. — 12. >fi,h.] P, A o/«. — ib. post ■J-'">.p.(n P add. "ii-f.
(i'uyant) la face de Sousqim, roi de Gebs, et il leur dit : « Ainsi a dit Ie
Seigneur : Vous m'avez abandonne; moi aussi, je vous ai abandonnes dans
la main de Sousqim, roi de Gebs. a 'Les princes de 'Esrä'el et leur roi furent
confondus et dirent : « Le Seigneur est juste. » ' Lorsque le Seigneur vit
qu'ils se convertissaient et se repentaient, la parole du Seigneur s'adressa
au prophete Samä'eyäs, en disant : « Puisqu'ils se convertissent, je ne les
aneantirai pas, (mais) je leur donnerai un peu de repit pour (leur) salut; je ne
deverserai pas ma colere sur 'Iyarousälem, (mais je ferai eu sorte) 8 quils
soient assujettis, afin qu'ils sachent (la difference entre) me servir et servir
les rois de la terre. » ' Sousqim, roi de Gebs, monta, prit tous les tresors qui
«taient dans la maison du Seigneur et les tresors qui etaient dans la maison
du roi; il prit les boucliers d'or que Salomon avait faits. ,0 Robe 'am fit
a leur place des boucliers d'airain. * Le roi Robe 'am les remit aux officiers * p-
1 97 v° b.
qui se tenaient debout et gardaient les portes du roi. " Lorsque le roi entrait
dans la maison du Seigneur, les officiers qui se tenaient debout et faisaient la
garde entraient avec lui ainsi que (les hommes) servant (ces) officiers qui se
tenaient debout et gardaient les portes du roi. '-' Lorsque (les enfants de
Yehoudä) se furent repentis, la colere du Seigneur se detourna d'eux et il ne
678 LES PARALIPOMENES. [158]
*<n»- • Alf**« : "hhao , {\tO'M-. U)'* ' J^/hn ■ +a ■■ !*"."£ « 13flJjao i tf-n
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#. nawit] A o/m. n. — ift. .e^ti-n] A tixitt. - 13. post «d>iu» A add. WH = mA.P.
siCm — ib. 3] A kern. -- ib. °,o»t] A ■*»»* s/c — #. >,«•> s h-V7/*jP] P mWi/T. —
/6. onet ■ fl»*- ! ■V«"*] P OftC* 1 n»?; " *Vo»l:. — i6. vvt] P >>n<"». — (0. ante ww-h- P arfrf.
m- _ ,-fl. v-h->D7] A V-h."7. — JA. "i-VV'l.'^] A h'PVU-V. — 14. AH] P Ad. — ib. Kl«»] A 07«.
— 15. post cr-n«;7" A arfrf. X. — #• ft°7V1] A (i«l.K?h. — 1*. >n..ß] P >•"£ sjc. — i'i. «oh
<»•/•] A mh..S.. — iä. ante tf-n» P arf«?. m. — ib. ©.e^/M-fr] P m.ftl+tA» sie.
XIII, 1. mft-VVlO P mno»-»*: A (DA"7X-|.-. — 2. Wl^] A >,-fl^. — iä. >.-C>uA] A k.c*a. -
/6. -h-r-n^t] P »•jta^ s/V. — ib. wy] A >,n^. — 3. kyö*] P ««t.
les extermina pas ä jamais, parce que de bonnes oeuvres furent trouvees
dans Yehouda. I3 Robe 'am s'alFermit et regna. Robe am avait quarante-et-uu
(texte : quarante) ans, quand 011 le fit roi.-Il regna dix-sept ans ä iyarousAlem,
dans la ville que le Seigneur avait choisie parmi toutes les tribus de
'Esrä'el, (afin que) son nom y füt invoque. Le nom de sa mere etait Nou'ou-
namä Amünuwit. ,4 (Robe 'am) fit le malet n'appliqua pas son eoeur ä chercher
le Seigneur. '"'Les actions de Robe 'am, les premieres et les dernieres, ae
sont-elles pas ecrites dans les propheties de Sama'eyas, le prophete, et de
Awdo, le voyant, ainsi que tous ses exploits. I\obc';\m combattit contre
'lyorbe am tous les jours (de sa vie). "'Robe am s'endormit et fut enseveli
avec ses peres dans la ville de üawit. 'Abyä, son fils, regna apres lni.
XIII, ' La dix-buitieme annec du rögne de 'lyorbe 'am, roi de 'Esrä'el,
'Abiya regna sur Yehouda. "Pendant trois ans il regna ä 'Ivarousälem. Le
nom de sa mere etait Ma'aka'e, fille de 'Our'öl, du pays de Gabä'on. 11 y
out guerre entre 'Abiya et 'lyorbe 'am, roi de 'Esrä'el. 3 Abyä le combattit
10
[159] LIVRE SECOND, CHAPITRE TREIZIEME. 679
ÄVA'l" i a>h.Vi:(\VJ° « Iff'-lti" ■■ ttxM ■ rt£fl>- •• Mö-I- • außMr^sW% •••■
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C ■ Mh&V'o»' : A£«fe<l> ■■ W»' :: <Dh"M'<n»-£ i J8-&H. « -OlM «  ■£ « ?"ft
A,5nö«»- • hAi>'/,> ' hioc* s inn/. ■ Ä.pcn0/?0 « hfl?Ah+ « 'fflÄ^ai-toln
ob- .- Mio»- : J|U<M' ' h9°hfom • 9°ÄC = ö»tf"A- • 11*6 ■ ^.««AK s hf^U' ■
ib. jitö^] P xvöt; A »v-^-v. — i'i. i-.*i-ft»] I' t+1-A» s/< . — ib. M'öh-I P xvöt; A *>•
Vr. — 4. Wl..e] A Mly. — /ö. ft.T'ifTr] A Ä,«7Ci'". — '*■ fl?"0-"/.] A fl?""/*.. — l'Ä. .*Af] A
o/«. — i'Ä. h.fCH'W] P, A ClI-il'". — 5. h>i!TC" i (P >i>i<n>C" :) >it>V- ' (P >iV ■) AUo»-] A >,»>■/■ :
AVla»- : M\9°C — 6. TOT] P Olli. — T. «»£**] P ffl^t. — rt. »Cll^r > mA£ : nA»f,>'V]
A om. — ib. mK.Ä'VO] P om. h.- — 8. ^-äTtO-] A +WVO-. — //'. cD^-m-no-] A at^-1-no-. —
!&. Hn>^.tü''",•] A im>>.e.W«»»-. — ib. hAuir^] Pi yxAvr-V. — ib. post m-ttt A «öff/. A\ia»-. —
9. ath,?a>-l>xWov] P <Dh.^a>-o>ili<»»- s/V; A mhm-i'h^av. — ib. viUVt ■■ >i°JII.Ml»h.C ■ >i?"i1iio»-] P
»UV1- : >i°JH.>.-(l<h.f. : 9°nA,no»-; A ^^iVlö»- : HUVt : ^"/ll.h-flfh.r.. — ib. (D/fPI^Tr] A (DA.TOJ-^'V.
avec de vaillants hommes de guerre (au nombre de) quatre cent mille hommes
valeureux. Iyorbe'äm le combattit avec huit cent mille (texte : quatre-vingt
mille) vaillants hommes de guerre. ' 'Abiyä se leva du pays de Semoron qui
est *dans les montagnes de 'Efrem, et dit : « Ecoutez nies paroles, 'Iyorbe'äm * P,
et tout 'Esrä'el. 5 Ne savez-vous pas que le Seigneur, Dieu de 'Esrä'el, a
etabli comme roi sur 'Esrä'el pour toujours Däwit, (puis) ses fds par un
pacte, 6que 'Iyorbe'äm, fils de Näbät, serviteur de Salomon, fds de Däwit,
s'etant insurge s'est eloigne et s'est separe de son maitre, ' qu'ä lui des hommes
mauvais et des fds impies se sont joints, qu'il s'est leve et a marchö contre
Robe 'am, fils de Salomon, et que Robe 'am, fds de Salomon, etant jeune et
n'etant pas courageux en son cceur, ne lui resista pas? "Maintenant vous
dites que vous aurez force et puissance contre le royaume du Seigneur qui
est dans la main des fils de Däwit. Vous etes maintenant extremement
nombreux. Avec vous sont les veaux d'or que 'Iyorbe'äm a faits dieux.
9 N'avez-vous pas chasse (loin) de vous les pretres- du Seigneur, les fils de
'Aron et les levites? Vous vous etes fait des pretres parmi (toutes) les-
98 r° a-
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680 LES PARALIPOMENES. [160]
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/6. A<n>0H] P l\9nl\?9". — ib. ^,liV<«.] A VMV. — ib. Art : "ilV •■ <n|||l i |tC»] A Wi"l\) ■ (Bftt\C
n. — 12. mhtyr.-iWiJ A oh4>C^ s/V. — ?o. h.^-*^AjP] P .e.-HAr : A Kt/ioHir?1. — /£. Ml
<C\i0i»] I* hn'!.*!)'«»-. — ib. wM-Oinm««*] A a»Ä.,c,rt^1 s A^i«»-. — 13. .kö'IFod.] A ,eö"?>. —
/6. «D.ftj»»x^öt>-] P mpcmxho»-. — 14. Wh-r'tyK«iirat>.~] P «o^y+lA.
populations du pavs. Quiconque vient et presente de ses mains im jeuue
taureau et sept beliers, e3t fait pretre de ce qui u'est pas dieu. '" Mais nous,
nous u'oublions pas le Seigneur, notre Dieu. Les pretres qui servent le
Seigneur sont des fils de 'Arou et des levites. " Ils brülent, chaeun a sou
tour, des bolocaustes au Seigneur, chaque matin et chaque soir, et des
parfums; (ils placent) les pains de proposition sur la table pure et (ils ont
soin) du chandelier d'or et des lampes qu'ils allument chaque matiu et chaque
soir. Car c'est nous qui gardons la maison du Seigneur, Dieu de nos peres,
mais vous, vous avez oublie (le Seigneur). '"Voici que le Seigneur et ses
pretres sont avec nous et ä notre t(He avec les trompettos qui " sonnent et
retentissent contre vous. Enfants de 'Esrä'öl, ue combattez pas contre le
Seigneur, Dieu de vos peres, (car) vous n'obtiendrez (aueun succes). »
11 lyorbe'Arn sc tourna pour les encercler et pour marcher contre eux par
derriere; il ötait en face de l'armee de Yehoudä et il (la) contourna par
derriere. "(Mais) Yehouda so retourna et voiei que le combat (se fit) ä
l'arriere et ä l'avant. (Les hoinmes de YchoudA) criaiont vers le Seigneur et
les pretres sonnaient des trompettes. l5(Alors) les homines de Yehoudä
[161] LLVRE SECOND, CUAPITRE TREIZIEME. 681
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ii. +,*tft»o»-] P i-'Mifao- .sie. — ib. 3g] P o/w. — //). xvö*] P äVö-I-. — 18. ante n.ft>i
t A arf^. öj. — ib. a>x-»o-] A om. m. — 19. n>ftÄ.C] A ö>tA}p. — i*. ä:^/»i>> i Ah.f-r.-fl°i!r]
A Ah.fC-n'V»" i £-1<&i>-. — i*. <»>/*•>•] P (DhK-yo. — ib. ante .^Ath A add. >,jr. — i*. Wb
i] P, A hu?-<C. — Ä- post oDtA^-ty A add. X- — ib. »ftW] P <da>. — i'i. hU7-C] A >•
U7-C. — i*. mAhftK-S-fcV] A o/w. A. — ib. wAVi:a.V] A mAh'i^-V. — 20. wh^Hfl] P «»Wiin. —
21. post ©>/*■>, A arfd. A°*. — i*. »] A bfi-. — ib. £+.¥ > (P £*+ =) 9§] A HA*, i Ä**- —
ii. mlmf] A wv^ci-- ■ mftÄft*. — 22. /-c-f.] A tc«.. — i*. mi^"7n^] A mi>°"/n<i-to. — ib. a»
4>i\-to-'] P affi-to- sie. — ib. >,/>.] A h.^.. — i'o. >n,.ft] P Mfi sie.
pousserent des clameurs et le Seigneur battit 'Iyorbe'am et le peuple de
'Esräel devant 'Abya, roi de Yehouda, et devant son peuple. ,0Le peuple
de 'Esrä'el s'enfuit devant Yehouda et le Seigneur les livra entre leurs
mains. " 'Abyä, roi de Yehouda, et son peuple les battirent et les mirent
en deroute ; ce fut une grande defaite : cinq eent mille vaillants hommes
de guerrc du peuple de 'Esrä'el tomberent en combattant. ,8Les enfants de
'Esrä'el furent humilies et abaisses en ce jour, (mais) les enfants de
Yehouda furent fortifies, parce qu'ils s'etaient confies au Seigneur, Dieu
de leurs peres. ,9 'Abyä poursuivit 'Iyorbe'am et lui prit la ville de Betel et
ses villages, la ville de 'Onä et ses villages, 'Efren et ses dependances.
20 Des lors 'Iyorbe'am ne recouvra plus de force pendant tous les jours
de 'Abyä, roi de Yehouda. Le Seigneur le frappa et il mourut. 2I 'Abyä
s'affermit. II prit viugt-deux femmes et il lui naquit quarante-quatre fils
et seize fdles. *s Les autres actions de 'Abyä, roi de Yehouda, ses ceuvres
et ses paroles, voiei qu'clles sont ecrites dans le livre du prophete 'Ado.
PATR. OH. — T. XXIII. — F. 4. 44
682 LES PARAL1P0MENES. [102]
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9° : tf-A- •■ hVbC ■■ ÄVA'l- ! (19° ££ •• frlM ■ ht\<™ ' hCa-ao^- . jp£-c « mh
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Vi- : aiaoi^fii- : (DhlbR •• fl»fl»TOT+ i >iA •• Oo»- « 7rt<PV i A9"£'C s hfl
m> : nh«w» •• -^ip/*'«7M- ' A?.°JH.^-nrh.C i fc?"Ail7 i Ofh'PX ■ V«1) i a*Y\bL&.
7 '■ flfcCTl.} ■• WtoomOft :: "tDfclJP : AM • tut^- ■ Mb* » fl»0«»fl-f\+*A1 •
XIV, 1. h-Ufl P VI1.P. — '/». ante Oi"Ct P om. a>. — 2. y/«"P'M-] A «"»/"«Pbt. — 4. AA
Uli] P AJhilfK — ii. ante Yio» P «^rf. «». — 5. MJ7-4] P, A >.u?^<:. — i'A. ante W-A» P, A
örfrf. <d. — ib. T"tuv0>:t'] A «»/"«pö^. — (3. W-A-] A tf-A». — ib. Nurc] P, A >iW?^c. —
ib. JW**] P ÄVöt. — #. Hje*.*+A"«n»-] P HjB++A»«n>- sie. — ib. höiKa^l A höit:. — 7. hi
<i:-|-] A "i£4.1\ — ib. atao-jMV.ftf-] A flJ"7'i(C£. — id. a»tm»<niB>] A mf^ßmlr. — S. rt^-i,'-!- ■
XS'öt] P ft*«Ct i K90+.
XIV, ' 'Abyä s'endormit avec ses peres; il fut enseveli dans la ville de
Däwit. * 'Asil, son fds, regna apres lui. Dans les jours de 'Asä la terre
P, de Yehoudä fut eil paix et en repos pendant dix ans. 2 II fit ce qui etait
hon et droit devant le Seigneur, son Dieu; il detruisit les autels des (dieux)
etrangers et les hauts-lieux; ' il brisa toutes leurs idoles et coupa tous
leurs bois (sacres). 'II dit au peuple de Yehoudä de chercher le Seigneur,
Dieu de leurs peres, et d'observer la loi du Seigneur et ses commande-
ments. 5Il enleva et detruisit dans toutes les villes de Yehoudä tous les
autels des (dieux) etrangers et leurs idoles. f' Toutes les villes fortifiees
dans la terre de Yehoudä deineurerent en paix, parce que le pays etait
dans le cahne et le repos. Personne ne les combattit en ees annees-lä,
car le Seigneur leur avait donne la tranquillite. 7('As;\) dit au peuple de
Yehoudä : « Reconstruisons ces villes et refaisons-leur des murailles, des
tours, des portes et des barres. Par ces (fortilications) nous dominerons
le pays. En eilet, comme nous avons cherche le Seigneur, notre Dieu, lui
aussi nous a cherches, nous a donne la paix ä nos frontieres et nous a sou-
tenus. K 'Asa avait une armee de vaillants guerriers pouvanl porter le bouclier
98 v" a.
[163] LIVRE SECOND, CIIAPITRE QUATORZIEME. 683
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fc9°Ah* ■• ^fto» : *nh •■ -I-flJhAV •• <DnA9°h i ooKM ■ AdA-U'«"»- s A?iA- : A/.-
n* • haao : -v»a* • h-jn.*Ä'flA.c ■ hrrtfi ■ A.Mrc* = A-nh ■ n*£"Ä ,m\!b
io h :-. "mwtrao- : Trfti.JWldt.C ■■ AAnA ■ A.>P"Ä'.e • n*«"«"» i ftllfl ! p.W-'J !
öH-A-CK- : mW ■• A-flA ■ M"**J " "ö>A&& : M i W ! fflATIfl* : *r1A
U'ö»- i AAli i n,h,/. i l?-C i tomfrit s flH«RA- ! A-flÄ ■ Ä.frf-Ätf ■ AA»» •
-\Th- ■ Till/, i AA"» i «h+T+nv •• n+Ä1««» ■ MH.VflA.C •■ fl»n4»£v/D ■ *1£A« ■
ib. mit'] A u"\1 i >iAV. — i8. a>(l5rw] P mfl ?"£•<■. — l*. »X«*1 ! fl»>JCV*] P <D0V1- : «>W
+. — iä. «« i (P add. <dä)<d£ : ?#] A ö/»V8. : ffl^?~n* i fcAV. — iä. wtf-A-] A >,A- i tf-A-. — ib. XT
ö^] P XT4t. — ib. «nn>fl1- + >^"/J A O/K. fl>. — 9. Hi] A Vi,. — ib. 'V7-/*'] A •VT-»'. — /A- nfijf] A
rivAn* > r'Kt. — ib. Wi*] A ft<;7A. — i*. >ifiri • on^n] P ^nn = n»* ■ «»»in; A >ion = -nwi.
4 : a»i-i\. — 10. post ffluidh A add. Mm. — Ä. At.*^-ft°] P A++*A- «c. — ib. <CA7] P «CA"/.
— ii. tri] P >n i in. — ib. «■»«>,>] P h^-xxv. — ib. n^'e;^] P n«;«e* s^-. — ib. ^a*] P -va*
sie; A -wv*. — 12. AMI*] A Arilin. — //». n*.t<»>» ■ Aiin] A n+.c;«» > mg ■■ a»n**«». — «'*•
a»>e] A a>7-e. s/V . — 13. mAilfH] A m^ni-ni. — ib. fflt+W] P mt^lfr. — #. ITh.] P -VT>,.
et la lance (au nombre de) trois cent mille au pays de Yehoudä, et au pays de
Benyäm des frondeurs et des archers (au nombre de) deux cent cinquante
mille, tous vaillants hommes de guerre. 9 Zare, roi de Ityopyä, marcha contre
lui avec (ses) vaillants soldats (au nombre d')un million et avec trois cents
chars et s'avanca jusqu'ä Mares. ,0 Le roi de Yehoudä marcha ä sa rencontre
et rangea (son armee) en bataille dans la vallee au nord (texte : au nord
de la vallee) de Märes. " *Asä invoqua le Seigneur, son Dieu, en disant :
« O Seigneur, il n'est pas impossible avec toi (d'obtenir) le salut, (qu'on
soit) nombreux ou peu nombreux. Fortifie-nous, 6 Seigneur, notre Dieu,
car nous avons confiance en toi et c'est en ton nom que nous sommes venus
contre cette armee innombrable. 0 * Seigneur, notre Dieu, qu'aucun homme
ne remporte contre toi. » ,2Le Seigneur battit les gens de 'Ityopyä devant
le peuple de Yehoudä; les gens de Ityopyä furent mis en deroute et s'en-
fuirent. ,:'Le roi 'Asä et son peuple les poursuivirent jusqu'au pays de
Gedor; les gens de 'Ityopyä tomberent, furent battus et ne purent se
ressaisir, car ils furent ecrases devant le Seigneur et devant son armee et
* p,
98 v° b.
684 LES PARALIPOMENES. [164]
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iK- : htl i h?:?1'l' •■ l£-C i hA»» ■■ M : £:TJH ■ fc^'M : ?rfll.Jfflfli.C : A
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fc"]A. • ath'T'lfi ■• aH-0-ß.m- •■ -n<h,£ i A.KJM4" "■
XV, '©MceA ■■ a»Afc ■ MF: ■• »»Afc • 4flA.ii- i 0oT£A i ?i"7li.>in,h,C s
-mmöh • A«M14 « hA •■ TT-/»* i a»tf-A- ■ fcAHfl • fciM ■■ ffl-nTjP?" .- <nf.ll, .-
A^-o-fc i j»a i fl»w-A- 1 atm s fiM i amtfir ■■ hiu.hn^i: ■ irt\M\a^ .-
im- • An i ät'iö»- i frAA.ii- i cDh«»*/ : *iv*p*ayap ■• .e.iv.hn"flö«- ■■ ©Ah
ao\ -■ lAtiWPP -. ?,l?:6too°- :: 3fll-flM*^ : KTT* ■■ «»«PflA.il. s AhA^/bA • K
(TV"/.'/ i Ä.jPyuAh- : ÄfTAh i IffifrfT ■ fflfcAfl •■ »IU> •• HfChV-o- ■■ mhfrfl ■■'
A7 P fD^'lv/nfrnm»- : MN/HMbC : J»'/04il ' hA<C >».A s ffl.ftlV-hOö»- := a»ll
tD-h'U ' «»«PflA •■ JtAH ■• A4»» s AH ■• p.mfih s fflAH i j?.n<o-?» '• h{\a° '• ao
Ol' ■■ ft'7ll.V(Mi.C ■■ AflA ■ tf\Vtf»- ■ hA ■■ fr/iK-<. • nWl-f- ' ll'iiflWM- » ' '•lOf.-t.*
14. «»"VUdlh] P «BooiKClI- SIC. — l'J. tf-A°] P VfA\ — ZÖ. >.U7«? »■«■>•] P, A hU7^Wö»-. —
l'Ä. T-UOl? i JilYK] A "W.11- » )'hT/.ti : ft»<«»-. -- 15. htlaa ■. /■••,(•> : T/,Jf.av : HhöullVI."^^ i
(P nYxaoWi'Wt i a-k •) hAA* i m>r»i-] A >/»•>,. : o>h^A4:.
XV, 2. ho] P o/n. — ib. h^iin] A <Tnin. — ib. m.en.] P w,e.n.A-. — ib. ?"AA.\)ö»] P itaa.
■jioo .s/r. — i'Ä. ante Ad P add. m. — ib. .rV^YMUiu'»-] P y.^U-WnaB- . — 3. ante >1V"^•'^,/
P ndd. a>. — ib. >nr/] A UM"/. — ib. »fChf-tn*'] A tiy.&'hY-an-. — ib. A7] A ,"h°/. — 5. AI
oo] P AA«>. kc, — ib. M«»] P o//;. — ib. F/h£-<.] P ^»hÄ-*.. — 6. m.c.l/C/A] P m,P.>'|>1-A.
on Ieur prit un grand butin. ' ' Les villagea qui etaient aux: environs de
Gedor furent saecages et detruits; ils furent saccagcs, parce que l'epouvante
du Seignour etait sur eux. (Les enfauts de Yehoudä) pillerent, toutes les
vüles et acquirent un butin considerable. ,;'En efTet, ils saccagerent les
bergeries (texte : les tentes des troupeaux) des 'AmazänAwivan, prirent de
nombreux troupeaux de moutons (texte : ehevres) et des chameaux et s'en
revinrent au pays de 'Iyarousalem.
XV, ' 'AzAryäs, fils de 'Adäd, l'ut rempli de l'esprit du Seigneur. "II alla
ä la reneontre du roi 'Asa et de tout le peuple de Yehoudä et de Benyäm et
dit : « Ecoutez-moi, 'Asä et (vous) tout le peuple de Yehoudä et de Benyäm.
Le Seigneur est avec vous, lorsque vous etes avec lui. Si vous le cherchez,
vous le trouverez ; mais si vous I'oubliez, il vous abandonnera. 'Nombreux
seront les jours peudant lesquels des enfants de) 'Esrä'el n'adoreront plus
le vrai Dieu et (pendant lesquels) il n'y aura plus de prötre pour les enseigner,
ni de loi. 'Mais (s'ils sc convertissent), le Seigneur, Dieu de Esrä'el,
reviendra vers eux et ira au-devant d'eux. :i En ces jours-lä il n'y aura pas
de paix pour eelui qui sorlira (ni) pour celui qui ontrera, car la colerc
du Seigneur sera sur tous les liabitants des pays. " Peuple combattra
10
[105] LIVRE SECOND, CHAP1TRE QUINZIEME. 085
-J-A ■■ &ll-(\ i AJhiHl « mint; .- Ai/IC » ?iA»» •• h*?tl.Ml<fi.C ■• h^'ilPao- .. ii
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An i c?»r- ■• h««» • hrm.h'üA.c ■ to°<rt\- •• taa.»- ••■ "W^-nh. . öj-ai- •■ hs',A
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contre peuple et ville contre ville, parce que le Seigneur Ies epouvantera
par toutes sortes de calamites. " Mais vous, soyez forts et que vos maius ne
faiblissent pas, car vous aurez * la recompense de vos oeuvres. » 8 Lorsque * p,
('Asä) eut entendu ces paroles et (cette) prediction du prophete 'Azäryas, il
fut affermi. II öta toutes les abomiuations de toutes les villes de Yehoudä et
de Benyäm et de toutes les villes qui etaient sur le inout 'Efrem; il retablit
l'autel du Seigneur qui etait devant la maison du Seigneur. 9 II rassembla le
peuple de Yehoudä et de Benyäm et les proselytes qui demeuraient avec
eux parmi les populations de 'Efrem, de Menäse et de Sem'on, car de nom-
breux (enfants) de 'Esrä'el etaient revenus se joindre ä lui, lorsi|u'ils
avaient vu que le Seigneur, son Üieu, etait avec lui. "'Ils s'assemblerent
ä 'Iyarousälem le troisieme mois de la quinzieme annee du regne de 'Asä,
roi de Yehoudä. " Alors ('Asä) sacrifia au Seigneur ce jour-lä sur le butin
qu'il avait emmene sept cents boeufs et sept mille moutons (texte : chevres).
12 II s'engagea par un pacte ä ce que (le peuple) cherche le Seigneur, Dieu de
99 r°
* p,
99 r° b.
686 LES PARALIPOMENES. [106]
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/6. «MHirtH] A om. n. - 15. aBfci\\ P "7/h*i s/c. — ib. \Hao -. r.y-tf-A' > AP«n»- i ra>,?"tf-A' i t
rt.Vi/"<">- 1 «oairt-] A o/w. — 16. a»A"7>i>i>i] P om. a; A wAoo^n. — ib. h'll'i ■■ A>ifi'nt:m.v] A A
f"M'f" ■■ h°ni. — ib. >i?°'»ifi] A om. — ib. a?™aa] A t\afhp -. r>i\A. — ib. *jtc">] P *£•
Cli. — 17. oinii:A] P om. i\. — ib. post «vs. A flrfrf. ih. — ib. iia<d.] P, A oiiat- sie. —
ib. h>i->iia i ah-] A iiwnA : o.ii-t.i- : An-. — //>. nvn i vr-rt-] A «ntf-rt-. — 18. mn-n^c] A «;/i.
II. — 19. H1\*tA»] P H+4»tA- sie. — ib. "htlTn ' rtjnö'S] A >.f)Y) : fAO i m;W°IH;.
ses peres, de tout son cceur et de toute son Arne. " Que quiconque ne clier-
cherait pas le Seigneur, Dieu de ses peres, de tout son coeur et de toute son
Arne, et que quiconque ne chercherait pas le Seigneur, Dieu de 'EsräY'l,
meure, jeune homme ou vieillard, horame ou femme. ' ' ll (en) fit sennent
au Seigneur ä haute voix et au (son) des trompettes et des cornes. "Tons
(les enfants de) Yehoudä se rejouirent de (ce) serment, car ils jurerent de
tout leur cceur et de toute leur Arne et ils chercherent (le Seigneur) de tout
leur creur. Le Seigneur vint ä eux et leur donna la paix ä chaeune de leurs
frontieres. l0('Asa) ecarta Mä'ekA'e, sa mere, aün qu'elle n'adorät plus
la divinite 'Astärten; il lirisa l'idole et la brüla daus le torrent de Qüdron.
" Toutefois les Iiauts-lieux ne disparurent pas et subsisterent encore dans
Yehouda et dans 'Esrä'ßl, quoique le cceur de 'AsA (Vit parfait devant le
* Ü\ Seigneur pendant tous * ses jours. ,8 II porta (dans le temple) les vases sacres
de son pere (texte : de DAwit, son pere) et les objets sacres en or et en argent
(destines ä) la maison du Seigneur, son Dieu. " Personne ne fit la guerre au roi
'AsA jusqu'A la vingt-cinquiernc (texte : trente-cinquieme) annce de son regne.
[167] LIVRE SECOND, CHA.PITRE SEfZIEME. 683
XVI, '(Dflu'44 i (DtlRil-b i 0/«w|- i tfn'}1/»'-|: : AM ■ ÜCT i HM •■ YbV \
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A •■ -JT-ip .■ £!>•*} s htl't-Ptth ■ W-A- ■ /hlM t JK,l>^ s ÖJ>/*'K s m%£ ■ WA» •
h-nv ■ /«•tf7?i • ffl(iÄ«ey ■ umk ■■ t\M •■ inh<iM ■■ nw-M-- ■ öoat- .■ at^-ni • -n
ih,£ ■ -MK •■ (D-ttfh.^ •■ tmfäh :■ 7 mnat-M- ■ «»<pAA ■ <n>Xh ■■ MX ■ Vfl.£ ; ■'i
XVI, 1. <IMI""V1 : iDfl^fH:] P fflllflAfl : mlin^X*. — //». ^<n»1- : <n»Tr°J/"-|:] A "Kro*. —
ib. AhO] A AhOV. — ib. M-aTh] A A<s.<^. — ib. 9"-ttVh\ A o»-n>.. — 2. m,0<D] P ä><d. —
3. «DTO-] A H.eiM. — ib. <Owh-] A ^"h-. — ib. mfru-ti] P ffl^-iMn. — ib. ftflM] A AUhfi.
— 4. ATr?-/"] P ow. A. — ib. MJ7-<G P >iU7^<:. — - ib. m-|-.*tA] P mfM-A. — //». >i>.f-"/ : m-n
4H.C i ^"V] A -STr : hÄf"/. — i'A. VflA] A mia. — //'. °Vh.'»] A ora. — 5. (IM] P (IM : A n
hfl. — ib. A/!-"?>i] P A£"7>>; A A^"7. — ib. °MK.] P °/-nr.. — 6. T^-uO P TrT-u» : -VT-iw. — /ö.
^>.] P i.°l>x. — ib. um] P (IM ; A OM. — /*. m>,-(nr] P wMi>. — 7. >a.R] P Mfl sie.
£•
XVI, ' La vingt-sixieme (teicie : trente-sixieme) annee du regne de 'Asä,
Ba'asä, roi de 'Esrä'el, monta contre Yehouda et bfttit Rämä'e, afin que
'Asä, roi de Yehoudä, ne trouvät (ni) entree, (ni) sortie. 2 'Asa prit de l'or et
de l'argent des tresors de la maison du Seigneur et des tresors de la maison
du roi, et l'envoya au fds de 'Ader (Benader), roi de Soryä, qui demeurait au
pays de Damäsqo, en disant : « * Etablis une alliance entre moi et toi (comme)
entre mon pere et ton pere. Voici que je t'ai envoye de l'or et de l'argent,
afin que tu viennes inquieter (et detourner) de moi Ba'asä, roi de 'Esrä'el,
et qu'etant inquiete il s'eloigne de moi. » '' Le fds de 'Ader (Benader) ecouta
le roi 'Asä et envoya ses chefs vaillants contre les villes de 'Esrä'el. II
frappa le pays de 'A'eyon, le pays de Dan, le pays de 'Ablä-Mä'in et tous les
environs de Neftälem. 5 Lorsque Ba'asä eut appris (cela), il envoya (des
messagers) afin qu'on ne bätit plus la ville de Rämä'e, et tout le travail fut
arrete. 6 'Asä, roi de Yehoudä, rassembla tout le peuple de Yehoudä (qui)
prit et transporta toutes les pierres et les charpentes de Rämä'e avec
lesquelles Ba'asä avait bäti. II fit bätir avec ces charpentes et (ces) pierres
la ville de Gabä'i et la ville de Masäf'e. ' En ces jours-lä le prophete 'Anäni
68S LES PARALIPOMENES. [168]
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Ji7<Jil- s -IHM ■■ fflJl^'BUj'. •• *«*W»jr* ■■ tiklW.h-üth.C ■ HVH1A « Ao+n-r «
/"<{.£ ■ 13fl)S"ön : M '■ 9°tlt\ » fcn'ßtf« = (DhÖ/.d. : (\y ' CBh^'/: « °/»».J- : ao-}
ib. rnr?-«»»] P m-T-/". — ib. ai'.yy'] P ft^i.v'V sie; A n«?-^^-» sjc. — ib. r-Yp'] P .^^>.
— ib. a-trH P Hi-V.f"i sie; A ft^iw-^T- «c. — 8. A-ll^fi] P A-tlfi sie. — ib. ante !•>■ P «rfrf.
ai. — ib. •(IH-;iV •• fflWi.W] P -nil-;!» i flJ/Ji^ATr. — ib. mllhV/tfl] P o/«. m. — 9. ^öA] A wM-.
— ib. Yi«n> s .pä-Vö : AA.TIP«"»- i rt(i:x."V> ■ A-Il] P m.e.^H.i. > fdb •■ l\9"AM- > A-(l ■ axw-Kf"^- •■
(P amr'vxr'H- : sie) -^rt.v : nmo-. — ib. nh.^yr.'VVi] A nh.h^'c^ti sie. — 10. mi-r'60]
A a>-V9"ai. — ib. >n..R] P i-ttfi sie. — ib. n^/Jitlft] A om. |1. —11. >7/"-/-] P om. ~ 12. fflii]
A <ntfiai*. — '/'. .P.n»!' = >\?<5U-] P >>7<{ü> : srmi. — ib. mn.e.'Bü-X] P mn'U.e.Hlo-i.. — ib. rtO-J-n
t] A ■tttt-Ji-'i : ^<Mlt.
vint trouver le roi 'AsA et lui dit : a Parce que tu t'es confie au roi lies-
SorAwiyän et que tu n'as pas eu conflance dans le Seigueur, tou üieu, ä cause
de cela l'armee des Soräwiyän s'est echappee de tes mains. ■ Les geus de
'Ityopya et les geus de Lebyäs n'etaient-ils pas nombreux et vaillantsT
en force et en courage, avec des chevaux et des cavalicrs tres nombreux, et
* Pi parce que tu as eu confiance dans le * Seigneur, ton Dieu, ne les a-t-il pas-
remis et livrös entre tes mains? " En effet, les yeux du Seigneur regardent sur
toute la terre, afin de fortilier le courage de ceux qui sont parfaits de coeur.
Maintenant que tu as pöclie dans ton inconscience en cette affaire, desormais
la guerre se fera contre toi. » "' Le roi 'Asil se l'acha contre le propbete Anäni
et le mit en prison, car le roi 'Asä s'etait irritö k cause de ces paroles. En ces
jours-lä 'Asä fit couler le sang (texte : souilla) parmi le peuple. " Voici que-
les actions de AsA, les premieres et les dernieres, sont ecrites dans le
livre des Rois de Yehoudä et de 'Esra'ed. ,a 'AsA tomba malade la trente-
neuvieme annee de son regne; il soufTrit beaueoup des pieds; en sa maladio
il ne chercha pas le Seigneur, mais les medecins. " Asa s'endormit avec ses
[169] LIVRE SECOND, CIIAPITRE DIX-SEPTIEME. 689
«7/^-J: :: "ffl+nc?' •• at-M- : <™+>(\i: i )ll-lU ■ AA.U- i (U/V. i ?,<£> > (Dfcfth-fl
fljin4- • a-+ i <n»-vh s +nc ■ on..c ■• t+ •«
XVII, 'öiV«7ip .• P-AT-T i WA-**. ■• WÄ"**!*- « (DK70 ■ P-AVT > n^'J*"?/»*
5 -P •• AflA ■ ?iA<:.K,A « *a>Jtfni ■ rt/.'/M' -■ Md-fr ■• nWi-f- . tf-A- • ^.mv. s P.t>
S\ ■ ÄVAl* s Ö1"/,»d : OTOq.'M- : fll-ft+ : tf-/V » ll^tD-C'P » P.IJ-P, • fflflVfA* ■ hV
•hC ■• h.Vd.9° • ?lA : 7'flh- '■ AM ■■ t\hn-lh :■• ÖIIM» : Ti-Jll.VflrM: : 9°t\A,lh :
APA^T •• JtA»» : frd. ■ (lVVrö : fcn*i> •■ +&'/"'|- « mh^i»»' -. h«7A3fl/- s
vh.c ■• tthWti ■ K*7ti.JK-n<fi.c i hr^h ■• fcn-o- ■ -w-w -• ma-ihmt .- mm*- ■ ,*v. ■
t-/*" ■ fliiiv : A-I-- ■ oa.p. •■ to-nc -■ cD-nöA ••• latinh .■ An- ■ ö»-ap ■ «p^ö» ■■ h"?
H.Vflrh.C ■ fl)°/^. ■ rt^ffl»- • m?j"tlfion- ■. tihat-IC • fflAfc?»W ■• K9"W-A- i
15 Vdh •• AhflÄ^A s mAHhCjPA ■ öJA;i-«,"'e,/.A • ö>A"7.}ljPA : il»» : ,ft?»ij<. .- n
14. oa.R] P 0-a.e, sie.
XVII, 2. xv*t] A äVö*. — /ö. >iU7-4] P hVT-i. — ib. m-n-i'i A om. — ib. XU7-4] P >iU7-
«J. — 3. flVTfl»] A wnt : Wm. — ib. ante hrt-u- A add. fi^f. — ib. +^?";>-] A om. — ib. mh.
Vu'i»'] A o/n. a>h.. — ib. >i"YAlit] A °7AHt s/c. — 4. mWi] P <D>,öDhr>. — 5. roh?"**.] P ow.
- ib. 0(l..e] P 0-n.e sie; A OHP. — 7. ante um P «^rf. a>. — ib. ida^vijxa] A mAV+V.A.
— rö. n>iU?-4] P n^u?-^.
peres et mourut la quarante-et-unieme annee de son regne. ''' On l'ensevelit
dans le sepulcre que lui-raeme avait construit dans la ville de Däwit; on le
coucha sur un lit qu'on remplit d'aromates et de (toutes) sortes de parfums
prepares (specialement) et on lui fit de tres grandes funerailles.
XVII, ' Yosäfet, son fils, regna apres lui. Yosäfet pendant son regne se
fortifia contre 'Esrä'el. 2 II mit des soldats vaillants dans toutes les villes
fortifiees de Yehoudä et etablit des gouverneurs dans tous les pays de Yehoudä
et dans toutes les villes de 'Efrem qui avaient ete prises par 'Asä, son pere.
3 Le Seigneur fut avec Yosäfet, parce qu'il marcha dans les premieres voies
de son pere. II ne chercha pas les dieux des (peuples) etrangers, k niais il
chercha le Seigneur, üieu de son pere. 11 marcha selon les commandements
de son pere et non selon les oeuvres de 'Esrä'el. 5 Le Seigneur rendit pros-
pere et forte la royaute dans ses mains. Tout le peuple de Yehoudä * apporta * p
despresents au roi 'Iyosäfet; il eut unegraude gloire et (de grandes) richesses.
6 Son cceur se tourna vers les voies du Seigneur. II lit disparaitre aussi et
detruisit les hauts-lieux et les bois (sacres) de tout le pays de Yehoudä. 7 L^i
troisieme annee de son regne il envoya des chefs et des hommes puissants
'Abdyäs, Zakäryäs, Tänäwihel et Mikyäs, ahn d'instruire (le peuplej dans les
99 v° b.
690 LES PARALIPOMENES. [170]
flÄ^A ■■ (Dh.?V.fr - a>A«7C* - ath.V-^-'i ■■ tohf-Tryil ■• (Dhmti ■ (ohF-Tph ■■
foWn •• <DhM. ■ 9°tlil,iroi>' : h.fr(\°l • (Dh.V'/.-9° • hUV'1" •• (Dtmi)^ : fth
Whd : ?.»•?, : (Plf°t\t^\rof>'\ : aoftthi. : Al" : Ahlll.A'flfh.C '• Olh'iflflOX : <D-
tll' ' tf-A- •■ hüll: •■ tiF.ihP, '■ (DtmuCpoo- : A/hTJ-n « '°<DM * £tPt ■ h"l\l.
h-tt(h,C : AflA : W-A- : ao'i1f>'-J"t • 9°£C * hA : fcOTÄ ■■ P-O-X ! &K*&
/•A}p : AAi.PAVT " " hVKlr&tC ' ?0°Xh' •■ A-* » AA.P-AT-T i "iT-f ■ fc^
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fliftt: hfl^lfö"- i atüpjhfi : Chi-« ■■ Tg s h£"7fl : 0»AMl i flJ?"AA»l>- :
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8. A."Pie^>] A f^vm-fi. — /7>. <Dh.^y.A] A oih.^l<h.A. — i'i. a»r*"7if^] A m^W*. —
ib. «Dhrtifi] A ann-n. — ib. h.V<Hfi] A mrt,'Pfl>-.F'V. — iä. fl»>,Ai] A om. — ib. yn/tifö»-] P 9"fiA.
0-. A fflirflA,l('(«i>-. — ib. >bArt°7] A ^AO"?. — 9. nhUI-l] P, A n>iU?^4. — '/'. «DJtTrnrtffl.] P a>N
•tCdat- sie. — ib. MJ7-C s (P hVT-C ») II.RO'-S] AhUW ' J6«M. — 10. «Dh.t^-I'AJ»'] P oM'^tAYi.
— IÄ. Ah.f *>¥T] A rtf-l'PT. — 11. Ah.P-'iWT] P, A rtftVT. — /7». (D-fltl] A ffl-IK-C. — «i. fl>
•j-fld] P fl»"/-fln. — ib. ffljtv] A oirf-tn-/- i v. — ib. fl>w^^^■^i] A o/>*. ^. — //;. my;v]A mn-n^t >
V. — 12. mh.vnvr'] P, A (DtfOVP. — ib. an,vhi2 P ©llhuv^^ ; A «DhoV^i. — //'. »¥*+] A xVftV.
- 13. .iiAiiSm] A w>i£aH. — /6. XT4*] P ÄVöt. — 14. >A*H P ■VA*«»- v/c; A VA*«»-. —
ib. ante im P add. m. — ib. ch-t>] P r.h-1^. — ib. «»] A u"\^ : ^av.
villes de Yehoudä. 8 II envoya avec eux les lovites Semou'iyäs, Nätyäs,
Zebdyäs, 'IyAliel, Somärot, 'Iyotftn, 'Adonyäs, 'Atäs et Tobädonyäs [texte :
Adonyäs); avec ces levites etaient 'Elsamä et lyoräm, pretres. ° Ils ins-
truisirent (le peuple) dans les villes de Yehouda, (ayant) avec eux le livre de
la loi du Seigneur; ils parcoururent toutes les villes de Yehoudä et iustrui-
sirent le peuple. '" La terreur du Seigneur fut sur tous les royaumes des paya
environnant Yehoudä et ils ne lirent pas la guerre ä lyosäfet. "Les Ilofeli
apportaient au roi 'lyosäfet des presents, de Tor, de l'argent et des tributs.
Les gens de 'Arab lui apportaient sept mille sept cents beliers et sept mille
sept cents boucs. ,s 'lyosäfet grandit au point de devenir tres puissant et
tres illustre. II bätit des casernes dans le pays de Yehoudä et des villes
fortifiees. ,:| II fit de nombrenx ouvrages dans Yehoudä. Les hommes de
guerre vaillants et valeureux (se trouvaient) ä 'Iyarousalem. ( ' Voici leur
denombrement sclon chaque inaison paternelle. En Yehoudä les cbefs «le mille
etaient : 'Ednas, le chef (principal) : avec lui etaient trois cent mille hommes
vaillants au combat; 'apres celui-ci (texte : avec eux) etait Iyo'anän,
10
[171] LIVRE SECOND, CHAPITRE DIX-HUITIEME. 691
X •• 7»ff '■ taP:y. : Mo- : "io9°tlt\,ih'/. i "Vxtlptl •■ <»A£ « Hh<S « nf&aof. ■.
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XVIII, 'rnjiS" i AP-AT-T •■ £.e.-4£ ■ -flAA i m/HlA** « athahntt • M¥ ,,, V,
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10 2 i (DAJhiMlfc ■ hA : 9nAA,U- : fl»M".+r? i fflAJiA» s h»«» i P,iiC*7 : '/'AA.Ü- : 7
A°/.e." s ffl^ILA» : fchfl-fl i IT-!»» i TtiV.-fc.A i AP'A<PT : 77-1*' i P,^^ i VD/ •
1TAA.P i 7A°/£- « athaffh •• <D£fl,A- • fc?A i h"7h : fl),1,Tl-nP i h«™ .- rfc
TMlh •■ A«r.*'ThA» s fl>JP.n,A» •■ P-AVT ■• tlll-t» •■ htl/..h,t\ •• 1/*V ■■ ?i'*h : P-
9° ■• Ah°?H.fc-fUh,C « mh&o» ■■ Vbw •■ hh/.h.fr i HU+ : fccnA-f- » £ « fc
»5 £fl) : fDJJfl.A-O- : ?»»»A : fcrhC i <D«/I+ : fl^'T" i U7C x M+ : -TMi.*: :
15. flj-n-v] P om. v. — Kl. fljjrfift.iM'.] P inThtbiraf}.. — ib. D7hfi^n] A a»hn^n. — ib. niiit<{]
P Wild- — ib. «¥**] P ÄVö-f-. — 17. (...) flA,!*». s TiRah •. MVflr : mfl»w^'> : Tivr -. — mmvv ' '»
AR ■■ bi : we : °i<n>-> : y,ao : tw.P.a» : K.V^^y o llanVI/^'t i Il.hu- i fl»S i tonf i y"/!»1 i Hh.(... )] P om.;
cette lacune de P (xvn, 1-xxi, 5) est due ä la disparition de deux feuillets du manuscrit..
le comniaudant : avec lui ctaient deux cent quatre-vingt mille (texte : deux
cent huit mille) homraes; ,c apres celui-ci etait Mä'asyäs, fils de Zekri, qui
servait le Seigneur • avec lui etaient deux cent mille hommes vaillants.
,: Dans la tribu de Benyäm etait un komme vnillant appele 'Elyäb : avec lui
ctaient deux cent mille archers et frondeurs; " apres celui-ci etait Yozäbed :
avec lui etaient cent quatre-vingt mille (texte : cent huit mille) hommes de
guerre. ,9Tous ces (hommes) servaient le roi, sans compter ceux que
Yosäfet avait places dans les villes fortifiees en tous les pays de Yehoudä.
XVIII, ' Yosäfet eut beaucoup de richesses et de 'gloire. Yosäfet epousa * A»
une femme de la maison de 'Aka'ab. ~ Deux ans apres, il descendit vers
'Aka'ab au pays de Samäryä. 'Aka'ab immola beaucoup de boeufs et de
moutons pour lui et pour les gens qui etaient avec lui; il le traita avec
amitie et lui demanda de monter avec lui contre (Rämot de) Gala'äd. 3 'Aka'ab,
roi de 'Esrä'el, dit ä Yosäfet, roi de Yehoudä : « Viens avec moi contre
(Rämot de) Gala'äd. » (Yosäfet) repondit et lui dit : «. Moi comme toi et mon
peuple comme ton peuple (ne sommes qu'un) pour combattre. » 4 Yosäfet dit
au roi de 'Esrä'el : « Consulte donc aujourd'hui le Seigneur. » 5 Le roi de
'Esrä'el convoqua quatre cents prophetes et leur dit : « Dois-je aller com-
battre contre la ville de Rämot qui est au pays de Gala'äd, ou dois-je m'abs-
692 LES PARALIPOMENES. [172]
7A°/£" ! A+1'A • h(D- '■ ?t*jr « «hfl^'h. ! tO^kA?' ■ AC<7 « Ö»^C ! <D£rt,C
v : fc"Ni.j»nrh,c ■ (\h&(p.o- : ait-/" « ' fl>£n,A» « p-a<pt « hAnv- ■ tip •■ vn.
p •■ hi\i.hn<i*,c ■ atai^. -■ i/*'/** • n-mu- « "©ha»*/"*» ■ ttv» • hti/.h,& •
h"in.h'(\<h,c •■ (Dhih ■• äamu" » Ao>-M- ■ -rthti. •■ ht\"° • K&tWF- ■• */>&? '■
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h?"XV. •■ A"Y.h„Dft ' fl»Aft ■• JV/°Ah « 9<DVH*' ■■ hl\/.h,& ■ fl»P-<WT : TM*" '■
?,V-P, : P.J'fK- •' -S.n : »»711/. •• «»T'?/*'-')" : HHHH.Kirö»- •■ WAIKI? : hbftV>
-i- : mp.wK- ■• nwi-f- •■ •fi-i- * »»ein ■ h 7+r •• rt"7c.e : fliif-A»öo- : vn.,?^ -•
,02 vA»'a. .P'linf- : n+Ä^IfO«»- :•■ '" OtTOt .' rt£,4\e ti • fflAP. : ltfM ' h*C'M" « HAI
j .■ mp.n, : Ji»»*h ■ j&n» i KiiLMkihC ■ um*** ■ hfro* •• ^toih*- ■■ aa/«.
fl>-,e} ■• hfth : .-j-'iA*^- •■•• "«dw-a-o»- i *n..e-l- 1 j?,nnf- •• ä'Jh • pwia- •■ fiel •■
t? • MH : P»nA « VP-o"- ■ Vn.JP-1' • 'hVK- » flhrh-fc < *ai- • ivVP.h i ftMl '■
XVIII, 7. h^^\ A >.a^ Äi'c. — 11. für*] A n-{-^i- s/< ■■
tenir? » Ils repondirent et lui dirent : « Monte et va. Le Seigneur donnera
sueees, (en livrant la ville) entre les maias du roi. » "Yosäfet lui dit : « N'y
a-t-il pas ici un prophete du Seigneur? Informe-toi aussi aupres de lui. » 7 Le
roi de 'Esrä el repondit et dit ä Yosäfet : « II me reste encore un homme par
rintermediaire de qui je (puisse) consulter le Seigneur, mais je hais cet
homme, car il ne me proplietise (rien) de bon et tont au long de ses jours il ne
m'a prophetise (rien) de favorable : c'est Mikyäs, fds de Yemlä'e. » Yosafet
lui dit : « Que le roi ne parle pas ainsi. » s 'Aka'äb, roi de 'Esrä'el, appela
un de ses eunuques et lui dit : « Fais venir rapidement Mikyäs, tils de
Yemlä'e. » " ('Aka'äb), roi de 'Esrä'el, et Yosäfet, roi de Yehouda, etaient
assis, ebaeun sur son tröne royal, et revetus (cliacun) de (son) manteau. 11s
siegeaient dans l'(>space ouvert ä l'entree de la porte de Samäryä et tous les
A, propbetes propli6tisaient devant eux. "'*Sadeqyäs, iils de Kanä'an, (se) iit
des cornes de fer et dit : « Ainsi dit le Seigneur : Avec ces cornes tu frapperas
les Soräwyän jusqu'a ce que tu les aies detruits. » "Tous les prophetes
propbetisaient, en disant : « Monte contre Rämot qui est au pays de Gala'äd;
le Seigneur te donnera le succes et la livrera entre les mains du roi. » '" Le
messager qui ötait alle appeler Mikiyäs lui park, cu disant : « Voici que les
propbetes ont prononce d'une seule voix (des eboses) favorables au roi. Oue
102 v" a.
[173] LIVRE SECOND, CHAPITRE DIX-HUITIEME. 693
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is l"w(DKh -• imfAft i *»#»" i *£°7.r> i Afc1ll.jffMi.f: : fflf.n, i M ■• ^A,l,
■f- « oi^n, i h^ti.h'flrh.c i nr"it- ■■ ptiävf- « -m^n, .■ ?,<Bdh i öj^Iio-'j • od
14. n/.'P>] A n^f**. — iä. m.eft.C/hn] A m?,&c. ■■ sie mp.tycfa-n. — 16. "l'iRiWa»*'] A «n^.^-
^(/■«■^ sie. — 17. H>.TrnA] A nKWlr. — 19. n-f-T**] A ttä.9"^. — ib. ante ti-J* A add. mp.n,.
ta parole soit comme celle de chaeun d'eux et qu'elle annonce des (choses)
favorables. » '• Mikyäs dit : « Le Seigneur est vivant! Ce que le Seigneur
m'a dit, je le declarerai. » '4 II vint vers le roi. Le roi dit ä Mikyäs : « Dois-ie
aller combattre contre Hämot qui est au pays de Gala ad. ou dois-je m'abs-
tenir? » Le prophete Mikyäs dit : « Monte et va. (Le Seigneur) te donnera le
succes et (les gens de Rämot) seront livres entre tes mains. » ' ' Le roi de
'Esrä'öl lui dit : « Combien de fois t'ai-je adjure de ne pas dire devant moi ce
qui n'est pas la verite devant le Seigneur? » ,c (Mikyäs) dit : « J'ai vu 'Esrä'el
disperse dans les montagnes comme des brebis qui n'ont pas de pasteur. Le
Seigneur a dit : lls n'ont pas de chef; que chaeun retourne en paix dans sa
demeure. » ,7Le roi de 'Esrä'el dit ä 'lyosäfet : « Ne t'ai-je pas dit qu'il
ne me prophetisait pas le bien, mais le mal? » '"(Mikyäs) dit : « Ce n'est
pas ainsi : Ecoutez la parole du Seigneur. J'ai vu le Seigneur sur son tröne
et toute l'armee des cieux se tenait debout ä sa droite et ä sa gauche. ,,JLe
Seigneur dit : Qui trompera 'Aka'ab, roi de 'Esrä'el, pour qu'il monte et
qu'il tombe devant Rämot de Gala'äd? * L'un parlait dune maniere et l'autre * a,
, parlait d'une autre. "° Un esprit s'avanQa, se presenta devant le Seigneur
et dit : C'est moi qui le tromperai. Le Seigneur dit : Comment le trom-
peras-tu? '-' (L'esprit) dit : J'irai et je deviendrai un esprit de mensonge dans
102 V b.
694 LES PARALIPOMENES. [174]
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ILA» s hf ■ «PTi* ■' WlA£ ■ an }£rt : ^HK-flA-C : h*»> : ^S"1C : i^fiA-h •• &
"«»jßfl. : °Wft ! *.'«■ i *£*« : ft?,h-k : ÖA1- ■ >.7H i H'ttat'Ji : (O^UDÖh ■ h9°
tD-r"V '■ Afli'/^'T •■ l\o° i 1'lh a ^fll^n, : "J7-IP • 'ht\/-}>,/\ : }/**>i{P s A"Z
h^ft « mj?.n, •• hi-ühp ■■ -w s h°Äc ■■ fM*« > iirh.c ■• flj-vn • Ji.p-j%ft ■■ o»
•ncfp ■■ Ain-fc ■■ awi+ » im- • r^A : öJ^nAo = i-fift-i* = nr^n, ■• mw «>
/?. ■ «?e : nrifia, ■■ htih ■■ KV»'»?'? •• nrtAr •■■ 27fl>j&n, ■ °Vn?ti ■ h«» •■ +«•»£
rn .■ ^OTfph ■ nAA?" ■ ä.+v7<: ■ h*7H^-nrh,c ■ iia^a,? •• öja^o- : m-t- •
W-Ah<n>-..- h^H-n s 28<D0C7 : IT-ip ■' ht\/.h,fi\ •• (DÄ.P-^VT : ">T-i*' •• fM-H '■
n/.-'p-'j- ■■ ?i'}i- : ihht: •■•■ 2!,ö»«?.n,A- ■ -itw : ?iA/..h,A ■ Mx.v -w? ■ hfrim. ■
^AQ^/" : >h.<5 -f" : fl)hnfl>-?i : (D-tl-t- '. +>A ■ mÄ-J'l- ■ Aflft ■■ ÄAnftf : ÖH-Afl 15
A : ^T-I*» : hll/.-t*.& • (Ofih •■ flWH* : +Ü"A « 3"ffl>T-l*' : ACJP ' hlili : tf-A»tf»- ■'
»»Ahh'l' ■• A^7A;I' ■ JiA ' 9°tliUlh ■ «1^,0, • A.^V+hA- ■• öi^A^O-A ■ (Oh^fiO
25. "»i»»] A Tr7v»»\ — i'6. o»AWl i £*+] A «»AhJxn»- : A.c*+. — 26. fl» *> "7 r. }»<«•-] A m>-/
Kjpoo- s/e. — 27. 1-öofTJi] A •J-oi'.e.Tn s/r. — 3U. tf-n-o»-] A W-ft».
la bouche de tous ses prophetes. Le Seigneur lui dit : Tu peux letromper;
pars et fais ainsi. ~ Voici que maintenant le Seigneur a mis aiusi l'esprit de
mensonge dans la bouche de tous ses prophetes; le Seigneur a döcide le mal
contre toi. » "' Sedeqyäs, llls de Kanä'an, s'approcha, frappa Mikyäs sur la
joue et lui dit : <c Par quelle voie l'esprit du Seigneur a-t-il passe pour te
parier? » -'' Mikyäs dit : « Voici que tu le verras le jour oü tu passeras (texte :
tu entreras et sortiras) de chambre en chambre pour t'echapper. » *5 Le roi de
'Esrä'el dit : « Saisissez Mikyäs. » II ajouta : « Livrcz-le ä 'Emör, gouverneur
de la ville, et ä 'Iyoas, commandant, fils du roi. 2e Vous leur direz ceci : Ainsi
a dit le roi : Mettez cet (homme) en prison; qu'il mange le pain dans l'alllie-
tion et qu'il boive l'eau dans l'allliction, jusqu ä ce que je revienne en paix. »
27 Mikyäs dit : « Si reellement tu reviens en paix, le Seigneur na pas parle par
inoi. Entendez ceci, vous tous, peuples. » " Le roi de 'Esrä'el et 'Iyosäfet, roi
de Yehoudä, monterent contre llämot de Gala'äd. a'Lerpi de 'Esrä'el dit ä
Iyosäfet : « Revets-moi d'habits ötrangers et j'entrerai dans la bataille; pour
toi, revets-toi de mes habits. » Le roi de 'Esrä'el se deguisa et entra dans la4
bataille. '" Le roi de Soryä conimanda ä tous les chefs des chars qui etaient
avec lui et dit : « Ne combatte/. ni contre le petit, ni contre le grand, mais
[175] LIVRE SECOND, CHAPITRE DIX-NEUVIEME. 695
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nrtAr s -oiflidAi • jB^hMUt- 1 Ä.f- 1 aiAft : Mi. ■• vn..e. • m^iu» •■ a**tv ••
A.P-1?.T •• ho°tt i A^Th i K*»*!" i ttA-Hh i öJHV. : ÄAfc ■ ?t"?II.K'nrh,C i
fc^-f- i ;J*£*C i nfc?+ i •»">* i «wÄTK i «B+iP^-h • fr7H.frnrh.C i AAA,h «
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^ i hCpÖll • Aflh i hao : ->^/*"/' : Ah<7ll.K'nrK.C ■• ' (D^d i P'A^T i OhM' i
A.f<-AA,9° ■ flifflöÄ s hdn i iP'AA : ATl-n i K9°fl>Crtn>^i •• hrth ■ fA\L • h,V&9° ,
31. fittAF] A je^tAä"' */< •. — 34. fi+ahV] A fi.iat-9". — ib. >ifin] Ä >ifi«o. — /3. AMI
h i flc?] A rt>,n/ ä.a.
seulement contre le roi de 'Esrä'el. » :" Lorsque les chefs des chars du roi
de Sorya aper^urent ('Iyosäfet), ils dirent : « * G'est le roi de 'Esrä'el », et * a
ils l'entourerent pour le tuer. 'Iyosäfet cria (vers) le Seigneur et le Seigneur
le sauva et les detourna de lui. 12 Lorsque les chefs des chars virent que ce
n'etait pas lui le roi de 'Esrä'el, ils s'eloignerent de lui. 33 (Mais) un homme
tendit son arc et tira (une fleche) sans viser; il frappa le roi de 'Esrä'el entre
les poumons et la cuirasse. (Le roi) dit k son cocher aupres de qui il etait
monte : « Tourne bride et fais-moi sortir de la batadle, car je suis blesse. »
" La bataille fut perdue ce jour-lä. Le roi de 'Esrä'el se tint sur son char
jusqu'au soir devant les gens de Soryä et il mourut au coucher du soleil.
XIX, ' 'Iyosäfet, roi de Yehoudä, revint en paix dans son palais ä 'Iyarou-
sälem. 2 Le prophete lyou, fds de 'Anäni, s'avanga ä la rencontre du roi
'Iyosäfet et lui dit : « Puisque tu aides le pecheur et que tu aimes celui qui
hait le Seigneur, ä cause de cela le chätiment du Seigneur viendra sur toi.
3 (Mais) il s'est trouve en toi de bonnes ceuvres, car tu as fait disparaitre les
(faux) dieux du pays de Yehoudä et tu as rendu droit ton coeur pour chercher
le Seigneur. » ' Yosäfet demeura ä 'Iyarousälem. II alla de nouveau vers le
peuple depuis Bersäbeh jusqu'ä la montagne de 'Efiem et il les ramenä au
102 \° c.
' A,
103 i- a.
15
696 LES.PARALIPOMENES. [176]
Wlfliao- : -Trfl •■ h1tt.h't\th.C •■ hfAll ■• ht\^ir <"»• ■■'• ' at"t,tm : «nVO"}!* : fl>-
M- ■ W-A- i h?Yb& ■• ¥>ihP, ■■ W(D'M' ■• "/öV'i •■ IWIC « ' ''mf.0, i Afl"W'1' « h
h?»<. .■ H"HfK- s M-l-tfi»- s M»» • Ali ■ Artnh •• H-Vi ■ M •■ Ah-JHXuii-c i
öJ'/"ftA.hfl»- ■■ *A ■• V-T-A s 7 d>£fclLfc i jfclh? : «PClIi- i hlHjHMbC i AMI.
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Vt- : W-A» i HfiÄ-C i iD-ft-f- i Ä.«.AÄ,y « "ho«"!! • v>CF*°- ■ ©£11. i lf">+ i
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A>i°IH.h-fl/h,C] A o/ra. — 11. m»,h'i:>] A mn^hV-'f.
Seigneur, Dieu de leurs peres. ' II etablit des juges dans toutes les villes
de Yehoudä et dans les place? fortes de (chaque) cito. ' II dil aux juges :
« Sachez ce que vous ferez, car vous ne jugerez pas pour les homines, mais
pour le Seigneur et vous repondrez de la sentence. T Maintenant que la
* A, erainte du Seigneur soit sur * vous, aliu que vous agissiez avec vigilance,
car Finiquite n'est pas avec le Seigneur, ni Tacception des personnes, ni
la reception de dons corrupteurs. » 8 'Iyost\fet etablit ä 'lyarousuletn (quel-
ques) pretres, levites et chefs de famille de 'Esrä'61, pour juger (les affaires)
du Seigneur et rendre justice ä tous ceux qui demeuraient ä 'Iyarousalem.
'II les instruisit ainsi et dit : « Faites ceci dans la erainte du Seigneur,
avec droiture et avec un coeur pur. '"Tous ceux de (vos) freres habitant dans
leurs villes qui se presenteront pour un jugement entre parents et parents
(texte : sang et sang), entre regle et preeepte et (entre) loi et ordonnance,
vous les aecorderez, aliu qu'ils ne peebent pas conlre le Seigneur et que la
col6re du Seigneur ne tombe pas sur vous et sur vos freres. Faites ainsi,
afin que vous ne pechiez pas. " Voici que 'Amarya, pnHre, sera preposö
pour vous ä toutes les affaires concernant le Seigneur et que Zebdivas, fds de
'EsmA'el, chef de la maison de YeboudA, (sera preposö) a toutes les (affaires)
concernant le roi. Les scribes et les levites seront (couune juges) devanl vous.
[177] LIVHE SECOND, CHAPITRE VINGTIEME. 697
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^ 103 r b.
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Vous serez forts et vous serez actifs. Que le Seigneur soit avec vous (et
avec) les bons. »
XX, ' Ensuite les enfants de 'Amon, les enfants de Mo'ab et avec eux
les 'Amonäwiyän s'avancerent contre Yosäfet pour lui faire la guerre. 2 On
vint l'annoncer ä 'Iyosäfet et on lui dit : « De nombreux (ennemis) s'avancent
contre toi d'au delä de la mer (Morte) et de Soryä ; ils sont ä 'Asäson-Tämär
qui est Gädi. » 3 'Iyosäfet eut peur. II se ressaisit afin de chercher le Seigneur
et il proclama un jeüne dans tout Yehoudä. ' II rassembla Yehoudä pour
chercher le Seigneur. De toutes les villes de Yehoudä on vint pour chercher
le Seigneur. 3 'Iyosäfet se tint debout dans l'assemblee de 'Esrä'el, ä 'Iyarou-
sälem, dans la maison du Seigneur, devant le nouveau parvis. 6 II dit :
« Seigneur, Dieu de nos peres, n'es-tu pas au ciel et n'es-tu pas le maitre
* de tous les rois des peuples? Dans ta main sont la force et la puissance; * a,
il n'est personne qui (puisse) te resister. 7 N'est-ce pas toi, Seigneur, qui
as extermine tous les habitants de ce pays devant la face de ton peuple de
'Esrä'el et qui l'as donne pour toujours ä la posterite de 'Abrehäm, ton
bien-aime? 8 Ils ont habite lä; ils ont bäti lä un temple ä ton nom. Ils ont dit :
9 Si quelque calamite vient sur nous : la punition, la mort, la famine, nous
nous tiendrons debout devant cette maison et devant toi, car ton nom est
sur cette maison; nous crierons vers toi dans notre allliction; tu (nous)
PATR. OR. — T. XXIII. — F. 4. 45
103 r° b.
103
G98 LES PARALIPOMENES. [178]
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11. fi/h..-»--v] A fi/h-m-v. — 12. mh.s'wr'c] A mh.wrc v" . -- 14. 0A4 i rty"v.i'v.rn] A a
•/"'Vt.+'V.fn. — 16. mWiW-ÜPo»-] A m|v..li-(l}Po»-. — i8. WVi] A Ä'VA.
exauceras et tu noua sauveras. Iü Voici que maiatenant les enfants de 'Amon,
(les enfants de) Mo 'ab et les enfants de Seyer, (sur les terres) de qui tu
n'as pas permis {texte : on n'a pas permis) (aux enfants) de 'Esrä'el de
passer, quand ils sortirent du pays de Gebs (Egypte), car ils s'eloignerent
d'eux et disparurent devant eux afin de ne pas les detruire, "voici (donc)
que maintenant ils agissent mal et viennent nous chasser de notre heritage
que tu nous as donne. ,80 Seigneur, notre Dieu, ne les jugeras-tu pas? En
effet, nous n'avons pas (assez) de force pour pouvoir resister a cette mul-
titude qui est venue contre nous. Nous ne savons pas ce que nous fcrons
contre eux, mais nos yeux (sout tournes) vers toi. » "Tout Vehoudä se
tenait debout devant le Seigneur avec leurs femmes et leurs enfants. ,l(Lä
se trouvait) 'O.uzhßl, fils de Zakftryäs, descendant de Leb'anyä, deseendant de
'Eichel, descendant de MentänyAs, lc levite, de la posterite {texte : des fds)
de 'Asäf; sur lui fut l'esprit du Seigneur au milieu de l'assemblee. I:'ll dit :
« Ecoutez, vous tous, Yehöudft, vous qui habitez ' Iy arousal em et toi, roi
'Iyosafet. Ainsi dit le Seigneur : Pour vous, ne les craignez pas et ne soyez
pas epouvantes ä la vue de cette multitude, car (cette) guerre n'est pas la
vötre, mais celle du Seigaeur. " Demaia desceadez contre eux; voici qu'ils
montcront, (puis) descendront par la colline de 'As'i; vous les rencontrerez
* 8 Texti-iimite du torrent au dösert <le Iyärilirl. " Ge n'est pas vous qui
' A,
103 r c,
[179] LIVRE SECOND, CI1APITRE VINGTIEME. 699
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-f-A- i £«+ i äi°7 i ArtnÄ i t°ha i ö>a?»a i £WK- i owii- 1 £-n<: i A,£
C -- KA » fflöh. i AAA i j&u-fl : rnfflÄ-* s ^aH^ifh- •■ £«fe+ i fcf"* ■ tol°h
15 -fl i AAA : ?iA ■ JB.W1*. : flWU* i ft-fl^ ' AJ&C • h»° i ^W/JAP*«*'»- ■ fl^lA*
20. -t*X] A -fc+fc. — ib. oii-MT"/.] A <i>»-h<n>v-. — 22. post .R^t-p-t-ft- A add. 9°tit\. — ib. ante
rtrt-flh «fi?«/. o>. — /ä. >.A s .eHK. i a»-ftt] A oa«. — 23. ante töA A nrf^. fl>.
les combattrez, mais sachez et comprenez que le salut du Seigneur sera avec
vous, (avec) Yehoudä et (avcc) 'lyarousälem; ne craignez pas et ne soyez pas
«pouvantes ; demain vous vous avancerez ä leur rencontre et le Seigneur sera
avec vous. » l8 'lyosafet se prosterna la face (contre terre); tout Yehoudä
et ceux qui habitaient 'lyarousälem tomberent sur leur face devant le
Seigneur et adorerent le Seigneur. ,9Les levites des fils de Qa'ät et des fds de
Qore se tenaient debout pour glorifier le Seigneur Dieu ä voix forte et
haute. 2Ü Ils se leverent tot au matin et s'avancerent vers le desert de
Teqouhe. Pendant qu'ils s'avangaient, Yosäfet se tint debout, cria et dit :
« Ecoutez-moi, Yehoudä, et vous qui demeurez ä 'lyarousälem, mettez votre
confiance dans le Seigneur, votre Dieu, et votre conliance (sera recom-
pensee) ; mettez votre confiance dans son prophete et votre succes sera
assure. » *■' II tint conseil avec le peuple. II placa (en avant) les psalmistes
et les chantres pour celebrer (le Seigneur) et chanter les prieres sacrees, en
s'avangant devant l'armee. Ils disaient : « Rendez gräces au Seigneur, car il
est bon, car sa misericorde est ä jamais. » 2a Apres qu'ils eurent chante et
reeite les actions de gräces, le Seigneur incita (texte : donna force) les
enfants de 'Amon ä combattre contre les gens de Mo 'ab et contre les habitants
de la montagne de Seyer qui s'etaient avances contre Yehoudä et (qui) furent
defaits. 2:| (En effet), les enfants de 'Amon et (les enfants) de Mo'ab se leverent
(conjointement) contre les habitants de la montagne de Seyer pour les
700 LES PARAL1POMENES. [180]
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^öd : J?,>"7/*' : «DMlP s nÄ.Pi-AA.y " ÄÖJÄ : ^«»'|- :: fliA"? I Ah"0- l MM* s
/ä. .e.e°7rtfr] A ,e£"Vnft- «c.
detruire et les aneantir. Apres qu'ils eurent tue et aneanti les habitaats de
(la montagne) de Seyer, ils se leverent les uns contre les aulres ponr se
detruire et s'aneantir. 2* (Les enfants de) Yehoudä arriverent au guet
regardant le desert; ils virent cette armee nombreuse : voici que tous etaieut
* A- morts et tombes sur le sol; personne d'entre * eux n'etait vivant. -3 'Iyosäfet
103 v ü. ... . :
et son peuple vinrent prendre le butin; ils trouverent un butm abondant ainsi
que des objets precieux et ils prirent toutes ces depouilles. Ils demeurerent
trois jours ä ramasser et ä rassembler le butin, car il etait extremement
abondant. 20 Le quatrieme jour ils se reunirent pres de la vallee de la bene-
diction et ils benirent (texte : remercierent) le Seigneur; c'est pourquoi ce
lieu l'ut nomine vallee de la benediction jusqu'ä ce jour. " Tous les bomines
de Yeboudä retournerent ä 'lyarousalem; le roi Iyosäfet etait avec eux;
ils etaient dans une grande allegresse, parce que le Seigneur leur avait
donne joie sur leurs ennemis. 28 Ils entrerent ä 'lyarousälem dans la maisou
du Seigneur au son des cymbales, des citbares et des trompettes. 2'J La terreur
du Seigneur tut sur tous les rois du pays, parce qu'ils apprirent quo le
Seigneur avait combattu contre les ennemis de 'Esra'el. :'° Le royaume de
Iyosäfet fut en paix et le Seigneur, son Dieu, lui donna la trampiillitd ä
ses frontiercs. " 'Iyosäfet regna sur Yehoudä. II etait äge de trente-deux
ans. quand il devint roi. II regna ä lyarousälem vingt-cinq ans. Le nom de
10
10
• A,
103 v° li
[181] LIVRE SECOND, CHAPITRE VINGT-ET-UNIEME. 701
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XXI, 'fl)S0on : fc,P-ATT ■ 0"AA ■ hl\<Pjh : fl>-fth : tili. : WJ- :: fl»"f
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37. h>ni^fi] Ahtilcfl.
sa mere etait 'Azoubät, Alle de Sili. ss 11 marcha dans les voies de son pere
'Asä et il ne se detourna pas d'agir selon la voie droite devant le Seigneur.
53 Cependant il y eut encore des hauts-lieux, et le peuple aussi ne dirigea
pas (entieremcnt) son 'coeur (texte : son coeur ne fut pas droit) vers le
Seigneur, Dieu de ses peres. 3i Les aulres actions de Yosäfet, les premieres
et les dernieres, voici qu'elles sont ecrites dans le livre du prophete 'Iyäsou,
fds de Anäni, qui (les) a inserces dans le livre des rois de 'Esrä'el. 35 Ensuite
Yosäfet, roi de Yehoudä, s'allia ä 'Akazyäs, Roi de 'Esrä'el, qui commettait
le peche. :'6 * II s'associa k lui afin de construire des navires pour aller au pays * A,
de Tarses. On construisit (ces) navires au pays de Gäsyon-Gäber. " 'El'ezer,
lils de 'Adyä, du pays de Märsos, prophetisa contre Yosäfet, en disant :
« Puisque tu t'es allie, en transgressant (mon ordre), k 'Akäzyäs, roi de
'Esrä'el, le Seigneur a detruit ton ceuvre; tes navires se sont brises et n'ont
pas pu aller au pays de Tarses. »
XXI, ' 'Iyosäfet s'endormit avec ses peres dans la ville de Däwit.
'Iyoräm, son fds, regna ä sa place. 2I1 avait six freres, fds de 'Iyosäfet.
Voici leurs noms : 'Azäryäs, 'lyehel, Zakäryäs, 'Azäryäs, Misä'el et Sefätyäs;
tous ceux-ci etaient ßls de 'Iyosäfet, roi de Yeboudä. ' Leur pere leur donna
de nombreux biens : de l'or, de l'argent, des armes, ainsi que des villes
103 v° b.
702 LES PARALIPOMENES. [182]
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h .■ A-* s nhrt.i- 1 ffli-fi^ i fch.*- s fl**:«» » hin.h-n<h,c ■•• 7<dä.£+r ■■ h*7
llhUAuC • htm : £|»»{. : fl,|- : flig* : 0**1+ i Jl.« i H+hf/'- ' M/& ■ «H
h»» s £fl,A» > h"» ■■ f Ufl i "71*+ » 7*7/*" ■ fl»A£«fe* i fcfth ■ Mrti9° i llW-A- ■
<w>«PAA ■ 8<Dflai-M: i «WPÖA ■ CA* ■ h.W i WJ&iM ■ athtlv*- • AAA.T io
ö»- •■ TM*» « 8flM.<: ■ KPt'9° •• TW •■ 9°M ■ W-A- 1 «»AMl-fciJ- « n»W"A* ! KT-
/.A.U- ■■ <d»i> i fc^Ä"!*! i TIT* ! "M/"* •' flAA/t" ■■ ffl+i-A- ' Ah.W ■ HO?
^ : rpAwAKh-f s iUtW:i> ■ ' 'öHrt-iU 3 an»? » aiwi •■ nn 1 +oj&iir«°- ■ oi-f
«71 1*- 1 Ä.M" ! h9°'ttih.d • ?-Ü-f\ ■■ htlh 1 H-f: 1 ÖA'1- « h°Xy 1 +«71i#» ■ A»n,v 1 n
ö>-M: 1 <w><PAA 1 h9°-a*b.d 1 IthU- • JiA»» 1 /.A/1 ! AMH.K'flA.C > Äl^Ah ■ K
15
XXI, 3. >iA] A om. — 4. tf-A»«»-] A tf-A-. — (3. W+] P W/***. — 'V'- n)i«n.] P o»no». —
?6. V"/. ' A«t] A r>>*. — 7. ante nw-l- P add. a>. — ib. Httif/.] P H-Hif/. «Je. — Ä. "W*l
p ■>■!«.. — 8. flJfM>-},-|.] A fl»n>iTVI:. — Ä. fiötklFao- , ",nw~\ A "»T-i» ■ IMAA.U'p»'. — 10. fl»>f]
p aif.p. — iJ. nn i tojaw*"«0*] A n -r- "f .«*- v. i/*ö«>- . — ib. tva.'il A A.n.T. — ib. >inö»] p >,««. —
ib. £t\P : A>,"?»l.MWi,r.] A iW ' *"l\\.M\<h.C.
dont les murailles etaient (solidement) bäties au pays de Yehouda; mais il
donna le royaume ä 'lyoräm, son fds, parce qu'il etait son premier-n^.
'' Iyorftm prit possession (texte : s'cleva) de son royaume et s'aflennit. II tua
par l'epee tous ses freres et (quelques-uns des) princes de 'Esrä el. ;1 'lyoräm
etait age de trente-deux ans, quand il fut mis ä la töte de son royaume.
* P II regna huit ans ä * 'Iyarousalem. "II marcha dans les voies des rois de
ioo r° a. 'Esrä'el, comme avait fait la maison de 'Aka'ab, car il avait pris pour femme
une fille de 'Aka'ab, et il fit le mal devant le Seigneur. ' (Mais) le Seigneur
ne voulut pas exterminer la maison de Däwit ä cause de 1'alliance qu'il avait
concluc avec Däwit et parce qu'il lui avait dit qu'il lui donnerait la lampe
de la royaute ä lui et ä ses lils ä jamais et pour toujours. s Rn ces jours-lä
Kdom se separa de Yehoudä et se donna im roi. " Le roi 'lyoräm partit
avec tous ses chefs et toute sa cavalcrie; puis s'etant levö la nuit, il battit
Edom qui l'avait encercle ainsi que les cliefs des chars. ,0('ßdoatt) fut mis
en deroute et le peuple s'enfuit cliacun vers sa teilte. TMom se detacha du
pays de Yehouda jusqu'ä ce jour. Alors Lobdnä se detacha a cette epoque
du pays de (Yehouda), parce que (lyoräm) avait oublic le Seigneur, Dien
10
ioo r° b.
[183] LIVRE SECOND, CHAPITRE V1NGT-ET-UN1EME. 703
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AJi^<ehfc ■ p.** : M-h : ?iA ■■ y.'W.m. ■■ Th9°ih ■■ t+AJi««»- s "oivu- • Tt^il.*
-n,h.c •■ j6++Ah ■ floo*i»v-v ■ on.?. ■■ n°7?ihA ■ ati-Mi •■ mniitxhn > &<k$h ■
toKn-?, •■ £<B i hC/»* i Mh ■ y.möh ■ h«T0-th ! Jk^'A'Wh « rinn ■• M r « "<d
J»'}/"* ■ h^H.Ji'flrh.C ■ AÖA » hfA-90 ■ Alffl « Ä.A-VA. : <»AA-(1?t » fc*5 11.° « fli
lihKHi. • AMhPÄ\e :: 'öJpCT- ■■ mnXTrh- ■ -üih,d. ■ J?.lh^ » m-h,hf A{" ■ fflfcfl
11. h<»-°?4] P hffl-"»C. — «6. a>MI«nm] I* ilöofli; A «nHo». — ib. athcW] A fflJiC^JKpoo-. —
ib. a>.a] A AA. — ib. ante «JhfiWi-Pm»- P add. n. — 12. M-»n > h,Afti ■■ >a.e ■ H.eiu] P H.en. : h.A.e
fi « >-fije > «c H.en.. — /A. post n^v» A add. ^«e^. — j'S. h.vwr'] A o/m. — 13. nwt] A n
VS'«B. — «7». ^fi/!Ji,A] A /?.fi<{.>i.A. — ib. oiw-cn : n^rt i >V"1- i >in<{./i.A] A a>A>irtX ! ,e>-fK. :
h.P<.0A.?". — ib. Ml«»}»»»-] P J,ll<mfl)-}Ooo-. — ib. jß-^Cffl.] A ^XC«>- Sic. — ib. «M-AJifl»"] P 4>1-
AJ>m>- s/c; A +1-AH. — 14. 0fl..e] P 0-(l.e "-" • — ib. hT/ti^yn'] A hTrft-t^n. — 15. ao^c. > afhtt-
.e] A >ih-.ft : oxro^c. — ib. ante £<b A add. ma. — ib. >i^0-tri] P h"70"Jti. — ib. T.jrA
"7?~ti] P offl. ti. — ib. ante Hflfl 2 add. m. — 16. ATin > h.A»VA,] P Anw : >h.C; A wv^n :
h.A°VA,. — /7>. <DAfl-fl>,] A 0/«. A. — ib. >,<Hl.r] A 0<C-fly. — ib. mAhttS'A] A >iA : (IhJVVA. —
17. mtAPA?'] P «Di-AfA»«»-.
de ses peres. " En efTet, il avait etabli des hauts-lieux dans les villes de
Yehouda; il avait pousse ä la prostitution et detourne (du Seigneur) ceux qui
habitaient 'Iyarousälem ainsi que le peuple de Yehoudä et il les avait egares.
,2Un message ecrit du prophete 'Elyäs (lui) parvint, qui disait : « Aiusi a
dit le Seigneur, Dieu de Däwit, ton pere : Parce que tu n'as pas marche dans
les voies de ton pere 'Iyosäfet et dans les voies de 'Asä, roi de Yehoudä,
,3 (mais) parce que tu as marche dans la voie des rois de 'Esrä'el, que tu as
pousse ä la prostitution le peuple de Yehoudä, que tu as marche dans la voie
des rois de 'Esrä'el ainsi que la maison de 'Aka'ab les avait pousses ä la pros-
titution, et que tu as assassine tes freres, lils de ton pere, qui etaient meilleurs
que toi, "voici que le Seigneur te fera perir d'une grande plaie au milieu de
ton peuple, au milieu de tes enfants, au milieu de tes femmes et au milieu de
tous tes biens. ,5 * Tu seras atteint d'une maladie penible et pernicieusc, une * p
maladie de ventre, teile que tes entrailles sortiront jour par jour par suite de
ton mal. » ,6 Le Seigneur suscita contre 'Iyoräm le peuple des Ilofeli, les gens
de Aräbyä et ceux des frontieres de 'Ityopyä. I7 Ils monterent et arriverentau
100 r° b.
704 LES PARALIPOMENES. [184]
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J,«td : iTD^'h. •• AAA.IJ- ■' früh •■ h/.-ttJ • mh'PH'P.y} ••• -fl»>*7i*' : hhll?tl -■
j'6. wVh-] P am. — ib. T<?1 ■] P T<5*«n>-. — iä. n-ll/h.4] A MM-. — ib. <DA£**i] P <dA£4:%.
— ib. ^r'i.iru»- -. A£**] A Wä«*. — ft. iiVwia] P HK.1>>. — ib. hvni.efi] P MO^rn.
//>. ■hr'ji.-k-ti ] P «n>-v<(.n « weu-: A >.ir>,;}«eu-. — 18. mi-v*] A min-. — i8. iih.t«jmn] P ha.*
o>n s/c •. — 19. o>ji> : hao •■ n*/h ■ nv-.c > wpöa s >i9°ii > £mp] P a>f> = >i<«» ■ % • on* ■ (P am- ••)
M : flÄVh ä XH. : <n.<pflA.U- i e : *A>. — ib. >,"70-J:] A >i"VO"tlh. — ib. h9")&£ i Ä««-] P >•?"
jt*»Ai»'. — «'*. A"M-n] A Ann : H.MK — ib. «fritf ä Hho-] A -Mlc. — j'J. n^öft-u-] A om. n. —
ib. (Itioo] P ntl*"»-||. — 20. «DA.P.] P ö)-A-£. — /Ä. ffle] A fflllAh.. — ib. ho« s jb>"V*] P o/«.
//». fl»nB7'/.i-] P fl»n°7M-; As. — ib. <\odi-] P u/». — ib. post >."/■(• Padd. nv-tc — ä, nur]
A o/«. — ib. mh.tiVrt] P ow. >».; A o/w. rt.
XXII, 1. ante Trh.fi P arfrf. m. — ib. y^»] A ib-A-^.. — //>. -1-+>A-] P ■»••M-A-; A +7A-.
— //;. ante (iiu.y. A a^. l^C. — j'6. Aöa.«-] A AöA,w<n»-. — ib. >^n..p] A *l<:-n^. — ib. a>
hT»lf«e/*V] A fl>M,,i|a>-.l'-/.
pays de Yehoudä; ils l'emporterent sur (Yehoudä) ; ils rarnasserent et prirent
tous les biens qu'ils trouverent dans le pays de Yehoudä; (ils emmenerent) les
fds et les fdles (de "Iyoräm); il ne resta aucun de ses enfants, sauf 'Äkäzyas
qui etait le plus jeune de ses iils. '* Apres toutes ces choses le Seigneur le
fit perir de cette maladie de veutre pour laquelle il ne se trouvait pas de
guerison. "'Lorsque deux ans [texte : jours) se furent ecoules, depuis qu'il
etait malade, ses entrailles sortirent par suite de cette maladie et il mourut de
(ce) mauvais mal. Le peuple ne lui fit pas de funerailles semblables aux
l'unerailles de ses peres. "" II etait ftgö de trente-deux ans, quand il devint roi ;
il regna huit ans ä IyarousAlem. II marcha dans la voie qui n'etait pas droite.
11 futenseveli dans la ville de Dawit, mais non dans le sepulcre des rois.
XXII, ' Ccux tpii babitaient lyarousälem firent roi apres lui 'Akozyas,
son (plus) jeune fils, parce que tous ses freres plus äges avaient etc tues au
desert, lorsque les gens de 'Arftbiyä et les 'Amozawiyan vinrent contre
(IvorAm). -' ' Akazyäs, fils de 'Iyoräm, roi de Yehoudä, devint roi, lorsqu'ü
10
[185] L1VRE SECOND, CHAPITRE VINGT-DEUXlEME. 705
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»»>A.fh. ■• A?iö?ii.Ä-nrh,c « höj*iv ■ nho» • +n+A- ■ K.&* • aim- = Mifc-n •■ a>
2. n»A^. : Kf'/Mr] A ow. — ib. »] A äwk. — ib. >,vm.en] P tmii^fi s/V •. — ib. mrt-l- : 11
W] A mAt i MiCMI i o)A.e : H»"<5. — 3. ani-v*] A mm* s/V. — //;. öd</»\i^] P R-r-nl. —
ib. .e.^Th.] A f;VT>i.. — 4. (IYiot] A IM««. — ib. >,fiöo] Po/h. — 4-5. hfH>- > /h«V* ! Vi«"» i
.e.ncm-jp : mnr-nc ■■ ».hirov ■■ *£*•■■ mM. •■ irnrt = h.rt-9" > mar] P »'«• — 5- >»h*a] A Miy.
A. _ ,7,. /..'/».'j] A ^T»^. — ib. afiRVp] P m/hje.'i:}". — 6. fl>to",cm] P mtfim-sic. — ib. h..e,
m^JtA] P fcJUhwft. — ///. /.I-*] A IV*. — ib. A>,HV.A] P om. l\. — ib.. mip. . n«" = P/hm-x] P
Yiöd : .pWim-Ji ä s/V' m£R ; A o/w. — ib. iUx.rt-90] A o/;/. — rö. flh.jP.m^h.A] P n>in<J-/HA ; A -nA,
^. : h..em/-h.A. — 7. *Am*] P öAm->. — ib. aoxt, -. mflh] P möh ■■ a»KK. — ib. <7>ifl3 A V"7n-
etait äge de vingt ans. (Ainsi) regna 'Akäzyäs. II regna un an ä 'Iyarousälem.
Le nom de saniere etait Gotolyä (Athalie), fille de 'Zamri. :1 Ce (roi) marcha
dans la voie de 'Aka'ab, car sa mere etait sa conseillere pour le peche. 4 II fit
le mal devant le Seigneur comme la maison de 'Aka'ab. En effet, apres la mort
de sonpere (des hommes de la maison de 'Aka'ab) devinrent ses conseillers
pour sa perdition, 3 et il marcha selon leurs conseils. II alla avec 'Iyoräm,
fils de 'Aka'ab, faire la guerre ä 'Azähel, roi de Soryä, au pays de Rämot
de Gala ad. (Des archers) frapperent 'Iyoräm et le blesserent. G( 'Iyoräm)
revint et retourna au pays de 'Iyezräel pour se soigner de la blessure que les
hommes * de Soryä lui avaient faite au pays de Rämot, pendant qu'il com- » Pj
battait contre 'Azähel, roi de Soryä. 'lkozyäs, fils de 'Iyoräm, roi de Yehoudä,
descendit pour visiter 'Iyoräm, fils de 'Aka'ab, ä 'Iyezrä'el, parce qu'il etait
malade. 7 Ce fut la perte de 'lkozyäs (voulue) par le Seigneur que d'aller vers
lyoram. Lorsqu'il fut venu, il marcha avec 'Iyoräm contre 'Iyä'ou, fils de
Na'es, l'oint du Seigneur. 8 (Mais) 'Iyä'ou se vengeant de la maison de
'Aka'ab, rencontra les princes de Yehoudä et les (fils des) freres de 'lkozyäs
loo v a.
706 IpS PAKALIPOMENES. [180]
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n s y™Ahn- « oj-vnK-f- ■ p-Afivr ■ <da+ ■ ttr • AÄ.p-hft ■ hl* ■ ajupiva ■
■n?»A/|: i AÄ.f-M ■ hm « at-Ytth* ■ fcy"1S i A->*A.° i IDÄ.++A* :: "«"»Wl
/. : 9"AA,y i IlM : ID-A+ : IM" i fr7ll.Jfn<h.C ! % ! h^»°+ ! IH-J+AJ ! \1
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XXIII, mllAno i "/od-V : ä70 i KP-M i ö>r/"fc ■ o"AWfi+ • ? i AKHC
(? s fflAR i Ä.PV.9" ■ «DfcA»7«i.A i ©AR i Ä.f"M"> ■ lOhnC? i ©AR ■■ tlLÄ" i
8. «n"vht>-r] P «»Ahn-h. — '/'■ Ah.rm.rn] A Ahvm.eft. — i». Ah.r>nvft] A ami-ii,?«. — ib. >•
nw] P >,nn. — ii. id-7i*] P m. »ft. «>«"r ■• AV/n.vn.h.r] P n->o>a> ■. >,-ni.>.iirh,c. — ib. m
>.An] P om. — ib. Ah.fH.en] P iih.vv.rf!. — 10. Ah.»m^n] A Ah/)i.pfi sie. — ib. nr.yn.-i-]
A om. *h9°. — 11. Ah.»-hfi] A Ah.fh.fh*. — ib. h.ini.»fi] P rm.eTr sie; A Milien. — ib. m
A4+-P] P a>M,+*. — ib. ante -W1 P flrfrf. w. — ib. iTfinn-] P i^Ann- s/f ■. — ib. Ah.f-h^] A Ah.
MJ!. _ 12. -Vfl-h] P "HU. — /6. ;i] P a>%\ A n.PvAt. — ib. VJi»*] P >«?•".
XXIII, 1. -/o»*] P o/«. — ib. ;n] A i^h*. — ib. AhHC.r] A Ähneln. — »ft. »hATV-Al
A oot. ©. — /ä. °i,n.jp.-] A Mtjt.
qui servaient Ie roi de Yehoudä, (et) les tua. n II ordonna de chercher Ikozyäs ;
on se mit ä sa recherclie et on le trouva tandis qu'il se soignait au pays de
Samärya; on Tarnen» ä 'Iya'ou, qui le tua. On l'ensevelit, en disant : « C'est
le fds de 'lyosäfet, qui a cherche le Seigneur de tout son coeur. » II n'y avait
personne dans la maison de 'Ikozyäs qui füt assez fort pour (assumer) La
royaute. "' GotolyA (Athalie), mere de 'Ikozyfts, voyant que son fils etait tnort,
se leva et fit perir toule la descendance royale de la maison de Yehoudft.
!* Yosabet, fillc du roi, prit lyo'as, fils de 'Ikozyäs. Elle le deroba et le prit
furtivement du milieu des ent'ants du roi qui furent tues; eile le mit avec sa
nourrice dans une chambre ä coucher retinae. Yosabet, lille du roi, (qui)
avait cache 'lyo'as, ötait la sceur de 'Ikozyäs (et) la femme du prötre 'lyo'adä.
Elle le caclia anx regarda de Gotolya, (qui) nc (put) pas le luer. IS II demeura
cache avec eile dans la maison du Seigneur pendant les six annees qae
Gotolya rägna sur le pays.
XXIII, 'La septieme annee 'lyo'adä se döcida; il prit les chefs de cent :
A/.arvä fils de Iyorätn, 'Esmä'el fils de 'lyo'anän, AzAryä fils de 'Eböd,
10
15
[187] LIVRE SECOND, CHAP1TRE VINGT-TKOISIEMK. 707
fli«7-l-.e : r»A£ i Mhy • tnh.MK? i <»Afc ■• tfuipti ■• r* ftA.il- « to-M- : ]0* p;b>
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io fr?tUrtl<h.C a ' 'oiAj&Qh : m-ftf- : n,J' i h1\\.h'ttth.C. i ?»<*> s Ä.M- > IIIOT+ : rD
A»«P«RJPV i fl»hA : jR-'l-AWriiPo«»- ■■ AA.'P'gJP'J •■ at-h-f-"0' • &üiD-h- ■ htitm -. 4».«}.fl
7 - fc«n»-T* i <»W"A- • A1MI i f 0*n* ' 1+ » h"Hi.MlA.C :: 1»Wf ■ A,<Pfl>-
j»-j • att-/*1 i n£"i<: •• ^oh* « iDj&n, .■ •ahü. ■• omi^a. ■• tpp • a+a- ■ £*•
C s flWi-P ' hR^ih •• anfMlfc > fl»-ft'P « fl.'l-" ■• ^o»nHh » fl»P«Am. •■ 9°ftA s Th
2. A,1"WV] A kvahfi. — j'ä. hrtffl] P Mim-. — 3. ante tf-A- P, A acW. A. — ib. ante .5.11 P
add. <o. — 4. -/am-] P i»«Afit s/f. — j'i. >,jp„\i«n»-] P n-)n.\i0v. — ib. a.«pi;^->] A A.'Pm-^'V. —
ä. TiJtYia»"] P o/72. — ib. >!.eoTiö»-] P o/?z. — 6. fl»7v..R<l>i] A iDjP.nh.. — ib. post 7,m» A «rfrf. II.
— ib. mn.W.ft'} P mlkWW, A mn.'Pw^. — ?'*. jßtAMl *•«»"] P jR^AMij"'««»'. — Ä. AA-I^CfV]
A A.Tfl»-^'V. — l'A. fiHm-tt."] P 0/72. — /7>. n,t] P 1.H,. — 7. OPhVtP • A,<Pfl»-^Tr " A"»T-/"] P a>+£
«">• ä A.1"e.O : fl-td : "VT-/**. — 2'6. ID-fl^rt.] P 0772. (D. — ib. "VPf : /h4»A- ■ JßX-C ' 0>'M- s TiJCCtf']
P ¥CA.* " «o-llt ' ^Ä'CO" ' Jß^C. — ib. mfOAm.] P fflh.OAi»- s/V; A mfOAfl»- «2C.
Mätyä fils de 'Adä'eyä, et 'Eläsfet fils de Zakäryäs avec lui dans la rnaison
du Seigneur. * - IIs parcoururent (le pays de) Yehoudä, rassemblerent Ies * p,
levites de toutes les villes de Yehoudä (ainsi que) les chefs de famille de
'Esrä'el (qui) vinrent ä 'lyarousälem. 3 Tout Yehoudä fit uu accord avec le roi
en une assemblee (tenue) dans la rnaison du Seigneur. ('lyo'adä) leur montra
le fils du roi et leur dit : « Voici le fils du roi; (c'est lui qui doit) regner,
ainsi que le Seigneur a dit, sur la rnaison de Däwit. ' Voici les choses que
vous ferez. Qu'un tiers d'entre vous, pretres et levites, entre (le jour du)
sabbat (et garde) toutes les portes de vos entrees; 3 qu'un tiers (se tienne)
dans la rnaison du roi; qu'un tiers (garde) la porte mediane et que tout le
peuple (se tienne) dans le parvis de la rnaison du Seigneur. " Que (nul)
n'enlre dans la rnaison du Seigneur, si ce n'est les pretres, les levites et ceux
qui servent les levites. Ces derniers entreront, parce qu'ils sont consacres et
tout le peuple gardera la rnaison du Seigneur. 7 Les levites entoureront le roi,
en faisant cercle autour de lui. » II dit : « Que chaque homme porte ses armes
ä la main. Celui qui penetrera dans le temple sera mis ä mort. Que (ces
hommes armös) soient avec le roi, lorsqu'il entrera et lorsqu'il sortira. »
104 v
708 '.ES PARALIPOMENES. [188]
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nn s n-n^h<: ■ rt.<f„A < a-i.- ■ mn-nAV. i #fi«>A ■ mh+-n/- 1 ht>w. ■■ m.e."r •• nm-ni- ■ >.Ä-nr. = m7(...)] P
om.; cette lacune de P (xxm, 10-xxvi, 10) est due ä la disparilion de deux feuillets du
manuscrit. —11. h.v>i-S] A h,M «ft —13. ante o»i>»n* A «'/'/• n». — ib. a>,e.>v«h.] A m>
8 Les levites et tout Yehoudä firent comine avait ordonne le pretre 'lyo'ada.
Chacun garda avec soi ses hommes tant (ceux) dueommencomentde la semaine
que (ceux) de la fin de la semaine, car le pretre 'lyo'ada ne (les) avait pas
ücencies ä (leur) tour et ä leur jour. " II (leur) donna les öpees, les boucliers
et les lances qui avaient appartenu au roi Däwit (et qui etaient) dans la
maison (du Seigneür). "Ml plaea tout le peuple, cliaque (homme) avec ses
armes, depuis le cöte droit du temple jusqu'au cöte gauche, (pres de l'autel
de) la maison du Seigneür et (pres de) la maison du roi. " II fit avancer
le iils du roi, lui mit sur (la töte) la couronne royale et (dans la main le livre
du) temoignage. 'lyo'ada et ses Iils le proclamerent roi, l'oignirent et lui
dirent : e Vive le roi! » '- GotolyA entendit la voix du peuple qui courait,
rendait gräces et acclamait le roi. Elle entra dans la maison du Seigneür
(allant) vers le roi. |:I Elle vit le roi sc tenant debout sur son estrade; a l'entree
i laicnt les princes et les trompetl.es; tout le peuple se repuissait; on sonnait
des trompcltes; les chantres (au son des) instrumenta celebraient (le roi)
104 v*a. et chantaient des louanges. GotolyA döcbira son manteau, * s'ecria et dit :
A
[189] LIVRE SECOND, CHAPITRE VINGT-QUATRIEME. 709
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XXIV, 'fllh'eT ■ Ä.P-ÄA : <DA& : 7, : V»'> : ^»d : ^Vl/»' = (O'lltP • h,
15. aiffldM-] A cofflöh. — 16. ^.f-M] A h.f-S s/t '. — ib. post aj-vi-/** A atW. jEYh'V. -
18. 1-fl«;] A ow. — 20. mi'r'Ji] A w»/"^.
« Trahison, trahison! » ''Lepretre 'lyo'adä s'avanga, s'adressa aux chefs de
cent et aux chefs de l'armee et leur dit : « Tirez-la hors de la maison du
Seigneur. Que celui qui la suivra meure par l'epee. » Le prötre, en efFet, avait
dit : « Quelle ne meure pas dans la maison du Seigneur. » <r' Elle sortit, en
traversant la piste des chevaux de la maison du roi ; on la tua lä. IB 'lyo'adä fit
un pacte entre lui, le peuple et le roi, alin que le peuple craigne le Seigneur.
17 Tout le peuple du pays entra dans la maison de Ba'al, detruisit son autel,
brisa tous les dieux nouveaux et tua Mätän, pretre de Ba'al, ä l'autel.
18 'lyo'adä commit tout le service de la maison du Seigneur aux inains des
pretres et des levites selon la repartition (des fonctions) que Däwit avait
etablie. II les repartit chacun ä son rang pour offrir les sacrifices au Seigneur,
comme il est ecrit dans la loi de Mouse, avec des rejouissances et des
cantiques selon l'ordonnance de Däwit. " II mit des portiers aux portes de la
maison du Seigneur, afin que n'enträt (aucun homme) impur en quoi que ce
soit. -° II prit les chefs de famille, les (hommes) puissants, les princes du
peuple et toutes les populations du pays qui firent descendre le roi de la maison
du Seigneur et l'assirent sur le träne royal. -' Tous les peuples du pays se
rejouirent. Le pays fut tranquille, (apres qu') on eut tue Gotolyä par l'epee.
XXIV, i iyo'as etait äge de sept ans, quand il devint roi. 'lyo'as regna
LO
710 LES PARALIPOMKNES. [190]
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104 V* D.
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"Ill.h'flrh.C •■ Ml"» i J&1L i ö»A. i <f"-A1,U- i AKIIi.h'flrh.C » AAA i hh/.h;6i ■
t\lH9° ■■• '"ann-Mr > W-A- •• «»»Vl*»^ •• fl>W-A* > r"hll*fl ■ wh^h- ■ "»nh •■ awR.?- ■•
XXIV, 2. Ah.fhS] A Ah..M sz'c. — 3. h.fM] A h.yK..ev= i «»AMI. — i*. n»fl>A.e] A mmA.P..
— 6. AVfM] A Ah.fh.fR-. — 7. HIUJ- : h-7HhHA.C ■ TU*] A Td-f. i IUI./" i h«7H.h-«IA.C.
quarante ans ä 'Iyarousälem. Le nom de sa mere etait 'Abyä, du pays de
Bärsebähe. - 'Iyo'as fit le bien devant le Seigneur pendant tous les jours du
pretre 'lyp'adä. ' Le prince (des pretres) iyo'adä prit pour ('Iyo'as) deux
femmes dont il engendra des fils et des filles. '' Ensuite il vint (texte : it
a, monta) ä la pensee de iyo'as * de restaurer la maison du Seigneur. ' 11 reunit
les pretres et les levites et leur dit : « Allez dans toutes les villes de Yehoudft
et recueillez cbaque annee de tous les pays du peuple de 'Esrä'ßl l'or et
l'argent necessaires ä (la reparation de) la maison du Seigneur. » Les levites
ne se baterent pas. ' Le roi iyo'as appela le prince (des pretres) 'Iyo'ada et
lui dit : « Pourquoi n'as-tu pas surveille les levites, afin qu'ils apportent de
Yehoudä et de 'Iyarousälem cc qui a ete prescrit par le Seigneur et par
Mouse, le serviteur du Seigneur, lorsquil a asseinble tout 'Esrä'el k (la tente
du) tömoignage? 7 En eilet, la pöcberesse Gotoly;\ et ses fils mit ravage la
maison du Seigneur et out destine les objets sacres de la maison du Seigneur
(au service) des Ba'alim. » " Le roi pn>scrivitde faire un tronc pour les aumönes
et de (le) mettre ä la porte de la maison du Seigneur a 1'extöiieur. "On publia
dans toutes les villes de Yehoudä et ä Iyarousälem quo (chaeun devait)
apporter des oflrandes au Seigneur, comme Mouse, le serviteur du Seigneur,
avait prescrit ä Lsiäel dans le desert. ,ü Tous les cliefs et tout le peuple
104 v° b
* A,
104 v" c.
[191] LIVRE SECOND, CHAPITRE VINGT-QUATRIEME. 711
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hr, : flh- ■■ aofOxtiV ■ ?.ü-Pi ■ fflrtlS- : A-* : A^?"/^ ' (DhaV/ '■ {\'FPo°' i Tb
12. a>h.f-Ml A fl)h..Mh,. — 13. «rou-i-l:] A /"CV*. — 14. jt,pM] A Kfhf*. — ib- -n<.<:]
A -n<:c. — 17. >,.f-^] A K^h-S.
donnerent, apporterent et deposerent (leurs) offrandes dans le tronc des
aumönes jusqu'ä ce qu'il füt rempli. " Lorsqu'on apportait le tronc des
aumönes aux intendants du roi par la main des levites et qu'on voyait que
l'argent etait abondant, le secretaire du roi et l'intendant du grand-pretre
venaient vider le tronc des aumönes et le reportaient ä sa place. Ils faisaient
ainsi chaque jour. Ils recueillirent beaucoup d'argent. '"Le roi et le pretre
'Iyo'adä (le) donnaient ä ceux qui faisaient le travail de la maison du Seigneur ;
avec cet (argent) ils payaient les macons et les charpentiers, car ils faisaient
le travail (de reparation) de la maison du Seigneur. l3Ceux qui faisaient le
travail (de reparation) de la maison du Seigneur travaillerent (avec dili-
gence); tout Touvrage fut acheve par leurs mains; ils retablirent solidement
la maison du Seigneur sur ses fondations. '* Lorsqu'ils eurent fini, on apporta
au * roi et au pretre 'lyo'ada l'argent qui restait. On en fit des vases pour * a,
la maison du Seigneur, des ustensiles pour les holocaustes, et des coupes
d'or et d'argent. On offrit coutinuellement des holocaustes dans la maison
du Seigneur pendant les jours de 'lyo'ada. ,5 'Iyo'adä vieillit; ayant acheve
ses jours, il mourut. II etait äge de cent trente ans, quand il mourut. ,cOn
l'ensevelit dans la ville de Däwit avec les rois, parce qu'il avait fait le bien
envers 'Esrä'el devant le Seigneur. "Apres la mort de 'Iyo'adä les princes
de Yehoudä vinrent se prosterner devant le roi; alors le roi les ecouta.
712 LES PARALIPOMENES. [192]
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105 £'a. ?»h-I" i ?iA : «Am. ' «o-ft-h ■ «hTHl ■• «»W-A- ■ ^ACh«? ■ H.*Klf«* ■ */"fc !
4.^ 1 ?»fi««> •• /aö?* ■ Khin.h-ath.c •■ h9°Ah 1 Än*eircn.- :: lorftA ■ Kf-hti •■
18. wtAffl.] A wtAw sj'e. — 23. oaw.] A DAvaic. — 24. ante m-w* A arfrf. nö>}->. -
ii. Tut] A Tili.
18 Ils abandonnerent le Seigneur, Dien de leurs peres, et suivirent les dieux
nouveaux. II y eut un grand chätiment sur Yehouda et sur 'lyarousälem en ces
jours-lä. " Le Seigneur leur envoya des prophetes, afin qu'ils se convertissent
vers lui; (ceux-ci) protesterent devant eux, (mais) ils n'ecouterent, pas.
20 'Azäryä, fils du pretre 'Iyo'adä, fut rempli (texte : fut revetu) de l'esprit du
Seigneur. II se leva devant le peuple et leur dit : « Ainsi a dit le Seigneur :
Pourquoi ne'marchez-vous pas dans les commandements du Seigneur? Vous
ne prospererez pas, car vous avez abandonne le Seigneur, votre Dieu, et
lui-meme vous abandonnera. » "' Ils se precipiterent sur lui et se mirent ä
le lapider par ordre du roi 'Iyo'as dans le parvis de la maison du Seigneur.
- Iyo'as ne se souvint pas de la bonte que 'Iyo'adä, son pere, avait eue pour
lui et il tua 'Azäryäs, son fils. (Gelui-ci) dit, en mourant : « Voici que le
Seigneur voit; que lui-ineine fasse justice. » 13 Apres que l'annöe fut ecoulee,
l'armee de Soryä monta contrc lui, arriva au pays de YelioudA et ä 'Iyarou-
saleni, extermina tous les chefs qui ötaient parmi le peuple, prit toutcs * leurs
depouilles et (les) envoya au roi de Damäsqo. " Hien que les troupes de
Soryä fussent vcnues peu nombreuses, le Seigneur livra en leurs inains des
troupes extremement fortcs et nombreuses, parce que (les enfants de Yehoudä)
avaient oublie le Seigneur, Dieu de leurs peres. (Les Soräwivän) firent
* A,
105 r° a
[193] LIVRE SECOND, CHAPITKE VINGT-CINQUIEME. 713
TfK- •■ TiMi " *s<Dfc?0Ä"WH •' M> • k9°llh " "Wto*- • h.JP(>- > fl?.* ■ 011.
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XXV, 'frß'j' : fl»AR ä d/»7,. : flJ:V{P»ft|i s *J«d-> • hOT : f.W : h°lt\?
t\ ■ d/*v- ■ «D'i*ft^+ ■ 900+- ■ >"?'*■ ■ nÄ.e<AA>9° ss a«? ■ Aho»- ■ A.^jk.f-'-
10 "i s fc^'-'V. s Ä.f<.AA.9° :: - (DTftt ■ «*'VP » tö^an : h<7ll.K<flf|i,C ■ «MlA >
lirAh-l- : mVÄ^'Ü' ! A-n " röJiV s TtfTÄ'V. ■ 'tmhfh • a>Wi ■ »»iv
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25. h.V>i^] A h.^"^. — 26. Wi'C*] A h'TT'e. — 27. ml^m-r] A mA/hfl»-}P s«V. —
ä>. tC-{.] A tCA.
XXV, 1. hfl?n^n] A >i"*n.eft. — 4. «domm] A mn>.nft sie,
justice de 'lyo'as. "Eiisuite ils s'eloignerent de lui, en le Iaissant (atteint)
d'une grave maladie. Ses serviteurs le punirent pour le sang du fds du pretre
'Iyo'adä; ils le tuerent dans son lit et il mourut. On l'ensevelit dans la ville
de Däwit, (mais) on ne le mit pas dans le sepulcre des rois. -0 Ceux qui le
tuerent etaient Zabed, fils de Samät 'Amonäwit, et 'lyozäbad, fds de Samärit
Mo'abäwit. 27 Tous ses fds l'ensevelirent et le pleurerent. Voici que ses autres
actions sont ecrites dans le livre des Rois. 'Amäsyäs, son fds, regna apres lui.
XXV, ' 'Amäsyäs etait äge de vingt-cinq ans, quand il devint roi. II regna
vingt-neuf ans ä 'lyarousälem. Le nom de sa mere etait 'Iyä'eyedän de la ville
de 'lyarousälem. - II fit le bien devant le Seigneur, mais non d'un cceur entier
et parfait. :1 Apres que le royaume fut bien etabli et affermi en sa main, il
tua les serviteurs qui avaient assassine le roi, son pere; ' mais il ne tua pas
leurs fds d'apres le pacte de la loi du Seigneur, selon qu'il est ecrit (et) comme
le Seigneur a ordonne, en disant : « Les peres ne mourront pas ä la place
de leurs fds ; les fils ne mourront pas ä la place de leurs peres ; mais chaeun
mourra pour sa faute et pour son propre peche. » 5 Le roi 'Amäsyäs rassembla
les troupes de la maison de Yehoudä et les organisa par familles. 11 leur
PATR. On. — T. XXIII. — F. 4. 46
714 LES PARALIPOMENES. [194]
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5. u"\^] A wlrt.
* ^'1 preposa des * chefs de mille et (des chefs) de cent dans tous les pays de
Yehoudä et ä 'Iyarousälem. (II fit) le denombrement de ceux qui avaient vingt
ans et au-dessus et il les trouva au nombre de trois cent mille (hommes)
vaillants et capables de faire la guerre et de porter le bouclier et la lance.
c II prit ä sa solde (cent) mille (hommes) tres forts de 'Esrä'el; leur solde fut
de cent talents d'argent. 7 Un prophete du Seigneur vint le trouver, en lui
disant : « (O) roi, que l'armee de 'Esru'el ne marche pas avec toi, car le
Seigneur n'est pas avec 'Esrä'el, (ni) avec tous les enfants de 'Efröm. * Si tu
(les) prends et si tu penses que la victoire s'obtiendra par eux, le Seigneur te
fera tomber devant tes ennemis, car il appartient au Seigneur de fortifier et
de faire tomber. » 9 'Amäsyä dit au prophete du Seigneur : « Que ferai-je
donc au sujet des talents que j'ai donnes aux troupes de 'Esrä'el? » Le
prophete du Seigneur lui dit : « II n'est pas iinpossible au Seigneur de te
donncr beaucoup plus que ces (talents). » '"Le roi 'Amäsyäs dispersa les
troupes qui etaient venues vers lui des villes de 'Efrßm, afin qu'elles s'en
aillent et s'en retournent chacune ä son pays. Elles furent fort irrilees contre
Yehoudä et elles retournerent ä leurs pays dans unc grande colere.
" Le roi 'Amäsyäs. sc forlifia, rassembla son peuple, alla vers la vallöe de
'Agouerim et battit lä di\ mille enfants de Söyer. '-Lesenfants de Yehoudä
[195] L1YRE SECOND, CHAPITRE VINGT-CINQUIEME. 715
AM •• Chti » «f'A+A ■ aihfi&Wa0- : h')nCh(\ '• (O-h-l- ■ «l'A'l'A •' fl>tf-A"0»- =
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PO-* ■ h'ill ■ £-flA ■• h$"i. ■ itat-ti-t- ■■ A.n'fA ■ hh\\ ■ -\tt • nid ■ HA.ns°A •■
13. J.WW] A J.UT'i. — ei. ft.feC"V] A A-tcv. — 14. A.ec] A rt.h.c. — ib. f-itlR] A jems-.
firent dix mille {texte : quarante mille) prisonniers; ils les menerent au
sommet d'un precipice et les projeterent du sommet de ce precipice; tous
furent dechiquetes. '3 Les homraes vaillants que 'Amäsyäs avait congedies,
afin qu'ils n'aillent pas avec lui ä la guerre, envahirent toutes les villes de
Yehoudä depuis le pays de Samäryä jusqu'ä Beteron. Ils tuerent trois mille
(hommes) parmi (les habitauts) et prirent un grand butin. ' ' * Quand 'Amäsyäs * A,
fut revenu, apres avoir battu les (hommes) du pays de 'Edomyäs, et eut
apporte avec lui les dieux des enfauts de Seyer, il en fit ses propres dieux, les
adora et sacrifia lui-meme devant eux. ,ä Le chätiment du Seigneur vint sur le
roi 'Amäsyä. (Le Seigneur) lui envoya des prophetes, en disant : « Pourquoi
as-tu recherche les dieux du peuple qui n'ont pas delivre leur propre peuple
de ta main? » ,cTandis qu'ils lui disaient cela, 'Amäsyäs dit ceci (ä Fun des
prophetes) : « (Est-ce que) je t'ai etabli mon conseiller? Prends garde de ne
pas etre chätie. » Le prophete ne se tut pas, mais dit : « Le Seigneur a resolu
de t'exterminer, parce que tu as fait cela et que tu n'as pas ecoute mon
conseil. » "Le roi 'Amäsyä prit conseil et envoya (des messagers) ä Yo'as,
fils de 'Iyo'akäz, fils de 'Iyä'ou, roi de 'Esrä el, en disant : « Viens, afin que
nous nous voyions face k face. » '8 Yo'as, roi de 'Esrä '61, envoya (des messa-
gers) ä 'Amäsyä, roi de Yehoudä, en disant : « Le chardon qui est sur le
Libänos envoya (des messagers) au cedre du Libänos, en disant : Donne ta
716 LES PARALIPOMENES. [196]
Ki\\ • R'flA •■ Utti. s fflA'f-h : Aö»AÄ"f •■ -tthM' '• tDi^a* •■ njTrh. ■• hi-^i- ••
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+ i hlM.httth.C. ■■ HhRiJ- • AK-nR,^«"»' i tD0°H"l-a-p 0.+ •■ 71/*' i ö>AR«fe
+ •■ 4AWi •■ (O''l(i\ao. : fllh«7.n^öi>- : iT'AA.lJ- : flA.<l • rt"VC.e s -<»r/,^,fl) : 15
halttytl 1 fl»AR : fc«f-fcfl 1 ">"?«*' ■ JtpJl ■ •WÄT'M 1 fl°* 1 A^.PÄA ■ fl»A
R 1 KV- ' 11'»' « ?iA/.-^A : 'iu'C'J- : tD$9°h-t : °iOB-\' :: -u fll^A s +C4- 1 +A
23. h-v+x : °7>.ni>->] A 0/». — 25. h.»-hn] A h.f-hf-n.
iille ä mon fils pour femme. Voici que les betes du desert du LibAnos arriverent
et foulcrent aux pieds le chardon. '".Lorsque tu as dit : Voici que j'ai battu
les (hommes) du pays de 'Edomyäs, ton coeur s'est ijrandement enorgueilli.
Maintenant demeure dans ta maison. Pourquoi prepares-tu et favorises-tu
(ton propre) malheur? Tu tomberas toi-meme et tout Yehoudä (toinbera) avec
toi. » -" Le roi 'Amäsyäs ne (l')ecouta pas, car c'etait (la volonte) du Seigneur
de le livrer aux mains de ses ennemis, parce qu'il avait recherche les dieux
des 'EdomäwyäQ. "' Yo'as, roi de 'Esra'el, monta et ils se virent Tun l'autre,
lui et 'Amäsyä, roi de Yehouda, ä Beta-Sämis du territoire de Yehouda.
--(Les liommes de) Yehoudä furent mis en deroute devant 'Esrä'el, s'enfuirent
tous ensemble et retournerent cliacun ä sa demeure. i3 Yo'as, roi de 'Esra'el,
* A> poursuivit 'AinAsva, roi de * Yehoudä, lils de Yo'as, le fit prisonnicr k Beta-
105 V" a. ' J .r
Samse et le fit entrer avec lui ä Ivarousälem. II demolit les murailles de
lyarousälem dcpuis la portc de 'Kfrem jusqu ä la porte de l' Angle sur quatre
cents coudees. 24 11 prit et emporta avec lui au pays de Samärya tout l'or,
l'argent, tous les vases qui se trouvaient dau.s la maison du Seigneur sous la
garde de 'Abdedomou, les tresors de la maison du roi et des otages. ■" 'Amä-
syäs, fils de 'Iyo'as, roi de Yehoudä, vecut quinze ans apres la mort de Iyo'as,
ßls de lyou, roi de Esrä'el. *° Les autres actions de 'Amäsyä, les premieres
[197] LIVRE SECOND, CHAPITKE VINGT-SIX1EME. 717
-I- • h°7tt? • *?*9°> i <DR$Crt • hbi- > Kvii-4'> » to-til ■■ ™Rihi. » V1/*'+ « ?»
h-a, u.r. •■ «d-mk. ■ aaa.u- • "7dA./- ■• (Di»? •. hvnih./. : /i.e<.0A,ir .- A-n<h.<: • Ah.
5 AdAJ- ■ MV«ft : (DjfflfcTiT' : fli+nc?' •• 5TftA : htl'tlih ■■ at-tll' •■ WUS * Mll' ■'
XXVI, ,flJ>/»'h}P •■ WA-«»- ■ Jul.Hfl « r?:C. * M*ll?tl • a>h'Hf»9> .- h«£
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2o>hU • WiVä • in<: • *tA-l- « w-fc-fci : h*7-nJt » o-ftl- • ?%& • p.o-r, •• hir.e.}
^ : «PN- s '*?-/" i KQrÜ- : 9°l\ti : hfl'/JU- '■■ h'P.1" * <»A£ : °ilt>C\- • 0>ft£-A'|: -
ft«? : Khon>* : Ä.p»h.Aeft : h9°Ü16 • h.?<tiMa « min/. » Cl°/ ' 04*.?."»» ■
h*?H.fc*fl<h.C ,: flh<w> .- WA- : H7.fi/. s h°l * tl? • htt-U- " fflJM» • fAfr • td\ <A
105 v° b.
iiKh-nj-c : n»n<P(trt.ii. : uhcfn ■ *fU'. • rijs-v-nc s iu<jy • fr?ti.MiHi,c :
<Dn»»<PAA.U.fc : ^.ipy : Aft1ll.jfflrh.f: : mh'W.h-tttb.C ■ ?,{\,C.ih • A"* « ' fflö»Ö
15 h : <D+-[-A-ö°- : Arlhlin s /».A-VA. « fl>^fl>-^+ : V.4--/;'/ s A2-1' : (Ot/Astf :
AA.jPn.ft : ai*>^4--l;y ■ A'HUni • mhM* ■ hWb/. -■ fl'/'^V. i ^Urn> ■• AKKU.
fl>-nf- i A.A-VA. « : (DhX'i? •■ AAA i Ä.A-VA. i h<7H.h'fl«fbC « ©AAA i hAH
XXVI, 1. AMi^fi] A MxHCfil. — 2. m->,l.] A m-M-. — 3. Miyn] A hfi^fi. — 6. m>,A>x]
A <n>,/j.TrX s/c. — ift. hUT-^] A JiU?^«C.
et les dernieres, ne sont-elles pas ecrites dans le livre des Rois de 'Esrä'el et de
Yehoudä? *' En ces jours-lä, lorsque 'Amasyä se fut eloigae de la voie du Sei-
gneur, on fitune conspiratiun contre lui et il s'enfuit de la ville de 'lyarousälem
a la ville de Lakis. (Mais) cm depecha (des hommes) deniere lui (qui) le pour-
suivirentjusqu'ä la ville de Lakis et le tuerent lä. -* On le transporta sur des
chevaux, on l'amena et on l'ensevelit avec ses peres dans la ville de Däwit.
XXVI, ' Tous les peuples du pays prirent 'Ozyäs et le firent roi, alors
qu'il etait äge de seize ans; ils le firent roi ä la place de 'Amäsyäs, son pere.
2 II rebätit la ville de 'Elät et (la) ramena sous la doinination de Yehoudä,
apres que le roi, son pere, fut mort (et enseveli) avec ses peres. 3 'Ozyas etait
äge de seize aus, lorsqu'il devint roi; il regna cinquante-deux ans ä 'lyarou-
sälem. Le nom de sa mere etait 'lyekelyäs de la ville de 'lyarousälem. i II
fit ce qui etait droit devant le Seigneur selon tout ce qu'avait fait * 'Amäsyä, * A,
son pere. 5 II cheicha le Seigneur dans les jours du prophete Zakäryäs qui
demeurait dans la crainte du Seigneur; en ces jours-lä il cherchale Seigneur
et le Seigneur le rendit prospere. e' II alla combattre le peuple des 'Ilofeli. II
renversa les murailles de Get, les murailles de 'Iyäbes et les murailles de
'Azäton. II fit bätir des villes (fortes) au pays de Azäton et au pays des 'Ilofeli.
7 Le Seigneur le rendit fort contre les 'Ilofeli, contre les peuples de Arabyä qui
718 LES PARALIPOMENES. [198]
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8. AMi^fi] A Ah-n^. — (». Mi.en] A Vini^n. — ib. >,Tr+x] A h-/4>». — 10. +r."7.A«fi] A 4C»?
A»n. — ib. »•>,•»:] P ww-Vl: sie. — 11. AMl.en] P AJ.vin.pn ; A Ahii^n. — ib. A/~'n*] P rt^«nt.
- ib. .enA- i +tA] P £■>->/>• : +-CA. — ib. AV»A«(^] P A-VA* v/< . — ib. -wvtfa»-] P ""A*<n>- mfc;
A ->--A*<n»-. — 'V' A>>..t"/.A] A Ah..Ph,y.A. — 12. >Ä*w>-] P -VA*ö»' s/V; A ->^A*ö»-. — 'ö. Ah
IIa»-] A A>i£<i>-. — ib. M ■. w?;?] A ö/*V- : ?">i-> s mn-fl"»* : ir?.^. — 13. a>üi.<pjr'] P mrt/i.l- sie.
- /ö. räf? : mifV s ib/;V] A "»Aft i >iA'i: : m(i-n°, •■ TM- '•■ rt>;19"fl* \- 9°^^. — ib. >iA i .ftilA-]
P dittographie. — ib. ante n^h.e.A P add. w. — ib. &5>.f] A «:.e-h.-F. — 14. Mi.ffi] P
>,..fn s/c; A >ni.pfi.
habitaient (l'Arabie) Petree (texte : sur le roc) et contre les 'Amonawyän. 8 Les
'Amonäwyan donnerent des presents au roi 'Ozyas. Sa renoinniee parvint
jusqu'au pays de Gebs (Egypte), car il etait extremement puissant. ° 'Ozyas
II t bätir des tours ä 'Iyarousälem, ä la porte de la Vallee et (a la porte) de
l' Angle et il les fortiüa (texte : et elles furent fortes). I0 II bätit des tours
dans le desert; il creusa beaueoup de citernes dans le roc, car il possedait
de nonibreux troupeaux dans la region basse (söfel) et dans la pinine; (il mit)
* £' des vignerons sur les montagnes et dans * la campagne du pays de Oarmelos,
car il etait l'ami des agriculteurs. " Ozyas avait des troupes pouvant com-
battre et pouvant aller a la guerre selon (l'ordre) du denombrement. Le
denombrement avait ete fait par 'lyäbel scribe, par Masi'a commissaire et
par llanänya licutenant royal. " Le nombre des chefs de faniille vaillants
au combat etait de deux mille six cents. ,:| Sons eux etait une arm6e vaillante
au combat de trois cent sept mille cinq cents (hommes); ceux-ci pouvaient
faire la guerre. 6taient vaillants au combat et pouvaient aider le roi contre
ses ennemis. ' ' Le roi 'Ozyas pröpara pour tous les hommes de son armee
to
[199] L1VRE SECOND, CHAPITRK VINGT-SIXIEME. 719
Atf-A- •■ fl-tth •■ '"i£A- •■ ,hl4 -t' i athCtth > ö»«w»iä-> ■ bCM-lh » H'VX."> i mfc
}£•«*• i n*wM i amton? ■ onf.-i- •■•■ midro ■ H-vir»«»- ■ AAAh-i- i ahm* ■•
rh,c •■ amijpa i Mh ■ joo « ™«Af*ÄrK ■■ Rio •■ /*one ■ An- 1 h»» ■ £i>»<!
III- :: O>0</»0 : n4>£'0» » h'-Ill.A'flrh.C f Ä9°AVh i «DflJt > «D-/U* i IM* I V-)II.Jffl
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Wnaf/to •. h-}\fl\ •■ (P hli.pfi :) •VT-/W] P dittographie. — ib. NhntiSi'ttth.C] A IM- ■ WH.Ml'h.c.
— I&. M ■■ A*1Ü¥*] P, A >>A ä AH i »lU*?^. — ib. AMI.pn] P AhHII^ft j A h1l?l\. — ib. fl>h..P.Jni>->
■ji] P a>K. e.w «»•'». — iä. mnc] A n-a&.
des boucliers, des lances, des casques de fer, des cuirasses, des arcs et des
fremdes. 'II fit ä iyarousälem des maehines de tir destinees ä 6tre (placees)
sur les tours et sur les angles pour lancer des traits et de grosses pierres. La
nouvelle (de Ia ebnstruetion) de ces maehines se repandit jusqu'en pays
lointain, car on admirait (la maniere) dont le Seigneur aida 'Ozyäs, en sorte
qu'il devint puissant. "Apres qu'il fut devenu puissant, son coeur s'enor-
gueillit pour sa perte. II agit iniquement devant le Seigneur, son Dieu.
Ozyäs entra dans la maison du Seigneur pour brüler l'encens sur l'autel des
parfums. '7 (Mais) entra apres lui le pretre 'Azaryä, aecompague de quatre-
vingts pretres du Seigneur, hommes energiques. '8 Ils s'eleverent contre le
roi 'Ozyäs. Les pretres lui dirent : « II ne t'appartient pas, (6) roi 'Oyzäs,
de brüler l'encens au Seigneur, mais (cela est reserve) aux pretres, fils de
'Aron, qui ont ete consacres au Seigneur pour (le) lui brüler. » Les pretres
dirent au roi 'Ozyäs : « Sors du sanetuaire, car tu t'es eloigne du Seigneur
et * ceci ne sera pas gloire pour toi devant le Seigneur Dieu. » ,J Le roi 101 r*'b.
720 LES PARALIPOMENES. [200]
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fflV«7iv • A.P-h;i-9° » fl>AS- i WÄ-iAtf- «
19. j.-n.pn] P, A vw.pfi. — ib. -SZ.0-] P >iä,u*ö».. — ib. AVH,s»ft] P AVii^n ; A Ahiun. — iä. f.*
«»"iö] P .e^<n>o/,<">'. — ib. i»>£k] A i»'<:o;h. — ib. AMi^ft] P, A A^ii^n. — ib. r,f"<rai:t-'] A aop*
«Pd*. — 20. 07-nh] A an-flh.. — iä. ante iftih P add. nu-». — iä. AMI.eA] P KXifXLfb ; A VII
.fft. — iä. TtT-^] A om. — ib. -ii] A MV. — 21. Ml^n] P VJl.pn. — //'. ->T-/"] A om. —
/6.7.nn] P >i«». — i'A. «p*] p i»t. — ib. mnn.1- i m=a^ ■ >ac2 P <»nn.* ■• avpa* i >n<::
A a»n^ : m-i\T i nn.t • sie hvfö. — ib. 7.irn,i- : >,°;ii.MiA.r.] A h9"l\am.M\<h,c.. — 22. tc<.]
A tC4-. — ib. >.1l.pn] P >.n^n. — ib. +.e?"^ i m^WiC^] P R<hCt i m+£y"t. — ii. K..P.n^A]
P K.f-A^n. — ii-. Wlje.] P >-fl.e s/< •■ — 23. hUfi»] P w«. — ?*. hni;»-] P >>n-u-. — ib. w.4»
A] P <tA7. — Ä. Hf>] P om.: A »!>».»>>. — ?'i. h.f-h.J-y"] A h.f^-y*.
'Ozyäs se mit en colere, alors que l'encensoir etait encore Jans sa maio
pour brüler l'encens dans la maison du Seigneur. Pendant qu'il se mett;iit
en colere contre les pretres, voiei que la lepre lit eruption sur le front du roi
'Ozyas, devant le Seigneur et devant les pretres dans la maison du Seigneur,
aupres de l'autel des parfums. "" Le grand-prrtre ('Azäryä) et les quatre-vingts
pretres (qui etaient) avec lui setant tournes vers le roi 'Ozyas, voiei qu'ils
apergurent la lepre sur son front. Ils le chasserent (du templc). Lui-meme se
häta de sortir de lä, parce que le Seigneur l'avait chätie. JILe roi Ozyas
resta lepreux jusqu'au jour de sa mort; il demeura, alors que la lepre fut
sur lui, dans une maladrerie ('afsat), car il avait 6tc rejete de la maison du
Seigneur. 'Iyo'atam, son fils, fut etabli sur son royaume et il gouverna tout le
peuple du pays. " Les autres actions de Ozyas, les premieres et les dernieres,
sonl ecrites dans le livre du propliete 'lyesyäs. -3 Ozyas s'endormit avec
ses peres; on l'cnscvelit dans le champ oii etait le s6pulcre des rois, parce
qu'on disait qu'il etait lepreux. 'Iyo'atam, son fils, r£gna apres lui.
10
• p,
im v° a.
[201] LIVRK SECOND, CHAPITRE V1NGT-SEPT1EME. 721
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y. : n4»£-<m ; h-Jll.^-nrh.C ■■ fc9°AVl- ■■ 7ffl?iA •• "hC4- * .*A+ ' Ä.PvH.^r » «0
XXVl'I, 1. °iöi..i-] P diltologie. — ib. h.f),;ir] P ^P-M-?". — ib. y.m-Q P Tmii. — ib. h.
P<.0] P h.F<.fl. — 8*. A,f»*] A <J/L*. — 2. Vll.en] P VH.pn. — IÄ. M] P hfl. — ib. h.0h] P h.P
>h. — I*. X-jn.>.-nA,C] P VUlVU/h. Sic. — 2-3. a>«,^.ira^ : ATMI : .ttft"|.S- :: fl»fl>-VI: : W.>Ä i W-h
x i n,t : VJH.MI,fi.r.] P o/«. — 3. a>hM.-to-l A a>n°iC4-to-. — ib. fthVIi.u-] A hV\1. — 4. m
AVä] A ow. o». — ib. hvi£] P hUT^<:. — ib. mm-nt] P <n<»->.*. — ib. >.VP?"] A 7^?". -
ib. oo$R£'] P »"7^.^ sie; A <d"7->äc. — '/'• m«n>^s:-St] P m'^^'i:>Jt s/c; A »1W. —
5. post a><D->,1: A a^rf. i. — 'V». tlhA] A tnhrt. — //'. ATZ-r«»*] A ?"fiA : "i-hfa^. — ib. £*
+ •■ hT»-v] P äi°-> s» •• — ib. "l-m. ■■ nn ■ ^o»^] P ■v-n«'. ■ £*+ ■ ■vfv ■ "?-n<: ■ wv. — ?'*. §v]
A om. S. — ib. maonvc.i-2 A o»nAC+. — «'*■ nnf.e] P nev s/c. — ?'i. Kff] A o/w. S. —
/ö. <dA7?" : S?y : n*C"fi] P om. — ib. A^** : WV] A o/??. — ib. post -ITV P add. ^T-f
ob.. — ib. iimpiA},] P mn>iA>. sie. — 6. mxTrO] A om. a>. — ib. W^ih] A o/k. — ib n
^Ä-"™] A om. n.
XXVII, ' 'Iyo'atäm etait äge de vingt-cinq ans, quand il devint roi. II
regna seize ans ä lyarousälem. Le nom de sa mere etait iyarousa, fdle de
Sadoq. 2 II marcha dans les voies de la justice devant le Seigneur selon tout
ce qu'avait fait 'Ozyäs, son pere, mais il n'entra pas dans la maison du
Seigneur. Le peuple adorait encore (les idoles). 3 II construisit la baute
porte de la maison du Seigneur et les murailles d'Ophel (texte : des vallees).
4 II bätit plusieurs villes ; il bätit dans le territoire de Yehoudä et dans les
bois *des chäteaux et des tours. 5 II combattit contre le roi des enfants de * p,
'Amon et il triompha de lui. Les enfants de Amon lui donnerent chaque
annee comme tribut cent talents d'argent, dix mille mesures de ble et dix
mille mesures (qoros) d'orge. Les enfants de "Amon et le roi des enfants de
'Amon lui apporterent tout cela annuellement : lapremiere annee, la deuxieme
et latroisieme. 6 'Iyo'atäm devint puissant, parce qu'il avait prepare ses voies
et ses moyens devant le Seigneur, son Dien. ' Les autres actions de iyo'atäm,
101 v° a.
722 LES PARALIPOMENES. [202]
■ttM„ •■ (D9°im. ' W.hU- ■■ ?*P ■ Kih-4-Tr ■ <D*frt' ■ »»ttr/ni. a >7/"'- " £|U5 •■ (O
ht)/.-h.fi\ '• "mh'R'f s X<Dh '. a,tm-1' : htm s J?,>«7/*' : tDUD% : «}OT'|" s Vft*' : (1
ä.M.AA.90 ■•• >Tö» s ^P"h;i-«/* •■ iTAA « M1%U- i öH'Hl/. ■ fll/7/. ■ *Sltf* a
fl)V7iP ■ hUll ■■ r»AS. ■ WÄ-I&U- ■
XXVIII, 'hfl»1? ■• ö»A£ i 0/*% i "/»«"> ■ Will i fc»» i WV i fl»X<«»| ! 5
^<w+ .• v-ji*» i n^.p< -ia.?" « o)^.rh/. i iitti- ■ fährt* ■ n+Ä*«» •■ mb.äii
,h,C : nh»» i W»" i ftn-tf" :: '«Mu! i IlT-VB i IV+ : htl£h.h I "Mo» i 711
/. ■ a>£ml i fc0°AA ■ 3fl»AaWi'|: '■ fc9°AA ' £»»a»«0 • aWl-|- .■ 9"£Y. i ö>A& •
hf?" ■■ roJwliA^ i &## i ?i'J|- •' "7>illA i htffr • Ahe» ■ Clt-t*"*" i AhrThH-ll i
hA i iPüPa°' ■. h1tLh-üth.C ■■ hV^Ka* ■ 7*<»l>' " A£«fe+ i htU-h.fr « fflOfli lo
*/ : </»AdA-f" i Jmd-1C i 0»ö»AdA+ i MAiM* i m.Jvh-f- i ÖO ■ tf"A- » H1«l-Th «
'(DaomP • h1\lJv(\th,C ■ hWn- •• at-hf • h& •■ IT-i*» ■ flCf •• fl>«M-A° ■•
mnutM ■ HxT%v- i 9°ijcjit • on.e • fl>hnx\h i -ruh,^ • £"7fi# « o>n>i&
«*»■>£ s A">T"W » ?»i*i/.-?bA ■■ oomf : a>+-f"A» s rohoi-fc* •• MPÄ» » -ntt*:** «
* p "axH-A ■ 4.*Jb i * fl»AR : ^"y.Af- i TM»» : htU-h.fr • flJ&Ü-fl i Qh-M: ■■ öiit ■■ is
101 v° b.
7. h.>>«-] P H.W«»-; A n.ho-1. — ib. w] A ><P. — i*. >7/"1-] P »V*. — 8. ^«d->]
A "firof.
XXVIII, 1. ft/»V] A ;»fl>S. — //'• "/»»'•'I-] P ",001-. — ib. ante hüll P flöW. >-ju>. —2. >,jr"4
rt] P hiTftA si'c. — 3. wM- : 5T.W] A n-MJ-. — /7'. mA.e.] P o/n. — ib. >,V?"] A V.9°iT. -
//». r.tf-r»ö>»- : a>„Tmmi] A r.if-n ■ *;mhi. — 4. ao .• xt-t* ■. Hin*] P ö« ■ vf-A- ■■ irvir: A tf-A- 1 *'>«-
t i *ö. — 5. oav] P O'flP «c- — Ä- Ä"7M] P £«•>&# «C. — //». a>hafR"P~] P <D>,in-.e*. — 2*6. •(!
H-;l>] P -nH-^-*. — 6. <f.*h.] A 4.*^,. — ib. post aiV.x.a P flrfii. TiA : h.*+cn-.
ses guerres et ses exploits, voici qu'ils sont ccrits dans le livrc des liois de
Yehoudä et de 'Esrä'el. 8 11 etait äge de vingt-cinq ans, quand il devint roi ; il
regna seize ans ä 'Iyarousäleni. ° 'lyo'atäm s'endormit avec ses peres et fut
enseveli dans la ville de Däwit. 'Akäz, son lils, regna apres lui.
XXVIII, ' 'Akäz etait age de ringt ans, quand il devint roi; il regna
seize ans ä Iyarousäleni. II ne mareha pas dans la voie droite devant le
Seigneur, comme Däwit, son pere. 2 (Mais), il mareha dans les voies des rois
de 'Esrä'el, car il fit et faconna des idoles. 'II sacrilia ä ces idoles dans le
pays des fils de Anoni (Ben-Hinnom). Il fit passer ses lils ä travers le feu,
selon l'abomination des peuples que le Seigneur avait extermines devant la
face des enfants de 'Esrä'el. 'II brüla de l'encens sur les collines, sur les
toits et sous chaque arbre de cedre. :iLe Seigneur, son Dieu, le livra aux
mains du roi de Soryä; (celui-ci) le battit et lui prit un grand butin qu'il
emmena au pays de üamäsqo. (Le Seigneur) le livra (ensuitc) aux mains du
roi de 'Esrä'el qui le battit et mit cn deroute un grand nombre des siens.
101 v'b ''Fäqou'6, * fils de Romelyou, roi de Esrä'el, tua en Velioudä, en un seul
[203] LIVRE SECOND, CHAPITRE VINGT-HU1TIEME. 723
Tg : fflgg" I flfcffl I ÄVÖ'J' s IW-A : hi\<™ : ,/,£«??' : tD/AW • i\h1\\Mhlu
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<h.C ■■ Hötöia- " "m-l-Vfc. ■ ooAWfl+ i £«fe+ > kT-^r » hW : fflA& : *
/£. *Ä<d] P *£<»-. — I*. KTö-l-] A Kfö*. — 7. MW<S] P Ah.t><5. — 20. *V-0] P JVV-*. —
Ä. vj&ur] P Mttf. — //'. h-HOiV~\ P fl»A»7rt.VP ; A A"7rt..t*. — ib. <da>iII.«{] A mAh/iu-.
— ib. ante «m^n, P add. t\. — ib. <da?*a.-i>Y] A mA^A-f-V. — //'. ö»Aä] A o»^n,. — 8. >,?"
>i:i'/.*ir<n>-] P a»>,?».p.«i:+ : >i»"h^i;i"i»»-; A h$W- — ib. m.e.'J:+] P <hä*<>. — ii. fflM'A.e.] P
a>hVe\K. — ib. UH-V] P -AH"}. — «Ä. »7U^n-] P ao\)/.l\- sie. — ib. 'hr'i.U'ao-'} A o/». — //'. at-
ni] P o/w. — ib. h^c.p] P ^c^. — 9. vn.f] P >-nf ««•■ — ib. «no»-] P o/w. n. — ib. m-r.
■=)•] P n<;<e-l\ — i'6. rtD7c."] P OCf. — iä. >.äi.'Vi<i»-] P hwjrov. — ib. >.y"iO"«»-] P rij^ivm»-.
— 10. .ITCR] P +TCB SlV. — /6. M s üAflMl- i '/"AA-Ino»- i fiyo ■ MH.M1A.C ' Hr'Wnoo-']
A ^m.h-> i ^öa-iiöo- : t\-h-i».h-t\th.c. i k^'^hviö"- i ny»ö. — 11. yocYiT] I' r-AW. — z'6. h°7u
^Hiö»-] P oooGXio'»' sie.
jour, cent vingt mille honinies vaillants au combat, parce qu'ils avaient
abandonne et oubliä le Seigneur, Dieu de leurs peres. 7 'Azakari, (homme)
vaillant de 'Efrem, tua Mäsi'ewä fds du roi, 'Ezcri intendant de sa maison,
et 'Elqänä lieutenant (texte : fds) du roi. 8 Les enfants de 'Esrä'el llrent parmi
leurs freres trois cent mille captifs (hommes), femmes, garcons et fdles, leur
prirent un grand butin et emmenerent leur butia au pays de Samäryä. 9I1 y
avait lä un homme, prophete du Seigneur, appele 'Aded. 11 s'avanca ä la
rencontre des troupes qui arrivaient au pays de Samäryä et leur dit : et Voici
que la colere du Seigneur est sur (les enfants de) Yehoudä; il les a livres
entre vos mains; vous en avez tue (beaueoup) avec une colere (qui) est
parvenue jusqu'aux cieux. '" Maintenant vous pretendez retenir pour vous
les enfants de Yehoudä et de 'Iyarousälem comme esclaves et servantes .
Ne suis-je pas temoin contre vous devant le Seigneur, votre Dieu? "Main-
tenant ecoutez-moi. Rendez le butin que vous avez pris ä vos freres, car
le chätiment du Seigneur est sur vous. » "Les princes des enfants de
* p,
102 r° a,
724 LES PARALIPOMENES. [204]
«,"» • flW.-h.jPft i fl»A& •■ ntltl'W' ■■ AH+^ft > «AR ■ lA.'/'.' J»"7ftf •■ ö>AR •
fc.e.A. : m : navh. ■ fc^ÄnM* ■■ ,3fl»^n.A?'ö»»- • A.;J-nh. • yuctivh««»- ■ i
n»v s fcA«» •• Ah-nA : A^-iii.^'firh.c: > (1aoa.v •■• mhi-ta^ -. -tnia- ■■ h«» » -l«©
ayv i ha* • -s.n s hfiA*?"0- » öJ^.n « h.?h9°c: ■• "hhoo ■. aotyw<s.-t- • tmo-b •■
HhllOx-ttAuC : AM : htl/.h,fr « "fllrhftT- • 0°UCV)Viro"- i ■■ft+^+AT i ö>
tf'A» •■ Ä/Plfö»- ■• 4»Ä'<ro : * onAMfrt" •' flin+Ä'«» : tf-ft« : "7'WlC « ' SflH*Vh« >
0&«D- s ?»A > AonjP.JPflo. .- hrt«^'J;|/*öi»- : 0>'|-a>Vl£ : hAlli* s %<P ' WAtf-A-o»' i
o<..+*» i hAnA?**"»- i MJ-ÜCtW i H^lfö»- i fl»h£'H"o'>- •• mhö&ZIPo0' s (oh
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— 16. •Voo*] P <ho»V. — ib. hK] P Kr- — 17- ^"VI^Tr] P h./»"WV; A K^afflr.
'ßfrem 'Azäryä lils de 'Anän, Baräkiyäs fils de Basälamot, HezqeyÄd fil&
de Sälem et 'Amäsyä fils de 'Adli se leverent contre ceux qui arrivaient de
la guerre ,:'el leur dirent : « N'introduisez pas chez nous votre butin, car
(cela) nous (serait impute) ä pcche contre Ie Seigneur. Vous songez ä (texte :
vous dites) ajouter un pechc ä vos peches, sans savoir que le cliätinient de
la colere du Seigneur est sur 'Esr;\'el. » uLes guerriers laisserent leur
* P, butin et tous leurs captifs devant * les princes et devant toute l'assemblee.
'Los bommes dont les noms ont ete cites se leverent et accueillirent cua
captifs. Ils vrtirent de leurs depouilles tous ceux qui elaicnt nus, les cou-
vrircnt, les firent reposer, leur donnerent ä manger, les oignirent et les
lieberffrrent. Ils lirent inonter sur des auons tous les malades et les emme-
nerent vers leurs freres ä la ville de 'lyariho, qui est (la ville) des palmiers.
(Puis) ils s'en retournerent et revinrenl au pays de Samarya. '"Cette
annee-lä le roi 'Akäz envoya (des messagers) au roi de 'Asor, alin qu'il le
secounU, "parce que les 'ÜdomawiyAn avaient fait une incursion, avaient
battu Yehoudä, avaient fait du butin et avaient pris de nombreux captifs.
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[205] LIVRE SECOND, CHAPITRE V1NGT-HU1TIEME. 725
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«nrx.. — /6. v^ir] P iß.9" sie; A .eih^. — ib. Alt = ft-TLrt.] A Ait-f- s o°in. — ib. ©AV^r-v]
A iDAK.^A»Tr. — ib. ö)Artl>'l] A fl»An>i>i. — ib. «DAt«n»tV i mAhö«.S-CV] A ow. — /Z>. <DA.),'7H.>i]
A mnp^in.^. — 19. •VT-/"] A "iT-fa*-. — ib. c«"h+ = O/vl-] A r/i.4> s c^+. — 20. f/ACVfi-*] A
•/■"M-JCVi. — 21. n,t : a>"».li>] P om. Mr. — 22. m] P >,a. — //>. Ahao-y^n] P A>,au : v.e.P
-S« ■. — 23. h^/"y<">-] P 'h^r'fa0'. — 24. Win^i] A ao-n-fi. — ib. Hh.f<.0A,ir] P Hh.,f«.1A.7"
A/f. — 25. mann: •■ A.ftü-sv.] P ow. n ; A iDno7<: : j&u-Sfc.
*8Les 'llofeli etaient venus, avaient fait ineursion dans les villes de la cam-
pagne an territoire du suil de Yehouda, avaient pris Beta-Samisi, 'Eyä-
loyon, Gäberot, Sakot et ses villages, Tamatanä et ses villages, Gämäzi'e
et ses villages, et y etaient demeures. |,JLe Seigneur, en efTet, avait humilie
le peuple de Yehouda ä cause du roi 'Akäz, parce qu'il s'etait fort eloigne du
Seigneur. -" Tagfarnäsen, roi de 'Asor, marcha contre lui et l'accabla. 2I Le
roi 'Akäz prit ce qui etait dans la maison du Seigneur, dans la maison du roi et
dans la maison des princes et le donna au roi de 'Asor. (Cela) ne lui fut pas
secours, 22mais cause d'aluiction pour lui-meme. De nouveau le roi 'Akäz
s'eloigna davantage du Seigneur. 2:l Le roi dit : « Je rechercherai les dieux
de Damäsqo qui m'ont frappe. » II dit (aussi) : « Puisque les dieux du roi de
Soryä le rendent fort, maintenant je leur sacrifierai et ils m'aideront. »
(Mais) ils devinrent cause d'aehoppement (texte : perversite) pour lui et pour
tout 'Esrä'el. 2iLe roi 'Akäz retira tous les vases de la maison du Seigneur
et les brisa; il ferma les portes de la maison * du Seigneur. II se fit des * p,
autels dans tous les coins de 'Iyarousälem. 25 Dans toutes les villes du pays
de Yehouda il fit des hauts-lieux pour brüler l'encens aux dieux (des peuples)
726 LES PARALIPOMENES. [206]
-(1^ : hlD-lt ■ \\ao : ?,Ö1"} i Ah^Ahf" i Vtl.C « (DhF'bbP ■ hhin.h-tt th,
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XXIX, JreT i fl»A£ * */**/.- ■ a»*W°ft+ • loa* • mbn* ■ wi-hoi' •■
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h9°?i»D : #ot s 01X70 s flo»**«'!/*'* : fflfl'l'Wß i ö>C1 ■■ hC*1fl> i -Tl«P1^y i A
(M* ■ TrfH.Jfilfh.C i fflÄt*'VP"<n»- « '»MUh«**- : AhUTP s ö»AA*Pö>*.e'} i fl>M» i»
T»oo- .• o-ni- : n» 1- •■ noo'iiA ■■ xnA ■ 3fl»jp>n»A»o«»- •■ ft^o-fc s a><p%^ •■ js-wt
fc : Jtfffrli- i n,+ : TrfH.Ml'ii.C : h9°<\h - httVOlO*- ■ <Dh<i>*h. > Ch-ll : ?i
VbRlft •■•■ "Ml*"» : CA* i hfl*5> ' M"h1lLMMbC •■ ö»MVf"fc > 1lK- : 04»
Zoo .- fc"}ll.JWlfli>C ■ todMf ■■ Wfcnv ■ •?£<"»• i h9°(l,l' i hlll.Vnrh.C •
o»Kä">o- •■ hAa^irö«»- •■ 7 oioÄffl. s ^«p^m .• nw- -■ ?iiii.vnrh,c » ffl^T^h- ■■ 15
26. tc-f.] A 1-C4-. — ib. **•<{.■»] A **■**. — 27. >ifi«n> : h.^nfl»->l?, i to-M- •■ ao^-ni .• >7/"
t > ,eu-s] P ow.
XXIX, 1. bfi- ■ ffl->9"fl1:] A »mg. — IÄ. fflö/M<!- : dJ-J-not] A fl»»n»ü. — ib. flh.f'f.lA.T"]
P nh.^-'f.iA.?" sj'c. — ib. Mh-W A hnw.^. — 3. ©n+.sTi:] A fl»n+-s"7.ei. — 4. rt->] P n,+. —
5. A.«P«e,T*] A «.«PfD-^"/. — //'. ante .eMti A add. a>. — ib. r.n-ft] A CW-ft. — «6. >.!T4'.e:'i^] A
■h9°n>* ■■ tm^f.i^. — 6. >,9">,°JH>i-iMi,t:] P >ifi<»>» ■ V7it>,-n,h,c. — iä. mom-s.tr «■>•] A ut-stirno-.
— 7. fflOxm.] P mOHaf sie. — ib. •»T'tfl»] P ->'P'>iw: A om — ib. whfVt-'} A o/w. m.
etrangers. (Ainsi les enfants de Yehoudä) irriterent le Seigneur, Dieu de leurs
peres. ac Ses autres actions et Oeuvres, les premieres et les dernieres, voiei
qu'elles sont ecrites dans le livre des Rois de Yehoudä et de 'Esrä'el.
27 'Akäz s'endormit avec ses peres et fut enseveli dans la ville de Däwit,
mais on ne le mit pas dans le sepulcre des rois de Yehoudä. Hezqeyäs,
son tils, regna apres lui.
XXIX, ' II etait äge de vingt-cinq ans. II regna vingt-neuf ans ä Iyarou-
sälem. Le nom de sa mere etait 'Abä'out, fille de Zakärväs. -II marcha dans
la voie droite devant le Seigneur, comme Däwit, son pere. ' Des qu'il fut
etabli et affermi dans son royaume, le premier mois il ouvrit les portes de la
maison du Seigneur et les restaura. lIl iit venir les pretres et les levites, les
mit dans la place (texte : maison) qui est ä l'orient i;et leur dit : « Ecoutez-moi,
lövites; maintenant purifiez la maison du Seigneur, Dieu de vos peres, et
rejetez du sanetuaire les impuretes. "Car nos peres s'eloignerent du Seigneur,
firent le mal devant le Seigneur, L'oubliereat, detournerrut leur face <1<' la
maison du Seigneur et endurcirent leur cceur (texte : cou), ' fermerent les
* p,
102 v° a.
[207] LIVRE SECOND, CHAPITRE VINGT-NEUVIEME. 727
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ö»A& i PXA.A •• <Bfc0°fc4:+ • ICA? i ?-h:f i «AR i H°M* i Ä.^« ■ ö»A£ i
l7>. OD;i^-(D] P m»;J}-fl>-. ib. (DÖ'nV ■ h.0 <!•>•] P fl»fl<ll> ! SIC h.0fll> SIC. ib. fflÄ,'V'li«h.l'.]
P mhw^i'V.iiWi.i sie; A möMi/hi. — ib. >.fi,i j„a] A pn<!-h,A. — //>. +S-ft] P *^-fl. — 8. i\r
■»"lAV] P A^'V/öS" sie; A A.O.3*. — '*• »AM*] P ruAfirt-)' sie. — ib. post W*iro- P add.
<Dhrv*<n>-fc. — 9. >.n<e>l] A om. %. — ib. *««■] A -fertA-. — ja. mh'PAS.Vi<n»-] P om. -
ib. post <DWfi-fc.ftio»- A a<i^. X- — ib. +1.<d<d.] P itoun. — ib. Hh..e>ij>"<.] A Hh.l>> = II.MJ*
öi». — zi. <i>iirt«n,] P <DUAd>- sie. — ib. u-fc] P nt s/c. — 10. <D,e>.n.rt] A m.e>iH.5;. — ib. n
oo] P ^«n» sie. — ib. ^vif-S-] P ^^li^^. sie. — ib. aoi^o>^:-\-'\ A ootyiu-j- sie. — 11. Jv^A
HV-] Pom. h.; A h.*"VHV-. — Ä. JCf] A ><:f. — iä. Uo»] A o/m. —ib. 4-4-Afcfr] P W»Mh|
A Wawb?*. — 'Ä. fll^n•^'?,] A *.er"%o- : mrm» •• ^h-'VF. — ib. ^^n»] P A>i»iiü- sie. — ib.
ante um» A add. a>. — ib. *örti>] A frflTir-. — i%. ö<n>] P örti> sie. — 12. m-|-'Vl'>>-] A a>
NVr^"0-. — ü. A.'Pi.'^'V] A A.'Pto-^'V. — i'ä. A«%M-] A A^h.^-. — ib. ante ^yj?** P
add. a>. — ib. f«A.A] A füAA. — l'fi. 7C0V] A ICt. — l'J. f>,^] A f)it. — ib. II»**]
A H»?*. — ib. Yt.fMTi'} A h.r-M.
portes de la maison du Seigneur, eteignirent les lampes, ne brülerent plus
l'encens et n'offrirent plus les holocaustes au Dieu saint de 'Esrä'öl. 8(Aussi)
le Seigneur s'irrita contre Yehoudä et (contre) 'Iyarousälem et les livra ä la
terreur, ä la desolation, ä la derision et ä la moquerie, comme vous (le) voyez
de vos yeux. 9Voici que nos peres ont ete frappes par le fer et que vos fds,
vos fdles et vos femmes ont ete emmenes captifs dans un pays qu'ils ne con-
naissent pas et oü * ils sont encore (restes) jusqu'ä ce jour. lüOue (1'intention * P
de) conclure une alliance avec le Seigneur, Dieu de 'Esrä'el, soit maintenant
en votre coeur, afin qu'il detourne de nous le chätiment de sa colere. "Main-
tenant ne soyez pas negligents (texte : ne soyez pas tristes), car le Seigneur
vous a choisis pour servir devant lui, pour etre ses ministres et pour brüler
l'encens devant lui. » ,2 (Alors) sc leverent les levites : Me'at fils de 'Amäsä'e
et 'Iyohel fds de Zakäryäs parmi les fds de Qa'at; parmi les fils de Meräri,
Qisä fils de 'Abdi et 'Azäryas fils de Yahelel; parmi les fils de Garson, Yo'at
102 v" a
728 LES PARALIPOMEN ES. [208]
h.V-hti •■ ''fflJ.fRtt : h,M4 "i - i\9°6 ■ mhS'Kt^ • o>Ä9"£<fc+ '• M<£ ■ H
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"öioh. : ahhm i 'in i Aiftyft i n-/" ■ <D£n»A?- ■ miav ■ tf-A- : hid-a-i* ■
IM* " ?i1ll.Vn,h.C ■ «»IM* ! 9°r"?b\ " MV7AA, : <D*m i -WIC i MM* i AT
io. fxf-hfi] P h.fMi. — 13. a».y\e.-ft+] P om. >,?". — ib. h,AM.V] A hAfi-f.Tr. — *'». i\9"&~\ A
wvs. — i'A. mv] P hit«. — i». Hucyn] P imcrn. — i'A. mao-v^n] A fvvyn. — 14. h.e.*.y.
A] A h.ry.A. — i'o. fflrt."?,] A «diW.. — //'• «OiirÄ*'*-] Po/». V.r. — i*. h.e*Tr] A h.e*f». -
//'. <oh.H.%A] A mh-niy.A. — 13. mhVX/h.] A fl>+.e>. — 16. mpfc.] A «>>,>, sie. — ib. a>ha>-i>
}v] A «D^flHöh-. — ib. ctf-n] A Clu-n. — ib. Ht^mil] P iitili nie — ib. atfaomak] P <nt«»
nid»- a/(. — i£. A,v«c.e-*] A A,Ta>-.p"/. — iä. (ohm-äh.] P <i».fl>->». sie. — ib. post hvh A flrf^.
w-a- i ch-n : m-^nn : «n-nt : o.t ' vjnvnw>.c. — 17- n+-s»v.e:l-] A n«M"i*i-. — 16. »nnc* > +<
«V.r] A JI+/?"V. i mc.^. — i'Ä. fl»nfl»*"V"l- i ört-1] A mno^'-VI- l ÖAt : •»•C* i IM'-S"?. i fflC-i : ^Tr*
/h. : «Diioy-'v* : öav. — //'. n*.] P «>n>.. — ä. n.t ■ >."iii.>.-n#h.i:] A °iAy°. — ib. nfl«**v]
P nAy"V^. — lo. fl>noi»^<. ■ »rt-s-ft-] A tonia>%. — ib. a+-sd7^.] P a+^.r sie; A a+^"7.. -
l«. wftrti] P a»nm. — ib. Ani*.ffi] A /"hni+^n sie. — ib. *•■>**>] P h-v»/hv. — i*. «»">•»•
a.] A mä-v^iA. — //'• "/nc] P °/nc sie; A °/-n<:. — ib. tin-t] A o/w. n.
fils de Zamet et 'Iyä'adän fils de iyo'as; ''parmi les iils de 'Elsäfan, Samri
et iyo'ihel; parmi les iils de 'Asaf, Zakäryäs et Maateyäs; "parmi les
iils de 'Emän, 'lye'ihel et Semi; parmi les fils de 'lyoutoun, Samä'iväs et
'Izehel. l5Ils assemblerent leurs freres et se purilierent enx-memes selon
l'ordre du roi sur le commandement du Seigueur, afin de purifier la maisou
du Seigneur. "'Les pretres entrereut dans la maison du Seigneur, afin de (la)
purifier; ils rejeterent toutes les impuretes qui se trouvaient dans la maison du
Seigneur et dans le parvis de la maison du Seigneur; les levites (les) prirent
et (les) empörterem dehors, (pour les jeter) dans le torrent du Qedron
(texte : des cedres). " Ils commencerent ä purilicr le premier jour, le jour
de la nouvelle lune du premier mois; le liuitieme jour ils entrerent dans la
maison du Seigneur; ils purilierent la maison du Seigneur pendant huit
jours; le seizieme jour du premier mois ils terminerent. ,8Ils penetrerent
aupres du roi Hezqeyäs et lui dirent : « Nous avons purifie tout ce qui etait
dans la maison du Seigneur, l'autel des lioloeaustes (avec ses) ustensiles
LO
* p.
102 v b.
[209] LIVRE SECOND, CHAPITRE VINGT-NEUVIKME. 729
xiH.vrui.f: •■ uhcM ■■ htm -. n~r ■ fomwrb ■■ achAi- ■■ hrhnu. h
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7; s fl)^n°?ü » M-n*0 s 7; : <D«w»,hft^ : hfllA •■ rt-m-h ■■ aitw4:öM' • mA. :
7; ■ (D'U'h'l- ■ ?; : nh^l' : -'im.h't' • mnix'i'l' ■■ ilw ■ \\.hl)' ■ (OtthTrl' ■■ +£■
AI' : lOtth'i't • ATM •• htli-h.& « flJ^(LA»öo- ■ Aft** •• fc(T* ■ »lUV* •* ÖC
10 iH-iwWr • fL'fao- : tDl-H-i- •• at-M* • n»-f" •• h1\0\-(M*.C • aiiiött ■■ VO- ■• h
Ah-»- : rt-mi- : Arno ■ M-n-o ■■ mn •*• • ftf«^- * flWi+ = '/"/»-«pa ■■ «»vo- ••
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rö. (D°7Mt : i'"/,M^9"] A fl»V«PP : r'f*'??" •■ <D<"IM-\- = ft^fT". — Ä. OJ'V'P.p-f ] A WVP
sie. — 19. *k s fUt] A °?-nc = II IM*. — ib V^Tiir] P W1KM sie. — ib. «ohM-S/xn-V] A mhM-
JSA»V. — 20. ^ini«l:.en] A Aii«>yn. — iä. <n>v>.Tr-vt] P odI^-v» sj'c. — Ä. ante >,fu-h.A A orfrf. II.
t. — «J. o>0f:7 : a>-i\i- * U.J- ä >i°/ll.>.-n<h.C] A om. — 21. ^u?1*] A tu?" s/c. — (6. ?.] A rt-ll-rl-.
— ib. h'tn-Oj P h^n-fl. — i'ä. ?;] A n-ll^-l-. — J&. a>a»A,t)h > holt s ft-niit] P om. — ib. moo-i>
flAt] A fflöD-f-^ s/f. — ib. %~\ A rt-(IOt. — ib. m-W-it] P fl»V/!-l> ; A W/Ii<{l.i- s rtift.. — ib. ?;]
A rt-fl'Vt. — ib. Il^-Vt 1 im.h^] P nwt > '»«UM-; A o/n, — ib. «DflVVf- ■ '>"/■»'] P m^liw. —
iJ. *.eri^] P *£-fti-. — '6. Ann : >ifu>i.A] A Ann i n.ho- ■ >%n<!.)i.A. — /ä. vujt*] P vavt.
— ib AC7-] P hötr.— ib. n.1- : >«°?ii Vi-nrf».r.] A n>t 1 ■rr'Vb ■■ H^iH.vn^.c. - 22. ©yösPö»-]
P fljivflpao. ; A <d^C7- J fflydi"»1". — IÄ. >iAÜ7"t] A hAüi/"-!- s/f. — ib. n»+ 1 >>'7ll.>i'n/h.C] A H.
t : 9"r"Vö. — ib. yo*] P i*^o-. — ib. A-n°w- = Mio s h^n-o : (A wh^n-o;] P om. — ib. a»in]
P afYVh A fflVil^. — /ö. T'r'Vb] P /•"* s«V; A 7"Y*"ö s/c — ji. wyo- : (P mwo- -.) >.Amt >
«"»AÖA1- : <Dt<Dln4- ' £f*<n>- i fl»1l»l»- : (P Trll/h- •) H.+ : 9nr"Pö'] A om.
(texte : ustensiles de la maison du Seigneur), les tables de proposition (avec
leurs) ustensiles '"et tous les vases du service de la maison du Seigneur, que
le roi 'Akäz avait souilles pendant son regne, en s'eloignant du * Seigneur; * p;
voiei que nous (les) avons purifies et prepares et voiei qu'ils sontdevant l'autel
de la maison du Seigneur. » -'"Le roi Hezqiyäs se leva de grand matin, reunit
tous les chefs de 'Esrä'el et monta ä la maison du Seigneur. 2'I1 offrit en
sacrifice sept veaux, sept beliers, sept agneaux, sept chevreaux et sept boucs
pour les peches, pour son royaume, pour les choses sacrees et pour le peuple
de 'Esrä'el. II dit aux pretres, fils de 'Aron : « Montez ä (l'autel de) la
maison du Seigneur. » 22 Ils immolerent les veaux, prirent leur sang et (le)
repandirent sür (l'autel de) la maison du Seigneur ; ils immolerent aussi les
sept beliers et repandirent leur sang sur l'autel; ils immolerent les agneaux,
prirent leur sang et (le) repandirent sur l'autel. "Ils firent approcher les
PATR. OR. — T. XXIII. — F. 4. 47
102 V b.
730 LES PARALIPOMENES. [210]
*^n- : JiAh-l" : ,hi XV •■ Hflh'H- : •\a\.h:\r ■ fl*£'«» : Tb/» • a>fl+£-
an : TVJIC " Win»- •• fr&'Eir«*'- ■■ hl)V'> « MA.lJ'<n»- ■■ -•fliy'fljPö»- : ffl'hflJh
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flXVXTA : Cllhllr? : (ntl'ttfiH -. (l\\ao -. ^HH* ■ WP.'I- ■ TP/»* 1 atpg: > 9°
h"»*/- 1 A'JT-/" s Ö»V.-i-'> ■ */(!.£ : ?tft«» « n'PfcHH : Hx°l\\.hüth.C. ' /»'COl' s U
A» ' flJ-ft'J- •• h.^^l/'O»- -■ Ain.J?^' ■ 26<D#«H»- : WPJ'i : (\fl}\lj.'l' : WP '
oUiü^i •• jp-VTrh. • nM-ni* ,■ 2T «»j&n. • /hn*.eft ■■ ?t-/»' ■■ Met : «»/»•
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103 r° a.
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«n». : ?,A « iMffl. 1 9°f\ti,o- - rtTS- « °m.e,n, • ,TiTl4»ffl • JT-/»' ■ (DtmW}-!- ■
23. miwt] P om. u. — j'ä. ante "Wnc A flrf^. tf-fr. — 24. myöjp<n»-] A mY'öf. — ib. aty
"M-V-]P mVllV-. — //'. y"/*"P0] P 9°f*'Vb. — ib. a>hi\v<\tv.~\ P ffl>,fi|-ftCP s/V •; A «nhfi/ft^P. —
/6. >.fioi> s n>.Vt 1 Vi^A- : }>fu-h,A] A om. — ib. <n»/*"PöV] P w>A*"P*+. — $. ante nj»">t A flrfrf.
11. — 25. aa.T'C^*/] A ftA.'i'fw.p''/. — /6. <» ii-ii,i pi] P fini-Mi'iii sie; A mnv-nrt.n = a»n+c"/. — '6- f/"
>,ö»v-] P m>iöo>. .s/r. — /6. A>n..e^] P A>n..e> svV. — 26. wer*] A a.'pot-.pv. — ib. iiöviu.
•!•] A nfl"/il.<!-. — ib. mtiu*!».] A aniuv-ttf'o»-!'.. — 27. A"ll*,ffl] A Ani-1'.efi. — ib. »"V-hA.]
A »"/-IkIi. — ib. «»pfl : hö/,7] A mpf) 1 +.e<n»- s höCh. — ib. llh-lT.'/^] P 0/)l. II. — IÄ. ÖVII.
i-\~\ A öVH.<i-. — 28. .ert-JS-] P .RA"/.?:. — 29. hbc.1 •■ oo/Mi*ö^] A -IAM'. — ib. ante rt7^.
A add. a>. — 30. (Böi>*>/w^] P moDWV'f.
boucs pour les peches devant le roi et devant Tassemblee. Les pretres Ieur
imposerent les mains, "les immolereat, prirent leur sang, (le) repandirent
sur l'autel et demanderent pardon pour tout 'Esrä'el, car le roi avait dit :
« Que ce sacrifice pour les peches soit pour tout 'Esra'el. » J:ill placa les
levites dans la maison du Seigneur avec des cymbales, des luths et des harpes,
selon l'ordre du roi Däwit, de Gäd, le fidule (voyant) du roi, et du prophete
Nätän, car d'apres le commaudement du Seigneur (cette) ordonnance avait
ctö (reglee) par rintermödiaire des prophetes. '-"Les levites se tenaient
debout avec les instrumenta de Däwit et les pretres sonnaient des trompettes.
27 Le roi Hezqiyäs dit : « Ütl'rez des sacrifices sur (l'autel) des holocaustes. »
Lorsqu'ils eurent oll'ert les holocaustes, ils commencerent ä celebrer le
i', Seigneur avec les trompettes et avec les Instruments de Däwit, * roi de
'Esra'el. "'Tollte l'assemblee adorait; 011 glorifia (le Seigneur) avec des
cliants et on sonna des trompettes jusqu'ä la fin du sacrifice. "'' Lorsqu'on eut
acheve d'oHrir le sacrifice, le roi s'agenouilla et tous ceux qui etaient avec lui
adorerent. *°Le roi Hezqeyäs et les chefs dirent auz levites de glorilior le
in:! 1" ;i.
[211] • LIVRE SECOND, CHAPITRE VINGT-NEUVIEME. 731
Mt,wp.n i \\ao -. p-rt-fi/w i iikam,h-a*h,c ■■ ntin,hi' ■ m\:v ■ ©mt- •■ wi.
f, ■■•• ©An/h?' ■ n-n-l- •• (ohtit-ntbo0- •■ Ai* •■•■ Ma>hai>r']\ ■• fii-n+^A ••
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*-A«P'- : nao^'Ptrl' ■ HfciV.7- i •MI1C ■ fcAU?°+ ■ £ ! 0>rtV.7.f" : 6? :
(DhniO t ef. ■■ tia»/*"Pö+ i KIHjk'fldbC i 11?* ■ W-A* :i '1fl»A<k i JtAU9°
-> : «1A*P ■■ ?iA a -J-+£rt- : %f •■ tOhniÖ ■ m£ •• "«DhU^Ml « a*-,U.P,l -■ ffl^hl)
A- s ÄÖC-V • ao^'tpö-1' ■ (D'MdJivJPöo- : ^^'ßir00- ■■ ftAh ! "hi.R«B " "MIC s
to flihfth : Wih. i Jiuvr ■ M«» : A.'P'/j.e-jrt •• WA. i hr&n ■ aä-4-ä ■•
Whiw-Th ■ ^mao^tpö^ i -nH-i i ür;» ■ +*««•** ■ AAJMd* : m^-l-o •■ *?
ilC i ftfl,+ ä'h*7H.h-flA.C s "öH£/*',h « «lilltyft i WW-A- '■ AlMl i IWk*»+ •
ift. aa.'P'W'V] A flJA.'PflH.ev. — ib. nn-n»ht] P nn-fw.*. — ib. *<&] P o/ra. — 31. post %
ii-'p.ffi A arfrf. -VT-/**. — ii. HäÜH«0*] p om. — ift. AMU^diC " wMtf- •■ T)ttc ■ o<>r"r
Öt ' fl»IM1/ht] A om. — ib. mtf-A-] A wfltf-A-. -- 32. trA-] A om. — ib. V-A'r-] P "VA*.
a/c; A v-A-fe. — ib. HOO/-P4*] A o/w. H. — #. TVflC] P "7-*n£. — ib. fcAuy-r] P hAU
y.^.. _ ,/;. m,h/..7.-r] P atibi-Vf. — &. KV] A om. g. — rö. »Will)] P whllö. — ?6. ev] P
&?. — ib. Vrl-. ■■ W-A-] P tf-A- i "Hl*. — 33. fl»V»A-fc] P «D-VA* «'' ,' A ^A*. — ib. mM
-»«] P o»z. a>. — /A. ffip] A RV. — 34. m-jh-fnl A -M<n"/. — Ä. >i^.l.,U*o»-] P o/h. — /&. A.
'P'C^'Vn] A A,«P«o-,rvn. — ?'*• ante &.R4H. A flrfrf. a>. — 35. maof^'Vb^ •■ HH-t] A mo»
f—Pbt •• -ftH-.'i. — Ä. nx.i] P ä^. — ib. fi:^"**] A t«*"M-. — ib. post A^.e»n^ A flrfrf_
Seigneur avec les louanges de Däwlt et du prophete 'Asäf. Ils le glorifierent
■tivec joie et s'agenouillant ils adorerent. " Hezqeyäs parket dit : « Main-
tenant que vous avez dresse vos mains vers le Seigneur, presentez et offrez
des holocaustes et des sacrifices d'actions de gräces au Seigneur. » L'assem-
itlee offrit des holocaustes et des sacrifices d'actions de gräces dans la maison
du Seio-neur; chacun d'un coeur pur o(Trit des sacrifices. :i2Le nombre total
■des victimes (texte : holocaustes) que l'assemblee offrit fut de soixante-dix
taureaux, cent beliers et deux cents agneaux; tous ceux-ci (furent offerts) en
holocauste au Seigneur. :!3Le nombre des veaux qui furent consacres fut de
•six cents et celui des moutons trois mille. ;n Les pretres etaient peu nom-
breux et ne pouvaient pas offrir (tous) les sacrifices; (aussi) leurs freres,
(les levites), les assisterent jusqu'ä ce que le Service füt acheve et jusqu'ä
ce que les pretres fussent purifies, car les levites se purifiaient avec beaucoup
plus de facilite (texte : empressement) que les pretres. 3i(Il y eut) beaucoup
d'holocaustes ainsi que des dons pour rendre completes les offrandes paci-
fiques, et le culte fut retabli dans la maison du Seigneur. 36 Hezqeyäs et
iout le peuple se rejouirent de (ce retablissement du culte) que le Seigneur
» p.
103 r° b.
732 LES PARALIPOMENES. [212]
tihii-i-fifito .• hin.h-tt.hiC •■ A/hiin- ■ (onh-inh > t-^na-i- ■■ w •■ in* ■ wc •■•
XXX, '(Oi.'KO : Jhll^ft s 'Vfl » WA« J /i(V->..A : <n£|>.J} : 00D^M-'h ■ Kr/i
Ä.f<-AA.9° .- <DjV7(K- ■ n°/A ■ Ahlll.Vflrh-C ■ h9°Ah ■■ htUh,& ••■ */Dd.+fL ■
•TT-/^ : fllOT^I-H- i fl>Vf-A- i «71I1C i hA : nÄ.f<-AA,9° i htm : £1(K- ' fl1} 5
a ■ nhAh •■ toch s 3hti<n> ■■ hjmt* ■■ -in.fr* • nm-h-u • »»«p<ia ■ 7»a«» .-
WhUV* ■■ hjXd* i fl»H-A* i ATM1 i Ä.-IV'nJi i HJ^M-A/W « 'ffljij : fc
Htm : Ti-Ji: .■ >ic i n*»*:«"» ■" hÖßt'tO- i ATW •■ mn^Ä-«» i °71flC « ©M»
,ii : KAh i « • mj?,?»jfh. .■ a>f>.«m<- -■ n°/A • AX<7ii.vnrh,c ■■ hr^h •■ riiuh.& • »
nÄ.e<-AA,9° i m«» • -nw-^j ■ m ■ Ä.-M4. ■ nh<™ ■ «vm: « 6<Drh4. : mh ■■
jM<P*X. i n<n»*<lhr-',l- i h9°*W • IT-/*' ■ mao\tfT,^ : fltf-A- > />(V>.,A i «DJ8.II-
^ .■ nh»» i -i?iHH • «■/•• a a>?.n»A- 1 £*+ s hti/.-h.& •■ •t0°?a* « -"in ■• ^9°A
Vv : AÄ-nc/r s cDj&n,/,* ■• <B.ed*-n » ©£«»£1* : ka ■ jm* • Witt. • ?»&>
36. AAtin-] P ow. — /ö. w] A ti-n<:. — ja. >vc] A i-nc.
XXX, 1. -vil] P om. — ib. W-A-] P tf-ft». — /6. anroaAvt] P om. id. — 2. «jä+ä] A
m-i-im.. —3. 7fl.C#] A in.C.-»-. — Ä. h.»**!*] P >»f.£<f.<i. i »A.A. — ib. Ktymi"] P om. h.; A
M'^-dh.. — 4. Mao] P wy. — /6. >,ö.eTr-fctf- : A-V7Y"] P >,°JH>,1l,h.C. — 5. }ifl4-h.A] A filU-
/bA. — ib. nctn>/h] A n.r.oit.«li. — j'ä. a».e?"»K.] A \\ao , fir'Kh-. - iä. mA] A <f.rt.n.
— iä. A>>"/u.vnwi.r.] A om. a. — ib. n>«.p<.<tA,5>"] P om. «'*. -nw-yi ■■ ~hn •■ h,Tn<-2 P <"«•
A 11H-^ : >.A : .KTIK.. — 6. (l«»«AV* » fc?"in i TrT-/"] A n«n>Kvh<t I "W-/".
avait propare pour son peuple, (car) ces choses furent faites soudainemont.
XXX, ' Hezqeyäs envoya (des messagers) dans tout 'Esrä'el et dans (tout)
Yehoudä et. ecrivit des lettre« ä 'Efrem et ä Menäse, afin qu'ils viennent ä
la maison du Seigneur ä 'Iyarousalem et qu'ils fassent la paque (texte : Ia
* P> fete) du Seigneur, Dieu de 'Esrä'el. - * Le roi, les chefs et toute l'assemblee
(jui etait ä 'Iyarousalem resolurent de faire la p:\que (texte : la lete) au
deuxieme mois, 'parce qu'ils n'avaient pas pu la faire en son temps, car (un
nombre süffisant) de pretres ne s'etaient pas purifies et tout le peuple ne
s'etait pas assemble ä 'Iyarousalem. 'Cette resolution fut agreable aux yeux
du roi et ä l'assemblee. 5I1 fit un decret (enjoignant) que l'ordre soit
envoye dans tout 'EsrA'el depuis le pays de Barsabeh jusqu'ä Dan, afin
qu'on vint faire la fete du Seigneur, Dieu de 'Esrä'el, ä 'Iyarousalem,
parce que nombreux etaient ceux qui ne (l')avaient pas faite, comme il est
dcrit. "(Les messag(^rs) s'en allerent t'ii bäte (texte : en courant) avec les
lettres du roi et des chefs dans tout 'Esrä'el et dans (tout) Yehoudä, selon
l'ordre du roi. Ils dirent : « Enfants de 'Esrä'el, revenez au Dieu de 'Abraham,
de Yeshaq et de Yä'qob, et il ramenera les survivants qui ont echappö ä la
10
ir>3 v" a.
[213] LIYRR SECOND, CHAPITRE TRENTIEME. 7.33
II- ■ A>7-i*' i hibC. ■•• ^tDhJtfr}- i htm ■ htVlfto0- : mh.'"P.'ha0- ■ JiA s CA* : K
'/"Klil.Vflfh.f: : h9"Ah i Ml^lfm»- : ffl(n>mai. .• GhAoo- • A«»/)'." ■ Oh«» i fc'J
Iöd. .- fc&fcß :: s fl»A».;)'K^Ö- > hAfl»-«}.ha»- i Hfl- i fl-fUil' •' A?i*1H.Vn*h.C « <«
Oh- ■• n*£«V'|- : H+P.rt : htlh i A^AIT1 ■■ fli'M'W « AfcJTAhhtf»- « <d£0d£
?iA i KDOt-^ao. : r/H'Hi;,./»- s fl>-fl-|" : »1-/; : •>"£■£ : hl\OD : tmAy& : hlM.h
i <om. : n->2iHH ■• K^H.^'fidbC ■■ my^r ■ ftu-uic > tone •■ n^-n^ « kT^?* ■
flJrVrt, : ?ifth : Hn.A»> :•• fflX^H : £frflfr ' l'hWlllh • tlV- « £ftA* ' AdA,IJ*
*»°* ■' riÄAl-^ := "?iA- •• 0£ö» : hfbC » Ö^VA, » ©hrHlLA*''} : +RAAI. « fl>»»K"
h. : fl»-ft'|' : A.M.AA.9" I 0>?.|hJifc s "jl«1 J J»Ä,I)- : A}i'7ll.Ä'flfh.C » AAA.lf
<">- » Ah/J.Hfl : h»» » ftf Oö»- s All • Ö>JP,9°X7i. " mff.ltK- s (Hl«» s ihfcHH J
«6 hrt-c] A MC. — ". Aöo-fiT] A Air.>5>"V. — 8. DOaM.Viö»-] A ti^evio»-. — i8. post a>i
1H.VIIA.C A tfeW.WAto. — ib. frt'.e« •] A n*j?tf*. — i*. AMrAVHK«*] A A»+ > amumia,
C ' h^^HMo»-. — 9. fl'J-<«\e.«'->liöi>- •• >n = >i°/ILh-tl^i,C] P Ofll. — ib. post h;i'i:Vl<n»->'. P rtd/(/.
fl>Ml(em<n>-i. — /'ä. post fflfB-A'.^Viö«^ A add. \. — ib. arhi-b] A Ai^Mi^V. — //' (ofTfih
OD-] A ö»^7-fl>i?,<n»-. — ib. post oo.l,<{ A rtflfäf. fl>«i»n-(-"/UA. — «Ä. mh..R«D-RT] A ö>h..P,<n>_R£»D
,eT s/f. — 10. XnVl : IIH.A-V « ffl^^ll : .eA-Olh : -».HHtU-] A 0!)l. — ib. Vi- ' (A (»»>>■ i)
.en^Ti* ■■ '»öA.i/'ö».] P o/w. — //). flhfi>-F] P nhMvfi^-P. — 11. ö£«b] P ö^a>-. — //>. m>,;ri|
n.A»Tr] A mMru-nA»-». — ib. m.e.iMi] P ow. i. — 12. !■>}•] P a>ii>; A mw*. — ib. AöA.i»'
«■>• s Ah^iH-d s Yl««> : fOfla* i Afl] A 'iöA,«*«»- : Yl«o i fl»(lö»- : rtÄ/l.Mil : Afl. — ib. ai.R9"Kh-'l
A o/fl. <d. — ib. iiviöd] A o/w. n.
inain du roi de 'Asour. ' Ne soyez pas comme vos peres et vos freres qui se
sont eloignes du Seigneur, Dieu de leurs peres, et se sont livres eux-memes
ä la perdition, comme vous (Ie) voyez. 8 Ne raidissez pas voscous; donnez
gloire au Seigneur, entrez dans le sanetuaire qu'il a consacre ä jamais, servez
votre Dieu et il detournera de vous le chätiment de sa colere. 9Car quand
vous reviendrez au Seigneur, vos freres et vos fds trouveront misericorde
devant tous ceux qui les ont faits captifs et il les ramenera dans ce pays. En
effet, le Seigneur, notre Dieu, est misericordieux et il ne detournera pas sa face
de nous, si nous revenons ä lui. » ,0(Les messagers) qui furent envoyes sur
l'ordre du Seigneur et du roi (allerent) de ville en ville depuis les montagnes
de 'Efrem et de Menäse jusqu'ä Zäbilon. Tandis qu'ils proclamaient les com-
mandements (du roi), on se moquait d'eux avec mepris. "(Mais) les hommes
de 'Äser, de Menäse et de Zäbilon se preparerent et vinrent ä 'lyarousälem
et en Yehoudä. ,s La main du Seigneur fut sur (ces) peuples pour leur * donner * p,
le courage d'aller et d'accomplir l'ordre du roi et des chefs selon le com
103 v° a.
734 LES PARALIPOMENES. [214]
•JT-/^ s (DaoWy-1- : flrfcHH ' KIH.h'ttth.C s "m-r^-nh. s •ntf:*'} : htlM-tt >
at-tii' ■■ hst'ti&v0 •■ h*w> : £"?n<. ■■ niA • «tm- ■ nhA?i » öjci •■ "wrinc •
AJt°7AJnl- i mn&Vpao. : at-M* « £A1 : *JtG7 "• ' W0- • 4-A.li •■ W/A •
nou-4- ■• oj/.n-o- » AJiAh s oci ■ ö»»iu«rt-2r : <DA,<p<e,!r> ■ f-£Aai. •■ mw
nh<w • -IKHIh ■ A<"»-rt, •• «J^AtU- ■ Afc*7ll.MWfi>C •■ mhüttX i jP.rfflhf • &«•> »
nJiR^lf«»- i AA.'P'C.n i "ftflfl" i nH-^-J ■ ?iA i A.HC'h- i <DA.«P1»^7 i fcA :
f,u>OhO- ■■ nfl'JA ■ AW-A-ö«»- .■ ^A • Ä.5T11JA- « 1X.A ■ Ahlll.frflfh.C •■•■ ,8*»fl«° ■■
o-airt-f-a* » ArVH-fl ■ Uh.9d.9° '■ tWVA, •■ (Dj&AtiC ■ OHn-A-"} : h,'if,^'i ' <D
I1A0- i n°/A i 4-rt.h i itirfHA i frftHlf- - öJäAP i Jhiityft i nKMAir^- i V*
H • jPWlA i fcllt.A'flffi.C ■ t,C : id-M: ■ £A<! i "nh'H- i tf"A- i A-fl i H/.A
0. . -yw-f. .. AMH.fc-flA.C ■ Jt9°Ah ! hn^ir«"»- •■ mKbA •■ nh<w> ■ }Ä\h ■■ *S.
j'A. pOSt OxroVW* A arfrf. fc. — £6. flMiHH] A n«>Ä-<w*. — 13. -nH-^Tr : >>AiH-(l I m-Jlt i h.P
<-oa,9"] A awi+ : h.p<.iA.5>" i •nH-^ i /Tni-n. — ii. t**] P ««»äa*. — 14. «dthic] A o/n. <d.
- /ö. ante fV**}*. P «^^- «». — ii. post nh.f*1A.?° A flrfrf. atV-tv > HfOTV- ' Ah^AYi^. —
li. «nho»-<l:,e?'öO'] A mhaf/.K9'. — ib. Ah^VA^-] A o/??. — ib. angsupa*] A «n^T. — ib. «fe
.e-CV] A *JtG"fl. — 15. <f.n.D] P 0/;?. — ft. nn'VA] A An*\A. — i'Ä. rnA-Tq.'^»] A fl>A.T<D-.rV.
— 16. »h+yj»»«»»-] A wvi"/"}». — i% (l/^T.O-P«»-] A nfC^fr. — ft. ante fHioo P add. m. -
ib. £*<Dh4-] A ^^«Bll*.. — //). AA.T'J.'^V] A MkVafjn. — 17. post HH-^Tr A «rfi. >."7^nc. —
ib. oiA.'Pi.'.r'/] A miuvahf^t. — ib. ante >.a A add. "hao'^u. — ib. nn*^A] A AflOA. — ib. h.viu
a-] P jp-viA-. — 18. nw-A-/"] A \wr'h.v&r\ — ib. nrnn-A-VI A am-nif^. — ib. h.vx-<vv]
A h.VK'th-. — //'. «f-M] P ow. — /i. m-VlO P o/m. — j'ö ,en<5] P H^A+rt«!. — 19. H«CAO- s
;i"l.y* i AMBLMI»h.C] P ow;.
mandement du Seigneur. ''De nombreux peuples s'assemblerent ä Iyarou-
sälöm pour faire la fete des azymes le deuxieme mois. "(II y eut) une grande
assemblee. Ils se leverent, detruisirent les autels qui etaient ä 'Iyarousalem,
renverserent les dieux et les jeterent dans le torrent du Qödron. '5 11s immo-
lerent la päque pour la fete le quatorzieme jour du deuxieme mois. Les pretres
et les levites sc preparerent, se purifiereut et oll'rirent des holocaustes dans
la maison du Seigneur. If'0n les plaga ä leur rang selon rordonnanee de
Mouse, serviteur du Seigneur. Les pretres recevaient le sang des mains des
levites. ,; En eilet, beaucoup de gens ne s'etant pas purilies, c'etaientles levites
qui sacrifiaient pendant la feto pour tous ceux qui n'avaient pas pu se
purifierdevant le Seigneur. '"La plus grande partie des peuples de Lfrein, de
Menase, de Yesftkor et de ZAboulon n'etant pas purilies mangerent la
paque malgre l'ordonnance (de Mouse). llezqeyas pria pour eux, en disant :
« Que le Seigneur (qui) est bon pardonne "ä ceux qui ont oublie (rordon-
nanee et) ont cherche le Seigneur, Dieu de leurs percs, de tout (leur) coeur,
10
* p,
103 v° b.
1(1
[215] LIVRE SECOND, CHAPITRE TRENTIEME. 735
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hü«7-H ! MWen ! «OW-A* i hft4-Jt.A •■ a>4AWt ■ ?iA i <n>ffh. .- hf*£r£ s
hh/.h,& -• (ahn : e-u-<- 1 nj&uJi « "»w i -via- i on.?. = n\.r<-AA.9° •■ *«»
•PÖA.U- i ArtÄ»f"} ■ fl>A£ ■■ *i<P Th ■ TMP » hh/.h.fr ■■ at^+Tüd '■ nD/A i h«w»Tf :
20. mh/fifj"«»-] A mh^pjp. — 21. 9>i*] P «rojtA*. — ib. öA-r] P ÖA*. — ib. o»¥AA] A
ÖA*. — i'A. (DA-TH^Tr] A «>A.<Pfl>-.rV. — 22. Vf A-] P 0/». — ib. AA.-Pw.rV : m?iA : u»Vf < jP.A.-fl«n. i
AV7H.Mldi.C] P 0»i. — Ä. post (\"il\ P add. o»XA^. — ib. <n>/»"Pö1- •• A>i"JH.»i-flWfcC] A aof¥
ö-l- •■ MV" i «»iTrll = jETVB i A>«"JH>,-n^i.C. — 23. a>i.4-fi. ' °7^nc] A <ot"71i<. i W"A- i "V^nc. —
i'A. post .riik. A arfrf. >ii'"£'^<{.i/'ö>»-. — //'. »tAh i wje.iao- i ii^a] A o/w. — iä. on..e] A ö/m.
— 24. Jg]A °ii»C1- •• y">i+. — /ö. mMIOl P «Dhmö. — //>. c?¥] A ft-fllt i »"Xt. — ib. i
V] A IrWCIt = ?°>i/-. — IÄ. <nM*70] P «DNOlö. — Ä. Sff] A A-n"it i >iA<(.. — ib. <Dt4>£A- :
(P ffl+Äft- •) HUS'^] A fl»4»^A1- : >1UV> : -(IH"!. — 25. mWZf^] A fl»A.'PlI»'^'*i. — ib. IDtf-A" :
7k(l^h.A] A (Dtf-A- i "7->n<: i .ft^S : HOAffl I at-llt : K.P*.4A.*/°. — lA. >i?l^h,A] A filM-KA. —
ib. <d>,a] A om. a>. — ib. n.eo-^] P om. n. — 26. Tt* i OtljB] A on..e i Wi**i^. — i'A. ante
>i'""PöA,U' A arfrf. m. — ib. toAg. ■■ W>f •• "ii-o> ■■ >ifi<!->bA] A Vh/- •■ a»A£ ■• ^«e^. — ib. mh.t
7-n<:] A o/«. <d. — ?'A. n*^A : vktoii] A n«i>ii : n°iA.
mais non selon la purete (reqnise) pour les sanetiiles. o 20Le Seigneur exauga
Hezqeyäs et purifia (texte : guerit) le peuple. "' Les enfauts de 'Esrä'el qui
etaient ä 'Iyarousälem firent la fete des azynies pendant sept jours avec une
grande joie, en glorifiant le Seigneur tous les jours. Les pretres et les levites
glorifiaient le Seigneur avec des instruments. " Hezqeyäs parla au co3ur de
tous les levites et de ceux qui avaient l'intelligence exaete (des choses) du
Seigneur. Ils celebrerent pleinement la fete pendant sept jours, en ofl'rant
des saorifices au Seigneur, Dieu de leurs peres. 2i L'assemblee voulut celebrer
la fete pendant sept autres jours et refit la iete avec une grande joie.
21 En effet, Hezqeyäs offrit ä Yehoudä et ä l'assemblee mille taureaux et
sept mille moutons, et les chefs offrirent au peuple * mille taureaux et * p'
. , . . , , 103 v» b.
dix mille moutons. Les pretres s'etaient sanetifies. 2"Toute l'assemblee se
rejouit, pretres, levites, tout 'Esrä'el ainsi que les proselytes qui etaient
venus du pays de 'Esrä'el et qui demeuraient en Yehoudä. 2(1La joie fut
plus grande ä Iyarousälem qu'aux jours de Salomon, fils de Däwit, roi de
736 LES PARALIPOMENES. [21G]
iiä.p< AA»jr •■■■ -ffl-f-j^'h- • huv-V •■ <D(y*P'p.jri ■ mndinpoo- -. A/h-H-n ■ fflf-rt
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A -• fl»-ft-h ■■ £!)■*} : iMffl. : fl)+T+nV s tf-A» •■ Ji"7A3fH- •• (DlttO»' i A0O) : fll>i
aa : fl)fcfl>V.«|. : tf-A» l Aö'A : (Bao/ftpM ■ hVtf-fc » £U->1 » (D-tt'i^ '■ Wh. 5
t.^9» .- öirTA, • hnh : A°/Ar ■■ ffl'/vwj?,riv s tf-A- ■ Y\tu.h,& « ää ■ nn : ca+ ■■
fl»nn : hv-btü- ■■• 2ö»A-n*.eA ■ 'j-w*' : wco ■ hv^-t- • fflA,«p<e,e» ■ min s
AA'|: : AAÄ : M\<m • AAt1 • «»Ahh* : Aj?.'ThAhh •■ hU«rt* s fflA.'P'ß.e'} s A"»
/"«PA'"»' : tDAÄ->Wir/i : Xif.Ofir i h»» i £<Hl,l,. i fD£1tf. : <D£frtMh i Hb? 4>X i
hdM+ " IL-f* ■■ t\°l\\J\n(h,C ••■ 3(DOi*>d i 77-/" i ^9°W-A- : T<J* s A«*»/**«P*'> i 10
H^->inc s AM« • onrtcifi : <DA«n»/"«pfl* : H^^nc » nnv-nl- i a»awc* i
«ei i mntmih : vxih-t ■ ahin- : hxi •• hinj\-n,h.c - *<o£fl,A-«n»- ■■ aa
//>. post nw^A,?™ A arfof w-n-r i ~siu-h,A. — 27. »iW9* = a»A.«p«i:.rv] A A.«p«>-.rv ■ mnu
«T*. — iä. tDflKvh] P om. (\K<h. — ib. «7-7£<.] P «7<W.
XXXI, 1. 1-Tfl^ : IITt-!:] P TPVJb : t7"fld. — Ä. VTA- i 7iil<!-?t.A] A .P.fUh,A. — jfr. 7.A i «"fl
1- : JßlM : IIA«n.] A>>A : UA«D. s fl»-flt : |I7<: : ,f,M. — /Z>. h"7A111- = m7l|ö»- : flflfll ! Whao~\ A Öl)
«» : M\V9°. — //'. W-rt» : AO'rt : lDoo/'"<pö+] P 0/W. — ib. W"A-] A O/W. — ib. Sa] A >i/h^. • YukH-.
— ib. nn] P n. — ib. man ■■ mjt-^u-] P om.; A <onn ■ wh&O'. — 2. fl>/7iii*.rn : ■»/" ■• i»>
r.o] P (n/hii+.en : u>co : TtTv»"; A Vdu>co i Ani^^n. — ib. miTt] P *iuv*. — iä. wa.'P'i;^»]
P «da.'P'WV: A h,vm-fi. — ib. öai.-] P *,öa. — ib. AAS] A AAM.S.. — i'o. öAt i «"AMn*]
P om. — ib. A.ft-7-AMi] P om. a. — ib. «da.'P'C^'V] A <nAA,'Pfl»-.e'V. — ib. A«n»/*"Pö^ i ffl] P om.
— ib. A.ftml-] A o».^;!». — 'i- ante tioo A add. a>. — ib. .f.rt-n/h-] P om. — ib. m.ft";>f] P
om. a>. — ib. «ort-ami] P o/». — ib. DJiV^x] A AhT^x. — ib. hfiMt] A o«?. — 3. fflOiv^]
A ffliwc^. — ib. fl>Aö»/'"'Pö^] A oah. A. — ib. mn««'C+] A «unn^c*.
'Esrä'61; une teile fete n'avait (jamais) ete faite ä 'Iyarousalem. 27Lesprrtres
et les levites se leverent et benirent le peuple; leur voix fut entendue et leur
priere parvint dans la demeure sainte qui est aux cieux.
XXXI, ' Apres que tout cela fut accompli, tous (les enfants de) 'EsrA'61
qui se trouvaient en YehoudA, sortirent, briserent tous les dieux, couperent
les arbres et les bois (sacres) et ruinerent a jamais tous les hauts-lieux et les
autels de tout (le territoire) de YehoudA, de BenyAm, de 'Efrem et de Menäsö.
Tous (les enfants de) 'EsrA'el retournerent cliaeun ä son heritage etchacun ä
sa ville. - Le roi Hezqeyäs retablit les pretr(>s et les lövites dans (leur servier)
quotidicn, chacun selon le jour de son ministere, afiu que prdtres et levites
servent pour les holocaustes et pour les offrandes pacifiqucs, glorifient, su|i-
plient et servent aux portes des parvis de la maison du Seigoeur. :| Le roi
preleva sur tous ses biens la dime pour les holocaustes qui sont offerts mal in
el soir et pour les holocaustes qui sont offerts aux sabbats, aux neomcnies et
aux fetes inscrites dans la loi du Seigneur. 'II dit au peuple qui demeurait
10
[217] LIVRE SECOND, CHÄPITRE TRENTE-ET-UNIEME. 737
-H-n • ?*a : e-v«L<- ■■ (B'hi' » hj<-/iA,9° ■■ \\im ■■ ?ua- ■ °,ri.v • Ahuvl- ••
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-nif-:"» l fc«fe+ : hh/.h,t\ ■■ m?,lbPt :: ' OI?»A I £WK- ■• Ä.M-AA.90 i fllf.U-JS I ftf
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^y"A*i<">- : (DÄ-nh. « flJi-n<- i AA.++ •■ 7 fl»n«f aa i coc'i : mh* • j^a:
tuchf-f* ! aa.*-!- 1 n^hj» « AX°jii>nrh,c • wArThiin • ?»a y..ä,a ••■ ' ö» j-AhA» lo* po a
«"»- ■■ ,7iTl4\eA ä AhUV> • fflAA.'P'e.p'J • tth'il' •• ^.A.'»*-> « lüa>£n»A- ■ hHCftl i
«wu- • n»+ > hin.^i-nrh.c : (mm ■ ©A w « «OM**:-« ■■ hA»» ■■ hi\i.h-n,h,
c i n<:h ■ /mm « "mj&n. i <vh4\?a » h»» ■■ ßÄ^o»- ■■ ©.eAi^Am. : n»f •
4. !-»£■<.] P ,e>iK.. — ib. «n-n-r] A om. — //>. •*/"**■] A iMlt. — ib. mrk.vp.Wi Am^-po»-
^Tr. — ib. A«n»A>iYl1'] A (l<n«A>iVl/-. — 5. mfin«" i o>C"i > H"V+ i /**c^+] P o/rt. — ib. ante >i-mi>-
P add. at. — ib. "ifi-l-] A V**M*. — i'S. flCV.e i mmfin •• mupJt > «dod^c i ffltf-A-] A ftCVP >
<»ii.e-j- : <Dö),e.> : a>a»a,t ■••■ a>\tff. — ib. »vm ■ JiD^fr] P om. — ib. ante ?o<»Kh. P «c?r/. o.
— li. -flH-;l] P om. — 6. a>ht\ -. (A >ift i) j6>-n<- ■ h.Pi.tA.y s m,p,i>^ : ton»»?,.] P o/w. — 8. a>c>if
«»•] A mcM". — ib. <M.*1-] A «f.^.+l-. — 'i. ante n^Ti}^ A arfrf. at. — ib. oin/hlM] A m
rt^mn-. — 9. fl>Art,'P<i:^-v] A fflAA.fm-.e'V. — 10. hHCA'fi] A Micfh. — ib. «»»»-■»] P ao^-y
Trft — «i. n/>">] A 0.R*. — z'Ä. «»Oh s ^/"^t i flJ-flt : 0,1-] A «roll?, i fU\ — Ä. (l^öV i at(\\-
,e> : <d>i->4^:>] A .e.flAO- s m.en>l5 s fl».RX",n- ■■ a>$-\-CA.. — 11. öj.R(1,] A at^T"\\ > f.d. — ib. fiR
"?<">•] A .e.e."/)'0. — ib. ffl;HMAin.] A fl>.«*n'|-^A-.
ä 'Iyarousälem de donner la dime pour les pretres et pour les levites, afin
qu'ils soient forts pour le ministere de la maison du Seigueur. 5 Selon Tordon-
nance qu'il avait etablie, les enfants de 'Esrä'el donnerent abondamment
la dime du ble, du vin, de l'huile, du miel et de tous les fruits de la terre;
les enfants de 'Esrä'el et de Yehoudä apporterent abondamment la dime de
toutes choses. ° Ceux qui demeuraient ä 'Iyarousälem et en Yehoudä appor-
terent la dime des bceufs, des moutons et des chevreaux, (les) consacrerent au
Seigneur, leur Dieu, et (les) ollrirent. On fit des reserves; 7le troisieme mois
on commenca ä constituer les reserves (qui) furent terminces le septieme mois.
8 Hezqeyäs et les chefs vinrent et, ayant vu les reserves, benirent le Seigneur
et le peuple de * 'Esrä'el. "Hezqeyäs interrogea les pretres et les levites au * P,
104 v° a
snjet des reserves. I0 'Azäryäs pretre, chef de la maison de Sadoq, lui dit :
« Depuis qu'on a commence d'apporter roffrande de la dime dans la maison
du Seigneur, nous avons mange et bu et nous avons laisse des restes, car le
Seigneur a beni son peuple. » "Hezqeyäs ordonna de preparer ä nouveau
738 LES PARALIPOMENES. [218J
<w>m<PAci •■ Alt-f- • hinMldbC •■ "mhfl-NSAm. • ath-tth- • flY.e ■ o»(\hl' ' m
h'Ub ■ O+fl, : \\Mf- • 'fflÄ.P-'/.A ■ mhmiti ■ anih-f- ■ (Dhfi7,fr i mh.f&ff!f
fflÄ.P-im.e.- : mh,A'/,A • atfrlti.? •• mT} > i tanifti > atf,<k4i\ ■■ ?,$a*ao.
Ajr .- OT.an, i n,!- 1 Knn.h'i\<h,c •■■■ "o*^ ■ ©a?. ■ fcjc.9°tö s A,«p<e i o.+n. s h
■J+Ä- i Ua-tlli i Jf HA ■ «»AdA+ ■ /^9°di' • h*7HLK-fl«li.C i h«" ! riHi ■ »»n
M*-: fc-?ii.vn,h,c : «d4»£-a+ • *3.A? ■ "JU&u* • Aiw^r i <D«flW : fl'^.e
fr ■■ ß»rt,a7. •■ miCpti - aULYktfh i n^ft^ifo»- ■ AJiUVl' i hfl"-! ■ h«" s f IUI
Ajtf^iro»- •• nn ■ hnz-fo»- .• Aon.f->. ■ fl>A*»h.fi£ ■ l6Hh"»flA ■■ R«fe* ■ h^a-ö
hfi i K9°!; s °/9° .- fflAöA » WA- : HJ?>no>-?i ■ (1,1" i h1il.h-f\(h,C '• iitttt i ÖA^
AoDAdtl-i- ■ h-n^-l" i ih?»HH : fUilJ*o»- « "iTM" i (P-hb - fiTA-tf"»- ■■ Ahuv*
iJ. <n>'Wn<PAA] P tf»m<PA0 s/V. — 12. fiW] A flWf. — ib. otxim- : «n-t] A hfi<*-t i *£-
A->. — ib. vi1i.-V.fn] A ti.-V.pTi.pn. — ib. wA-lh/V] A mft"7*V.>.. — ib. }.-V-u- s 0.*n. ■ H.V)-] A >.-V«n i
H.MK — 13. MlHfi] A «»iiiiift. — ib. o»Vh-P] A mVirVK — ib. mMV.A] A mMKA. — ib. m
h..ea.«»-^] A my^f&Vh. — ib. ö>h.p-i|<i£] A <Dh.v-un.e.-. — ift. ©TV*] A (BVh*. — ib. a>t\"i
.pn] A fl»nv.pfi. — ib. j>w.pn] P Mi.-v.pfi. — ib. aUk-^th.! A wfl."^. — 14. >,jp.?»i?i] A h..«*.
t-a*. — //>. o»A«At] A aöa. — ä. r"f°*Jr ■■ vmvn«h.c] P h-v^fi^. — iä. po-n] P p»n-.
— ib. 4».S.<l'V] P *.ei^fi. — 15. fl>ijP„ih] A fflAöA : >..e„ü-. — i'J. Ah.^/"] A K.9°. — ib. m-ll
■V.P?"] A «D-nv^fi. — z'i. fl»7>.^fr] A mh..pO. — i6. fl>A."%] A fl»rt."7.. — Ä. <nfUi.Tr.Pfi] A a>U}"V
.pfi. — ib. ah.e.vjrov ■. aviuv^-] A \\h\)i-C •■ viUV^-. — Ä. >><"»-'V] P >m»-vj:. — i6. n»»] P
0»i. l(i. HV/flA : .P.** : (P Ä*+ ') h^fl-* I >lA : ^9°?. ' *V?"] A HWflA I >|A : 1"V»A«j! > Ö.Z.
W : >,J»"Ö)A.P. : ÄfflO. — ?'J. A«n>AÖ\H- : >i1ia.l] P OW. — ! 7. ante IITr* A «</</. W. — /Ä. Vi
<i:A»ö»-] A IIVA-Pö»-.
des magasins pour la maison du Seigneur. ,2Ils (les) preparerent et y depo-
serent les ofTrandes et la dime fidelement. Räkenyäs, le levite, fut prepose
comme surintendant; Säme'ön, son frere, etait son subordonne; '''Ivohel,
'Azäzas, Nä'ato, 'Esähel, 'Iyäremout, 'Iyozäbäd, 'Elhöl, Samäkiyä, Mä'ätT
Bänyäs et ses fds etaient sous l'autorite de Kokenyas et de Seme'i, son fröre,
ainsi que (T)avaient ordonne le roi HezqeyAs et 'AzArvas, clief de la maison
du Seigneur. ,4Qore\ fds de 'Eyemla'e, levite, garde de la porte situec a
l'orient, etait prepose aux dons volontaires au Seigneur, alin de distribuer les
oll'randes du Seigneur ainsi que les clioses sacröes ,:1par l'intermediaire de
'Edöm, Benyäm, 'lyäsou, S6m6, Märyäs et Sökenyäs et par rintermediaire
des pretres (qui) devaient (les) donner fidelement ä leurs l'rercs, sclon le lour
de cliacun, aux grands et aux petits, "saus compter les enfants mäles
de trois ans et au-dessus, et ä tous ceux qui entraicnt dans la maison du
Seigneur cliaque jour pour le service (d'apres leur) tour (et) leur fonction.
"Teile ötait la distribution (ä faire) aux pretres selon leurs familles. Quant aux
i»
[219] LIVRE SECOND, CUAPITRE TRENTE-DEUXIEME. 739
nivj- 1 tittvirao- -.: <DA.<p<ef in" i nMi&-f- ■• ii.m»'ö°- ' WS > **■ i «"WA • n-1-
hmi ■■ n.hira»' •••■ lsa»nw-A- •• -tno-ak ■ £*#«»• ■• wK'PA^jrfl«»- > nw-A- « mi T
0». : htian : IIA"?."* « «^fli" i A* «Jfl « " Ö»A£«fe+ » fcCTJ ■ A?iA i A»»»- i M • »1
ÜV> s AhAfc i ?i9°Kirj<i ■ l!.hlf«n». : J1WA- 1 Mm: « fflillC « A£fl>- ' ?iA ■ 'f*A
5 jrp. .- h»» i fW « hVA i AWA- :' -f-Hfll- < AJiUVl-fc ■• öJAW-A-o»- ■ >iA •• l"7°A
* : nA.*P'ß.e'} :■• "opmii « <Thii4\eA •■ h^ii i nw-A- • &o-fi ••• mint ■• i^ve »
au*/. .■ nvTl- ■■ i:i-ö-i- « n+£»» » ?i*?n.vnrh,c • fcj^AYi- « -' nw-A- ■• i-ac ■•
HU* •■ KlttJi'ttth.C • 0JI1A7- •• flJn;!hHH'/:U- ■■ *<D-*ipy • AK<7H.^'fl<fbC i h
9°fi\b ■ flW-A- S An- •■ ©WA- : Hin^ : f-flCr/» : A-* ■
io XXXII, ' aWK'U. • hl'i-U •■ *11' •■ ann-l- ■■ R-Ä-+ ■ mnd •■ oDftYy ; rt,*,'
YbC9° ■ Vhw • Mi'Wi •■ (DflXVfi i AflA ■ ^»U-^ •■ ©-I0PV » f%0»-& » MC • fr
Ö1.V1- : ffl-^Af • fDj&fl, •• h»n s £{-^<n»- « -fflChf- s Alltyfl •• h<*> : nxvh •
/'£. nn.+ i Mitif«»'] A nnü-fii-Fm»-. — ü. «oA/P'c.fM] A mA.i'fl>-^vn. — £6. «dam] A a>
töA-. — //>. post n^HH A add. \tvi\-f. — 18. Afc-S-fi] P om. — 19. a>i\.e.4:-p] P om. to. —
ib. »iUV*] A llUV*. — rö. post HU«- P add. flW-fr : ü?C •■ AW-A- : 1-Oö-P««»-. — #. ATiAl: i >•'/">,
07-^ : \\JMro<* : (IW-A- : hVIC ■■ atUtC. i ÖÄ«»- ! >>A : 1A?"B : lio» i PI) II- : Jl*A] P O/«. — /Ö. AW"
A- : tOA^ s AHBT*4 i fl>Atf-A»ö»- : >iA] P om. — iä. flA.'P'C^-V] P tth.'i\V.?"r sie; A flA.'Ptn-^Tr. -
20. iwVf] A t»"f.ft+. — 21. ante ntf-A- A arfrf. at. — ib. ine. -. nn.1-] A "l-nc ■ Hhiil : .eine : n
ftt. — ib. «i'll/liV] A fl>nA? i ^"JUJi-flA-C. — Ä. ffltf-A-] A «untf-A-.
XXXII, 1. mirvi] A fflHl-. - ib. ft.vikC»°] A Afii/W". — //>. >,^i.'^Tr] P fl-mr». -
/6. ^öa] P om. — ib. <d(-0P>] P «>1-0.ex — Ä. hm-Ä] A AöA. — ib. mc •■ »ffl.V^] A U74 :
levites, (ils avaient part ä la distribution) ä partir de vingt aus et au-dessus
selon leurs fonetions et leurs classes. ,8(La distribution se faisait) ä tous
leurs enfants, garcous et filles, si nombreux fussent-ils, car ils (se) con-
sacraient fidelement au (service du) sanetuaire. l0Pour les fils de 'Aron qui
etaient pretres et qui (demeuraient dans les faubourgs) de leurs villes, (il
y avait) dans toutes les villes des hommes nommement designes pour donner
(leur) part ä tous les mäles parmi les pretres et ä tous ceux qui etaient
inscrits parmi les levites. -°Hezqeyäs fit ainsi en tout Yehoudü. II fit le
bien et marcha dans la voie droite devant le Seigneur, son D'ieu. -' Dans
toutes les ceuvres (qu'il entreprit) pour la maison du Seigneur et en (ce qui
concerne) sa loi et ses commandements il * chercha le Seigneur, son Dieu, * p
de tout son coeur. Tout ce qu'il fit lui reussit.
XXXII, 'Apres ces choses et (lorsque Hezqeyäs) eut accompli ces (actes)
de fidelite, arriva Senäkerem, roi des 'Asoräwiyän. II marcha contre Yehouda
et assiegea les places fortes avec le projet et l'intention de les prendre
d'assaut. 2 Hezqeyäs vit que Senekirem etait arrive pour faire la guerre contre
104 r° b.
740 LES PARAL1POMENES. [220]
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sie. — ib. öH-"/«i><:] A a»i»'?,*<:. — ib. ny"1i<:] o/w. n. — 4. <n>,60<n] A wao». — ib. W1- i
"V>.Yirt] A ftarhmi\. — ib. 07C] A JT£-C. — //'. rt^a» : «■>*>,] P h..e?"«>,. — ib. ttH-Vf^l P
rt/.'C^'V. — ib. ffl^HP] P ö><cnn. — 5. a>Mti] A <d>i<1i>ä. — ib. ««+] A ^i'J.t. — i'6. fl>>i
y"h<i:>i>.] P o/«. w. — i'A. nA>,t] A *iA>i. — ib. *»c i hvve] P om. — ft. -Tai-W] P i>"4
«t •««■; A T'bi-l. — 0. <n>1>iYH-] P aofO\-\- sie. — ib. <\flA.l»'o»- : Ah<7iU-n] A Aftrt : Al*ll-fl.
— j'i. n«">r.tn] A ->n i o»c:tn. — ib. ante ine A «(/'/. vv+a. — k'ä. >»■>■/• : aai] A o/n. —
/6 «DhT-no] A <nh>-n>i. — 7. >i!r-/7-u'] A >.?"7ä : 'v?!»». — ib. hw-«efv] P rt^uyv. — IÄ. <n
Tii^TiAii-fl] A mwi* s -nii"V : h^»i-n. — ib. >,a : jrnA,u-] A U9"fth,iro»-. — ib. >,nöD] P om. —
ib. Hr'hWn,] A om. \y. — ib. >i/"ki>] A 'hr'i.Vao-. — 8. <n>nc>«] A nct\.
'Iyarousälem. 3 Le roi Hezqeyäs tint conseil avec les anciens du peuple et avoc
les guerriers, afin de tarir les sourees qui etaient hors de la ville; ils furent
de son avis. 'II assembla beaueoup d'homiiies et fit tarir les sourees aiusi
<|ue la riviere et le ruisseau qui coulaient au milieu du pays. Le roi Hezqeyäs
dit : « Si le roi des 'Asoräwiyan venait et trouvait beaueoup d'eau, il serait
fort. » 5 HezqeyAs fortifia et rebAtit toutes les murailles detruites, les
lours et au debors l'autre muraille de 1'enceinte exterieure; il lortifia la
eitadelle de la ville de Däwit; il prepara beaueoup d'armes. 'II etablit des
chefs inilitaires sur le peuple. Ils s'assemblerent aupres de lui sur la place de
la ville (pres de la porte dounant) sur la vallee. II leur parla et aflermit leurs
coeurs, en disaut : « ' Soyez forts et vaillants et ne vous elTravez jias
devant le roi des 'Asoräwiyan et devant les peuples qui soiit avec lui,
car ceux qui sont avec nous sont plus nombreux que (ceux qui soiit avec)
lui. "Avec lui sont des bras de cbair, mais avec nous est le Seigneur,
notre üieu, afin de nous sauver et de mener pour nous notre propre
[221] LIVRE SECOND, CHAP1TRE TRENTE-DEUX1EME. 741
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hh^ s j?,hA : hJMV-HH»* .- hrh^O- • AAA'tlÄ?0 s 7T-W ■ hMtn "• ,s ^
^i 8 </)Aäa>. : ,e.>n<. b ^p<.aa,9° 8 mh : /j-nA 8 m*<: : im- •■ fcaiii.tai<h.c ■
h«w 8 «Äfil-«?.': AdA.ll- : X\0o •■ J&dTV- « " (Dh,?'h<mCAlO'>-'l' a H^V : mcVh s ffl
inn<- 8 hnv? •■ Avf-A- -■ h^nn a nrhoxft • nhh •■ niiy.A • huA- ■ *»"7Ah
•t a JuThHn.'/ a AVf-A- b «/"£-C s h«w b ££"»- : AHnj/'ö»- 8 rx9°h?*a*? •••
ib. fiao : .?.£"}» : «D.el-.'MA : AV : «D-M: i -H-A : H.h>] P 01)1. — ib. IDMWIO] A fl»<lHI0-. —
ift. n.*rt] A n.-M-f-. — 9, rt,vn<j.y°] A iifliA»°. — ?6. hw-^'v] P bi-tw A jiOce^Tr. —
l£. fl>fl>>i-J:i] A mto-^-frft. — ib. (D(\&.V.1:~\ A ffltf-A- ■■ t»i-*V.-\- ■■ H.hlh. — /i. ->ll] P O/». — ?6. Tr
t-u» i .eo-s : <d] P om. — 10. ft.vm<kv] A nwii-y0. — iJ. JiM'e.o] P n^«c^Tr; A o^-«^"V. —
11. Art.vna.ir] A rtrtvm<ty". — ib. hw-^yv] P rt^'ß^-v. — 12. post niTr* A add. «b-j,*. —
rö. ?"/»"p°it] A '/*Y"<p^ik — j'J. a»rt>iAi : .ßV-fK] P o/«. — ib. ante h.P<-0/w?" P «rff/. m
A. — /ö. >,->«<: : n.t > >i°JH.h-(lrh,c] P om. — ib. ante AöA,^ P add. at. — ib. jßöTV-] P
.e.öm'V. — 13. ath.fhot>c.\ia°''i-'] P o/». >-. — j'J. ante nh> A «c?^. >iTrh. — ib. >in«ef] A
hnm-f. — ib. h,i,nii] P hAH-fi; A Aiin. — /6. n^m-c^ i ii>.t> : nvi'iA i nu/»-] P o/». —
l'Ä. V7AYW- = h^iHllV] P «Dh-yAln^.
combat. » Le peuple fut encourage par les paroles de Hezqeyäs, roi de
Yehoudä. "Ensuite Senakerem, roi des 'Asoräwiyän, envoya ses serviteurs
contre Iyarousälem, tandis que lui-meme et son armee assiegeaient la ville
de Lakis. II envoya (des messagers) ä Hezqeyäs, roi de Yehoudä, et ä tout
le peuple de Yehoudä qui se trouvait ä 'Iyarousälem, en disant : « l0Ainsi
dit Senakerem, roi des 'Asoräwiyän : En qui mettez-vous votre confiance
pour demeurer dans les fortifications de 'Iyarousälem? " Est-ce que Hezqeyäs
ne vous trompe pas pour vous livrer ä la mort, ä la faim et ä la soif, en
disant : Le Seigneur, * votre Dieu, peut vous sauver de la main de Senakerem, * p
roi des 'Asoräwiyän? l2N'est-ce pas cet Hezqeyäs qui a detruit les autels et
les hauts-lieux et a parle au peuple de Yehoudä et aux habitants de 'Iyarou-
sälem, en disant d'adorer devant (l'autel de) la maison du Seigneur et d'y
brüler de l'encens? ,:iNe savez-vous pas ce que j'ai fait moi-meme et ce que
mes peres ont fait ä tous les peuples des (autres) pays? (Ne savez-vous pas)
que les dieux des peuples de toute la terre n'ont pas pu par (Ieur) puissance
104 V a.
742 LES PARALIPOMENES. [222]
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H ■ JP.-HA i IHrt-fchi* i h«»ti .■ nhtm .- K«7AJfj/- i fcAiffl ■ rzi: ■ KfS&fr 1
AHn.ir<»o- i h9°WPS ' h°7«>- • Ä.JJM7 '• fc0°Ah •' fVHtyA ■ Ann i hju* •
h9°h?~a>-? :•• 18<däca ■ non.?. s +a •■ nvn: i 4Hi£-j&ftm. •■ a*a • Ann •■ K
m-aa.*- ■■ hf\ i «Am. •• ^.n i h£f4 ■ ^,+fl>-o»- s ho» -■ yv-ara- ■ atyzniz
14. VVto] A o/w. «o. >.•>■»■] P 07«. , A »kW*. — iä. Ail-fl] P om. — ib. >»S.a>. ■■ M»r ■•
il(A hli :) tiUA] P o/h. — j'6. h.t'VV] P hjt-JV. — Ä. >.'/">..e..v] P otk. — ib. >,£"M-rYi«»»«] P h
H.-^-rH-Wa»-. — ib. post h^V/Viö»- A «rfrf. >.5r>i.e„f. — 15. h^efuM-mm»-] A h.en/lrHi«»-. —
ib. h.jB«jn.n<n>-] A >...e.^ft.\ia'»* sie. — ib. <i»h.»,«n>-/}p] P om. — ib. J,fi«n» i h..e.iirt-] P a>h.fi.Wl^.
— /6. 7,"7A1W- I t^rt- : h.liil-ll : «DOO',"//"^] P >,"7A\1> i «utf-A- i Amn i o»>"//»"1- . — ib. hJfW]
A Yl«n« i .PÄ^V-. — l'Ä. Uhu«] A H.7.WO»-. — iJ. >,ir>,.P.«l.'f] A J.r>.tf. — 'ö. «D>,'/">,^,ir<n>.] A
fl»7»J»">i£«Cir<n»-. — '0. h.^JC"»H«n»* " h^MMo*] A ?i9"'»l\lo»- i J>..r£-'W)oi»-. — j'i. >»jr>ijco»-p] P
O/n. — 16. flJUÖfl : 1-VK.] A fl>IV7<. : tlOn. — ib. X,W.'i:.rV] P ft^'l.'l'V. — 17. hiTATl : -j.ii/.a.a >
(A t,r"\v ■■ sie y.m-h.A 0 »."/ii : .K-nA = avitha- ■■ n«n>n] I' om. — //>. Tuhmi] A Atm. —
'V'. K.J'.p,-»-] P h.^A'». — '*• AiHLi»'«'»'] P <-hnin.""ö°- *" • - - *• WVe.'i.'r] A >ii»">..e„p.
— i'o. n°7o> s h.^.p.-1'V i h?°^ti ■■ Aiifrjpfi s «"hnm s n.*»«»- = >>i'">>.e.a>-f] A o///. — 18. Aiin > k.p
<.<ja.s>"] A Aim : Uhu- i iih.f^OA.ir. — /6. ^"iicwao- ■■ mf.e:'i")Ko'>- ■. mriöo : fh.ni-i'] P ju*a
sauver leurs peuples de mes mairis ? ' ' Quel est donc parmi tous les dieux des
peuples que mes peres ont detruits celui qui a pu sauver son peuple de ma
main, (pour que vous croyiez que) votre Dieu puisse vous sauver (de mes
mains)? ,:iQue maintenant Hezqeyäs ne vous trompe pas, qu'il ne vous rende
pas confiants par de telles paroles; ne le croyez pas, car les dieux de tous
les peuples et de (tous) les royaumes n'ont pas pu sauver leurs peuples
de mes mains et de la main de mes peres. G'est pourquoi votre dieu ne
vous sauvera pas de mes mains. » "Los ofiiciers du roi des 'AsorawiyAn
parlerent encore contre le Seigneur Dieu et contre IJezqeyas, son serviteur.
,7I1 ecrivit une lettre injurieuse contre le Seigneur, Dieu de 'Esrfi'61, en
disant ainsi ä son sujet : « De meine que les dieux des peuples de la terre
n'ont pas sauv6 leurs peuples de mes mains, de meine le Dieu de Hezqeyäs
ne sauvera pas son peuple de mes mains. » '" D'une voix forte il cria en
langue hehraique vers le peuple de 'Iyarousaleui qui se tenait debout sur la
muraille, afin de l'effrayer et de Tepouvanter et de s'cmparer de 'lyarou-
10
[223] LIVRE SECOND, CHAPITRE TRENTE-DEUXIEME. 743
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llrt.fcT. : ArtVh^y k Mo»fc£»Vf • Trfil.Jfflfh.C s A,Vll4\en •• mAfcA ■ eve.<- s
Ä.M.AA,?0 = h'J°h?„ih : An<,'*l<Z.9n ■ >-M*' •' M/..^*J : <»?»'/">,£, i/'o»- •• Atf-
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104 v° b.
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A.C i mnjrT' ■ mlhirc-M: • o»j;n -■ - mMi ■ nh«» ■ in/, i A-* ■ ?.i
ll.Ainrh,C i Ortf- = Ahö?M.Ai'n*h.C i r7ni*.PA • Ybo> i J&«->5 i KA • -hOHf •
19. m-/-V7<: i *\ört] A ffll-7-n<C. — Ä. inöA] A o«. n. — ib. ante «j-n<c A add. >,jr. -
20. öjkc'V] P o/«. — 21. <di»v.(b] P atwc.O. — ib. tf-n°] P om. — ib. anmiw.-'A-] P o/n. —
ib. n-Vft.ev/-] P n^ftjßc* sie. — ib. hfli-'F.jr'i] P A^CT>< — ib- Aftsni?"] A o/w. — 22. mA>iA]
A fflAt^A»»»- : >iA. — ib. r7£<0 A ja>u<.. — ib. >,A«5.<i.'.rv] P n^"C^-v; A M<s-«e.r*. — '*■ ffl>»
?">i.e„i»'ö>»- i Mi-ivao. : >,,-hiin : y".^c] P o/m. — 23. post AV)H.>i-n,h.C A add. (lh.P<.1A,i^. —
ib. hir-Xh.] A o/w. — ib. m-MOA] A m-JAOA. — ib. All-n] A >,Ai|(l i 9°.e:C. — 24. afur'.P:
^L ■■ >i"7'V*] A n'h-T'rl:. — 25. AVJII.MIA.C] A om.
sälem. ,,JI1 parla contre le Dieu de 'Iyarousälem comme (s'il parlait) contro
les dieux des peuples de la terre qui sont l'oeuvre de la main des hommes.
""Le roi Hezqeyäs et le prophete 'Isäyyäs, fils de 'Arnos, prierent au sujet
■de cette injure et crierent vers le ciel. 2lLe Seigneur envoya son ange (qui)
«xtermina tous les hommes vaillants et les guerriers ainsi que tous les chefs
•et omeiers de l'armee du roi des 'Asoräwiyän. (Celui-ci) s'en retourna
•et rentra daus son pays couvert de honte. II arriva ä la maison de son dieu.
Ses fils, issus de ses reins, firent perir Sanäkerem par l'epee. ""Le Seigneur
<lelivra Hezqeyäs et les habitants de 'Iyarousälem de la main de Sanäkerem,
roi des 'Asoräwiyän, et de la main de tous les peuples de la terre; * il leur * p,
tlonna la paix ä toutes leurs frontieres. 2:! On apporta beaueoup d'ofirandes
au Seigneur et on apporta beaueoup de presents ä Hezqeyäs, roi de Yehoudä.
II fut exalte et devint glorieux aux yeux de tous les peuples. "'Apres ces
jours Hezqeyäs tomba mortellement malade; il pria le Seigneur (qui) l'exauca
et lui donna un signe. 25 Hezqeyäs, roi de Yehoudä, ne recompensa pas le
.Seigneur en raison de ce que le Seigneur avait fait pour lui, mais son coeur
744 LES PARALIPOMENES. [224]
An- ■■ eoaoKh ■■ AÖA.U- : ot>4»ia"P'1- : a>AW-A- i f,o-fi ■ (0h^?^fiA.9° «
'}£"<• ■■ Uf s fl»Ä«»»Ä*h • oo^wf^ ' <\bh>\Vo*>' : n«D'P0A.U- s AAti^ft «
27ö»hT i AdiiityA ■ -nöA : arti'nc •• •nn-'V • ££-4£ ■ aitfi? ■ A-* •■ ^m-n-i- •■
ö»c4* s fl>-n<-c » aHmm-m- « d-}«p"- ■ hn-c » m-niM •• *»£<» ■ a»0o7<M-+ ■ TP 5
f •* rh*A ■- a>-y*p?'l' ■■ non<h-Ta*- ■•• >sfl>fcU7Y.fc ■• AXhA ■ mAnfs? ■ atAmp.'i .-
attxhöWl' ■■ w-JA » Atf-A- • MM ■• (ottO^ ■ l\a»6*ti?. " 29tDhV1-i: ■ hh ■ rhVÄ '
A»-|: : (DT^-I- -• W9° •■ fflmA, : «ntM •■ htioo -. mW i "hlti.yi-ttth.C • T<M' • -n
H--V : AXrtft « "fflfo-hl.-rt s A"H*,?ft ■ 00*» > "° ^H •• al? ■ Wi > H^fflöh »
AflA I (DhC^Po0' « «•»'WA • ^/ft^ : 0«b?IA : ftfl~fl ' «*I^ ■ Wl" :! " «0+ÄC 1(>
rii •• lÜiTf^JPA s nW-A* •' H*M1<! « fflh^U-fc : AA..*V ■ »«»ATih'l- i ?iA ' K9°-n»h,
<: : nn.A-7 ■ i-<o<n. ■■ -^n,o- • h«» : ^hr<- ■ a>£m£* ■ fc^-ii* •■ ^yc-h «
?»•}!• : Wfr i -S.n ■ {TRC ■ «D'IM ■■ XltijHMfaC i \\au -. $od\\£ i «Dj&CJtjS. ■
//>. ante Art- A «rfrf. n. — ib. o»4»u»«i:*] P ao&wpt. — ib. «DAtfA-] A fl»A*A i ITA-. —
26. >,9">fltt.-f ] A 0*40,1-. — Ä. fl»>.A-5r] P, A fl>>iAi. — Ä. KV<-1A-Va ■■ 9°AA.Ü- i >iA i fiR
<■ : Uf] A jßMK. : K.f<.^A,9" : 9"(lfl.lh. — Ä. fl»h,ö"»>, : <n>4>i>Mi:^ : AÖA-lFö»-] A <Dh.^?°»>i •
<\öA.troi»- s öo4»u>«i:-j-. — ib. A/hii-hefi] P o/«. — 27. «nt:* i <n-n<-C] A o»C+ ' fl>1l<-<C. —
//;. nn-n] A \in-<:. — ;6. ©irvn^t] P mflo^n«:. — //'. vpf = w.*a] A 'vr.el- • iiaa^a.
— /i. mVP^t] A m-VPf. — 28. mhU7<:>.] A om. X- — ib. fl>?A] A «DhiTA^. — iä. WAO]
A WfiAu-. — /6. 01)04-] A mno.+ l-. — J*. Ao»<!.ö.ß] A A«>»<!>iP-.u-. — 29. flxnA.] A inhmA.. -
30. 0>0>->,1;A] A flJ-M:. — ^. »7f] P ^.ß. — //». l-*iTr] A o/?2. — (ö. ao"iH\ •■ .-'vli^ i flJ«"»Tr7
A : Rtt-Il : 07^] A o»'*7A i ^<1 : A»7i. — 31. fflh"7^i] A Om. \. — ib. AA..J>>] A A,.*f+. —
/6. >iA] P om. — ib. a>.«c>i^] P atpc.h..
s'enorgueillit; (aussi) le chütiment (menaga) de venir sur lui et sur tout
Yehoudä et 'lyarousälem. 2,iHezqeyäs s'humilia de l'orgueil de son coeur
ainsi que les liabitants de 'Iyarousali'm avec lui et le chätiment ne vint pa3 sur
eux dans les jours de Hezqeyäs. -7 Hezqeyas eut richesses et tres grande
gloire. II fit pour lui des tresors d'or et d'argent, des tresors de pierres
precieuses, beaucoup d'aromates, des depöts d'armes et des vases de prix.
" (II fit aussij des villes pour le ble, pour L' traue et pour le vin, des etables et
des creches pour tout le betail et des bergeries pour les troupeaux. -:l 11 bätit
des villes pour lui-meme. II posseda beaucoup de bceufs et de moutons
(texte : chövrcs), car le Seigneur lui avait donne des biens extreniement
nombreux. 30Ce meme Hezqeyfta arreta le cours des eaux du Gihän ä sa partie
supörieure et le dirigea sous (terre) du cöt6 du sud vers la villc de Dawit.
" Hezqeyäs reussit en tout ee qu'il fit. Nöanmoins devant les ambassadeurs
des princes qui lui avaientetö envoyes du pays de Babilon pour sc renseigner
et s'informer aupres de lui du prodige qui s'etait produit sur la terre (a sou
sujet), le Seigneur l'abandonna, afinde l'eprouver et de voir ce qui etait dans
[225] L1VRE SECOND, CHAPITRE TRENTE-TROISIEME. 743
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A] A o/«. — iä. post >(l..e A «rfaf. waä ! h.VX. — 33. ante nn-nc P add. a>. — ib. /hiin] A
Ailh. — ib. post ö»>,a A add. X. — ib. Pt£<0 A .RV-fK..
XXXIII, 1 A9°Vrt.] A o/w. — 2. rhf-ft i >.AH-n] A cW-Aod- , a^hh. — 3. ö»,A>ä] A m
^^X, _ ,-J. fca>.-J£] P ^U>d. — /Ö. hfl-U- i A1I«>JPII] A All*^n i MHK — JA. Afl/iA.?"] A Ad
Ah.9». — li. AW-A-] A d*.^ö" : Jf-A-. — 5. -l-MTd] A +>i?%t. — ib. Ili?] A n«A>i,If«n»-. — 6. II
v-j^G A n-feii-. — *■ nt°5»°] A idaä : «rs^. — ä. a>jp.7-nc] A om. a>. — ib. nr't-fi]
P, A om. 11.
*=on coeur. 3-Les autres actions de Hezqeyäs et sa justice, voici qu'elles sont
V;crites Jans le livre de la prophetie du prophete 'Isäyyäs et dans le livre des
llois de 'Esrä'el et de Yehoudä. 33 Hezqeyäs s'endormit avec ses peres; on
4'ensevelit dans un Heu eleve (parmi) les tombeaux des fils de'Däwit; tout
le peuple de Yehoudä ainsi que les habitants de 'Iyarousälem l'ensevelirent
■avec gloire et avec honneur. Menäse, son fds, regna apres lui.
XXXIII, 'Menäse etait äge de douze ans, lorsquon le fit roi. II regna
cinquante-cinq ans ä 'Iyarousälem. 2I1 fit le mal devant le Seigneur Selon
iuutes les impuretes des peuples que le Seigneur avait extermines devant
la face des enfants de 'Esrä'el. Ml se detourna (du Seigneur); il fit rebätir les
liauts-lieux que Hezqeyäs, son pere, avait detruits; il dressa des images aux
ßa'alim; il fit des bois (sacres) ; il adora tous les signes du ciel et leur rendit
un culte. ''II fit bätir des autels aux idoles dans la maison du Seigneur, lä
-oii le Seigneur avait dit : « Que mon nom soit ä 'Iyarousälem pour toujours. »
1 II fit bätir des autels ä tous les signes du ciel dans les deux parvis de la
maison du Seigneur. ° Lui-meme fit passer ses fils par le feu devant les idoles
-au pays de Banom; il s'adonna aux pratiques des magiciens, des devins et des
PATR. OR. — T. XXIII. — F. 4. 48
105 r° a.
746 LES PARALIPOMENES. [226]
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P «Drtnn. — Ä. «•flK.KyMWr*] A om. a>. — ib. >,fi^)hA] A .ßfi/ih.A. — &. ^i*»jair] A >ift.
9«», _ 8. VJC ■ hTTMlMtAl A o;«. MC ' >i?°. — *■ AMIO«»-] A /IMIt'iro»-. — j*. fl>
n^i+n] A o/w. ft. — ib. post >,«» A add. t\. — ib. a>4-Mi-iir] A w*Mi«*f. — 9. f->^<-] A
g^^l^.^ — iJ. >,y"7jtöo.] A >^5'"4•.e.•ö,, s 78<n>-. — ib. >.fi//i.A] A JS)l^>h>A. — 11. 'V.RA' ! A"**
I»»] A rijEA > »•>>■»'. — ib. hPi-V.rH P ft^'C^Tr. — 12. 19. : A>.1lt>.'n<h.n] A 7* : VW*
■n<h.c.
ventriloques; il fit des incantations et il fit pleinement le mal devant le
Seigneur, au point de l'irriter. 'Il plaga des images sculptees et (des statues)
fondues dans la maison du Seigneur, lä oü le Seigneur avait dit ä Dawit et
ä Salomon, son fils : « Dans cette maison et ä 'lyarousälem (que) j'ai choisi.-
parmi toutes les tribus de 'Esrä'el j'etablirai la mon nom a jamais. "Je ne
ferai plus bouger le pied de 'Esra'el de ce pays que j'ai donne ä vos peres, ä
condition qu'ils observent et accomplissent tout ce que je leur ai commandc,
comme il est ^crit dans ma loi, dans mes commandements et dans mes pre-
ceptes qui (ont ete donnes) par l'intermediaire de Mouse. » "Menase egara
le peuple de Yehoudä et tous les habitants de 'lyarousälem, afin qu'ils fassnit
le mal bien plus que tous les peuples que le Seigneur avait terrasses devant
* '•■ la face des enfanls de 'Esrä'el. ,0Le Seigneur parla * ä Menase et ä son peuple,
mais ils ne l'ecouterent pas. " Le Seigneur fit venir contre eux les cbefs
de l'armee du roi des 'Asorawiyän. 11s prirent Menasö, l'enchatnerent de
chaiiK's dr fer et l'emmenerent au pays de liabilon. ,JLorsqu'il fut (ainsi)
afflige, il chercha la face du Seigneur, son Dien, et il s'luunilia extreme-
l»
[227] LIVRE SECOND, CIIAP1TRE TRENTE-TROISIEMR. 747
9° ■ mtaiio»- ■• Ahn«ev ■ Ahne/?0 •• ©a^aa* ■■ <DA^d#n « ö>awa« > <r-<z.
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-fl i JiA : Khttib ■ Ah « hA i -hOTfp : -JA* : H.Ä? : H^«T?i » TiA"» « hllAYl- s
?6. ix] A ow. — 13. VM» < .ßiM] A Tr7Y". — ib. •Pip-f-'] P .<M.p-r sie. — «5. m<.y°] P, A
°H.ao. — ib. Htf-A-] P fltf-A-. — ZA. fl>*7<.?"] A Offi. fl>. — /6. <n>4»u>^:^Yi] A <n>4>i»"i:l' « »»Ir^ri.
— ib. ■V'A'fe] P, A -VAt s/c. — /ö. ante "ZUA A arfrf. A. — ib. fl»«n»fil,B7jB'P] A ö"fitö«'jeT.
— (ö H7flCt'] A tlincYi.
ment devant la face du Seigneur, Dieu de ses peres. ''Menäse, fils de
Hezqeyäs, roi de Yehoudä, pria et dit ainsi :
« 0 Seigneur, dominateur du monde entier,
Dieu de nos peres 'Abrehäm, Yeshaq et Yä'qob,
et de toute la semence (texte : le fruit) des justes,
Toi qui as fait le ciel et la terre
avec tout leur monde,
Toi qui as contenu (texte : reprimande) la mer par le verbe de ton
commandement,
qui as ferrae les abinies et (les) as scelles
par ton nom terrible et glorieux,
Toi devant la puissance de qui tout tremble et cliancelle,
car la grandeur de ta gloire n'a pas de limites
et ton chätiment sur les pecheurs est terrible,
Toi dont la promesse de pardon est sans nombre et sans mesure,
car tu es le seul Seigneur tres haut,
misericordieux, eloigne de la colere, plein de clemence
et (pret ä) t'incliner vers les peches des enfants des hommes,
Maintenant, 6 Seigneur, Dieu des justes,
ce n'est pas pour le juste que tu as fait la penitence,
ce n'est pas pour 'Abrehäm, pour Yeshaq et pour Yä'qob
qui n'ont pas peche contre toi;
* p,
105 v° a.
105 v" a
748 LES PARAL1POMENES. [228]
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^H, : fflOVfA- : «w"PliA ■ r"hJ?,CD-lf : ?,A<7D : h..Ph » j?.rt,n,h. i tf-fr ■ 'W '■ A"7
ib. 7.9"-/»A<fe] P J.rYA')'-- sie; A J.y-VA'fc sie. — ib. ->m.>,*f] A pnfrr sie. — ib. RA
<•»*] P £An»fr sie. — ib. >,-/.<;>ö.S.] P Wt.-P0<i. sie. — ib. hfi^i.i-] P >>fl,V'- sie. — ib. mmiv.]
A mmm.. — ib. <D,hTi- = n<n>o->n] A «»>oin = omi»-. — ?7>. mhmn] A o/«. m. — i'ö. i"/i»a>.]
A /i»>vrt>. s/f. — z£. -»-"/üaIl] A )-i»'VAV. v/r. — ib. flih.i-,K).|.rti] A iDh.>>fl+Al: sie. -
ib. Ina»'] A om. — ib. M>] A >>.»>>. — id. .fAm->] P.p.Am^ sie. — ib. ft,-f-] P o/n.
Ainsi tourne-toi vers ma penitence (et vers moi) pecheur,
car j'ai commis des peches plus (nombreux) que tous [texte : le
noinbre) (les grains de) sable de la mer
et mes fautes sont (sans) nombre.
Je ne suis pas digne de lever (les yeux) et de regarder la hauteur du
ciel ä cause de la multitude de mes peches.
Je suis accable de chaiues de fer
au point de (ne pouvoir) etendre mon soulHe ä cause de nies peches;
ainsi je n'ai pas de repos,
Car j'ai excite ta colere,
et j'ai fait le mal devant toi,
en m'attachant aux choses vaines
et en multipliant ce qui n'ctait pas bon pour moi.
Maintenant j'adore sur les genoux de mon coeur,
en implorant ta misericorde.
J'ai peche, ö Seigneur, j'ai peche;
je confesse mes fautes;
je (te) supplie et je t'implore,
r. * aic pitie de moi, ö Seigneur, aie pitie de moi.
Ne me livre pas ä mes peches,
ne retiens pas ma malice a jamais
et ne me punis pas dans les profondeurs de la terre,
[229] L1VRE SECOND, CHAPITRE TRENTE-TROISIEME. 743
„e-1- ■•• r»Ah • fi-fl** : A'JAfT i h°Vi •• atf>(\ • CM • Mtt.K'aAt.C = 11»»:^
<h ■ 9°vrt, ■• >x90h\\? • rid',- 1 imii ■■ nÄ.w*ff* « >»«,\ThAv ■ hi\i.hn(h.c »
ffiA«/"/» i ÄA-f- i fli-fu-TS» • ,+A i MAI-- • fli"7.rn ■• aW ' h.V^tlM° • Ml
J-I-- • Ä1VÄ •■ fc<^+ '• h9°0l£ ■ W' ■ hVh •• ?i"»'J7A ■ rVy.7 •• fcfttl ■■ ao-i
7A : fcfl-11 s ««.AT • aih'il ■ ha-?. •■ M+Ä" « ht\h < «»>»> ■• H/VdA?» : im/.
A*fl4 -£ftfll. • M-A ■■ fflfcAoA : ££'4-£ « fl>"i»» ■ »»A?i*W- .- -^'.A ■ fltf-A-
fcU7-C ■ X-ffl.«,"'!- : n.ftU -S :: ' 0>J»flW>J» ' Ä"7Ah+ ■• Hl.C ■• fl>*7Afc" « Jl^lU*
io ?i«?i!.^nrh,c ■ öJW-A- ■ OT/"<pfli. j Hhr-h>Ä • nfl»-ftf- ■ n.+ ■• Trfii.Jwwii.c
cDflA.f <-AA.{r : mfcT-fc ■ ?»^H7f: " UiaihM'tM ■ tn>r"Pöt •■ Ahlll./Ynrh.C
/'&. aniwr?'] A mi-immr. — t'6. to>"Aln] P, A WAti. — 14. >,-»*] P /hVK. — ib. WP1-]
A h«.-r. — üft. ante n»lV A fl^'i. -,£». — ib. >ifih : m>V7rt] A sn^HV i AIP-» ■■ <n»V7A. —
/7>. «»,•>•>] P o/n. w. — ib. >iW£ i W<i>jv] P W+x •• hto-R. — ib. ante J,tiln A ar/d. o». —
ib. <i»,AdA] P ./>/,Aiin-. — ib. ntf-A-] A fl»VfA-. — ib. MJ7-C] A M>7<C. — ib. »«0.9*] A «mV
+. — ift. n.eiM] A A.e.iM. — 15. h*,,ti>x] A haw». — ?'*. n«>-nt] A n«»n> sie. — ib. müh.
r<.ll\,r'1 A om. a». — ib. mhvhl A o/n. ta. — 16. o».ntft>f] A athi»w. — ib. aoft'b-l- > l\\
~m.\-nth,c] A n.t ■■ r'r'Vi •■ WH.vn<h.c.
car tu es, 6 Seigneur, le Dieu des repentants.
Ta bonte se montrera sur moi
et dans mon indignite
tu me sauveras par la grandeur de ta misericorde.
Je te louerai en tout temps
et tous les jours de rna vie,
car toute la vertu des eieux te glorifie.
Gloire ä toi ä jamais. Amen.
Lorsque le Seigneur vit que Menase se repentait de la malice des actes
qu'il avait faits dans son ignorance, il (lui) pardonna, ecouta sa priere,
exauca les paroles de sa demande et le ramena ä 'Iyarousälem dans son
royaume, comme il etait (auparavant). Menase connut que le Seigneur est
Dieu. Le Seigneur se rejouit de ce que Menäs<'' s'etait repenti. l4Ensuite
(Menase) fit bätir la muraille (qui est) hors de la ville de Däwit depuis le
sud-(ouest) jusqu'au sud de la vallee, prolongea l'enceinte (depuis) la porte
(des Poissons) jusqu'au lieu qu'on appelle dans la laugue hebraique 'Oflä et
(l')eleva tres haut. 11 mit des chefs militaires dans toutes les villes fortifiees
de Yehoudä. ,5I1 fit disparaitre les dieux (des peuples) etrangers, les idoles
de la maison du Seigneur et tous les autels qu'il avait fait batir dans la
maisou du Seigneur, ä 'lyarousälem et hors de la ville. ,0I1 repara l'autel du
Seigneur sur lequel il ofirit des sacrifices de paix et d'aetions de gräces. II
750 LES PARAL1POMENES. [230]
(DfO '. /\ÖA.Ifö°- •■ OB/M«P0+ ■ «oJMJtf- : (Dil-flAx^ :: 0)^(1» •' A/hUfl S £lj.j; :
\\tm t J?,-V4.jp : Ah°»I.Vnrh,C J hJ>°Ah " fcft/ >„ A « 1T (DflÄrtti » AlMl ! «»A
öAi- s h(D-1C •■ MAm. : P0TV- s '8 0»?iA : -f-Ci- > ,*A'I* s ?°VA, s 0>ÄA«"fc •■ HÄ
ap : -w i hii^rn^c i ö».*a • in.^1- • *a .■ jbttw ■ nA«» ■ hitu-ndi.
105 v'b. C ' ?*9"Ah : MMt*& I ' >P-Ö«»- : 4.(1 I ,*A+ : ÄA-f" : HAU" ■ fl»*nh»o 1 rtr/1 I
fc-JH.Vflrh.C •' ÄA--f- : ffltf"A» s MIAU* -• <Dtf-A» : "MIC I tD(n>U*?'\' s hü " AdA.
lfö°- ■■ fc^VÄ s hO-*?^ ■■ tDh^ao : (lUf : hliVoo > ffl^AC > IfTrfflA 1 £-><*»?
t • -in i hrm.h-ttth.c •■ su-, •■ ä-a<p ■ n.+A+ > >n.^* « 2n0js°«»> •■ j^a, • 9°h
nA.e<.AA,9° :: --ffli-n^ ■ mu+ ■■ n4»£-«» ■ Mii.^-nrh.c ■ nh»» • w<: ■ yv
n, ■■ fcn-u- •• fflAw-A- •■ ä9°aa •■ Hin*; ■• hn-u- •• vo •■ j»t"* s o»++'>e s A-fl»- •■••
S3fl»Ä.^JlMi+ i ChA • lM»Jt«*» : h*?lUk-fl<ii>C i nti«*» ■ hfahi- • ?°va i Mi-
U- : hA»» : hf»? : 01 A4- i Ml*lf*1l i 'Vrtl.M' S fl*.^«» : h*?H.Ji'fl,h,C ■'■ "ffl
•^/"h- : AöA,U" ■ h^-nC-tlh « ©t-f-AP* •' fl0>-A'f" • fl,-> « * :i ID++A?*«»* s ?i
JA. AftA.ir«n>.] A AÖA.O-. — 17. ii«i,7,-/:n : /hlHl] A mOA* s AlHlfl. — «Ä. ante «n>AöAt A
flfifr/. 'V^.U'ö»'. — j'i. DAffl.] A ö»!. — Ü6. pOSt F0TV- A «(/^. «L.^4.Ä ' >i'/">i"/H.>.-n«h,C s >!?"'>»>»»■.
— 18. HXAP] A >iT-t : (om. XAf). — i'ft. ffl*rt] A <D."M1\ — 19. XA»t] A OW. — IÄ. fl>nil<n)]
A om n. — i'A. mtf-A»] A n>nw-A-. — /6. i-fic] A ^"inc. — /Ä. AßA-tro»-] A n«»«>-. — /6. >•;»>>«]
A a>ä. — /ä. n.<M-i-] A n.'j'A. — 20. 9"va.] P om. — //). nr/t > n,*] A no7<.. — ib. >,'/°v]
P, A df». — 21. «a»g] A V\{. : mHAh,*. — //?. Vi»-»] P, A h-P»». — ib. me] A om. a>.
— ib. «*«n»t] A °/<n>^-. — 22. ante >,n-tf- A add. r"fii.. — ib. h'P'V] P M"*. — 23. n'>.ta"]
A om. n. — /'6. M»Tr] P J.f°».
ordonna au peuple de Yehoudä de servir le Seigneur, Dieu de Esra .1.
" Toutefois le peuple continua ä brüler de l'encens sur les hauts-lieux. I8 Les
autres actions de Menäse, (les paroles de) la priere qu'il adressa au Seigneur
et les paroles que les prophetes lui dirent au nom du Seigneur, Dieu de
* P, 'Esra'el, "voici qu'elles sont (ajoutees) au recit de sa priere. * La facon dont
105 V b. , „ . . , i , -i i •
le seigneur exauca sa priere, tous ses peches, toutes ses actions, les endroits
sur lesquels il fit bAtir des hauts-lieux et oü il mit les bois (sacres) et les
images sculptees avant de se convertir au Seigneur, voici que (tout cela) est
ecrit dans les paroles des prophetes. -"Menäse s'endormit avec ses peres et
fut enseveli dans le jardin de son palais. 'Amon, son fils, regna apres lui.
'-' 'Amon ctait äg& de vingl-deux ans, quand on le fit roi. 11 regna deux ans
ä 'lyarousälrm. "II fit le mal dcvant le Seigneur comme avait fait Menasd, son
pere. 'Amon sacrifia ä toutes les idoles que son pere avait faites et les servit.
"II ne s'humilia pas devant le Seigneur comme (s')etait humilie MenAsö,
son pere, car 'Amon, son fils, multiplia les pöehes devant le Seigneur. =l Ses
serviteurs s'insurgerent contre lui et le tuerent dans (son) palais. " Le peuple
10
106 r° a.
[231] LIVRE SECOND, CHAPITRE TRENTE-QUATRIKMK. 751
AHI1 i 9°Ü:C ■■ AfcA i -/ '}/»'h. • A<>A « Yb/» » hf") " ö»*i'»/MJp » h^m •
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*hlW-fcir«"»-£s hfl>-0f ■■ n*»M* ■ otAjJAI- i 'Tf'P'i-hirao- :: fDK7Ä-rhö°-
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a>V\'$'h,V • memtlS-fr • ?»A • hiO-P-ao- a (Dh'iihti « hbfoo •■ aJ9°f>"Part*
25. *,?-•»] P, A h<P*.
XXXIV, 1. ante Yi'CV* A «<W. w. — ib. rt"?*.*] A rt«»iri:. — ib. «'Mim/.'] A a»i»"\'» : hAI".
— 3. fflilirii] P o>nn?"Tr s/e. — ?'£. mafh-bi.] A o/«. 5-, — ib. «y«L : ^»"V] A Arv = ^-S.. —
Ä. mil .'«>(;] A mttOr'C. •■ wVlAh,. — ib. .PTrÄ-A] A ^TtävI.. — ib. mrth.fi.OA.i'0] A flJrth.F<-A.9"
sie. — 4. nhA.?"] P (lh.ft.1T. — ib <Dh"Mlm>] P <d>,»JHö«>- s/'c. — /6. post h9°*h A fidd. fi-fll'.
— ib. vw] P vvä«c s/c ■. — ib. oo;P-t\£. : >,a] a «».•».■n^irtf». .• A>.ft. — 5. nuv-fcir«»-}'.] A o/».
X- — ib. ante o»aöA+ A «fifa?. n. — ifi. 9"r»<P-rt\ra<f~\ A ?™/'"'P'\.Wö»-. — /6. fl>Ah.p<^A>?"]
A o/n. ft. — 6. h,v^9°2 P Ji^A?". — ib. AnronTt] A <d*ius'1-. — 7. ©^/»"p^t] A ««»»/»"PAti.
du pays tua ceux qui s'etaient insurges contre le roi 'Amon. Le peuple du
pays fit roi 'Iyosyäs, son fils, apres lui.
XXXIV, ' 'Iyosyäs etait äge de huit ans, quand on le fit roi. II regna
trente-et-un ans k 'Iyarousälem. 2I1 marcha dans la voie droite devant le
Seigneur et marcha dans les voies de Däwit, son pere, sans se detourner ni
a droite ni ä gauche. 3La huitieme annee de son regne, alors qu'il etait
encore adolescent, il commenga ä chercher le Seigneur, Dieu de Däwit, son
pere. La douzieme annee de son regne il commenca k purifier Yehoudä et
'Iyarousälem des hauts-lieux, des bois (sacres) et des images en fönte. A II
detruisit les autels des Ba'alim (qui etaient) devant lui et les hauts-lieux qui
etaient au-dessus d'eux; il fit couper les bois (saeräs); il brisa les images
sculptees, mit en pieces les images (fondues) et les jeta devant les tombeaux
de ceux qui leur avaient sacrifie. 3 Quant aux os * de leurs pretres, il (les) brüla * P»
dans le feu sur leurs autels. II purifia Yehoudä, 'Iyarousälem, cles villes de
'Efrem et de Menäse, les villes de Sem'on et de Neftälem et les lieux
environnants. 7I1 detruisit les bois (sacres) et les autels; il brisa et mit en
752 LES PARALIPOMENES. [232]
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/£. w>i?,*oAi] P o;«. — /7>. nnc«1»-] P fifl<c. — '6- (B+T+fnoo-] p o/«. — //». mtf-n» s >!<**•*?
4] P (Dhat-nc. — ib. h"iX<h •■ m] P om. — ib. >ifi^h,A] A ,e.ti£h.A. — 8. wn.TfflS] A «WO/"**
C ■■ fflOy-V. — ''*. hTr»A1-] A JiTr»/».. — IÄ. i>fl>] A i.'i'P. — ib. AftVV] P om. A; A «oft^-y.
— ib. A.A-S] 'A rt.A^. — ib. fflAh.f->.A] A mAh.r-hm. — ib. h.v>iimi] A f-hmi i ö»hyic. —
/7». ante xaä, A add. mwv. — ib. .pjv'VO-] A ^ATrX.. — Ä. hy-Ah] A >iin>Ali i v/r ilhiroo.. — .
9. h.A*^A] A •fcA^.en. — //>. ömdüH}»'] P tnmoflov. — ib. A^T'C^'V] A luvaffi. — ib. >iTr|Q
A >iA. — ib. >,v*x] P >.T+*: A h^+X. — ib. (W^v-] A >!?">.£. — ■'*. A?°TA.] A om. A. —
ib. o>>,a3 A w^irw-A»«»- . >,A. — ib. ?iy">,fi^.>i.A] A JiS'-.e.f^h.A. — i'A. f>.e:<.] A jeviK..
— 10. <do»üi1}p] A wink — i'S. o»-nt i MLir«»-] A (1>iä. — ib. A>%A] A >iA. — ib. fl.t] P
o/». — ib. mmo-ÜP] A axDO-njPat»-. — ib. t\M-~\ P ow. a. — ib. m.cx-'Vß-] P m^X'VO'. —
ib. post m^JVVO- A add. ft.1- > 7tlii.h'fl<h>C = maw-iWoo-. — 11. fl»A>£4»^] A ow. at. —
ib. ante Yn»» A add. w.
pieces les images; il purifia et detruisit tous les hauts-lieux du pays de
'Esrä'el et revint ä 'Iyarousälem. 8 La dix-huitieme annee de son regne, apres
avoir fini de purifier le pays et la maison royale, il envoya Safen, fds de
SeldA, Mäsyäs, gouverneur de la ville, et 'lyo'as, fils de 'Iyo'akez, son
secretaire, afin de reparer la maison du Seigneur, son Dieu. " Ils arriverent
aupres de Kilqeyäs, le grand-pretre, et ils lui donnerent l'argent qu'on avait
offert pour la maison du Seigneur et que les levites qui gardaient les portes
avaient recueilli de la main de Menftse, de ;fifrem, des princes, de (tout) le
reste de Esra'el, des enfants de Yehouda et de Bcnyam et des habitants de
'Iyarousälem. '"Ils le remirent entre les mains de ceux qui faisaient l'ouvrage
de la maison du Seigneur et de ceux qui etaient preposes aux travaux dans
la maison du Seigneur; ils le remirent ä ceux qui exöcutaient (les travaux) de
la maison du Seigneur aün de (la) restaurer et de (la) consolider, "ainsi
qu'aux macons et aux cliarpentiers afin d'achet.er des pierres de taille et
des bois pour la toiture (des bätiments) du temple que les rois de Yehouda
[233] LIVRE SECOND, CHAPITRE TRENTE-QUATRIEME. 753
dAfli» n,r » ?.a • ^^r/lA• • w+ • fM-% ••• '" foö?.ai ■■ aouf.r"n ■ ■*«» •■
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h s ka i £7-n<- i in/. ■ n,i- « hm.Yx-a.h.c « " ©Anhi" » A-n<-r: ■ h-mim »
/'6. post n,fr A rtrfrf. o>Art<i«Rt : Mlft. — 12. mbg.a> •■ <n>»_e,j»»v>] P <nö.e.a>- j «»UjRjrw. —
/'ö. '»öA.u'm»-] P ^ört = 1-nc. — ib. ,e.ah:i-2 A ja*\.*. — #. «»0-ri.s.^ft] A wh-n^.^fi. — ib. post
«Dittic^n A a^rf. ann>m\9". — ib. ^>^^] A 4'ai:i-. — ib. Av+.e-] P oin. a; A n«}.*.^. — ib. a,
*P«e] A rt,'P<l>•^,'• — ib. Ani:] A Anm.. — ib. mroc] A <d?"i)-<.. — ib. post (IäV»A A add.
n-nwit. — 13. wiiia^] A xmc*. — j*. ?nc] A °?-nc. — «'*. »xai^] a nj>,?»A.'P<B-rv ! x^i
*^. — ib. monV.'yv*] A fliaovi.'VTr-/-. — ib. hTr+w] A JiS'*». — 14. mWll] A o/h. a>. — ib. p
©*>h] A ,fcfl»6>i.. — /7>. o»->,1-] A m-M:. — JA. ffl-lK.^] P, A rt»-n<.c. — Ä. ll.Afr.rfl] A •ftAfr^fl.
— 15. ti.Afr.pn] A -fiAfr^n. — /6. mn] A ow. — /6. x^.] A ä/Jiä,. — ?'ä. n.Afr^n] P aha*
fti; A *Afrn sie. — ib. ante *iU"V P arfrf. m. — ib. ai->,+] A <i>->.1-. — 16. mM\b ■■ A*Tr ■•
«D-^t] P O/H. — /'i. «DYiöll i tWJf] A n»tV7C s »tön. — /ö. ,*A : ATrl/"] A A-»V-/»" i ,+A.
— ib. n>ije„(r<n>. : A>i*7iic-fcYi : >.a : fiTtH. s °/-fi4] P cm. — ib. ante n.t P «^rf. A. —
17. A-IK-C] A AfflCfr.
avaient detruits. ,2II etablit des hommes fideles pour (l'ex^cution) des travaux
et leur preposa comme inspecteurs Ye'et et 'Abdiyäs, levites, des fds de
Möräri et Zakaryäs des füs de Qä'ät pour la surveillance. Chacuu de (ces)
levites etait habile et experimente ä (jouer) des instrumenta {texte : cymbales).
,3Sur les porteurs et sur tous les ouvriers qui vaquaient ä leur travail
respectif etaient des scribes, des commissaires et des portiers. M Pendant
qu'on retirait Tor et l'argent quon avait ofTerts en don ä la maison du
Seigneur, Kilqeyäs, le pretre, trouva le livre de la Loi du Seigneur qui (avait
ete donnee) par l'intermediaire de Mouse. ,äKilqeyäs, le pretre, s'adressa
et * dit ä Safen, le scribe : « Nous avons trouve le livre de la Loi dans la 10* PJ.
maison du Seigneur. » Kilqeyäs, le pretre, le remit lui-meme ä Safen.
10 Safen porta ce livre au roi. Ln outre, il rendit compte au roi, en disant :
« (On a remis) tout Tor et l'argent (olfert) en don entre les mains de tes
serviteurs qui fönt les travaux de la maison du Seigneur. ,7On a fondu
l'argent qui a ete trouve dans la maison du Seigneur et on l'a remis entre les
754 LES PARALIPOMENES. [234]
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ÄA.C i 0*n.J- •■ "HiHll : 0>£M:i. •• -l'TifrC i m-M- •■ A.f4-AA.y° i <D*A+ :
ib. «xno-fijPöi».] P om. — ib. m&k = '»•fit : "iiRV.irwl P o//z. — 18. nw] P hwv. —
ib. o»»<hi : ,W] P om. — ib. n.A<>.pfi] P n.A*.r. — ib. mv/dfi] A h"WIP. — //>. (»«•>]
P nw; A O'iJ'V. — /6. ah\f -. m>xM.~\ a iiid-m i €n>K^v. — ib. ntnal A m-dun i nn.t >
V7H.M1A.C — 1"- ,+A > '"h*?] P o//i. — 20. AMi..*?" i a>AUA4>,fil] A AKA+f : (primitivement
AllA^'^n i) o»AMl..*y " i»A£ i (|¥T>. — ib. «urtOD^Tr] P <w». A. — ib. r'AMfii^ A 9"AH^fl.
— /6. wAfiVTr] P mAfiVV. — ib. <nA7,ri7>..e] P om. a>\ A fl>Ahrt.7...p. — 21. ,».<.] A /h-f.. -
//'. >i?">ifu.7i,A] A >i?,'jf.n<!-h>A. — //'. Ofl.e] A on.e. — «6 ante iöa.> A ««'rf. n. — ib. .*
A : MH.MIA.C i >J»n i .i'.ld*. : tf-A». — /A. m-M] A o/«. — 22. n.A'1-.fn] P luAru^fi.
ib. post n»,A A «(M. i. — ü'ä. aa-sv] A >.A^Tr. — //'. >n..e*] P >IH-. — iä. aa-a./"] A aa.a
iT. /?7. A**<{.] A A^t-V^. — /'6. WAS- : A7.A.C] P 0/77. — ib. 0.*tt.t ' ^>ilHl] A °k*n, > >»A
oa. — ib. i-väc] A ^>-ric.
mains des inspecteurs et entre les mains de ceux qui fönt les travaux de la
maison du Seigneur. » l8Safen, le scribe, annonga (cette nouvelle) au roi
'Iyosyäs, en disant : & Kilqeyas, le pretre, m'a donne le livre de la Loi. »
Safen lut devant le roi ce livre que (Kilqeyas) avait trouvö. '"Lorsque le
roi entendit les paroles de la Loi, il dechira ses vötements. 20Le roi donna
des ordres k 'Akiqäm, ä Kilqeyas, ä 'Abdon, iils de MelkiyAs, ä Safen, le
scribe et ä 'As'iya, son serviteur, en disant : '■' « Allez donc consulter le
Seigneur pour moi et pour tous ceux qui restent de 'Esrä'öl et de Yehouda au
sujet des paroles du livre qui a ete" trouve, car la grande colere du Seigneur
est enllammee sur nous, parce que nos peres n'ont pas ecoute les paroles du
Seigneur pour accomplir tout ce (jui est ecrit dans ce livre. » "Kilqeyas et
ceux que le roi avait designea allerent trouver la prophetesse Ilaldan, femine de
Soulßm, fds de Touqoure, fds de 'Äser, gardienne des commandements; eile
habitait lyarousAlem au lieu appele « seconde partie » (MasanA'i) (de la
10
* p,
106 v" a.
[235] LIVRE SECOND, CHAPITRE TRENTE-QUATRIEME. 755
onli'i i K'J'I- ■• ft°7 a «mrtVA. : m-MlCP i Hl/A» » 0»-ft'|' i Aflo"»" » -'ffl'liLA»
ei»- : h«»ii • j?.n, ! hi\\.i\-nth.c ■• hvih ■■ hA<s-A.A ■■ iny ■ A-nfcA. ■ ri<o
mhoD- : ^n,e • "höo-H .- ^.n, ■ hiii.vnrh.c •■ ?«■ ■ h0»xrA • iWhst •■ aaa
«ITUi i aoiYi ■ fl'AWA- : *M'l" ■■ ?»A i ÄJi.<f.;I* « OWH 'II » »»Ä7h¥ ' H+ill
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«>M3r s rt°7Ab-h • j&n, • hin.vnrh,c « m<d«tij- » hoc^h • -vn ■■ fcn«Rh
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Ä. »»rtVh.] A raftTh.. — i&. pOSt m-rT7CP A flöW. HTr1\ — ib. IllJA» •• fl>-fl|- •■ APo»-] A
O/«. — 23. hy-ttl : },^!„A : (A je,fU-h,A)] P Offl. — 24. nonll] A ow. n. — ib. X,an»>,] A
>,«i>»h. — /Ä. fflrth^fr : *^^] A «D^ÖA : >>A : .ft>-fl<. : ty-ft° : *'»■/■. — ib. W-fltll] A «D-M' > H"t
.s/r. — 25. a»>.e>] P «».p.a. — i"4. 11'V-1:] A M-t. — //>. o»w.jB#nv>i] A fl>K.>mv>i. — 2(J. post
.p.u-S] A rtrfä?. i. — ib. -nao -. ^ff»y . ftV7H.MlW>,c] Poffl. — //). Tr-jc?»] A (\Af. — ib. h
ir^n s >ifi<!>bA s (A .e.n^>i,A)] P om. — 27. post n.v,r A add. >,rt. — ib. mn-*] A '»öA ■ int.
— ib. W>4A s >,A] P W>iA. — ib. fJÄCP] A FWl.e•<:}»,. — /Ä. fflJi^/h^tl] A om. u>. — ib. C>iAVl]
P C>%flYi — ib. ft!P.e:a%?'] A o/«. n. — ib. ante raimiiTti A «eW. la dittographie suivante :
A"7.htl s ,+At s Sic H.>if : hA i SIC A>.A i IITrJ: s aoiTi •■ fflAöA : >iA ' tthKC^ " h^/h^h i CM»! i
■^Ä^f. — 28. hOCAn] A >ifi-| \51IMi. — ib. ante flrtA?" A «of^. m^h-Wh i «o-fit > <n».*-l)<iVi.
ville) ; ils lui dirent ce qui etait dans leur coeur. -3 Elle Ieur dit : « Ainsi a
dit le Seigneur, Dieu de 'Esrä'el. Dites ä l'homtne qui vous a envoyes vers
moi : 24 Ainsi a dit le Seigneur : Voici que je ferai venir le mal sur ce lieu
selon toutes les paroles ecrites dans ce livre qui a ete lu devant le roi de
Yehouda, 25car ils m'ont oublie et ils ont sacrifie aux dieux (des peuples)
etrangers, de sorte qu'ils m'ont irrite par toutes les ceuvres de leurs mains.
Ma colere est enflammee sur ce lieu et eile ne s'eteindra pas. 26Au roi de
Yehouda qui vous a envoyes pour consulter le Seigneur dites ainsi : Ainsi
a dit le Seigneur, Dieu de 'Esrä'el : (Tu as ete effraye) des paroles que tu
as entendues, 27 ton coeur a ete epouvante et est devenu triste, tu t'es humilie
toi-meme devant moi, en entendant * mes propres paroles contre ce lieu et * P,
■ in .- .i ■■•.•: i • i . i • . m v°a-
contre ceux qui 1 habitent, tu t es humilie toi-meme devant moi, tu as deenire
tes vetements et tu as pleure devant moi. Pour moi, je t'ai exauce, dit le
Seigneur. 28 Voici que je te ferai reposer aupres de tes peres en paix; tes
yeux ne verront pas tout le mal que je dois faire venir contre ce lieu et contre
756 LES PARALIPOMENES. [236]
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— ib. amr'PX'] P <»ft!'"0,i. — ib. ttpW-'] P «^>1t. — $. TITr*] A II. — 32. m>,A^ s jp.>-n<. :
h.f<.0A.9"] P o/k. — //). ante h.'tt P «rfa1. mn. — ib. nn.t] P o/w. n. — 33. mhVArt] P u>
m:hü: — ib. .inr/,n-: >,.a] A a>n.e.(u.)t,£\. — ib. «n'PöA.u-] ««'PflA.Wo»'.
ceux qui y demeurent. » 11s informerent le roi des paroles qu'elle leur avait
dites. -JLe roi envoya (l'ordre) de rassembler tous les anciens de Yehoudä
et de Iyarousälem. "'Le roi de Yehoudä monta ä la maison du Seigneup
ainsi (jue tout le peuple de Yehoudä, les habitauts de 'Iyarousälem, les
pretres, les levites et tout le peuple depuis le plus grand jusqu'au plus petit,
et il lut ä leurs oreilles toutes les paroles du livre de Talliance du Seigneuh
:" Le roi se tenant debout sur une estrade lit en preseuce du Seigueur uue
alliance, aiiu de marcher devant lui, de garder ses commaudements, son temoi-
gnage et sa loi, de tout son coeur et de toute son äme, (et d'accomplir ainsi)
les paroles du pacte qui etaient ecrites dans ce livre. :I2I1 lit acquiescer tous
ceux qui se trouvaient ä iyarousälem et dans le pays de Benyäm. Les
habitauts de Iyarousälem (lirent) l'alliance dans la maison du Seigneur,
Dieu de leurs peres. :,:i Le roi ivosyäs bannit toutes les aboniinations de tout
le pays appartenant aux enfants de "Esr&'dl. II obligea tous ceux qui se
trouvaient ä iyarousälem et en 'Esrä'ei ä servir le Seigneur, leur Dien,
pendant tous ses jours. II ne se detorrna pas du Seigneur, Dieu de ses peres.
10
* p,
106 v" b.
1237] L1VRE SECOND, CHAPITRE TRENTE-CINQUIEME. 757
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Alffl* i mA. i fl»»«.*AA'/' i 0>0>7AAJt i ^rw-A-R i A/. ^ > ■ if-A» i H£hfl>-'} i
XXXV, 1. ¥/"*] P «iV-ii. — //». post nTilH.vrirh.C A a«W. h7"Ai»-. — ib. ft«/»«A] P nv
/"•■>. — A. AwCV > +*5"7je] A A*S"VL : fflct. — 2. mh-hao] A (Dh+«/°««»-. — ib. viuvr] A AH
»9"C. — lft. n<"»AWn1-] P OOT. (1. — 3. AA,1"e.e"/] A M^Va-fV. — ib. AÄS'ö>] A A»>W. —
iö. -r^YM-] P om. — ib. ante .ß+.e-rt- A a«M. pHM» i m. — /ä. cfcrf»«"0-] P o/ra. — iJ. Tri./" :
h.f-fl.Pfl] A Kf fl.ffl i "*•*■/*". — ft. <n»;i-lliHöo-] A oo+W.-ttooo- i «Di.r'Vti. — l'Ä. tAWBj*»] A
•l-AWl-. — JA. mAA-MIl] A Ö/W. A. — ib. >,fU-h.A] A .ftA^h,A. — 4 post MIO«"»-] A rtrfrf. fl»nn :
>i'h<*>*Mn<nx i n»nn < h-nytvi««»-. — 5. yiva] A Yi«it. — «ä. aji^^viö»-] P om. — ib. post ,t.ti
•fltio». A a(i(/. YiW\1- ■■ Jifl'Clfiö»- i A.'P'l.'j'Tr. — 6. IVA] P ¥/»"*. — ib. mhA-l-SAm.] A >iAt-SA
<d.. — 7. fl>7£A] A (Ddl-d/Ji. — ib. mA.] A >i«lA.. — ib. <D<n>$AAt] A «o'/^<',A. — JA. ©"VAAh]
P (i><'»,'l,rt/, sie; A fl><">Jin>.. — rö. WA»] A WA-.
XXXV, ' Le roi 'IyosyAs fit la päque du Seigneur. On immola la päque le
quatorzieme (jour) du premier mois. 3I1 etablit les pretres chaeun dans ses
fonetions et les fortifia dans le miuistere de la maison du Seigneur. ' 11 dit
aux levites les (plus) actifs (texte : forts) qui se trouvaient en tout 'Esrä'el
de se sanctifier eux-memes pour le Seigneur. Ils deposerent l'arche sainte
dans le temple que Salomon, fils de Dawit, roi de 'Esrä'el, avait bäti. Le roi
Iyosyäs dit : « Vous ne devez plus transporter (l'arche) sur vos epaules. * p>
Maintonant servez le Seigneur, votre Dieu, et son peuple de 'Esrä'el. 4 Pre-
parez-vous chaeun selon la maison de vos peres eonformement ä l'ordonnance
de Däwit, roi de 'Esrä'el, et de Salomon, son fils. 5Tenez-vous dans la
maison du Seigneur, selon les divisions des maisons de vos peres, pour vos
freres, les enfants de votre peuple. 6Immolez la päque et preparez les choses
saintes pour vos freres, afin d'agir selon la parole du Seigneur qui (a ete
donnee) par l'intermediaire de Mouse. » 7Le roi 'Iyosyäs immola pour les
enfants de son peuple des chevreaux, des animaux gras, des agneaux (choisis)
parmi les plus jeunes et tout ce qu'il fallait pour la päque. (Les animaux) qui
758 LES PARALIPOMENES. [238]
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A ■ fc-Vu- ■ fflOA-nj? : mhS~hJ.fr : <DA.f-tffl£- ä «•»■M1 + : A.WJ'i ■ A<i-»J. ••
AA.'P'B.H : A<P/*'A : mA. » ve • ffl^AUiP*-!- ■ gjr s wCWfr « <wA?.Vl^fl»- ■
01*0»- .■ Jiuv-1- •■ (l(\ • jr4«<pff7'/:irfl»- s <da.<p«p^ » Mn'PA-f' ■ h.*u'o0- •
(lh<w» ' VhHfr ■• A77-/" S " O>«/'0- » «P/^A s CDJII'V : £«p » hütt '■ flhR
{Po»- ■ AhUV'1- •■ X\ao : ^nh. . Afr7li.VflA.C t M\tm : JfWvT- « tD-fl-v " AT «
j^-f- s <n»A. -■ 13tDho»ii .■ nx-nA s ^m-nrt- ■• t-aa ' nh^i- > nh»" s .»m •
Ä. A^:/1"^] PA«/"*. — ib. i°a*ö"-] P -TA*»»- s«\ — ift. j;«] P.itf; A t^AV-. — ib. a>
hAvr'H-^ P fl»iAUsr-|\ — ib. Tg] A fflg. — Ä. JiA-'V*] A mM-,!:. — i&. fl>7£A] A wm-nWi. —
JÖ. 7i7"T<S1" i H.*iU-] A JiyiVS*. — 8. 7£A-] A (ti-ttAf. — ib. mmO-fljPao-] A mata-nf. — ib. to.
A*jpft] P An.A->^n; A ah.a'p.pa. — i*. «wucrn] P, A <dah*ic^a. — ib. <Dh.K.s.y.A] P AK.B.h.x
a A a»Ah.B.h,*A. — ib. n,t] A om. — ib. A«/»*A] P A5Y»Mi. — /ö. flx»»*öAt] A man^-o^
.s/r. — ;ö. <D>,AU?"t] A «»JiAU?™^. — //'. EX] P 12. — 9. fflim-Tr/fl] A a>t>-V5t.f A. — i'6. fl>m.pn]
A fflUlr/ll. — /6. fl>A"7h.^A] A fflA"7ö^A. — /ö. mf^-VXA] A cdV^TXA. — li. mOA-fl^] A fl>niL
^. — ib. a»h.Ph.y,A] A fflh.fh,y,A. — t&. fl>h,P-nn.e-] A a»h.fH-n.c. — ib. aate A<C.S- P arf^. a>.
- /6. A^/^A] P V-A"-h. — ib. mA.] A <nA.. — ib. üyj P om. — ib. a»,AU?"t] A hAU?"*. —
»*. gj?] P om. ; A 3Vjr*>i^. — 10. cfrö*] A m^-'V. — ib. nmvAt] A nnvAt. — 11. SV/fi] P
v/"^i. — ib. £<p : >iuv^] A m)T* s £1°. — j'6. fll\£.v.iro*"'] A n^^w«»-. — Ä. post fmbh. P
arfrf. >>?">,<iV. — 12. ©.ent-SAm.] A fflhAI^Am.. — ib. AJV'Viirh.] A A»T"»iA. — ib. post AHUV*
A add. nn«n> : H«i:A°*<n»- : sie niM- s hn^'t/'ö»- ■ A£*+ s AnHJ. — i'J. a»-A+ i Av > (P A°l i) h<it]
A liwt. — 13. VA/h] P o/«.
se trouvörent (reunis) furent au notnbre de trente mille ; (il y eut aussi) millo
hoeufs que le roi oil'rit et.immola sur son propre bien. K Les princes immolerent
pour le peuple, pour les pretres et pour les levites. Kilqeyas, Zakaryas et
'IyiVihel, chefs de la maison du Seigneur, donnerent aux pretres pour la
paque des chevreaux, des animaux gras et des agneaux (au nombre de) deux
mille six cents ainsi que trois ceuts beeufs. 'Kokenyäs, Banyas, Sami\'iyas,
NiUanähcl, son frere, 'Asbeya, 'Iyou'ihel, 'Iyozabäd, chefs des levites,
(donnörent) aux levites cinq mille moutons (texte : chevres) et cinq cents
bumfs ä immolcr pour la päque. '" Leur ministere fut bien ordonne : les pretres
se tinrent chaeunä sa place, ainsi que les levites selon leurs divisions confor-
mement ä l'ordre du roi. " Les pretres immolerent la päque et en repandirent
le sang de leurs mains. Les levites ecoreberent (les victimes) '- et preparörent
les holocaustes pour les remettre aux pretres, afin qu'ils les olTrcnt au Seigneur,
coinme il est ecrit dans la loi de Mouse. ''Ainsi (firent-ils) le matin; (puis) ils
10
[239] LIVRE SECOND, CHAP1TRE TRENTE-CINQU1EME. 759
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io H.JHIA.C J Ml«*» : >?,HH- s Ah.?-l\?t\ ■ IT-/** •' ,7 arMK- « «PAA • nj&^-fc
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An-0 •' *A+ ■' '8 (D^-i-l-ttd '■ ¥AA -' H£<w>AA» : n^A- ■ fcA<< A.A ■ JiOT'PdA.ll-
AA^kA ■ ffltf-A- s V7/"+ s hA/.h.A i Ä."MK- » «P/^A * X\ao -. ii\d • Ä.P-A
«6. fl»W-5-¥] A nx/h^)- sie. — ib. AXIAIM*] P mflA-tlO-r s/c. — ift. tf-A»«»-] A W-A-. — 14. n>
AtlUT*] P «OHUYfri. — ib. pOSt 9°t\tb\rov A tfcW. >in«» : £*+ s hC'/ i HUT*. — &. «"»"/H^-l]
A flU/h*. — IÄ. <D}W«»i«ht] A fflJW/h/Ji*. — 15. hT*»] A JiV«J»» SJC. — rö. H-?"i*] P H"¥"}-|-.
— «6. ^-naJ-A] P KfMIfhx. — ib. ^.J.fJ:] A .p***. — Ä. %m>AMlt] P Jwn^fcnt. — 16. <toa>,
Ht] P mußtet. — ib. ¥/»•*] P Vf-h. — ib. post föCT- A arfrf. «n#h i w. — ib. X"V>i»h.] A
K")<h<ii. — iö. post rfva A ««W. n.t. — iÄ. nn«n> : *>,iih- : Ah.v n^n i ■»»/"] P om. — 17. «p
fl«h = njBVfc : ÖA* ■ >iA i t^Yin-] P OW. — JA. (Jfl>->i* I <n"PÖA] A om. — ib. VT.*] P o"ÄA*. — '
Ä. flfH)] A %. — 18. «AAi] P O/;/. — l'A. >,fl^Ä.A] A .t'.fl/.-h.A. — /'6. A0o»-h.A] P AAö»>->».A
«c. — i'A. >.n/->i.A] A jen<c-}bA. — «6 VA"»h2 P «^«h. — /ö. ti«»] A nnöo.
rötirent au feu la päque selon le preeepte de Mouse et firent cuire les saintes
offrandes dans des marmites et dans des chaudrons. (Tout) se passa bien pour
. eux et ils s'empresserent aupres de tous les enfants du peuple. "Ensuite ils
preparerent (la päque pour eux-memes) et pour les pretres, (car ceux-ci etaieut
oecupes) ä offrir les graisses et les holocaustes jusqu'ä la nuit. Les * levites * P.
preparerent donc (ces choses) pour leurs freres, les fds de 'Aron. ,5Les chan-
tres, fils de 'Asäf, etaient chaeun k sa place, selon l'ordonnance de Däwit, de
'Asäf, de 'Emän et de 'Idoutoun, prophetes du roi; (de meme) les chefs et les
portiers etaient aux (diverses) portes. II ne leur etait pas permis de s'eloigner
du ministere des choses saintes; aussi les levites, leurs freres, leur prepa-
rerent (la päque). ,f'Tout le eulte de la maison du Seigneur fut bien ordonne
et prepare en ce jour pour faire la päque et pour offrir les holocaustes sur
l'autel du Seigneur selon l'ordre du roi 'Iyosyäs. l7Les enfants de 'Esrä'el
qui se trouvaient (ä 'Iyarousälem) ä cette epoque firent la päque ce jour-lä
ainsi que la fete des azymes pendant sept jours. ,8I1 n'avait pas ete fait de
päque semblable ä celle-ci dans tout 'Esrä'el depuis les jours de Sämou'el et
aueun roi de 'Esrä'el n'avait fait la päque comme (la) firent pour le Seigneur le
700 LES PARALIPOMENES. [240]
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a- i An- : ö>nwA- ■ vpa- •■ fflhjrw-A- ■ :^,a- i nhao .■ wa- s hämi-t- ■• n*
ma s fcu-JS ■■ <daaa : wa- •■ Hfliwin s jpvrt, •■ ?•*•/" « ffl.&n» • hiti.A'fMi.c ■
P • Mit : A.f<^A,?° -• h'il' •• -V..ftVh : «JAlt-l-Jr ' Uhtt, ' h»» : ffrl : ft?»
«6. mtf-A-] A flW-A-. — /&. ro>,n<i>i.A] A <Bh.f<-tA,ir : 11-IV.lill. — ib. fi£<.] A ,ft>-n<-. —
19. <n»^._p,'>] A "ycr*. — ib. ante mAyoftA aofüf. «D-tc+l. — ib. m/'.i-^] A <o«i?1-. — ib. .*
^•.ßrt.ir] A .-pc.pü.9". — ib. post .i.j,.i-(iv A «<ic?. hftöy"/:»*«»-. — /A. ■>?•/»• : h.ffiyn] A h.f ft^
ft : ■VT-/*'. — Ü&. >iA : »<h.<-^- : AÖA i ot>X<bV ' H^VKI i n.A+.en (A h.A*^ft 0 *lUt] P 01)1. —
ib. >i>"4»jey*] A M'"«»'^'/"*. — i'i. iltio» : ■i-ön.e.m] P H1-o»jB«n. — ib. flKltf-A-] A «»^^"W-A-.
— ib. whr'Yt-fc ■■ :i.ra- : im«n ■ »i^a- i Hff/tf« = (A nxj»v •■) n^t = <"»-rt.] P om. — ib. H.ft«»A
A] A H.e.o»AA». — ib. h.+«nvim] P o»i. h.. — //?. ante >,°/ii.>i'fl/h,c A arfrf. m»%u»*:i"i —
/6. Ott.fi. s m-yfto : ooot : >i°»i.vnwi,c] P om. — ib. ante ,ftiM A arfd. tf-A-. — ib. ff-A- : na»
«»•] P o/«. — ib. hc/h*] P KfCÄip. — ib. >1y*.t«D ■ 7»f] P om. — ib. >iC/h*}''] P KfiC
Wi->p. — /6. fl»^^.e:^] P mh.f)fi:.-). — ib. «bA(U^>. •■ ti>.n,] P om. — ib. Mao , .en-Tr] P <D.eiKV.
roi'Iyosyäs, les pretres, les lövites, tout le peuple de Yehoudä et de 'Esrä'el
et les habitants de 'Iyarousalem. '''Ce fut la dix-huitieme an nee du regne de
Iyosyäs que (cette päque fut celebree). Le roi 'Iyosyäs chassa tous ceux qui
voyaient (l'avenir) dans les entrailles (des victimes) et ceux qui faisaient oeuvre
de magiciens; (il brisa) les images des idoles et les statues abominables
(q&räyesim) qui se trouvaient au pays de Yehoudä et ä 'Iyarousalem et (les)
brüla dans le feu, afin de confirrner les paroles de la Loi qui sont ecrites dans
le livre que le pretre Kilqeyäs avait trouve dans la maison du Seigneur. 11 ae
se trouva aucun (roi) parmi ses predecesseurs qui lui füt semblable pour se
tourner vers le Seigneur de tout son cfBur, de toute son aine et de toute sa
Force selon tout ce qui est ecrit dans la loi de Mouse; apres lui (aucun) ne se
trouva qui (lui) füt semblable. Ccpendant le Seigneur ne se detourna pas du
chätiment (voulu) par la grande colere avec laquelle il s'irrita contre Yehoudä
a cause de toutes les provocations du roi Mena.se. Le Seigneur dit : « J'eloi-
gnerai Yehoudä de ma face comme j'ai eloigne 'Esrä'el et jabandonnerai
la ville de Iyarousalem que j'avais choisie et la maison de laquelle j'avais
10
[241] LIVRE SECOND, CHÄPITRE TRENTE-CINQUIEME. 761
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•/.^.'V. — 23. J-j^P5/-] P MW sie. — ib. post Ah.v-fi.efi A add. ■V7-/". — iä. pnst my.it. A «rfrf.
h.fn/n i "vw*. — «o. ^n<n. .• thao-rn- ■■ ar-i.r] P om. — 2k. mhat-öw -. vwictu-] P o/h. -
j/j. post w\ A add. m-<jmn : a»-/:. — ?'o. oic] A om. — id. on°+ : iiuv] A onur ■ i°t. -
li m|-.|.-n<:] A ra-wir.}». i'ö. aitf-A-] P mtf-A». — ib. /htm] A A-IMk. — ib. 1/hm.] A rtiio>-
v/r. — 25. >i.r.i>".»,fi] A h,£\9"yft sie. — ib. (ba^jp] P witihp sie.
dit que mon nom y serait pour toujours. » 20Le pharaon Nikä'ou, roi de
Gebs (Egypte), monta contre le roi des 'Asoräwiyäa pour combattre ä Ker-
kemäs sur le fleuve 'Afrätis. 'lyosyäs se leva (et alla) ä sa rencontre. "'Le roi
(d'Egypte lui) envoya des ambassadeurs, en disant : « Qu'ai-je afi'aire avec toi,
roi de Yehoudä? Je ne suis pas venu pour (faire) la guerre contre toi. Le
Seigneur m'a dit d'aller et de me rendre vers (le Heu) qu'il m'indiquerait.
Prends garde que le Seigneur qui est avec moi ne t'aneantisse. » '"'Iyosyas
ne detourna pas sa face, mais s'afl'ermit et commenca ä le combattre. * lyo-
syäs n'ecouta pas les paroles de Nikä'ou, roi d'Egypte, (mais) il vint le
combattre dans la vallee de Mägedän. "Les archers atteignirent 'lyosyäs.
II dit ä ses serviteurs : « Emmene/.-moi, car je suis gravement blesse. » 2i Ses
serviteurs l'enleverent de son char, le firent monter sur un autre char et le
transporterent ä la ville de 'Iyarousälem. II y mourut et fut enseveli avec ses
peres. Tout le peuple de Yehoudä et de 'Iyarousälem se lamenta sur le roi
'lyosyäs. 25Le prophete 'Ermeyäs pleura et composa une lamentation sur le
* P,
107 r b.
T. XXIII. — f. 4.
762 LES PARALIPOMENES. [242]
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T"iiA1. — ib. '»Art : h.P-rt.eft] A ftvnyn. — ib. •W/*'] P o/». — ib. aor'thli'] A ?"fiWi"».! ntf-rt- i
5>"flWi°/. — //'. >.P : »/)>-<{.■> " (A *A4.-> : Sic) .ß>,-t ! «n-flt : aoKihi. I irrtA"/] P OW. — 2ü. r»Ji"/]
A a>r>>. — /A a»*a»-liA*i] A o/n. i.. — ib. «■*.-{.■>] A »A.<{.^. — 27. n>iü-] A h.r-n.fn. — Ä. «>
£■><!¥] P WÄVC1-. — I*. »f-o»-] A >»•••». — IÄ. »/h-f.T-] A »A-f.*. — l'J. >,fl<!h.A] A .RfU-h,A.
XXXVI, 1. hAun] A All ii. -- #. ■>-m»'] A J"?!»'. — 2. ö»A£] P «»-rt-Ä. — //'. ».-"/."lA]
A Ji»lTA. — //>. fflrtt s JbCiTpf) : ll^y-fl^V. : All-Y] P O/». — «Z>. fltl«» ' tf"rt- : II7-IK. i hfl^O«]
P o/w. — ;'6. Win)}»] A mtnun-jp. — //>. Ä-flA^V] A .e.-dA.-J-"/. — ib. hj6"V7/*'] A o/n. h.. —
3. post flJh-nxvi- A add. ^rr". — ib. öo»iAf] A «»«a.-I\ — ib. »DJiAt] A fl»«i.
roi 'Iyosyäs. Tous les princes et (toutes) les princesses reciterent cette
lamentation sur le roi 'Iyosyäs jusqu'ä ce jour. On prescrivit cette lamentation
ä tout 'Esrä'el. Voici qu'elle est eerite dans le livre des Lamentations. -°Les
actions de 'Iyosyäs et sa conliance sont ecrites dans la Loi du Seigneur. -7 Ses
autres actions, les premieres et les dernieres, voici qu'elles sont ecrites dans
le livre des Rois de 'Ksra'el et de Yehoudä.
XXXVI, ' Le peuple du pays prit 'Iyo'akäz, fds de 'lyosyas, l'oignit
et letablit roi a 'IyarousAlrm a la place de son pere. 2 'Iyo'akäz 6tait äge
de vingt-trois ans, quand on lc lil roi. II regna trois mois a 'Iyarou-
sAli'tn. Le nom de sa mere etait Amitäl, lille de 'Ermeyäs, du pays de
Lebounä. II fit le mal devant le Seigneur, sclon tout ce que ses peres
avaient fait. Le pharaon Nöka'ou le üt captif, l'emprisonna au pays de
DablatAn dans la terre de 'Emät, pour qu'il ne regnat pas a 'IyarousAlcm,
'et l'emmena au pays de Gebs (Egypte). Lc roi d'Egypte iniposa sur tout
le pays un Irilmt de cent talents d'argent et d'un talent d'or. l Le pharaon
in
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107 v* a.
[243] LIVRR SECOND, CHAPITRE TRENTE-SIXIEME. 763
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fl»-ft-|* : fÄT». i J&lM :: fl)>fl/. s MB * £*+*£ ! Ar* * j! * 9^+ ! fO-MItf» =
*,9°fcU- "• ffl^fl> : ?,«7ll.A,nrh.C : *40A.I> I tlAW> •■ <D£J+ : A*V£) ■ (O
&S+ i •flrh./. i rh-n i <d^*+ i of"* ■ fl'hA : n,h,<: ■ aicy •■■■ <dca* ■ ?»r
4. k»ih.] P knv — //>. A.v-h.'1-nv : waä : h.v-fi.eA » ■»*"»• ■ £«■*] A Ah-A^ir ■ M-o- > Ah.f-
wn : fijBiws. — j'ö m-nm] P m-^m. — //;. Ah.v-h'fty"] A a^a^*?". — i&. fifrfij] A f->.*y°. -
ä. <DAh.rMni] P wAh.f>,mi. — //'. >/w^] P >/Mh. — i*. "»nur > i-t] A i»t > nur. — ib. m-fl
«i] P ffl-n<-ci. — ft. post <dwc+ A tfrfrf. >.. — ib. aacvv] A a>-m»» ■ "/n» ■ äc^'V. — /'*. mV-
A- : SS] A (Obß. ■■ Wft-. — ib. tohMp-tth.1 P «DWH-jJHh. — ib. V.TW-A- ■ hAHJI = «C ' In«» ■ f»n
jp] p 0/„. _ 5. fl,AjC] p n^rt-^. iJ. ^o»*] P ^o»1-. — Ä. ^'»I/^F] A Wir. — ib. Äk.f-Mf]
A o./ra. A. — ?'*. ante Tws P rt<W. w. — ib. nh.f<.0A.!T] A nh.fiOA.i'" sie — Ä. iin/-] A iin
<!.. — j'ä. kn^n] A i.e.? pi sie - //-. aMu. •■ a>.h.->] A <D7-ni : htut. — ib. n-n- i in-n<.] P owi.
i*. Yfni£?*c] A vn- i mÄV ■ xc. — /*• ?"«<! ■ .eo-s] A jrjtc. — ib. toiiu > t^n ■■ .eli+>.e ■■
A»* : £ : «Von-I-] A «D/Il^ I E^O»t = >i"VH : Jßt+>JB I A-*. — «'S. >iy"kl>-] A >»»~->0.U-. — ä. HA^'K^V]
P HAJW*. — *■ A^*i:.f>] P hilir^. — «*. fflA.Pt i ■fl'W.] P Offz. — ib. ante T*MI P «<i^. m.
Nekä ou etablit Iyo'aqäb, fils de 'Iyosyäs, roi de Yehoudä ä la place de son
frere {texte : pere). Le roi d'Egypte cliangea le nom de 'Yo'äqib eu 'Iyo'aqim.
Le pharaon Neka'ou prit 'Iyo'akäz, son frere, et Temmena au pays d'Egypte
oü il mourut. On donna de l'argent et de l'or au pharaon; des lors le pays
commenca ä payer le tribut d'argent au pharaon roi d'Egypte. Chacun
donnait en proportion de ses biens. On recueillait Tor et l'argent de tous les
peuples du pays pour le donner au pharaon Nekä'ou. 5 'Iyo'aqim etait age de
vingt-cinq ans, quand on le fit roi. 11 regna onze ans ä 'lyarousälem. Le nom
de sa mere etait Zakärä, fille de Neryäs, du pays de Rämä'.e. 11 fit le mal
devant le Seigneur, selon tout ce que ses peres avaient fait. Dans les jours
(de son regne) Näboukednasor, roi de Bäbilon, vint dans le pays de Yehoudä.
('Io'aqim) fut (fidele) ä servir (le Seigneur) pendant trois ans, (puis) il se
detourna de lui. (Alors) le Seigneur envoya * contre lui les Kaladawiyan, * p,
les brigands Saräwiyän, les brigands du pays de Mo 'ab, les enfants de
'Amon et ceux du pays de Samäryä. Apres cela, ils s'eloignerent selon la
107 v° a.
764 LES PARALIPOMENES. [244]
£*V. •' 1IY1- • +A : tthtm : fPf\ : Jh"lH,h(\<l*C ! lifth?Wo°- : AhlttC.-hlh '•
Vn.jP'l- •• aKl&U ■ o°0\' ■• h'W.h'ttth.C •■ lMfl>P « <\ÖA ■ £U*i ■ hw ■• ^Cltf •
hir+Ä«» : 7?,. : flj»*n- : fciMU'o»- • aMMi" : tf-A* ! H"MK- : ö'Jlh'J-l- : -flÜ*
'V • £ir ■■ }juii i iM'1nA<D i iifcfc ■ hs-Mil)° ■■ aw»Afc i AJfc.f{-4A£" ■■ £«•» •
>ju/i i «BÄiA+Ä i ?.°i»i.-?i-nrii.(: i h«» i .e.i*T:{"ö- - " öhjci : ma.h- ■ vn-iriÄ-
«täc : 'ji-i*' ■• nn.A»'> = mhttc ■ n^'p+^'i- > «»flirte •■ -üiiw. ■ nn,A-"j «
7 ©WA- i ><PP ■ fl»+ •■ hlwMhhdl ■ atiftflCfl* ■• a>-til ■• ÜW- •■ "i/,'Th ■••• xfl»?i
a •• -i-f:4- : ^a+ i Jt.r fc*'/™ i fflW'A* ■ »nn/. i hM- •• ätM.? ■ n««>K\/i<f. ■• *
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//). -im] a -li-v-i-. ä. nn>i.e'i:u'o»- 1 iMinct» ■ >n..i'-v] P o/w. — ib. i>a«j>] P oah». -
/A. )iö» : fei* i n9"'l'.e;o» ■■ 7H-] P oi». — ib. hnoiro»-] a haia- > hr"Hi.. — ib. in-n<.] A in-ii
^. _ ,7,. ^iH-^] A -mi;!. — ib. -»juTi] P om. — ib. H+Y»«<»] A tino<n. — ib. n~h.ej A om. —
ib. )i.r-vi:r] P h.jp >>■!:?" : A KAybV. — rö. wn>A>i] A «»Ah. — 6. TlHiftTM] A fO-UjOX
(;# _ ib. nonl-l-rlrl- I rBfl>n<p. i -flfh.^] A no»<P*At ' Wil.V i tt,\\VX): ' •IKJi./.. — '■ mtf-ft» ' "»Tf I
I1.I- : >.'7ll.v>l^h.C] A (n^jF'-'/ff i IUI- : V71I.MM1.I: i «oft* i VII- s h£>^K ■■•■ -ll.hV. i ll(l.A»-/ Sit".
— ib. n.+] A o/n. — //'■ «nl11»"] A «i?l.-. — 8. +c*]A ici-. — ib. h.v-M:r*~\ A h.fh*;'".
IÄ. «ntf-A] P mtf-A". — '/>. pOSt >,)■"/■ A "(W. tf-A-. //'. «*■*■>] A */b-f-^. — ib. ttaofcthi. :
P^- ■■ >.a] P oni. — //». wh+.r'~\ A »..fh^y0. — //'. h.e.vv.fft] A h.vv.en. — 9. °v«n.i-] p
•Vod-i-. //). AK.e.t''V.i'ft] A Ah.f-YiVfi. — //'. «•Du".'.] A m",r3/.. — ib. mviU- ■■ KMl¥] A min
/. ■■ Mi.1". — II». ()«»■>] I» am. — ib. VIMljeYKC] A Vll-7i.P.>^f.. — i'6. "/l/"] A Vl-w ■. il(UP7r.
parole du Seigneur qui (fut transmise) par riutermediairc de ses serviteurs
les prophetes. Toutefois la colere du Seigneur etait sur YehoudA, de teile sorte
qu'il les eloigna de sa face ä cause de leurs peches, ä cause de tout ce qu'ils
avaicnt fait et a cause dti sang innocent qui avait ete rcpandu en abondance
par la inain de 'Iyo'aqim, (car) il avait rempli Iyarousalem de sang innocent ;
(cependant) le Seigneur ne voulut pas les exterminer. 'NaboukednaRor, roi
de Bäbilbn, monta contre ('Iyo'aqim), le chargea (texte : le lia) de chaiaes et
l'emmeaa au pays de Bäbilon. 711 (emporta) tous les vases de la maison du
Seigneur qu'il mit dans la maison des idoles. 8Les autres actione de 'Iyo'aqim
ainsi (jue toutee qu'il a fait n'est-ce pas ecrit dans le livre des evönements qui
(eurent lieu) aux jouis des rois de Yehoudä? 'Iyo'aqim s'endormil avec ses
peres. II ful enseveli avec ses peres au pays de Gftoozän. lyekonyas, son Bis,
regna apres lui. '' 'Iyekonyäa etail age de Im i t ans [texte : dixhuit), quaud oi»
le lit roi. II regna trois mois et dix jours ä 'lyarousäleni. II lit le mal devant
le Seigneur. '"Comme l'annee s'aehevait, le roi Naboukednasor (le) üt emme-
10
[245J LIVRE SRCOND, CHAPITRE TRENTE-SIXIEME.. 765
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jvwr i a. — ib. Ah.fhty] P Ah.fn.pn. -- //>. mi-u-] A om. — 11. img] P t. — 12. i\h.c
•TLjPfl] A AÄ.cyyfl. — Ä. »fLjE ■• mtOiVph ■• MH.MIA.C > mhj P O/TZ. — 13. Aon'HA] A P0A-.
— IÄ. Vn-TIÄVÄC] A TIHIJCWC. — IÄ. "/W'] A ■V7-1W s iin.A»-V. — ib. HW/hft-] P «Dh?"-tA».
— //;. ioA|l>.] P O/M. — ib. post mAfl7. Xadd. hX"iO. — ib. Vi«» : h^ftl-önfT i VII i >i'7ll.h-n»li.
C : h?"AVl : >ifl<{>bA : (A fitU-KA)"] P om. — 14. mviUV».] P ff>»iMVI->.. — ib. 5»"£-r.] P o/w.
— ib. öAm/] A öAm-V. — ib. cvfn] P r.ti-rt; A nctf-A«»- ■ A. — ib. fc/hH-fl] P h.tiHll. -
IÄ. III1?».P<.AA.5'"] A OOT. II. — 15. I1J..P. ä Vn..etlh] A l)}i.W«°- ■ AXI^-tO. — ib. Jx(\ao :
jWAl»] P o/«. — ib. Anin i H.J.O-] P «paa-im. iä. «»A^jtAt»"] P om. »da; A fl>A-l'.e.A/- ■■
H.hlK — 16. lD,f.AA<l!] I1 «BKAA* sie. — ib. a»jßfll-»] A «iö»'/"/-. — Ä. m.C.AA'l:] 1* tf> p,(\l\<\: sie.
ner au pays de Bäbilon (et fit empörter) les vases precieux qui etaient dans la
maison du Seigneur. Sedeqyas, fröre de 'I)*o'aqi>m, son pere, regna sur
Yehoudä et 'Iyarousälem apres lui. " Sedeqyäs etait äge de vingt-et-un aus,
quand on le fit roi. II regna onze ans ä 'Iyarousälem. I2II fit le mal devant le
Seigneur. II n'eprouva pas de honte devant la face du prophete 'Ermiyäs, ni au
sujet des paroles du Seigneur, ,:ini en se revoltant contre le roi Näboukednasor
qui lui avait fait jurer (iidelite) au nom du Seigneur, son Dieu. (Mais) il raidit
son cou (et endureit) son cceur pour ne pas se tourner vers le Seigneur,
Dieu de 'Esra'el. ''Tous les nobles de Yehoudä, les pretres et le peuple du
pays multiplierent les transgressions selon les abominations des nations et
souillerent la maison du Seigneur qui etait ä 'Iyarousälem. l:'Le Seigneur
envoya (des avertissements) par l'intermediaire de ses prophetes, en se mani-
festant de bonne heure ä eux et en depechant ses messagers, car il (voulait)
epargner son peuple et son sanetuaire. ,6(Mais) ils se riaient et se moquaient
des messagers du Seigneur, meprisaient ses paroles et se moquaient de ses
prophetes, jusqu'ä que * la colere du Seigneur arrivät contre son peuple et 107 v'b
766 LES PARALIPOMENES. [24(3]
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»ll}Pö»-] P Atf-A»«»- : (Otmm^ao- ; A «Dtf-ft-oo- : >,°/-()>i. — //). ri«7H.Ml,h.C] P '»«• — 'A. flTiÄ'Rtf'
»»•] A a»-n-l- : Ve..!/"«"»-. — 18. mWft»] A fl>WA\ — ib. VP^t] A 'V«PP. — Ä. OILf ■ a»"**.fl] A
",(1..«. : m"/>,.fi. — //). iDai>in-ni-] A ('/«. cd. — ;7>. rallfl.-/-] A (uomn-flt i IM". — ft. """*
iniit : oii.c.i- : inc] A fliaoin-d-i- .• ru-i- > ■^ii.p.po»' •■ o»h^A°. — 19. nM*] A o/«. — ib. mh
■/Wirt] A m>i!r/lirt»'V. — ib. MAA:'I ■ rth.f^'irt.i»"] A fth«.1- i A.P<.rtrt,y". — //». mTr<pp s «l-.e-A
20. iiifjirt.e.] P a>m{\.<i.. — ib. n<n.fiv.p"i~\ A l\a%Ha>'fy . — 21. post t\h,C.r?ü A add. >n..ß.
(7*. >iftii] A n«». — //'. I.'P'BV] A WP.'/ sie. — ib. rt"/n.M-] A ft-vn.i-tv. — '7>. .^'.•'^^Xi',•]
A -I-V.?,"11- . — ib. ",oi.^-] P °,a»-\-. 22. n+^"7.e] A ll^-ST..
jusqu'ä ce qu'il n'y eüt plus de remede. ,7Il fit venir contre cux le roi des
Raladewon qui tua leurs jeunes hommes avec l'epee dans la maison du sanc-
tuaire. II u'epargna pas Sedeqyäs, leur roi; il n'eut pitie (ni) de leurs vierges,
(ni) de leurs vicillards; on (les) ernmena dans le pays (des Kaladewou); le
Seiffneur les livra tous entre leurs mains. l8Tous les vases de la maison du
Seigneur, grands et petits, les tresors de la maison du Seigneur et de la
maison du roi el les tresors des grands de la ville, (le roi des Kaladewou les)
emporta au pays de Bäbilon. "II aneantit par le l'eu la maison du Seigneur,
demolit les murailles de 'IyarousAlem et detruisit les vases sacrös. 2"U ern-
mena les survivants au pays de Bäbilon qui devinrent ses esclavcs et ccux
de ses lils jusqu'ä (l'ötablissement du) rpyaume des Medäwiyän, " afin
que s'accomplit la parole du Seigneur qui (avait öt<5 dite) par la bouche de
'l'lniH'vAs : o Jusqu'ä ce que la terre ait celebre ses sabbats, (car eile dut)
observer le sabbat pendant tous les jours de la (te.vte : sa) captivite, jusqu'ä
ce que soixante-dix annöes aient ete accomplies. » M La premiere annee de
[247] LIVRE SECOXD, CIIAPITRE TRENTE-SIXIEME. 767
rh •■ at-td&oo .- *A : MU.h'ttih.C. « MMih i A^CJ^A ■ *fl.p. s mhi^h >
hltt.h-ttih.c i <n»?£A • A«fc(?ft ■ VN»« « 4CA ■ aihim •■ .e.finyi ■■ oi-fi-f- ■■ tf-
A« • ÜdtOhC-t : 1«7l»» : )l.hl)< > II'/dJMiVV " ?T>H » £-flA ■ M h«i"H : f.ß, i «fe
(?A : >*M*> : 4c:ft l Atf-A- : M/"+ ■ '^ÄC ■ <BÜfl\ > fflfcAAnifc : Jtlll.fc
•ll,h.C i Ä^tl i fl°7£ i rOfll-h-J-Ji i JtliHfc : X\tm : fc/h'Jft- : A-'fc « 0,1* • ÜhS
<-oa.9° ■■ n-nw^ s jr« .p, v. tm-,. ■. ?,}h « Äirw-A« i ftjMM ■ hau- ■ haihd-? «
fl»JRlfh*> i h1\l.ii(\<h,C •• 9°AA.U- i at?„hC ' mf-AilK "
ib. a>W/*Mh] A o/h. <d. — ib. ooVAP] P «n>Tr<tfl. — 23. cohfMWnfc] A «ohnAfli».. — ib. to
«n-Jifci] A oi». X. — ib. WH] A o/n. — j'J. /,,'j,iiii] A Aiin. — /A. post hjrthh-'V P arfrf. «»A
Mi. — ib. m.ariTr] A o/«. <u. — ib. ante Wn.Vfl#h.c A add. rt. — ib. post «brWjv A aaW.
Qiros, roi de Färes, apres que la parole du Seigneur qui (avait ete dito )
par la bouche du prophete 'Ermeyäs fut accomplie et realisee, le Seigneur
suscita l'esprit de Qiros, roi de Färes, et (lui) ordonna de faire une procla-
mation par ecrit dans tous les pays de son royaume, en disant : « 23Ainsi dit
Qiros, roi de Färes, ä tous les rois de la terre : Le Seigneur, Dieu du ciel,
m'a charge, m'a donne pouvoir et m'a commande lui-meme de lui bAtir une
maison ä 'Iyarousälöm dans le pays de Yehoudä. Quel est donc celui (d'entre
vous) qui est de son (texte : de tout son) peuple? Que le Seigneur soit avec
lui, qu'il s'en aille et qu'il bätisse. »
APPENDICE
TITRES OU ARGUMENTS DU MS. N° 94 DE PARIS
Dans les marges superieures, rarement dans les marges inferieures', le
manuscrit de Paris n° 94 (Zotenberg, n° 5) presente nn certain nombre de
titres ou arguments munis le plus souvent d'une cote. Le scribe les a trans-
crits avec beaucoup de negligence.
Le livre I (IT. 75 r°a — 91 r° b) contient treize arguments distribues sans
reeularite. Trois d'entre eux ne sont pas cotes. Aux fol. du debut (ff. 75 r° a
— 83 r" a) aucun titre ne figure; du fol. 83 r° b au fol. 87 r° a douze titres se
succedent regulierement; du fol. 87 r° b au fol. 90 v° b il y a interruption;
au dernier fol. (91 r° a) le treizieme argument apparait.
Meine fantaisie dans la cotation de ccs arguments. Voici l'ordre des
cotes : (l) manque, (2) 19, (3) manque, (4) 21, (5) 22, (6) 23, (7) 25, (8) 26, (9)
manque, (10) 28, (11) 29, (12) 30 {texte : 20), (13) 31.
Au livre II (ff. 91 r" b — 107 v" b) les titres, au nombre de trente-trois,
deviennent röguliers. Ils se suivent sans interruption ä travers tout le livre,
saufen cinq fol. (92 r" b — 96 r" b) oü ils fönt defaut.
Par contre, la cotation est tout ä fait desordounee : (1) 1, (2) 3, (3) manque,
(4) manque, (5) manque, (6) !.'>, (7) 11, (8) i8, (9) 19, (10)27, (11) 28, (12) 29,
(13) 25, (14) 26, (15) manque, (16) 20, (17) 27, (18) 28, (19) manque, (20)
manque, (21) 20, (22) 21, (23) 22, (24) 85, (25) 24, (26) man9«e, (27) 21, (28)
22, (29) 24, (30) 25, (31)26'. (32) manque. (33) manque.
LIVRE I
(fol. 83 r° b) fl?i'H- : hbC&P •• A;J*fl+ » XllUtfldfaf: ■
(fol. 83 v b) Tg •• 'W •■ RA? i JJfltf- « ÄA-+ «
(fol. 84 r" a) 11X1+ ' ++A « H+^*+A ■ *W»+ ' 9°ftA • X££04C ■
(fol. 84 v" ä) ÄÄ ■■ 'W ■ 4MB ■ W»- » +V-HA+ ■ «JkfrfrhtCP^-] ■
(fol. 83 r° 1» -Äe i 0X1+ •■ iH-TA«!"- i (n/V> ATH1 =
(fol. 85 v" a) Äi; « 0X1+ • H+VM? •• ?£ • tölft • 11X1+ ■ H+V'At"- ••
(sie) rlni-n ■■
1. I.cs marges inferieures prcsenlant im argument sont Livre II) Celles des fol. 96 v° a,
100 r° a, 102 r° a, 105 r° a ; les marges superieures de ces fol. sont aussi munies d'un titre.
[249] APPENDICE. 709
(fol. 85 v" b) Kg s flM-l- ■ 0a>& •■ {sie) *C«7 • K?WP. "•
(fol. 86 r° a) %% • -M ■• äAP « <tf- •■ aifir/* » Trttl.Jfflffi.C ■
(fol. 86 r° b) J1MI' ■• hon : h>7C? » Wh • AAA-f-l i ö»A«J. «
(fol. 86 v" a) kx ■ flM-h i 1<P£ •■ H'Wl s ^«G^ ■ AH.+ ' \al\\.h-tt<h,C •
(fol. 86 v° b) sB : tlM-f- ■ 1"7i*»- •• AAA-fl '
(fol. 87 r° a) (n s {texte : k :) nfcl-f- « ■flA'M' ' A.'P'G.ei ■
(fol. 91 r° a) (Ab • -M • hö<:<L • Wl- ■ i%(* » 9 ■ 9«"+ •
LI VRE II
(fol. 91 r b) 6 ' '«1 : AhA» • AA-^PI ■ Afr-lH.Mlffi.CC =] h<*> ' ha« s
(sie) KA-f-cKf* :
(fol. 92 r° a) r ■ (Mit* » hA ■■ -1-+1P- ■ AAA-f-1 ■ müM* » AI* ' 0,-1- '
frfHLMlth.C ■
(fol. 96 v° a) atilin : AA-1°1 '■ y • V*"!" .-
(fol. 96 v° a, marge inferieure) i«lo> : C-n0i9° • "/AA « fr^if*-!* i
(fol. 97 v° b) atili» : MS '• i^t> ■• WMflr !
(fol. 98 v° a) Tg : ah-ii' » M ■ ö»A£ « fcll.P < HVJip : :"»9°A ■ W**»* i
(fol. 99 r° b) Tz : llhl-f- » H-f-MP ■ Mi. • hM > 1*M*» * £iVJ ■'
(fol. 99 v° a) Tg : (Diliv ■• p-A<PT ■ A£*A ■ hrPt^r? ••
(fol. 99 v° b) TB • 'i(\ ■■ i.i(D •■ p-AVT " AT ' fr*lH.Mlrh.C • &aoTWA •
A£u-3 •
(fol. 400 r° a) kz .- flMf- « ntö&ao -. {texte : nh^ao- ») -f-'nC ■ 9°A
A ■• £tf->J * fr/01? •• JuP<-AA,iJ° "
(fol. 100 r° a, marge inferieure) k£ ■ ÜM-t ■ H-HflP » JbAJ'A ■ i\K?-^9° «
(fol. 100 r° b) kB ■■ -W •■ ili» • Ähll^A i hri • 7x9° W* ■
(fol. 101 r° a) gg : {{KM' i HÄ«^h0>'io i .GÖT-J :
(fol. 101 r° b) gl • n?»7'l' > Hfflöh ■ A9°K- " Ahhll^A s
(fol. 101 v° a) i«l\p : hUli s Tr ■■ h9°Wl" «
(fol. 101 V° b) ÄJ : -^n : -t"M. '■ hR,Ä- : nh"}1* '• hti - 't%aKD. : h9°
(fol. 102 r° a) kz ■■ n°/AMC ■ °iao^ -. ao^^f»-)? ■ Afchtl • hV s 1^« s Ä.P
4-AA.9" =
(fol. 102 r° a, marge inferieure) Kg ■• (Wi-l' ■ ium-t* s hhll ■' 1*1-/*' «
(fol. 102 r° b) i«\o> : /hiifc.PA ■• Tfflö : WrKt* ■
(fol. 103 r° a) nhl-f- s HAVflJ •■ fcnH>fh ■ ?,KO>~0' - Am(l.rh • 4-A.h i
(fol. 104 r° b) k •■ ^fl ■• 0»Xh ' A,*."hÄ9° •
(fol. 104 v° a) kä • -id - AAP i A*H*PA • 17-/** ■■ <oA.A.e..eA ■ VJl^. ■■
PATR. OR. — T. XXIII. — F. 4. 50
770 LES l'ARAUPOMENES. [250]
(fol. 105 r° a) we .• öi^ip -• ^Vrt. ■' Ig -. tx90f\*P.:\' »
(fol. 105 r° a, marge in fori eure) vrr : tlhlfl' • flAflJ^ ■• HO Aß» '■ ?0Vrt, ••
(fol. 405 r° b) ftö : -W i KAP i 9"VA, «
(fol. 105 V° 1) fll>°?l*> s Ml"J : (/'.r/r . h'l°X •■) X* s M°H*E;l' ••
(fol. IOC) r a) KÄ : nh^'l' • aoRihd. ■ A*7 : H/.hfl •■ h.A4»^ft ■• >IU'J ••
(fol. 106 r b) Äe = ([Ml ■ foMi ■ ittjt •■ {sie)
(fol. 106 v a) äü •■ -IH • TM. ■ Vf<h & hj-hfü ■ YhP •
(fol. 107 ral gg » llh'H- ' HJ&fl, • £C/"J » Jifih- > AJUWA i
(fol. 107 r° b) m .- Oht-t ■ f°l' i h.Vh?t\ ■•
(fol. 107 v a) nh'J-f- • ^«.yi'jeft ■ irt°la» : rmC-li -• aiJM-f- ■•
(fol. 107 v b) l\h'H' i *<?/> :
L1VRE I
(fol. 83 r" b) Sur l'etablissement de l'arche du Seigneur.
(fol. 83 v" b) 19. Friere quo fit Däwit.
(fol. 84 r" a) Sur le combat que livra Däwit ä Ader'azär.
(fol. S'i v" a) 21. Oü Däwit envova des ambassadeurs (qu') ou outragea.
(fol. 85 r° b) 22. Sur le denombrement du peuple.
(fol. 85 v° a) 23. Sur le discours de Gäd ä Däwit au sujet du denombre-
ment du peuple.
(fol. 85 v° b) 25. Sur l'aire de 'Ornä 'Iväbousäwi.
(fol. 8(j r" a) 26. Oü pria Däwit et l'exauca le Seigneur.
(fol. 86 r" b) Sur le discours de Däwit ä Salomon, son fils.
(fol. 8ü v" a) "28. Sur les richesses que laissa Däwit pour la maison du
Seigneur.
(fol. 86 v" b) 29. Sur la royaute de Salomon.
(fol. 87 r" a) 30 (texte : 20). Sur les pouvoirs des leviles.
(fol. 91 r" a) 31. Oü miMirul Däwit, apres avoir regne quarante ans.
LI VRE II
(fol. *.M r° b) I. Ou Salomon implora le Seigneur, lorsqu'il lui apparut.
(fol. '.>:> r°a) :!. Sur les serviteurs de Salomon et sur la construetion de la
maison du Seigneur.
(fol. '•'(') v" a) Regne de Salomon pendant quarante ans.
(fol. 96 V a, marge infdrieure) Regne de Robe 'am, troisieme (roi) depuis
Däwit.
(fol. 97 v" b) Regne de 'Abiya, quatrieme (roi) depuis Däwit.
(fol. 98 v° a) 15. Sur le regne de 'Asa, Ria de 'Abiya, cinquiemc (roi)
depuis Däwil.
[251 APPEND1CE. 771
(fol. 99 r" b) 17. Sur ce quc Anäni prophetisa ä 'Asä, roi de Yehoudä.
(fol. 99 v" a) 18. Regne de Yosäfet, sixieme (roi) depuis Däwit.
(fol. 99 v" b) 19. Oii Yosäfet envoya ä Yelioudä la loi du Seigneur et des
docteurs.
(fol. 100 r" a) 27. Oü ('lyoräm) se mit ä appeler Yehoudä (vers les hauts-
lieux et ä le detourner) de 'Iyarousälem '.
(fol. 100 r" a, marge inferieure) 28. Sur ce que prophetisa 'Elyäs ä lyoräm.
(fol. 100 r" b) 29. Regne de 'Akäzyäs, huitieme (roi) depuis Däwit.
(fol. 101 r° a) 25. Sur son offrande illicite de l'encens.
(fol. 101 r" b) 26. Sur la lepre surveuue ä Akäzyäs.
(fol. 101 v" a) Regne de 'Akäz, treizieme (roi) depuis Däwit.
(fol. 101 v° b) 26. Discours de 'Aded au sujet des captifs de Yehoudä.
(fol. 102 r" ä) 27. Captivite (des habitants) de 'Iyarousälem en la dixieme
annee du regne de 'Akäz.
(fol. 102 r" a, marge inferieure) 28. Sur l'attitude du roi 'Akäz.
(fol. 102 r° b) Regne de Hezqeyäs, quatorzieme (roi) depuis Däwit.
(fol. 103 r° a) Sur Tenvoi (de messagers) par Hezqeyäs pour convoquer ä
l'immolation de la päque.
(fol. 104 r" b) 20. Venue de Senäkerem.
(fol. 104 v° a) 21 . Priere du roi Hezqeyäs et du prophete 'Isäyyäs.
(fol. 105 r° a) 22. Regne de Menäse, quinzieme (roi) depuis Däwit.
(fol. 105 r" a, marge inferieure) 23. Sur l'impiete que montra Menäse.
(fol. 105 r° b) 24. Priere de Menäse.
(fol. 105 v"b) Regne de 'Amon {texte : 'Arnos), seizieme (roi) depuis Däwit.
(fol. 106 r" a) 21 . Sur le livre de la Loi que trouva le pretre Kilqeyäs.
(fol. 106 r° b) 22. Sur la prophetesse Heldän.
(fol. 106 v'° a) 24. Celebration de la päque par le roi 'Iyosyäs.
(fol. 107 r" a) 25. Sur ce que dit le pharaon Nekä'ou ä 'Iyosyäs.
(fol. 107 r° b) 26. Sur la mort de 'Iyosyäs.
(fol. 107 vu a) Sur 'Ikonväs qui regna trois mois et dix jours.
(fol. 107 v° b) Sur Qiros.
1. Ce titre obscur semble faire allusion au verset 11 du chapitre xxi oü Joram etablit
des hauts-lieux en Juda et engage les habitants de Jerusalem ä delaisser le temple : Kai
vip ocijtck; litoiy,(j£v 0'V/-,).a sv Tat; ttÖaeciv 'louoa xai i;£Trdpv;u(j£ -cou; xatotzoCivTscc iv Ucou<io(Xr,a y.at
aTCcTtXävviiis tov 'loüSav.
TABLE DES MATIERES
DU TOME XXIII
Fase. I. — LES HOMILIAE CATHEDRALES DE SEVERE D'ANTIOCHE.
Pages
[Homelies LXXXIV ä XC).
Avertissement 5
Texte syriaque et traduetion frangaise 7
Fasc. II. — HISTOIRE DE BARHADBESABBA 'ARBAIA.
(irc Partie).
Avant-propos 181
Texte syriaque et traduetion i'rangaise 182
Fasc. III. — HISTOIRE DE MAYA-IBN-SATD D'ANTIOCHE CONTI-
NUATEUR DE SA'ID-IBN-BITRIQ.
[Fascicule II).
Texte arabe et traduetion Franchise 349
Fasc. IV. — LES PARALIPOMENES.
{Livres 1 et II).
Introduction 525
Version Ethiopienne et traduetion francaise 531
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